18 chefs d'Etat et de gouvernement avaient fait le déplacement de Ouagadougou pour ce sommet de la CEDEAO sur le terrorisme

L’on en sait un peu plus sur les conclusions du sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), qui sa réuni ce samedi 14 septembre à Ouagadougou, quelques  18 chefs d’Etat sur le thème de la lutte contre le terrorisme. Et s’il y a une chose qui résume l’engagement de ces dirigeants, c’est le chiffre d’un milliard de dollars à mobiliser sur quatre ans pour lutter efficacement contre hydre terroriste dans la région.

18 chefs d’Etat et de gouvernement avaient fait le déplacement de Ouagadougou pour ce sommet de la CEDEAO sur le terrorisme

Un milliard de dollars. C’est la principale décision à retenir du sommet de la CEDEAO élargi à la Mauritanie et au Tchad et qui s’est tenu ce samedi 14 septembre 2019 à Ouagadougou en présence de 18 chefs d’Etat. Ce colossal montant à mobiliser sur quatre ans par les Etats de la région, devrait, dans l’entendement des chefs d’Etat, permettre de contre efficacement  le terrorisme.  La mobilisation de ces fonds permettra de mettre en œuvre le plan d’action adopté au cours du sommet.

Des fonds destinés  à renforcer les capacités opérationnelles des armées nationales ainsi que des forces conjointes, notamment  la force G5 Sahel et celle multinationale mixte du Bassin du lac Tchad.

 «Aucun pays n’est à l’abri »

Le président Roch Marc Christian Kaboré dont le pays, le Burkina Faso, a enregistré dans la seule dernière semaine ; une trentaine de morts suite à des attaques terrorisme, de rappeler à juste titre qu’aucun pays n’est à l’abri.

Du reste dans la région, les chiffres des 4 dernières années en eux-mêmes parlent de l’ampleur du péril sécuritaire dans la région : 2 200 attaques, 11.500 morts, des milliers de blessés, des millions de déplacés”, des activités économiques beaucoup  affectée, des “conflits intercommunautaires exacerbés.

C’est pourquoi, les chefs d’Etat de la CEDEAO en appellent à un soutien robuste de la communauté internationale, ne serait-ce qu’à travers un mandat plus offensif de la Mission intégrée des Nations unies pour la stabilisation pour le Mali (Minusma) fort de 13.000 hommes).

Ce qui devrait permettre de prêter main forte par exemple à la force G5 Sahel encore sous-équipée en hommes et en matériels.

Lutte anti-terrorisme et Développement

Aussi, la nécessité de recourir d’autres bailleurs internationaux de développement pour le financement de la lutte contre le terrorisme a également été préconisée et fera son chemin. Cela d’autant plus que le principe selon lequel la lutte contre le terrorisme est indissociable de la lutte pour le développement.

Du reste, c’est dans  cette perspective qu’un sommet sur l’initiative «Desert To Power» s’est tenu ce vendredi 13 septembre à Ouagadougou. Nous y reviendrons.

Nicolas Bazié

Burkina Demain

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