Regards croisé sur la musicothérapie, entre l’Afrique et l’Europe. Yé Lassina Coulibaly, artiste international expérimenté, en parle dans son ouvrage ‘’L’art des sons, L’art du soin’’. Sa devise : « Faire de la musique un pont entre les cultures, un outil de transmission et un chemin vers le soin».  

«Expérience d’un artiste international : Yé Lassina Coulibaly

Regards croisés sur la musicothérapie, entre l’Afrique et l’Europe, de Yé Lassina Coulibaly, auteur de l’ouvrage « L’art des sons, L’art du soin ».  

Sa devise :«Faire de la musique un pont entre les cultures, un outil de transmission et un chemin vers le soin».

Souvenons-nous que l’âme humaine ne saurait être abandonnée dans l’ombre du silence. Car le malade, quelle que soit la nature de ses troubles, n’est point seulement un corps à soigner, mais un être digne de reconnaissance, un citoyen qui aspire à la place qu’il mérite dans la cité.

C’est dans l’attention qu’elle réserve à ceux qui chancellent que se révèle la grandeur d’une société. Apprenons donc, par la sagesse et la culture, à faire place à tous, afin que la santé de l’esprit devienne l’affaire commune, et que la cité entière en sorte embellie, comme un jardin où chaque fleur, même la plus fragile, trouve son soleil.

La musique, depuis l’aube des civilisations, est la thérapie première, le chant matriciel qui précéda le langage et la loi. Elle fut la voix des mères et des pères, des frères et des sœurs, des aïeux disparus dont l’écho circule encore dans nos veines comme le souffle vital qui anime la chair et éclaire l’esprit. Plus qu’un art, elle est vibration même de la vie, une onde invisible qui traverse l’homme, révélant la puissance du cerveau, unifiant l’émotion, le corps et la pensée. Tantôt torrent impétueux, tantôt source méditative, elle devient miroir de l’âme, révélateur secret des forces intérieures.

Elle ne se contente pas d’accompagner la vie : elle lui donne sa certitude, elle persuade l’homme de croire, non seulement en l’existence, mais en l’intelligence humaine elle-même.

Les savants, armés de leurs instruments et de leurs hypothèses, n’ont fait que confirmer ce que l’oreille et le coeur savaient depuis toujours : la musique soigne. Elle régule les tempêtes du cœur, canalise les affects et transforme les douleurs en élans créateurs. Sur le plan du cerveau, elle stimule les zones du plaisir, ranime la mémoire et façonne la plasticité neuronale, offrant au malade une réhabilitation intime. Sur le plan collectif, elle renforce l’identité, soude les peuples, rompt l’isolement et restaure la dignité d’exister ensemble. Qu’elle résonne dans les cérémonies sacrées ou dans les salles blanches de l’hôpital, elle demeure vecteur de cohésion et de consolation, faisant vibrer hommes, femmes, enfants et vieillards dans le même élan universel…

Ainsi, qu’on l’aborde avec la rigueur des savants ou avec la sensibilité des artistes, la musique échappe toujours aux définitions et dépasse les querelles : elle est l’élan vital, la respiration universelle, le souffle qui nous rappelle que guérir, c’est aussi apprendre à vibrer avec le monde.

Au cœur des sociétés anciennes, la santé mentale n’était pas un domaine séparé de l’existence : elle vibrait dans le souffle des rituels, dans la main du guérisseur, dans le chant qui apaise les blessures invisibles. Les praticiens traditionnels savaient que l’esprit et le corps ne sont pas deux royaumes distincts mais une même étoffe fragile, tissée de silence, de douleur, de lumière et de souffle. La vertu des plantes, le rythme des tambours, la sagesse des anciens n’étaient pas seulement des savoirs : c’étaient des forces, des liens, des vertus vivantes.

Ainsi, la musicothérapie, loin d’être une invention moderne, apparaît comme la reconnaissance institutionnelle de ce que l’humanité pressentit dès l’aube des temps : la musique n’est pas seulement esthétique, elle est médecine de l’âme et du corps, remède universel qui embrasse l’individu et le groupe, l’art et la science, le rationnel et l’invisible, la terre et les étoiles. Elle agit contre l’angoisse, la dépression, la dégénérescence et même la douleur chronique. Elle n’est point rivale, mais alliée des pratiques médicales contemporaines.

Puis est venue la modernité. La médecine scientifique, avec ses laboratoires, ses molécules et ses protocoles, a offert des armes précieuses contre la souffrance, mais parfois au prix d’un oubli : celui de la part d’âme, de chant, de beauté dans le soin. Les hôpitaux psychiatriques, lieux de grande détresse mais aussi d’espoir, portent ce paradoxe : réparer l’homme par la chimie, mais souvent sans entendre la musique intime de ses profondeurs.

Or, la musique demeure une médecine subtile. Elle n’entre pas en concurrence avec les molécules : elle agit ailleurs, dans les replis de la mémoire, dans la respiration, dans l’écho du cœur. L’artiste, le chef d’orchestre, le musicien deviennent alors thérapeutes à leur manière, rappelant que le soin est aussi une expérience esthétique. La musique ne guérit pas comme une pilule, mais elle ouvre des espaces où le patient redevient sujet, où le silence se peuple de couleurs, où l’âme reprend sa danse.

Ainsi la musicothérapie, loin d’être une invention moderne, apparaît comme la reconnaissance institutionnelle de ce que l’humanité pressent depuis la nuit des temps : la musique n’est pas seulement une esthétique, elle est une médecine de l’âme et du corps, un remède universel qui embrasse l’individu et le groupe, la science et la foi, le rationnel et l’invisible. Elle agit contre l’angoisse, la dépression, la dégénérescence, et jusqu’à la douleur chronique. Elle s’inscrit, non pas en concurrente, mais en alliée des pratiques de soin contemporaines.

La musique comme thérapie, au cœur de l’humain.

Yé Lassina Coulibaly en tant que témoin et praticien sait que soigner ne se réduit point à l’application d’une technique, mais s’apparente à une traversée intérieure, une initiation.

Nourri des traditions africaines, il sait que le soin fut d’abord un dialogue avec l’invisible, un souffle porté par la communauté, une mémoire nourrie du savoir des ancêtres. Dans ces terres, l’acte de guérir est indissociable du rythme et du chant : le djembé, le balafon et le doumdoumba y sont stéthoscope de l’âme, la mélodie y est anesthésie de la douleur, et le cercle des hommes devient laboratoire d’empathie.

Or voici que ce savoir ancien franchit la mer, pour entrer dans les murs froids et réglementés des hôpitaux d’Europe. Là où l’Occident segmente et analyse, Coulibaly réintroduit le cercle, le récit, la cadence ; il rappelle aux esprits fragmentés que la pulsation du rythme peut recoller les éclats de l’être. Car la folie elle-même n’est point seulement chaos, mais poème en désordre, appel secret à l’écoute.

Ainsi, le soin apparaît comme un pont. Pont entre Afrique et Europe, entre science et sacré, entre solitude et réparation du lien. Sur ce pont, le malade n’est plus seulement un «cas», mais une personne à  part entière, digne d’attention et de respect.

Et de ce pont naît une éthique : regarder. Regarder patiemment, regarder humainement, regarder jusqu’à ce que l’autre se sente exister encore. Dans ce regard, rigueur et tendresse se tiennent par la main, l’Afrique dialogue avec l’Europe, et le chant intérieur de chacun redevient audible.

Alors, les murs hospitaliers, si durs, se mettent à respirer ; les corps alourdis reprennent souffle ; les âmes, doucement, retrouvent le chemin de leur propre musique.

Les auteurs d’aujourd’hui écrivent sur cette synergie : comment la fréquence peut rééquilibrer l’âme, comment les harmonies restaurent ce que la vie moderne disperse.  Ils observent que le corps est mémoire et instrument, que l’esprit est résonance et créativité, et que la musique est la passerelle entre ces dimensions.  Dans cette époque où les repères s’érodent et où la vitesse menace l’attention, la musique thérapeutique contemporaine devient refuge, force et catalyseur de transformation.

Dans le vaste laboratoire du monde, l’homme se tient comme l’architecte de ses propres harmonies.  Le corps et l’esprit, instruments à la fois fragiles et puissants, vibrant sous l’influence des sons et des fréquences qui traversent l’air et le temps.  La musique n’est plus simplement une œuvre d’art : elle devient langage universel, science intime et médecine de l’âme.

Les grands penseurs et chercheurs de ce siècle explorent ces territoires où l’homme se réinvente, où chaque note, chaque silence, agit sur les cellules, sur le rythme cardiaque, sur la respiration, sur la mémoire et les émotions.  La musique thérapeutique contemporaine ne se limite plus à l’écoute passive : elle devient mouvement, geste, respiration, vibration partagée entre corps et esprit.  Le cinéma, le théâtre, les arts vivants deviennent des laboratoires de l’expérience humaine : spectateurs et artistes sont liés par un même flux énergétique, une même pulsation vitale.

Ainsi, la musique moderne, consciente de ses pouvoirs physiques et spirituels, élève la recherche scientifique et la pratique artistique vers un même objectif : le soin de l’humain, l’équilibre des émotions et la profondeur de l’expérience vécue.  Elle réconcilie le corps avec l’esprit, la mémoire avec l’instant, le sensible avec l’intellect.  Dans cette symphonie du contemporain, chaque fréquence est une promesse : celle d’un monde plus harmonieux, d’un laboratoire vivant où l’homme, par la musique, devient enfin acteur de sa propre guérison.

La musique n’est pas un simple ornement du temps, mais l’architecture invisible qui modèle l’esprit, apaise le corps et relie les générations. Depuis le premier battement de cœur dans le ventre maternel, l’onde sonore forge déjà les circuits du cerveau, sculpte la mémoire et inscrit une grammaire intime de vibrations. La science contemporaine en témoigne : chaque accord résonne jusque dans nos neurones, active les réseaux de récompense, libère les endorphines qui pansent les blessures invisibles.

Ainsi, qu’elle se déploie dans la rigueur du baroque, la ferveur du gospel, l’audace du jazz ou la pulsation de la musique électro-acoustique, la musique ne cesse d’être médecine. Elle détend les muscles crispés, aligne la respiration, du sommet des cheveux à la plante des pieds. Elle nourrit le langage quand l’enfant balbutie, elle console le vieillard quand la mémoire chancelle.

Et pourtant, ce pouvoir n’a rien de mystérieux : il est l’articulation sublime entre l’acoustique et la biologie, entre l’héritage culturel et l’intime architecture de nos cellules. La musique est l’hymne discret de notre intégrité, la preuve que le cerveau humain n’est pas seulement un organe rationnel, mais une cathédrale sensible, ouverte aux harmoniques de l’univers.

Ô musique ! Tu es à la fois science et miracle. Tu n’es pas seulement un divertissement, mais une thérapeutique à la mesure de l’humanité. Et si l’on devait chercher un chemin vers le bien-être universel, il faudrait commencer par t’écouter : toi qui parles sans frontières, qui élèves sans violence, qui fais danser l’âme comme le corps.

La musique, comme l’art sous toutes ses formes, porte en elle une force universelle : celle de soigner, d’apaiser, de relier. À travers les âges et les cultures, elle s’est glissée dans les foyers, les villages, offrant un espace où chacun – qu’il soit considéré comme « fou », porteur d’un handicap mental ou physique, autiste, fragile ou simplement en quête d’équilibre – trouvait une place. La famille, le voisinage, les amis, tout un tissu social se mobilisait, apportant courage et savoir pour le bien-être de l’individu au sein du collectif.

Aujourd’hui encore, les vertus thérapeutiques de la musique et de l’art contemporain demeurent essentielles dans le champ du soin mental. Qu’il s’agisse d’un cercle familial intime, d’un groupe ou d’un établissement spécialisé comme l’hôpital psychiatrique, l’art devient langage et refuge. Il ouvre des portes que la parole seule ne peut franchir, redonne souffle à ceux que la souffrance enferme, et crée des ponts invisibles entre le patient et le monde.

La musico- thérapie, plus qu’une pratique, est une présence. Elle est l’arbre dont les racines plongent dans la mémoire collective, dont le tronc incarne la force du lien humain, et dont les branches tendent vers la guérison intérieure. Elle rappelle que le soin ne se réduit pas à une technique, mais qu’il est avant tout une résonance entre les êtres, un élan vers la dignité, la beauté et la vie.

Le soin est un langage plus ancien que les protocoles : celui des gestes qui réparent sans bruit.

Il est, dans le regard du soignant, une parole muette, mais vaste, où l’être troublé se reconnaît à nouveau comme humain.

Non, la musique thérapeutique n’est point un divertissement! Elle est chair, elle est souffle, elle est ce cri muet qui s’arrache des ténèbres.

La musico- thérapie se glisse là où la médecine s’arrête, là où les mots trébuchent, là où les diagnostics enferment.

Dans ces prisons invisibles – schizophrénie, autisme, solitude, isolement- les portes claquent, et l’âme se croit perdue.
Et pourtant ! Une simple note, un rythme, une pulsation… et voici qu’une passerelle surgit. Fragile, oui, mais réelle.

Qu’est-ce donc que la mélodie, sinon un souffle invisible qui va caresser la mémoire, raviver l’émotion, apaiser la douleur ? La science moderne, armée de ses instruments rigoureux, nous assure que l’onde sonore, reçue par l’oreille, n’agit point seulement sur le plaisir de l’instant ; elle convoque les régions profondes du cerveau, là où s’entrelacent mémoire affective, régulation de l’humeur, et perception du monde. Ainsi la musique, loin d’être futilité, devient thérapeutique : elle réduit l’angoisse, réconcilie l’individu avec son corps, soutient la résilience après le trauma, et même, dans certaines pathologies chroniques, module la douleur, et est perçue comme un baume mystérieux.

Ainsi, la musique traverse les siècles comme un fleuve indomptable : elle porte l’individu vers le soin de soi, elle soutient l’équipe soignante dans sa mission d’humanité, elle redonne au collectif une respiration dans l’ère urbaine et mondialisée.

Une société ne peut avancer durablement si elle ignore la souffrance intérieure de ses peuples.

La santé mentale est devenue l’un des grands défis contemporains.

L’isolement, les violences sociales, les ruptures culturelles et les crises économiques fragilisent les individus autant que les groupes.

Soigner ne consiste pas seulement à traiter le corps.

Il s’agit aussi de restaurer les liens humains, l’estime de soi, la dignité et l’espérance.

Depuis toujours, la musique occupe une place essentielle dans les sociétés africaines.

Elle accompagne les naissances, les initiations, les travaux, les célébrations et les deuils.

Elle rythme la vie collective et agit comme une mémoire émotionnelle partagée.

Le praticien traditionnel, maître de savoirs anciens, ne se limite point aux remèdes de l’herboriste seul, mais convoque aussi l’harmonie des cieux.

Sa main fait chanter la flûte, légère comme un zéphyr au printemps, et son haleine prête vie aux instruments à vent, dont le langage secret murmure à l’esprit fatigué des promesses de guérison.  Le balafon, aux lames vibrantes, déroule ses cascades de sons comme des ruisseaux d’or qui lavent les inquiétudes.  La kora, noble harpe d’Afrique, tisse ses fils sonores tels des rayons de lune qui caressent doucement les jeux de l’âme.  Le djembé, cœur battant des peuples, rappelle à chacun la force première de la vie, et par ses pulsations réveille en l’homme la mémoire d’un monde où l’esprit et le corps dansaient d’un même pas.

Ou encore la sanza, dont la voix cristalline égraine les pensées comme l’on effeuille une marguerite.  Le tambour d’eau, lui, convoque les flots invisibles de la rivière et offre aux malades la pureté liquide du renouveau.  Et que dire de l’arc à bouche, dont les résonances secrètes ouvrent des portes insoupçonnées dans le royaume intérieur de l’être ?

Dans ces lieux de pratique, tantôt une case humble, tantôt un cercle sous l’arbre séculaire, l’homme se recueille, seul ou en  groupe, pour recevoir les vertus de la musique-thérapie.  Car il n’est pas de maladie qui ne trouve quelque réconfort dans l’écho des sons, ni de chagrin si profond qu’il ne puisse se laisser consoler par la douce éloquence des percussions et des cordes.

Non, le praticien n’est pas un sorcier ! C’est un passeur, un compagnon d’ombre et de lumière.

Il n’arrache pas la douleur , il l’accorde.
Il ne chasse pas les ténèbres , il y fait vibrer une clarté.
Il ne promet pas l’oubli, il offre la présence.

De même, au cœur des hôpitaux psychiatriques, dans les chambres silencieuses des maisons de retraite, auprès des enfants perdus dans le labyrinthe de leurs troubles, la musique devient langage premier. Elle est la main tendue que l’on croyait perdue, le souffle de dignité qui relève et rend à chacun son visage d’humain. 

Dans l’arène hospitalière, où se croisent soignants et patients, la musique se fait langage tiers : elle délie la parole là où le silence règne, elle ouvre l’espace de rencontre au sein d’une équipe soignante, elle restaure l’humanité du soin là où la technique risquerait de l’étouffer. L’artiste, humble messager de l’harmonie, devient alors acteur du processus thérapeutique : il incarne cette médiation qui relie le malade et l’équipe soignante.

La musique comme thérapie rappelle que le soin peut passer par la vibration, l’écoute et le partage.

Le djembé, le balafon, la voix, le souffle et la danse deviennent alors des instruments de guérison intérieure.

Sous les voûtes de ces infrastructures, couloirs lumineux ou salles calmes où résonne l’écho des pas, l’organisation entière respire un seul dessein : que nul patient ne soit abandonné aux ténèbres de son trouble, mais guidé vers la clarté d’une vie plus douce. Et toute l’équipe, orientée comme une constellation, œuvre dans un concert d’ardeur et de discipline, où chacun met son art au service d’une mission qui transcende les compétences de chacun.

Ainsi se dresse ce temple de soins, où la science s’allie à l’humanité, et où chaque geste, chaque parole, chaque silence même, participe de cette mission sublime : redonner à l’homme blessé la chance de se retrouver lui-même.

Alors oui : tant qu’il y a musique, il y a résistance.
Tant qu’il y a rythme, il y a espérance.
Tant qu’il y a chant, nous ne serons jamais des ombres.
Nous sommes des voix, des présences, des êtres reliés.

Et l’équipe de soins, lorsqu’elle s’unit autour de cette vertu invisible qu’est la musique, devient plus qu’un cadre médical : elle devient cercle, résonance, humanité vivante.
Dans un temps où l’urbanisme écrase et où les existences s’effritent, la musique thérapeutique rappelle la vérité première : guérir, c’est réapprendre à vibrer.

Dans ce dialogue entre médecine moderne et traditionnelle, l’art apparaît comme un pont.

L’art soigne parfois ce que les mots ne parviennent pas à exprimer.

Non pas une nostalgie du passé, mais une modernité élargie, capable de reconnaître que l’humain est contradiction vivante : il est biologie et poésie, chimie et mystère, raison et vertige.

La véritable complexité du soin est peut-être là : unir sans réduire, soigner sans enfermer, entendre dans chaque patient non seulement un malade à traiter, mais une personne à ré-accorder comme un instrument trop tendu.

Alors, la musique thérapeutique devient plus qu’une discipline : elle est une métaphore de l’homme lui-même. Chaque être est une symphonie inachevée, faite de dissonances et d’harmonies, où le rôle du soin – qu’il soit pharmaceutique ou artistique – est d’aider à retrouver le juste tempo de la vie.

Quelque soit l’angle sous lequel on l’aborde, la musique échappe toujours aux définitions : elle est l’élan vital, le souffle universel, le souffle qui unit l’homme et la femme, l’enfant et le vieillard, la terre et les astres, et nous rappelle que guérir, c’est aussi apprendre à vibrer avec le monde, avec l’infini et avec soi-même.

YÉ LASSINA COULIBALY

Artiste international • Auteur-compositeur-interprète • Musicothérapeute • Directeur artistique • Médiateur culturel international 

UN PARCOURS ARTISTIQUE INTERNATIONAL 

Depuis plus de quarante ans, Yé Lassina Coulibaly développe une carrière remarquable fondée sur l’excellence artistique, l’ouverture interculturelle et le dialogue entre les peuples.

Auteur, compositeur et interprète, il est à l’origine de sept albums qui témoignent de son profond attachement aux traditions musicales africaines tout en explorant des formes contemporaines de création. Sa musique conjugue mémoire, modernité et universalité.

Véritable passeur entre l’Afrique et l’Europe, il construit des ponts durables entre les cultures, favorisant la rencontre des artistes, des publics et des institutions autour de projets ambitieux et fédérateurs.

Au fil de son parcours, il a partagé la scène avec de nombreux artistes de renommée internationale et participé à des créations majeures en France et en Afrique.

QUARANTE ANS D’ENGAGEMENT EN MUSICOTHÉRAPIE

Parallèlement à son activité artistique, Yé Lassina Coulibaly développe depuis plus de quarante ans une pratique reconnue de la musicothérapie.

Sa démarche associe :

Musicothérapie et accompagnement humain,

Musicothérapie institutionnelle,

Accompagnement thérapeutique par la musique,

Communication non verbale,

Ecoute active,

Expression émotionnelle,

Création musicale,

Développement relationnel.

Son travail accompagne des enfants, des adolescents et des adultes confrontés à des difficultés psychologiques, cognitives ou sociales.

EXPERIENCE EN MILIEU INSTITUTIONNEL

– CHS Georges Sand (Centre Hospitalier spécialisé) – Bourges

Interventions auprès :

-d’adolescents hospitalisés ;

– de jeunes accueillis en hôpital de jour ;

– de patients suivis en CMP (Centre médico-psychologique).

– GEDHIF (Groupement d’Entraide Départemental aux personnes Handicapées et à leurs Familles) – Bourges

Actions auprès :

– d’enfants et d’adolescents pris en charge par le Pôle éducatif et de formation spécialisée ;

– d’adultes accueillis en Foyer en situation de handicap.

– CDEF (Centre Départemental de l’Enfance et de la Famille) Bourges

Accompagnement d’enfants et d’adolescents accueillis en Foyer dans le cadre de la protection de l’enfance.

– FAM La Châtaigneraie – Osmoy

Etablissement d’accueil médicalisé pour personnes handicapées adultes géré par Sesame Autisme Berry

Accompagnement de personnes présentant des troubles du spectre autistique.

PUBLICS ACCOMPAGNÉS

Personnes autistes

Personnes en situation de handicap mental

Personnes en situation de handicap physique

Personnes souffrant de troubles bipolaires

Personnes atteintes de schizophrénie

Personnes en souffrance psychique

Adolescents en difficulté

Jeunes relevant de la protection de l’enfance

Adultes accueillis en établissements spécialisés

RECHERCHE ET ÉCRITURE

Auteur de l’ouvrage « L’Art du Son, l’Art du Soin »

Ce livre-témoignage explore les liens entre :

– la musique et la santé ;

– la création artistique et l’accompagnement thérapeutique ;

– les relations humaines ;

– le développement personnel ;

– les pratiques de soin ;

– les dimensions culturelles de la musique.

Il constitue une contribution originale à la réflexion contemporaine sur le rôle de l’art dans l’accompagnement humain.