Un double accident enregistré sur la RN7 dans la soirée de ce mardi 20 février 2024

Dans la soirée de ce mardi 20 février 2024, emprunter la Route nationale N°7 (RN7) s’est révélé quelque peu cauchemardesque pour les automobilistes et autres usagers en partance ou provenance de la Côte d’Ivoire. En effet, l’axe routier a enregistré au moins deux accidents dont celui impliquant 2 camions- remorques à l’entrée de Diarabakoko, localité située à une vingtaine de kilomètres de la cité du paysan noir.

Un double accident enregistré sur la RN7 dans la soirée de ce mardi 20 février 2024

Le camion remorque à tracteur rouge rempli de marchandises en provenance de la Côte d’Ivoire, a ainsi percuté violemment un autre à tracteur blanc, ce mardi 20 février 2024 sur la Route nationale N°7, à un moment de grand trafic, 17 h 30.

De files de camions à perte de vue

L’entrée en collision de ces deux engins poids lourds a occasionné un blocage du passage de tout autre véhicule pouvant venir de Niangoloko ou de Banfora. Conséquences : de longues files de camions remorques chargés de marchandises à perte de vue, de part et d’autre, pendant plusieurs heures, attendant impatiemment une éventuelle libération.

En effet, tous les automobilistes étaient obligés d’emprunter l’unique piste de déviation au bas de la chaussée bitumée afin de se tirer d’affaire. De surcroît, ils ont été confrontés à un autre problème : celui de la traversée de l’eau qui coule en bas du pont Diarabakoko, rendant encore difficile le passage. N’ayant pas d’autre solutions, les nombreux cars des compagnies de transport, les mini- cars, les camions-remorques, les remorques klinkers ainsi que les autres voitures ont donc bravé le passage, les roues presque englouties par l’eau coulant sous ce pont.

Accident provoqué par une défaillance du système de freinage

Aux dires d’un des occupants du camion remorque dont le tracteur est rouge, les circonstances ayant provoqué cet accident, proviennent d’une panne de l’appareil chargé de la distribution d’air conditionné depuis les compresseurs. Le fonctionnement de ces compresseurs crée beaucoup plus de pression puissante qui permet au conducteur de maîtriser le véhicule.

Ainsi, cette pression constitue une force qui aide aux outils pragmatiques. En revanche, son manque entraîne des dangers. Donc, la défaillance du système de freinage de l’engin a empêché le conducteur du camion à maîtriser sa traction. D’où l’entrée en collision de ces deux internationaux routiers.

Les services de secours alertés à temps… 1 blessé transporté au CHR de Banfora

Par ailleurs, l’une des principales causes de cet accident, s’expliquent par le fait que la voie soit très rétrécie à cet endroit. De même, la circulation s’effectue à double sens. Ce qui impose surtout beaucoup plus de prudence pour tout usager et autre véhicule à moteur qui l’empruntent.

Egalement, un autre est qu’à une proximité très réduite de cette chaussée, bitumée, les installations des chemins du fer s’étendent sur une distance de 300 m environ du pont de Diarabakoko

Malgré le rude croisement de ces engins lourds poids lourds, fort heureusement aucune perte en vies humaines n’a été enregistrée. Cependant, un motocycliste en provenance de Bobo-Dioulasso et en partance pour Niangoloko a été blessé en percutant l’un des camions remorques. Alertés, les services de secours et d’urgence ont immédiatement rejoint les lieux et ont transporté le blessé pour les soins au CHR du Bloc Opératoire de Banfora.

Un autre accident à Kossara sur la RN7

Le malheur n’arrivant jamais seul, le calvaire des usagers de la RN7 a été amplifié par un autre accident survenu au niveau de la pente raide de Kossara, à une centaine de mètres du pont. Ce pont facilite l’accès de Kossara au centre- ville de Banfora. Le camion remorque en question, transportait des marchandises et a aussi été victime d’une insuffisance de pression du moteur.

Aussitôt, le conducteur dudit camion a engagé une lutte âpre dans la marche-arrière imposée par le véhicule afin de maintenir l’équilibre et redescendre de la pente. Hélas, son effort a été vain puisque le camion remorque a finalement quitté la chaussée bitumée pour se retrouver en bas, les 4 fers en l’air. Mais, là aussi, l’on peut dire Dieu merci parce qu’aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée.

Tout compte fait, la route nationale 7 qui relie le Burkina Faso à la Côte d’Ivoire est l’une des plus importantes du trafic routier du pays. Ainsi, elle contribue énormément au développement socio-économique de divers pays.

Cependant, elle a aussi endeuillé un grand nombre de familles. C’est encore le moment d’interpeller tout usager de ce tronçon que la route tue. Et on ne le dira jamais assez : prudence, prudence et prudence dans la circulation routière. Ce n’est qu’à cette condition que véritablement la route du développement passera par le développement de la route dans notre pays.

Soumaila Soma, Banfora

Burkina Demain

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