Débutée le 26 décembre dernier à Ouagadougou sous la présidence du Premier ministre Paul Kaba Thiéba, la 3ème session du cadre de concertation et de dialogue entre l’Etat et les Organisations de la société civile (OSC) s’est achevée ce jeudi 27 décembre « Partenariat Etat/OSC : Quels défis pour une lutte efficace contre l’insécurité et le terrorisme », c’était le thème de cette session placée sous le patronage du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré.

La présente rencontre de concertation, troisième du genre, a été une occasion pour l’Etat et  la société civile de faire des échanges directs pour voir ensemble comment gérer les deux mots ‘’maléfiques’’ (insécurité et terrorisme). Et pour marquer l’importance qu’accorde l’Etat au cadre de concertation, le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, himself, a fait le déplacement pour assister  à la cérémonie de clôture.

L’objectif, c’est d’asseoir de fortes basses de collaboration pour lutter contre les problèmes que connaît le Burkina depuis 2015, c’est-à-dire l’insécurité liée au terrorisme. Pour ce faire, représentants d’OSC, de ministères, gouverneurs (des 13 régions), hauts commissaires (des 45 provinces du pays), le chef de l’Etat, etc. Etaient tous présents avec un seul but qui est maintenir la paix et cohésion sociale au Faso.

Recommandations

Les participants et les autorités sont parvenus lors de la première journée, à des recommandations parmi lesquelles on peut retenir :

–              L’assainissement du milieu de la justice ;

–              La suppression des directions chargées des OSC ;

–              L’application rigoureuse des règles et lois régissant l’exercice d’activités commerciales des fonctionnaires ;

–              Le renforcement de la coopération civilo- militaire ;

–              Le renforcement des capacités des structures déconcentrées du ministère de l’administration territoriale et de la décentralisation ;

–              Le renforcement de la collaboration entre les structures de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

Pour Siméon Sawadogo, ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation, les engagements que l’Etat avait pris en 2017 ont été réalisés à 99,99%. Et cette année aussi, les débats menés dans ce cadre de concertation seront fructueux, ajoutera-t-il.

Au cours de ce dialogue, le président du cadre national des organisations de la société civile (CNDSC), Jonas Hien, a évoqué le comportement incorrect de certaines forces de défense et de sécurité vis-à-vis des populations. «La société civile n’est pas du tout contente d’un certain nombre d’agissements des politiques burkinabè car il y a trop de violences verbales proférées tant du côté de l’opposition que du pouvoir. »

Dans sa démarche, Jonas Hien a interpellé le chef de l’Etat sur la question de la réconciliation nationale. Pour lui, cette réconciliation est inévitable. A l’en croire, « même si nous ne l’avons pas fait aujourd’hui, nous le ferons demain».

«La réconciliation se fera sur la base de la justice »

Roch Marc Christian Kaboré martèle à cet effet que la réconciliation sera faite mais, précise-t-il, sur les bases de la justice. Pas question alors pour le président du Faso, de faire une justice en s’embrassant et dire que tout est fini. « Ça ne marche plus en ce moment. », dit-il.

Pour aboutir à une véritable réconciliation, Roch Kaboré a proposé aussi une réforme politique et le dédommagement des personnes dont on a causé beaucoup de tort.

Pour ce qui concerne les attaques terroristes, Christophe Ouli, représentant de la composante des personnes en situation d’handicap laissera entendre qu’elles font beaucoup de victimes jusqu’au point où certaines deviennent elles aussi handicapées.

« Il est important que chacun joue sa partition afin de freiner le terrorisme dans notre nation », a conclu le chef de l’Etat.

Nicolas Bazié

Burkina Demain

 

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