Le président Emmanuel Macron (costume-cravate) au milieu d'éléments de l'opération Barkhane lors de sa visite éclair du 19 mai 2017

Comme il fallait s’y attendre. A l’issue de sa visite éclair de quelques heures à Gao, base de l’opération Barkhane, le nouveau président français, Emmanuel Macron a donné sa vision  de la lutte pour la sécurité au Sahel dans laquelle son pays, la France, reste un acteur majeur avec l’opération Barkhane.

Le président Emmanuel Macron (costume-cravate) au milieu d’éléments de l’opération Barkhane lors de sa visite éclair du 19 mai 2017

A Gao le vendredi dernier pour sa visite aux éléments de l’opération Barkhane, le président français Emmanuel Macron a réaffirmé l’engagement de son pays aux côtés des pays du Sahel dans la lutte contre le terrorisme. Il a exprimé sa volonté de « poursuivre et accroître » l’investissement français dans l’opération « Barkhane». Là le nouveau président français marche dans les pas de son prédécesseur qui est à l’origine de l’opération.

Mais, Macron veut exiger plus de ses partenaires sahéliens sur cette question de sécurité qui doivent aussi jouer leur partition. Il a parlé «d’exigence renforcée à l’égard des pays du Sahel».

En clair, Macron prône une co-production de la sécurité au Sahel. Une posture qui ne devrait pas déplaire, quelque part,  au président tchadien Idriss Déby Itno qui a toujours exprimé la nécessité de donner les moyens aux africains pour s’occuper eux-mêmes de leur sécurité.

Comme Trump vis-à-vis des pays européens

Donald Trump à son arrivée au pouvoir aux Etats-Unis avait exprimé la même exigence vis-à-vis des pays européens dans le cadre de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN), leur demandant de contribuer davantage au budget de fonctionnement de l’Organisation. A l’heure actuelle, il n’y a plus un pays exportateur de sécurité dans le monde. Tous les pays sont logés à la même enseigne face aux menaces terroristes. La co- production de la sécurité devient donc un impératif pour tous, même si tous les Etats ne disposent pas des mêmes moyens.

Mathias Lompo

Burkina Demain

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