La fin de l'atelier a été sanctionnée par une photo de famille

Après les assemblées villageoises et l’atelier communal tenus à Kyon dans la province du Sanguié, respectivement les 20 et 21 février derniers, c’était au tour de Koudougou d’accueillir l’atelier régional, le mercredi 26 février 2020, sur le bilan de quatre ans d’activités sur le terrain du projet BRAVE.

La secrétaire générale de la province du Boulkiemdé, Marie Edith Yaméogo (milieu), procédant à l’ouverture de l’atelier

Le projet BRAVE lancé en 2016 à Tomo et Poa dans la commune de Kyon, dans la province du Sanguié, est à terme. D’où le bilan fait à travers les assemblées villageoises et ateliers. Selon la chargée de programme de l’ONG Christian Aid, Aissèta Kabré, les ressources en eaux souterraines sont supposées résilientes à la variabilité climatique et les volumes de cette ressource actuellement utilisés sont généralement en deçà de la quantité moyenne  des eaux de pluie qui s’infiltrent dans le sol.

Réduire les risques et améliorer la sécurité en eau des communautés rurales

Selon la chargée de programme de l’ONG Christian Aid, Aïssèta Kabré, le bilan est satisfaisant au regard des résultats atteints

Et de préciser : « les aquifères peuvent constituer d’importantes mines d’approvisionnement en eau pour soutenir à la fois l’adaptation aux changements climatiques et l’utilisation des terres».

Ainsi donc, le projet BRAVE visait à réduire les risques et améliorer la sécurité en eau des communautés rurales en associant les connaissances et la planification de l’exploitation des eaux souterraines à la communication pragmatique et à l’échange des connaissances à tous les niveaux, du plus petit agriculteur jusqu’aux niveaux national et régional.

L’objectif général, faut-il le souligner, étant de modéliser les impacts de la variabilité climatique sur les approvisionnements en eau à partir des aquifères de faibles capacités de stockage en vue d’améliorer la prise de décision dans la gestion des ressources en eau.

Aux dires donc de la première responsable, Mme Kabré, les activités du projet dans les villages de Tomo et de Poa connaissent une mise en œuvre satisfaisante à travers l’exécution de la principale activité du volet social portant sur la mise en place et l’animation des «listenning group».

Participation de Christian Aid et du Réseau MARP-Burkina

La fin de l’atelier a été sanctionnée par une photo de famille

La participation de Christian Aid et du Réseau MARP-Burkina dans la mise en œuvre des activités de Brave ont consisté en des échanges permanents avec les communautés pour leur meilleure implication dans les activités. Selon les témoignages des bénéficiaires, au cours de l’atelier de Koudougou, on note une nette amélioration des rendements de la production agricole sans oublier la grande réduction  de la malnutrition du fait de la bonne consommation alimentaire (trois repas équilibrés par jour au lieu d’un ou de deux comme avant).

De même, ont-ils relevé, au niveau de la santé, il y a entre autres, une réduction drastique des maladies liées à l’eau comme la diarrhée chez les enfants et celles gastriques chez les adultes. Ils se sont même réjouis des activités de sensibilisation à travers les émissions-radios qui, à les en croire, ont opéré au sein des communautés un changement de comportements en faveur d’un mieux-vivre et d’une amélioration de leurs conditions de vie.

Des plaidoyers pour la reconduction du projet

La centaine de participants est venue diverses localités pour être témoin des résultats engrangés par BRAVE.

Après la restitution des résultats engrangés par le projet BRAVE, les réactions des participants laissent entrevoir qu’ils souhaitent comme les communautés villageoises que des plaidoyers soient menés pour la reconduction du projet. Ils suggèrent également de mettre l’accent sur l’environnement en dégageant des pistes de plaidoyer au niveau des autorités en vue d’une meilleure gestion de l’environnement et des déchets occasionnés par l’exploitation des mines, entre autres.

Tout en saluant la vision de développement endogène portée par l’ONG Christian Aid, la secrétaire générale de la province du Boulkiemdé, Marie Edith Yaméogo, présidant la cérémonie d’ouverture de l’atelier, a souhaité que les recommandations qui seront issues de l’atelier, puissent être prises en compte pour un meilleur impact au niveau des populations bénéficiaires.

Pascal Bako/ Koudougou

Burkina Demain

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