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Côte d’Ivoire-Burkina: le président Roch Kaboré souhaite passer l’éponge sur le passé

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Le Président du Faso, Roch Marc Christian KABORE, a été reçu en audience par son homologue ivoirien, Alassane OUATTARA, le 29 janvier 2016 à Addis-Abeba, en marge des travaux du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine.
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« Cette session de l’Union Africaine est une occasion pour nous d’échanger sur les voies et moyens de consolider les relations d’amitié et de fraternité qui existent entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso », a déclaré Roch Kaboré à sa sortie d’audience.

Le Président du Faso a indiqué qu’ils ont le devoir de renforcer les relations entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, regard des rapports séculaires qui les lient. Il souhaite que « nous (Burkina Faso et Côte d’Ivoire) puissions faire en sorte que les évènements qui ont pu se passer çà et là puissent être considérés comme relevant du passé ».

C’est la raison pour laquelle, il a émis le vœu que les deux Etats travaillent à rétablir véritablement la confiance au sommet et à la base, au niveau des peuples.

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Situation au Burundi : Bujumbura continue de tenir tête à Addis Abeba

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Une session du 26e sommet de l'Union africaine

L’Union africaine peine encore à faire plier les autorités burundaises sur son projet d’envoi d’une force de 5 000 hommes au Burundi pour y prévenir un génocide. Le Conseil de paix et de sécurité de l’UA qui s’est réuni ce vendredi 29 janvier à Addis Abeba n’est pas parvenu à faire bouger d’un iota le pouvoir burundais sur son refus catégorique de la Mission africaine de prévention et de protection au Burundi, la Maprobu.

 

C’est l’un des gros enjeux du 26e sommet de l’Union africaine dont la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement s’ouvre officiellement ce samedi 30 janvier 2016 à Addis Abeba. Il s’agit de la question burundaise où d’un côté l’Union africaine essaie de faire dans la prévention pour éviter un autre génocide au continent. Et de l’autre, le pouvoir de Bujumbura qui s’y oppose fermement. Mais, soutenue par la communauté internationale, l’UA entend imposer la Maprobu par un vote à majorité des deux tiers des chefs d’État africains.

Poignet de main glacial, voire gênant entre la présidente de la Commission de l'Union africaine (à droite) et le ministre burundais des affaires étrangères
Poignet de main glacial, voire gênant entre la présidente de la Commission de l’Union africaine (à droite) et le ministre burundais des affaires étrangères

Et ce vendredi 30 janvier, les espoirs étaient grands chez les partisans d’une force d’intervention au Burundi à l’ouverture, ce vendredi 30 janvier, de la session relevée du Conseil de paix et sécurité de l’Union africaine avec la présence d’une douzaine de chefs d’État dont le président du Faso, Roch Marc Christian kaboré.

Certes, dans les discours des officiels dont ceux du président en exercice Théodoro MBiang N’Guema et du secrétaire général des Nations-Unies, Ban-Ki Moon, aucun n’a fait clairement allusion à la situation burundaise. Mais, le dossier devenu une préoccupation internationale, étaient dans tous les esprits. Ainsi, au lendemain du début des travaux, le 21 janvier 2016, de ce 26e sommet de l’Union africaine, une délégation d’ambassadeurs du Conseil de sécurité de l’ONU s’était rendue à Bujumbura pour tenter de convaincre les autorités du pays à accepter la mesure de déploiement des militaires dans le pas. Cette mission de bons offices de dernière minute n’avait pas aboutie puisque le pouvoir burundais avait réitéré son refus.

 

Bujumbura persiste et Banjul soutient

 

Au regard de tous ces échecs, la session du vendredi du CPS de l’UA était cruciale. Il fallait absolument parvenir à un accord sur l’envoi de la Maprobu au Burundi. Mais dans le huis- clos des chefs d’Etat, les choses ne se passent pas comme attendues. Après cinq heures de discussions, l’accord reste encore introuvable face à la persistance de Bujumbura dans son refus d’accueil une force de l’Union africaine sur son sol.

Le commissaire de Paix et Sécurité de l’UA, Smaïl Chergui, la présidente de la Commission Zuma  et les chefs d’Etats acquis à la décision ont beau insister, les représentants de Pierre Nkurunziza restent inflexibles.

Très combatif, le ministre burundais des Affaires étrangères, Alain Aimé Nyamitwe a été on ne peut plus clair sur la position de son pays sur la question, arguant qu’en tant qu’Etat souverain, le Burundi était en mesure d’assurer la situation sur le terrain. «A aucune condition, nous ne sommes prêts à accepter cette force», a-t-il martelé.

Bujumbura a si bien défendu son affaire qu’elle a même obtenu le soutien de certaines capitales politiques africaines dont Banjul. En effet des chefs d’Etat comme Gambien Yahya Jammeh se seraient élevés contre ce qu’ils qualifient d’ «atteinte à la souveraineté d’un pays africain».

La session du conseil de paix et de sécurité a été reportée, faute d'accord
La session du conseil de paix et de sécurité a été prolongée, faute d’accord

Face à ces difficultés de parvenir à un accord, la session a été suspendue pour reprendre ce samedi 30 janvier, entrainant le report de plusieurs heures la cérémonie officielle d’ouverture du 26e sommet de l’Union africaine. Espérons que cette prolongation permettre d’aboutir à quelque chose d’utile pour les Burundais et les Africains.

 

Bazomboué Grégoire Bazié, Envoyé spécial à Addis Abeba

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Cultures maraichères : Le Centre-ouest en foire à Réo du 27 au 31 janvier

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De belles affaires en perspective pour les productrices du Centre-Ouest

Le chef-lieu de la province du Sanguié, Réo, accueille du 27 au 31 janvier 2016, la semaine régionale du maraichage du Centre-ouest. L’événement est patronné par le gouverneur et chef de la délégation spéciale de la région, et parrainé par le directeur général de l’ONG Eau-Vive Internationale.

De belles affaires en perspective pour les productrices du Centre-Ouest
De belles affaires en perspective pour les productrices du Centre-Ouest

«Promouvoir les cultures maraichères pour diversifier le régime alimentaire des populations et générer des revenus supplémentaires». C’est sous ce thème que Réo abrite depuis ce mercredi 27 janvier la semaine du maraichage, placée sous le patronage de la gouverneur et chef de délégations spéciale de la région et sous le parrainage du directeur d’Eau-Vive internationale.

Comme l’intitulé du thème l’indique si bien, il s’agit d’encourager les cultures maraichères en vue d’enrichir l’offre alimentaire par une diversification des cultures. La région du Centre-ouest cultive déjà plusieurs produits maraichers. Ces produits vont des tomates aux carottes en passant par les oignons, poivrons, piments. Mais, l’objectif visé, c’est d’aller bien au-delà.

Activités au programme

La présente semaine se tient jusqu’au 31 janvier avec au menu plusieurs activités étalées sur les cinq jours.Entre autres activités pour cette journée du 27 janvier, l’on peut citer :
-la communication sur les cultures maraichères dans la région du centre-ouest : Etats des lieux, opportunités, contraintes et défis.
– la communication sur l’organisation des acteurs de la culture maraichère : Expérience de la région du Nord
-la communication sur les intrants spécifiques en maraicher-culture : état de la recherche
-la communication sur l’accès aux crédits.
-le panel inter-acteurs le 28 janvier à 9 h.

Ouverture officielle le 30 janvier

La journée du 28 janvier sera consacrée au panel inter-acteurs qui va réunir les producteurs, les commerçants, transformateurs, les facilitateurs.
Quant à la journée du 29 janvier, elle sera meublée par un forum qui devra permettre de jeter les bases, ne serait-ce qu’en termes de réflexions et de recommandations, d’un développement de la filière.
Le point d’orgue de la semaine interviendra le 30 avec la cérémonie officielle qui sera suivi le lendemain 31 janvier d’une cérémonie de clôture.
Manifestement, c’est une grande semaine que les acteurs et partenaires des cultures maraichères s’apprêtent à vivre à Réo. Que la semaine tienne ses promesses !

Mathias Lompo
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26 e session de l’UA: le président Kaboré au sommet

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Le Président du Faso, Roch Marc Christian KABORE va prendre part aux travaux de la 26e session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine (UA) qui se tiendra les 30 et 31 janvier 2016 à Addis-Abeba en Ethiopie.
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Cette session est placée sous le thème « 2016 : Année africaine des droits de l’homme avec un accent particulier sur les droits de la femme ».

Outre la 26è session ordinaire de l’UA, le Président du Faso prendra part avec ses pairs du G5 Sahel, à une réunion consacrée à la sécurité et à la lutte contre le terrorisme au Sahel.
Roch Marc Christian KABORE est également invité à prendre part à la réunion du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine.

En marge des travaux de la 26è Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement, le Président Roch Marc Christian KABORE aura des entretiens bilatéraux et multilatéraux avec certains de ses pairs et des partenaires du Burkina Faso.

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Macky Sall : « Nous pouvons nourrir l’espoir d’une transformation structurelle de l’Afrique»

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Le président Macky Sall a livré un discours optimiste

En marge du 26e sommet de l’Union africaine, Macky Sall a présidé ce vendredi 29 janvier 2016 à Addis Abeba la 34e session du comité d’orientation des chefs d’Etat et de gouvernement du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD).

C’était en présence, entre autres, du président en exercice sortant de l’UA Robert Mugabé, de la présidente de la présidente de la commission de l’organisation Nkosazana Dlamini Zuma et du président sud-africain, Jacob Zuma.

«Le continent africain doit poursuivre sa détermination à prendre en charge son propre destin et ne doit plus rester un continent de transition. Nous devons cultiver notre foi en notre potentiel de développement et réaffirmer notre engagement de devenir un acteur fort sur la scène internationale».

C’est sur cette note d’espoir pour l’Afrique que le président Macky Sall a clos ce vendredi à Addis Abeba son intervention à l’ouverture de la 34e session du comité d’orientation des chefs d’Etat et de gouvernement du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD).

 

Pour Sall, les priorités du continent africain en matière de développement sont déjà identifiées. Il s’agit, insiste-t-il, de développer les infrastructures et d’accélérer l’intégration régionale, de promouvoir l’agriculture qui permettra de créer des emplois, de renforcer le capital humain en misant sur la technologie, l’innovation et l’accès aux soins de qualité.

Et d’inviter les Africains à considérer l’Afrique comme un continent dont les germes d’une croissance équilibrée et profitable à toutes les populations sont en train de se consolider.

« Nous pouvons nourrir l’espoir d’une transformation structurelle du continent dont la contribution au produit intérieur brut mondial est devenue très importante malgré les multiples vulnérabilités» », a-t-il conclu.

 

Bazomboué Grégoire Bazié, Envoyé spécial à Addis Abeba

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Le ministre de la Fonction publique recommande de sortir les dossiers non traités des tiroirs

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Le ministre a demandé aux DRH de mettre l'accent sur la communication

Clément P. Sawadogo, le Ministre de la Fonction publique, du Travail et de la sécurité sociale, a pris contact, ce jeudi 28 janvier 2016 à Ouagadougou, avec les Directeurs des ressources humaines (DRH) et les Directeurs des affaires administratives et financières des ministères et institutions de l’Etat.

Le ministre a demandé aux DRH de mettre l'accent sur la communication
Le ministre a demandé aux DRH de mettre l’accent sur la communication

L’objectif étant de dévoiler la vision du chef de l’Etat pour la Fonction publique et de définir les grandes lignes de la gouvernance de l’administration.

S’adressant à ses collaborateurs, le ministre a dit: « Vous êtes le bras du Ministère de la Fonction publique dans les autres ministères. C’est vous qui avez en charge la gestion de la carrière des agents de l’Etat. Cela rend votre rôle important et nous ne pouvons qu’aller dans le sens de cette évolution positive ».

De ses explications, il a été mandaté par le Président du Faso, pour mette fin à l’inactivisme de certains agents de la fonction publique, toujours absents de leurs services ou qui viennent en retard.
« Nous devons lutter contre cela, parce qu’il n’est pas juste que certains se tuent à la tâche pendant que d’autres ne travaillent pas », a renchéri M. Sawadogo qui a fait savoir qu’il n’est pas normal qu’une année durant, on ne trouve pas un agent à sanctionner dans un ministère.

Selon lui, il y a problème si les conseils de discipline ne se tiennent pas régulièrement et à bonne date. Fort de ce constat, il a recommandé de faire sortir les dossiers qui sont dans les tiroirs et de commencer par les traiter.
Partant de là, le ministre a dit que les DRH doivent proposer aux premiers responsables de leurs structures des modalités de fonctionnement pour accroitre la rentabilité du travail.

Mathias Lompo
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Le REN-LAC relève des insuffisances dans la déclaration de biens du Président Kaboré

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Dans la présente déclaration, le REN-LAC donne son avis sur la déclaration de biens du Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. Il dit avoir relevé des éléments incomplets . Lisez plutôt.
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Le 29 décembre 2015, lors de la cérémonie de son investiture, le nouveau Président du Faso Roch Marc Christian KABORE a, conformément aux textes en vigueur, obéit à l’obligation de déclaration d’intérêt et de patrimoine en transmettant au Conseil constitutionnel, l’inventaire de ses intérêts et patrimoine.

Quelques semaines après, ladite déclaration d’intérêt et de patrimoine du Président du Faso a été rendue publique à travers la presse (cf. Le Pays n°6020 du mardi 19 janvier 2016). En attendant de la voir publiée au Journal officiel, comme l’exige la loi anti-corruption (loi n°004-2015/CNT du 3 mars 2015, portant prévention et répression de la corruption au Burkina Faso) en son article 10, il convient de saluer l’acte à sa juste valeur dans son principe, en ce qu’il vient en obéissance à l’une des obligations prescrites par la loi anti-corruption. Cependant, à l’analyse, ladite déclaration appelle quatre observations essentielles. D’abord, elle semble incomplète.

En effet, il n’y apparaît aucun bien des « personnes liées » comme le veulent les articles 8[1] et 21[2] de la loi anti-corruption. Ces « personnes liées » sont définies à l’article 3.q de ladite loi comme « toute personne apparentée au déclarant par les liens du mariage, d’une union de fait, de la filiation ou de l’adoption, à l’exception des enfants majeurs ». Ensuite, aucune mention n’est faite des « revenus annuels liés à la fonction occupée ou provenant de toute autre source » du déclarant comme le prescrit l’article 22 de la loi anti-corruption. Quant aux biens immeubles, on constate tout simplement que ladite déclaration s’est bornée à indiquer leur situation géographique, sans en fournir ni les adresses, ni les références authentiques comme l’exige l’article 23 de la loi anti-corruption.

Enfin, alors qu’« il est fait obligation au déclarant d’indiquer son statut matrimonial et son régime matrimonial » et d’indiquer également « s’il utilise ou non un ou des prête-noms », on note tout simplement que la déclaration d’intérêts et de patrimoine du Président KABORE n’a aucunement fait cas de ces informations essentielles que la loi exige de communiquer. Sur la base de ces éléments, on peut donc dire au sujet de cette déclaration d’intérêts et de patrimoine, que « c’est bon, mais ce n’est pas arrivé » ; il y a des compléments à faire !Par ailleurs, le REN-LAC tient à souligner que jusque-là, aucune publication n’a été faite des déclarations de patrimoine des honorables députés du Conseil national de Transition (CNT).

Et le Conseil Constitutionnel et la Cour des Comptes qui ont été non seulement chargés par la Charte de la Transition de veiller au respect de cette obligation par les membres des organes de la Transition, mais aussi « investis de tous les pouvoirs pour établir le patrimoine des personnalités concernées » sont demeurés dans un mutisme, malgré l’interpellation publique dont ils ont fait l’objet de la part du REN-LAC (Déclaration du 28 avril 2015, http://lefaso.net/spip.php?article64479). A présent que la Transition a pris fin, il est attendu de chacun des animateurs de ses différents organes, qu’il se conforme à l’obligation de déclaration d’intérêt et de patrimoine de fin de mission, dans le délai prescrit par la Charte qui est d’un mois maximum suivant la fin de la Transition.

A toutes fins utiles, il convient de rappeler que la déclaration de patrimoine est une exigence citoyenne qui vise à promouvoir la transparence dans l’exercice des fonctions publiques, à garantir l’intégrité des serviteurs de l’Etat et à affermir la confiance du public envers les institutions. Il est un droit pour le citoyen, le contribuable de s’assurer que ceux qui ont reçu mandat de gérer leurs affaires n’en profitent pas pour se servir, plutôt que de servir ! Fidèle à sa mission d’ «œuvrer pour une garantie de la bonne moralité et la transparence dans la gestion de la chose publique » et déterminé à assumer pleinement son rôle de veille citoyenne, le REN-LAC encourage vivement:

1. l’Autorité Supérieure de Contrôle d’Etat et de Lutte contre la corruption (ASCE-LC) à exercer les prérogatives que lui confère la loi anti-corruption, en :ü requérant auprès du Président du Faso les informations additionnelles en vue de compléter sa déclaration d’intérêt et de patrimoine, conformément aux observations ci-dessus formulées (article 26 de la loi anti-corruption) ; ü veillant à ce que les déclarations à venir soient respectueuses des dispositions de la loi anti-corruption et que les sanctions prévues pour les différents manquements soient appliquées, le cas échéant ;

2. les nouvelles autorités, à traduire dans leur quotidien les engagements forts pris dans le sens de la lutte contre la corruption, à travers un comportement exemplaire ;

3. une fois de plus, le Conseil constitutionnel et la Cour des Comptes à :ü veiller à ce que s’accomplissent les déclarations de patrimoine de fin de mission des membres des organes de la Transition ; ü user de tous les pouvoirs que leur a conférés la Charte de la Transition, pour mener à toutes fins utiles, les contrôles nécessaires sur les patrimoines déclarés par les membres des organes de la Transition ;

4. enfin, les citoyens à renforcer la veille citoyenne dans le sens de garantir la fiabilité et la sincérité des déclarations d’intérêt et de patrimoine faites par les assujettis.
Le « Burkina nouveau », implique que tous se soumettent à la loi, et qu’elle s’applique à tous avec la même rigueur, en toute égalité ! La restauration de l’autorité de l’Etat est à ce prix !

Ouagadougou le 28 janvier 2016

Le Secrétariat Exécutif

Le Burundi élu malgré tout au CPS de l’UA

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La mise en œuvre de l'agenda 2063 est plus que jamais d'actualité

Les 15 États appelés à gérer les crises de sécurité du continent africain lors deux prochaines années ont été élus, ce jeudi 28 janvier 2016 à Addis-Abeba.

La mise en œuvre de l'agenda 2063 est plus que jamais d'actualité
La mise en œuvre de l’agenda 2063 est plus que jamais d’actualité

Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) est l’une des institutions clés de l’Union africaine (UA). Ses quinze membres sont élus pour deux ou trois ans. Ont été élus pour trois ans le Congo-Brazzaville, l’Égypte, le Kenya, le Nigeria, la Zambie et pour deux ans l’Afrique du Sud, l’Algérie, le Botswana, le Burundi, le Niger, l’Ouganda, le Rwanda, la Sierra Leone, le Tchad et le Togo.

Depuis des semaines, Bujumbura est sur la sellette au siège de l’Union africaine (UA). Et pourtant, le Burundi a réussi à se faire réélire jeudi matin à ce même CPS par les ministres des Affaires étrangères africains. Mais, comme le veut l’usage, il ne devrait pas siéger lors de la réunion du vendredi 29 janvier le concernant.

Anderson Koné

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RDC: Etienne Tshisekedi récuse le dialogue proposé par le président Kabila

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L’opposant historique congolais, Étienne Tshisekedi a adressé, une correspondance à Nkosazana Dlamini-Zuma, présidente de la commission de l’UA, le 28 janvier 2016. Dans la lettre, il dit qu’il ne participera pas au dialogue politique tel que convoqué par le président Joseph Kabila, écrit Jeuneafrique.
ETIENNE

Selon le journal, l’opposant historique a dit ne pas reconnaître au président Joseph Kabila, qui « fait partie du problème » le pouvoir de convoquer des pourparlers politiques en RDC.

Toutefois, il réaffirme qu’il reste attaché à sa « feuille de route pour la sortie de crise », publiée à la mi-février 2015. Pour lui, le dialogue politique en RDC doit être « convoqué sous l’égide de la communauté internationale » et avoir un « facilitateur convenu par toutes les parties ».

Le leader de l’UDPS estime enfin que les pourparlers en RDC doivent tenir compte du respect des délais constitutionnels dans l’organisation des élections présidentielle et législatives, prévues fin novembre 2016.

Anderson Koné

Bilan de l’attentat de Ouagadougou: une personne en garde à vue

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Le Tribunal de grande instance (TGI) de Ouagadougou a organisé une conférence de presse, le 27 janvier 2016 pour faire le point des attaques terroristes.
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Selon le Procureur du Faso près le Tribunal de grande instance de Ouagadougou, Maïza Sérémé, les assaillants étaient munis de fusils automatiques d’assaut du type AK-47, de grenades défensives et de combustibles dont la nature n’est pas encore déterminée. Elle a laissé entendre que le matériel fait penser à la filiale jihadiste, auteur de l’attaque du Radisson Blu à Bamako.

Le procureur du Faso a avancé qu’un autre suspect est également recherché, en l’occurrence l’occupant de la chambre 303 du Splendid l’hôtel qui a servi de base de repli tactique aux assaillants.
Il y a une probabilité qu’il y ait eu un contact physique entre l’un des assaillants et un occupant de l’hôtel, a affirmé un officier de gendarmerie.

Le procureur a indiqué que la libération de Adal Rhoubeid, candidat à la présidentielle nigérienne et les six autres personnes, libérés pour insuffisance de preuves ne signifie pas que c’est la fin de l’enquête à leur niveau.
Pour le procureur du Faso, les investigations menées jusqu’à ce jour renforce la thèse de trois assaillants. Sur eux, deux présentent des traits sahéliens tandis que le troisième, de teint noir présente des traits soudaniens.

Parlant des corps, elle s’est exprimée en ces termes: « Nous allons les enterrer, nous allons déterminer le lieu après ».
Maïza Sérémé a fait comprendre que huit personnes ont été interpellées depuis le 16 janvier 2016 et sept ont été élargies pour insuffisance de preuve. Mais, une personne est actuellement en garde à vue pour des recoupements supplémentaires.

Anderson Koné