A entendre le ministre de la justice et garde des sceaux, Bessolé René Bagoro, il faut épuiser d'abord les recours avant de parler de libération de Djibrill Bassolé

L’on est à présent situé sur la position du gouvernement burkinabè par rapport à la demande de libération de Djibrill Bassolé formulée le 3 juillet par le groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire. Pour le ministre burkinabè de la justice, garde des sceaux, Bessolé René Bagoro, qui a animé ce soir un point de presse, il n’en est pas encore question, tant que toutes les voies de recours ne seront pas épuisées devant le même groupe de travail de l’ONU à qui le Burkina entend demander un réexamen du dossier Djibrill Bassolé.

A entendre le ministre de la justice et garde des sceaux, Bessolé René Bagoro, il faut épuiser d’abord les recours avant de parler de libération de Djibrill Bassolé

Le Burkina, qui regrette de n’avoir pas eu la possibilité de se défendre sur la compétence de la justice militaire à juger Djibrill Bassolé, entend introduire un recours auprès du groupe de travail de l’ONU en vue du réexamen du dossier. C’est ce qu’a indiqué le ministre de la justice Bessolé René Bagoro au cours d’un point de presse ce vendredi à Ouagadougou.

A entendre Bagoro, le Général Bassolé peut bien être jugé par la justice contrairement à ce que pensent ses avocats. Pour ce fait, le magistrat ministre invoque l’article 48 du code de justice militaire.

Et d’expliquer que lors que des militaires sont poursuivis devant une juridiction militaire, ont agi avec des civils comme auteurs ou complices, ils doivent tous être traduits devant la juridiction militaire.

Faut-il le rappeler, Djibrill Bassolé est poursuivi dans le cadre du putsch du 16 septembre 2015.

Mathias Lompo

Burkina Demain.

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