C’est certainement l’une des décisions majeures du dernier du conseil des ministres du gouvernement de Transition tenu ce mercredi 23 décembre 2015. Il s’agit de la décision de changement de dénomination de l’université de Ouagadougou qui devrait désormais s’appeler Université Ouaga I Joseph Ki-Zerbo.
Alors que le débat sur les chances d’aboutir du mandat d’arrêt international lancé contre l’ancien président Blaise Compaoré bat son plein, voilà que le gouvernement de transition vient de prendre une autre décision aussi populaire mais moins polémique. Il s’agit du changement de la dénomination de l’université de Ouagadougou qui s’appelle désormais, Université Ouaga I Joseph Ki-Zerbo.
En effet, la question du baptême de l’université de Ouagadougou du nom du célèbre historien s’est souvent invitée dans les débats. Mais, compte de l’opposition farouche de l’intéressé à l’ancien régime, celui-ci n’avait jamais osé, à ce qu’on disait, franchir le pas. Et les partisans du Professeur avaient fini de son vivant par se faire à l’idée selon laquelle «Nul n’est prophète chez soi».
Et quand le 4 décembre 2006, Joseph Ki-zerbo passa l’arme à gauche à l’âge de 84 ans, la question a encore refait surface sans être concrétisée.
Joseph Ki-Zerbo, premier agrégé d’histoire
Aujourd’hui, c’est le gouvernement de Transition soucieux de répondre aux aspirations populaires qui vient de baptiser l’UO Université Ouaga I Joseph Ki-zerbo. A l’image de l’Université Cheick Anta Diop à Dakar, du nom de cet autre grand historien de l’Afrique.
La présente décision du gouvernement intervient quelques jours après le décès de l’épouse de l’émérite professeur d’histoire, Jacqueline Ki-Zerbo.
Pour rappel, Joseph Ki-Zerbo est le premier professeur agrégé en Histoire de l’Afrique occidentale française. Après avoir passé son baccalauréat à Bamako, il suit des études d’histoire à Paris. Il soutient sa thèse de doctorat à l’Institut d’études politiques de l’université de Paris. Joseph Ki-Zerbo devient professeur des universités. Il est l’un des plus grands penseurs de l’Afrique contemporaine. Il enseigne à Orléans, à Paris puis à Dakar en 1957. Joseph Ki-Zerbo va renouveler avec le Sénégalais Cheikh Anta Diop les études sur l’histoire de l’Afrique.
Les forces de défense et de sécurité ont déjoué une tentative de libération des détenus de la Maison d’arrêt et de correction des armées (MACA) où sont incarcérés les généraux Gilbert Diendéré et Djibril Bassolé, rapporte la radio Omega.
A en croire Omega, les conspirateurs étaient à la phase de planification et il s’agirait d’éléments de l’ex Régiment de sécurité présidentielle (RSP) affectés dans les différentes casernes du Burkina Faso.
Les sources, arguant qu’elles ne sont pas surprises, avancent que des signes étaient visibles avant les élections couplées du 29 novembre dernier.
Le Conseil national de la Transition (CNT) a adopté, le mardi 22 décembre 2015, le projet de loi portant bail d’habitation privée au Burkina Faso. Ce texte de 68 articles, répartis en quatre chapitres traite, entre autres, des questions du contrat de bail privé, des relations entre bailleurs et locataires et la fixation du prix du loyer.
Selon le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, René Bagoro, le montant du loyer doit être égal à 7% des investissements engagés pour la construction d’une maison, avec cette loi. Avant sa rentrée en vigueur, il est prévu l’élaboration d’un référentiel qui permettra une fixation des coûts de loyer en fonction des localités. « Au niveau du ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme, il s’agira de travailler à sortir des critères précis, avec la répartition du pays par zone. Ce qui permettra à quelqu’un qui habite dans une maison deux chambres-salon sur une avenue donnée et construite avec tel matériau, sache qu’il paye tant », a-t-il ajouté.
Le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme a déclaré que la loi prend en compte l’intérêt du citoyen moyen. De ses explications, une maison construite avec un investissement de sept à huit millions de FCFA tourne autour de 43 000 F CFA.
Par ailleurs, la loi donne des garanties au locataire qui ne pourra plus être expulsé abusivement: «Si un locataire n’est pas à jour de son loyer, il n’est pas question pour le bailleur de l’expulser, mais d’engager une procédure qui va permettre au juge d’autoriser ce bailleur de demander le départ du locataire».
Ceci est un message de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) à l’occasion de la fête de Noël 2015 marquant un nouvel anniversaire de la naissance de Jésus Christ.
Message de l’UPC à l’occasion de fête de Noël 2015
Chers concitoyens,
Chers fidèles chrétiens,
A l’occasion de la fête de Noël 2015 marquant un nouvel anniversaire de la naissance de Jésus Christ, l’UPC voudrait vous souhaiter tous les bienfaits de la Nativité. Le Christ nait cette année dans un nouveau Burkina doté de nouvelles institutions démocratiquement élues dont l’installation se fera dans quelques jours. Rendons donc grâce au Seigneur pour ces multiples grâces accordées à notre nation, et demandons-lui de veiller sur le Burkina Faso comme il l’a toujours fait.
Noël, c’est la fête des tout-petits. Nous devons de ce fait porter dans nos prières tous ces orphelins, ces enfants qui souffrent de la famine, de la guerre et de l’abandon à travers le monde. Nous devons particulièrement prier pour l’avenir des enfants du Burkina Faso, ceux-là qui, dès leur jeune âge, ont vécu les grandes mutations de notre société.
Que la joie de l’enfant Jésus épanouisse vos familles respectives ! Bonne fête de Noël à tous les Chrétiens, à l’ensemble des Burkinabè !
Pour le Bureau Politique National de l’UPC,
Son Excellence le Poé Naaba,
Secrétaire national chargé de la culture, de la famille, des valeurs sociétales et des cultes
Ici à Ouagadougou et ailleurs dans les autres villes du pays, l’on est déjà dans l’ambiance des fêtes de Maouloud et de Noël qui coïncident pour une des rares fois. Malgré l’austérité en vigueur sous la Transition, presque tous dans la capitale semblent avoir la tête à la fête.
Tout est en mode fête dans les administrations. Même le privé s’est mis dedans. Les portes de la plupart des établissements financiers sont restées par exemple hermétiquement fermées ce jeudi.
Noël, la fête des tout-petits bat déjà son plein à Ouaga
Il ne reste qu’à souhaiter bonne fête aux frères musulmans et chrétiens. Que les uns et les autres fassent preuve de modération et surtout de prudence dans la circulation. On ne le dira jamais assez, la fête, ce n’est pas la fin de nos vies, encore moins du monde. Après celles-ci, nous en aurons plein d’autres, peut-être de plus importantes. Alors, pourquoi faire dans la démesure qui pourrait nous coûter très cher. Ceci dit, bonne fête à toutes et à tous !
Le Conseil des ministres s’est tenu, en séance ordinaire, le mercredi 23 décembre 2015 à Ouagadougou, sous la présidence du chef de l’Etat, Michel KAFANDO.
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Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour et entendu une communication orale.
I.DELIBERATIONS
I. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
Le Conseil a adopté quatre (04) rapports.
Le premier rapport est relatif à deux (02) décrets portant respectivement classement indiciaire des emplois de fonctionnaires du corps de la Garde de sécurité pénitentiaire et régime indemnitaire et avantages en nature alloués au personnel de la Garde de sécurité pénitentiaire.
L’adoption de ces décrets consacre une revalorisation indiciaire en vue de donner au corps du personnel de la Garde de sécurité pénitentiaire de meilleures conditions de travail.
Le deuxième rapport est relatif à un décret portant fixation du taux des indemnités à servir aux Contrôleurs financiers, aux Inspecteurs techniques et aux Chefs de service de la Direction générale du contrôle des marchés publics et des engagements financiers (DG-CMEF).
Ce décret vise à résoudre les inégalités de traitement indemnitaire entre les contrôleurs financiers d’une part et entre les contrôleurs financiers et les autres corps de contrôle de l’ordre administratif d’autre part, en vue de renforcer leur rôle dans la lutte contre la corruption dans les marchés publics, le faux et la fraude au plan national.
L’adoption de ce décret permet une harmonisation du traitement indemnitaire des Contrôleurs financiers, des Inspecteurs techniques et des Chefs de service de la DG-CMEF.
Le troisième rapport est relatif à un décret portant modification du décret n°2014/PRES/PM/MEF du 19 mai 2014, relatif au régime indemnitaire applicable aux agents publics de l’Etat.
L’adoption de ce décret permet d’octroyer une indemnité vestimentaire au personnel du cadre diplomatique et consulaire, aux interprètes traducteurs et au personnel recruté ou mis à la disposition du Ministère en charge des Affaires étrangères et de la coopération régionale, en vue de satisfaire à certaines exigences de la profession.
Le quatrième rapport est relatif à l’extension du bénéfice de l’indemnité de responsabilité financière aux agents du Ministère de l’Economie et des Finances qui n’en bénéficiaient pas.
L’adoption de ce décret permet de rétablir dans leur droit les agents dudit ministère.
II. AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA SECURITE SOCIALE
Le Conseil a adopté un décret portant modalité de reversement du personnel du cadre paramilitaire des Eaux et forêts.
Ce décret vient en application de la loi N° 063-2015/CNT du 15 septembre 2015 portant statut personnel du cadre paramilitaire des Eaux et forêts.
Son adoption permet de disposer d’une base légale pour la mise en œuvre du statut du personnel du cadre paramilitaire des Eaux et forêts et la motivation dudit personnel.
III. AU TITRE DU MINISTERE DES ENSEIGNEMENTS SECONDAIRE ET SUPERIEUR
Le Conseil a adopté deux (02) décrets
Le premier décret est relatif au changement d’appellation de l’université de Ouagadougou.
L’université de Ouagadougou créée le 19 avril 1974, change de dénomination et prend le nom de l’université Ouaga I professeur Joseph KI-ZERBO.
L’adoption de ce décret permet d’immortaliser le professeur Joseph KI-ZERBO, premier professeur agrégé en Histoire de l’Afrique occidentale Française.
Le second décret porte élargissement de l’indemnité spécifique aux personnels administratif technique, ouvrier et de soutien (ATOS) des universités publiques, de l’Institut des sciences (IDS) et aux personnels du Centre nationale des œuvres universitaires (CENOU).
L’adoption de ce décret permet d’octroyer à l’ensemble de ces personnels l’indemnité spécifique, dans un souci d’égalité et d’équité dans le traitement salarial.
II.COMMUNICATIONS ORALES
II.1. Le ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation a fait au Conseil une communication relative à la cérémonie d’investiture du Président du Faso nouvellement élu, Son Excellence Monsieur Rock Marc Christian KABORE.
La cérémonie prévue pour le 29 décembre 2015, au palais des sports de Ouaga 2000, en présence de Chefs d’Etat de la sous région et d’autres invités de marque, consacrera le retour à une vie constitutionnelle normale après 13 mois de Transition.
Le Ministre de la Communication,
Chargé des Relations avec le Conseil National de la Transition,
Porte-parole du Gouvernement
La justice militaire a animé, ce mercredi 23 décembre 2015 à Ouagadougou, une conférence de presse. Il est revenu sur les suites du putsch manqué du général Gilbert Diendéré.
Le directeur national de la justice militaire, Sita Sangaré a avancé que 52 personnes ont été inculpées dans le cadre du putsch manqué des 16 et 17 septembre dernier. 43 sont détenus par les services de la justice, 4 non détenus et 5 autres sous mandat d’arrêt international. Il s’agit en l’occurrence de Régis Koussoubé, Fatoumata Diendéré née Diallo, Karim André Traoré, Moussa Nebié et Minata Guelwanré.
Au nombre des inculpés du putsch manqué, on dénombre également 3 femmes inculpées dont 2 civils et une militaire.
La justice militaire a annoncé, ce mercredi 23 décembre 2015, que le Burkina Faso va transmettre « incessamment » à la Côte d’Ivoire la demande d’extradition de l’ex-président Blaise Compaoré, visé par un mandat d’arrêt international pour son rôle présumé dans l’assassinat du capitaine Sankara.
Selon le directeur de la justice militaire, le colonel Sita Sangaré, le
dossier d’extradition de Blaise Compaoré est en train d’être monté.
Puis, il a dit que le mandat d’arrêt, émis le 4 décembre, a été notifié à Interpol et transmis également par le canal diplomatique via le ministère en charge des Affaires étrangères.
Cela étant, le lieutenant-colonel a signalé que la Côte d’Ivoire peut éventuellement refuser cette extradition, en se tablant sur la peine de mort, requise pour complicité d’assassinat par le code pénal burkinabè.
Le président déchu est inculpé d’attentat contre la sûreté de l’Etat, complicité d’assassinat et complicité de recel de cadavre.
L’ex-lieutenant-colonel Edouard Nshimirimana, un ancien haut gradé de l’armée burundaise, a annoncé pour la première fois, la naissance d’une nouvelle rébellion destinée à chasser le président Pierre Nkurunziza du pouvoir.
Ce nouveau mouvement s’appelle: » Les Forces républicaines du Burundi » (Forebu). Il revendique la dignité des forces de sécurité et le respect des accords de paix d’Arusha qui avaient consacré le partage du pouvoir entre Tutsi et Hutu.
Edouard Nshimirimana affirme représenter les corps de défense et de sécurité burundais qui ont fui les rangs de l’armée et de la police officielle, depuis la réélection de Pierre Nkurunziza. Et il dit être basé dans la province du Bujumbura rural, à la tête d’un important groupe armé.
Le tribunal militaire a convoqué, le lundi 21 décembre 2015 à Ouagadougou, les représentants des familles des victimes et le général Gilbert Diendéré et ses co-accusés, pour la restitution des résultats sur les tests ADN de l’ancien président Thomas Sankara, assassiné le 15 octobre 1987.
A l’occasion, le général Gilbert Diendéré, inculpé d’attentat, assassinat et recel de cadavre, a fait sa première apparition publique.
Il était un plus de 8h30 mn que l’ancien patron du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) Gilbert Dendiéré est descendu du mini bus, couleur vert olive. Il était vêtu d’une tenue civile, tout comme les autres co-accusés qui le suivaient. Ils ne portaient pas tous des menottes.
Gilbert Dendiéré a perdu sa superbe. C’est un homme qui a perdu quelques kilogrammes. Le visage maussade et blême, il ne souriait pas et il ne semblait pas aussi triste. Il semblait en un mot indifférent.
Ce général putschiste Gilbert Dendiéré est inculpé pour meurtre et recel de cadavres.