Ouagadougou abrite ce jour 12 septembre, l’édition 2019  la conférence des investisseurs pour les énergies renouvelables, les infrastructures électriques et l’efficacité énergétique (RENPOWER  2019). En pleins préparatifs de la réunion ministérielle du Sommet du G5 Sahel sur l’initiative «Desert to Power» qui se tient demain vendredi dans la capitale burkinabè, le ministre de l’énergie a pu se dégager pour venir délivrer un message d’encouragement aux participants de RENPOWER  2019 en présence de nombreux acteurs et personnalités du secteur de l’énergie dont la présidente de l’Autorité de régulation du secteur de l’énergie, Mariam Gui Nikièma.

Le ministre de l’énergie, Dr Bachir Ismael Ouédraogo dans son adresse aux participants

«Relever et surmonter les défis qui mènent à l’indépendance énergétique ». C’est le thème de la première session de l’édition 2019 de la conférence des investisseurs pour les énergies renouvelables, les infrastructures électriques et l’efficacité énergétique (RENPOWER  2019) qui se tient ce jeudi 12 septembre 2019.

«Le Burkina Faso et l’Afrique comptent sur vous pour aller de l’avant sur cette question de l’énergie dont la prise en charge adéquate permettra de donner de l’espoir à la jeunesse, de créer des emplois, de permettre à nos pays d’aller vers l’industrialisation et le développement  dans nos pays. On n’a plus besoin de le démontrer, l’énergie est au cœur du développement. C’est pourquoi, nous plaçons beaucoup d’espoir aux résultats des travaux de votre conférence, qui tombe à pic», a indiqué le ministre burkinabè de l’énergie dans une brève intervention.

En pleins préparatifs de la réunion ministérielle du Sommet du G5 Sahel sur l’initiative «Desert to Power» qui se tient demain vendredi 13 septembre dans la capitale burkinabè, le ministre de l’énergie a pu se dégager pour venir délivrer ce message d’encouragement aux participants de RENPOWER  2019.

Les défis de la régulation dans le secteur de l’énergie

La présidente de l’ARSE, Mariam Gui Nikièma, a relever les défis de la régulation du secteur de l’énergie au Burkina

Plusieurs communications ont délivrées au cours de cette première session de RENPOWER 2019 dont celle de la présidente de l’Autorité de régulation du secteur de l’énergie (ARSE), Mariam Gui Nikièma. Les défis de la régulation du secteur de l’énergie au Burkina Faso, à l’écouter, se résument principalement aux questions de la règlementation, de la planification, de la tarification et de l’accès au réseau.

Et pour une prise en compte adéquate de ces défis, la présidente Nikièma a indiqué que des groupes de travail étaient mis en place pour réfléchir et faire des propositions qui seront transmises plus tard au gouvernement via le ministère de l’énergie pour approbation.

Et de lancer, compte tenu de l’insuffisance des moyens pour mener à bien les différentes initiatives engagées par son institution, un cri de cœur aux partenaires techniques et financiers pour qu’il l’aide à mobiliser les ressources nécessaires à la bonne réalisation de ces initiatives afin d’aboutir à des résultats à même d’impulser le développement de l’énergie.

Un engagement fort de l’Etat en faveur des énergies renouvelables

Dr Bruno Korgo, DG des énergies renouvelables a relevé les réformes mises en oeuvre dans le secteur

Ayant précédé la présidente de l’ARSE à la tribune, le directeur général des énergies renouvelables du Burkina Faso, Dr Bruno Korgo, a souligné l’engagement de l’Etat burkinabè en faveur du développement des énergies renouvelables au Burkina Faso, en particulier l’énergie solaire au regard de son grand potentiel.

Dr Korgo a évoqué les réformes règlementaires et institutionnelles  mises en œuvre par le gouvernement qui ont abouti à la l’adoption de la loi 014 du 20 avril 2017 qui encadre tout le secteur en dehors des hydrocarbures ;  la création entre autres, de la direction générale des énergies renouvelables, de l’Agence nationale des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (ANEREE).

Les objectifs du gouvernement à l’horizon 2020 dans le cadre du Plan national de développement économique et social (PNDES) ; c’est d’atteindre une puissance installée de 1000 MW contre un peu plus de 250 MW à l’heure actuelle, 1000 abonnés, un taux d’électrification de 45% contre 20% actuellement, un taux d’électrification de 19% en milieu rural contre un peu plus de 3% à l’heure actuelle. La part des énergies renouvelables devrait atteindre les 30% dans le mix énergétique.

«Nous pensons qu’avec les différentes initiatives en cours dans le secteur de l’énergie et des énergies renouvelables, le développement durable est possible chez nous, et nous allons l’atteindre», a conclu le DG Bruno Korgo.

D’autres acteurs importants du secteur de l’énergie, à l’image de la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL) devraient également livrer des communications au cours de la conférence. Le secrétaire général de la SONABEL, Daniel Sérémé,  est  sur place pour assurer la communication en lieux et place du DG Coulibaly empêché.

Eric Bassolé

Burkina Demain

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