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Les leaders communautaires et religieux exhortés à s’impliquer dans la lutte contre le terrorisme

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Le président du Faso, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, a échangé ce matin avec les leaders religieux et coutumiers, et les notabilités des régions les plus touchées par le terrorisme. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des concertations initiées par le chef de l’Etat dans la perspective de la refondation. Plus de précisions dans ce communiqué.

Le président du Faso donne des orientations Le président du Faso, le Lieutenant-Colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba face aux leaders religieux et coutumiers

‘’Lutte contre le terrorisme : le président du Faso souhaite l’implication des leaders communautaires et religieux.  

(Ouagadougou, 24 février 2022). Le président du Faso, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, a échangé ce matin avec les leaders religieux et coutumiers, et les notabilités des régions les plus touchées par le terrorisme. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des concertations initiées par le chef de l’Etat dans la perspective de la refondation.

D’entrée de jeu, le président du Faso est revenu sur la situation nationale marquée par la crise sécuritaire qui a exacerbé les tensions intercommunautaires, et aggravé les fractures sociales au Burkina Faso.

« La rencontre de ce matin est une occasion de partager avec vous notre vision et de recueillir vos différentes contributions au projet de refondation du Burkina Faso », a indiqué le président du Faso.

Sur les raisons de la dégradation de la situation sécuritaire dans notre pays, le chef de l’Etat a souligné que cela résulte d’une responsabilité collective.

Il a également relevé que le terrorisme auquel nous sommes confrontés est principalement endogène car ce sont des Burkinabè qui ont pris des armes contre leur pays. « S’ils en sont arrivés à ne trouver pour seul moyen d’expression que la violence, cela signifie qu’il y’a quelque chose que nous n’avons pas su faire collectivement », a expliqué le président du Faso.

Convaincu que la solution militaire ne suffira pas à elle seule à vaincre l’hydre terroriste, le chef de l’Etat a insisté sur la nécessité de « miser sur des réponses subtiles, sur d’autres formes de réponses, sur d’autres formes d’actions qui peuvent compléter la réponse militaire ».

Le président du Faso a invité les leaders religieux et coutumiers, dépositaires de nos valeurs, de nos croyances et de nos traditions, à jouer pleinement leur rôle, en usant de leur influence. « Votre rôle est capital, votre rôle est décisif », a indiqué le chef de l’Etat.

Le représentant des leaders religieux et coutumiers et des notabilités des régions les plus touchées par le terrorisme, Sékou Ba a salué « la clarté de la vision » du président du Faso dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent. Il a réaffirmé leur engagement ferme à contribuer pour le retour de la paix. Pour joindre l’acte à la parole, les leaders religieux et coutumiers et les notabilités des régions les plus touchées par le terrorisme ont remis au chef de l’Etat, un reçu de 1 million de f cfa attestant du dépôt qu’ils ont effectué dans le compte trésor public, dédié à la mobilisation des financements dans la lutte contre le terrorisme.

«Dans les jours à venir nous allons faire des propositions pour apporter notre contribution dans la lutte contre le terrorisme et favoriser le retour du bon vivre-ensemble dans notre pays», a soutenu Sékou Ba.

Direction de la communication de la présidence du Faso’’

Budgétisation sensible au dividende démographique : Les experts de 6 pays ouest-africains formés à Bassam

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Les experts de 6 pays ouest-africains, notamment le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Niger, le Sénégal, et le Togo, ont bénéficié du 21 au 25 février 2022, à Bassam, en Côte d’Ivoire, une formation sur la transformation du budget classique en budget fonctionnel pour une Budgétisation sensible au dividende démographique (BSDD).

La présente formation de 5 jours sur la budgétisation sensible au dividende démographique (BSDD) au profit des experts de 6 pays ouest-africains (Côte d’Ivoire, Niger, Sénégal, Togo), est une initiative conjointe du Bureau sous régional Afrique de l’Ouest (BSR-AO) de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), du Bureau UNFPA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre et du Centre régional d’excellence pour la recherche en économie générationnelle (CREG).

‘’Le premier d’une série d’engagements’’

‘’Cet atelier est le premier d’une série d’engagements des pays cibles tant au niveau régional que national pour aboutir à une budgétisation sensible au dividende démographique et qu’il a pour but d’améliorer la qualité des exercices d’orientations de la planification stratégique budgétaire en mettant à la disposition des pays, les évidences pour permettre les investissements dans les piliers du dividende démographique’’, a assuré Bakary Dosso, chef du Centre  des dynamiques démographiques pour le développement.

L’exercice vise à contribuer à l’amélioration de la qualité des exercices d’orientation de la planification stratégique budgétaire pour permettre la réalisation des objectifs majeurs de développement. Ainsi les participants ont été formés sur la méthodologie de la transformation budgétaire du budget classique en budget fonctionnel et sur la restructuration des budgets classiques sous forme fonctionnel selon la méthodologie de la budgétisation sensible au dividende démographique. La formation s’inscrit dans le cadre de la réalisation de la transformation du budget classique des pays bénéficiaires en budget fonctionnel.

Les participants issus des directions générales du budget des ministères

Les participants issus des directions générales du budget des ministères en charge de l’économie, des finances et du budget, des experts des instituts nationaux de la statistique et un expert de l’ONDD, ont échangé sur la méthodologie préconisée par le CREG qui nécessite la répartition du budget national entre les fonctions conformément aux dimensions du dividende démographique. Ces fonctions au nombre de 4 sont :

-la fonction budgétaire «Capital humain» : regroupe l’ensemble des dépenses de fonctionnement et d’investissement liées à la Santé et à l’Education. Il s’agit plus précisément de l’ensemble des dépenses en santé et en éducation effectuées par l’Etat (tous ministères confondus) ;

-la fonction budgétaire «Gouvernance et institutions»: qui regroupe les dépenses de fonctionnement et d’investissements liées aux Institutions et à la sécurité. Il s’agit plus précisément de l’ensemble des dépenses institutionnelles et de sécurité effectué par l’Etat (tous ministères confondus);

-la fonction «Structure de l’économie» : cette fonction regroupe les dépenses de fonctionnement et d’investissement liées aux BTP/Energie et aux autres secteurs de production (primaire, secondaire et tertiaire effectuées par tous ministères ; et

-la fonction « Réseaux professionnels et sociaux » : regroupant l’ensemble des dépenses de fonctionnement et d’investissement liées à la Communication et aux Loisirs réalisées par l’ensemble des Départements ministériels.

Une réponse à l’appel de l’UA 

Par ailleurs, cette formation de Bassam est une réponse à l’appel de l’Union Africaine qui lors d’un de ses sommets avait exhorté la CEA et les autres partenaires au développement à intensifier leur soutien aux États membres en investissant massivement de manière accélérée dans les quatre piliers identifiés par l’UA pour exploiter le dividende démographique en Afrique.

L’emploi et l’entrepreneuriat, l’éducation et le développement des compétences, la santé et le bien-être, et la gouvernance et l’autonomisation des jeunes constituent les 4 piliers identifiés par l’organisation continentale pour réaliser la capture du dividende démographique en faveur du développement.

Philippe Martin

Burkina Demain

Burkina : Remise au Président Damiba du rapport du projet de textes et agenda de la Transition

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La présidente de la Commission technique d’élaboration de projets de textes et de l’agenda de la Transition, Mme Mariamé Ouattara, remettant leur rapport au président du Faso

Après deux semaines de travaux, les membres de la commission technique d’élaboration du projet de textes et de l’agenda de la Transition burkinabè étaient à Kosyam ce mercredi 23 février 2022 pour remettre au président du Faso leur rapport. ‘’ Un rapport composé du projet de charte constitutionnelle pour la Transition, de l’agenda de la Transition et d’une charte des valeurs pour soutenir la refondation annoncée par le président du Faso’’ indique un communiqué de la Présidence dont voici l’intégralité.

‘’Projet de textes et agenda de la Transition : le président du Faso reçoit le rapport de la commission technique d’élaboration 

(Ouagadougou, 23 février 2022). Le président du Faso, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, président du Mouvement Patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration (MPSR) a reçu ce matin à Ouagadougou, le rapport de la Commission technique d’élaboration de projets de textes et de l’agenda de la Transition.

La présidente de la Commission technique d’élaboration de projets de textes et de l’agenda de la Transition, Mme Mariamé Ouattara, remettant leur rapport au président du Faso

Un rapport composé du projet de charte constitutionnelle pour la Transition, de l’agenda de la Transition et d’une charte des valeurs pour soutenir la refondation annoncée par le président du Faso.

« Il y a de cela deux semaines que vous avez été installés pour mener la réflexion sur les projets de textes et l’agenda de la Transition. Vous avez accepté cette mission avec dévouement et abnégation. C’est le lieu pour moi de saluer votre engagement et votre esprit de sacrifice pour la Nation », a indiqué le chef de l’Etat après la réception du rapport.

Pour le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, « l’œuvre de refondation dans laquelle nous sommes collectivement engagés s’appuiera sur une vision claire du devenir que nous voulons pour notre pays, un pays qui renoue avec la paix, la sécurité pour l’ensemble de ses concitoyens et une gouvernance vertueuse fondée sur les valeurs d’intégrité, de travail et de solidarité ».

Les axes de réflexion qui ont été soumis à la commission technique pour fixer le cadre de la transition politique s’articulent autour de la restauration de l’intégrité du territoire, la consolidation de la paix pour un retour des déplacés internes, la bonne gouvernance et le retour à un ordre constitutionnel nouveau.

Le président du Faso s’est dit satisfait de la tenue des délais impartis pour l’accomplissement de la mission et a salué l’initiative de la commission technique « d’impliquer toutes les couches de notre Nation en lançant un appel à contribution et en consultant toutes les composantes de nos forces vives ».

« La commission s’est inspirée des directives que vous avez données, elle a également libéré son génie créateur en lançant un appel à contribution aux forces vives qui ont favorablement répondu avec des propositions riches et variées dûment exploitées par les membres », a déclaré la présidente de la Commission technique d’élaboration de projets de textes et de l’agenda de la Transition, Mme Mariamé Ouattara. Elle a aussi indiqué que les résultats obtenus sont le fruit du consensus de l’ensemble des membres qui se sont investis avec abnégation.

Pour elle, au-delà du projet de charte constitutionnelle pour la Transition et de l’agenda de la Transition, « nous avons jugé utile de joindre une charte des valeurs pour soutenir la refondation que vous avez annoncée ».

Installée le 8 février dernier par le chef de l’Etat, la Commission technique d’élaboration de projets de textes et de l’agenda de la Transition avait un délai de deux semaines pour déposer son rapport.

Les membres de la commission technique d’élaboration du projet de textes et de l’agenda de la Transition burkinabè posant avec le Président Damiba à Kosyam ce mercredi 23 février 2022

Direction de la communication de la présidence du Faso’’

Diplomatie burkinabè : Le président du Faso donne des orientations aux ambassadeurs

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Le président du Faso le Lieutenant-Colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba a reçu ce mardi en audience nos ambassadeurs en poste à Bamako, Accra, Bruxelles, Washington, Genève, New York, Addis-Abeba et Paris. Le chef de l’Etat leur a donné des cadrages et des orientations nécessaires à la poursuite de leurs missions, en tenant compte du nouveau contexte national. Plus de précisions dans ce communiqué.

: Le président du Faso donne des orientations Le président du Faso, le Lieutenant-Colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba face aux ambassadeurs

‘’Diplomatie burkinabè : des ambassadeurs reçoivent les orientations du président du Faso

(Ouagadougou, 23 février 2022). Le président du Faso le Lieutenant-Colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba a reçu hier en fin de matinée, une délégation d’ambassadeurs couvrant plusieurs juridictions et représentations permanents du Burkina Faso au sein d’organisations sous- régionales ou internationales. Il s’agit des ambassadeurs en poste à Bamako, Accra, Bruxelles, Washington, Genève, New York, Addis-Abeba et Paris. Les diplomates burkinabè ont échangé avec le chef de l’Etat sur la situation actuelle du pays, l’état de la coopération avec leurs pays d’accréditation ainsi que les initiatives prises au regard de la situation nationale.

«Le chef de l’Etat nous a donné des cadrages et des orientations afin de nous permettre de continuer notre mission dans la sérénité », a déclaré l’ambassadeur du Burkina au Mali, le Général Kodjo Lougué à l’issue de l’entrevue avec le président du Faso. Les diplomates burkinabè vont aussi poursuivre « les échanges bilatéraux et multilatéraux avec nos partenaires et amis du Burkina Faso », a-t- il poursuivi.

Selon l’ambassadeur du Burkina Faso en Ethiopie, Représentant permanent auprès de l’Union africaine et de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique, Olivia Rouamba, les relations avec les pays d’accréditation sont toujours excellentes notamment dans le volet coopération bilatérale. Cette rencontre avec le président Damiba est donc une occasion de « mener une réflexion pour voir comment on pourrait rassurer nos différents partenaires et aussi consolider les aspects qui le nécessitent au regard des priorités que l’Etat burkinabè se donne, notamment la restauration de l’intégrité territoriale et la lutte contre le terrorisme » a conclu l’ambassadeur Olivia Rouamba.

Direction de la communication de la présidence du Faso’’

Centrafrique : Le président Touadéra a-t -il échappé à un putsch ce lundi ?

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Y-a-t-il vraiment eu tentative de coup d’état menée par des militaires français contre le président Touadéra ce lundi 21 février à l’aéroport de Bangui ?

Alors que les réseaux sociaux centrafricains bruissaient de cette présumée tentative de putsch contre le président Faustin-Archange Touadéra qui aurait été déjouée ce lundi et pour laquelle 4 militaires français ont été arrêtés ; personne sur place, ni au sein des autorités centrafricaines, ni des officiels à l’ambassade de France, ne pouvait confirmer ou infirmer le scénario ainsi avorté de prise de pouvoir par les armes, dans un contexte de régulières tensions entre Paris et Bangui, sur fond de présence controversée dans le pays du groupe russe Wagner. Y-a-t-il vraiment eu tentative de coup d’état menée par des militaires français contre le président Touadéra ce lundi 21 février à l’aéroport de Bangui ?

Sur cette énième tentative de putsch contre un président centrafricain en fonctions, les versions divergent. Pour certains internautes, les faits sont constitués.

« L’équipe de protection rapprochée du général (Stéphane) Marchenoir, chef d’état-major de la Force de la Minusca (Mission des Nations unies en Centrafrique), composée de quatre militaires français, a été arrêtée ce lundi après-midi à l’aéroport… alors qu’ils escortaient le général qui devait s’envoler pour Paris, a assuré de son côté sur les réseaux sociaux l’ambassade de France à Bangui.

« Sans raisons particulières, ils ont été arrêtés par la gendarmerie centrafricaine alors qu’ils se trouvaient près de l’aéroport et des accusations relatives à une tentative d’attentat ont été portées via les réseaux sociaux ».

‘’Dans un communiqué, la Minusca a regretté cet incident et condamne vivement son instrumentalisation sur les réseaux sociaux, dans une tentative de manipulation de l’opinion publique. Elle rejette catégoriquement les accusations d’atteinte à la sûreté de l’État’’, rapportent nos confrères de l’Agence France Presse.

A les en croire, et en attendant une éventuelle réaction officielle des autorités centrafricaines, il pourrait s’agir d’un « Concours de circonstances », citant l’état-major parisien des armées : « Ils étaient à l’aéroport pour escorter le général, c’est un concours de circonstances qui a fait qu’au même moment, l’avion du président Touadéra atterrissait ».

Affaire suivre…

Burkina Demain

Explosion au Sud-Ouest : Plus de précisions avec le gouverneur W. Emmanuel Zongo

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Alors que le bilan du drame a grimpé pour atteindre la soixantaine de morts, le gouverneur du Sud-Ouest, Wendinmanegdé Emmanuel Zongo livre plus d’informations sur les circonstances de l’explosion de produits chimiques dans la commune rurale de Gbomblora, Sud-Ouest Burkina. Communiqué. .

Sud-Ouest Burkina : Au moins 50 morts et des blessés à Gbomblora

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Image d’illustration

Selon des sources  concordantes, au moins 50 personnes sont mortes dans une explosion de produits chimiques, sur un site d’orpaillage à Gbomblora, 15 km de Gaoua, au sud-ouest du pays.

L’explosion aurait également fait une cinquantaine de blessés. Pour l’instant, l’on n’en sait pas davantage sur les circonstances du drame.

Burkina Demain

Mali : La CEDEAO annonce le retour de ses émissaires-médiateurs pour ce jeudi 24

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Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, la CEDEAO annonce le retour de ses émissaires-médiateurs pour jeudi 24 février 2022.

‘’La Commission de la CEDEAO informe que S.E.M. Goodluck Jonathan, Médiateur de la CEDEAO pour le Mali effectuera une mission à Bamako le jeudi, 24 février 2022. Cette mission fait suite aux rencontres techniques qui se sont tenues la semaine dernière sur le chronogramme des élections et permettra de discuter des prochaines étapes avec les autorités maliennes. Le Médiateur sera accompagné du Président de la Commission et du Commissaire en charge des Affaires Politiques, de la Paix et de la Sécurité’’, précise ledit communiqué .

Retour des coups d’Etat : Résultats d’analyse du Socle citoyen pour la libération

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A la suite des échanges entre participants et après l’introduction de Monsieur Hien Ollo Pépin, Socio-Politologue chercheur-enseignant en Politologie, le SOCL retient que le retour des coups d’Etats relève de la crise du constitutionalisme, la crise de la démocratie, et de la crise de gouvernance. Ces crises conjuguées sont à l’origine des ébullitions politiques, des contestations, des révoltes des populations qui recherchent d’autres espoirs.

‘’Analyse du Socle Citoyen pour la Libération (SOCL) sur la situation du retour des Coups d’Etat et des Transitions politiques en Afrique

La Question : Pourquoi le retour des coups d’états et les successions des transitions en Afrique en « régimes démocratiques » ?

A la suite des échanges entre participants et après l’introduction de Monsieur Hien Ollo Pépin, Socio-Politologue chercheur-enseignant en Politologie, le SOCL retient que le retour des coups d’Etats relève de la crise du constitutionalisme, la crise de la démocratie, et de la crise de gouvernance. Ces crises conjuguées sont à l’origine des ébullitions politiques, des contestations, des révoltes des populations qui recherchent d’autres espoirs. Les principaux facteurs des coups de forces sont :

La carence démocratique et la crise de l’élection : qui s’illustrent par un dysfonctionnement du système démocratique, de sorte que le suffrage universel est perpétuellement détourné et reconquis par une oligarchie politico-financière qui impose ses candidats au choix au corps électoral. Ainsi, les élections se traduisent par la corruption des institutions et des principes même de la démocratie, la perversion des mœurs républicaines, la dégradation des mœurs politiques et la perte progressive du sens démocratique. Les élections c’est l’argent, l’argent et l’argent. Cette idéologie de l’argent phagocyte le principe de l’élection et du suffrage universel.  Les élections sont devenues des marchés politiques et le vote obéit à un déterminisme économique qui viole l’exercice du libre arbitre électoral souverain. C’est la loi du plus offrant qui s’impose au corps électoral quelle que soit le peu de moralité, l’inexistence ou la médiocrité des programmes politiques des candidats. La plupart des élections se déroulent à travers un fichier électoral fantaisiste, hâtivement validées par des commissions électorales en apparence « indépendante », lesquelles commissions sont très vassalisées. En dépit de ces pratiques électorales déviantes, les missions d’observations prononcent des verdicts alambiqués, tendancieux et se murent dans un silence gênant et complice face aux mascarades électorales. Les émissaires des institutions internationales, africaines et régionales, invitent malgré tout, les candidats à respecter les résultats et à faire preuve de retenue. Ils utilisent des formules consacrées tels « les opérations électorales se sont dans l’ensemble bien déroulées en dehors de quelques difficultés techniques et logistiques et des actes de violences isolées » ou encore « ces irrégularités relevées n’entachent en rien la crédibilité du scrutin ». Après, des partis politiques fantoches dits de l’opposition sont prêts à monnayer leur ralliement aux « vainqueurs » malgré les mascarades électorales. Et les démocraties occidentales quant à elles ferment les yeux sur les égarements et les forfaitures de leurs alliés africains, pourvus que ceux-ci garantissent leurs intérêts. Ces nombreuses défaillances et irrégularités à répétition incitent des hordes de citoyens exaspérés et désillusionnés à se détourner résolument des élections pour regagner les rues à travers des contestations émeutières comme ce fut le cas au Mali sous Ibrahim Boubakar Keita alias IBK et en Guinée sous Alpha Condé.

« Le coup d’Etats constitutionnels », une astuce qui consiste au prolongement illégitime et unilatéral du mandat présidentiel par une révision constitutionnelle que d’aucuns ont nommé des « coups d’Etat constitutionnel », est également le facteur qui a provoqué certains coups d’Etats en Afrique de l’Ouest. Ce fut la récente situation d’Alpha Condé en Guinée, et les tentatives de révision 2014 au Burkina Faso.

Le facteur mal-gouvernance représente une réelle cause des coups de forces. Il s’agit de la mauvaise gouvernance matérialisée par les pillages et monopolisation des ressources et richesse des pays, par des gouvernants ainsi qu’une certaine élite économique, administrative et militaire inféodées aux pouvoirs en place. Pour cette mauvaise gouvernance, il est bien noté la grande responsabilité d’une élite individualiste, malhonnête, éloignée de l’intérêt général, non patriote, égocentriste, et jouissive. La répression tout azimut et les velléités de remise en cause des libertés et des acquis populaires par les pouvoirs décadents et impopulaires est également un caractère de mal-gouvernance. Ce facteur se caractérise aussi par l’incapacité des gouvernants à trouver les outils et options pour faire face aux urgences du moment, notamment la lutte contre les groupes armés qui prennent de plus en plus de l’ampleur dans la zone sahélienne.

Le facteur géopolitique qui implique trop d’intrusion de puissances extérieures lors des processus électoraux et l’agenda de la gouvernance en général. Les défaillances des institutions sous régionales (CEDEAO, UEMOA, UA, etc) en déphasage avec les réalités contextuelles et évolutives des peuples et des Etats, se présentent plus comme des instruments de protection d’acteurs et réseaux politiques en place dans différents pays.

Suite à l’analyse sur le thème, notre Parti, le SOCL lance les pistes suivantes :

Prenant en compte la crise du constitutionalisme, la crise de l’élection et la crise de gouvernance, qui provoquent l’instabilité des Etats et les reculs de développement, entrainent la destruction des acquis démocratiques et humains, et qui génèrent la propension de politiciens tartuffes et démagogues dans les sphères politiques en Afrique subsaharienne,

Tenant compte des successions des transitions politiques et des coups d’état, le plus souvent applaudis dans la plupart des pays africains en désespoir de cause, faits, qui traduisent le rejet et/ou la défaillance des modes de choix actuels de dirigeants illégitimes.

Le Socle Citoyen pour la Libération estime que la crise institutionnelle en Afrique est structurelle et nécessite une thérapie forte pour aller vers des options de gouvernance plus audacieuses et plus rigoureuses.

Dans ces conditions, l’élite africaine doit s’atteler à inventer par elle-même un modèle de démocratie qui puise ses racines historiques et anthropologiques de nos sociétés anciennes et non celui imposé par les bailleurs de fond et les agences internationales dans un rapport de force qui a tourné en défaveur de l’Afrique.

Nous devons réfléchir diligemment sur les fondements d’une « nouvelle métaphysique des mœurs » politiques qui pourrait servir de code de bonne conduite, de charte déontologique ; qui repose ardemment sur l’intérêt général, et affirme notre indépendance et la souveraineté.

Pour cela il est impérieux à travers des instances populaires historiques, de mettre en place de nouvelles constitutions fondées sur nos modes territoriaux, tenant compte des réalités sociaux économiques et des valeurs universelles et endogènes, pour aller vers un véritable renouveau démocratique en Afrique.

 

Analyse à la suite de la table ronde tenue ce, 12 janvier 2022

Socle Citoyen pour la Libération,

Parti pour la rupture dans nouvelle citoyenneté politique

Temps du peuple, Temps de la Libération’’

Mali : Assimi Goita, désormais seul Président de la Transition

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Au terme de la modification de la charte de la Transition adoptée ce 21 février par le Parlement, le Lieutenant- Colonel Assimi Goita ne pourra pas se présenter à la future présidentielle malienne

Au Mali, le Lieutenant- Colonel Assimi Goita n’est plus secondé à la présidence de la Transition. Il est désormais le seul maître à bord du navire battant pavillon ‘’Transition au Mali’’. La nouvelle charte adoptée ce 21 février lui interdit toutefois de se présenter à la future présidentielle qui marquera la fin de la Transition malienne dont la durée reste 5 ans.

Au terme de la modification de la charte de la Transition adoptée ce 21 février par le Parlement, le Lieutenant- Colonel Assimi Goita ne pourra pas se présenter à la future présidentielle malienne

Cette durée de la Transition constitue la pomme de discorde entre les autorités maliennes et la CEDEAO. Pour rappel, suite à la proposition de 5 ans faite par les autorités du Mali ; les dirigeants de l’organisation régionale ont décidé le 9 janvier 2022 à Accra, de fermer les frontières de leur pays avec le Mali et de mettre Bamako sous embargo. Ces lourdes sanctions sont encore en vigueur. Quelle sera maintenant la réaction de la CEDEAO après cette confirmation de 5 ans par les députés de la Transition au Mali ? Affaire à suivre…

Burkina Demain