Seif al-Islam du temps de règne de son père Mouammar Kadhafi

La «Brigade Abou Bakr al-Sadiq», groupe armé libyen a annoncé ce samedi  avoir libéré,  le fils cadet de l’ex-Guide libyen Mouammar Kadhafi, Seif al-Islam. Il n’en fallait pas plus pour que cela relance les spéculations sur le rôle politique que cet héritier politique de Kadhafi pourrait assumer  dans une Libye aujourd’hui divisée et livrée aux milices armées et minée par des luttes de pouvoir et des violences. 

Seif al-Islam du temps de règne de son père Mouammar Kadhafi

La «Brigade Abou Bakr al-Sadiq», l’un des groupes armés contrôlant la ville de Zenten (170 kilomètres au sud-ouest de Tripoli) où il était détenu, a affirmé samedi soir que Seif al-Islam avait été libéré vendredi soir, «correspondant au 14 du mois de ramadan», en application d’une loi d’amnistie promulguée par les autorités libyennes non reconnues basées dans l’Est. Mais, ni son avocat, ni la Cour pénale internationale (CPI) qui le recherche n’ont réagi dimanche. Seif al-Islam avait été condamné à mort en Libye pour son rôle dans la répression du soulèvement contre son défunt père en 2011.

«Nous avons décidé de libérer M. Seif al-Islam Mouammar Kadhafi. Il est désormais libre et a quitté la ville de Zenten», a indiqué la brigade dans son communiqué publié sur Facebook. La ville de Zenten est contrôlée par des groupes armés opposés au gouvernement libyen d’union nationale (GNA) installé dans la capitale Tripoli et reconnu par la communauté internationale mais qui peine à étendre son autorité à l’ensemble de ce pays plongé dans le chaos. Interrogé par l’AFP, Karim Khan, l’avocat de Seif al-Islam, a indiqué qu’il n’était «pas en mesure de confirmer ni de démentir ces informations». Déjà en juillet 2016, les avocats de Seif al-Islam avaient affirmé que leur client avait été libéré à la faveur d’une amnistie.

Fils de Kadhafi le plus engagé politiquement

Seif al-Islam était le fils le plus engagé politiquement  de Mouammar Kadhafi qui a dirigé la Libye d’une main de fer pendant 42 ans. Né le 25 juin 1972 à Tripoli, le «Glaive de l’Islam» -son nom en arabe- n’occupe pas de fonction officielle proprement dite mais représente plusieurs fois la Libye dans le cadre de négociations internationales, notamment lors des accords d’indemnisation des familles des victimes des attentats de Lockerbie en 1988 et du DC-10 d’UTA en 1989.

Il se fait aussi connaître lors de sa médiation dans l’affaire des infirmières bulgares libérées en 2007. Un mois plus tard, il expose un projet de modernisation de son pays, relançant les spéculations sur la question de la succession. Très actif pendant le déclenchement en février 2011 de l’insurrection qui touche la Libye pendant le «Printemps arabe», il tente bec et ongles de sauver le régime dictatorial de son père. Conséquences, beaucoup voient lui la possibilité de jouer un rôle dans cette nouvelle Libye, livrée aux milices armées et minée par des luttes de pouvoir et des violences. Certains observateurs écartent cette possibilité du fait du mandat d’arrêt  lancé contre l’héritier politique de Kadhafi, accusé d’avoir joué un «rôle clé dans la mise en œuvre d’un plan» conçu par son père visant à «réprimer par tous les moyens» le soulèvement populaire.

Burkina Demain

Source : AFP

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