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Accord Russo- Burkinabè sur l’énergie nucléaire : Les membres de l’ALT bientôt sollicités pour la ratification

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Côté Burkina Faso, cela avait été sans doute l’un des moments forts de la participation au dernier Forum économique international de Saint Petersbourg. Il s’agit de la signature le 19 juin dernier, dans le cadre du Projet de Centrale nucléaire civile, d’un Accord intergouvernemental avec la Fédération de Russie. Trois mois après la signature dudit accord, l’exécutif burkinabè a décidé après approbation lors de son conseil de ce jeudi 2 octobre, de transmettre le dossier à l’Assemblée législative de transition (ALT) pour ratification.

Le Gouvernement a approuvé l’Accord ce 2 octobre et a donné son quitus pour sa transmission à l’ALT en vue de sa ratification

«En vue d’assurer une indépendance énergétique et de faire de l’électricité le moteur d’un développement durable, le Gouvernement a entrepris depuis 2023, le développement d’un programme électronucléaire à moyen terme. Dans le processus de mise en œuvre dudit programme, un Accord de coopération avec le Gouvernement de la Fédération de Russie dans le domaine de l’utilisation de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques a été signé le 19 juin 2025 à Saint-Pétersbourg. Cet accord établit un cadre juridique et technique pour la mise en œuvre du Projet de construction d’une centrale nucléaire au Burkina Faso», peut-on lire dans le compte rendu du Conseil des ministres qui rappelle que la dépendance du pays aux énergies fossiles totalement importées est l’une des causes du faible accès des populations à l’électricité dans notre pays.

«Selon les données de l’annuaire statistique de l’année 2023 du ministère de l’Energie, des mines et des carrières, le taux national d’électrification des ménages, par raccordement au réseau électrique, est de 26,29 % au 31 décembre 2023, avec de fortes disparités entre le milieu urbain 87,04% et le milieu rural 7,02 %.».

A la signature de l’Accord le 19 juin dernier à Saint Petersbourg

Et au vu des besoins pressants des populations en matière d’énergie, une ratification rapide par les parlementaires devrait permettre au processus de réalisation de la centrale nucléaire civile de suivre son cours. Car, comme l’expliquait le ministre de l’énergie, des mines et des carrières le 19 juin dernier, «Cette signature est une étape très importante dans le processus administratif préalable à la construction de la centrale nucléaire. Après la signature de l’accord, il est attendu de la partie russe notamment de ROSATOM, une offre technique et financière qui sera examinée par le Burkina Faso. Une phase qui va ouvrir ainsi les discussions sur les aspects techniques du processus de construction de la centrale et des moyens pour y parvenir».

Les membres de l’Assemblée législative de Transition vont bientôt se réunir pour ratifier le projet de loi relatif audit accord intergouvernemental

Il convient de rappeler qu’en plus de cet accord intergouvernemental en attente de ratification, il y a aussi quatre documents aussi importants qui sont conclus dans le cadre de la bonne réalisation du projet. Il s’agit notamment du Mémorandum d’Entente ; de la Feuille de route ; de 3 mémorandum sur la formation, la sensibilisation de l’opinion publique et la construction de l’infrastructure nucléaire.

Martin Philippe

Burkina Demain

42e Assemblée de l’OACI : L’Afrique obtient l’élection de ses 8 candidats au Conseil  

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Pour l’Afrique, la 42e Assemblée de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) tenue du 23 septembre au 3 octobre 2025 à Montréal, s’achève ce vendredi sur une très une bonne note car, le continent est parvenu à obtenir l’élection de tous ses huit candidats au Conseil de l’OACI, composé au total de 36 membres. Ces 8 candidats africains élus au Conseil de l’OACI sont notamment de l’Afrique du Sud, l’Angola, l’Égypte, la Guinée équatoriale, du Mali, Maroc, Nigéria et de l’Ouganda.  «Ce résultat exceptionnel accorde au continent près d’un quart du total des sièges, démontrant la confiance continue de la communauté internationale dans le leadership de l’Afrique et son engagement uni à façonner l’agenda mondial de l’aviation», s’est félicitée la Commission de l’Union africaine dans ce Communiqué.

Pour l’Afrique, avec ce franc succès, cette 42e Assemblée de l’OACI s’achève sur une très bonne note de satisfaction

«L’Afrique obtient un mandat retentissant au Conseil de l’OACI, remportant près d’un quart des sièges mondiaux, grâce à un programme technique unifié

Lors d’une élection majeure pour la communauté mondiale de l’aviation, l’Afrique a remporté un succès retentissant lors de la 42e Assemblée de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), en obtenant l’élection de ses huit candidats au Conseil de l’OACI, composé de 36 membres.

Ce résultat exceptionnel accorde au continent près d’un quart du total des sièges, démontrant la confiance continue de la communauté internationale dans le leadership de l’Afrique et son engagement uni à façonner l’agenda mondial de l’aviation.

Les huit États africains – l’Afrique du Sud, l’Angola, l’Égypte, la Guinée équatoriale, le Mali, le Maroc, le Nigéria et l’Ouganda – ont été réélus avec des voix décisives, reflétant la reconnaissance mondiale de leur service efficace et de leur influence dans l’aviation internationale. Le Conseil de l’OACI, l’organe directeur de l’agence spécialisée des Nations Unies, guide l’évolution de la sûreté aérienne, de la sécurité, de la protection de l’environnement et de la connectivité.

Cette réalisation collective souligne la reconnaissance mondiale de l’efficacité du service et du leadership de l’Afrique dans l’aviation internationale, garantissant que les priorités du continent restent au premier plan de la politique mondiale. Grâce à cette représentation accrue, l’Afrique est bien placée pour faire progresser les priorités mondiales de l’OACI, notamment les progrès vers la neutralité carbone d’ici 2050, le renforcement de la sûreté et de la sécurité pour tous et la garantie que personne n’est laissé pour compte.

Au niveau continental, ce mandat permettra d’accélérer davantage le Marché unique africain du transport aérien (MUTAA), d’approfondir l’intégration et de stimuler une croissance inclusive conforme à #Agenda2063.

Un témoignage de confiance et de leadership unifié

Dans un message de félicitations, S.E. le Commissaire Lerato D Mataboge, Commissaire de l’Union africaine aux infrastructures et à l’énergie, a déclaré que le résultat, qui a affirmé le rôle des principaux acteurs africains, reflète la confiance mondiale dans l’expertise de l’Afrique. « C’est un moment de fierté pour l’Afrique. Il reflète la confiance de la communauté mondiale dans l’expertise et les contributions de l’Afrique. Nos représentants protégeront non seulement les intérêts de l’aviation africaine, mais continueront également à façonner le système aérien mondial de manière à promouvoir l’équité, l’inclusion et la durabilité.

Elle a souligné que l’UA continuera de travailler avec les États membres, la CAFAC et ses partenaires pour construire une Afrique plus connectée et plus prospère, conformément à l’Agenda 2063 : L’Afrique que nous voulons.

Le Président de la Commission africaine de l’aviation civile (CAFAC), M. Florent Serge Dzota, a salué le résultat comme une étape importante pour la communauté de l’aviation civile africaine. « Ce mandat renouvelé est une victoire pour le secteur de l’aviation en Afrique. Il réaffirme que le leadership et les contributions de l’Afrique sont appréciés par la communauté mondiale. Nous sommes impatients d’aider les membres de notre Conseil à veiller à ce que les priorités de l’Afrique soient prises en compte à l’OACI.

L’ordre du jour technique complet de l’Afrique à la 42e Assemblée

Au-delà de l’obtention des sièges au Conseil, l’Afrique a fait preuve d’un front uni en défendant activement ses priorités par le biais d’un programme technique solide, en soumettant 16 documents de travail et d’information à travers les principales commissions de l’OACI. Cet engagement technique a été coordonné quotidiennement par l’Union africaine, la CAFAC et le Groupe AFI afin d’assurer une voix cohérente et unifiée sur toutes les questions majeures.

Les propositions de l’Afrique visaient à relever les défis et les opportunités uniques auxquels sont confrontés les États en développement, en tissant ensemble les priorités en matière de sûreté, de sécurité et de durabilité. L’Afrique a mis l’accent sur la sécurité aérienne et la navigation aérienne, en soumettant huit documents techniques appelant à l’élaboration de nouvelles normes et pratiques recommandées (SARP) relatives à l’utilisation des systèmes d’aéronefs sans pilote (UAS) pour les vérifications au sol rentables des aides à la navigation (AIN). En outre, il a souligné l’importance de mettre en place un outil mondial normalisé de surveillance et de contrôle des obstacles autour des aérodromes, afin d’assurer des opérations plus sûres.

Par ailleurs, le continent a avancé ses propositions sous le thème de la sécurité et de la facilitation en appelant à la rationalisation des systèmes de sûreté aérienne dans le cadre du Plan mondial de sûreté de l’aviation (GASeP). Tout aussi important, il a exhorté à la mise à jour des réglementations internationales afin de permettre l’utilisation en toute sécurité des UAS dans le transport de marchandises dangereuses, y compris les vaccins et les fournitures médicales essentielles, en particulier dans les opérations de santé, d’urgence et humanitaires.

La voix de l’Afrique était également résolue dans le domaine de l’environnement, car elle a fermement défendu le CORSIA (le système de compensation et de réduction des émissions de carbone pour l’aviation internationale) en tant que seule mesure mondiale basée sur le marché (MBM) sous l’égide de l’OACI. Il a mis en garde contre l’introduction de MBM régionales redondantes ou unilatérales, qui pourraient compromettre la croissance et la compétitivité de l’aviation dans les États en développement, et a plutôt insisté en faveur d’une cohérence mondiale dans la lutte contre les émissions de l’aviation.

Conduire l’intégration continentale : le mandat de l’ASATM

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La famille de l’aviation africaine a une fois de plus démontré la force de l’unité. Les priorités de l’Afrique continueront d’être efficacement représentées à l’OACI, en faisant progresser l’ASAA, en renforçant la sûreté et la sécurité et en favorisant une aviation durable à l’échelle mondiale.

Avec l’un des marchés de l’aviation à la croissance la plus rapide au monde, l’Afrique est désormais stratégiquement positionnée pour faire avancer son initiative phare, le Marché unique du transport aérien africain (SAATM), qui représente actuellement plus de 90 % du trafic intra-africain.

L’Union africaine adresse ses sincères remerciements aux États qui ont représenté l’Afrique avec brio au cours de la période triennale 2022-2025 et reconnaît le rôle crucial de coordination de la CAFAC.

Demandes des médias :

Bezayit Eyoel| Analyste de l’information| Ministère de l’Infrastructure et de l’Énergie| Commission de l’Union africaine| Courriel : BezayitE@africanunion.org |

M. Gamal Eldin Ahmed A. Karrar | Agente principale de communication | Direction de l’information et de la communication (CIM), Commission de l’Union africaine | Courriel : GamalK@africanunion.org»

Compte rendu du Conseil des Ministres du 2 octobre 2025

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 02 octobre 2025, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 13 H 53 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I DELIBERATIONS

I 1  AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA MOBILITE

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret porte dissolution de l’association dénommée « Association professionnelle des représentants indépendants de QNET (APROFRIQ) ».

Il a été donné de constater la prolifération d’une forme de vente par réseau exercée par les représentants d’une organisation dénommée QNET. De janvier 2019 à décembre 2024, les services de police ont enregistré 1 339 plaintes contre cette organisation et 2 349 victimes. Ils ont interpellé 2 555 personnes dont 1 893 de nationalité étrangère en lien avec les activités de QNET. Le préjudice financier subi par les victimes s’élève à un milliard trois cent quatre-vingt et un millions cinq cent trente-trois mille trois cent soixante et un francs (1 381 533 361) F CFA.

Les activités des membres du réseau QNET se révèlent être une arnaque à grande échelle qui consiste à offrir à la population des services assortis de promesses de gains flatteurs et irréalistes.

Le Conseil a donc décidé de la dissolution de l’Association professionnelle des représentants indépendants de QNET, conformément aux dispositions de l’article 80 de la loi n°011-2025/ALT du 17 juillet 2025 portant liberté  d’association.

Le deuxième décret porte relecture des statuts particuliers du Conseil burkinabè des chargeurs (CBC).

Cette relecture vise à conformer le CBC au statut général des Etablissements publics à caractère professionnel.

Les principales innovations du décret sont :

– une meilleure représentation de l’Administration publique dans les organes de gouvernance du CBC ;

– la suppression du lien hiérarchique entre le monde des exportateurs et importateurs et l’entité administrative publique du CBC en tant qu’établissement public de l’Etat à caractère professionnel ;

– l’ouverture d’un compte dans les livres de la Banque de dépôt du Trésor.

L’adoption de ce décret permet au Conseil burkinabè des chargeurs d’accomplir efficacement ses missions.

I 2  AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

Le Conseil a adopté un décret relatif à la modification du décret n°2008-085/PRES/PM/MEF/MID du 28 février 2008 portant érection du Centre de formation et de perfectionnement (CFP) en Etablissement public de l’Etat à caractère administratif (EPA).

La modification de ce décret vise à prendre en compte la filière «mines et énergie» dans les curricula de formation.

Le Centre de formation et de perfectionnement a changé de dénomination pour prendre le nom de Ecole nationale des travaux publics (ENTP) par décret n°2018-588/PRES/PM/MI/MINEFID du 19 juillet 2018.

L’adoption de ce décret permet à l’Ecole nationale des travaux publics d’assurer la formation de cadres dans le domaine des mines et de l’énergie.

I 3  AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

Le Conseil a adopté trois (03) rapports.

Le premier rapport est relatif à une demande d’agrément pour la nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Slovaque auprès du Burkina Faso.

Le Conseil a marqué son accord pour la nomination de Monsieur Martin PODSTAVEK, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Slovaque auprès du Burkina Faso, avec résidence à Abuja en République fédérale du Nigéria.

Le deuxième rapport est relatif à une demande d’agrément pour la nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Ghana auprès du Burkina Faso.

Le Conseil a marqué son accord pour la nomination de Monsieur Kenneth AKIBATE, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Ghana auprès du Burkina Faso, avec résidence à Ouagadougou.

Le troisième rapport est relatif à un projet de loi portant autorisation de ratification de l’Accord de coopération entre le Gouvernement du Burkina Faso et le Gouvernement de la Fédération de Russie dans le domaine de l’utilisation de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques, signé le 19 juin 2025 à Saint- Pétersbourg.

La dépendance aux énergies fossiles totalement importées est l’une des causes du faible accès des populations à l’électricité dans notre pays. Selon les données de l’annuaire statistique de l’année 2023 du ministère de l’Energie, des mines et des carrières, le taux national d’électrification des ménages, par raccordement au réseau électrique, est de 26,29 % au 31 décembre 2023, avec de fortes disparités entre le milieu urbain 87,04% et le milieu rural 7,02 %.

En vue d’assurer une indépendance énergétique et de faire de l’électricité le moteur d’un développement durable, le Gouvernement a entrepris depuis 2023, le développement d’un programme électronucléaire à moyen terme.

Dans le processus de mise en oeuvre dudit programme, un Accord de coopération avec le Gouvernement de la Fédération de Russie dans le domaine de l’utilisation de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques a été signé le 19 juin 2025 à Saint-Pétersbourg. Cet accord établit un cadre juridique et technique pour la mise en oeuvre du Projet de construction d’une centrale nucléaire au Burkina Faso. Il est destiné au renforcement des activités déjà engagées pour la mise en place de cette importante infrastructure.

La réalisation de l’infrastructure permettra de garantir une indépendance énergétique à notre pays, un accroissement du taux d’électrification du territoire national et une réduction du coût de l’énergie.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.

I 4 AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

Le Conseil a adopté cinq (05) décrets.

Le premier décret porte fixation des modalités de paiement des prestations et le système de compensation des sommes payées entre la Caisse nationale de sécurité sociale et la Caisse autonome de retraite des fonctionnaires.

Ce décret est un texte d’application de la loi n°010-2024/ALT du 23 mai 2024 portant coordination du régime de sécurité sociale applicable aux agents publics de l’Etat et du régime de sécurité sociale applicable aux travailleurs salariés et assimilés au Burkina Faso.

Les innovations majeures de ce décret sont :

– l’extension du bénéfice de la coordination à l’agent public de l’Etat qui se trouve en position de détachement dont les cotisations ont été reversées à tort au titre du régime applicable aux travailleurs salariés et assimilés et pour lequel l’employeur n’existe plus ;

– la transmission du dossier unique de demande de prestation par l’assuré à l’un des établissements publics de prévoyance sociale (EPPS) et la prise en compte de l’ayant droit ;

– la détermination des pièces constitutives du dossier unique par chaque EPPS ;

– la réduction du délai de liquidation des prestations par chaque EPPS conformément aux normes de la Conférence interafricaine de la prévoyance sociale (CIPRES).

L’adoption de ce décret permet de renforcer le système de protection sociale en vue d’améliorer les conditions de vie des assurés.

Le deuxième décret porte conditions et modalités d’ouverture, de maintien et de suspension des droits aux prestations ainsi que les conditions de changement de qualité d’assuré social du Régime d’assurance maladie universelle (RAMU).

Ce décret vise l’application de la loi n°060-2015/CNT du 5 septembre 2015 portant Régime d’assurance maladie universelle.

L’ouverture des droits aux prestations du RAMU est subordonnée au respect des conditions et modalités ci-après :

– l’immatriculation au Régime d’assurance maladie universelle ;

– le paiement préalable des cotisations dues ;

– le respect de la période de stage.

Quant à la suspension des droits aux prestations du Régime d’assurance maladie universelle, elle est prononcée dans les cas suivants :

– non-paiement des cotisations par l’assuré responsable du versement desdites cotisations sur une durée de 90 jours calendaires à compter de la date d’exigibilité de la cotisation ;

– refus de se soumettre aux contrôles prévus par la loi ;

– fraudes, fausses déclarations, contrefaçon avérée en vue de bénéficier du RAMU.

En ce qui concerne le changement de qualité, il peut, entre autres, résulter de :

– l’entrée dans la situation d’indigence ;

– l’entrée dans toute catégorie d’assuré dont l’Etat est débiteur de tout ou partie des cotisations ;

– le retour à une situation de solvabilité pour les assurés précédemment en situation d’indigence ;

– la cessation des relations professionnelles.

L’adoption de ce décret permet de renforcer le cadre juridique du Régime d’assurance maladie universelle pour la gestion des droits aux prestations des assurés sociaux.

Le troisième décret porte nature et modalités de constitution des réserves financières du Régime d’assurance maladie universelle (RAMU).

Ce décret vise l’application des dispositions de l’article 54 de la loi n°060-2015/CNT du 05 septembre 2015 portant Régime d’assurance maladie universelle. Il permettra de renforcer le cadre juridique de mise en oeuvre de l’assurance maladie universelle au Burkina Faso.

Pour l’opérationnalisation du RAMU, le présent décret fixe la constitution de deux types de réserves financières. Il s’agit de la réserve de sécurité et de celle de trésorerie. La réserve de sécurité vise à faire face aux fluctuations aléatoires pouvant affecter les recettes en cours d’exercice. Quant à la réserve de trésorerie, elle est constituée pour pallier les difficultés conjoncturelles de trésorerie.

L’adoption de ce décret permet de disposer de textes règlementaires en vue de déterminer la nature et les modalités de constitution des réserves financières pour assurer la viabilité et la pérennité du Régime d’assurance maladie universelle au Burkina Faso.

Le quatrième décret porte conditions d’application de la loi n°060-2015/CNT du 05 septembre 2015 portant Régime d’assurance maladie universelle (RAMU).

Ce décret permet de préciser les conditions d’application de la loi, notamment la couverture progressive de la population, le conventionnement progressif avec les prestataires de soins de santé et les conditions d’assujettissement et de bénéfice des prestations de soins de santé.

L’adoption de ce décret permet de renforcer le cadre juridique en déterminant les conditions et modalités précises d’application de la loi n°060-2015/CNT du 05 septembre 2015 portant Régime d’assurance maladie universelle.

Le cinquième décret porte organisation-type des départements ministériels.

Ce décret est une relecture du décret n°2024-1170/PRES/PM du 04 octobre 2024 portant organisation-type des départements ministériels. Il vise à corriger les insuffisances constatées dans ledit décret.

Les principales innovations de ce décret sont :

– la possibilité de création de postes de Secrétaire général adjoint, de Directeur général adjoint et de Directeur régional adjoint ;

– la correction du rang de l’Inspecteur général des services du ministère ;

– la correction du rang du chef de cabinet du ministre délégué ;

– la précision des rangs du Secrétaire général adjoint, du Directeur général adjoint et du Directeur régional adjoint afin de faciliter leur prise en charge indemnitaire ;

– le respect du principe de la représentation unique du ministère, conformément à l’organisation de l’administration déconcentrée en structures hiérarchisées de premier, deuxième, troisième et quatrième niveau ;

– la prise en compte du congé de maternité comme une condition d’exception à la durée de trois (03) mois au plus pour l’intérim du Secrétaire général du ministère ;

– la création de services d’appui au sein des structures transversales pour améliorer leur fonctionnement.

L’adoption de ce décret permet de contribuer à la cohérence du modèle de déconcentration administrative burkinabè, à la rationalisation des structures publiques et à un meilleur fonctionnement des ministères.

I 5 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ACTION HUMANITAIRE ET DE LA SOLIDARITE NATIONALE

Le Conseil a adopté un rapport relatif au projet de renforcement des capacités logistiques du Conseil national de secours d’urgence et de réhabilitation (CONASUR).

L’objectif général de ce projet est de contribuer au renforcement des capacités institutionnelles du CONASUR dans le cadre de la prévention et de la gestion des catastrophes et des crises.

Ledit projet sera mis en oeuvre à travers trois (03) composantes :

Composante 1 : renforcement des capacités logistiques et de l’autonomie du CONASUR ;

Composante 2 : renforcement des capacités de stockage du CONASUR et réduction des délais de réaction aux urgences ;

Composante 3 : mise en place d’une station-service et d’un garage automobile moderne avec une aire de lavage et un parking.

Le budget global de la mise en oeuvre des trois composantes est évalué à cinquante-un milliards sept millions neuf cent mille (51 007 900 000) F CFA.

L’adoption de ce rapport permet la mise en oeuvre du projet de renforcement des capacités logistiques du Conseil national de secours d’urgence et de réhabilitation.

I 6 AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE

Le Conseil a adopté un décret portant adoption du Plan 1000×5 de développement des ressources humaines en santé.

Malgré les efforts déployés dans le domaine de la santé, le Burkina Faso fait face à un déficit de spécialistes en médecine, pharmacie et chirurgie dentaire et de divers emplois paramédicaux tant en nombre qu’en répartition géographique.

Ce déficit limite l’opérationnalisation des plateaux techniques, alourdit les charges des centres hospitaliers universitaires et compromet l’accès équitable aux soins de santé primaires et aux soins spécialisés pour les populations.

Pour faire face à cette situation, le Gouvernement a élaboré le Plan 1000×5 dans le cadre de la mise en oeuvre de l’Initiative présidentielle pour la santé.

L’objectif de ce Plan est de contribuer à l’amélioration de l’état de santé de la population par le développement et la distribution équitables des ressources humaines spécialisées en quantité et en qualité. Plus spécifiquement, il s’agit de :

– recruter 1000 spécialistes en médecine, pharmacie et chirurgie dentaire par an sur 5 ans sur la période 2025-2030 ;

– former 5000 spécialistes en médecine, pharmacie et chirurgie dentaire durant la période 2025-2035 ;

– recruter 500 hospitalo-universitaires durant la période 2026-2030 pour l’encadrement en vue d’une formation de qualité des ressources humaines spécialisées ;

– recruter 2096 paramédicaux chaque année de 2025 à 2030 ;

– reclasser 250 médecins et pharmaciens spécialistes formés à titre privé et exerçant dans les formations sanitaires publiques ;

– renforcer les structures d’accueil (universités) et d’encadrement (hôpitaux) de formation des ressources humaines en santé spécialisées.

Ce plan couvre la période 2025-2034 et a un coût estimatif de soixante-onze milliards deux cent cinquante-six millions quatre-vingt-dix mille (71 256 090 000) F CFA.

L’adoption de ce décret permet la mise en œuvre  du Plan 1000×5 de développement des ressources humaines en santé.

II COMMUNICATIONS ORALES

II 1 Le ministre de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale a fait au Conseil les rapports 2025 du Gouvernement du Burkina Faso sur l’application des conventions ratifiées en matière d’emploi et de travail.

La Constitution de l’Organisation internationale du travail (OIT) dispose que chaque Etat membre présente au Bureau international du travail (BIT) des rapports annuels sur les mesures prises pour mettre à exécution les conventions auxquelles il a adhéré. Au Burkina, ces rapports portent sur l’application de 17 conventions ratifiées.

Les sujets traités dans ces rapports portent sur la sécurité et santé au travail, les salaires, la discrimination, les conditions générales de travail ainsi que l’administration et l’inspection du travail.

Plusieurs questions relatives à ces sujets ont été formulées par la Commission d’experts pour l’application des conventions et recommandations, auxquelles les experts burkinabè ont apporté des éclaircissements.

Lesdits rapports ont également été communiqués aux organisations d’employeurs et de travailleurs pour leurs éventuelles observations.

II 2 Le ministre de la Santé a fait au Conseil une communication relative à la tenue du 10e congrès ordinaire et de la 6e Journée de l’Ordre national des pharmaciens du Burkina Faso le 30 octobre 2025 à Ouagadougou.

Placé sous le thème « Souveraineté pharmaceutique du Burkina Faso : défis et opportunités », ce congrès sera précédé par la tenue de la 6e Journée de l’Ordre national des pharmaciens. Il est attendu de ces assises des recommandations sur la production locale et les innovations pharmaceutiques l’ambition étant de contribuer au renforcement de la souveraineté pharmaceutique du Burkina Faso.

II 3 Le ministre de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat a fait au Conseil deux (02) communications.

La première communication est relative à l’organisation du Forum international « Investir au Burkina Faso », prévu les 09 et 10 octobre 2025 à Ouagadougou.

Durant ces 48 heures, plusieurs activités sont programmées, notamment des séances de réseautage et une exposition. Des ministres des pays de la Confédération des Etats du Sahel et du Ghana, de nombreuses entreprises nationales, des investisseurs de la diaspora et des partenaires étrangers, sont attendus à ce forum. Plus de 400 participants issus de plus de 40 pays se sont inscrits via la plateforme d’enregistrement dédiée.

Placé sous le Très haut patronage du Président du Faso, Chef de l’Etat, ce forum vise à promouvoir l’image du Burkina Faso en tant que terre d’opportunités et à mettre en lumière les potentialités d’investissement de notre pays.

La République populaire de Chine est le pays invité d’honneur de cette édition.

La seconde communication est relative à la célébration de la 6e édition du « Mois d’octobre, mois du consommer local » dans les Etats membres de l’Union économique et monétaire Ouest africaine (UEMOA), du 14 au 18 octobre 2025.

Placée sous le thème « Consommer local, facteur de développement des chaînes de valeur régionales compétitives de l’UEMOA », cette célébration vise à promouvoir et à accroître la consommation des produits locaux par les populations burkinabè et celles de l’espace UEMOA.

L’édition 2025 se tiendra pendant la deuxième phase des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne. Elle verra également la tenue de la 7e édition de la Journée mondiale du coton.

III NOMINATIONS

III 1  NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA MOBILITE

– Monsieur Porzanga Saïbou TRAORE, Mle 238 007 H, Administrateur civil, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur général adjoint de l’Administration du territoire, chargé des libertés publiques et des affaires politiques ;

– Monsieur Idrissa NANA, Mle 200 327 G, Administrateur civil, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur de l’Organisation des évènements commémoratifs ;

– Madame Wendinmi Caroline COMPAORE, Mle 85 103 L, Administrateur civil, 1ère classe, 10e échelon, est nommée Directrice du suivi des Organisations associatives et politiques ;

– Monsieur Naziko Yves Patrice SAMA, Mle 118 965 H, Administrateur civil, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Directeur de l’Organisation administrative du territoire ;

– Monsieur Issouf BANCE, Mle 220 652 Z, Administrateur Civil, 7e échelon, est nommé Directeur du guichet unique des organisations associatives et politiques ;

– Monsieur Pêgde-Wende Denis OUEDRAOGO, Mle 212 183 K, Administrateur civil, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur de la prévention et de la gestion des conflits.

B AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

– Monsieur Kanfido ONADJA, Mle 37 241 W, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 11e échelon, est nommé Inspecteur des finances ;

– Madame Noëlie KABORE, Mle 235 875 H, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 6e échelon, est nommée Comptable principale des matières du ministère de l’Action humanitaire et de la solidarité nationale ;

– Monsieur Nameba Roland SAWADOGO, Mle 200 179 J, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Trésorier provincial des Banwa ;

– Monsieur Soumaïla KABRE, Mle 257 117 J, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Trésorier provincial de la Bougouriba ;

– Monsieur Zakariya OUEDRAOGO, Mle 104 315 S, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Trésorier provincial du Noumbiel ;

– Monsieur Wendwaoga Félix TAPSOBA, Mle 200 132 V, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Trésorier départemental d’Arbollé ;

– Monsieur Hama HAMADY, Mle 58 670 H, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 11e échelon, est nommé Trésorier départemental de Didyr ;

– Monsieur Seyouba KINDA, Mle 261 395 H, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Trésorier départemental de Kiembara ;

– Monsieur Djibril TRAORE, Mle 228 709 E, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Trésorier départemental de Mogtédo ;

– Monsieur Ysmaële MILLOGO, Mle 373 656 E, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 2e échelon, est nommé Trésorier départemental de Nako ;

– Madame Ini Lydie KAMBOU, Mle 278 225 W, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 5e échelon, est nommée Trésorier départemental de Nanoro ;

– Monsieur Siaka SIRIMA, Mle 59 833 H, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Trésorier départemental de Niangoloko ;

– Monsieur Boulwédou HAMDALMINE, Mle 200 093 A, Adjoint du trésor, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Trésorier départemental de Pouni ;

– Monsieur Iréné TOBI, Mle 246 813 H, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Trésorier départemental de Tiébélé ;

– Monsieur Cyprien KIENDREBEOGO, Mle 303 064 F, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Trésorier départemental de Ténado ;

– Monsieur Issa BIKIENGA, Mle 246 881 P, Adjoint du trésor, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Trésorier départemental de Thiou ;

– Monsieur Edgard MILLOGO, Mle 97 676 B, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Trésorier départemental de Toussiana.

C AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS

– Monsieur Fissouonté HIEN, Mle 130 479 L, Magistrat, catégorie P5, grade terminale, 3e échelon, est nommé Directeur des affaires juridiques et du contentieux à l’Agence nationale de gestion et de recouvrement des avoirs saisis ou confisqués (ANAGRASC) ;

– Monsieur Moussa TAMBOURA, Mle 239 280 M, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur de la communication et de la presse du Conseil constitutionnel ;

– Madame Ange-Evelyne Manuella BAYALA/BADO, Mle 280 248 X, Conseiller en Droits humains, 1ère classe, 3e échelon, est nommée Chef du Département de la sensibilisation et de l’information du Secrétariat permanent du comité interministériel des Droits humains et du droit international humanitaire.

D AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE

– Monsieur Séverin KERE, Mle 85 909 C, Administrateur des services de santé, catégorie N1, 1ère classe, 11e échelon, est nommé Directeur général du Centre hospitalier régional (CHR) de Kaya.

E AU TITRE DU MINISTERE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT

– Madame Managawendé Safiata BOUDA/OUEDRAOGO, Mle 345 075 G, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 4e échelon, est nommée Chargé de mission ;

– Monsieur Souleymane OUEDRAOGO, Mle 520 258 D, Juriste, est nommé Directeur général de la Maison de l’entreprise ;

– Monsieur Abdoulaye COULIBALY, Mle 104 269 L, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Directeur des Marchés publics.

F AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

– Monsieur Oumarou BARRY, Mle 112 398 T, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;

– Monsieur Idrissa KINDO, Mle 91 929 T, Administrateur civil, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Secrétaire général de l’Ecole normale supérieure de Koudougou (ENSK) ;

– Monsieur Alassane Wend Kûuni OUEDRAOGO, Mle 117 037 U, Administrateur civil, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Secrétaire général du Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST) ;

– Monsieur Samuel OUOBA, Mle 216 570 C, Professeur titulaire, catégorie P1, grade 1, 3e échelon, est nommé Président de l’Université Yembila Abdoulaye TOGUYENI (UYAT) ;

G AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME ET DE L’HABITAT

– Monsieur Théodore OUBDA, Mle 211 875 J, Ingénieur de conception en génie civil, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur régional de l’Urbanisme et de l’habitat des Koulsé.

III 2 NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :

– de la Société des aéroports du Faso (SAFA) au titre du ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité ;

– de la Caisse autonome de retraite des fonctionnaires (CARFO) au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale ;

– de l’Agence nationale de promotion du tourisme (Faso Tourisme) au titre du ministère de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme ;

– du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat ;

– du Laboratoire national du bâtiment et des travaux publics (LNBTP) et de la Société de gestion du patrimoine ferroviaire du Burkina (SOPAFER-B) au titre du ministère des Infrastructures et du désenclavement.

Le Conseil a également procédé à la nomination du Président du Conseil d’administration de l’Agence nationale de promotion du tourisme (Faso Tourisme).

A  MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA MOBILITE

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Saïdou SANA, Officier, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de la Défense et des anciens combattants au Conseil d’administration de la Société des aéroports du Faso (SAFA) pour un premier mandat de trois (03) ans.

B MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret renouvelle le mandat des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de la Caisse autonome de retraite des fonctionnaires (CARFO) pour une dernière période de trois (03) ans.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Action humanitaire et de la solidarité nationale :

– Madame Djénéba OUEDRAOGO, Mle 130 387 Y, Magistrat.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT LES ORGANISATIONS PROFESSIONNELLES DES TRAVAILLEURS

Au titre de la Confédération nationale des travailleurs du Burkina (CNTB) :

– Monsieur Jérôme KABORE, Mle 45 736 Y, Inspecteur de l’enseignement primaire et de l’éducation non formelle ;

– Madame Yolande DEMBEGA/KADEOUA, Mle 49 142 F, Conseiller en gestion des ressources humaines.

Au titre de l’Union syndicale des travailleurs du Burkina (USTB) :

– Monsieur Janvier Xavier KABORE, Mle 22 07 748 C, Gestionnaire financier et comptable.

Au titre de la Confédération syndicale du Burkina (CSB) :

– Monsieur Xavier Noaga BAMBARA, Mle 260 058 (ASECNA) Météorologue.

Au titre de la Force ouvrière-Union nationale des syndicats (FO/UNS) :

– Madame Marie Claire OUEDRAOGO, Retraitée.

Au titre de la Confédération générale du travail du Burkina (CGTB) :

– Monsieur Pissyamba OUEDRAOGO, retraité.

Le second décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de la Caisse autonome de retraite des fonctionnaires (CARFO) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :

– Monsieur Suanyaba Rodrigue OBOULBIGA, Mle 217 036 A, Conseiller en gestion des ressources humaines, en remplacement de Monsieur Roland SAWADOGO ;

– Monsieur Ludovic Ismaël Tinga ZAKSONGO, Mle 118 984 T, Conseiller en gestion des ressources humaines.

Au titre du ministère de l’Economie et des finances :

– Monsieur Mahamadou BOKOUM, Mle 58 429 K, Administrateur des services financiers, en remplacement de Monsieur Boubacar SANGARE.

Au titre du ministère de la Santé :

– Madame Myriam OUEDRAOGO/ZARE, Mle 20 07 (Ex Médiateur du Faso), Juriste, en remplacement de Monsieur Lin SOMDA.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT LES ORGANISATIONS PROFESSIONNELLES DES TRAVAILLEURS

Au titre de l’Organisation nationale des syndicats libres (ONSL) :

– Monsieur Koutiga KOAMA, Travailleur libéral, en remplacement de Monsieur Fatogoma Sidiki TRAORE.

Au titre du personnel :

– Monsieur Georges NADEMBEGA, Mle 40 206 C, Ingénieur de travaux informatiques, en remplacement de Monsieur Wendingoudi Henri Antoine OUANGRAWA.

C MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Agence nationale de promotion du tourisme «Faso Tourisme » pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme :

– Monsieur Samuel GARANE, Mle 216 781 N, Administrateur des services touristiques ;

– Monsieur Moussa DICKO, Mle 216 762 Y, Conseiller des affaires culturelles.

Au titre du ministère de l’Economie et des finances :

– Madame Kiswendsida Céline Josiane OUEDRAOGO, Mle 104 678 F, Administrateur des services financiers.

Au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat :

– Monsieur Hermann Aristide OUEDRAOGO, Mle 247 181 Y, Conseiller des affaires économiques.

Au titre du ministère de la Sécurité :

– Monsieur Talimon HEMA, Mle 239 813 R, Commissaire divisionnaire de police.

Au titre du ministère des Affaires étrangères, de la coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur :

– Monsieur Emmanuel COMPAORE, Mle 118 852 C, Conseiller des affaires étrangères.

Au titre du ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement :

– Monsieur Abdoul Karim NEBIE, Mle 228 619 G, Inspecteur des eaux et forêts.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES ACTEURS PRIVES DU TOURISME

Au titre des Organisations patronales de l’hôtellerie et du tourisme du Burkina :

– Monsieur Mamoudou Pierre Célestin ZOUNGRANA, Directeur de société.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL DE L’AGENCE NATIONALE DE PROMOTION DU TOURISME « FASO TOURISME »

– Monsieur Moumini KOANDA, Mle 229 379 Y, Technicien supérieur du cinéma et de l’audiovisuel.

Le second décret nomme Monsieur Samuel GARANE, Mle 216 781 N, Administrateur des services touristiques, Président du Conseil d’administration de l’Agence nationale de promotion du tourisme « Faso Tourisme » pour un premier mandat de trois (03) ans.

D MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Relwêndé François 1er Jumeau OUEDRAOGO, Mle 220 704 F, Conseiller des affaires économiques, Administrateur représentant la Chambre des métiers de l’artisanat du Burkina Faso (CMA-BF) au Conseil d’administration du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) pour un premier mandat de trois (03) ans.

E  MINISTERE DES INFRASTRUCTURES ET DU DESENCLAVEMENT

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Laboratoire national du bâtiment et des travaux publics (LNBTP) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère des Infrastructures et du désenclavement :

– Monsieur Mamadou YOUGBARE, Mle 248 620 X, Ingénieur en génie civil.

Au titre du ministère de l’Urbanisme et de l’habitat :

– Monsieur Abdoulaye SAWADOGO, Mle 368 451 P, Ingénieur en génie civil.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL DU LNBTP

– Monsieur Adama SORE, Mle 23 10 613 S, Assistant de laboratoire.

Le second décret nomme Monsieur Sié KAMBOU, Mle 92 928 Y, Ingénieuren génie civil, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère des Infrastructures et du désenclavement au Conseil d’administration de la Société de gestion du patrimoine ferroviaire du Burkina (SOPAFER-B) pour un premier mandat de trois (03) ans.

 

Le Porte-parole du Gouvernement,

 

Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO »

Le Président du Faso à l’audience solennelle de la rentrée judiciaire

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Le Président du Faso a réhaussé de sa présence, l’audience solennelle de la rentrée judiciaire

Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré, Garant de l’indépendance du pouvoir judiciaire a assista, ce mercredi dans la matinée à l’audience solennelle de la rentrée judiciaire des cours et tribunaux du Burkina Faso pour l’année judiciaire 2025-2026.

«Rentrée Judiciaire 2025-2026 : Le Président du Faso à l’audience solennelle

(Ouagadougou, 1er octobre 2025). Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Garant de l’indépendance du pouvoir judiciaire assiste, ce mercredi dans la matinée à l’audience solennelle de la rentrée judiciaire des cours et tribunaux du Burkina Faso pour l’année judiciaire 2025-2026.

Cette rentrée judiciaire se tient sous le thème « Renforcement des relations entre la justice et les justiciables : gage de cohésion sociale, de bonne gouvernance et de développement ».

À travers ce thème, les juridictions de notre pays entendent réaffirmer leur rôle dans la construction d’une Nation forte et résiliente.

Direction de la communication de la Présidence du Faso»

Banque Mondiale  : Mission accomplie pour le vice-Président Diagana à Ouaga !

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Comme annoncé, le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Ousmane Diagana, a bien effectué une visite au Burkina Faso.

Il a en effet séjourné les 29 et 30 septembre 2025 à Ouagadougou, avec un agenda assez chargé marqué entre autres par sa forte participation au Forum de haut niveau contre la désertification en Afrique de l’Ouest et à une rencontre de haut niveau avec des membres du gouvernement burkinabè sur la problématique de l’emploi des secteurs stratégiques de développement (énergie, agriculture,  transformation digitale, formation professionnelle et enseignement supérieur).

Le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Ousmane Diagana, a achevé ce mardi 30 septembre, sa visite à Ouagadougou

Au cours de la rencontre de haut niveau du vice-Président Diagana avec des membres de l’exécutif du Burkina Faso ; les questions de la maîtrise de l’eau pour l’irrigation, du développement du secteur de l’énergie et le renforcement des capacités dans la transformation digitale ont polarisé les échanges, avec en toile de fond la création des emplois pour favoriser une croissance économique inclusive.

«L’emploi constitue un levier essentiel de sécurité, d’inclusion socio-économique et de transformation structurelle», a soutenu le ministre de l’économie et des finances Aboubacar Nacanabo, réaffirmant la volonté du Burkina Faso de poursuivre avec des investissements stratégiques afin de stimuler la croissance. Choses pour lesquelles, l’appui de la Banque mondiale est toujours indispensable.

Un interlocuteur de poids attentif et engagé pour le Sahel

Le ministre de l’économie et des finances, Aboubacar Nacanabo (à droite) a présidé la rencontre de haut niveau le vice- président Diagana

Le ministre burkinabè de l’économie et des finances et ses collègues, entre autres, de l’énergie, de l’agriculture, de la transition digitale, avaient en face d’eux un interlocuteur de poids et surtout attentif aux préoccupations.

En effet, en poste depuis le 1e juillet 2020, le vice-président Ousmane Diagana coordonne les relations de la Banque mondiale auprès de 22 pays du continent et gère un portefeuille de projets, d’assistance technique et de ressources financières de plus de 38 milliards de dollars. Un homme dont l’engagement pour le développement de la région du Sahel est réel.

Ainsi, par cette tournée de son vice-président pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, la Banque mondiale réaffirme son engagement à soutenir durablement les pays du Sahel, en apportant des solutions de financement pour améliorer les conditions de vie des populations et renforcer la résilience face aux crises multiformes.

Comprendre la démarche de proximité de la Banque

Ousmane Diagana visitant la bibliothèque centrale de l’UPJK ce 30 septembre 2025

En déplacement ce mardi 30 septembre à l’Université Joseph Ki Zerbo pour toucher du doigt l’impact d’un projet financé par la Banque mondiale, à savoir le projet d’appui à l’enseignement supérieur dont fait partie la rénovation de la bibliothèque centrale ; Ousmane Diagana a eu des mots justes pour expliquer la démarche de proximité de la Banque mondiale.

«Tous les pays, dont le Burkina Faso, sont actionnaires de la Banque mondiale. Par conséquent, l’institution financière mondiale accompagne les politiques publiques de développement des gouvernements au profit des populations. Et pour bien faire, il faut au préalable bien comprendre», a laissé entendre en substance, l’économiste chevronné de nationalité mauritanienne.

Avant la capitale du Burkina, le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre a d’abord séjourné les 27 et 28 septembre à Cotonou, au Bénin, où il a prononcé un discours à la cérémonie inaugurale de la Conférence internationale sur la nutrition, organisée par le gouvernement béninois. Cet événement de haut niveau, dit-on, «s’inscrit dans le cadre d’une stratégie nationale visant à placer la nutrition au cœur des priorités de développement, afin de favoriser un impact transformateur du capital humain».

Après Ouaga, cap sur Niamey

Après la mission accomplie à Ouagadougou, Ousmane Diagana est attendu ce mercredi même à Niamey, au Niger où il séjournera jusqu’au 3 octobre. Là aussi, un programme alléchant de visite à déjà tracé sa feuille de route.

«Ousmane Diagana y rencontrera les autorités nigériennes ainsi que des partenaires stratégiques afin d’évaluer l’état de la coopération entre le Niger et le Groupe de la Banque mondiale. Les discussions porteront notamment sur le développement urbain, l’amélioration de l’accès à l’éducation, la sécurité énergétique, ainsi que la gestion durable des ressources en eau. Un accent particulier sera mis sur l’évolution du projet de barrage de Kandadji, infrastructure stratégique pour la production d’électricité, l’irrigation agricole et l’approvisionnement en eau potable», peut-on lire.

Martin Philippe

Burkina Demain

Fabédougou: L’excellence scolaire encore célébrée pour encourager les acteurs

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Les élèves les plus méritants ayant obtenu des prix

Les filles et fils de Fabédougou, réunis autour de l’ADEFA (Association pour le développement de Fabédougou), ont célébré dans la joie et la fraternité la journée de l’excellence scolaire, le samedi dernier. La cérémonie s’est déroulée au sein de l’école primaire publique dudit village qui est rattachée à la Circonscription d’éducation de base de Bérégadougou, une localité située à une quinzaine de kilomètres de Banfora, chef-lieu des Tannounyan.

Le Président de l’Association pour le développement de Fabédougou, Daouda Hebié (à l’extrême gauche) remerciant tous les acteurs pour leur engagement sans faille lors de la cérémonie festive

L’initiative entreprise depuis une décennie, est devenue une tradition car l’événement est commémoré chaque année dans le

cadre de la reconnaissance du mérite et du sacrifice consentis des acteurs du monde éducatif par l’ADEFA.

Pour cette édition, le parrainage est revenu à madame Fatou Sombié qui, résidant aux Etats Unis d’Amérique, s’est fait représenter sur place par Brahima Koné.

Ainsi, les élèves les plus méritants de chacune des classes ont été dotés des prix composés de sacs d’écolier et de fournitures scolaires.

Exclusivité pour Diallo Mariam

L’élève Diallo Mariam a obtenu un vélo, un sac d’écolier et des fournitures

En exclusivité, l’élève Diallo Mariam a eu droit à un vélo pour avoir obtenu la meilleure moyenne parmi ses pairs de son école à l’examen du CEP 2025.

Quant aux faiseurs d’hommes de demain, les enseignants, des prix spéciaux en nature comme en espèces leur ont été octroyés.

Afin de marquer de cette cérémonie d’une pierre blanche, le Président de l’ADEFA, Daouda Hebié, a décerné des lettres de félicitations aux titulaires de cm2 et aussi au directeur de l’école pour le taux de succès alléchant de 100%.

Cependant, nul n’est besoin d’être dans le secret des dieux pour comprendre les récurrents rendements très appréciables dans ces dernières années. Certes, ceux-ci trouvent leurs explications sur le fait qu’à un moment décisif de la vie du village, les filles et fils de Fabédougou, conscients des potentialités que regorge le village, ont décidé de prendre les arènes du terroir en main en vue de booster son développement.

«L’école doit être l’affaire du village et le village l’affaire de l’école»

Alors, des notabilités coutumières et religieuses ainsi que la population vivement mobilisées pour l’occasion, ont réservé une hospitalité hors-pair aux diverses délégations d’autorités administratives et aux invités pour la célébration en apothéose de cette cérémonie solennelle.

Donc, c’est en cette circonstance que la citation de l’écrivain-historien Joseph Ki Zerbo trouve son essence quand il disait que: «L’école doit être l’affaire du village et le village l’affaire de l’école ».

En témoignent les nombreuses promesses tenues de part et d’autre du premier responsable de la CEB, Aboubacar Sourabié pour la réhabilitation de l’école dont le processus de dépouillement est déjà enclenché ; et de Salif Koné, membre de l’ADEFA pour une enveloppe contenant un montant de 50 000 francs pour le 100% réalisé à l’équipe enseignante. Par ailleurs, l’école de Fabédougou est créée en 1985 et compte à nos jours 6 classes.

Maintenir le cap de l’excellence scolaire

Inspecteur Aboubacar Sourabié, Chef de circonscription d’éducation de base de Bérégadougou (à droite) et Inspecteur Aboubacar Sombié, chargé l’encadrement pédagogique et du suivi au niveau de l’école de Fabédougou (à gauche).

Vanter les mérites de cette école s’avère nécessaire car elle n’a cessé de rayonner de tout son éclat pour produire ses fruits qui sont en train de contribuer actuellement avec loyauté à l’édification de la nation burkinabè depuis leurs postes d’origine.

Ainsi, dans son discours, le directeur Gouyorma Sourabié, avant d’entamer le briefing sur les activités pédagogiques de l’année précédente, a exprimé ses sentiments de satisfaction aux acteurs du monde éducatif, à ceux de l’ADEFA et aussi à l’ensemble des parents d’élèves que sont la population, saluant le partage d’expériences du personnel enseignant et de même de l’équipe d’encadrement, il invité tous les partenaires de l’école à maintenir le cap de l’excellence.

Pour sa part, après avoir rendu un vibrant hommage à l’ADEFA pour ses multiples actions de soutien auprès de l’école, également aux enseignants pour le travail abattu, l’inspecteur le Chef de la circonscription d’éducation de base de Bérégadougou Sourabié a déclaré aux enseignants ceci  : «Nous allons faire de Fabédougou un pôle d’excellence». Et d’ajouter à propos de la continuité : «Vous avez un grand défi à relever. La vie au CEG dépend de vous»,  incitant ainsi à  un prompt engagement sur le terrain de la nouvelle année scolaire qui débute déjà.

Fabédougou et merveilleux sites touristiques

Le directeur Sourabié Gouyorma ( au milieu) et les titulaires du cm2, Traoré Sy Yaya ( à droite), Traoré Diasmo Laurent ( à gauche); tous recevant des lettres de félicitations de l’ADEFA.

«C’est toujours une satisfaction pour nous de voir une telle mobilisation pour cette cause.

Nous ne cesserons de remercier très chaleureusement nos notabilités coutumières et religieuses, les invités et surtout l’ensemble de la population. Nous félicitons les enseignants et leurs encadreurs, très particulièrement Monsieur l’inspecteur Sourabié, CCEB de Beregadougou», a indiqué Le Président de l’ADEFA, Daouda Hebié.

Et de poursuivre :  «Concernant les doléances qui nous ont été faites, nous les avons bien notées. Et, aussi grâce à Dieu et aux bénédictions de tout le village, nous nous exécuterons dans la ponctualité pour le bon fonctionnement de l’école. A cet effet, je suggère que l’on continue de mettre la main dans la main pour qu’on puisse réaliser les attentes car il y va de l’intérêt des enfants ; surtout quand on se réfère à la vision du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré qui prône une éducation de qualité».

Par ailleurs, Fabédougou est un village plein d’attractions naturelles, avec ses  merveilleux sites touristiques. Il s’agit des dômes, des cascades, des falaises et aussi des plantations de cannes à sucre.

SoumaÏla Soma, Banfora

Burkina Demain

Niamey-Bamako- Ouaga : Le Général Tiani dans nos murs !

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Le Président du Niger, le Général Abdourahamane Tiani a est arrivé dans la soirée de ce mardi 30 septembre 2025 à Ouagadougou

En provenance de Bamako où il s’est entretenu avec le Président de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) le Général Assimi Goita, Président du Mali ; le Président du Niger, le Général Abdourahamane Tiani a est arrivé dans la soirée de ce mardi 30 septembre 2025 à Ouagadougou.

Le Président du Niger, le Général Abdourahamane Tiani a est arrivé dans la soirée de ce mardi 30 septembre 2025 à Ouagadougou

Comme lors de sa première visite d’amitié au Burkina Faso le 23 novembre 2023, le Président du Niger a été accueilli à sa descente d’avion par le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré dont c’est l’anniversaire, le troisième, de l’accession au pouvoir, un certain 30 septembre 2022.

On l’imagine, le Président Tiani et les membres de sa délégation ne manqueront l’occasion de souhaiter joyeux anniversaire au Président du Faso et de lui souhaiter plein succès pour la suite.

Burkina Demain

Rentrée pédagogique 2025-2026 au Burkina : Le Message du Ministre Dingara aux acteurs

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Le Message du Ministre Dingara aux acteurs de l'éducation à l'occasion de la rentrée pédagogique2025-2026

C’est ce mercredi 1er septembre qu’a lieu au Burkina Faso la rentrée pédagogique 2025-2026. A cette occasion, Jacques Sosthène Dingara, Ministre de l’Enseignement de Base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, adresse ce message d’encouragement aux acteurs. «En ce jour du 1er octobre 2025, j’ai l’immense honneur de m’adresser à vous à l’occasion de la rentrée pédagogique 2025-2026, placée sous le signe de la résilience, de la mobilisation collective et de l’espérance». Plus de détails dans ce Communiqué.

Le Message du Ministre Dingara aux acteurs de l’éducation à l’occasion de la rentrée pédagogique2025-2026

«Ministère de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la PLN

Message du Ministre de l’Enseignement de Base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales

à l’occasion de la rentrée pédagogique 2025-2026

Chers enseignants, chers élèves, chers parents d’élèves, partenaires et acteurs de la communauté éducative,

En ce jour du 1er octobre 2025, j’ai l’immense honneur de m’adresser à vous à l’occasion de la rentrée pédagogique 2025-2026, placée sous le signe de la résilience, de la mobilisation collective et de l’espérance.

Cette rentrée se déroule dans un contexte sécuritaire et humanitaire particulièrement exigeant, mais notre engagement demeure inébranlable : assurer à chaque enfant du Burkina Faso, où qu’il se trouve, le droit fondamental à une éducation de qualité.

Cette année, près de 260 197 nouveaux élèves inscrits au CP1 franchiront les portes de nos écoles publiques et privées. Chaque inscription, chaque classe ouverte, est une victoire nationale qui témoigne de notre détermination collective à bâtir une école debout et résiliente.

Chers enseignants, vous êtes les artisans essentiels de cette noble mission. Dans les zones les plus exposées comme dans les localités stables, vous êtes les artisans silencieux de la transformation nationale. Votre engagement au quotidien, souvent dans des conditions extrêmement difficiles, honore la Nation. Le ministère vous rend hommage et vous appelle à continuer à transmettre le savoir avec passion, rigueur et patriotisme. Car, plus que jamais, l’école est un rempart contre l’obscurantisme, un levier pour le développement, et un outil de reconstruction sociale. Votre rôle est essentiel, et votre mission est noble.

L’année scolaire 2025-2026 est également marquée par la poursuite des réformes visant une école plus inclusive, inspirée de nos réalités culturelles, performante et ouverte sur le monde. Nous mettons un accent particulier sur la généralisation progressive de l’enseignement de l’anglais qui s’étend dès cette rentrée au CE2, CM1 et CM2, afin de préparer nos enfants à un environnement compétitif et mondialisé, la création et l’animation des conseils de l’école, véritables espaces de dialogue, de concertation et de responsabilisation de toute la communauté éducative, la transformation des écoles classiques en écoles bilingues, et la gouvernance responsable des ressources humaines et financières, dans la transparence et l’équité, gage de la confiance entre l’État, les enseignants, les parents et les partenaires.

Chers parents et partenaires, votre rôle demeure central. Aux côtés des enseignants, vous êtes appelés à soutenir, accompagner et encourager les élèves dans leur parcours. La réussite des réformes et de cette année scolaire dépend de la synergie de nos efforts.

Chers élèves, chers enfants, vous êtes la relève, les bâtisseurs de demain, appelés à consolider les acquis de la Révolution Progressiste Populaire. Nous vous exhortons à travailler avec discipline, persévérance et patriotisme, car c’est par votre savoir et vos valeurs que s’écrira l’avenir du Burkina Faso.

Au nom du gouvernement et conformément à la vision des plus hautes autorités du pays, je réaffirme ici que l’éducation demeure et restera une priorité nationale. Ensemble, malgré les épreuves, nous relevons le défi d’une école accessible, équitable et de qualité.

Ensemble, mobilisons-nous pour une école toujours plus forte, plus juste et plus proche de chaque enfant. Chaque classe ouverte, chaque élève inscrit, chaque enseignant mobilisé est une victoire nationale.

Puisse cette année scolaire 2025-2026 être marquée par la résilience, la solidarité et la réussite partagée de tous nos enfants.

Vive l’école burkinabè !

Vive l’éducation pour tous !

Vive le Burkina Faso debout et victorieux !

La Patrie ou la Mort, Nous Vaincrons !

Jacques Sosthène DINGARA»

Mousséo : le Lycée Privé Evangélique Eben Ezer ouvre ses portes

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Pour la rentrée scolaire 2025-2026, un nouvel établissement va accueillir ses premiers élèves dans la commune de Didyr, province du Sanguié, dans la région du Centre-Ouest du Burkina Faso. Il s’agit du Lycée Privé Evangélique Eben Ezer de Mousséo. Une messe d’action de grâce a précédé l’ouverture officielle, ce samedi 27 septembre 2025, en présence des officiels, des parents, amis, connaissances et populations mobilisées pour la circonstance à la grande satisfaction du promoteur Edmond Florent Bazié.  Cérise sur le gâteau : une pluie est venue apporter la touche du ciel et du Tout-Puissant Christ à l’heureux évènement.

«Avec ce qui vient de se passer, on ne peut pas finir de remercier Dieu. Aujourd’hui, je suis vraiment un homme comblé, l’homme le plus heureux parce que je viens de réaliser l’un de mes rêves les plus chers : contribuer à l’éducation».

Ce sont là des propos pleins de satisfaction et de gratitude de Edmond Florent Bazié, promoteur du Lycée Privé Evangélique Eben Ezer de Mousséo, qui a ouvert ses portes ce samedi 27 septembre 2025.

Inspiré par la vision de Nelson Mandela de l’éducation

Edmond Florent Bazié, un promoteur comblé de voir un rêve réalisé

A écouter le promoteur du Lycée Privé Evangélique Eben Ezer de Mousséo, il a été inspiré par le chantre de la lutte anti- apartheid, feu Nelson Mandela, ancien président de l’Afrique du Sud.

Et de la paraphraser fièrement : «l’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde et je veux contribuer à ce que les choses s’améliorent pour nos  jeunes enfants qui ne devraient plus parcourir de longues distances pour apprendre et se former».

Mousséo est situé à 13 km de Didyr, chef-lieu de la commune, où la plupart des élèves du premier cycle du secondaire se rendent pour leurs études après le CEP.  Et certainement avec l’ouverture du nouvel établissement, beaucoup de parents d’élèves vont opter pour cette solution d’à côté.

Les officiels fortement représentés à la cérémonie

La cérémonie précédée par une messe d’action de grâce a connu la participation des officiels ou leurs représentants. En effet, l’heureux évènement avait pour parrain le cinéaste Claver B. Bassolé ; co-parrain Jean de Paul Bamouni, professeur certifié des Lycées et Collèges ; pour marraine Aimée Ouédraogo/Kanzongo, contrôleur des impôts des impôts chargée d’appui technique à la Présidence du Faso.

Tous les trois invités d’honneur ont honoré de leur présence l’évènement. A savoir Bafoma Pascal Bado, inspecteur de l’enseignement secondaire ; Badama Joseph Bazié, fonctionnaire de police et Victor Bazié, inspecteur de la police municipale.

«Il traduit en acte concret la vision du Capitaine Ibrahim Traoré »

Badama Joseph Bazié, invité d’honneur, s’est félicité de l’initiative du promoteur

Pour l’un des invités d’honneur en l’occurrence Badama Joseph Bazié, l’initiative du promoteur qu’il salue à sa juste valeur, va dans le sens de la vision du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, qui souhaiterait, dit-il, «que les établissements  soient aussi des centres d’apprentissage de métiers pour former des élèves qui vont devenir des hommes de demain’’.

L’invité d’honneur Victor Bazié (en blanc), recevant une attestation de reconnaissance des mains du promoteur du Lycée

Insistant sur l’importance de la discipline dans le processus d’enseignement à promouvoir au sein de l’établissement, le fonctionnaire de police rappelle qu’un enfant bien éduqué, est une fierté pour sa famille. «Le civisme doit être enseigné à nos enfants depuis le bas âge et je suis vraiment heureux de ce nouveau joyau qui va contribuer au développement de la commune», a-t-il conclu.

Remerciements du président du CVD

Baka Dieudonné Bazié, CVD de Mousséo, s’est dit content du joyau et est reconnaissant au promoteur et à tous

Dans son intervention, le président du Conseil villageois de développement (CVD), Baka Dieudonné Bazié s’est dit très content pour l’ouverture du nouvel établissement, de ce «nouveau joyau», remerciant le promoteur, les officiels.

«Nos petits enfants ont la chance aujourd’hui parce qu’au moment où le promoteur gagnait son CEP notamment en 1984, c’était vraiment compliqué de poursuivre au secondaire par manque de collèges dans la province», se rappelle-t-il songeur.

Pour la suite, le promoteur ambitionne d’augmenter les capacités de son établissement

Pour un début, le Lycée Privé Evangélique Eben Ezer de Mousséo ne compte pour l’instant que trois classes. Mais, le promoteur Edmont Florent Bazié ayant foi en son Dieu, nourrit des ambitions légitimes quant à l’augmentation des capacités d’accueil dans le futur.

«Je continue de demander à Dieu de  bénir le projet car mon rêve n’est pas encore réalisé à 100% . J’envisage dans trois ans construire un R+ pour les classes de première et de terminale. C’est mon ambition et si Dieu le veut, on va la réaliser.

Vivement, que Dieu facilite pour des écoles de plus en plus proches des apprenants en vue d’une école burkinabè plus accessible et de qualité !.

Martin Philippe

Burkina Demain

Tribune de la 80e AG de l’ONU : Voici l’intégralité du Discours de Jean Emmanuel Ouédraogo

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Comme annoncé, le Premier ministre du Burkina Faso, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a livré au nom du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, ce samedi 27 septembre 2025 à New York, son Discours à la tribune de la 80e Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies (ONU). Un Discours empreint, à en juger par le contenu, de sincérité, de responsabilité, d’humanité et surtout progressiste appelant à une réforme profonde de l’ONU afin de lui de permettre de poursuivre réellement ses objectifs fondateurs. Voici l’intégralité de son intervention :

Le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo livrant ce samedi 27 septembre 2025 à la Tribune de la 80e AG de l’ONU

«Madame la Présidente,

Monsieur le Secrétaire général des Nations Unies,

Mesdames et Messieurs les Chefs de délégation,

Distingués délégués,

Mesdames et Messieurs,

J’ai l’insigne honneur et le grand privilège de prendre la parole au nom du Camarade Président, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Chef de l’État, à l’occasion de la présente session, afin d’y porter la voix du peuple digne et intègre du Burkina Faso.

Aussi, me charge-t-il d’adresser ses fraternelles salutations, à tous les citoyens du monde épris de paix et de liberté.

Madame la Présidente,

Je vous adresse, au nom du Burkina Faso, mes chaleureuses félicitations pour votre élection à la présidence de cette 80ème session. Votre élection consacre la confiance de la communauté internationale en votre leadership, et votre sens de l’écoute et du dialogue. Vous trouverez auprès de mon pays un partenaire sincère, constructif et engagé.

À votre prédécesseur, Monsieur Philémon

YANG, j’exprime ma gratitude pour la qualité et la rigueur du travail accompli lors de la 79ème session.

Madame la Présidente, Distingués délégués,

Mesdames et Messieurs,

Le Burkina Faso souscrit pleinement à la déclaration prononcée au nom de la Confédération des États du Sahel (AES) par la République sœur du Mali. Ensemble avec le Niger, nous avons une communauté de but et d’aspirations dans un espace de renouveau et de rupture.

Monsieur le Secrétaire Général,

Le Burkina Faso tient à saluer l’apport du système des Nations Unies et de ses partenaires dans notre quête commune de stabilité et de prospérité.

La présente session qui se tient quatre-vingts ans après l’adoption de la Charte des Nations Unies, constitue une occasion idéale pour marquer une halte et dresser un bilan sans complaisance de notre organisation. C’est cette réflexion que nous propose le thème : «Mieux ensemble : plus de 80 ans au service de la paix, du développement et des droits humains ». S’il s’inscrit dans la perspective de renouvellement de notre engagement mutuel en faveur d’un monde davantage porté sur l’équité et la justice, et d’un multilatéralisme plus efficace, ce thème traduit bien la démarche idéale qui devrait guider chaque nation, chaque regroupement sous-régional, régional et international.

Ces « Noces de Chêne » qui devraient incarner un temps de célébration solennelle appellent plutôt à une profonde introspection. Le bilan des huit décennies des Nations Unies, loin de susciter l’allégresse, s’apparente davantage à un « fiasco embarrassant », « une désillusion collective » et « un échec structurel».

Puisque le devoir de vérité nous y invite, nous devrons reconnaitre avec humilité que quoique le tableau global présente quelques acquis, celui-ci reste négativement marqué par huit décennies d’optimisme durement éprouvé, huit décennies d’espoirs déçus, huit décennies de rêves brisés, bref …huit décennies de rendez-vous cruciaux manqués.

C’est malheureusement l’image obscure d’une ONU que beaucoup de nos devanciers de 1945, s’ils vivaient encore, auraient eu du mal à accepter.

Il est donc difficile de se réjouir face à un bilan aussi mitigé.

Comment comprendre que l’Afrique, berceau de l’humanité et foyer de tant de conflits, représentant plus d’un milliard d’êtres humains, demeure exclue des instances décisionnelles du Conseil de sécurité ?

Comment accepter que des missions de maintien de la paix, financées à coups de milliards, quittent nos pays en laissant davantage de frustrations et de souffrances que de résultats tangibles ?

 

Les causes de ce « naufrage collectif » sont pourtant bien connues de tous, notamment des Etats membres eux-mêmes qui, durant ces huit décennies, ont, dans le cadre de l’Assemblée générale, consacré leurs énergies à défendre des causes nobles et à proposer des reformes réalistes sans obtenir gain de cause.

Que peut-on y faire si les décisions de l’Assemblée Générale, qui ne sont pas contraignantes, la rendent congénitalement inaudible et inefficiente ?

Pouvait-on espérer un meilleur bilan avec un Conseil de Sécurité malade de la politisation de ses décisions, impotent du fait de ses incohérences et inefficient en raison de ses divisions permanentes ?

Pire encore, ce Conseil, au rôle aujourd’hui galvaudé, se présente lui-même comme un grand fauteur de trouble pour la complicité tacite, sournoise et parfois active de certains de ses membres permanents, eux-mêmes grands acteurs et principaux financiers des crises de notre époque.

Voilà ce   qu’est devenu notre               Conseil    de Sécurité, une «entreprise » -il faut  le dire- « funeste» qui, du fait des visées prédatrices de certains de ses membres permanents, peut entre autres décider quel pays sera à l’ordre du jour du terrorisme international, dans quel autre envoyer des opérations de maintien de la paix, comme pour mieux légitimer son rôle.

C’est donc impuissants, que nous assistons aux échecs d’initiatives pourtant judicieuses en raison de rivalités entre États et à des crises non résolues dont la plus emblématique est le conflit Israélo-Palestinien qui n’a que trop duré. L’inaction coupable de la communauté internationale face à la défiance de l’autorité des Etats par des terroristes financés et soutenus par d’autres Etats s’ajoute à tous ces paradoxes inquiétants.

Le temps du sursaut et des réformes courageuses est venu.

Sans cela le Conseil de sécurité restera une institution anachronique, incapable de répondre aux défis de notre temps.

Mesdames et messieurs      

Dans un monde en profonde mutation, marqué à la fois par l’essor de la numérisation et par la persistance de tensions géopolitiques, il devient impératif de repenser nos stratégies de développement économique.

Le commerce international ne peut plus être appréhendé à travers les schémas rigides et déséquilibrés qui nous ont été imposés, mais doit être réorienté vers le renforcement de l’autonomie économique, la transformation locale des ressources et la promotion d’une justice sociale réelle.

Il est aujourd’hui reconnu que la prospérité durable passe par des politiques volontaristes d’industrialisation, de valorisation sur place de nos matières premières et de création d’emplois décents, notamment pour notre jeunesse. C’est pourquoi, il est urgent de rompre avec le cycle de dépendance aux exportations de produits bruts, un modèle qui accroît la vulnérabilité de nos économies et freine inexorablement notre émergence.

Au Burkina Faso, les initiatives présidentielles traduisent cette volonté ferme de bâtir une économie productive, inclusive et résiliente, capable d’offrir de nouvelles perspectives à nos concitoyens.

C’est dans ce sens que mon pays réaffirme son attachement à l’édification d’un système commercial multilatéral plus juste et plus équitable, fondé sur la solidarité internationale et tirant pleinement parti des avancées scientifiques, technologiques et de l’innovation, véritables leviers d’un développement durable et partagé.

Madame la Présidente,

Mon pays traverse, comme d’autres nations du Sahel, une des épreuves les plus difficiles de son histoire. Depuis près d’une décennie, le Burkina Faso est agressé par des terroristes soutenus par des forces obscures.

Ces groupes convoitent nos ressources, cherchent à briser notre souveraineté et à imposer la loi du chaos.

Mais loin de nous résigner, nous avons fait le choix de la dignité et de la résistance.

Sous le leadership du Camarade Président, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, nous avons décidé de prendre notre destin en main :

  • En mobilisant nos Forces de défense et de sécurité, appuyées par les Volontaires pour la Défense de la Patrie, véritables héros du quotidien ;
  • En instituant le Fonds de Soutien Patriotique, alimenté par les contributions volontaires de nos citoyens, de notre diaspora et des amis du Burkina Faso à travers le monde. Depuis 2023, ce Fonds a déjà collecté plus de 413 milliards de FCFA, preuve éclatante de l’unité et du sursaut patriotique de notre peuple ;
  • En engageant des réformes historiques pour atteindre la souveraineté alimentaire, réhabiliter nos terres, relancer notre production agricole et réduire notre dépendance aux importations.

Ces efforts déployés par tout un peuple déterminé, portent leurs fruits : plus de 72 % de notre territoire a été reconquis, des milliers de déplacés internes regagnent leurs localités, des écoles rouvrent, des services sociaux reprennent vie. Le Burkina Faso démontre ainsi qu’un peuple uni et debout peut surmonter les épreuves les plus dures.

En tout état de cause, le Burkina Faso réaffirme, en toute responsabilité, que ses priorités ne sont pas négociables et que ses choix sont plus que jamais à respecter.

Mesdames et messieurs      

Nous inscrivons notre action dans le sens des vertus de la solidarité et de l’unité, avec la conviction profonde qu’un peuple rassemblé autour d’un idéal commun peut accomplir de grandes choses.

Les efforts conjugués de nos concitoyens de l’intérieur comme de la diaspora, et leur adhésion enthousiaste à la dynamique impulsée, nous confortent dans la justesse des choix que nous avons opérés, sous le leadership du Camarade Président du Faso.

L’engouement suscité par le Fonds de Soutien Patriotique (FSP) et l’Initiative présidentielle « Faso Mêbo » en est la parfaite illustration. Institué en 2023, en appui au Plan d’Action pour la Stabilisation et le Développement (PA-SD), le Fonds de Soutien Patriotique a pour vocation de mobiliser, de manière endogène, des ressources nationales supplémentaires afin de renforcer nos capacités de défense et d’investissements stratégiques.

Ce Fonds a suscité une adhésion massive, tant à l’intérieur du pays qu’au sein de notre diaspora.

Madame la Présidente,

La poursuite méthodique de nos réformes nous permet de saluer aujourd’hui des avancées majeures en matière de gouvernance économique : meilleure maîtrise des dépenses publiques, gestion optimisée des ressources humaines de l’État, rationalisation des charges institutionnelles et maintien d’un endettement viable.

Ces efforts sont également perceptibles dans la redistribution plus équitable des richesses nationales, afin que les ressources abondantes de notre territoire profitent pleinement aux citoyens qui œuvrent à l’essor du pays, et non à des intérêts extérieurs ou à leurs relais internes. Malgré les difficultés inhérentes à la crise sécuritaire et humanitaire, les actions gouvernementales, couvrant l’ensemble des secteurs de développement socio- économique, enregistrent des succès notables.

Mesdames et messieurs,

C’est pourquoi nous nous étonnons des postures condescendantes de certaines agences onusiennes, qui s’autorisent à s’immiscer dans notre débat national à travers des narratifs biaisés et déconnectés des réalités du terrain.

Nous rejetons avec fermeté le rapport intitulé «Les enfants et le conflit armé au Burkina Faso », émaillé de contre-vérités et dont l’intitulé même relève d’une manipulation sémantique. Je voudrais, à cette occasion, saluer le courage de nos forces combattantes et rendre hommage aux martyrs civils et militaires tombés sur le champ d’honneur pour la défense de notre souveraineté.

Madame la Présidente,

Nous l’avons toujours proclamé : le terrorisme est devenu le prétexte bien trouvé de certains États pour spolier les ressources africaines.

Ainsi, nos pays se retrouvent confrontés à des terroristes qui ne sont, en réalité, que des supplétifs d’armées étrangères prédatrices. Certains États, d’ailleurs, ne se cachent même plus pour revendiquer publiquement le soutien qu’ils apportent à ces criminels.

C’est le cas de la France, du régime MACRON, dont les médias publics, en plus de la désinformation quotidienne sont devenus des relais de la communication des  criminels auteurs  d’attaques  lâches  et  barbares perpétrées contre de paisibles citoyens.

À ce sujet, nous renouvelons notre appel quant à la suite réservée à la requête adressée le 20 août 2024 par les États membres de la Confédération des États du Sahel au Conseil de Sécurité, et qui demeure, à ce jour, sans réponse. Ce silence persistant ajoute au discrédit de l’institution et laisse planer le doute sur une complaisance implicite.

Plus inquiétant encore, certains membres du Conseil de Sécurité continuent de piétiner la résolution 1373 (2001), pourtant contraignante, qui impose la répression du financement du terrorisme, le renforcement des contrôles frontaliers et une coopération internationale accrue.

Au Sahel, nous avons pris acte de cette réalité et avons adapté nos dispositifs sécuritaires à cette donne, tout en révisant nos modalités de coopération avec certains pays.

Madame la Présidente,

Nous demeurons convaincus que les Nations Unies doivent rester un cadre central de dialogue et de coopération. Mais nous appelons à un partenariat rénové, fondé sur le respect mutuel, l’égalité et la solidarité sincère.

Mesdames et messieurs

Face aux menaces communes et aux ingérences extérieures, le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont uni leurs forces pour fonder la Confédération des États du Sahel (AES).

L’AES n’est pas un repli, encore moins une fermeture. Elle est une affirmation : l’affirmation de notre droit de disposer de nous-mêmes, de définir nos priorités et de bâtir une coopération régionale au service exclusif de nos peuples.

  • C’est un choix de dignité.
  • C’est le refus d’un système où nos pays servaient trop souvent de terrains de manœuvre pour des agendas extérieurs.
  • C’est la volonté d’être acteur principal de notre histoire et d’écrire nous-mêmes l’avenir de nos enfants.

L’AES s’inscrit dans la continuité du combat de figures panafricanistes telles que Thomas SANKARA, Patrice LUMUMBA ou Kwame N’KRUMAH. Aujourd’hui, une nouvelle génération de leaders assume ce flambeau, avec la ferme conviction inspirée du père de la Révolution d’août 1983 que « seule la lutte libère ».

Madame la Présidente,

L’Afrique, depuis huit décennies, revendique légitimement sa place au Conseil de sécurité. Il est temps de réformer profondément notre Organisation. Plus concrètement, il s’agit :

  • de mettre en œuvre une réforme courageuse du Conseil de sécurité, en accordant à l’Afrique une représentation permanente ;
  • d’améliorer la gestion des ressources, pour rendre l’ONU plus efficace et plus proche des peuples qu’elle prétend servir ;
  • de s’attaquer avec fermeté aux causes structurelles de l’injustice internationale, qu’il s’agisse du terrorisme instrumentalisé, du blocus contre Cuba, des sanctions contre le Venezuela, la Russie, l’Iran, le Nicaragua ou de l’impasse du conflit israélo-palestinien.

Le Burkina Faso souscrit à la vision de la Chine sur la Communauté d’avenir partagée.

Dans le cas particulier de la République Bolivarienne du Venezuela, nous réaffirmons notre soutien indéfectible à ce peuple qui subit depuis des décennies, des campagnes d’isolement, des sanctions illégales et des provocations incessantes. Face à cette ingérence flagrante dans les affaires souveraines d’une nation et à cette agression économique aux conséquences humanitaires désastreuses, nous exprimons notre solidarité avec ce pays qui résiste avec dignité pour préserver son droit de choisir son propre destin, sans ultimatum ni diktat étranger. Nous appelons donc à la raison et à la diplomatie pour que cesse toute action hostile contre le Venezuela.

Monsieur le Secrétaire général

Je voudrais à présent m’adresser à vous. Il est vraiment temps pour notre organisation de changer de paradigme, car l’ONU se retrouve aujourd’hui dans la même situation que la défunte Société Des Nations. Elle est incapable d’imposer sa voix et faire respecter ses propres principes, incapable de faire appliquer ses décisions et résolutions aux puissants, incapable de faire respecter le droit international, incapable de régler les multiples conflits et incapable d’évoluer et de se mettre au niveau des défis actuels.

Monsieur le Secrétaire général

Vous avez une belle occasion de rentrer dans l’histoire, en prenant vos responsabilités pour une transformation en profondeur de cette organisation qui à sa création a suscité tant d’espoir. Vous avez le soutien ferme de millions de citoyens du monde pour faire de cette organisation un véritable garant de la paix et de la sécurité dans le monde et non un instrument de domination aux mains des plus forts du moment. Malgré les pressions diverses et les jeux de pouvoir, nous vous savons assez ingénieux pour affranchir l’organisation des nations unies et la placer à la hauteur de nos ambitions communes.

Madame la Présidente,

Abordant les questions de développement, le Burkina Faso salue la tenue de la 4ème Conférence internationale sur le financement du développement et forme le vœu que les conclusions de la réunion de Séville puissent contribuer à l’avènement d’une architecture financière plus équitable, respectueuse de la souveraineté des  Etats  et  soutenant  une transformation réelle des pays en développement.

Dans la même veine, il demeure impérieux de s’attaquer aux facteurs qui constituent un frein à la pleine réalisation des Objectifs de Développement Durable (ODD), censés transformer positivement notre monde sous l’égide des Nations Unies.

Mesdames et Messieurs,

Quatre-vingts ans après la Charte des Nations Unies, notre Organisation est loin d’avoir répondu aux espoirs de 1945. Quatre-vingts ans après, le monde est plein d’injustice et de souffrance et les risques d’un autre conflit généralisé se précisent et sont sources d’inquiétude pour l’avenir.

Mais il n’est pas trop tard pour redonner à notre maison commune l’élan qui lui manque.

Le Burkina Faso, fidèle à son héritage panafricaniste, réaffirme sa foi en un multilatéralisme rénové, juste et équitable. Nous sommes résolus à défendre notre souveraineté et notre dignité, mais nous tendons la main à toutes les nations éprises de justice, de liberté et de solidarité.

Vive l’Organisation des Nations Unies réformée et crédible !

Vive la Confédération des États du Sahel !

Vive le Burkina Faso, digne, souverain et debout !

La Patrie ou la Mort, Nous Vaincrons ! Je vous remercie ».