Les rideaux sont tombés sur l’inédit et grandiose événement, le Festival international des Cascades (FESTCAS) qui s’est déroulé à Banfora dans les Tannounyan durant une dizaine de jours.

De son lancement au lac de Tengrela jusqu’à sa clôture ce samedi 11 avril 2026 dans le paysage verdoyant et miroitant des cascades où il a refermé ses portes, le FESTICAS a gagné le pari du succès pour une seconde fois consécutive, avec une participation active et massive de différents acteurs du monde de la culture et du tourisme.
Présence des autorités et de pléthore d’artistes talentueux
Une délégation ministérielle conduite par le Ministre de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme, Pingdwende Gilbert Ouédraogo ; du Directeur général de Faso Tourisme, Souleymane Kagoné; des sponsors officiels, une jeunesse très déterminée, des FDS, une pléthore d’artistes talentueux nationaux et internationaux ont chaleureusement répondu à l’invitation. Des vedettes, icônes du micro, y ont distillé avec professionnalisme de belles, riches et envoûtantes mélodies.
Toujours dans la même tendance, afin de joindre l’utile à l’agréable, à travers une mobilisation exceptionnelle, plusieurs personnalités ont pesé de tout leur poids pour faire rayonner cette activité dans toute sa splendeur.
Le «consommons local» traduit dans la réalité
En outre, tout en diversifiant son champ d’action, le public festivalier a gardé sa constance tant au niveau des sites touristiques qu’à la place de la nation où des stands érigés pour la circonstance ont permis de traduire dans la réalité le concept «consommons local» et aussi l’accoutrement en mode traditionnel burkinabè voire africain d’où une invite à la sauvegarde de l’intrinsèque identité.
Comme le dira un adage populaire : « On ne change pas l’équipe qui gagne. »C’est une très belle occasion d’être unanime sur le chapitre rentabilité en termes de rentrées de devises de cette activité en plus des retrouvailles, de la cohésion sociale ; bref la valorisation de la culture.
74 milliards de francs CFA en 2025

Selon le Ministre Ouédraogo, le tourisme est un secteur d’activité qui a permis d’engranger des recettes de plus 74 milliards de francs CFA dans l’économie nationale en 2025.
Ainsi, dans cette dimension économique de la culture, nul n’est besoin de rappeler que la 2ème édition du FESTICAS en a contribué activement.
Quoi que l’on dise, des talents se sont exprimés, des valeurs ont été transmises à travers des compétitions en musique traditionnelle.
Par ailleurs, au gré du contexte national exigeant, le FESTICAS à l’instar de Semaine nationale de la culture (SNC) qui avance à grands pas à coup sûr, demeure plutôt un signal positif pour dire que désormais l’économie africaine, l’économie burkinabè est vraiment en phase ascendante.
Fierté exprimée des organisateurs
Du côté des organisateurs de la manifestation culturelle d’envergure régionale et nationale, c’est la satisfaction qui s’exprime sans ambages à la clôture.
«Nous sommes tous fiers. C’est toute la population du Burkina Faso qui sort donc de ces huit jours de festivités parce que nous avons un objectif, c’est le marketing territorial. Personne ne quittera ailleurs pour venir faire la promotion de nos cultures à notre place. Et c’était notre leitmotiv. Aujourd’hui, nous pouvons dire que l’objectif est atteint. Quand vous voyez l’engouement sur toutes les activités que nous avons pu mener dans cette 2ème édition. C’est à mettre à l’actif des populations qui se sont appropriées l’activité et de nos parrains. Il y a de cela quelques années, à Banfora particulièrement, on ne pouvait pas organiser ces genres d’activités. Comme vous le savez, le tourisme profite énormément au développement économique. Ainsi, durant 10 jours, les hôtels affichaient pleins. Les restaurateurs, les transporteurs ont eu leur compte. Bref, l’économie a tourné pendant cette 2e édition du FESTICAS», se félicite commissaire général du FESTICAS Mamadou Yougoss Koné.
Pour l’avenir, le Commissaire Général Koné voit plus loin et nourrit de grandes ambitions. Pour les prochains défis, tant que le Burkina Faso existera, assure t-il, «nous allons toujours continuer à relever les défis. Attendez-vous l’année prochaine lors de la troisième édition à quelque chose de plus grand parce que nous avons des ambitions grandes, voire une grande vision».
«Cette année, ce que vous avez vu, c’est 60 % de potentialités parce qu’on n’a pu donc boucler le budget. Je pense que l’année prochaine, Inch Allah, on fera plus que cela».
Appel du Ministre de la Culture à la jeunesse
Le Ministre de la culture, du tourisme des arts et de la communication, Pingdwende Gilbert Ouédraogo a lancé un appel fort à la jeunesse burkinabè.
«Engagez-vous davantage pour la patrie et restez mobilisés autour des idéaux de la révolution progressiste populaire dans un élan de cohésion et de résilience nationale. Cette révolution doit être portée par vous. C’est vous l’espoir de demain. C’est vous qui devez comprendre l’idéologie et le choix politique du Burkina Faso. C’est vous qui devez défendre l’idéologie, élargir la révolution progressiste populaire. La révolution signifie rupture avec les anciennes pratiques. Vous devez être des jeunes qui s’engagent à aller vers la qualité», a-t- il indiqué.
D’autres acteurs s’expriment sur le FESTICAS
Souleymane Kagoné, DG de Faso Tourisme ‘’ une très belle initiative’’
«C’est une très belle initiative d’ailleurs depuis la 1ère édition. L’année dernière, nous y étions. Cela a eu du succès. Cette 2ème édition vient confirmer que l’activité convient vraiment. C’était une attente de l’ensemble des résidents de la région des Tannounyan et du Burkina Faso. Tout le monde est présent. Il y a à peu près 4 pays qui sont là. Donc, je pense que ce festival est une très bonne initiative qui vient résoudre la question de la promotion destination Burkina Faso».
Djémila Belem, festivalière ‘’ C’est très bien organisé’’
«Je trouve que c’est très bien organisé. Je suis là depuis hier. Je suis venue de Ouaga pour participer spécialement au FESTICAS. Et avec l’intervention du Ministre de la Culture et du tourisme ce matin, cela donne plus de crédibilité à l’activité et j’invite toutes les personnes qui n’ont pas pu participer cette année-là, de venir massivement l’année prochaine».
Imilo Le Chanceux, festivalier ‘’C’est un festival qu’il faut soutenir’’
«Je pense que c’est un festival qu’il faut vraiment soutenir et propulser parce que cela met en avant le Burkina Faso».
SoumaÏla Soma, Banfora
Burkina Demain

































