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Des partis politiques pourraient être suspendus pour avoir soutenu le coup d’état

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Lors du traditionnel point de presse du gouvernement de ce mercredi 7 octobre 2015 à Ouagadougou, le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, René Bagoro a parlé du sort des partis politiques impliqués dans le coup d’état manqué des 16 et 17 septembre dernier.
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« Les partis politiques sont considérés comme des personnes morales et il est possible de condamner pénalement une personne morale. Si les partis politiques, à travers leurs organes dirigeants, sont reconnus coupables, cela peut entrainer leur dissolution », a-t-il laissé entendre.

Burkinademain.com

Côte d’Ivoire: Essy Amara suspend sa participation à la présidentielle

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Le désormais ex-candidat Essy Amara

À moins de trois semaines du scrutin, Essy Amara a fortement dénoncé le processus électoral. Dans une lettre ouverte publiée mardi soir sur son compte Facebook, l’ancien ministre des Affaires étrangères, figure du PDCI, dit ne pas vouloir se « porter caution d’une combine électorale », et préfère suspendre sa participation.

Le désormais ex-candidat Essy Amara
Le désormais ex-candidat Essy Amara

C’est en dénonçant les conditions dans lesquelles doit se tenir l’élection présidentielle qu’Essy Amara explique suspendre sa participation au processus électoral. Ce scrutin ne s’annonce, je cite, « ni ouvert, ni régulier », écrit l’ancien ministre des Affaires étrangères.
Une figure du PDCI qui, il y a quelques mois, s’était déclaré candidat, allant à l’encontre de la ligne du président de son parti. L’ancien diplomate fustige une élection arrangée. « Les conditions d’un scrutin transparent et équitable ne sont pas réunies », estime-t-il.

Dans cette longue lettre ouverte publiée sur son compte Facebook, Essy Amara dit ne pas vouloir « légitimer le président sortant », qu’il estime « sourd aux revendications démocratiques ». Une charge contre le pouvoir et une décision annoncée à seulement trois jours de l’ouverture de la campagne officielle pour l’élection présidentielle.

Source Rfi

Coup d’état manqué: 11 chefs d’accusation pèsent sur Gilbert Diendéré et Djibrill Bassolé

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Le général Gilbert Diendéré

Les généraux Gilbert Diendéré et Djibrill Bassolé, accusés d’avoir fomenté le coup d’état du 17 septembre derniers, ont été inculpés le mardi 6 octobre 2015. 11 chefs d’accusation sont prononcés contre les deux militaires.
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Interpellés le 29 septembre, le général Djibrill Bassolé et le 1er octobre le général Gilbert Diendéré, ont été inculpés le mardi 6 octobre pour haute trahison et atteinte à la sûreté de l’Etat.

Ils sont également poursuivis pour « collusion avec des forces étrangères meurtres, coups et blessures volontaires, complicité de coups et blessures et de destruction volontaire de biens ». En tout, 11 chefs d’inculpation ont été retenus contre chacun des deux généraux. Après leur audition, le juge d’instruction, les a mis sous mandat de dépôt, selon des sources proches du dossier.

Burkinademain.com

Désarmement du RSP: les soldats n’ont pas su tirer leçon de l’histoire, dixit Yacouba I. Zida

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Le processus de désarmement de l’ex-régiment de sécurité présidentielle (RSP) a pris officiellement fin le 6 octobre 2015 à Ouagadougou, sous la présidence du Premier ministre, Yacouba Isaac Zida et des chefs d’état-major des armées de pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
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Les chefs d’état-major des armées du Sénégal, du Bénin, du Ghana, du Nigéria, du Niger et du Togo ont pris part à la cérémonie.
Le président de la commission technique chargée du désarmement de l’ex-RSP, le colonel Salif Tinguéry est revenu sur les difficultés vécues au camp Naaba Koom II.
A l’en croire, de simples comportements hostiles, les soldats de l’ex-RSP sont passés à des menaces, puis à des agressions physiques sur les militaires chargés de l’enlèvement du matériel.

« Depuis sa création, le Régiment de sécurité présidentielle a été utilisé par le régime de Blaise Compaoré pour freiner les aspirations légitimes de notre peuple à une vie démocratique réelle », a déploré
le Premier ministre Yacouba Isaac Zida qui a dit que les soldats du RSP n’ont pas su tirer leçon de l’histoire du peuple burkinabè.
De ses explications, le coup d’Etat du 17 septembre n’était que le couronnement d’un plan savamment préparé par le général Gilbert Diendéré dont l’objectif était de mettre fin à la Transition et installer un régime de terreur.

Par la suite, le chef du gouvernement a salué le peuple burkinabè, la communauté internationale, l’Union africaine et la CEDEAO.

Il faut noter que la foule en liesse s’est emparée des blindés pour des exercices de pilotage.

Mathias LOMPO

Concours directs 2015: un comité de jeunes réclame la reprise des tests

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Le présidium

Un comité de jeunes unis a organisé une conférence de presse, le mardi 6 octobre 2015 à Ouagadougou, pour exiger la reprise des concours entachés d’irrégularités. CONCOURS

Le porte-parole du groupe, Hermann Konkobo, a réaffirmé sa volonté de voir annuler et reprendre les concours de la Douane, de la Santé et de l’ENAREF. Il a également demandé le démantèlement du réseau, la punition des animateurs et l’interdiction des promoteurs des centres de formation et de préparation aux concours de proposer des sujets.

Hermann Konkobo a aussi réclamé un mode d’évaluation qui reflète les compétences réelles des candidats.

A la question de savoir s’il n’est pas tard pour exiger la reprise des concours au moment où l’on s’apprête à donner les résultats , M. Konkobo a réagi en ces termes: « Il n’est jamais tard pour bien faire les choses. Il s’agit juste pour le gouvernement d’en faire de la reprise desdits concours, une priorité».

Pour lui, c’est une question de principe et d’égalité que de donner les chances à tous les candidats.

Anderson KONE

Africa’s Pulse appelle à des réformes structurelles

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Africa’s Pulse est une publication semestrielle de la Banque Mondiale qui analyse les perspectives économiques des pays de l’Afrique subsaharienne. Ce 5 octobre a paru la dernière édition. Ce fut l’occasion pour son département communication de convoquer les hommes de médias du Burkina en vue de leur communiquer les conclusions de cette dernière parution de l’année 2015.

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C’est par téléconférence que les journalistes du Burkina Faso, du Mali, de Niger, du Congo Brazza, du Cameroun et du Tchad ont assisté à la communication sur les conclusions de la dernière édition de Africa’s Pulse. D’entrée de jeu, la communicatrice Punam Chuahan-Pole, économiste en chef par intérim de la Banque Mondiale pour l’Afrique a indiqué que le tableau n’est pas reluisant. A l’en croire, les pays de l’Afrique subsaharienne connaissent un ralentissement de la croissance économique, en cette année 2015. « Cette croissance atteindra 3,7% en 2015 au lieu des 4,6% affichés en 2014, soit le taux de croissance le plus faible depuis 2009 », a-t-elle laissé entendre, avant de dire qu’elle sera même inférieure au taux de croissance de 4,5% enregistré, après la crise financière mondiale entre 2009 et 2010 .
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Selon les conclusions de cette parution, les causes du ralentissement de la croissance économique sont de divers ordres et diffèrent d’un pays à un autre. En ce qui concerne le prix des matières premières, leur chute a engendré des conséquences négatives sur les économies des pays exportateurs et producteurs de pétrole tels que le Nigeria, l’Angola, la République du Congo et la Guinée Equatoriale. Africa’s Pulse montre que depuis 2014 les prix du gaz naturel, du minerai de fer et du café ont baissé de plus de 25%. L’une des causes non négligeable dans cette partie de l’Afrique est aussi l’instabilité politique et les tensions sociales. Certains facteurs exogènes ont également pesé sur les performances économiques de la région. Il s’agit du ralentissement de l’économie chinoise qui serait due à la spéculation sur son coton.

La question énergétique s’est une fois de plus révélé être une source de croissance et de développement économique durable. Le rapport de Africa’s Pulse démontre que l’insuffisance de production électrique a freiné la croissance au Ghana, en Afrique du sud et en Zambie.
Pour finir, Africa’s Pulse relève l’urgence pour les gouvernements d’entreprendre des réformes structurelles pour lever les freins internes à la croissance.

Joachim Batao.

Désarmement du RSP: la cérémonie prévue pour ce 6 octobre

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Le désarmement de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP) aura lieu, ce mardi 6 octobre 2015 à la place de la Nation à Ouagadougou à partir de 10 H 00.
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La cérémonie devra connaitre la participation des chefs d’État-major de la région de l’Afrique de l’Ouest. Et elle sera placée sous la présidence du Premier ministre Yacouba Isaac Zida, représentant le Président du Faso.

Burkinademain.com

Coup d’état manqué: Hermann Yaméogo et Lonce Koné auditionnés

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Le deuxième vice-président du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), Léonce Koné et le président de l’Union nationale pour la démocratie et le développement (UNDD), Hermann Yaméogo, ont été auditionnés, ce 5 octobre 2015
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Les deux ténors de l’ex-majorité présidentielle ont été entendus dans le cadre de l’information judiciaire ouverte sur le putsch du 16 septembre 2015. Le coup d’état, perpétré par le Général Gilbert Diendéré, porté par le Conseil national pour la démocratie (CND), a échoué suite à la pression populaire et au coup de force de l’armée loyale qui a fini par lancer l’assaut sur le camp du Régiment de sécurité présidentielle (RSP).

L’information judiciaire a été ouverte devant le Tribunal de grande instance (TGI) de Ouagadougou, puis transférée au Tribunal militaire, afin de déterminer les auteurs civils et militaires du coup d’Etat manqué qui a entrainé la mort d’une dizaine de personnes et des centaines de blessés.

Burkinademain.com

Coup d’état manqué: Tenkodogo célèbre la bravoure de ses soldats

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La population de Tenkodogo a réservé un accueil chaleureux aux militaires qui ont fait plier le Régiment de sécurité présidentielle (RSP), ce 4 octobre 2015.
TENKODOGO

A l’approche de l’arrivée des soldats du 31e Régiment d’infanterie commando (RIA) de Tenkodogo, l’entrée de la ville grouillait déjà de monde. Il y avait un monde fou partout; des hommes, des femmes et même des enfants. Ils avaient formé une haie d’honneur de plusieurs kilomètres.
Dès que les premiers militaires ont fait leur apparition aux environs de 17 h 30, le cortège s’est ébranlé en direction du camp. Qui à véhicule, qui à motos, qui à vélo, qui à pied les ont raccompagné dans leur caserne.

Les soldats de la garnison militaire de Tenkodogo avaient répondu à l’appel du peuple, en prenant part à l’assaut contre le camp Naaba Koom II, abritant l’ex-Régiment sécurité présidentielle (RSP), le 29 septembre 2015 à Ouagadougou.

Ali Sourgou

Journée mondiale de l’habitat: le ministre René Bagoro à la Nation

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Le ministre en charge de l'Habitat

A l’occasion de la journée internationale de l’habitat, célébrée tous les premiers lundis du mois d’octobre, le ministre en charge de l’habitat, René Bagoro, s’est adressé à la population burkinabè. Voici l’intégralité de son message.

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Mesdames et messieurs,
Vaillantes populations des villes et campagnes,
Dans sa résolution 40/202 du 17 décembre 1985, l’Assemblée générale des Nations Unies a désigné le premier lundi d’octobre de chaque année comme Journée mondiale de l’habitat. L’idée est de réfléchir sur l’état de nos villes et le droit fondamental de tous à un logement adéquat. La Journée mondiale de l’habitat 2015 célébrée cette année en partenariat avec ONU Femmes a pour thème : « Des espaces publics pour tous ».
Ce thème nous interpelle tous et nous invite à approfondir nos réflexions sur le rôle des Hommes et des Femmes dans la création d’espaces publics égalitaires.

Les espaces publics sont des composantes essentielles pour une ville prospère et fonctionnelle. Ils sont constitués des rues, des places publiques, des parcs urbains, des jardins publics, des aires de jeux, des marchés, …
L’espace public a un impact positif sur l’économie, l’environnement, la sécurité, la santé, l’intégration et est un endroit d’interaction sociale et culturelle. Il engendre, dans son environnement immédiat, un sentiment d’appartenance et de fierté. La qualité de vie des habitants d’une ville dépend directement de l’état de ses espaces publics. Bien aménagé et géré, l’espace public contribue à une meilleure qualité de vie et favorise le développement des activités économiques.

L’exemple le plus visible et le plus vécu, ici et ailleurs, reste la voirie. Premier espace public, omniprésent à la frontière de l’espace privé, son aménagement (bitumage) entraine quasi-systématiquement l’augmentation de la valeur immobilière, l’installation de commerces et autres activités lucratives, l’amélioration de la fluidité de la circulation et la santé (réduction de la poussière).

Dans un pays chaud comme le nôtre, les parcs urbains, les forêts, les jardins et autres espaces verts jouent un rôle écologique majeur en contribuant à la création de micro-climat plus supportable pour l’organisme humain. Le parc urbain Bangr-wéogo en est la parfaite illustration avec sa température différentielle qui donne l’impression d’être dans un autre univers à l’amorce de la zone.
Dans une société de plus en individualisée, l’espace public constitue le principal cadre de maintien et de consolidation des rapports sociaux par les rencontres et les regroupements qu’il permet.

Bien que d’utilité avérées les espaces publics, présents et vécus quotidiennement par les citadins, semblent malheureusement être les plus négligés ou ignorés. En effet :
• les voies souffrent d’une insuffisance d’aménagement due à la pratique de l’aménagement progressif qui n’a pas été bien suivi. Quand elles sont aménagées, leur fonctionnement est mis à mal par les utilisations privatives illégales (occupations anarchiques) de leurs emprises ;
• les places publiques prévues dans les plans de lotissement changent le plus souvent de destination ou finissent par servir de dépotoirs ;
• les espaces verts programmés pour contribuer au reverdissement du tissu urbain ne sont pas valorisés ou reçoivent des usages non adaptés ; …

Mesdames et messieurs,
Populations des villes et campagnes,
Les rues et les espaces publics ont souvent été négligés et sous-estimés, mais ils sont de plus en plus considérés comme l’épine dorsale des villes. Les espaces publics sont des lieux agréables et accessibles à tous, sans but lucratif. Ils peuvent prendre des formes diverses comme des parcs, des rues, des trottoirs, des marchés et des terrains de jeux. En 2011, ONU-Habitat a adopté la résolution sur le développement urbain durable à travers l’accès à des espaces publics urbains de qualité. Les rues et les espaces publics bien conçus et bien gérés sont un atout majeur pour l’habitabilité et l’économie d’une ville, car ils :
• augmentent la valeur des propriétés,
• multiplient les activités commerciales,
• améliorent la sécurité,
• favorisent la cohésion sociale et l’égalité,
• améliorent l’environnement,
• rendent la ville plus attrayante,
• favorisent une mobilité et des transports plus efficaces.

Mesdames et Messieurs
Populations des villes et campagnes,
Composante majeure du domaine public de la collectivité, l’espace public est par essence le patrimoine commun à tous ses habitants, se nourrissant par frottements des domaines privés qui le jouxtent et intégrant progressivement les évolutions sociales.
Ainsi, l’éventail du vocabulaire employé pour désigner tout ou partie de l’espace public (non bâti), qu’il soit sociologique (espace collectif, de voisinage, d’accompagnement, espace libre ou résiduel), ou qu’il soit typologique (avenue, boulevard, rue, trottoir, place, square, parvis, carrefour, belvédère, esplanade, mail, allée, jardin, parc…), devient révélateur de la fonction de cet espace, des usages qui lui sont affectés et de sa force symbolique dans la ville.
L’espace public constitue le fondement de l’architecture et du paysage de la ville. Il en est son armature, offrant le cadre de la mise en relation continue et permanente des hommes, des biens et des idées. vivant et conçu en osmose avec les activités de la ville, il en révèle son dynamisme et son identité.

On pourrait penser que les nombreuses recherches et réflexions consacrées au cours de ces dernières décennies aux espaces publics urbains ont épuisé le sujet et apporté l’ensemble des éclairages pour traiter en toute sérénité les opérations d’aménagement intégrant ce type d’espaces et même d’utilisation de ces espaces publics urbains.

L’écoute des nombreuses interrogations et interpellations des collectivités locales, semble confirmer que la question demeure d’actualité. En effet, toutes les municipalités, quelle que soit la taille de la ville, sont aujourd’hui confrontées à l’impérieuse nécessité d’intervenir avec efficacité dans ces espaces-clés où se jouent à la fois l’économie, la convivialité et l’identité de la cité.
C’est du reste dans cette optique que le Gouvernement du Burkina Faso, avec l’appui de Cities Alliance et d’ONU-Habitat, dans le cadre du Programme Pays Urbain (PPUB), a organisé les 09 et 10 juillet dernier dans la ville de Bobo-Dioulasso, un cadre de concertation des acteurs autour de la problématique de l’occupation du domaine public et plus singulièrement de l’espace public.

La qualité des échanges et des recommandations qui sont issues de ce cadre de concertation des acteurs montrent que le sujet loin d’avoir été épuisé, mérite que tous les acteurs continuent de s’y pencher afin de construire des villes qui offrent des services urbains de qualité aux citadins.
Aujourd’hui, les espaces publics urbains ne peuvent plus être considérés comme de simples vides résiduels entre les constructions et le plus souvent entièrement dédiés à la voirie et à l’automobile; au contraire, les élus locaux ne cessent d’être sollicités pour résoudre des conflits d’usage, pour améliorer le cadre de vie et l’environnement de chaque quartier de la ville, ou encore pour affirmer ou protéger avec plus de vigueur les qualités du paysage urbain façonné par l’histoire propre à chaque ville.
Les collectivités locales sont de plus en plus amenées à intervenir dans la compétition économique, en créant les conditions du développement et en attirant les entreprises créatrices d’emploi. Leur politique d’aménagement urbain, expression de leur dynamisme et de leur identité, est déterminante pour le succès des efforts qu’elles entreprennent face à la concurrence des autres villes. Plus que par son impact sur les constructions, c’est sur les espaces publics que cette politique va se révéler et créer une dynamique de renouvellement.
L’espace public étant indissociablement lié aux activités qu’il dessert et à leur architecture, la décision de son affectation et des usages qu’il autorise ne peut être séparée de la réflexion permanente que conduit l’élu en matière d’urbanisme, amenant à des choix stratégiques sur les modes d’habiter, les activités sociales et économiques à favoriser, leur implantation, les conditions de desserte, les fonctions logistiques diverses à assurer, la définition des densités et l’organisation spatiale qui en résulte.

Il est reconnu aujourd’hui que l’aménagement des espaces publics urbains accompagne souvent la mise en œuvre d’une politique d’investissement en équipements devant répondre aux besoins logistiques de la collectivité: distribution de l’énergie, des fluides, des réseaux de communication, etc. Désormais, le projet de paysage urbain de la collectivité sera de plus en plus marqué par des choix techniques prenant en considération la gestion des composantes majeures naturelles de notre environnement.

Les aspects de protection environnementale renforcent l’idée que le projet d’espace public ne peut ignorer ce qui se passe en dessous de la surface: il ne peut être circonscrit à un projet d’«habillage» à la mode d’une époque. Il abrite toutes les capacités de développement dynamique d’une collectivité, et ses potentialités à le gérer dans le temps.

Le projet d’espace public, au-delà de l’investissement nécessaire à la réalisation des fonctions urbaines, participe ainsi pleinement de la politique de gestion urbaine, économique, sanitaire et sociale. C’est aussi un lieu de ressources financières pour la collectivité (cf. redevances), entraînant l’obligation de donner en échange une réponse satisfaisante aux attentes et aux exigences des habitants.

Répondre aux attentes du moment, tout en cherchant à anticiper l’évolution des usages sur un espace, et éviter ainsi de futurs conflits, clarifier les intentions initiales d’agir, identifier précisément à qui s’adresse le projet pour le valider et obtenir l’adhésion des divers groupes d’usagers concernés, sont aujourd’hui de la pleine responsabilité des municipalités qui devront faire de l’intervention sur les espaces publics urbains le vecteur révélateur de leur politique urbaine.

C’est pourquoi à l’occasion de la célébration de cette journée mondiale de l’Habitat 2015, l’ensemble des acteurs / actrices en charge de la construction et de l’administration des villes est interpelé à engager la réflexion et à apporter des réponses aux multiples enjeux et défis liés à l’aménagement optimal des espaces publics pour tous.

Ce message constitue aussi une interpellation à l’endroit de toute institution publique attentive à l’aménagement, la requalification ou le simple entretien des espaces publics dont elle a la charge, c’est-à-dire aux élus locaux comme aux responsables de services techniques des collectivités territoriales, ainsi qu’aux responsables d’établissements publics gérant des patrimoines importants (universités, hôpitaux, organismes…), lieux d’expression de vie sociale et urbaine, en évolution permanente.

Pour terminer, je lance un vibrant appel aux actrices et acteurs urbains et à l’ensemble de la population pour qu’ils préservent et sécurisent nos espaces publics qui contribuent, à n’en pas douter à améliorer la qualité de la vie urbaine. Les objectifs de développement durable 2015-2030 mettent en évidence l’importance des espaces publics.

L’objectif 11 « Villes et communautés durables » vise à faire en sorte que les villes et les établissements humains soient ouverts à tous, sûrs, résilients et durables d’ici à 2030 et à assurer un accès équitable à tous, en particulier aux femmes et aux enfants, aux personnes âgées et aux personnes handicapées.

L’espace public, miroir de la culture et du dynamisme de la ville.

René BAGORO