Accueil Blog Page 661

L’UNIR/PS demande d’entourer le général Gilbert Diendéré de précautions sécuritaires

0

L’Union pour la renaissance/parti sankariste (UNIR/PS) a organisé une conférence de presse, le 2 octobre 2015 à Ouagadougou. Une fois de plus, le parti a déploré « l’attitude kamikaze et suicidaire du général Gilbert Diendéré et de quelques irréductibles éléments du RSP ».
sankara

Le président de l’UNIR/PS, Me Bénéwendé Sankara, candidat à la présidentielle, a salué la capture du général putschiste et sa remise à la gendarmerie nationale, avant de saluer le peuple qui s’est mobilisé pour la défense de la patrie contre le coup d’Etat manqué.

A propos de la commission d’enquête, Me Sankara a laissé entendre qu’elle ne répondait pas à ses aspirations, en ce sens qu’elle se limite aux évènements des 16 et 17 septembre dernier. A l’en croire, elle doit intégrer les crimes perpétrés, chaque fois que le RSP a été cité dans une affaire.
Selon, le président de l’UNIR/PS, Gilbert Diendéré doit répondre de ses actes , avec la garantie de ses droits, en vue de la manifestation de la vérité.

« Aujourd’hui, nous avons la boite noire du régime Compaoré. A travers cette boite noire, nous allons connaitre l’histoire du Burkina », foi de Nestor Bassière, vice-président du parti qui a plaidé pour que les autorités de la transition entourent le général Diendéré de toutes les précautions sécuritaires afin que des tentatives d’évasion ou de suicide n’interviennent pas.
Par ailleurs, M. Bassière a avancé que la justice fera son travail par rapport aux partis politiques ont soutenu le coup d’Etat

Anderson KONE

Camp Naba Koom II: bientôt la destruction des roquettes et obus

0

Communiqué des forces armées burkinabè relatif à une opération de destruction des obus et roquettes non explosés lors de l’assaut contre le Camp Naba Koom II de l’ex- RSP.
PINGRENOMA-ZAGRE

A la suite de l’assaut mené sur le Camp Naba Koom II, les services techniques des Forces armées nationales procèderont à la destruction d’obus et de roquettes non explosés.

A cet effet, le Chef d’Etat-Major Général des Armées invite les populations de Ouagadougou et particulièrement celles résidant aux alentours du Camp Naba Koom II à ne pas s’inquiéter des éventuelles explosions qu’elles pourraient entendre.
Elles peuvent continuer à vaquer tranquillement à leurs occupations.

Ouagadougou le 2 octobre 2015
Général de Brigade Pingrenoma ZAGRE
Chef d’Etat-Major Général des Armées
Grand Chancelier de l’Ordre national

Matchs amicaux en France: la liste des 24 Etalons dévoilée

0

La liste des 24 Etalons sélectionnés pour les deux matchs amicaux contre le Mali et le Congo est connue. Le sélectionneur, Gernot Rohr, l’a publiée. Les rencontres sont prévues pour les 9 et 13 octobre prochain en France.
burkinateam
Gardiens : Abdoulaye Soulama (Beauvais/France), Moussa Germain Sanou (Heart of Oak/Ghana), Baba Zongo (EFO /Burkina Faso),

Défenseurs : Bakary Koné (Olympique Lyonnais/France) Yssouf Dayo (Pierre Daila Stade Malien/Mali), Paul Koulibaly, (Horoya/Guinée) Steeve Yago (Toulouse/France), Mohamed Koffi (Zamalek/Egypte), Ziem Somda (USFA/Burkina), Alassane Sango ( Stade Olympique Chotelais/France).

Milieux de terrain : Charles Kaboré (Krasnodar/Russie), Ali Rabo (El Mokawloon/Egypte), Djakaridia Koné (Sivaspor/Turquie), Adama Guira (Sønderjyske/Suède), Abdul Aziz Kaboré (Valenciennes/France), Patrice Malo (Jeunesse Sportive de Kabylie/Algérie) Bertrand Traoré (Chelsea FC/ Angleterre), Alain Traoré (Lorient/France), Jonathan Pitroipa (Al Nasr/Emirats Arabes Unis).

Attaquants : Préjuce Nacoulma (Mersin/Turquie), Aristide Bancé (Chippa United/Afrique du Sud), Ahmed Toure Nejmeh SC/Liban), Mikhaïlou Dramé (AS Marsa/Tunisie).

NB: les nouveaux élus, au nombre de 4, sont Ahmed Touré, Ziem Somda et Mikhaïlou Dramé et Alassane.

Anderson KONE

Assemblée générale de l’ONU: discours du président Michel KAFANDO

0

Ceci un extrait de la déclaration du chef de l’État burkinabè devant la tribune des Nations-Unies à New York aux États-Unis, le 2 octobre 2015.

KAFANDO M.
« Monsieur le président,
Parce que la transition que je dirige est le fruit de l’insurrection d’octobre 2014 pour dire non à l’arbitraire, au népotisme et à l’injustice d’un régime anti-démocratique, je suis venu plaider pour la liberté et la démocratie.

Oui, devant cette assemblée, je suis venu exalter la liberté, la vraie liberté, celle dont rêvaient les révolutionnaires de 1789 et à laquelle aspirent encore tant et tant d’êtres humains. Je veux exalter la liberté tout court. Pour en avoir été privé récemment, j’en mesure désormais le prix.
Devant cette assemblée, je suis venu saluer la démocratie, devenue aujourd’hui un canon universel, sauf au Burkina où les prétoriens d’un autre âge, ramant à contre-courant de l’histoire, ont tenté de la confisquer pour assouvir leurs ambitions sordides.

Chers amis de la communauté internationale, c’est grâce à vous, défenseurs de ces valeurs que je viens d’évoquer, que je parle librement devant vous. Chose impensable il y a deux semaines, lorsque je me suis retrouvé dans les geôles de la sédition militaire.

En effet, le 16 septembre dernier, mon pays le Burkina Faso a été victime d’un coup d’Etat ignoble, perpétré par des officiers à la solde de politiciens revanchards, et tenez-vous bien, à la veille du lancement de la campagne électorale !
C’était sans compter avec le peuple burkinabè. La riposte nationale et populaire a été spontanée pour barrer la route à ces aventuriers-là, mais hélas ! au prix de pertes en vies humaines et de nombreux blessés.

A cette occasion, la nation burkinabè, et en particulier sa jeunesse, a fait preuve d’un patriotisme à nul autre pareil. Parallèlement, la réaction internationale s’est promptement manifestée pour condamner unanimement ce putsch et soutenir la transition.
Du haut de cette tribune, je veux dire merci à tous les pays sans exception ainsi qu’aux organisations internationales, sans oublier les organisations de la société civile et les journalistes de par le monde, qui se sont rapidement mobilisés pour faire échouer ce coup de force, permettant le retour à la normalité et à la légitimité.

Le peuple du Burkina Faso me prie d’exprimer à vous tous, à vos nations éprises de paix, sa profonde reconnaissance. Il vous demande de continuer à soutenir les efforts, ses efforts pour l’ancrage d’une réelle démocratie au Burkina Faso, à travers la tenue d’élections libres et transparentes que nous allons bientôt organiser ».

Le Général Gilbert Diendéré aux arrêts

0

Le Général Gilbert Diendéré, auteur du coup d’Etat du 17 septembre 2015, a été remis aux autorités ce 1er octobre 2015 à Ouagadougou.
gilbert-dienderé (1)

Le Général, qui se trouvait dans la nonciature apostolique du Vatican, avait dit qu’il se rendrait à la justice lorsque sa sécurité sera garantie.
« Les autorités compétentes procèdent à l’interpellation de personnes suspectes ou impliquées dans la tentative de déstabilisation des institutions de la Transition. Les procédures judiciaires ont déjà été enclenchées. Dans ce cadre, des enquêtes, des auditions, et des perquisitions sont en cours. Par ailleurs, la commission d’enquête mise en place par le Gouvernement est à pied d’œuvre », indique un communiqué du gouvernement.
déjà, la justice a ordonné le gel des avoirs de 14 personnalités dont Général et son épouse Fatou Diendéré, candidate recalée aux législatives prochaines.

Anderson KONE
Burkinademain.com

Le vice-président du MNLA arrêté au Burkina

0

Le vice-président du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), Mahamadou Djéri Maïga, soupçonné de liens avec le coup d’Etat du 17 septembre, a été arrêté ce jeudi 1er octobre 2015 à l’aéroport de Ouagadougou.

djeri-maiga-675x360
L’homme a été arrêté pour des allégations tendant à croire qu’il allait fournir un appui logistique au putsch, a affirmé une source militaire burkinabè, qui a été avancé que monsieur Maïga a été entendu par la police avant d’être relâché.
Il devrait en principe rejoindre Bamako ce vendredi.

Dans un communiqué du 28 septembre 2015, les autorités burkinabè révélaient que le Général Djibrill Bassolé et le Général Gilbert Diendéré avaient fait appel à des « troupes étrangères » pour leur prêter main forte.
Source RFI

Anderson KONE
Burkinademain.com

Compte rendu du Conseil des ministres extraordinaire du 28 septembre 2015

0

Le Conseil des ministres, tenu à Ouagadougou le lundi 28 septembre 2015, en séance extraordinaire, sous la présidence de Michel KAFANDO, Président de la Transition, a délibéré sur un dossier inscrit à son ordre du jour et entendu des communications orales.

conseil-des-ministres-25-septembre-2015-692x360
DELIBERATION
AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
Le Conseil a adopté un rapport relatif aux impacts socio-économiques et financiers de la tentative de coup d’Etat du 16 septembre 2015.
La tentative de coup d’Etat a engendré des conséquences défavorables, notamment au plan social avec des pertes en vies humaines et des blessés, et au plan économique avec la grève générale des travailleurs ayant entrainé la paralysie de l’ensemble des activités pendant une dizaine de jours.
Sur le plan économique, l’arrêt de travail a entraîné un ralentissement de la production dans les secteurs d’activités, particulièrement le secondaire et le tertiaire, avec des conséquences directes de moins 0,3% de croissance sur les finances publiques.
Au niveau des impôts, les pertes de recouvrement occasionnées pendant la période du putsch sont estimées à environ 11 milliards de francs CFA.
Au niveau des recettes douanières, les pertes sont chiffrées à environ neuf milliards sept cent treize millions cinq cent quarante mille quatre cent quinze (9 713 540 415) francs CFA.
Sur le plan de la trésorerie, les pertes directes s’élèvent à 30,80 milliards de francs CFA.
Le rétablissement rapide de la légalité constitutionnelle a permis de limiter les impacts négatifs de la tentative de coup d’Etat sur la poursuite de la coopération avec les partenaires techniques et financiers (PTF).
Le Conseil a instruit les ministres en charge du dossier à prendre les mesures idoines pour engager sans délai les mécanismes de mobilisation de ressources pour boucler une année budgétaire équilibrée en vue de relancer l’économie nationale.
COMMUNICATION ORALE
II.1. Examinant la situation nationale, le Conseil des ministres a procédé à une analyse sécuritaire. Il a noté des avancées certaines mais aussi quelques difficultés liées à des résistances de la part de certains éléments de l’ex-RSP dans le cadre du processus de désarmement. Le Dialogue se poursuit entre les différentes parties dans l’optique d’éviter la confrontation.
Le Conseil tient à rassurer la population que toutes les mesures sont prises par les forces de défenses et de sécurité pour assurer la sécurité des personnes, des biens et des institutions.
II.2. Le ministre des Sports et des loisirs a fait au Conseil le bilan de la participation du Burkina Faso aux 15ème jeux africains de Brazzaville.
Les athlètes burkinabè ont hissé haut le drapeau de notre pays avec une médaille d’or, une d’argent et deux de bronze.
Le Conseil félicite nos sportifs et les encadreurs pour ces résultats honorables et les encourage à poursuivre les efforts dans la quête de l’excellence.
Il rassure nos valeureux sportifs que des mesures sont prises pour organiser leur retour sécurisé au Burkina Faso dans les meilleurs délais.

Le Ministre de la Communication,
Chargé des Relations avec le Conseil National de la Transition,
Porte-parole du Gouvernement
T. Frédéric A.K. NIKIEMA

Djibrill Bassolé récuse toute implication dans la crise militaro-politique

0
L'ex-ministre des Affaires étrangères présentement au cachot

Me Dieudonné Bonkoungou, avocat de l’ancien ministre des Affaires étrangères, Djibrill Bassolé a démenti l’implication de son client dans une opération de déstabilisation du Burkina Faso.

basole(1)

C’est avec amertume mais sans grande surprise que je prends connaissance du communiqué du gouvernement de la transition qui m’associe à une entreprise de déstabilisation.
Après les mesures d’exclusion et d’acharnement politico-judiciaire dont j’ai été victime, il s’agit à présent d’une campagne de diabolisation.
En effet, en affirmant que j’appelle à me soutenir une mobilisation de forces étrangères et de groupes djihadistes, le communiqué du gouvernement ne peut que provoquer la panique, la haine et la radicalisation.
Avec tout le respect que je dois au gouvernement de mon pays, je tiens à me démarquer de ces propos tendancieux. J’invite les populations des villes et des campagnes ainsi que les forces de défense et de sécurité à garder le calme et la sérénité.
Je reste confiant qu’ensemble, sans passion, nous trouverons une solution de sortie de crise qui préserve la cohésion au sein des forces armées nationales, la paix et la stabilité pour le Burkina Faso.
DB
Bien cordialement
Me Bonkoungou Dieudonné

Levée de sanctions de l’UA contre le Burkina

0

Dans ce communiqué, l’Union africaine (UA) lève les sanctions prises contre le Burkina suite au coup d’Etat survenu le 16 septembre 2015. union africaine Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA), en sa 547ème réunion tenue le 26 septembre 2015, au niveau des chefs d’État et de Gouvernement, a adopté la décision qui suit sur la situation au Burkina Faso : Le Conseil, 1. Prend note de la communication faite par le Commissaire à la Paix et à la Sécurité sur l’évolution de la situation au Burkina Faso ; 2. Rappelle le communiqué PSC/PR/COMM.3(DXLIV) adopté lors de sa 544ème réunion tenue le 18 septembre 2015, dans le cadre des pouvoirs qui lui sont dévolus, conjointement avec la Présidente de la Commission, aux termes de l’article 7 (g) du Protocole relatif à la création du Conseil de paix et de sécurité de l’UA, sur l’imposition de sanctions à chaque fois qu’un changement anticonstitutionnel de Gouvernement se produit dans un État membre. Le Conseil rappelle également les dispositions de l’article 16 du Protocole, qui stipule que les Mécanismes régionaux pour la prévention, la gestion et le règlement des conflits font partie intégrante de l’Architecture africaine de paix et de sécurité de l’Union, qui assume la responsabilité principale pour la promotion de la paix, de la sécurité et de la stabilité en Afrique ; 3. Réaffirme le rejet absolu par l’UA des changements anticonstitutionnels de Gouvernement, conformément aux dispositions pertinentes de l’Acte constitutif de l’UA et à la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, et exprime à nouveau la détermination totale de l’UA à en finir une bonne fois pour toutes avec les coups d’État et autres tentatives de prise du pouvoir par la force ; 4. Renouvelle la ferme condamnation par l’UA de l’acte terroriste que constitue l’enlèvement et de la séquestration, par des éléments du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), du Président et du Premier ministre de la Transition, ainsi que l’annonce subséquente de la prise du pouvoir par un prétendu « Conseil national de la Démocratie » ; 5. Exprime son appréciation au Président en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le Président Macky Sall du Sénégal, au Facilitateur de la CEDEAO sur la situation au Burkina Faso, le Président Thomas Boni Yayi du Bénin, et autres dirigeants de la région, pour leur action soutenue visant à mettre en échec le coup d’État perpétré par des éléments du RSP et à permettre la reprise du cours normal de la Transition et son parachèvement, avec la tenue des élections présidentielles et législatives. Le Conseil se félicite de la tenue, à Abuja, le 22 septembre 2015, de la session extraordinaire de la Conférence des chefs d’État et de Gouvernement de la CEDEAO sur la crise politique au Burkina Faso, ainsi que de la visite effectuée à Ouagadougou, le mercredi 23 septembre 2015, par une délégation du Haut Comité de chefs d’État de la CEDEAO comprenant les Présidents Thomas Yayi Boni du Bénin, John Dramani Mahama du Ghana, Mahamadou Issoufou du Niger, Faure Gnassingbé du Togo et Yemi Osinbajo, Vice‐Président du Nigéria, ainsi que le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest Dr. Mohammed Ibn Chambas ; 6. Exprime son appréciation aux Nations unies, à l’Union européenne (UE) et aux partenaires multilatéraux et bilatéraux, pour leur soutien ferme aux principes et à la doctrine de l’UA sur le rejet total des coups d’État et d’autres formes de changement anticonstitutionnel de Gouvernement, ainsi qu’aux efforts des pays de la région, dans le contexte de l’Architecture africaine de paix et de sécurité ; 7. Félicite le peuple du Burkina Faso et tous les acteurs politiques et de la société civile concernés pour leur mobilisation exemplaire qui a permis de faire échec au coup d’État, et les encourage à persévérer dans leur détermination pour mener à bien la Transition lancée dans leur pays depuis novembre 2014 ; 8. Se réjouit du rétablissement du Président Michel Kafando dans ses fonctions de Président de la Transition, lors d’une cérémonie organisée en présence de la délégation du Comité de haut niveau des chefs d’Etat de la CEDEAO et du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest, et de la reprise du cours normal de la Transition. Le Conseil renouvelle son plein soutien aux autorités de la Transition au Burkina Faso et les encourage, ainsi que tous les autres acteurs, à œuvrer à son aboutissement, avec la tenue comme prévue des élections législatives et présidentielles ; 9. Décide, en conséquence, et conformément à l’article 26 de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, de lever la suspension de la participation du Burkina Faso aux activités de l’UA, telle que contenue au paragraphe 11 du communiqué PSC/PR/COMM.3(DXLIV). Le Conseil décide, en outre, de sursoir à la mise en œuvre des sanctions décidées au paragraphe 12 du communiqué, étant entendu que ces sanctions peuvent être réactivées à tout moment, à la demande du Président de la Transition au Burkina Faso, de la CEDEAO ou sur recommandation de la Commission, au cas où les éléments du RSP impliqués dans l’enlèvement et la séquestration des autorités de la Transition et dans la tentative de coup d’État, ainsi que leurs soutiens civils, tenteraient, de quelque manière que ce soit, d’entraver la conduite de la Transition et d’en compromettre l’aboutissement. Le Conseil souligne que la suspension de ces sanctions est sans préjudice des dispositions de l’article 25 de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, qui stipule notamment que les auteurs de changements anticonstitutionnels ne peuvent occuper aucune position de responsabilité dans les institutions politiques de leurs États et qu’ils peuvent être jugés par les instances compétentes de l’Union ; 10. Encourage la Commission, en collaboration étroite avec la CEDEAO et les Nations unies, notamment dans le cadre du Groupe international de soutien et d’accompagnement de la Transition au Burkina Faso (GISAT‐BF), de soutenir les efforts des autorités de la Transition et des autres acteurs concernés, pour faciliter l’aboutissement de la Transition, y compris à travers le lancement de la réforme du secteur de la défense et de la sécurité, ainsi qu’à travers la lutte contre l’impunité, la promotion du dialogue et de la réconciliation nationale. À cet égard, le Conseil prie la Commission d’organiser aussi rapidement que possible une réunion du GISAT‐BF à Ouagadougou ; 11. Prie la Présidente de la Commission de déployer, le plus rapidement possible, une mission d’observation électorale au Burkina Faso, et encourage tous les États membres d’envisager de dépêcher, à leurs frais, et dans le cadre de la Mission d’observation de l’UA, des observateurs, pour assurer une observation aussi effective que possible des scrutins qui marqueront la fin de la Transition. Le Conseil prie également la Présidente de la Commission de soutenir le déploiement envisagé par la CEDEAO d’observateurs militaires et en matière des droits de l’homme ; 12. Prie en outre la Commission de suivre de près l’évolution de la situation et de le tenir informé ; 13. Décide de rester activement saisi de la question.

Présidentielle guinéenne : la carte électrique sera-t-elle la bonne pour Alpha Condé ?

0

Ce 28 septembre 2015 s’annonce un grand jour pour la Guinée Conakry et ses pays frères de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie (OMVG) que sont le Sénégal, la Gambie et la Guinée-Bissau. En effet, ce jour historique de l’anniversaire de l’accession à l’indépendance du pays en 1958, connaîtra l’inauguration faste du complexe hydroélectrique de Kaléta doté d’une puissance de 240 Mégawatts.

3 kaleta vue du barrage

Le complexe hydroélectrique de Kaléta, dont les travaux ont démarré en 2011, est situé à 150 km au nord-est de Conakry, sur le fleuve Konkouré.
Pour le président guinéen, Alpha Condé, qui s’apprête, dans le cadre de l’élection présidentielle du 11 octobre 2015, à solliciter de nouveau les suffrages de ses compatriotes, l’inauguration de l’ouvrage, ce 28 septembre, constitue une grande opportunité politique.
Doté d’une puissance de 240 MW, Kaléta devrait permettre de résorber une bonne partie du déficit énergétique de la Guinée, du Sénégal, de la Gambie et de la Guinée-Bissau. L’ouvrage est devenu de ce fait l’emblème du premier quinquennat du président Condé. En cette période de campagne en vue l’élection présidentielle du 11 octobre, Kaléta est partout. Dans les discours, dans les médias, sur les affiches. «Votez Alpha Condé pour une indépendance énergétique de la Guinée», peut-on lire sur des bandes publicitaires. Et pour cette inauguration du 28 septembre, dix-huit chefs d’Etat ont été invités. On le voit, Condé joue à fond la carte électrique pour rafler la mise à ses adversaires. Il veut faire de ce complexe hydroélectrique le symbole de sa réussite à la tête de la Guinée en cinq ans seulement de présidence. Et c’est de bonne guerre. Et son principal challenger CellouDalein Diallo a beau crier dans ses meetings «le mandat d’Alpha Condé n’a servi à rien» ; le président sortant a visiblement de quoi convaincre les électeurs guinéens à lui accorder un second mandat.

La Guinée revient de loin avec Condé

Au regard du passé de la Guinée caractérisé par d’importantes pénuries d’électricité en dépit du potentiel énergétique du pays, les Guinéens devraient se réjouir un tant soit peu de la réalisation du barrage de Kaléta qui va contribuer à améliorer leurs conditions de vie. Tout en faisant de la Guinée un pays exportateur d’énergie vers les autres pays de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie (OMVG), le complexe hydroélectrique devrait favoriser aussi les investissements dans le pays. On ne le dira jamais assez, «Sans énergie, pas de développement». Avec Kaléta, c’est parti pour moins de pénurie d’électricité et pour plus de productivité. En cela, l’on peut dire que la Guinée revient de loin avec Condé. Faut-il le rappeler, élu en 2010, Alpha a hérité d’une situation chaotique dans le secteur de l’électricité et s’est efforcé depuis lors d’y apporter des solutions. Certes, il n’a pas pu résoudre en trois mois le problème comme il l’avait promis aux Guinéens pendant la campagne électorale, ce qui a occasionné plusieurs manifestations de rue durant son mandat ; le président guinéen apporte quand même là une solution palpable qui mérite d’être saluée à sa juste valeur.

2 alpha condo photo

Un succès aussi pour le PIDA de l’Union africaine

Kaléta n’est pas seulement une affaire de Guinée. Sous la direction des cadres de China International Water & Electric (CWE), près de 600 Chinois et 2 500 Guinéens ont travaillé vingt-quatre heures sur vingt-quatre pour faire sortir l’ouvrage de terre. Son coût total,526 millions de dollars, est financé à 25 % par l’État guinéen et à 75 % par China Exim Bank. Kaléta fait surtout partie des projets de la première phase (2012-2020) du Programme pour le développement des infrastructures en Afrique (PIDA) de l’Union africaine. Au même titre que le barrage de Sambangalou d’une puissance de 128 MW au Sénégal ou encore le géant complexe hydroélectrique de la Renaissance en Ethiopie qui va produire à terme 6 000 MW.Kaléta est un premier succès pour le PIDA qui ambitionne de faire passer la capacité de production électrique installée de l’Afrique, estimée actuellement à 125 gigawatts à près de 700 gigawatts à l’horizon 2040. Le taux d’électrification sur le continent est seulement de 30%, alors que le taux d’électrification est d’au moins 70% dans les autres parties en développement du monde.

 

Martin Philippe
Burkinademain.com