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PSUT : déblocage de 25 milliards de F. CFA en violation flagrante des procédures

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Dans cet écrit, un cadre du ministère de l’économie et des finances, Pamoussa Joanny Kaboré, administrateur des services financiers de son état, fait savoir qu’il ne comprend pas que le gouvernement de la transition a privilégié les procédures de gré à gré ou par entente directe pour lancer le Programme socio-économique d’urgence de la transition (PSUT). Il souhaite comprendre les véritables motivations des autorités. A propos, il souhaite que le Premier ministre
s’en explique. Lisez plutôt!

PAMOUSSA

Le conseil des ministres lors de sa séance du 16 mars 2015 a adopté un décret portant création et exécution d’un Programme socio-économique d’urgence de la transition (PSUT), d’un coût global de 25 milliards FCFA. Ce programme est financé par des crédits obtenus suite à la réduction du train de vie de l’Etat ; il vise le bien-être des populations, notamment par la création de richesses au niveau des couches vulnérables entre autres pour :
-la création de 10 000 unités économiques au profit des jeunes qui généreront 30 000 emplois, soit 3 emplois par unité socio-économique ;
-la construction d’infrastructures universitaires dont deux amphithéâtres de 2 500 places à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso ;
-la construction de 75 complexes scolaires ;
-la construction de 80 centres de santé et de promotion sociale (CSPS).

Quelle idée géniale pour le gouvernement de la transition !
En effet, le Burkina Faso est un pays agricole où tout est urgent et prioritaire. En effet, 55 ans après l’indépendance, nos élites et celles politiques en particulier se sont servis au lieu de servir l’Etat, au lieu de servir le bien public. Les évènements historiques que notre pays a traversés ont toujours eu une cause économique.

Le 03 janvier 1966, c’est en recherchant des solutions aux conséquences de la gestion scandaleuse des finances publiques que le Président Maurice YAMEOGO a été chassé du pouvoir par une insurrection populaire.
En effet, il envisageait comme mesure entre autres, la réduction de 20% des salaires des fonctionnaires.

Les 30 et 31 octobre 2014, le pouvoir de Blaise COMPAORE a été balayé par son entêtement à vouloir coûte que coûte modifier l’article 37 de la constitution pour entamer un pouvoir à vie. C’est vrai, mais ce que nous oublions le plus souvent, c’est que les burkinabè sont aussi descendus massivement dans les rues pour exprimer leur ras-le-bol sur la mauvaise gestion des fonds publics, les injustices, l’impunité dont jouissaient les grands voleurs de l’Etat à travers plusieurs délits financiers tels que la concussion, la corruption, le trafic d’influence et la prise illégale d’intérêt.
Résumons en disant que la mauvaise gestion des fonds publics a toujours été l’une des causes de ces différents remous sociaux.
Dans ces conditions, quelle appréciation peut-on apporter sur le PSUT et son exécution ?

I- Le PSUT en tant que programme gouvernemental
A ce niveau, il ne revient pas aux techniciens que nous sommes de remettre en cause la volonté d’un gouvernement, fut-il de transition d’élaborer et d’exécuter un programme pour sortir notre pays des difficultés qu’il connait. Chômage de masse, extrême pauvreté des populations, santé précaire…

En 2014, le Burkina Faso est classé 181ème/187 pays dans le rapport 2014 du PNUD sur le développement humain.
Le gouvernement met en exécution son programme en violant le dispositif juridique mis en place en vue d’assurer la qualité des ouvrages et la maîtrise des délais. C’est là que le bas blesse.

II- L’exécution du PSUT
II1 Dispositif juridique pour l’exécution des dépenses publiques.
Gouverner c’est dépenser. L’Etat et les autres organismes publics effectuent des dépenses tout comme les particuliers. Ces dépenses importantes visent la satisfaction de l’intérêt général.

Cet écrit porte sur les dépenses d’investissement qui devraient faire l’objet comme les autres dépenses d’ailleurs, d’une attention particulière de la part des gouvernants.
En effet, le budget est l’instrument privilégié d’intervention dans le domaine économique et social au service de la puissance publique.
C’est pourquoi l’exécution de la dépense publique est soumise à des procédures rigoureuses dans le but :
a°) d’assurer la satisfaction des besoins d’intérêt général exprimé au moindre coût, tout comme vous et moi.
En effet, il a été constaté que les administrations laissées à elles-mêmes, sans contrôle, deviennent des êtres irrationnels quand elles dépensent. Il a été constaté que les administrations achètent des produits de piètre qualité à des coûts exorbitants.
b°) de promouvoir les valeurs de rigueur, de probité, de transparence et d’efficacité dans la gestion des affaires publiques ;
c°) d’assurer le principe d’égalité des citoyens devant les avantages qu’offre la puissance publique.
En effet, n’oublions pas que par le biais des marchés publics, l’Etat et les autres organismes publics transfèrent des centaines de milliards aux cocontractants de l’administration publique. Il est juste et bon que les meilleurs, ceux qui rempliront les conditions préalablement fixées et publiées soient choisis. C’est une question d’égalité de tous les citoyens devant les avantages qu’offre l’Administration.
C’est la raison d’être des procédures établies par les marchés publics pour ces choix.

II2 : Les procédures de droit commun
La norme, c’est l’appel d’offres publié pendant un mois avec des critères précis (critères techniques et financiers).
On distingue :
-l’appel d’offres ouvert ;
-l’appel d’offres en deux étapes ;
-l’appel d’offres précédé d’une pré qualification.
Cette procédure de droit commun permet d’obtenir le meilleur produit ou infrastructure de qualité au prix du marché. Il y a la traçabilité de la procédure et on évite le phénomène de la surfacturation. C’est cette procédure de droit commun qui devrait être utilisée. Il y aussi les procédures dites exceptionnelles qui sont bien encadrées.

II3 : Les procédures exceptionnelles
Ce sont :
-l’appel d’offres restreint : dans ce cas, il y a exclusion d’une bonne partie des prétendants. L’Administration choisit au moins trois candidats autorisés à présenter des offres. L’appel d’offres restreint est accéléré lorsque la publication ne dure que 15 jours au lieu d’un mois.

-le marché de gré-à-gré ou procédure par entente directe. A ce niveau, il n’y a pas de publicité. Il n’y a donc pas de critères préalablement établis pour le choix du cocontractant. Le cocontractant est choisi par le représentant de l’Administration de façon souveraine. C’est pourquoi, le recours à cette procédure exceptionnelle est bien encadré.
Il s’agit :
-des cas d’extrême urgence ;
-d’urgence impérieuse motivée par des circonstances imprévisibles ou des cas de force majeure ;
-lorsqu’il est avéré qu’il n’y a qu’une seule personne physique ou morale à même de satisfaire au besoin public exprimé.

Au regard de ce que nous venons de développer, quelle appréciation peut-on faire face au recours systématique du gouvernement de la transition aux procédures exceptionnelles et particulièrement à la procédure de gré-à-gré ou par entente directe ?
Qu’on s’entende bien.

Ce n’est pas parce qu’on a décrété qu’un programme est urgent qu’on peut recourir systématiquement à cette procédure bien encadrée. En d’autres termes, comme l’Administration est soumise elle-même à la règle de droit, le minimum à faire ici, est de voir si les conditions édictées pour recourir aux procédures exceptionnelles sont remplies.
La réponse est sans équivoque et c’est non pour la plupart des marchés incriminés.
Je rappelle aux lecteurs que le recours à ces procédures exceptionnelles est autorisé par le Ministre de l’Economie et des Finances. Pour l’Exécution du PSUT, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, a dû adresser une demande à son Ministre de l’Economie et des Finances. Celui-ci a dû transmettre le dossier à ses techniciens qui ont étudié le dossier. Ces techniciens ont dû attirer l’attention de leur ministre sur le fait que les conditions édictées par la règle de droit, notamment les articles 71, 72 et 73 du décret N°2008-173/PRES/PM/MEF du 16 avril 2008 portant règlementation générale des marchés publics et des délégations de service publics, ensemble ses modificatifs fixant les conditions du recours à la procédure d’entente directe ou de gré-à-gré n’étaient pas remplies. En d’autres termes, aucune condition ne permettait d’aller au gré-à-gré car il n’y avait ni urgence, ni cas de force majeure.
Le Ministre de l’Economie et des Finances a dû donner son accord formel car comme le dit l’adage populaire « on ne peut être plus royaliste que le roi ».

Mais pourquoi cet entêtement à abuser des procédures exceptionnelles ? Quel esprit est derrière cette façon de faire ?
Je rappelle que plusieurs gestionnaires, fonctionnaires devenus multimillionnaires, voire milliardaires ont utilisé l’abus des gré-à-gré pour atteindre leurs objectifs. La plupart du temps, ce qui caractérise ce genre de marché, ce sont les surfacturations et la mauvaise qualité des produits ou des infrastructures. Au pire, ce sont des chantiers qui n’aboutissent pas.

Je suis d’autant plus surpris, voire hébété car plusieurs anciens ministres sont actuellement en prison à cause du recours abusif aux procédures exceptionnelles des marchés publics. Sur ce point, je renvoie mes lecteurs au journal « le courrier confidentiel » n°88 du 25 juillet 2015. Ce numéro fait état des dossiers de certains anciens ministres. On y présente les marchés conclus par la procédure de gré-à-gré.

Alors, comme plus rien ne serra comme avant, il va falloir rendre des comptes, surtout qu’au même moment, dans la matrice des mesures de réduction du train de vie de l’Etat proposée par la Ministre déléguée chargée du Budget par lettre N°2015-016/MEF/MDCB/CAB du 20 mars 2015, on peut lire à la page 4 : « 11-l’application effective des dispositions du décret N°2008-173/PRES/PM/MEF portant règlementation générale des marchés publics et de délégations de services publics au Burkina Faso dans l’optique d’une meilleure gestion de la commande publique à travers :
-la réduction du montant global des marchés attribués par entente directe pour avoir plus d’ouverture et obtenir des coûts plus économiques
-… ».
En français facile, il est recommandé à tous les départements ministériels de recourir le moins possible à la procédure de gré-à-gré car les coûts qu’on obtiendrait seraient moins économiques.
Mais alors, pourquoi le PSUT s’exécute par un recours massif à cette procédure exceptionnelle ?
J’ai exploité minutieusement les délibérations du conseil des ministres du 03 décembre 2014 au 25 novembre 2015 et je vous expose les résultats auxquels j’ai abouti, sauf erreur de ma part :
– montant des marchés passés par la procédure de gré-à-gré ou par entente directe : 24 777 841 742 F CFA ;

-montant des marchés passés par la procédure exceptionnelle de l’appel d’offres restreint et accélérée : 5 195 202 743 F CFA.
Soit un montant total de 29 973 044 485 F CFA pour des marchés ayant fait appel aux procédures exceptionnelles.
Cette analyse ne porte que sur les contrats de gré-à-gré adoptés en conseil des ministres. Autrement dit, si l’on y ajoute les contrats de gré-à-gré dont les montants ne nécessitent pas une adoption en conseil des ministres, le total serrait beaucoup plus importants que ceux indiqués ci-dessus.

Je fais aussi remarquer à mes lecteurs que pour les grands travaux financés par les partenaires financiers tels que la BADEA, l’IDA, la BOAD et j’en passe, le gouvernement n’a d’autre choix que de respecter ses propres lois en matières de passation des marchés publics car les partenaires y veillent.
En effet, comme tout le monde sait, les marchés de gré-à-gré aboutissent toujours aux surfacturations, à des travaux mal exécutés, à la fraude sur les marchés publics et aux enrichissements illicites.
Les bailleurs de fonds suivent un indicateur de performance qui mesure la proportion des marchés passés en fonction du mode de passation.

En fin d’année, le taux des marchés passés par appels d’offres doit être strictement supérieur à 85% du total des marchés et les gré-à-gré strictement inférieur à 15%. Les marchés passés par la procédure de gré-à-gré ou par entente directe sont minutieusement examinés pour voir si les conditions sont bien remplies pour recourir à cette procédure exceptionnelle.
En conclusion, je ne suis qu’un citoyen qui a soif de comprendre. Répondez-moi s’il vous plaît. Je suis un citoyen convaincu que plus rien ne sera comme avant et que les règles doivent être respectées par tous, que les gouvernants doivent donner l’exemple et le bon.

Si j’étais à la place du Premier Ministre, je lancerai un appel d’offres international pour auditer les marchés passés sous la transition.
Merci de le faire, Excellence Monsieur le Premier Ministre afin de lever mes doutes.

Pamoussa Joanny KABORE

Elections couplées 2015: le Burkina prêt à assurer la sécurité des votes

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L’hebdomadaire point de presse du gouvernement a eu lieu, ce 26 novembre 2015 à Ouagadougou. A l’ordre du jour, l’organisation des élections présidentielles et législatives prochaines.
gouvernement

Le ministre en charge de l’administration territoriale, Youssouf Ouattara, a rappelé que c’est le 27 novembre prochain que la campagne électorale va prendre fin. Se disant satisfait du processus électoral qui se déroule sans grands heurts, à part des altercations relatives aux lieux d’affichage des photos de candidats, il a salué les Burkinabè pour leur grandeur d’esprit.

Son collègue, en charge de la sécurité, Alain Jean-Claude Zagré, a laissé entendre que des mesures ont été prises pour sécuriser les observateurs électoraux, les infrastructures électorales, les membres des bureaux de vote et les votants sur l’ensemble du territoire.

M. Zagré a ajouté qu’un dispositif de lutte contre le terrorisme a été activé et renforcé. Il a parlé de la fermeture des frontières et du maintien du couvre feu. Cela dit, il a signalé que les durées de ces mesures seront tranchées d’ici à la fin de la campagne électorale.

Joachim Batao

Les marchés douteux du ministre en charge de l’Emploi, Salifou Dembélé

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Dans le cadre du programme spécifique de la transition, le ministre en charge de la jeunesse, de la formation professionnelle et de l’emploi a fait recours à des cabinets pour concevoir des modules de formation et assurer l’encadrement des formateurs dans les régions.
DEMBELE

Le problème, les cadres et les agents de la Direction générale de la Promotion de l’Emploi ne partagent pas cette démarche. Leur argument, le Projet de la transition a été calqué un modèle existant, « Mesures sociales des jeunes formés aux métiers ». Mais là n’est pas le problème. En fait, l’année dernière, ce sont les cadres de ce département formés à L’ENAM et à l’INJEPS comme Conseillers en emploi et formation professionnelle et Conseillers de jeunesse et d’éducation permanente qui avaient assuré la formation des formateurs régionaux. A leur tour, ces derniers avaient formé les bénéficiaires des projets.

Fort de ce précédent, les cadres sont étonnés. Ils se demandent alors la raison de leur présence au ministère. De leurs explications, ils ont été formés pour concevoir les modules d’encadrement, pour former et suivre la mise en œuvre des projets. C’est une lapalissade de dire que ça fait partie de leurs attributions et missions.

Ils ne comprennent donc pas que le ministre fasse recours à des cabinets; donnant l’impression qu’il veut donner à manger à ses amis, si ce n’est à lui-même, d’autant qu’il serait associé à des cabinets d’études. Ou bien se demandent-ils s’ils ont mal exécuté les précédentes formations ou s’ils sont incompétents? En tous les cas, ils veulent comprendre.

Entre résignation et engagement, les agents du ministère fondent espoir que leur chef de département reviendra sur sa décision. Faute de quoi, le voile sera levé sur l’identité des cabinets bénéficiaires. Par la même occasion, le Site dira s’il y a conflit d’intérêts ou pas.

Anderson Koné

BURKINADEMAIN.COM

Présidentielle 2015 : Tahirou Barry, le candidat défenseur des valeurs du Faso

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Tahirou Barry, président du PAREN

Jeune loup politique aux ambitions présidentielles affirmées, le candidat du Parti pour la renaissance nationale (PAREN), Tahirou Barry, entend pleinement sa carte au cours de la présidentielle du 29 Novembre 2015 ; surtout qu’une certaine prophétie le donne vainqueur.
Tahirou Barry

Les valeurs du Faso (vérité, intégrité, solidarité agissante) et la constance dans l’engagement politique. C’est sur ces atouts que Tahirou Barry du Parti pour la renaissance nationale (PAREN) table pour remporter la présidentielle du 29 Novembre.

Déjà très confiant à la déclaration de sa candidature, il affichait sa stature d’homme d’Etat conscient de ses responsabilités.
«Je mesure la gravité d’une telle responsabilité. C’est une mission à la fois noble et lourde qui m’engage à exprimer les convictions, volontés et attentes de mon peuple. A cette mission, je n’ai pas le droit de me dérober, ni d’hésiter», indiquait-il à cette occasion.

Depuis lors son engagement pour la conquête du palais de Kosyam ne s’est démenti.
Fort du soutien de son mentor, Laurent Bado, fondateur du PAREN, il a parcouru le pays pendant la campagne pour vendre son programme de société aux électeurs burkinabè.

Dans ce programme de société basé sur le tercérisme, Tahirou Barry promet le développement à partir des valeurs culturelles du Faso. Il y parle également de la réduction du train de vie de l’Etat, de la lutte contre la corruption, de la santé, de l’éducation, de l’eau et de l’énergie pour les populations.
Convaincu qu’il est que «l’engagement en politique est un combat au service du bien commun et des valeurs qui fondent la société».

Avec cette prophétie d’un leader religieux le donnant vainqueur au scrutin et certains sondages le classant dans le trio de tête, Tahirou est plus que jamais convaincu de son destin national.
Reste que face à des poids lourds comme Roch Marc Christian Kaboré et Zéphirin Diabré, Tahirou Barry va devoir batailler dur pour conquérir le fauteuil présidentiel, âprement disputé au cours de ce scrutin avec au total quatorze prétendants.

Martin Philippe
BURKINADEMAIN.COM

Présidentielle 2015 : Victorien Tougouma, le républicain

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Victorien Tougouma du Mouvement africain des peuples (MAP) fonde entre autres son engagement dans la course à la conquête du palais présidentielle sur la nécessité de bâtir une République exemplaire au Faso.
photo Victorien Tougouma

Bâtir une République exemplaire où l’intérêt national prime sur l’intérêt individuel. C’est ce que le candidat du Mouvement africain des peuples (MAP) Victorien Barnabé WendkouniTougoumaentend mettre en œuvre de son programme de société, s’il est élu président du Faso au soir du 29 Novembre 2015.

Pour s’installer au palais de Kosyam, Tougouma table sur sa jeunesse (il a 42 ans), son leadership. S’inscrivant résolument dans en droite des aspirations des jeunes insurgés, il prône la justice sociale, la liberté d’expression.
Sans langue de bois, il s’engage à accorder une place importante aux jeunes et aux femmes dans son programme de gouvernement. Mieux, il entend faire la promotion de l’égalité homme-femme.
Dans cette perspective il envisage la nomination d’une femme à la primature.
«Une femme Premier ministre, c’est donner une impulsion à la fois symbolique et clair pour le cap que nous voulons», explique-t-il.

Issu du milieu de l’entreprise, le candidat veut faire du développement des entreprises sa priorité. Il se dit prêt à mettre en place des incubateurs pour permettre aux jeunes d’apprendre et faciliter la création de leurs entreprises à moindre frais.
Victorien Tougouma se veut aussi un acteur du vrai changement et de la rupture avec les anciennes pratiques. Il préconise la fin de la corruption dans le pays. Cela va, dit-il, rassurer les partenaires techniques et financiers. Victorien Tougouma se dit ouvert à une alliance avec un jeune candidat, espérant la présence d’un jeune au second tour du scrutin. Mais, pas question pour lui d’aller s’allier avec des dignitaires de l’ancien régime.
«Nous ne ferons pas d’alliance avec tous ceux qui ont du sang sur les mains, tous ceux qui ont contribué à mettre le pays à genoux. Il faut qu’on tourne réellement la page, qu’on ait le courage de le faire et ne pas aller se compromettre», a-t-il indiqué.

Diplômé en droit et en logistique, Victorien est aujourd’hui chef de la Société de transit et services (STS) dont il est associé. Il est également membres de plusieurs associations dont la Jeune chambre internationale (JCI) dont il fut le président national en 2008 et le vice-président mondial en 2009.

Mathias Lompo
BURKINADEMAIN.COM

Présidentielle 2015: Zéphirin Diabré assure de sa victoire au stade municipal

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La « coalition Zeph 2015 pour un vrai changement », emmenée par le président de l’Union pour le progrès et le changement (UPC), Zéphirin Diabré, a animé un meeting au stade municipal de Ouagadougou, ce 25 novembre 2015.
ZEPH

Le Poé Naba a planté le décor, en sortant les griffes contre ceux qu’il a appelés les « vieux hiboux malades », en relevant « les hurlements des hyènes » depuis le début de la campagne.

Et le représentant de la coalition , Jean Hubert Bazié de faire la différence entre ces derniers et Zéphirin Diabré. Selon lui, le combat de Diabré pour l’alternance remonte à 2009, avec la création du Forum des citoyens et citoyennes de l’alternance (FOCAL). « Zéphirin Diabré est la somme des espoirs des Burkinabè pour un vrai changement. La lutte continue et doit continuer jusqu’à la victoire finale », a-t-il ajouté.

Le candidat Zéphirin Diabré a fait comprendre qu’il va axer sa gouvernance sur le Burkindlem, amorcé par feu Thomas Sankara. « Je n’ai jamais prétendu que j’avais et que j’aurai la solution à tout. Je n’ai jamais dit que, dans la semaine, le mois, le semestre, l’année, tous les soucis trouveront solutions. Mais, ce que je peux vous dire et l’assurance que je peux donner, c’est que dès l’instant où j’ai décidé d’être candidat à l’élection présidentielle du Burkina Faso, j’ai compris que c’est du travail qui m’attendait », a t-il relevé, en signalant qu’il est prêt à s’attaquer à l’immensité de la tâche.

S’adressant à ses militants, Zéphirin Diabré a dit qu’il y a des actes de vandalisme sur les affiches de son parti, avec une campagne de dénigrement. Ce faisant, il leur a demandé et de ne pas avoir peur, car l’avenir leur appartient.
Puis, il les a invités à rester mobilisés, déterminés, engagés, dignes et de pardonner, en gardant à l’esprit que la victoire est inéluctable le soir du 29 novembre 2015.

« Dans cette campagne, on entend et on a entendu beaucoup de choses. Il y en a qui veulent diviser les Burkinabè. Nous allons leur barrer le chemin », a soutenu Zéphirin Diabré qui a mis en garde ces personnes, comparées à des démons qui veulent que le malheur s’abatte sur le Burkina Faso. Pour finir, il a appelé à une élection apaisée, dans l’ordre.

Anderson Koné

Présidentielle 2015 : Bénéwendé Sankara en pole position

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Dans la course à la conquête du palais de Kosyam, il faut compter avec le candidat sankariste, Bénéwendé Stanislas Sankara, président de l’Union pour la renaissance/Parti sankariste (UNIR/PS).
photo Bénéwendé Stanislas Sankara
Après sa participation active à l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014, Bénéwendé Stanislas Sankara entend parachever avec le peuple la révolution dans les urnes lors de la présidentielle du 29 Novembre 2015. Après ces événements d’octobre qui ont entraîné la chute du régime Compaoré qu’il a longtemps combattu, le natif de Toessin dans le Passoré, n’a jamais été dans une situation aussi favorable dans une présidentielle.

«Je vais à ces élections avec mes chances. Je fonde mon espoir sur l’expérience que j’aie durant tout mon parcours. Mais, aussi sur la responsabilité du peuple burkinabè à vouloir une véritable alternative, pas un changement pour un changement», annonce-t-il.

«Me Sankara est très constant dans ce qu’il fait. Depuis qu’il s’est engagé, il y a une quinzaine d’années à marcher avec le peuple, il n’a jamais dévié. Son attitude donne des repères à la jeunesse», soutient son directeur de campagne Athanase Boudo.
Bref, Bénéwendé Stanislas Sankara, à 56 ans, se sent plus que jamais l’homme de la situation, le seul homme politique à même de répondre aux attentes du peuple insurgé du Faso. Pour lui et ses partisans de l’UNIR/PS, le slogan «Pas un pas sans le peuple» n’a jamais été aussi d’actualité que maintenant. C’est donc en pole position qu’il ira ce 29 novembre à la conquête du fauteuil présidentiel, convaincu de ses chances de l’emporter.

Pour ce faire, il mise sur son programme «Alternative sankariste» qui marque, dit-il, une rupture totale avec l’ancien régime. Dans ce programme, l’ancien chef de file de l’opposition politique propose aux Burkinabè une justice sociale à travers des réformes dans différents domaines (administration, armée).

Le président de l’UNIR/PS entend faire aussi de la lutte contre l’impunité et la corruption une priorité cardinale, si les Burkinabè lui font confiance le 29 Novembre. Pour lui, il est indispensable d’assainir, de purger la société burkinabè afin de bâtir un Etat démocratique sur des valeurs d’intégrité.

Fort de ce programme de société, le candidat sankariste part optimiste à la présidentielle. «Je suis convaincu que les mentalités ont changé et cela se verra aussi dans les urnes», déclare-t-il.
A la présidentielle de 2010, Me Sankara a été classé troisième avec 4,88% des suffrages exprimés.

Martin Philippe
BURKINADEMAIN

Présidentielle 2015 : Denis Salvador Yaméogo, le candidat réconciliateur

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Le candidat du Rassemblement des démocrates pour le Faso (RDF), Maurice Denis Salvador Yaméogo, entend faire de la réconciliation nationale une priorité si les électeurs burkinabè lui font confiance lors de la présidentielle du 29 Novembre 2015.
Photo Salvador Yaméogo

Pour Maurice Denis Salvador Yaméogo le nouveau Burkina doit se faire d’abord par la réconciliation de ses fils et filles. Réconciliation qu’il considère comme la fondation d’une maison. «Si vous construisez sur du sable la maison ne pourra pas tenir», prévient-il.
Pour ce faire, le fils du premier président de la Haute Volta indépendante fait véritablement de cette question de réconciliation nationale son cheval de bataille. Au nom de cet attachement à cette réconciliation nationale, il ne verrait pas d’un mauvais œil un gouvernement d’union nationale au lendemain du scrutin. Mieux, il pourrait même participer, l’entendre, à ce gouvernement. Quel que soit le bord de l’équipe gouvernementale. Salvador est libéral certes, mais il se veut aussi réaliste.
«Après la chute du mur de Berlin, il n’y a plus d’idéologies politiques qui empêchent des rapprochements utiles», explique-t-il.
Cette attitude pragmatique du candidat libéral est aussi valable dans sa vision économique du pays.
«Je considère que nous sommes dans une économie de marché. Qu’on soit tenté vers le libéralisme total ou vers la social-démocratie, on est contraint d’accepter qu’il y a un principe qui est l’économie de marché», soutient-il.
S’il est élu au soir du 29 Novembre, Denis Salvador Yaméogo entend réaliser un audit de la gouvernance du pays pour l’état de la situation du pays afin de prendre les mesures idoines. Il ne faudrait pas voir à travers cet audit une volonté d’engager une chasse aux sorcières, rassure-t-il.
Partisan d’une relance socio-économique du pays, Salvador prône le développement des infrastructures (énergie, transport) ; du commerce et de l’industrie. Il est également favorable au développement des secteurs sociaux : santé, l’éducation.
Bref, à 59 ans, Maurice Denis Salvador Yaméogo se sent plus que jamais en position de marcher sur les traces de son défunt père, le président Maurice Yaméogo.

Philippe Martin
BURKINADEMAIN.COM

Présidentielle 2015: Adama Kanazoé, candidat des jeunes insurgés

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Né le 28 décembre 1979 en Côte d’Ivoire, AdamaKanazoé est le plus jeune des quatorze candidats à l’élection présidentielle du 29 Novembre 2015.
photo Adama Kanazoé

«Je suis de la génération des jeunes qui ont fait l’insurrection les 30 et 31 octobre 2014. Le temps est venu de traduire cette insurrection dans les urnes. Pendant longtemps, nous avons demandé aux aînés de nous faire un peu de la place, ils ont toujours refusé. Après l’insurrection, le temps est venu pour nous de prendre cette place. Nous allons prendre toute la place et maintenant».
C’est en ces termes que le candidat de l’Alliance des jeunes pour l’indépendance et la république (AJIR), AdamaKanazoé s’est récemment prononcé sur sa candidature à la présidentielle du 29 Novembre 2015. Le plus jeune candidat entend mettre l’accent, s’il est élu, sur la relance de l’économie avec la jeunesse.

Investi le 6 juin 2015 par sa formation politique, Kanazoé se dit aussi porteur d’un projet de société résolument tourné vers la paix, la réconciliation nationale, la justice sociale.

«Il faut des conditions pour que le capital humain soit mis en valeur pour que finalement les 70% de Burkinabè qui sont hors circuit de production puissent contribuer au développement de notre pays», assure-t-il.
En ce qui concernela réconciliation nationale et la paix dans le pays, il est convaincu d’une chose :
«Il est important pour le Burkina Faso d’établir les bases de notre vivre ensemble. Les bonnes bases de cette vie passent par les éléments comme la justice, la vérité et le pardon».

La polémique relative au langage quelque peu ambigu du jeune présidentiable à son meeting de Ziniaré appelant les soutiens de l’ancien président Blaise Compaoré à voter pour lui et qui a amené certains compatriotes à le traiter de régionaliste ; semble refermée. Et AdamaKanazoé se sent plus que jamais en position de transformer l’essai.

Mathias Lompo
BURKINADEMAIN.COM

Présidentielle 2015: Ablassé Ouédraogo déjà sûr de sa victoire

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Docteur Ablassé Ouédraogo, candidat du Faso Autrement, qui se présente pour la première fois à une élection présidentielle, semble celui qui est le plus convaincu de ses chances de l’emporter.
Photo Ablassé Ouédraogo

Ablassé Ouédraogo : On l’aime ou on ne l’aime pas. Le franc-parler du candidat de Lefaso Autrement séduit dans le milieu de ses partisans et choque chez ses détracteurs.

Alors que des sondages annoncent un second tour à la présidentielle du 29 novembre prochain entre Roch Marc Christian Kaboré du Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP) et Zéphirin Diabré de l’Union pour le Progrès et le Changement (UPC) ; Docteur Ablassé Ouédraogo a une toute autre lecture de la situation. Il se voit déjà vainqueur au premier tour avec un score compris entre 52 et 55% des suffrages.
Pour ce faire, l’homme table sa filiation de ‘’fils de paysan’’, ses trente ans d’expérience internationale et son vaste réseau relationnel.

Né le 30 juin 1953 dans le village de Dabaré dans la commune rurale de Pabré, l’homme ne manque visiblement pas d’atouts au point qu’il en fait parfois un peu trop. Lorsque par exemple il présente dans une interview le fait pour lui d’être moaga et musulman du Plateau central comme un atout à cette présidentielle. Cela a fait le buzz et Ablassé a dû rapidement reprécisé sa pensée et présenté ses excuses. Depuis lors, il n’en fait plus cas, préférant mettre en avant ses autres atouts.
Ancien ministre des Affaires étrangères, ancien directeur général adjoint de l’Organisation mondiale du commerce, pour ne citer que ces deux postes, l’homme dispose de quoi prétendre à la magistrature suprême.

«Le Burkina Faso étant un pays enclavé, il faut mettre l’accent sur les ressources humaines», se convainc Ablassé Ouédraogo qui prône dans son programme de société «Ensemble construisons le Burkina Faso autrement», le développement du capital humain, le développement durable pour tous ou la croissance inclusive.

Reste à savoir si cela suffira à lui ouvrir les portes de Kosyam le soir du 29 novembre 2015.

Mathias Lompo
BURKINADEMAIN.COM