Tanga Boureima Kabré (au milieu) de Burkina Energies et Technologies appropriées,au cours de sa présentation des résultats de l'enquête

L’Association des journalistes et communicateurs pour les énergies renouvelables et le développement durable (JED), a tenu une conférence de presse ce jeudi 2 mai 2019 à Ouagadougou. L’objet de cette conférence de presse est de présenter les résultats d’une enquête de terrain sur l’impact socio-économique des lampes solaires dans 3 communes du Kouritenga.

Tanga Boureima Kabré (au milieu) de Burkina Energies et Technologies appropriées,au cours de sa présentation des résultats de l’enquête

Sur invitation de l’association Journalistes et communicateurs pour les énergies renouvelables et le développement durable (JED), Boureima Kabré, président de l’association Solidarité internationale pour l’accès à l’énergie et au développement durable (ISAEDD, a dévoilé les résultats de son enquête sur l’accès à l’énergie en milieu rural, en cette matinée de ce 2 mai 2019.

Expérience de BETA

«Nous travaillons sur le terrain depuis 2011 pour permettre aux populations d’avoir directement accès à l’énergie sans entendre des subventions », a informé Monsieur Boureima Kabré. D’où la création de Burkina énergies et technologies appropriées (BETA), dont l’objectif est de distribuer des lampes solaires certifiées auprès de groupes d’épargne villageois de trois communes qui sont Dialgaye, Gounghin et Tensobtenga. Grâce au dynamisme des distributeurs, plus de 2600 lampes ont été distribuées aux membres desdits groupes. Dans cette optique, Grégoire Bazié, président de la JED,  affirmera : «Nous sommes nous aussi engagés pour que les populations aient accès à l’énergie renouvelable, à travers l’information et la sensibilisation».

Impact socio-économique

Le président de la JED, Grégoire B. Bazié ‘(extrême droite) a exhorté ses confrères à porter aussi la question de l’accès à l’énergie en milieu rural

Dans la présentation de Boureima Kabré, il ressort un impact socio-économique de ces lampes-là sur la vie des usagers. En effet, avec ces lampes, les problèmes des femmes sont moins qu’avant, car elles peuvent éclairer leurs maisons ou cuisines pour préparer, elles peuvent vendre au marché la nuit et les enfants peuvent étudier en toute tranquillité. Ce qui attire beaucoup l’attention, c’est la durabilité de la lampe en question. A écouter le témoignage d’une dame de la commune de Diagaye, (Safiatou Bambara), «la lampe dure 5 ans » et « on n’a pas besoin d’utiliser des piles car le soleil à lui seul fait l’affaire». On peut donc résumer que ces lampes sont fiables, de qualité, facilement utilisables et plus  économiques.

L’Etat interpellé    

L’Etat, pense M. Kabré, a intérêt à accélérer l’accès à l’énergie. Puisque pour lui, les lampes à piles sont coûteuses et pire, elles fatiguent les utilisateurs à cause de leur durée de vie restreinte. Il a fallu trois semaines d’enquête à Boureima Kabré pour pouvoir toucher du doigt l’impact des lampes solaires dans la vie des usagers. En rappel, plus de 12 millions de Burkinabè sont toujours sans accès à l’électricité. D’où la nécessité de promouvoir d’autres sources d’accès à l’énergie durable en milieu rural comme les lampes solaires.

Jean Conombo

Burkina Demain

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