Les officiels procédant à la signature des conventions de financement

Le Ministère de l’économie, des finances et du développement (MINEFID) et la Banque africaine du développement (BAD) ont procédé ce 9 octobre 2019 à Ouagadougou à la signature de 2 conventions de financement d’un montant total d’environ vingt un milliards (21 000 000 000)  de francs CFA. Ces conventions signées permettront le financement du Projet d’aménagement et de valorisation de la plaine de la Léraba (PAVAL).

Les officiels procédant à la signature des conventions de financement

La signature de conventions entre le MINEFID et la BAD s’est passée dans l’après-midi de  ce 09 octobre 2019 à Ouagadougou. Ces conventions de financement portent sur un montant total d’environ 21 000 000 000 FCFA, faut-il le rappelé, concerne le Projet d’aménagement et de valorisation de la plaine de la Léraba (PAVAL).

A entendre Salifou Ouédraogo, ministre de l’agriculture et des aménagements d’hydro-agricoles, le processus d’identification du PAVAL découle des orientations stratégiques du PNDES à travers lequel le Burkina Faso a réaffirmé sa volonté de poursuivre la recherche de voies innovantes pour réaliser la transformation structurelle de notre secteur agricole.

PAVAL, un projet de 5 ans

Pour lui, la mise en œuvre du projet qui s’étend sur 5 ans comprendra 3 composantes : le développement des infrastructures hydro-agricoles structurantes, le développement des chaines de valeurs et appui institutionnel et la gestion du projet ; et en termes de résultats, il est attendu l’aménagement de 1000 ha de périmètres irrigués, la confortation de 410 ha de périmètre existant, la production additionnelle de 75 00 tonnes de céréales et 14 000 tonnes de produits maraichers par an, la création de 15 00 emplois dont 50% pour les femmes et la construction de 38 magasins assortis d’aires de séchage et de comptoir d’achat, a-t-il indiqué.

Appuyer les efforts du gouvernement

Selon le responsable pays de la BAD, Pascal Yembiline, le PAVAL est conçu pour appuyer les efforts du gouvernement visant à assurer la sécurité alimentaire à tous les Burkinabé et faire jouer pleinement au Burkina Faso son rôle de grenier du sahel. Le projet entend réaliser des infrastructures hydrauliques structurantes permettant l’irrigation à termes des 1410 ha, a-t-il ajouté en précisant que le projet va financer une plateforme informatisée permettant la mise en place d’un registre national agricole, avec l’établissement et la délivrance de cartes professionnelles pour différents types de producteurs agricoles. A terme ce sont 9000 ménages dont 5000 femmes qui verront leur la productivité et donc leur revenus améliorés, indique-t-il.

D’un montant global de 20,95 milliards FCFA dont 3,28 milliards sous forme de don du FAD et 17,67 milliards sous forme de prêt de la BAD, Pascal Yembiline a rassuré qu’il n’y a pas d’inquiétude à avoir sur l’impact à long terme que pourrait avoir cette opération, et a partagé la volonté du ministre de l’économie, Lassané Kaboré, de maintenir la stabilité du cadre macro-économique à LT.

Hioua Eric Bassolé

Burkina Demain

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