La première journée d’audience de l’année 2017 du procès des présumés auteurs du plan d’évasion de la Maison d’arrêt et de correction des armées (MACA) a eu lieu, ce jeudi 5 janvier 2017. proces

Dès la reprise du procès, les avocats de la défense, commis d’office, les mêmes qui s’étaient déportés du dossier en décembre 2016, ont soulevé des exceptions.
Ils ont demandé au tribunal de se déclarer incompétent parce que les infractions commises ne sont pas liés au tribunal militaire. De même que les infractions de malfaiteurs, de détentions illégales d’armes et de munitions de guerre sont de droit commun.Autre chose, la nullité de la procédure pour « violation de la loi et de la Constitution ».
Selon Me Birba Christophe, avocat de la défense, c’est le Chef d’Etat-major général des armées qui a signé l’ordre de poursuite sur la base d’un décret émanant du Président du Faso, Michel Kafando en son temps. Or de son avis, ce devait être l’Assemblée nationale.
Après 1 h de suspension, le tribunal a tranché vers 18h en rejetant les exceptions soulevées par les avocats et programmé la reprise du procès pour le vendredi 6 janvier 2017.
« Nous avons demandé au tribunal de considérer que ce décret est inexistant. Il intervient dans une matière qui est réservée exclusivement par la Constitution à l’Assemblée nationale … Et vous verrez parfaitement que nous sommes à l’aise. Parce que les gens pensent que quand les avocats soulèvent des exceptions c’est parce qu’ils ne sont pas à l’aise au fond », a avancé Me Birba.

A noter que le procès des 29 militaires accusés de tentative de libération des généraux Gilbert Diendéré et Djibril Bassolé a commencé le 20 décembre 2016. Il a été renvoyé au 5 janvier, à cause de la déportation des avocats commis d’office.

Joachim Batao
Burkina Demain

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