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Attentat à Paris: témoignage poignant d’une sud-africaine

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La Sud-africaine, Isobel Bowdery, âgée de 22 ans, a raconté qu’elle assistait à Paris au concert des Eagles of Death Metal au Bataclan, le vendredi 13 novembre 2015 à Paris, lorsque les terroristes ont fait irruption dans la salle.
FRANCE

Elle a dit s’être allongée et  » avoir fait la morte pendant plus d’une heure » pour échapper aux assaillants.
« Retenant ma respiration, essayant de ne pas bouger, de ne pas pleurer, de ne pas donner à ces hommes la peur qu’ils voulaient voir ». Pour elle, la manière dont les terroristes « ont méticuleusement visé et tiré sur les gens dans la fosse », où elle se trouvait, « sans aucune considération pour la vie humaine », « ne semblait pas réelle ».

 » C’était seulement un vendredi soir à un concert de rock. L’ambiance était bonne, tout le monde dansait et souriait, et quand ils sont arrivés par la porte principale et ont commencé à tirer, on a naïvement cru que cela faisait partie du spectacle ». La jeune femme décrit « les dizaines de personnes tuées juste devant elle: « les mares de sang sur le sol », les « cris des hommes qui tenaient les corps sans vie de leur copine ».

La jeune femme, dont le message a été largement relayé par la presse anglo-saxonne, termine son récit sur une note d’espoir en appelant chacun à vivre « les vies dont les victimes innocentes de cette tragédie rêvaient ».

Mathias Lompo

Législatives 2015 : Le CDP lance sa campagne à Saaba

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La section Kadiogo du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), a procédé au lancement officiel de sa campagne pour les législatives du 29 novembre prochain dans la commune rurale de Saaba.

KOUANDA
Les cadres du parti se sont mobilisés, avec à leur tête El Hadj, Mahamadi Kouanda qui conduira, la campagne dans la province du Kadiogo.
Selon le directeur provincial de campagne, El hadj Mahamadi Kouanda, le parti est venu vers les populations de Saaba et ses environs, pour solliciter leurs voix, afin de siéger à l’Assemblée Nationale.

« Notre parti est résolument engagé au développement du Burkina, et cela passe par notre présence à la représentation Nationale. Le CDP est là pour construire le pays et non pour le détruire », a indiqué M. Kouanda qui a dit que le CDP a été disqualifié dans la course à la présidence du Faso, mais pas pour les législatives.

L’ancien député, Achille Tapsoba, était présent à cette rencontre, où le mot d’ordre était la paix, la tolérance et l’unité. Les représentants des différentes sensibilités ont réaffirmé leur engagement et leur gratitude au parti. A les en croire, même si le fondateur du parti n’est pas physiquement présent à leurs côtés, ils sont confiants que les idéaux du parti seront pérennisés.

Anderson Koné

Législatives 2015: l’ADF/RDA sonne le rassemblement à Bobo Dioulasso

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L’Alliance pour la démocratie et fédération(ADF)RDA) a organisé le lancement de sa campagne législative, le dimanche 15 novembre 2015 à Bobo Dioulasso.
GILBERT O

Tour à tour, les représentants des jeunes et des femmes ont appelé à voter pour le parti de l’éléphant.
La tête de liste aux législatives de l’ADF/RDA dans la région du Houet, Lassina Bondé, s’est exprimé en ces termes: « Décidez-vous. Si vous avez confiance en nous, votez. Votez l’ADF/RDA, si vous n’avez pas confiance en nous, votez toujours. Mais faites le bon choix, car de votre choix dépend l’avenir de notre pays. Le Burkina a trop souffert. Il doit se développer maintenant ».

Le candidat a déploré la désertion de militants qui ont aussitôt retourné la veste, lorsque leurs erreurs les ont rattrapés.
Selon M. Bondé, les militants restés à l’ADF/RDA sont aminés d’une volonté d’agir en commun, celle de construire ensemble le renouveau de leurs espérances.

« Nous allons toujours œuvrer pour la paix, la liberté et la Justice. L’emploi des jeunes et leur appui pour la création », a laissé entendre Gilbert Ouédraogo qui a dit que son parti ne compte pas rester là où il est tombé.
A l’en croire, l’ADF/RDA va se relever; en tirant des enseignements du passé.

Philippe Traoré

Niger: l’opposant Hama Amadou arrêté et déferré

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Le leader de l’opposition nigérienne, Hama Amadou, a été arrêté, le samedi 14 novembre 2015 , à sa descente d’avion, en provenance de Paris où il s’était exilé.
Hama_Amadou

En l’arrêtant, la police a tenu à exécuter le mandat d’arrêt lancé à son encontre. Il a été directement conduit à la prison civile de Niamey où il passera sa première nuit. Puis, il a été transféré dans un autre établissement, à Filingué, à 200 kilomètres de la capitale.

A noter que la police a dû faire usage de grenades lacrymogènes pour disperser les militants de Hama Amadou et se faire un chemin de l’aéroport à la prison civile de Niamey.

Anderson Koné

Présidentielle 2015: la CCVC interpelle les candidats à la magistrature suprême

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Vous qui aspirez à assumer la lourde tâche de présider aux destinées du Burkina Faso pour les cinq prochaines années, les populations burkinabè en leurs diverses composantes attendent de vous, à l’entame de la campagne électorale, des éléments d’assurance à travers des projets de société courageux et déterminants pour leur bien-être et leur plein épanouissement.
Intervenant dans un contexte post-insurrectionnel et de lendemains de résistance populaire victorieuse contre le coup d’Etat de type fasciste du 16 septembre 2015, ces élections ne sauraient constituer un simple tremplin pour l’accession au pouvoir de politiciens, champions en promesses de campagnes mais en réalité, peu soucieux des préoccupations et attentes de notre peuple.

candidats 2015

A la faveur de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 en effet, le peuple burkinabè a montré sa volonté et sa capacité à prendre en main son destin. Faut-il le rappeler, c’est au prix de vies humaines arrachées, de sang versé et de sacrifices divers consentis par le peuple burkinabè, que le mouvement populaire insurrectionnel des 30 et 31 octobre 2014, conduit sur l’ensemble du territoire a chassé Blaise COMPAORE du pouvoir. Le Collectif des organisations démocratiques de masse et de partis politiques (CODMPP) puis la CCVC ont pris une part active à ces longues années de luttes et de résistance populaire, qui ont contribué à fragiliser les fondements de ce régime et à conduire à sa chute.
Aujourd’hui encore, ce même peuple reste mobilisé et déterminé. Il veille et veillera à ce que ses préoccupations pressantes, celles portées par la CCVC notamment, soient pleinement satisfaites.

Mesdames, Messieurs les candidat(e)s

En toute légitimité, le peuple insurgé des 30 et 31 octobre 2014 a cru qu’en se débarrassant du système Compaoré, il verrait, au moins, poindre quelque lueur d’espoir en de lendemains meilleurs.
Hélas, à coups de promesses rarement tenues, le pouvoir de transition aura réussi, par un malicieux tour de passe-passe, à mettre en mode négation les attentes pressantes du peuple, notamment en matière de lutte contre l’impunité des crimes de sang et des crimes économiques. Tout autant, c’est avec une complaisante soumission à la nébuleuse communauté internationale, lui imposant comme but ultime de sa mission l’organisation d’élections, que les autorités de la transition ont systématiquement relégué au second plan les préoccupations des nombreuses couches de nos populations en matière sociale.
Le constat reste donc que, depuis quelques années, la situation sociale des populations burkinabè s’est particulièrement dégradée. Une telle situation s’explique, pour l’essentiel, par les facteurs suivants :
• Le règne ambiant et persistant de l’impunité, du fait de la mise sous tutelle de la justice ;
• La négation de fait des libertés politiques et démocratiques, consacrée par le verrouillage du jeu politique au bénéfice du clan Compaoré et associés ;

• La poursuite de l’application des Programmes d’ajustement structurel (PAS), qui secrète un lot de conséquences désastreuses au détriment de nos populations, en matière de santé, d’éducation, de logement, d’emploi des jeunes, etc., hypothéquant toute possibilité de développement et maintenant ainsi notre pays sous domination ;
• Le renchérissement continu des prix de produits de grande consommation (riz, sucre, lait, huile, savon, hydrocarbure, etc.) qui restent hors de portée de larges couches de nos populations ;
• Le mépris et la marginalisation des populations paysannes, spoliées de leurs terres par de nouveaux riches et souvent victimes d’évictions forcées et de répression sauvage, telle que ce fut le cas à Kounkounfouanou dans la province du Gourma et dans d’autres localités de notre pays ;
• Les menaces répétées contre les libertés publiques fondamentales (d’opinion et d’expression, de manifestation, d’organisation, etc.), gages du droit citoyen d’interpellation et de contrôle de l’action publique.
Mesdames, Messieurs les candidat(e)s
Il est évident qu’aucun pouvoir ne pourra bénéficier de quelque sursis que ce soit, si les préoccupations suivantes ne sont pas satisfaites à terme :

I. POUR LES MARTYRS DE L’INSURRECTION POPULAIRE DES 30 ET 31 OCTOBRE 2014 ET DU PUTSCH AVORTE DU 16 SEPTEMBRE 2015.

1. Identification complète, vérité et justice pour les martyrs de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 et ceux du putsch avorté du 16 septembre 2015 ;

2. Indemnisation des familles des martyrs de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 et de celles du putsch avorté du 16 septembre 2015 et prise en charge totale des blessés de l’insurrection populaire et du putsch avorté du 16 septembre 2015 ;

3. Accord de statut de Pupilles de la Nation aux enfants des martyrs, ainsi qu’à ceux des blessés handicapés à vie.
II. CONTRE L’IMPUNITE DES CRIMES DE SANG, DES CRIMES ECONOMIQUES, LA CORRUPTION ET LA FRAUDE.

4. Réouverture effective et instruction sérieuse du dossier Norbert ZONGO et compagnons ;
5. Vérité et justice pour DABO Boukari, disparu dans les locaux de l’ex-régiment de Sécurité Présidentielle (RSP), alors installé au sein du Conseil de l’Entente ;

6. Vérité et justice pour Thomas SANKARA, Flavien NEBIE, Salifou NEBIE, Oumarou Clément OUEDRAOGO, Blaise SIDIANI et Emile ZIGANI et toutes autres victimes de crimes de sang impunis ;
7. Jugement et sanctions de tous les commanditaires et auteurs de crimes de sang et de crimes économiques, qui doivent être frappés d’indignité politique et électorale ;

8. Mandat d’arrêt contre Blaise COMPAORE et François COMPAORE et mise aux arrêts de toute personne impliquée dans des crimes de sang et crimes économiques ;

9. Identification et jugement de ceux qui ont ordonné de tirer, ainsi que de ceux qui ont tiré sur les insurgés les 30 et 31 octobre 2014 et sur les résistants au putsch du 16 septembre 2015, causant de nombreuses pertes en vies humaines et de nombreux blessés ;

10. Prise de mesures concrètes et efficaces contre la corruption et la fraude. Assainissement de la gestion des marchés publics, aussi bien au niveau des procédures d’attribution que dans la résiliation des marchés (institutions, DGMP, Faso Baara, DACR …) ;

11. Identification et saisie des biens et fonds détournés par les dignitaires du régime de Blaise Compaoré et prise de mesures nécessaires en vue de recouvrer les fonds expatriés ;
12. Audit des départements ministériels, des sociétés d’Etat et autres institutions et projets. Audit de la gestion des communes, notamment des opérations de lotissements. Jugement et sanction des auteurs de pillages et leur expropriation au profit des populations ;

13. Audit sur l’accaparement abusif des terres rurales au détriment des paysans et expropriation des personnes coupables de ces faits, au bénéfice des populations ;
14. Audit des privatisations réalisées dans le cadre des Programmes d’Ajustement Structurel (PAS) et nationalisation des sociétés bradées.

III. CONTRE LA VIE CHERE, POUR LA JUSTICE SOCIALE.
15. Non signature par le Burkina Faso des Accords de partenariat économique (APE) dont le contenu actuel est porteur de graves dangers pour l’économie nationale, particulièrement l’agriculture et l’industrie ;
16. Relèvement des salaires, des pensions de tous les agents de l’Etat et de ses démembrements, des travailleurs du privé, en activité ou à la retraite en rapport avec le coût de la vie – relèvement du SMIG à hauteur de 50 000 FCFA et suppression de l’IUTS sur ledit SMIG ;

17. Réduction significative et contrôle des prix et de la qualité des produits de 1ère nécessité : riz, mil, maïs, haricot, huile, sel, sucre, lait, etc. ;
18. Réduction des taxes sur les produits pétroliers, de l’IUTS, des taxes qui frappent les petits commerçants, les artisans, les prestataires de services et suppression de la TVA sur les prêts bancaires ;
19. Amélioration des conditions de vie et d’études des élèves et étudiants, notamment par la réinstauration de bourses scolaires, l’augmentation des bourses et aides des étudiants, la construction d’infrastructures scolaires et universitaires (écoles, CEG, lycées, amphithéâtres, cités universitaires adaptées, etc.), ouverture de lignes de transport en commun spéciales en faveur des élèves et étudiants dans les centres urbains ;
20. Effectivité de l’école gratuite et obligatoire pour tous jusqu’à l’âge de 16 ans pour les enfants des deux sexes ;
21. Formation professionnelle gratuite des jeunes et adoption et mise en œuvre d’un programme de résorption du chômage notamment des jeunes ;

22. Suppression des cotisations obligatoires et autres cotisations spéciales pour les parents d’élèves et audit des fonds collectés par les Associations de parents d’élèves (APE) ;
23. Prise en compte des langues nationales dans les différents ordres d’enseignement et dans l’administration publique et éradication de l’analphabétisme ;

24. Prise en charge gratuite des urgences médicales, chirurgicales et obstétricales ;
25. Arrêt de l’expropriation des paysans de leurs terres. Révision à la hausse des prix d’achat du coton et autres produits des paysans. Baisse des coûts des intrants agricoles et disponibilité desdits intrants notamment pour les céréales ;
26. Accès au logement décent pour les populations en ville comme en campagne et baisse des loyers des maisons à usage d’habitation ;
27. Accès à l’électricité et à l’eau potable ;
28. Désenclavement des zones rurales ;
29. Construction de barrages, de retenues d’eau et de système de canalisation au profit des agriculteurs et des éleveurs ;
30. Arrêt des P.A.S. et des privatisations sauvages des entreprises publiques. Institution d’une allocation chômage particulièrement pour les travailleurs victimes des P.A.S.

IV. POUR LE MAINTIEN ET L’ELARGISSEMENT DES LIBERTES POLITIQUES ET DEMOCRATIQUES.
31. Renforcement des acquis de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 et de la résistance au putsch du 16 septembre 2015, notamment par :
la garantie effective de la liberté de presse, d’expression, de réunion, d’organisation, de grève, de circulation, de manifestation sur la voie publique ;

le libre accès des citoyens et des différentes composantes de la société burkinabè aux médias d’Etat ;
l’introduction dans la loi fondamentale de la reconnaissance de « l’insurrection populaire » comme mode de contestation et de lutte du peuple face à tout pouvoir qui violerait les droits des populations ;
la garantie de la sécurité des personnes et des biens sur toute l’étendue du territoire national ;
32. Garantie effective du respect de la vie humaine, de l’inviolabilité du domicile, du secret de la correspondance et de la communication ;

33. Respect des libertés démocratiques et syndicales, notamment par :
l’annulation des dispositions et mesures attentatoires au droit de grève (levée de l’interdiction du droit de grève des magistrats) ;
l’annulation de la mesure d’exclusion et reprise des étudiants exclus de l’université de Koudougou ;
la reconnaissance du droit d’organisation et de grève pour tous les corps paramilitaires (police, douanes, eaux et forêts) ;
la relecture de la loi 013, portant régime juridique applicable aux agents et emplois de la Fonction Publique, de la loi 27 portant régime juridique applicable aux emplois et aux agents des collectivités territoriales et de la loi 028, portant Code du travail au Burkina Faso (y compris la grille salariale) ;
l’application effective des dispositions réglementaires sur le tâcheronnat ;

34. Démantèlement des bases militaires étrangères installées au Burkina, qui constituent une menace pour la liberté et l’indépendance du pays.
Mesdames, Messieurs les candidat(e)s
En cette période de campagne électorale, marquée par une effervescence particulière, votre responsabilité à toutes et tous est pleinement engagée, quant à la préservation de la concorde entre filles et fils du Burkina.
Aussi, notre peuple n’admettra qu’aucun(e) d’entre vous, dans la perspective enivrante de la conquête et de la gestion du pouvoir d’Etat, n’en vienne à semer des germes de guerre civile, en titillant la fibre ethnique, confessionnelle ou régionaliste de nos populations pour parvenir à ses fins.

Mesdames, Messieurs les candidat(e)s à l’élection présidentielle du 29 novembre 2015
La CCVC vous soumet ainsi, les préoccupations pressantes de notre peuple qui, au-delà de simples promesses de campagne, attend de chacune et chacun de vous des réponses sous formes d’actions concrètes.
En tout état de cause, la CCVC s’emploiera à renforcer la mobilisation populaire et à poursuivre la lutte :
pour la vérité et la justice pour les martyrs et blessés de l’insurrection populaire et de la résistance au putsch du 16 septembre 2015 ;

contre l’impunité des crimes de sang et des crimes économiques ;
pour la préservation et la garantie des libertés publiques ;
pour le bien-être de nos populations des villes et campagnes ;
pour la souveraineté et l’indépendance véritable du Burkina Faso.

Veuillez agréer, Mesdames, Messieurs les candidat(e), l’expression de notre considération distinguée.
Ouagadougou, le 13 novembre 2015

Pour la Coordination nationale,
Le premier vice-président
Chrysogone ZOUGMORE

PIDA : Des pistes de solutions au financement de l’électricité

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Les panélistes ont posé un juste diagnostic du problème de financement de l'électricité sur le continent

La première semaine du Programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA), qui se tient du 13 au 17 novembre 2015 à Abidjan, bat son plein. Hier 15 novembre, c’est la cruciale question du financement du secteur de l’électricité qui a fait l’objet d’échanges nourris entre panélistes et participants du panel.

 

Ce n’est un secret pour personne, le faible taux d’accès des Africains à l’électricité estimé à 30% s’explique en grande partie par les difficultés de financement. Comment surmonter cette difficulté qui contribue à maintenir une bonne partie de l’Afrique dans l’obscurité, alors que son potentiel énergétique reste immense ? C’était la problématique au cœur du panel tenu ce 15 novembre 2015 à la première semaine du Programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA) à Abidjan.

 

«Financement innovants pour le secteur de l’énergie en Afrique», tel était l’intitulé du panel présidé par Ibrahima Thiam, ancien président de l’Autorité de Régulation Régionale du secteur de l’Electricité de la CEDEAO (ARREC). Panel animé entre autres par Aboubakari Baba Moussa, directeur des infrastructures et de l’énergie de l’Union africaine ; Philippe Niyongabo, chef de la division Energie de la commission de l’UA ; Apollinaire Siengui Ki, secrétaire général de West du système d’échange d’énergie ouest-africain et Alex Rugamba de la Banque africaine de développement (BAD).

La commissaire à l'énergie de l'Union africaine, Dr Elham Ibrahim
La commissaire à l’énergie de l’Union africaine, Dr Elham Ibrahim

Des échanges, l’on retient que la question du financement se pose avec acuité dans le secteur de l’électricité. Ainsi, 85% des sociétés d’électricité se trouvent dans une situation financière déficitaire dû au fait que le prix de vente de l’électricité est inférieur celui de la production. Il y a aussi l’inefficacité ou la mauvaise utilisation des subventions publiques aux sociétés d’électricités. «L’on ne sait pas véritablement à quoi sont destinés ces financements. L’on ne sait pas si c’est pour la production ou la commercialisation de l’électricité ?», s’interroge encore Ibrahima Thiam.

L’autre conséquence des difficultés financières des sociétés financières, est le manque de compétences, la plupart n’ayant plus la possibilité de retenir les bons cadres.

 

Changer de comportements

 

Face à ces nombreuses difficultés qui entravent sérieusement le développement du secteur de l’électricité, les panélistes suggèrent un changement de comportements de tous par rapport à la question du financement. Il faut que l’on aille vers des situations où, disent-ils, les populations acceptent de payer l’électricité à son coût réel. Cela pourrait aider à améliorer la situation des sociétés d’électricité. Mais, «il faudrait approfondir la réflexion pour distinguer ceux qui sont en mesure de payer et qui n’ont pas les moyens de le faire », nuance le secrétaire du WAPP. L’autre piste de solution déjà expérimentée dans certains pays comme le Kenya, c’est faire des populations, des bénéficiaires des parties prenantes des projets d’électricité. Cela peut consister à lever des fonds locaux pour financer le secteur.

Aboubakari Baba Moussa, directeur des infrastructures et de l’énergie de l’UA, lors de la première semaine du PIDA
Aboubakari Baba Moussa, directeur des infrastructures et de l’énergie de l’UA, lors de la première semaine du PIDA

C’est pratiquement les mêmes conclusions auxquelles sont parvenus les acteurs du panel tenu le samedi 14 novembre sur ce thème : «Combler les financements des infrastructures grâce à des projets bien préparés»

Prenant la parole à la fin du présent panel, comme ce fut déjà le cas du précédent, la commissaire de l’Union africaine, Dr Elham Ibrahim s’est félicitée des résultats des échanges.

«Un panel très instructif qui montre bien la nécessité de travailler en partenariat les uns avec les autres», a-t-elle souligné.

 

Grégoire B. Bazié

Burkinademain.com

Droit de réponse: Ousmane Guiro attend les excuses de Me Sankara

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Suite aux déclarations de campagne du candidat de l’Unir/PS, Me Bénéwendé Stanislas Sankara, à Boromo, l’ancien Directeur général de la douane, Ousmane Guiro est sorti de son silence. Lisez plutôt!
GUIRO

Dans votre discours adressé à vos militants de Boromo dans le cadre de la campagne présidentielle le 09 novembre 2015 et repris sur Lefaso.net en date du 10 Novembre 2015, vous avez déclaré que l’ex-DG des douanes, Ousmane Guiro, battrait campagne pour un parti politique. Vous avez trouvé que cela était « une insulte à l’intelligence du peuple burkinabè ». Aussi, avez-vous dénoncé avec véhémence cette situation que vous avez également qualifiée d’immorale et d’amorale. Vous avez ajouté : « laissez le mouton courir, Tabaski arrive ».

Je suis indigné et choqué par de tels propos qui sont en contradiction flagrante avec le code de bonne conduite dont vous êtes signataire avec les responsables de tous les autres partis politiques.
Nonobstant cet écart grotesque de langage, je voudrais vous informer que je suis malade depuis le 03 Novembre 2015. Depuis cette date, je n’ai jamais quitté mon domicile ; je ne peux donc pas être celui qui bât campagne pour le parti ’‘X ’’ dont vous faites cas dans votre discours.

Vos propos sont des accusations très graves qui ne sauraient être un programme de campagne.
En tout état de cause et jusqu’à preuve de contraire, je jouis de mes droits civiques. Je fais confiance en la justice et si vous en faisiez autant, mon dossier ne serait pas votre thème de campagne.
Je voudrais enfin, Maitre, vous dire simplement qu’un homme politique, de surcroit candidat à la présidence du Faso, ne doit pas être animé de haine viscérale surtout à un moment donné où tous les Burkinabè œuvrent pour des élections transparentes, apaisées et crédibles.

Maitre Sankara, avec tout le respect que je vous dois, j’ose espérer, qu’après vos fausses accusations, vous aurez le courage et l’honnêteté de me présenter vos excuses et ce, conformément aux idéaux de justice et d’équité que vous avez toujours défendus.

Ousmane Guiro

Attentats de Paris: l’armée française bombarde les bases de l’EI en Syrie

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Douze avions français, dont dix avions de chasse, ont largué un total de 20 bombes sur les fiefs de l’organisation Etat islamique, à Raqa, en Syrie, selon un communiqué du ministère français de la Défense.

AVION II
« Le premier objectif détruit était utilisé par Daech (acronyme en arabe de l’organisation Etat islamique) comme poste de commandement, centre de recrutement jihadiste et dépôt d’armes et de munitions. Le deuxième objectif abritait un camp d’entraînement terroriste », lit-on dans ce communiqué.

Les pays du G20, réunis en Turquie, vont prendre une série de mesures contre la circulation croissante des terroristes étrangers, selon un projet de communiqué non encore validé.

Ces mesures pourront aller de la « gestion des frontières » à un « renforcement de la sécurité aérienne ». Le texte prévoit également « un partage d’informations opérationnelles, une gestion des frontières pour détecter des déplacements, des mesures préventives et une réponse judiciaire appropriée. Nous allons travailler ensemble pour renforcer la sécurité aérienne internationale. »

Anderson Koné

Présidentielle 2015: Bénéwendé Sankara entend livrer bataille pour libérer le peuple

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Le candidat de l’Union pour la renaissance/Parti sankariste (UNIR/PS), Me Bénéwendé Stanislas Sankara, a rencontré ses militants de Ouahigouya, le 14 novembre 2015. Il les a appelés à voter le programme alternatif sankariste, afin de le porter au pouvoir au soir du 29 novembre prochain.
BENEWENDE

Tour à tour, les représentants des jeunes et des femmes ont soulevé leurs préoccupations. Il s’agit, entre autres, du chômage, de l’accès des femmes à la terre, aux crédits, aux soins de santé, à l’eau potable et de l’enclavement de la cité.
Le directeur provincial de campagne du Yatenga, Irisso Ouédraogo, a dit que Bénéwendé Sankara est l’un des rares candidats à avoir combattu pendant de 27 ans le régime Compaoré. Toute chose qui, a-t-il dit, assurera sa victoire.

Me Bénéwedé Sankara, lui, a fait savoir que le peuple doit sortir massivement voter le programme alternatif sankariste, parce que tout le Burkina se réclame de l’idéal du président Sankara, depuis l’insurrection populaire. Cela étant, il a relevé qu’il n’est pas là pour faire des promesses, mais pour livrer une guerre devant permettre de libérer le peuple burkinabè.

Dans la cité de Naaba Koom, les responsables le l’UNIR/PS arguent avoir choisi de mener une campagne de proximité pour être plus proche des populations et bien écouter leurs doléances.

Joachim Batao

Présidentielle 2015: le candidat Adama Kanazoé de l’AJIR demande pardon pour Ziniaré

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Le candidat de l’Alliance des jeunes pour l’indépendance et la république (AJIR) à l’élection présidentielle du 29 novembre prochain, Adama Kanazoé a présenté à la presse le document de son programme de développement, le 12 novembre 2015. Il a saisi l’occasion pour « demander pardon » à l’opinion nationale sur ses propos tenus à Ziniaré lors de son meeting.kanazoé(1)

Ce document présente les mesures et engagements que le candidat de l’ AJIR propose aux Burkinabès pour le développement du pays . Intitulé ‘’ Développer le Burkina Faso avec sa jeunesse’’, le document est articulé autour de quatre grands axes. Il s’agit de ‘’l’établissement des bases de notre vivre ensemble’’ fondé sur la réconciliation, la liberté d’expression et de presse, la justice et l’armée.

Le candidat dit vouloir ‘’relancer l’économie’’ à travers l’investissement privé et public. Et il promet de relever le niveau du SMIG de 30 864 F CFA à 50 000 F CFA. En ce qui concerne le problème de l’énergie, il promet la construction de 30 centrales solaires de 990 MW et deux barrages hydro-électriques de 32MW.
Pour sa ‘’politique sociale juste et équitable’’, le candidat envisage mettre en place une politique d’assainissement et d’accès à l’eau potable pour tous et le renforcement de la couverture sanitaire, ainsi que la reconstruction du système éducatif. S’agissant du chômage, AJIR compte créer 500 000 emplois directs au cours des cinq années de leur mandat présidentiel.

Le dernier axe du document est celui de ‘’paix, sécurité et promotion d’une diplomatie active’’ avec la création d’un conseil national de sécurité (CNS). Au niveau de la diplomatie, il envisage la création d’un ministère en charge de la diaspora.
Ce programme, selon Adama Kanazoé, va coûter 10 000 milliards de F CFA.

Répondant à la question sur ses propos tenus à Ziniaré dans la ville natale de l’ancien président Blaise Compaoré où le candidat affirmait « aimez moi comme vous avez aimé le grand frère Blaise Compaoré », le candidat s’est voulu claire. « Je présente mes excuses au peuple, c’est une situation malheureuse, en réalité je n’ai pas trouvé les bons mots pour m’exprimer et je demande pardon. J’ai essayé de dire que l’Oubritenga doit rester dans la République et qu’il ne devrait pas s’attacher à un seul individu au point de refuser d’aller voter le futur président comme le leur demande certains membres de l’ancien régime ».

Joachim Batao