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Affaire Sankara: Mariam Sankara appelle le président Alassane Ouattara à rapatrier Baise Compaoré

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Après que le Burkina Faso a lancé un mandat d’arrêt international contre l’ancien président, Blaise Compaoré, exilé en Côte d’Ivoire, la veuve du président Sankara, Mariam, s’est exprimé sur la chaine internationale RFI.
Mariam-Sankara

Mariam Sankara a souhaité que le président ivoirien, Alassane Ouattara, permette à son « ami » de revenir au Burkina pour faire face à son passé: « J’attendrai le jour où je le verrai comparaître devant les tribunaux burkinabè. J’attends donc son rapatriement (…). Il nous dira enfin pourquoi. Il nous dira la vérité (…) pourquoi il a fait ça et qu’il nous explique… C’est le peuple burkinabè qui veut la justice. Et le peuple ivoirien et le peuple burkinabè sont des peuples frères», foi de Mariam Sankara qui a dit qu’il y a les intérêts des peuples à prendre en compte.

« Il y a l’amitié et la justice. Je pense que même en amitié, la justice doit aussi exister. (…) Le président Ouattara devrait faire ça pour le peuple burkinabè, pour les bonnes relations entre les deux pays », conclut-elle en soutenant qu’elle ne doute pas que Roch Marc Christian Kaboré veille à la bonne conduite du dossier Sankara .

« Depuis l’insurrection, le peuple burkinabè a émis certains souhaits : plus d’impunité dans ce pays. Et donc, je pense qu’il va être difficile pour Roch Kaboré de ne pas continuer dans le sens que le président Kafando a commencé», a-t-elle martelé.

Joachim Batao

Burkina Faso: suspension du couvre feu du 23 au 25 décembre

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Dans un communiqué publié, ce 22 décembre 2015, le ministre délégué en charge de la Sécurité Alain Jean-Claude Zagré a annoncé que le couvre-feu sera suspendu du 23 au 25 décembre 2015.
ZAGRE

L’objectif est de permettre aux fidèles musulmans de célébrer les fêtes de Maouloud et de Noël.
Selon le communiqué, le couvre-feu rentera en vigueur à partir du 26 décembre 2015. Pour rappel, la durée du couvre-feu va de 1h à 4h du matin.

Burkinademain.com

Affaire Thomas Sankara : Ado va-t-il livrer Blaiso à Kafando ?

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Les potes Ado-Blaiso

La justice burkinabè a lancé un mandat d’arrêt contre l’ancien président Blaise Compaoré dans le cadre de l’assassinat, le 15 octobre 1987, de son prédécesseur Thomas Sankara. Mandat d’arrêt transmis aux autorités ivoiriennes qui abritent Compaoré depuis sa déchéance du pouvoir en fin octobre 2014, suite à l’insurrection populaire.

On ne l’a appris que ce lundi 21 décembre, le lancement du mandat d’arrêt émis depuis le 4 décembre 2015 par la justice burkinabè contre l’ancien président, Blaise Compaoré dans le cadre du dossier d’assassinat du président Thomas Sankara.
Les autorités ivoiriennes à qui le mandat d’arrêt a été transmis depuis le 4 décembre, n’ont pas encore officiellement réagi. La question qui taraude les esprit est celle-ci : Ado va-t-il livrer Blaiso à Kafando ?

Rien n’est moins sûr. Mais, tout ce que l’on sait pour l’instant, c’est que le président Alassane Ouattara sera de l’investiture du nouveau élu du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, prévue pour le 29 novembre 2015 et qu’il a promis de traiter personnellement avec les nouvelles autorités du Faso, l’affaire des écoutes téléphoniques Soro-Bassolé qui empoisonne aussi les relations ivoiro-burkinabè.

Blaise Compaoré va-t-il changer de lieu d'exil ?
Blaise Compaoré va-t-il changer de lieu d’exil ?

Mandat d’arrêt salué par les proches de Sankara

Pour les proches de feu le président Thomas Sankara dont la veuve Mariam Sankara et ses avocats qui applaudissent l’émission du mandat d’arrêt, Alassane Ouattara devrait y répondre favorablement, au nom justement, disent-ils, des liens qui unissent les deux pays.
Mais, pour autant, les choses ne se présentent pas aussi aisément pour le président Ouattara au regard de ses liens d’amitié avec Blaise Compaoré dont l’épouse est ivoirienne.
Pour ces raisons, certains observateurs n’excluent pas un nouveau départ de Blaise Compaoré pour un autre lieu plus sûr pour lui et moins encombrant pour les autorités ivoiriennes désireuses d’améliorer les rapports avec le Burkina.

Avancées judiciaires sans précédent

Quoi qu’il en soit, avec l’émission de ce mandat qui intervient 28 ans après l’assassinat du leader du Conseil national de la Révolution ; c’est un acte fort que vient de poser la Transition dont le président Michel Kafando avait fait de ce dossier Sankara, à sa prise de fonctions, son cheval de bataille.
Il est à noter aussi que ce mandat contre Blaise Compaoré intervient après l’inculpation sur le même dossier, de son ex-chef d’état-major particulier, le général Gilbert Diendéré, et d’autres militaires.
A quelques jours de la fin leur mission, on peut dire que les autorités de la Transition ont tenu promesses.
Et il revient donc aux nouvelles autorités du Burkina de consolider ces avancées judiciaires sans précédents.

Martin Philippe
Burkinademain.com

Bobo Dioulasso: un réseau de falsificateurs de cartes grises démantelé

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Le commissariat de police de l’arrondissement n°6 de Bobo-Dioulasso a présenté, le lundi 21 décembre 2015, six présumés faussaires de cartes grises d’automobile.

Les présumés faussaires laissaient « vieillir » les véhicules, avant de procéder au dédouanement, sans tenir compte des documents originaux.

VOL
Selon le commissaire de police, Moussa Ouattara, le réseau a été démasqué, suite à une plainte déposée par un certain Sidibé pour abus de confiance contre le nommé S.A., propriétaire d’un parc automobile.
De fait, Sidibé a confié son tracteur à ce dernier pour vente. S.A. a vendu l’engin, sans lui remettre la totalité de la somme.

C’est le début des investigations qui vont relever que le sieur prospère dans le faux et usage de faux, avec le soutien de comparses. Car, il est apparu que sans les documents originaux, le propriétaire du parc automobile S.A., est parvenu à établir une nouvelle carte grise originale, à procéder au dédouanement et à la vente du tracteur à un autre acquéreur domicilié à Banfora.

Toute chose qui a permis aux enquêteurs de comprendre que S.A. a reçu la totalité de la somme, après avoir effectué toutes les formalités de dédouanement.

Pour tout comprendre, il a fallu, de l’aveu du commissaire Ouattara, procéder à une infiltration, qui a permis de faire une perquisition chez le transitaire. Il a alors e été saisis 26 formulaires de cartes grises italiennes, 17 formulaires de cartes grises suisses, 5 cachets dont 1 en langue italienne. En outre, il y a 3 ordinateurs, 1 machine dactylographique, et 1 photocopieuse. Après vérification des deux cartes grises auprès de la direction régionale des transports, les enquêteurs ont découvert qu’il y a une différence sur les dates de première mise en circulation du véhicule.

A ce stade des recherches, le commissaire a dit que l’enquête suit son cours et qu’il n’est pas exclu qu’il y ait des complices dans l’administration publique.

Moussa Coulibaly

Affaires Sankara: les tests démontrent l’inexistence d’ADN

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Me Bénéwendé Sankara, avocat de a famille Sankara

La justice militaire burkinabè a communiqué, ce 21 décembre 2015 à Ouagadougou, aux avocats les résultats des tests d’ADN pratiqués sur les restes du président Thomas Sankara et de ses douze compagnons.

Me Bénéwendé Sankara, avocat de a famille Sankara
Me Bénéwendé Sankara, avocat de a famille Sankara

Selon Me Bénéwendé Sankara, les tests n’ont pas permis de « certifier l’existence d’ADN ». C’est dire que les restes trouvés dans la tombe de Thomas Sankara n’ont pas permis de déterminer son ADN de façon incontestable.

Voilà comment, il s’explique: « Les prélèvements qui ont été opérés sur les ayants droits à but de faire le test ADN sont maintenant sans objet. On peut simplement dire qu’au regard de ces résultats, l’état des restes ne permettaient pas au laboratoire de certifier les essences d’ADN. Ce qu’il faut d’abord retenir que ça ne fait pas obstacle à la procédure. La procédure suit son cours et n’oubliez pas que déjà, il y a beaucoup d’inculpés dans le dossier. La recherche également par cette voie a été aussi une requête de la famille. Aujourd’hui, les familles disposent de 15 jours, si elles souhaitent par exemple faire une contre-expertise où demander des compléments d’expertises. Nous avons un délai de 15 jours pour aviser.

Au regard des éléments du dossier c’est-à-dire les éléments de base d’exhumation, vous savez que les familles avaient été associées, il y a des objets qui ont été retrouvés, on peut tirer des conclusions. Mais une fois de plus quand on parle de test ADN, qui est une expertise hautement scientifique, le résultat peut conduire à autre chose. Avant on a eu le résultat de l’autopsie, donc de ce point de vue, chacun a plus facilement son opinion. Mais la procédure suit son cours. »

Cela étant, la justice militaire a relevé qu’elle tiendra une conférence de presse le 23 décembre 2015 pour donner plus de détails sur le dossier et l’évolution de l’enquête sur le putsch manqué du 16 septembre 2015.

Anderson Koné

Etalons: le coach Gernot Rohr annonce son départ

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Le divorce entre la Fédération burkinabè de football (FBF) et l’entraineur des Etalons, Gernot Rohr, est est en passe de se confirmer.
rohr

La nouvelle est tombée sur la page facebook de l’entraineur qui s’est exprimé en ces termes: « Chers amis, à la veille des fêtes de Noel, un message de paix et d’amitié à vous tous. J’en profite pour vous annoncer ma décision de quitter le Burkina Faso en janvier prochain, pour des raisons professionnelles et personnelles. Une année de transition va s’achever, aussi pour les Etalons avec la qualification pour les éliminatoires de la coupe du monde 2018 et la finale aux jeux africains de Brazzaville.

Dans le cadre de ma désignation par les instances allemandes  » d’ambassadeur de Football 2015″, je ferai profiter le foot local de la donation qui accompagne cette distinction.
Je n’aurai pas le temps de saluer tous mes amis Burkinabè avant mon départ. En tout cas, je garderai un bon souvenir de mon séjour au pays des hommes « intègres » ».

Cette nomination suffit-elle pour qu’il quitte le Burkina Faso? La FBF entérinera sa volonté? Serait-ce un règlement à l’amiable? Attendons de voir!

Joachim Batao

Le Burkina lance un mandat d’arrêt international contre Blaise Compaoré

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Ado va-t-il livrer Blaiso à Kafando ?

La justice militaire a lancé un mandat d’arrêt international contre l’ancien président Blaise Compaoré, exilé en Côte d’Ivoire depuis la chute de son régime, le 31 octobre 2014 pour son rôle dans l’assassinat du capitaine Thomas Sankara, président du Faso de 1983 à 1987.

Blaise-Compaore
Il a été inculpé d’ »assassinat », d’ »attentat » et de « recel de cadavre ».

Au moins une demi-douzaine de personnes, majoritairement des anciens soldats de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP), ont été aussi inculpées pour « assassinat », « attentat » et « recel de cadavres ».

Le général Gilbert Diendéré, ancien bras droit de Compaoré et auteur du putsch manqué du 16 septembre 2015, figure parmi les inculpés. militaire.

BURKINADEMAIN.COM

Burkina Faso: appel à une révision des nominations fantaisistes et népotistes

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Un étudiant burkinabè en France, Thomas Diabré, à travers cet écrit, revient sur les derniers dérapages des autorités de la transition. Puis, il appelle les nouvelles autorités démocratiquement élues à revenir courageusement sur les nominations fantaisistes, arbitraires et « népotistes ».
Isaac-Zida

Jusqu’à leur échéance, Les Burkinabè tiennent aux organes de la transition comme à la prunelle de leurs yeux. Les généraux Diendéré, Bassolé, l’ex-RSP et leurs ouailles l’ont appris à leurs entiers dépens. Eux qui, après nombre de velléités, ont fini par franchir le Rubicon en décidant formellement et vainement d’y mettre fin le 16 septembre 2015.

En effet, l’avènement de ce régime, fruit de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014, a coûté à ce peuple le prix le plus fort en sueur, en larmes et en sang de ses fils et filles. Mais les dirigeants de cet inter-règne savent plus que quiconque que cette confiance et la protection dont ils bénéficient ne sont pas synonymes d’un chèque en blanc. Au contraire, ils doivent constamment rendre compte à leur mandant souverain qu’est ce vaillant peuple du Burkina Faso. Les épisodes Sagnon à la Culture et Djiguemdé aux Infrastructures sont là pour le rappeler à toutes fins utiles.

Étant donné qu’en politique, peut-être plus qu’ailleurs, nul n’est parfait, le tandem Kafando-Zida s’achemine vers une sortie jugée globalement honorable. Cela dans la mesure où l’essentiel de leur agenda était, on le sait, d’offrir au pays des hommes intègres, de nouvelles autorités politiques en organisant des élections transparentes, justes et démocratiques. Ce qui est désormais chose faite.

Malheureusement, au regard des travaux des derniers conseils des ministres, l’on observe comme un air de dérapage. En effet, que peut-on dire d’autre en examinant, par exemple, les délibérations de leur séance du mercredi 9 décembre dernier. Ainsi, à moins de deux ou trois semaines environ de leur passation des charges avec l’équipe Kaboré, Michel Kafando et son équipe sont comme pris d’une boulimie gouvernementale en déphase avec leur fin de mandant : rien moins que 53 marchés y ont été attribués, trois ambassadeurs nommés, entre autres nombreuses promotions.

Notons que, curieusement, lesdits diplomates en chef ont été choisis parmi eux-mêmes ou leurs proches : le ministre des affaires étrangères et de l’intégration régionale promu en Suisse, son ancien secrétaire général nommé à l’ambassade stratégique de Bruxelles, tandis que le poste de chef de la mission diplomatique du Burkina au Danemark échoit tranquillement à la ministre déléguée chargée du budget. Comme quoi, ici, charité bien ordonnée commence et s’arrête à soi. On peut observer, en passant, comme des primes aux responsables qui ont le plus de problèmes avec leurs administrés pendant leurs présents mandats.

Au sortir d’un tel constat, sans préjuger de possibles autres décisions de ces gouvernants en fin de mission, l’on est plutôt animé d’une fâcheuse impression et de nombreux questionnements : ces gens semblent penser et agir sans tenir compte de l’avènement des nouvelles autorités élues au suffrage universel direct du peuple souverain.

Quand on sait par exemple qu’un ambassadeur, c’est le représentant personnel du chef de l’Etat mandant, on est pertinemment en droit de se demander en quoi ça urgeait tant d’imposer au président Roch Marc Christian Kaboré ses plus proches collaborateurs sur la scène internationale . Ne pouvait-on vraiment pas attendre que la nouvelle équipe vienne conclure, en dernier ressort, des attributions des marchés dont on lui impose pourtant le règlement de l’ardoise salée et le suivi de l’exécution de ces travaux ? Véritablement, les autorités de la transition auraient d’énormes difficultés à convaincre nombre de gens de leur bonne foi quant à l’extrême urgence des dossiers qu’ils ont ainsi dénoués. Des attributions et des promotions qui ont lieu seulement à quelques encablures de leurs adieux au peuple burkinabè.

En somme, on se demande quel incendie il y a en la demeure. En effet, à moins de vouloir en abuser, la continuité de l’administration ne devrait pas être seulement comprise dans le sens étriqué de tout décider, voire précipitamment et massivement, en lieu et place de ses successeurs et de leur refiler les patates chaudes à tout va, avec obligation de résultats sans murmures ni contestations. A notre humble avis, cette disposition administrative devrait aussi exprimer la confiance et l’aménagement d’espaces de décisions ultérieures pour les continuateurs de la mission d’Etat.

C’est de la sorte, avons-nous la faiblesse de penser, qu’on peut laisser à la nouvelle équipe, la latitude de prendre en compte leur idéologie et leur programme de gouvernement pour lesquels le peuple a jeté son dévolu sur eux et attend d’eux des résultats probants.

Certains observateurs sont tellement surpris par cette ultime boulimie gouvernementale de la transition finissante qu’ils n’hésitent pas à affirmer, de plus en plus ouvertement, que le président Kaboré serait non seulement au courant de ces actes, mais aussi qu’il a été associé. Ils prennent notamment pour preuve, le tête-à-tête qu’il y a eu, le mercredi 9 décembre 2015, entre lui et le président du Faso sortant. Ce à quoi des voix s’élèvent autour du nouveau chef de l’Etat pour démentir catégoriquement de telles allégations en martelant que : « Roch n’est mêlé ni de près, ni de lion à de telles prises de décisions ».
Fort heureusement, les autorités de la transition oublient peut-être qu’elles offrent elles-mêmes une porte de sortie à leurs successeurs.
En effet, il nous paraît opportun de se souvenir qu’en sa séance du mercredi 07 janvier 2015, le conseil des ministres a pris un décret important. Ce dernier porte « modalités de désignation et de révocation des Directeurs généraux des établissements publics, des sociétés d’Etat, des sociétés d’économie mixte à participation majoritaire de l’Etat, des fonds rattachés aux départements ministériels et des projets/programmes de la catégorie A. Ce décret habilite le Conseil des ministres à nommer et à révoquer directement, durant la période de la Transition, les directeurs généraux, sur proposition des ministres de tutelle technique, sans requérir l’avis des conseils d’administration ou du Comité interministériel de sélection des candidats. »

D’une part, comme on le voit, ce décret lève une restriction qui existait. S’il peut se justifier pleinement au regard des circonstances dans lesquelles il a été promu, il convient néanmoins de vérifier, à présent, qu’il n’y a pas eu, dans sa mise en œuvre, quelque dérapage grave çà ou là. C’est l’une des raisons qui peut militer à ce que le nouveau pouvoir puisse éventuellement envisager la prolongation de sa durée de vie afin d’apporter, où que de besoin, les correctifs nécessaires.

D’autre part, la mesure vient rappeler tout simplement toute l’actualité de cette pratique en vigueur dans l’administration centrale de tous les pays du monde selon laquelle le conseil des ministres reste souverain pour nommer ou décharger de ses missions tout agent de l’Etat.

Il s’ensuit de ce qui précède que la transition lègue, au pouvoir entrant, en même temps que quelques patates chaudes, un véritable boulevard pour mettre en œuvre sa politique managériale des agents de l’Etat. En somme, dès sa prise de service, le président élu du Faso et ses camarades doivent ouvrir l’œil et le bon. Cela leur permettrait de ne pas traîner comme des boulets aux pieds, une cohorte de canards boiteux nommés sur l’une ou l’autre des bases suivantes : l’amicalisme, le népotisme, le régionalisme, l’affairisme, confessionnels et/ou le canapé. Dès sa prise de fonction, le nouveau pouvoir doit rapporter ces nominations fantaisistes et inélégantes. Bref, sans sentimentalisme aucun, tous ceux-là qui ont bénéficié de promotion sur des bases étrangères à la compétence, au dynamisme au sens élevé de la responsabilité et d’une probité irréprochable en phase avec la soif de changement de gouvernance exigée par notre peuple, doivent pouvoir passer leur chemin, appelés à d’autres fonctions.

Il y va de la réussite du quinquennat présidentiel, lequel ne devrait pas pouvoir être contrarié dès son entame par des desseins inavoués parce qu’inavouables. En un mot, autant le régime entrant devrait tirer avantages des nombreux acquis de la transition, autant il devrait tirer toutes les conséquences face à ses éventuels passifs et autres dérapages.

Thomas Diabré

Etudiant en France (thomasdiabre@gmail.com)

Politique nationale: Ram Ouédraogo se retire au profit d’Adama Séré

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Conformément à l’annonce faite, Ram Ouédraogo a abandonné la présidence du Rassemblement des écologistes du Burkina Faso (RDEBF) au profit du secrétaire général, Adama Séré, ce 19 décembre 2015 à Ouagadougou.
RAM

« Je voudrais annoncer officiellement à notre peuple, aux amis d’Afrique et ailleurs dans le monde, qu’à compter de ce jour 19 décembre 2015, je quitte la présidence de notre parti », parole de Ram Ouédraogo, après 31 ans de lutte politique.

Le représentant des jeunes du parti, Souleymane Ouédraogo, a salué l’acte de bravoure et de courage, en promettant qu’ils vont continuer de maintenir la flamme de l’espoir pour le rayonnement des écologistes au Burkina Faso. Les femmes, quant à elles, elles ont rassuré le président sortant de n’avoir aucune crainte. A les en croire, elles se battront pour préserver le patrimoine.

Mathias Lompo

Distinctions : Chérif Sy Grand-croix de l’ordre national

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Chérif Sy, président du CNT

Le président de la Transition, Michel Kafando, a élevé ce 19 décembre 2015 le président du Conseil national de la Transition (CNT) Chérif Sy à la dignité de Grand-Croix de l’ordre national, pour services rendus.

A titre exceptionnel, Chérif Sy, président du parlement de la Transition, est depuis ce samedi Grand-Croix de l’ordre national burkinabè, la plus haute distinction.

 Chérif Sy doit aussi sa distinction à  l'immense travail parlementaire abattu pendant la Transition
Chérif Sy doit aussi sa distinction à l’immense travail parlementaire abattu pendant la Transition

Par cet acte, le président Kafando honore ainsi l’homme dont le rôle a été aussi déterminant lors des événements de septembre 2015. L’on se rappelle encore, comme si c’était hier, de l’initiative courageuse qu’a eue Sy de se proclamer chef de l’Etat par intérim, alors que le président Kafando, son Premier ministre Isaac Yacouba Zida et deux ministres étaient dans les mains des putschistes. Son action a certainement contribué à l’échec du coup d’état et à la restauration des institutions de la Transition.
Burkinademain présente ses vives félicitations à l’illustre récipiendaire.

Burkinademain.com