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LE SYNAPAP EXIGE L’AUDIT DU CONSEIL NATIONAL DE LA TRANSITION

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Le Syndicat autonome du personnel de l’administration parlementaire (SYNAPAP) a publié une déclaration dans laquelle il exige, entre autres, un audit du Conseil national de la transition (CNT). Lisez plutôt!
CNT

Depuis l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014, une transition politique s’est ouverte dans notre pays et a donné lieu à la mise en place d’institutions démocratiques. Fondée essentiellement sur la Charte du 27 novembre 2014 et sur la Constitution du 11 juin 1991, cette transition devait, principalement, conduire le pays vers des élections démocratiques tout en moralisant la vie politique, économique et sociale.
C’est dans ce contexte qu’a été mis en place le Conseil national de la transition (CNT), comme organe législatif, en remplacement de l’Assemblée nationale désavouée.

Le rappel de cette parenthèse importante de l’histoire de notre peuple s’avère important pour le Syndicat autonome du personnel de l’administration parlementaire (SYNAPAP). C’est dans ce contexte national que les quatre-vingt-dix (90) députés du CNT furent désignés pour « voter la loi, consentir l’impôt et contrôler l’action gouvernementale ».

Dès les premiers instants de la Transition, le SYNAPAP s’est investi, dans un esprit patriotique, à mobiliser les travailleurs du Parlement en vue d’accompagner les nouveaux députés pour une œuvre législative de qualité. Ainsi, durant les treize (13) mois de transition, de laborieux agents du CNT ont accompagné les autorités du CNT ainsi que l’ensemble des députés d’une part, en les initiant au travail parlementaire et d’autre part en les conseillant en vue d’éviter tous obstacles de nature à entraver leur mission.
Toutefois, les autorités du CNT ont paradoxalement opposé à la bonne foi et au sens élevé du patriotisme des agents, un mépris sans précédent quant au respect des droits les plus élémentaires des travailleurs.
Le SYNAPAP prend l’opinion nationale et internationale à témoin quand à la dégradation sous l’ère CNT des droits du personnel parlementaire et un profond recul de l’effort de construire une véritable Fonction publique parlementaire. Ainsi, par la présente déclaration, il entend dénoncer le mépris affiché par les autorités du CNT face aux préoccupations du personnel ainsi que des vagues de recrutements faits par ces autorités que le SYNAPAP qualifie d’irrégulières.

• Des vagues de recrutements irréguliers
En rappel, le CNT est une institution publique de l’Etat dotée d’une Fonction publique à l’instar du gouvernement et des collectivités territoriales. Ces trois fonctions publiques obéissent, dans leur fonctionnement, à des règles de recrutement fondées sur l’égalité d’accès aux emplois publics en vue de promouvoir la méritocratie.
C’est justement cette vision qui est consacrée à l’article 11 de la Résolution n°2011 qui dispose sans ambiguïté que : « L’accès aux emplois de la Fonction publique parlementaire est ouvert à égalité de droit, sans distinction aucune, à tous les Burkinabè remplissant les conditions requises pour chaque emploi postulé».
Or, pendant les treize mois de transition, les autorités du CNT ont procédé à des vagues de recrutements en violation totale des règles en la matière. En effet, l’article 14 de la Résolution précitée précise que :« L’accès à la Fonction publique parlementaire se fait sur concours ou sur test. L’admission sur titre est exceptionnelle. » Et l’alinéa 3 d’ajouter que : « Il ne peut être dérogé au principe de recrutement par concours que de façon exceptionnelle et en application des textes en vigueur »
Au regard de ces dispositions, le SYNANAP émet des inquiétudes légitimes sur le recrutement de la trentaine d’agents publics, par le CNT, qui n’a respecté aucune des dispositions prévues à cet effet.
Du reste, ses inquiétudes sont d’avantage justifiées car il y a là le risque d’ériger des précédents dangereux en règles de recrutement préjudiciables à l’intégrité des agents et de l’institution parlementaire dans son ensemble.

L’admission sur titre qui est l’exception ne saurait être la règle compte tenu du nombre d’agents recrutés par le CNT. Pire, ces agents sont irrégulièrement recrutés et sont nommés à des emplois sans respect des principes du stage probatoire ni de leurs obligations vis-à-vis du service national pour le développement (SND).
Comment un Parlement, né sur les cendres chaudes de l’injustice du régime déchu et sensé consacrer de bonnes pratiques, peut-il astreindre toute une nation aux lois dites emblématiques qu’il adopte tout en se dérobant lui-même à leur application notamment en matière de recrutement ? Cette situation est inacceptable au regard de l’esprit qui a prévalu lors de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014. Pour le SYNAPAP, les autorités du CNT auraient pu procéder à la publication des emplois à pourvoir et ouvrir une compétition à travers des concours afin de recruter les candidats les plus méritants.
Le CNT a recruté en un an, et sans concours ni test, plus qu’une législature de cinq ans et ce, depuis 1992. Le SYNAPAP est d’autant plus surpris de ce comportement paradoxal des autorités du CNT qui, dès leur arrivée avaient jugé pléthorique l’effectif des agents publics du Parlement. De plus, l’administration parlementaire compte tenu de son étroitesse et donc d’une perspective de carrière réduite, méritait que les autorités « révolutionnaires » du CNT valorisent ses compétences internes.

• Du mépris sans précédent des droits les plus élémentaires des agents publics du CNT
Pendant ce qui est convenu d’appeler désormais l’ère CNT, les agents ont vu leurs droits élémentaires foulés au sol sans coût férir. Au nombre de ces droits, il y a le droit au congé administratif, à la formation et la nécessité de relire la Résolution qui régit le statut du personnel parlementaire.
Concernant le droit au congé administratif des agents. Les autorités du CNT ont opposé un niet catégorique à ce que le personnel puisse jouir de son congé au titre de l’année 2015. En effet, elles avancent comme raison « les exigences de la session unique parlementaire » et ont obligé tous les agents à travailler douze (12) mois plein sans congé.

Le SYNAPAP pense que si la session unique parlementaire était pressentie être plus laborieuse pour les travailleurs compte tenu des contraintes particulières auxquelles ceux-ci feront face en cette période, il appartenait à l’administration d’établir un calendrier clair de jouissance du droit au congé des agents en tenant compte des nécessités de service.
Il n’appartient pas aux autorités du CNT, de prendre la décision de refuser arbitrairement et unilatéralement un droit constitutionnellement reconnu aux travailleurs.
De plus, la Résolution n°2011-02/AN/BAN/PRES du 22 juin 2011 portant régime juridique applicable aux emplois et aux agents de la Fonction publique parlementaire se veut on ne peut plus claire en ses articles 44 et 45 qui respectivement disposent que : « Les agents de la Fonction publique parlementaire ont droit à un congé administratif de trente jours consécutifs avec traitement ou salaire, pour onze mois de services accomplis. » « Le congé administratif est obligatoire pour l’agent de la Fonction publique parlementaire. Il constitue un droit qu’aucune sanction encourue par l’agent ne peut remettre en cause ».
A l’évidence, les autorités du CNT se sont illégalement refugiées derrière des arguments funestes d’« exigences de la session unique parlementaire » pour royalement et méprisamment violer le droit au congé administratif des travailleurs au titre de 2015.

En outre, la situation de transition dans laquelle se trouve notre pays ne saurait être un motif pour refuser le congé aux seuls agents de l’administration parlementaire.
S’agissant du droit des agents à la formation, le SYNAPAP tient d’emblée à rappeler les principes en la matière. En effet, la formation des agents publics en cours d’activité est prévue pour permettre à l’administration de recycler, spécialiser ou perfectionner ses agents en vue de relever les défis qui se présenteraient à elle.

C’est dans cette optique que l’article 43 de la Résolution précitée dispose que : « Les agents de la Fonction publique parlementaire bénéficient de promotions dans les conditions précisées par le régime juridique spécifique, qui leur est applicable. Ils ont droit, dans les mêmes conditions, à la formation, à la spécialisation et au perfectionnement en cours d’emploi. »
Dans le but de rendre effective la formation des agents du Parlement, un crédit est ouvert chaque année à cet effet. Pour l’exercice 2015, il a été ouvert dans le budget du CNT, un crédit d’un montant de cent millions (100 000 000) francs CFA.
Contre toute attente, et curieusement, jusqu’à nos jours les autorités du CNT n’ont consenti la moindre formation sur cette ligne au profit du personnel malgré l’existence d’un Plan de formation.
Le SYNAPAP s’insurge contre le sabotage de la capacité opérationnelle des agents du Parlement par les autorités du CNT et demande des justificatifs sérieux sur la destination de ce crédit destiné à couvrir la formation du personnel au titre de 2015.

Quant à la nécessité de relire la Résolution n°2011-02/AN/BAN/PRES du 22 juin 2011 portant régime juridique applicable aux emplois et aux agents de la Fonction publique parlementaire, le SYNAPAP réitère son engagement dans ce sens pour deux (02) principales raisons :

La première est relative à la relecture récente de la loi n°013/98/AN du 28 avril 1998 portant régime juridique applicable aux emplois et aux agents de la Fonction publique gouvernementale. En effet, cette relecture a consacré de nombreuses innovations et avantages au profit des agents publics.
Or, la Résolution n°2011-02/AN/BAN/PRES du 22 juin 2011 portant régime juridique applicable aux emplois et aux agents de la Fonction publique parlementaire qui a été fortement inspirée par la loi n°013 mérite d’avantage une relecture ne serait-ce pour prendre en compte les différentes évolutions et avantages consacrés au niveau de la Fonction publique gouvernementale au profit des agents du parlement qui sont des agents publics de l’Etat.
Malheureusement, depuis la relecture de la loi n°013 par le CNT lui même, ses autorités ne se sont guère souciées du sort des agents qui les accompagnent dans leurs tâches quotidiennes. Quand on sait que la nouvelle loi qui consacre le statut général de la Fonction publique d’Etat produira ses effets à partir du 1er janvier 2016, il paraît plus qu’urgent pour les autorités du CNT d’initier cette relecture par la mise en place d’une commission dont les travaux seront entérinés par les autorités parlementaires à venir.
La deuxième raison qui milite en faveur de la relecture de la Résolution n°2011 est la précarité et l’insécurité des emplois de la Fonction publique parlementaire. En effet, compte tenu des soubresauts et contingences sociopolitiques auxquels est confrontée l’institution parlementaire, de façon plus directe, le SYNAPAP estime nécessaire de sécuriser les emplois de la Fonction publique parlementaire par voie législative.
En clair, le régime juridique des emplois et des agents doit être régis par une loi et non par une résolution. Cette dernière est purement interne au Parlement et ne saurait survivre à lui en cas de dissolution par exemple. Cette vision devrait utilement être prise en compte par la commission qui sera mise en place pour la relecture.

De tout ce qui précède, le SYNAPAP :
• exige un audit de la gestion administrative et financière du CNT ;
• exige l’octroi des congés administratifs aux agents au titre de 2015 ou l’autorisation par l’administration de jouir de ce congé en janvier 2016 à défaut, le versement de l’équivalent d’un mois de traitement net pour compenser le refus ;
• exige la mise en place de la commission de relecture de la Résolution n°2011-02/AN/BAN/PRES du 22 juin 2011 portant régime juridique applicable aux emplois et aux agents de la fonction publique parlementaire afin de sécuriser les emplois des agents publics du Parlement ;
• exige des justificatifs sérieux et pertinents sur le manque de formation du personnel au titre de 2015 malgré la prévision de ressources à cet effet.
Le SYNAPAP appelle ses militantes et militants à rester mobiliser pour la satisfaction complète des préoccupations du personnel du parlement.
« Plus rien ne doit être comme avant », même pour ceux qui estiment qu’ils sont venus corriger les dérives de l’ancien régime.

Ouagadougou le 28 décembre 2015

Pour le SYNAPAP
Le Bureau exécutif
bakambire@yahoo.fr

Investiture de Roch C. Kaboré: Salvador Yaméogo auditionné

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Un candidat malheureux à la présidentielle de novembre 2015, Salvador Yaméogo, frère cadet de Hermann Yaméogo a été auditionné par les forces de sécurité, ce 26 décembre 2015 à Ouagaougou.

yameogo
Le président du Rassemblement des démocrates pour le Faso(RDF) aurait fait une déclaration selon laquelle l’investiture du président du Faso, prévue pour ce 29 décembre 2015, n’aura pas lieu.

Après son audition, l’homme politique a été relâché, dans la mesure où les propos à lui reprochés n’ont vraisemblablement pas été confirmés.

Burkinademain.com

Jeux de pouvoir dans le futur parlement : Le PAREN soutiendra Roch

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Tahirou Barry, président du PAREN

Les choses se précisent sur le rôle du Parti de la renaissance nationale (PAREN) dans le nouveau régime. Le parti de Laurent de Bado qui semblait résolument engagée dans la rupture totale pendant la campagne électorale, fera partie de la future majorité parlementaire.

Cela peut paraître surprenant à priori, surtout si l’on s’en tient aux discours de la campagne : le nouveau président élu du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré pourrait compter les deux élus du renaissance nationale (PAREN) pour faire passer ses lois à l’Assemblée nationale. Le parti que dirige Tahirou Barry fait en effet parti fait partie d’un groupe parlementaire ‘’Burkindlim’’ qui se réclame de la majorité et dont l’annonce de la création a été faite ce lundi à Ouagadougou.

Le président Roch Marc Kabore pourra compter sur le PAREN pour faire passer ses loi à l'Assemblée nationale
Le président Roch Marc Kaboré pourra compter sur le PAREN pour faire passer ses lois à l’Assemblée nationale

L’on disait le fondateur du parti, Laurent Bado, opposé à cette éventualité. Que s’est-il passé pour que ce rapprochement avec le nouveau pouvoir ait lieu ? Nous y reviendrons.
Outre le PAREN, le groupe parlementaire comprend aussi l’UNIR/PS, le PDS/Metba, le MDA, le NTD, l’ODT, et le RDS. Si ces rapprochements se confirment, Roch disposera d’une majorité confortable d’au moins 69 députés dans la future assemblée nationale.

Martin Philippe
Burkinadeamain.com

Fin de la Transition au Burkina : L’heure du bilan pour les autorités sortantes

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Le président Michel Kafando livrera encore un discours historique

La Transition burkinabè en place depuis novembre 2014, touche à sa fin avec l’investiture attendue ce 29 décembre 2015, du nouveau président élu du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré. A l’occasion de cette fin de la Transition, son président, Michel Kafando, s’adressera, ce lundi 28 décembre, à la Nation, sur le coup de 20 h GMT.

Le président Michel Kafando livrera encore un discours historique
Le président Michel Kafando livrera encore un discours historique

La transition au Burkina Faso joue ses dernières heures. En effet, dans quelques heures, le nouveau président élu, Roch Marc Christian Kaboré, prendra officiellement les rênes du pouvoir.
Dans cette perspective, le président sortant, le président de la Transition, Michel Kafando, s’adressera ce lundi à la Nation. Il devrait s’agir dans cette adresse du président Kafando, du bilan de la Transition et des vœux pour les nouvelles autorités. Comme il en a l’habitude, kafando va tenter de livrer un discours historique.
Isaac Yacouba Zida a confirmé avoir été consulté pour le poste d'ambassadeur aux USA
Isaac Yacouba Zida a confirmé avoir été consulté pour le poste d’ambassadeur aux USA

Dans cet exercice de prendre date avec l’histoire, Michel Kafando, n’est pas seul. Les deux autres hauts personnages de la Transition que sont le Premier Isaac Yacouba Zida et le président du Conseil national de la Transition Chérif Sy ont également multiplié ces dernières heures les actes symboliques.

Le Premier ministre Zida a remis sa lettre de démission au Président Kafando qui l’a naturellement acceptée. Il a également tenu une conférence de presse bilan de son gouvernement au cours de laquelle il a reconnu avoir été consulté pour une nomination comme ambassadeur aux Etats-Unis mais qu’en dernier ressort il attendait la décision finale du nouveau président.

Le président Chérif Sy a lui aussi dressé un bilan satisfaisant du Parlement de la Transition
Le président Chérif Sy a lui aussi dressé un bilan satisfaisant du Parlement de la Transition

De son côté, Chérif Sy et ses collègues du CNT ne sont pas restés les bras croisés. Ils se sont par exemple rendus au cimetière municipal de Gounghin pour rendre un hommage aux martyrs de l’insurrection populaire.
Sy lui-même s’est livré à un discours testament, rappelant les difficultés de départ de leur mission, vu que beaucoup de parlementaires n’y étaient pas préparés.
Il a surtout insisté sur le travail abattu par les députés du CNT.
 » En termes de statistiques, il est important de noter que la législature de la transition qui s’achève aura été des plus diligentes que nous notre pays ait connue. En guise d’exemple, elle a adopté 106 projets de lois et 4 propositions de loi, soit au total 110 lois. En comparaison avec les autres législatures, l’Assemblée nationale n’avait voté que 27 lois en 2007, 63 en 2008, 66 en 2009, 49 en 2010, 35 en 2011, 68 en 2012, 43 en 2013 et seulement 26 lois jusqu’à la plénière controversée du 30 octobre 2014.
En plus du vote des lois, le Conseil National de la Transition a adopté au cours de cette seule année, 33 Résolutions, initié une Commission d’enquête et adressé 68 Questions au Gouvernement, soit 26 questions orales avec débat, 15 Questions orales sans débat, 11 Questions d’actualité et 16 Questions écrites « .

Au nombre des lois votées au cours de cette riche législature, figurent celles contre la corruption ou le délit de presse.

Martin Philippe
Burkinademain.com

Une nouvelle marque dans les boutiques de vêtement, « Burkimbila_Baa_Beogo »

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Ils sont jeunes; ils sont ambitieux et ont décidé de faire parler d’eux pour la postérité. Encore sur les bancs des universités publiques et privées du Burkina Faso, ils ont lancé une marque de vêtement, le Burkimbila_Baa_Beogo (3B).

BILL

Burkimbila_Baa_Beogo, autrement dit 3B, est une marque de vêtement, fondée à la mi- novembre 2015 à Ouagadougou par cinq jeunes burkinabè, Abdramane Billa , Zakaria Ouédraogo, Rasmane Ouédraogo, Rabiatou Kindo et Illiassa Sawadogo.

Armés de leur détermination et de leur foi, ces jeunes, âgés de moins de 25 ans, ont crée l’enterprise 3B Fashion dont le siège social est à Ouagadougou au secteur 51.

Sont exposés audit siège trois qualités de vêtements: les tee-shirts, les Polo, les Body, ainsi que des casquettes. Les prix oscillent actuellement entre 5 000 Francs CFA et 10 000 Francs CFA. Il en existe de toutes les couleurs (noir, blanc et gris) et de tous les formats (manches longues, manches courtes et sans manches). Il en existe également dans les boutiques de vêtements à Ouagadougou et bientôt sur toute l’étendue du territoire.

Les produits 3B Fashion sont 100% coton et ils portent la griffe des meilleurs couturiers de la capitale burkinabè.

L’un des membres fondateur du groupe, Abdramane Billa a avancé que l’idée est née suite à l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre. Selon lui, 3B veut dire « Burkinabè jusqu’à la mort ». Et le choix des couleurs nationales (rouge, jaune et vert) n’est pas fortuit. Il a expliqué que c’est une façon pour eux de montrer leur attachement au pays qui les a vus naître, le Burkina Faso.

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A travers cette marque, M. Billa a indiqué qu’il s’est agi d’encourager la population à consommer les produits, marque in Burkina, fabriqué par les Burkinabè.

« Notre souhait, c’est que la marque soit reconnue sur le plan international », a signalé M. Billa qui a déclaré qu’il y a des commandes internationales qui ne peuvent être honorées, en raison de la modicité de leurs moyens.

BILL
Abdramane Billa a soutenu que sa société compte se lancer plus tard dans les domaines des chaussures, des sacs et des pantalons. Pas seulement, elle compte exporter ses produits dans la sous-région et le monde entier, d’ici à deux ans.

Anderson Koné

France: la déchéance de nationalité continue de diviser la Gauche

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En France, l’extension de la déchéance de nationalité aux binationaux nés en France suscite toujours des controverse à Gauche. Comme annoncé mercredi, la mesure sera inscrite dans le projet de révision constitutionnelle présentée au Parlement début février.
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Dans le Journal du Dimanche, l’ancien ministre Benoît Hamon a estimé que cette décision va provoquer un schisme au sein du peuple de Gauche et dans la communauté nationale.

Des propos qui s’ajoutent à ceux déjà très critiques de nombreux élus socialistes comme Martine Aubry, la maire de Lille ou Olivier Faure, le porte-parole du Parti socialiste.
Même Julien Dray fait part de son étonnement. Ce proche de François Hollande ne s’explique pas la décision du président. Pour beaucoup de ces élus, non seulement la mesure sera inefficace pour combattre le terrorisme mais surtout elle remettra en cause le droit du sol.

Un vent de fronde qui risque de poser un véritable problème à l’exécutif, car pour faire adopter cette révision constitutionnelle, il lui faut une majorité des trois cinquièmes du Parlement. Et les écologistes et les communistes ont déjà annoncé qu’ils s’opposeraient à ce texte.

« Une partie de la Gauche s’égare au nom de grandes valeurs, en oubliant le contexte, notre état de guerre et le discours du président devant le Congrès. La détermination est totale, nous irons jusqu’au bout et que chacun à gauche en soit bien convaincu…. », déclare le Premier ministre, Manuel Valls.
Une position de fermeté qui risque d’attiser un peu plus les tensions au sein de la majorité, car cette extension de la déchéance de nationalité crée un véritable malaise à Gauche.

Anderson koné

Campagne SNV sur les énergies domestiques : S.A.R. La Princesse Abzeita Djigma-Martens à cœur ouvert

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A ses contemporains, la Princesse Abzeita Djigma-Martens apporte bien plus que son sourire

A l’humanité, Son altesse royale, la Princesse Abzeita Djigma-Martens, apporte bien plus que son sourire gracieux et attachant : la lumière. ‘MAMA-LIGHT®’ la marque des équipements solaires de son Altesse, la lampe solaire ‘MAMA-LGHT®’ dont elle est l’initiatrice et promotrice, font en effet, déjà le bonheur de milliers, voire de millions de personnes dans les quatre coins du monde. Marraine de la campagne de l’Organisation néerlandaise de développement (SNV) sur la problématique énergies domestiques-santé au Burkina Faso ; la Princesse Djigma a bien voulu nous situer sur le sens de sa caution à la présente initiative.

A ses contemporains, la Princesse Abzeita Djigma-Martens apporte bien plus que son sourire
A ses contemporains, la Princesse Abzeita Djigma-Martens apporte bien plus que son sourire

Quelques minutes seulement d’échanges avec elle via Skype nous ont suffi pour savoir que Son Altesse Royale, Abzeita Djigma-Martens qui vit au pays Bas, était la personne indiquée pour parrainer la campagne de sensibilisation de l’Organisation Néerlandaise de Développement (SNV) sur la problématique énergies domestiques-santé. Ingénieur spécialisée en énergie solaire, Son Altesse Djigma est manifestement une Ambassadrice infatigable de l’accès des populations aux énergies propres.

Elle a souffert tout- petite de la pollution

La vocation de l’énergie de la Princesse n’a d’égale que son engagement à satisfaire les besoins énergétiques de ses contemporains ; elle qui a été aussi victime, dans une autre vie dans son Burkina natal, des effets néfastes du bois de chauffe à la cuisine.

«Quand j’étais tout petite, j’ai souffert de la pollution intérieure des cuisines. J’ai des poumons fragilisés du fait de cette pollution. On a fait des devoirs à la lampe tempête avec tous les conséquences que vous connaissez. Aujourd’hui, je ne fais pas de bénéfices sur les lampes solaires MAMA-LIGHT®’. C’est ma façon aussi de contribuer au niveau des populations rurales et permettre à nos élèves, à nos petits enfants de pouvoir étudier dans de bonnes conditions. La technologie existe, si nous n’agissons pas, c’est que nous sommes des criminels», confie-t-elle avec son sourire facile.

Dans le cadre de l’Initiative MAMA-LIGHT® for Sustainable Energy et d’autres initiatives, la question des emplois au profit des femmes et des jeunes, de la protection de l’environnement, et celles de la modernisation et de la transformation du secteur informel en secteur formel sont aussi des enjeux importants à prendre à compte, selon la PDG Djigma-Martens.
Par ailleurs, il est réconfortant pour les jeunes Burkinabè et africains porteurs de projets, de savoir que l’Initiative MAMA-LIGHT® for Sustainable Energy a été sectionnée, lors de « Solutions Summit »-Sommet des Solutions- organisé par la Maison Blanche lors de l’adoption, au siège des Nations Unies à New York, des Objectifs du Développement Durable (ODD), comme projet pertinent pour l’atteinte des ODD. Portée par une Burkinabè, une africaine décomplexée, l’initiative MAMA-LIGHT® for Sustainable Energy fait quelque part la fierté du Burkina Faso et de l’Afrique, avec notamment le mérite de faire partie de la shortlist de 14 projets sélectionnés sur un total de 838 projets enregistrés pour cette compétition internationale de projets porteurs pour le développement durable.

Son Altesse Abseita Djigma, une  ambassadrice infatigable de l’accès des populations aux énergies propres
Son Altesse Abzeita Djigma, une ambassadrice infatigable de l’accès des populations aux énergies propres

Heureuse d’être associée à la campagne

Initiatrice et promotrice de la lampe solaire ‘MAMA-LGHT®’utilisées dans plusieurs pays du monde dont le Mali, d’où l’initiative heureuse est partie ; la Princesse n’a caché nullement sa joie d’être associée à la présente campagne de sensibilisation visant un meilleur accès des femmes aux énergies domestiques propres, facteur de santé maternelle et infantile.
Dans le cadre de cette campagne, plusieurs activités ont été menées dans toutes les 13 régions du Burkina Faso du 15 novembre au 26 décembre 2015. Elles vont des émissions radiophoniques et télévisuelles aux animations grand-public en passant des conférences-débats en milieux scolaire et sanitaire, des distributions de flyers et de grandes affiches, et des séances de sensibilisation dans les marchés et lieux publics. Ces activités ont été pilotées dans chaque région par les Organisations de la société civile (OSC) impliquées dans la mise en œuvre du projet de Renforcement des capacités de la société civile pour la mise en œuvre de l’Initiative Energie Durable pour Tous (OSC/SE4LL).

«Nous avons là une excellente initiative de la SNV qui est une si grande organisation internationale de développement reconnue et dont le travail est apprécié de tous. C’est un bon point. La problématique mère-enfant est vraiment le point d’entrée parce qu’en Afrique, quel que soit alpha, nos familles sont basées sur la maman, la pierre angulaire. Si nous impliquons les femmes dès le démarrage, on est sûr que nous allons atteindre les objectifs», se félicite-t-elle. Et de saluer l’approche de la SNV qui a consisté à impliquer d’autres acteurs dans la campagne, à savoir des acteurs des médias, notamment les membres de l’association Journalistes et Communicateurs pour les Energies et le Développement Durable (JED). «Cela permet de créer une synergie et d’apporter une plus-value», assure la Présidente Directrice Générale de AbzeSolar SA.

Entre Princesse Djigma et la cuisine au solaire, c’est une affaire de longue date. «C’est ma grand-mère qui m’a initié à l’énergie solaire alors qu’elle n’a pas été à l’école. Elle m’a apprise une technique que même lorsque je l’explique à de grands ingénieurs aujourd’hui, ils sont étonnés : prenez un pain complètement sec et un plastique blanc ; humectez un peu le pain et mettez-le au soleil. Je vous assure qu’il devient comme un pain frais qui vient de sortir du four», a-t-elle conclu. Comme quoi, la connaissance technique n’est pas seulement, se convainc-t-elle, une affaire d’école.
Pour plus d’informations sur l’engagement de S.A.R. La Princesse Abzeita Djigma-Martens sur la question de l’accès aux énergies renouvelables, visiter www.abzesolar.com

Yiwoh Badoh
Burkinademain.com

Protection de l’environnement : Quand l’ambassade américaine révèle le talent artistique de jeunes burkinabè

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Les jeunes artistes

Dans le cadre de l’implication de la jeunesse sur la problématique de la protection de l’environnement et du développement durable ; l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Ouagadougou a organisé une compétition de posters au profit des élèves et étudiants de Ouagadougou.

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Les jeunes scolaires ont fait preuve de créativité

La présente compétition dont l’objectif était de sensibiliser le public sur les enjeux et les défis environnementaux a été couronnée par une cérémonie d’exposition desdits posters le jeudi 17 décembre 2015 à la résidence du premier conseiller de l’ambassadeur, David Young, en présence de l’ambassadeur Tulinabo Mushingi.

Au total, ce sont 49 affiches de jeunes Burkinabè (des élèves et des étudiants) qui été exposées ce 17 décembre 2015 à la résidence de David Young, premier conseiller de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique au Burkina Faso. Une exposition qui est le résultat d’une initiative de l’ambassade des USA sur la protection de l’environnement. David Young a souhaité la bienvenue aux participants à l’exposition.

Tout en paraphrasant les messages du président Obama lors de la COP21, le premier conseiller de l’ambassade des USA au Faso a interpellé les jeunes sur leurs responsabilités dans la protection de l’environnement, félicitant ceux qui ont pris part à la présente compétition.

Visiblement, les œuvres exposées étaient de belle facture au point que le travail de classement des concurrents fut très difficile les deux membres du jury en l’occurrence Cyprien Kondi et son collègue américain.

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Jules César Bambara, le grand vainqueur du concours

Le vainqueur est un pensionnaire de l’INAFAC

Pour le présent concours, c’est Jules César Bambara qui est arrivé en tête du classement.
«Je suis très content et remercie l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique qui nous permet de nous exprimer. Je m’attendais à être parmi les trois premiers, mais pas premier. Je suis donc plus que comblé », confie-t-il.
Bambara est pensionnaire de l’Institut national de formation artistique et culturelle (INAFAC) où il a passé trois ans pour se former. Une formation qui lui vaut aujourd’hui plusieurs lauriers. Il vient de rentrer du Bénin où il a été également lauréat d’un concours artistique.

L'ambassadeur Tulinabo Mushingi et la star Alif Naaba ont rehaussé de leur présence l'exposition
L’ambassadeur Tulinabo Mushingi et la star Alif Naaba ont rehaussé de leur présence l’exposition

Au total 20 affiches été récompensées au présent concours. Les trois premiers lauréats dont Ismaël Derra (2e au classement) et W. Phineas Pitroipa (3e classement), ont reçu des prix spéciaux composés d’une inscription au centre américain de langues et des ouvrages. Les 17 autres prix sont composés de livres.

En outre, pour témoigner sa reconnaissance et ses encouragements aux jeunes artistes, l’ambassade leur a décerné des certificats de participation. Ils ont aussi bénéficié de gadgets et de clés USB.
Alif Naaba, qui a chanté sur la protection de l’environnement, était invité spécial de l’exposition.

Tim-Bnooma Kiswendsida Augustin Nana (Collaborateur)
Burkina Demain

Enseignement supérieur : L’UO enfin baptisée Joseph Ki-Zerbo

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Nouvelle plaque de l'UO portant le nom Ki-Zerbo

C’est certainement l’une des décisions majeures du dernier du conseil des ministres du gouvernement de Transition tenu ce mercredi 23 décembre 2015. Il s’agit de la décision de changement de dénomination de l’université de Ouagadougou qui devrait désormais s’appeler Université Ouaga I Joseph Ki-Zerbo.

Alors que le débat sur les chances d’aboutir du mandat d’arrêt international lancé contre l’ancien président Blaise Compaoré bat son plein, voilà que le gouvernement de transition vient de prendre une autre décision aussi populaire mais moins polémique. Il s’agit du changement de la dénomination de l’université de Ouagadougou qui s’appelle désormais, Université Ouaga I Joseph Ki-Zerbo.
En effet, la question du baptême de l’université de Ouagadougou du nom du célèbre historien s’est souvent invitée dans les débats. Mais, compte de l’opposition farouche de l’intéressé à l’ancien régime, celui-ci n’avait jamais osé, à ce qu’on disait, franchir le pas. Et les partisans du Professeur avaient fini de son vivant par se faire à l’idée selon laquelle «Nul n’est prophète chez soi».
Et quand le 4 décembre 2006, Joseph Ki-zerbo passa l’arme à gauche à l’âge de 84 ans, la question a encore refait surface sans être concrétisée.

Joseph Ki-Zerbo, premier agrégé d'histoire
Joseph Ki-Zerbo, premier agrégé d’histoire

Aujourd’hui, c’est le gouvernement de Transition soucieux de répondre aux aspirations populaires qui vient de baptiser l’UO Université Ouaga I Joseph Ki-zerbo. A l’image de l’Université Cheick Anta Diop à Dakar, du nom de cet autre grand historien de l’Afrique.
La présente décision du gouvernement intervient quelques jours après le décès de l’épouse de l’émérite professeur d’histoire, Jacqueline Ki-Zerbo.
Pour rappel, Joseph Ki-Zerbo est le premier professeur agrégé en Histoire de l’Afrique occidentale française. Après avoir passé son baccalauréat à Bamako, il suit des études d’histoire à Paris. Il soutient sa thèse de doctorat à l’Institut d’études politiques de l’université de Paris. Joseph Ki-Zerbo devient professeur des universités. Il est l’un des plus grands penseurs de l’Afrique contemporaine. Il enseigne à Orléans, à Paris puis à Dakar en 1957. Joseph Ki-Zerbo va renouveler avec le Sénégalais Cheikh Anta Diop les études sur l’histoire de l’Afrique.

Martin Philippe
Burkinademain.com

Une tentative de libération des auteurs du coup d’état échoue

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Les forces de défense et de sécurité ont déjoué une tentative de libération des détenus de la Maison d’arrêt et de correction des armées (MACA) où sont incarcérés les généraux Gilbert Diendéré et Djibril Bassolé, rapporte la radio Omega.
ARMEE

A en croire Omega, les conspirateurs étaient à la phase de planification et il s’agirait d’éléments de l’ex Régiment de sécurité présidentielle (RSP) affectés dans les différentes casernes du Burkina Faso.

Les sources, arguant qu’elles ne sont pas surprises, avancent que des signes étaient visibles avant les élections couplées du 29 novembre dernier.

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