Le tout nouveau ministre en charge de la Sécurité, le commandant Alain Zagré
Dans un communiqué, le ministre délégué à la sécurité, Alain Jean-Claude Zagré, a annoncé la suspension du couvre-feu du 29 au 30 novembre 2015 pour « faciliter le travail des équipes de la CENI et des observateurs déployés sur le terrain ». Le tout nouveau ministre en charge de la Sécurité, le commandant Alain Zagré
La mesure du couvre-feu remonte à septembre 2015; il s’étend de 1h à 4h du matin.
Dans le cadre des élections couplées du 29 novembre 2015, la présidente de l’Association pour la promotion de la démocratie et la participation citoyenne (APDC) a annoncé lors d’une conférence de presse que sa structure va déployer 400 observateurs dans la province du Kadiogo pour la surveillance du scrutin.
A en croire les responsables de l’association, ce choix tient compte de l’effectif du nombre d’inscrits sur la liste électorale de la CENI.
Pour Safiatou Lopez, cela devrait contribuer à faire en sorte que le président élu au soir du 29 soit celui que le peuple insurgé aura choisi.
A la question de savoir pourquoi l’APDC n’a pas rejoint la Convention des organisations de la société civile pour une observation domestique des élections (CODEL), Elle répond : » le fichier était déjà complet. Il était compliqué d’intégrer d’autres personnes » .
« Ce que je trouve très bien, c’est qu’il y ait beaucoup d’associations qui se mobilisent comme celle-ci. Le travail qu’elles vont faire est important pour la démocratie. C’est une chose formidable pour le pays », a dit l’ambassadeur français, Gilles Thibault, présent à cette conférence.
A la veille des élections législatives et municipales, le gouvernement de la transition a publié un communiqué où il félicite les acteurs politiques et appelle au patriotisme. Lisez plutôt!
Du 07 au 27 novembre 2015, les partis et formations politiques, les regroupements d’indépendants sont entrés en campagne pour le double scrutin présidentiel et législatif du 29 novembre 2015.
Dans l’ensemble, cette campagne s’est déroulée dans un climat apaisé caractérisé par une bonne ambiance, le fairplay, le respect mutuel. Aussi, le gouvernement félicite tous les acteurs pour la pondération, l’esprit de responsabilité, le respect de l’engagement pris à travers la signature du pacte de bonne conduite dont ils ont fait montre, dans la gestion de cette période sensible.
A l’endroit du peuple burkinabè, des médias, des observateurs électoraux, le gouvernement exprime sa reconnaissance pour leur précieuse contribution au bon déroulement de cette phase du processus électoral.
Dimanche 29 novembre, le peuple souverain est appelé à faire ses choix. Le gouvernement invite chaque citoyen électeur à accomplir son devoir civique dans le calme, la sérénité, le respect de la différence, la tolérance.
Il appelle tous les candidats, et, à travers eux tous les Burkinabè, à faire preuve de patriotisme, en acceptant les résultats issus des urnes, à faire confiance aux organes chargés de la surveillance, de la délibération et de la proclamation des résultats. C’est la plus belle manière de parachever notre processus électoral et de conforter notre unité, notre volonté de vivre ensemble dans la différence.
Le président de la transition, Michel Kafando, a reçu en audience, le samedi 28 novembre 2015 au Palais présidentiel, des délégations de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), des Nations unies (NU) et de l’Union européenne (UE), dans le cadre des élections du 29 novembre 2015.
La CEDEAO, conduite par le président de la commission, Kadré Désiré Ouédraogo, a réaffirmé son soutien aux autorités de la Transition. « Nous avons déployé une équipe de plus de cent observateurs conduite par l’ancien président de la Guinée Bissau, Manuel Sérifo Nahmadjo», qui a été reçu par le président Kafando.
A sa sortie d’audience, il a déclaré être venu pour le féliciter pour la conduite de la transition. Et il a salué l’engagement des leaders politiques qui ont su mener une campagne électorale apaisée, en en souhaitant que cet esprit de responsabilité prévale jusqu’à la proclamation des résultats.
Le représentant du secrétaire général des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest, Mohamed Ibn Chambas, lui aussi est venu féliciter le président pour l’organisation des élections au Burkina Faso. « J’ai remercié les autorités de la Transition pour la mise en place d’un dispositif sécuritaire afin de garantir de meilleures conditions de vote », a-t-il indiqué.
Le chef observateur de la mission d’observation électorale de l’Union européenne, Cécile Kashetu Kyenge, elle a noté avoir échangé sur les différents aspects du processus électoral. Puis, elle a dit que sa mission va livrer sa première déclaration de travail, le mardi 1er décembre 2015.
En un an, le gouvernement Zida a engagé de nombreux chantiers sur toute l’étendue du territoire. Outrepassant royalement les procédures en la matière, il a opté pour les procédures de gré à gré.
Après analyse des délibérations des conseils des ministres du 03 décembre 2014 au 25 novembre 2015, il apparait tout sauf erreur que 24 777 841 742 F CFA ont été débloqués pour des marchés passés par la procédure de gré-à-gré ou par entente directe. Trop, exorbitant!
Ce n’est pas tout. Un montant de 5 195 202 743 F CFA a été dégagé pour des marchés passés par la procédure exceptionnelle d’appel d’offres restreint et accélérée.
Au total, on a un montant total de 29 973 044 485 F CFA pour des marchés ayant fait appel aux procédures exceptionnelles.
Cette analyse ne porte que sur les contrats de gré-à-gré adoptés en conseil des ministres. Autrement dit, si l’on y ajoute les contrats de gré-à-gré dont les montants ne nécessitent pas une adoption en conseil des ministres, le total serrait beaucoup plus. 30 milliards, 35 milliards? Impossible de le dire avec exactitude. Et Dieu seul sait combien!
Ce qui est sûr, c’est que des responsables de l’administration publique et des sociétés d’Etat ont emprunté les chemins tortueux et escarpés montrés à eux par les gens « de en haut de en haut ». « Chacun s’adonnant à qui mieux-mieux, se dirait sûrement, » On va faire comment. C’est le chef qui a donné l’exemple ».
La nouvelle est tombée dans la soirée de ce vendredi 27 novembre 2015. Le Premier ministre Isaac YacoubaZida, jusqu’ici gradé lieutenant-colonel de l’armée burkinabè, vient d’être nommé à titre exceptionnel Général par le Président du Faso Michel Kafando, certainement pour services rendus à la Nation.
Certains diront que Zida a été bombardé Général. Mais, cela est loin d’être surprenant parce que le nouveau statut des personnels des armées adopté sous la transition permet ce genre de promotion. L’on se rappelle encore de la polémique qu’il y a eu autour de cette affaire au point que certaines mauvaises langues ont parlé de statut taillé à la mesure de Zida. Ce statut controversé des personnels de l’armée figurait parmi les raisons du putsch. Le putsch n’ayant pas prospéré, il n’y avait plus d’obstacle à ce que Zida Général. Maintenant que c’est chose faite, l’on ne peut que le féliciter pour cette fulgurante promotion. Restent maintenant à savoir si les autres gradés de la transition connaîtront la même ascension.
People wait on a platform for a commuters' train at the Gare du Nord station in Paris on November 8, 2011 as four railway unions (CGT, CFDT, CFTC and UNSA) filed a notice of strike today as part of a European day of action to denounce "the projects of liberalization of the rail system". AFP PHOTO / JACQUES DEMARTHON / AFP / JACQUES DEMARTHON
La conférence des Nations Unies sur les changements climatiques s’ouvre ce dimanche 30 novembre au Bourget, près de Paris, et se tiendra jusqu’au 11 décembre 2015. Des avancées politiques sont espérées pour ralentir le réchauffement climatique qui a de nombreux effets négatifs sur la santé des populations. People wait on a platform for a commuters’ train at the Gare du Nord station in Paris on November 8, 2011 as four railway unions (CGT, CFDT, CFTC and UNSA) filed a notice of strike today as part of a European day of action to denounce « the projects of liberalization of the rail system ». AFP PHOTO / JACQUES DEMARTHON / AFP / JACQUES DEMARTHON
Depuis le 20e siècle, les émissions de gaz à effet de serre issues des activités humaines, n’ont cessé d’accroître. Ce rythme s’est même accentué au cours des 25 dernières années avec une hausse des températures de 0,18 °C par décennie. Les inondations, en plus de détruire des habitations, ont des conséquences sanitaires et sur des risques de transmission de maladies, par manque d’hygiène et par création de sites où pullulent des larves d’insectes vecteurs de maladies comme le paludisme.
Le climat a un impact sur l’agriculture et l’alimentation des populations car il est un facteur clé dans la production agricole. En Afrique, l’OMS craint une diminution des productions vivrières dans certaines régions, ce qui augmenterait le risque de malnutrition. L’augmentation des températures rendra des terresimpropres à la culture dans certaines régions, tandis que d’autres surfaces pourraient être abandonnées à cause des inondations.
L’OMS estime que, entre 2030 et 2050, environ 250.000 décès supplémentaires auront lieu par an en raison du changement climatique, à cause des problèmes de malnutrition, de maladies infectieuses. Les enfants sont particulièrement vulnérables car souvent touchés par les problèmes de malnutrition, de paludisme et de diarrhées. Les personnes âgées constituent une autre population à risque à cause des conséquences des conditions caniculaires sur leur santé.
Enfin, le changement climatique a des conséquences politiques et peut accroître l’insécurité, car des pays auront de plus en plus de difficultés à accéder à l’eau potable ou à disposer de terres agricoles, ce qui peut accroître les conflits. Les problèmes d’approvisionnement en eau et le manque de cultures vivrières peuvent amener des populations à se déplacer.
Pour toutes ces raisons, la diminution des émissions de gaz à effet de serre devrait aider à améliorer la santé dans le monde. Elle permettrait aussi de réduire la pollution de l’air intérieur et extérieur qui causent déjà des millions de décès par an.
Dans un tel contexte périlleux pour l’avenir de l’humanité, les attentes vis-à-vis de la 21e Conférence des parties sur les changements climatiques restent immenses. Restent à maintenant à savoir si toutes ces attentes seront satisfaites.
C’est par un gigantesque meeting au stade du 4 août que le candidat du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) Roch Marc Christian Kaboré a clos ce vendredi 27 Novembre 2015 sa campagne électorale de la présidentielle du 29 Novembre prochain.
C’est à une véritable démonstration de force que s’est livré le Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP) ce 27 Novembre à Ouagadougou en remplissant le stade du 4 août à l’occasion de la clôture de la campagne de son candidat, Roch Marc Christian Kaboré.
Aucun autre candidat n’a mobilisé autant de monde pendant cette campagne électorale. Pas même le challenger sérieux de M. Kaboré, en l’occurrence Zéphirin Diabré qui lui a réussi la veille à remplir recto verso le stade municipal.
Cette mobilisation exceptionnelle,qui intervient après des sondages favorables, renforce plus que jamais Roch Marc Christian Kaboré et ses partisans dans leurs capacités de remporter cette présidentielle. Même au premier tour.
Les partisans de Diabré qui ne l’entendent pas de cette oreille, doivent certainement redoubler d’effort sur le terrain de la mobilisation pour tenter de contrecarrer ce rouleau compresseur du MPP.
Autant dire qu’avec même la fermeture de la campagne électorale, la bataille se poursuivra ailleurs entre challengers.
Que le meilleur gagne dans le respect des principes démocratique !
Le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) a tenu son dernier meeting de campagne électorale, ce vendredi 27 novembre 2015 au Stade du 4-Août de Ouagadougou. La mobilisation reste historique.
Le directeur provincial de la campagne, Clément Sawadogo, a appelé ses camarades politiques à rester vigilants 48 heures durant pour accompagner Roch à Kossyam.
Le directeur national de campagne, Salif Diallo, a dit que le peuple a déjà identifié Roch Marc Christian Kaboré comme prochain président du Faso, à travers les différentes tournées. « Le programme de société de notre candidat réunit les 5 piliers de la relance économique du pays. Ce n’est pas un programme élaboré par un laboratoire, ni pour soutenir une thèse… », a-t-il dit.
Le Président du MPP s’est engagé à réécrire une nouvelle Constitution pour le Burkina dans les six mois qui suivent son accession au pouvoir. Il a fait savoir que cela servirait à marquer la rupture avec le système Compaoré.
L’Union pour le progrès et le changement (UPC), a tenu son dernier meeting de clôture de la campagne électorale à Bobo-Dioulasso, ce 27 novembre 2015.
Le représentant des jeunes, Aly Traoré a demandé à la jeunesse de ne pas vendre l’âme de la révolution. « La révolution burkinabè coûte très chère. Elle est une référence pour l’Afrique et pour le monde. Ne la vendez pas !», a-t-il souligné, en faisant comprendre que Zeph n’est pas un politicien, mais un homme politique qui pense au bien-être de son peuple.
« Si Dieu qui nous écoute et qui nous regarde est sûr que Zeph peut prendre le Burkina Faso en main pour que vous soyez heureux, qu’il décide et que je commence à travailler. Si Dieu dans sa grande bonté pense qu’il y a un autre fils au Burkina Faso qui est mieux que moi, qui peut prendre ce pays pour vous faire des gens heureux, qu’il lui donne », parole du Président de l’UPC, Zéphirin Diabré.
« Je suis le seul à faire les 45 provinces. Je l’ai fait parce que pour être président, il faut aller où se trouve le Faso et non rester et appeler le Faso », a avancé le président de l’UPC qui a dit que les militants de son parti lui ont octroyé un maillot jaune sur lequel est inscrit « Pays des Hommes intègres », un maillot qu’ils espèrent qu’il portera au soir du 29 novembre 2015.