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Comment les autorités de la transition pillent les caisses de l’Etat

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Voilà un an que la transition est en marche au Burkina Faso. Son bilan politique et institutionnel est positif, mais le bilan économique et financier semble des plus catastrophiques et déplorable. On en veut pour preuve les procédures des marchés de gré à gré et par entente directe. Il y en a eu tellement que de nombreux Burkinabè se plaisent à dire que chaque conseil de ministre donne lieu à « des marchés de gré à gré ou par entente directe ».
ZIDA

Revenons par exemple au conseil des ministres du 20 mai 2015. Ce jour là, le gouvernement Zida a mis sur la table, dans le cadre de marché de gré à gré et par entente directe, plus de 10 milliards de F. CFA pour la construction d’infrastructures scolaires et sanitaires sur toute l’étendue du territoire. La question que l’on se pose est de savoir s’il y avait urgence.
En quoi tient cette urgence? N’encourt-on pas plus de risques avec ce procédé?

En tous cas, le peuple veut savoir. Il veut des explications.

Nous pensons et à bon droit que la construction de ce type d’infrastructures nécessite la mise en place d’une commission, censée recueillir les dossiers, les étudier et les sérier sur la base de critères clairement définies et largement ventilées. L’objectif étant de s’attacher les services d’une entreprise expérimentée dont les travaux feront l’objet d’un contrôle, avant livraison. Toute démarche qui a pour avantage de se prémunir des risques, avec des chantiers mal exécutés et sabotés. Surtout que ce sont des infrastructures devant servir 50 ans au moins.

Le premier ministre, Yacouba Isaac zida le sait très bien. Son ministre de l’Economie et celui en charge des Infrastructures le savent aussi. Ils ne peuvent pas se livrer à ce jeu avec les fonds alloués par les Partenaires techniques et financiers (PTF) qui font l’objet d’un suivi régulier et strict. Il n’y a qu’avec l’argent du contribuable burkinabè qu’ils s’amuser. C’est triste et aberrant que les autorités de la transition n’aient pas tiré des leçons de la gestion chaotique et calamiteuse du régime Compaoré. C’est tout comme, car ils donnent l’impression de siphonner, à qui mieux-mieux, les caisses de l’Etat pour remplir leurs comptes, par le truchement d’entreprises. Et c’est le budget de l’Etat qui prend considérablement un coup.

Car c’est un polichinelle. Les procédures de passation des marchés de gré à gré et par entente directe sont la voie royale pour s’enrichir vite et « bien ». Ce d’autant plus qu’ils donnent lieu à des surfacturations. On a vu avec l’ex-ministre Jérôme Bougouma. Les prix avaient été multipliés par 5 voir par 10 et plus. Qu’en est-il pas avec les présents marchés? Dieu seul sait!

N’empêche que le peuple aussi, veut savoir. Il ne demande pas plus. Sinon, il ne faudrait pas être étonné qu’il en vienne, un jour, à demander des comptes aux gens qui ont géré l’argent du contribuable, sous la transition.
En tout état de cause, Jérôme Bougouma est au cachot. Il lui est, entre autre, reproché d’avoir passé des marchés de gré à gré et par entente directe. Pas lui seulement, d’autres ministres de l’ancien régime aussi croupissent en prison.
Ils n’ont eu que ce qu’ils méritent. Le peuple, qui attend avec impatience leur procès, espère qu’on leur enlèvera, à jamais, le goût de le compromettre. Avec eux, les dirigeants actuels. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, nous reviendrons sur la question avec plus amples informations et plus de détails.

Anderson Koné

Foire de l’indépendance : les organisateurs promettent des merveilles

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La foire de l’indépendance qui se tient en marge des activités commémoratives du 11 décembre est prévue se tenir cette année du 9 au 13 décembre 2015 à la maison du peuple de Ouagadougou. Pour ce faire, les organisateurs ont convié les hommes de media, le jeudi 19 novembre dernier, en vue de partager des informations y relatives.
photo foire

Prévue se tenir à Kaya, la célébration de la fête nationale du 11 décembre va être commémorée à Ouagadougou. Pour cela, la foire de l’indépendance va être également délocalisée à la maison du peuple de Ouagadougou. Selon Idrissa Coulibaly, président du comité d’organisation, cette foire est une tribune pour promouvoir et valoriser les secteurs stratégiques de développement national. « Il y aura des merveilles à visiter et à acheter » a-t-il affirmé.

Plusieurs activités sont prévues , notamment un concours d’art culinaire, un défilé de mode du pagne Faso Dan Fani, des expositions, des podiums d’animation etc. Il faut noter également que des prix seront décernés « aux meilleurs exposants et aux entreprises qui se seront distinguées positivement durant toute l’année 2015 », a laissé entendre Idrissa Coulibaly qui a invité la population de Ouagadougou à se mobiliser massivement.

En rappel, la foire de l’indépendance est une fête qui se tient une fois par an et se déroule dans la ville d’accueil des festivités du 11 décembre. Elle est à sa septième édition.

Joachim Batao

Garage administratif: pourquoi le MEF n’a pas tendu la main à Pamoussa Joany KABORE?

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Le ministère de l’Economie et des Finances regorge de talents. L’administrateur des services financiers, Pamoussa Kaboré, réputé travailleur et intègre en fait partie. C’est un homme sage et rompu à la tâche que Burkinademain.com a rencontré, le 30 octobre 2015 à Ouagadougou, dans son bureau, sis au ministère des Mines. Il est revenu sur sa traversée du désert, en narrant quelques anecdotes qui ont fait son aura.
PAMOUSSA

Le régime Compaoré a fait de nombreuses victimes. Pamoussa Kaboré est de celles-là. En activité depuis 32 ans, il a connu une longue et brillante carrière. Il a servi à Fada N’gourma, à Bobo Dioulasso puis à Ouagadougou où il a été Contrôleur financier suppléant et conseiller technique de la ministre déléguée auprès du ministre en charge de l’Economie, Madame Drabo.
Mais depuis cinq ans, il a été muté comme agent au service de la « Cellule économique et financier ». De son avis, la cellule composée de 10 membres n’a traité qu’un seul dossier : » On vient le matin, on lit les journaux et on échange entre nous, depuis 2010″.

A la question de savoir si les nouvelles autorités ont fait quelque chose pour changer cette situation, il a indiqué que la dernière fois, l’actuel ministre de l’Economie a promis de remettre les choses en ordre. Il a demandé de faire des propositions. « Nous avons voulu que la cellule reste avec de nouvelles missions. Nous avons fait des propositions que nous avons transmises au ministre qui nous a convoqué de nouveau. Et après discussions, il est apparu qu’on ne pouvait rien faire, en ce sens que la cellule n’était pas rattachée à l’organigramme du ministère. Il fallait relire l’organigramme et insérer la cellule pour lui doter de nouvelles missions. Le fait est qu’il ne reste plus de temps aux autorités de la transition pour le faire », a fait savoir M. Kaboré qui a précisé que le ministre a accédé à leur requête portant sur les avantages que percevaient les autres agents.

Un modèle de probité et d’intégrité

Le problème, a expliqué, Pamoussa kaboré, quand un ministre ne veut pas voir des agents, il crée un service pour les isoler. Il prétend avoir été lésé par le ministre Lucien Marie Noel Bembamba. Comme si cela ne suffisait pas, il a été renvoyé comme un malpropre de l’ENAREF par l’ancien directeur général Nébila Yaro, qui n’avait trouvé d’autres arguments que de se cacher derrière une politique de « nouvelles orientations ». Pamoussa Kaboré serait-il devenu incompétent?

En tous les cas, nombreux sont ses anciens élèves qui estiment qu’il a été dégagé pour le contenu de ses enseignements. D’ailleurs, bon nombre d’entre eux ont soutenu qu’il est honnête , intègre, franc, avec une bonne disposition d’esprit.

Selon Pamoussa Kaboré, c’est encore le ministre Bembamba qui ne voulait pas qu’il enseigne à l’ENAREF, à cause de sa liberté de ton et de parole.  » J’ai encadré des élèves qui ont produit des mémoires sur sa gestion de fonds d’équipements dont il était l’ordonnateur à la tête de la Direction générale du trésor et de la comptabilité publique. Il s’était agi de s’appuyer sur ses exemples peu orthodoxe de gestion pour tirer des enseignements et inviter les élèves à ne pas reproduire ses insuffisances, afin qu’ils deviennent des cadres dignes et dynamiques », a-t-il ajouté.

On ne comprend vraiment pas pourquoi la transition démocratique n’a pas fait recours à cet homme intègre, doublé d’une conscience professionnelle prononcée. C’est vrai qu’on ne peut pas faire appel à tout le monde, mais force est d’admettre que Pamoussa KABORE, qui compte parmi la fine fleuve de ce ministère, aurait inestimablement contribué à un réel redressement de ce département. Surtout qu’il a toujours été bien noté par ses supérieurs hiérarchiques ( 9/ 10 ou Excellent). On peut légitimement douter de la bonne foi des autorités de ce ministère.

Dans le passé, il lui est arrivé, maintes fois de refuser de viser des dossiers non conformes à la règlementation. De son avis, il disait toujours aux requérants que s’ils tenaient vraiment aux marchés, ils n’avaient qu’à écrire au ministre de l’Economie et des Finances et c’était seulement quand ce dernier réagissait qu’il s’exécutait. Dans une administration qui fonctionne normalement, ni le supérieur hiérarchique ni même le ministre ne peut se passer du visa du contrôleur financier », a-t-il déploré, en signalant que si le ministre signe, il a au moins le visa du contrôleur financier qui le protège.

Cela dit, il a rappelé qu’une fois, plusieurs prestataires de service avaient soumissionné pour un marché portant sur des grands travaux de construction de caniveaux. La commission d’attribution avait siégé et fait un classement par ordre de mérite. Il y avait eu un premier, un deuxième, un troisième et ainsi de suite, mais bizarrement tous les membres de la commission penchaient pour le deuxième, sous prétexte qu’il était connu. Le fait est que lui, Pamoussa Kaboré, s’est opposé, en avançant que la renommée ne faisait pas partie des critères d’attribution. Il a appelé les autres à leur devoir et ils ont fini par plier.

Le comble, des gens ont rapporté au bénéficiaire que c’était grâce à lui qu’il avait obtenu le marché. Quand ce dernier est venu pour le remercier, il lui a posé la question suivante: « Et si on vous avait dit que c’est à cause de moi que vous n’avez pas été retenu, seriez-vous venu pour me fusiller? ». L’intéressé n’a pas eu de mot et est reparti comme il était venu, parole de Pamoussa Kaboré.

Anderson KONE

Présidentielle 2015: le MPP rejette le soutien du CDP

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Le président du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), Roch Marc Christian kaboré, candidat à la magistrature suprême a animé, ce vendredi 20 novembre 2015 à Ouagadougou, une conférence de presse, en vue de faire le point de la campagne électorale.
Roch-Kaboré

Roch Marc Christian Kaboré dit être satisfait de la mobilisation constatée dans les 11 régions parcourues: « Depuis le début de la campagne jusqu’à ce jour, il n’y a eu aucune agression ni bagarre entre militants de partis différents et cela est à l’actif de tous les partis qui participent à la campagne ».

Fort de ce constat, il a avancé que son parti n’attaquera personne en-dessous de la ceinture.
Parlant de l’esprit du ¼ de tour, Roch Marc Christian Kaboré a fait savoir que le MPP n’a pas de raison de se mettre dans une position défaitiste, car son objectif est de passer au premier tour dans la transparence.

« Si d’aventure, je dis bien d’aventure, nous étions perdants, nous reconnaîtrons notre défaite sans sourciller. Et il serait souhaitable que les autres en fassent autant », a avancé M. Kaboré qui a soutenu qu’ il ne faut pas que les uns et les autres soient de mauvais perdants.

Cela étant, il a martelé que le MPP ne cautionnera pas le soutien des défenseurs de la modification de l’article 37 de la Constitution, en l’occurrence le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP). « Ce sera de la compromission, ce sera de la trahison vis-à-vis du peuple burkinabè », a-t-il mentionné.

Mathias Lompo

Fin dramatique de la prise d’otage à Bamako

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La prise d’otages survenue à l’hôtel de Radisson dans la capitale malienne a pris fin dans la soirée du 20 novembre 2015, suite à l’assaut donné par les forces maliennes, appuyées par les forces spéciales française et américaine.
bamako

Bilan, 22 morts parmi les otages et trois assaillants tués. L’un d’entre eux s’est fait exploser. Le doute persiste sur la manière dont sont morts les deux autres.

De fait, 17 Français figuraient parmi les otages évacués, 6 Américains, 20 Indiens et 7 Algériens.

Il y avait au moins 14 nationalités dans les 140 clients de l’hôtel Radisson.

Anderson Koné

Présidentielle 2015 : Ziniaré s’engage à accompagner Roch Marc Christian Kaboré à Kosyam

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Le candidat du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), Roch Marck Christian Kaboré, a tenu un meeting au chef lieu de la région du Plateau central, Ziniaré, ce 19 novembre 2015.
rocko

C’est le stade municipal de Ziniaré qui a accueilli la population de l’Oubritenga, du Ganzourgou et du Kourwéogo.
Le coordonnateur régional du plateau central, Boniface Zango a invité la population à voter massivement le MPP pour que le candidat du MPP soit élu président au soir du 29 novembre prochain.

Le représentant des 17 partis alliés au MPP, Abdoul Salam Kaboré, lui, a salué les populations de Zorgho, Boussé et Ziniaré pour leur courage et leur détermination. « Nous, partis de gauche progressistes alliés, nous vous rassurons de notre détermination et soutien indéfectible au candidat du peuple a fin qu’au soir du 29 novembre 2015, le ¼ de coup K-O soit efficace », a-t-il ajouté.
militants

Le candidat du MPP, Roch Marc Christian Kaboré a promis un Centre hospitalier régional à Ziniaré, dans les 5 années à venir, de lutter contre les écoles sous paillottes et les effectifs pléthoriques dans les établissements, de lutter contre le chômage des jeunes. Puis, il a dit qu’il allait construire des universités dans chaque région, rendre l’accès à l’eau potable une réalité et désenclaver toutes les régions.
Mathias Lompo

Le MBDHP visite les auteurs du coup d’état à la MACA

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Le Mouvement burkinabè des droits de l’homme et des peuples (MBDHP) a rendu public un communiqué, après avoir rencontré les Généraux Gilbert Diendéré et Djibrill Bassolé, inculpés dans le cadre du putsch du 16 septembre 2015, à la Maison d’arrêt et de correction des armées (MACA). Lisez plutôt!
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Le mercredi 18 novembre 2015, une délégation du Mouvement Burkinabè des Droits de l’Homme et des Peuples (MBDHP) s’est rendue à la maison d’arrêt et de correction des armées (MACA), en vue de rendre visite aux personnes détenues suite aux évènements des 16 septembre et jours suivants consécutifs à la tentative de coup d’Etat de l’ex-régiment de sécurité présidentielle (RSP).

Auparavant, soit le 20 octobre 2015, une mission du MBDHP s’était rendue à la maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO). A cette occasion, le Mouvement avait rendu visite à l’ensemble des détenus dont les anciens ministres, maires et autres élus détenus en ces lieux.

Ces visites du MBDHP s’inscrivent dans le cadre de ses missions de promotion et de protection des droits humains et visent à s’enquérir des conditions de détention de l’ensemble des personnes arrêtées et détenues.
Ainsi, à la MACA, le MBDHP a rencontré au total 43 détenus dont les généraux Gilbert DIENDERE et Djibril BASSOLE et 33 autres personnes détenues dans le cadre des évènements du 16 septembre 2015 et jours suivants. Ces personnes sont réparties dans quatre (4) quartiers. Le Mouvement a également visité l’ensemble de ces quartiers ainsi que les locaux de détention.

A l’issue de ces visites, le MBDHP fait le constat que les conditions de détention à la MACO demeurent difficiles du fait de la surpopulation et de l’hygiène déplorable.

A la MACA par contre, ces conditions sont acceptables ainsi que l’ont reconnu les personnes qui y sont détenues.
Toutefois, la préoccupation essentielle soulevée au cours de ces visites demeure le traitement diligent des dossiers en cours devant la justice. Cette préoccupation est partagée par le MBDHP qui, pour les dossiers pendants, a toujours souligné le fait que le droit à un procès juste et équitable dans des délais raisonnables constitue un droit de l’Homme. C’est pourquoi, le Mouvement émet, une fois de plus, le souhait que tous les moyens nécessaires (humains et matériels) soient mis à la disposition de la justice pour le traitement adéquat de ces dossiers.

Le MBDHP souhaite donc vivement que les procédures entamées suivent normalement leurs cours, aillent jusqu’à leurs termes et que la justice soit dite de façon impartiale.

Enfin, le MBDHP remercie madame la ministre de la justice, des droits humains et de promotion civique, monsieur le Doyen des juges d’instruction du tribunal militaire de Ouagadougou ainsi que le personnel pénitentiaire de la MACO et de la MACA pour avoir permis et facilité la réalisation de ces visites.

Fait à Ouagadougou le 19 novembre 2015

Le Comité exécutif national

Présidentielle 2015: le révérend-pasteur, Dr Olivier Kabré parle aux candidats

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A quelques jours du scrutin présidentiel du 29 novembre prochain, les Eglises Evangéliques Inter-Dénominations, par la voix de leur président, le révérend-pasteur, Dr Olivier Kabré, ont publié une déclaration. Lisez-plutôt!

REVEREND
« L’histoire nous apprend que l’homme n’apprend rien de l’histoire. »

La première guerre mondiale, 14-18, avec toute l’horreur, les sacrifices, les larmes et le sang des peuples sur toute la planète n’a pas été source d’enseignements et de leçons. Elle devrait servir pour éviter la deuxième guerre mondiale. Aussitôt après survint malheureusement celle-là, 39-45, qui fut plus meurtrière, ravageuse. Elle a été la réponse à l’amnésie de la race humaine.

L’Afrique vit, de nos jours, une grande tragédie après celle de l’ère coloniale. Les cris, les pleurs, les meurtres, les crimes, les rebellions, les guerres fratricides sont les lots journaliers de son existence. Il y a longtemps que le Rubicon a été franchi au Liberia, en Syrie, en Libye, au Soudan, en Côte d’Ivoire…

Le mal de l’Afrique est somme toute l’après élection présidentielle. Pour un seul fauteuil, il y a plusieurs candidats, cela est à l’honneur de la démocratie. Mais hélas! Dans la logique, le fauteuil présidentiel réclame une seule personne; il ne choisit pas le plus intelligent, le plus beau, le plus riche, le roi, le prince, … Ce fauteuil n’est pas non plus un long et large banc pour accueillir deux ou plusieurs personnes. Pourquoi alors le malheur de l’Afrique y provient-il , à la suite de la proclamation des résultats d’élections présidentielles qui génèrent des rebellions, des subversions, des coups d’Etat ?

L’homme politique africain n’est-il pas capable de dépassement pour respecter le verdict des urnes ? Doit-il toujours croire que le « moi » doit triompher du choix du peuple ?

Les évènements des 30 et 31 Octobre 2014 et la tentative de coup d’Etat du 16 septembre dernier doivent donc instruire les 14 candidats en course pour la magistrature suprême. Ils doivent faire montre de beaucoup de retenue dans leur propos et leur comportement. Ils gagneraient surtout à faire montre de grandeur d’esprit et de sagesse, sinon la quarantaine de morts que tout le peuple pleure aujourd’hui serait des victimes inutiles et leur sacrifice suprême serait vain.

Et les acteurs et actrices, qui vont jeter le trouble dans ce beau pays, notre chère patrie, qui oseront contester, par la violence et dans la violence, le verdict des urnes des scrutins électoraux seront purement et simplement comparés aux dignitaires de l’ancien régime. On leur appliquera le sobriquet « Toulourou » de feu le Président Maurice Yaméogo. « Tout-loup est roux », « Toulourou »

Chers compatriotes, chers candidats, tout pouvoir vient de Dieu.
C’est pourquoi, chacun de nous, à quelque niveau qu’il se trouve, devrait se comporter comme la Bible le recommande dans Colossiens 3 :12<>.

Que Dieu bénisse le Burkina Faso

Révérend Dr. Olivier K. Kabré.

Président des Eglises Evangéliques Inter-Dénominations
(Mission Oméga)

Chevalier de l’Ordre National,
Chevalier de l’Ordre des Palmes Académiques

Présidentielle 2015: le candidat Issaka Zampaligré pense même à mettre Kosyam en location

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A travers cette interview réalisé à son domicile, le candidat indépendant à la présidentielle du 29 novembre 2015, maître Issaka Zampaligré, est revenu sur ses motivations. Lisez plutôt!
zampa


A quand remonte votre engagement politique ?

Mon expérience politique au Burkina a commencé tôt avec d’énormes souffrances. Cela, parce que dans les années 1988-1989, le front populaire, dans toute sa rigueur de mise à mort d’un processus libérateur, s’était acharné sur ma personne. C’est ainsi que j’ai passé deux mois dans le sous-sol de la sureté nationale. A l’époque le responsable de cette instance s’appelait Tapsoba Madi Pascal. C’est entre les mains de la police que j’ai atterri dans le conseil et je rend grâce à Dieu, parce qu’en son temps il y avait plusieurs centres opérationnels qui procédaient aux mêmes enlèvements les nuits et il y avait aussi la gendarmerie nationale qui faisait les mêmes opérations pour faire taire définitivement la voix de justice et de la libération que nous avons enclenché déjà 1983. Après avoir passé deux mois à la sureté, mon passeport m’a été retiré par Tabsoba Kouka Pierre. Je ne peux même pas vous dire ce qu’on me reprochait. Les mêmes personnes de la police qui m’ont retenu pendant ce temps là m’ont pris un jour et dit que les personnes qui avaient demandé de me garder ne demandent plus de mes nouvelles, qu’ils allaient me libérer, mais c’est à moi de faire en sorte que l’on ne puisse pas remettre en cause la décision. Un prisonnier ne recherche que la liberté, c’est ainsi que je suis parti pour retrouver ma famille. Notre pays a besoin de justice, c’est pourquoi je m’engage à incarner cette justice là. Moi, j’ai eu plus de chance à l’époque; d’autres ont malheureusement disparu. Aujourd’hui, je souhaite que nous puissions tourner le dos à tous cela. Pour moi, ce qui est important, c’est de reconsidérer le Burkina Faso et de se considérer comme une seule et même famille.

Votre nom de chef signifie la promesse de Dieu s’accomplira est-ce que votre candidature est une promesse de Dieu ?

Je ne sais pas; j’ai écouté mon cœur tout simplement. Je suis candidat par devoir, parce que notre situation interpelle chacun de nous. Vous auriez pu faire la même chose comme moi. Tous ceux qui sont indignés, qui recherchent le chemin de la renaissance, du renouveau, une solution pour que le vivre ensemble redevienne le critère de notre vie et non pas l’argent; tous ceux qui pensent que le Burkinabè a besoin de dignité ont le devoir de le faire. Nous sommes tous interpellés. Il n’y a aucun bonheur pour moi à être dans un palais, alors que les Burkinabè ne sont pas heureux.
Des Burkinabè vivant à l’extérieur sont entrés au pays pour se présenter, afin de se faire une place auprès du pouvoir. Serait-il pas votre cas ?
Vous savez si j’avais voulu être premier ministre dans ce pays, je l’aurais été puisque ce sont mes collègues qu’on venait chercher à la BCEAO pour en faire des ministres. Il ne pouvait pas me le proposer, parce qu’ils savent qui est Zampaligré. Tous ceux qui ont été à la BCEAO et qui sont encore vivants le savent même Charles Konan Bany de la Côte d’Ivoire en sait quelque chose.
On ne va pas au moment du ramassage des copies d’une épreuve d’examen demander de remettre en route de nouvelles épreuves. Tout ce passe comme si finalement aujourd’hui on découvrait ce qui se passait dans notre pays. Or, tout ce qu’a été fait dans ce pays relèvent des noms, des mains, des cœurs, des esprits, des intelligences qui l’ont conçu et mis en œuvre.

Quels sont les moyens de la mise en œuvre de votre projet de société.?

Nous avons les moyens. Si nous revoyons le train de vie de l’Etat, si nous consacrons peu de ressources à des dépenses inutiles. Je ne veux pas afficher une prospérité grandiloquente qui impressionne, qui séduise mes compatriotes. Identifions les postes prioritaires, afin que demain s’il y a 100 F CFA dans les caisses de l’Etat que chacun puisse en avoir au moins 1 F CFA. Même s’il faut mettre Kosyam en location pour que la population vive mieux.

Quelles seront vos mesures de sortie de crise sur la situation de l’université de Ouagadougou?

Vous êtes perdus si vous pensez qu’il faut agir dans le court terme, parce que vous aurez à subir et non à agir. La communauté scientifique et universitaire qui regorge tant de compétences me proposera dans un délai très réduit comment elle pense résoudre cette crise là. Elle est payée pour ça. Je leur dirai pourquoi on ne mettrait pas dans chacune des régions un lycée professionnel, en ce sens que si l’on a un métier, on ne manque jamais d’emploi…

Comment comptez-vous résoudre la question de la justice et les dossiers de crimes économiques et de sang pendants en justice?

Dire aux magistrats qu’il y a simplement à se souvenir de la formation de juriste qu’ils ont reçu et de l’obligation qu’ils ont à travailler, parce qu’ils perçoivent un revenu. Un délai leur sera accordé. Les décisions que ces magistrats prendront seront rendues publiques. Si vous avez un salaire dans votre organe vous avez l’obligation de travailler. Il n’est pas normal que des gens perçoivent des doubles revenus et ne fassent même pas leur travail et nous allons être alerte dessus. Nous connaissons les textes, nous verrons ce qu’ils ont produit. Est-ce qu’ils ont rendu une décision de justice et on pourra mesurer la performance des uns et des autres. C’est la vérité aussi, c’est ça la justice sociale. On ne va pas entretenir des gens qui sont des serpents dans nos vies. C’est aussi simple que ça et on n’a pas besoin d’aller à l’université pour le dire.

Quel pronostic faite vous ?

Moi, je veux être le président qui va arriver soit le 29 novembre soit après le 29. Les statistiques, on en a même pas ici. Nous n’avons pas d’appareils statistiques. Celui qui se chatouille pour rire doit savoir que le peuple burkinabè a les yeux ouverts. Rappelez-vous que ce sont des véhicules des gens de l’ancien régime qui ont été brulés et si nous n’avons pas de solutions pour cette jeunesse si nous ne rétablissons pas l’égalité et la justice sociale le même fléau frappera chacun d’entre nous quelque soit le président qui arrivera.

Réalisé par Joachim Batao

Paul Zoungrana signe « Et si les armes devenaient des fleurs « 

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A la faveur du putsch manqué du 16 septembre dernier, Paul Zoungrana a consigné ses émotions et ses ressentis dans un recueil de poème qu’il a dédicacé, le 17 novembre à Ouagadougou.
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Acteur de la résistance et de la lutte pour la libération du pays des mains des putschistes, l’auteur a rédigé, entre le 17 et le 30 octobre 2015, ce recueil de poème : « Et si les armes devenaient des fleurs ». Pour lui, l’écriture est un outil par excellence pour revendiquer, donner du sens à ses sentiments.

C’est une œuvre de 82 pages reparties en 11 titres, notamment l’hymne de la peur, couvre-feu, front des mères, putschistes en classe, sept maximes pour sept jours de crime, tombé le point levé, vision troublée, combat pour la libération, écho des maux, jeunesse patriotique et enfin paix apparente.

L’auteur magnifie la fierté et le courage de la jeunesse burkinabè pour avoir dit non à la barbarie du RSP à travers des titres, tels que combat pour la libération, jeunesse patriotique. Il rend aussi hommage aux martyrs tombés sur le champ de bataille. Il affirme que c’est du devoir des vivants de rendre hommage aux morts et de glorifier ceux qui ont sacrifié leurs vies pour la liberté des autres.

L’œuvre a été éditée par Sankofa et Gurli Editions. Selon Jean Claude Naba, responsable de la maison d’édition dès que sa structure a reçu l’œuvre de Zoungrana, elle n’a pas hésité à le publier tellement il était d’actualité.
Pau P. Zoungrana est le directeur de la Compagnie Théâtrale Arts en Intersection; il est auteur dramatique, comédien et metteur en scène. Titulaire d’une maîtrise en Arts dramatique, il a écrit, entre autres, un moment (2007), la virgule de l’histoire (2008), les sept barbes (2010), les zéros morts (2014) etc.

Joackim BATAO