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Réhabilitation de Thomas Sankara : Le compagnon Jean Hubert Bazié apporte sa pierre

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A la veille de l’inauguration, ce 17 mai 2025 à Ouagadougou, du Mausolée du leader de la Révolution burkinabè d’août 1983, s’est jouée une pièce importante du puzzle de reconstitution ou réhabilitation de sa mémoire. Il s’agit de la conférence pédagogique ce 16 mai à l’Université Aube Nouvelle ayant culminé avec la remise par le conférencier Docteur Jean Hubert Bazié, ancien proche collaborateur du leader révolutionnaire assassiné le 15 octobre 1987, d’importants documents de portée historique.

«J’ai remis des manuscrits importants rassemblés en un document unique qui relate les réactions de tous les présidents de la sous-région après le coup d’État de 1987. Ces réactions révèlent qu’il y avait déjà quelque chose de louche et de sous-jacent dans la nuit du 4 août. Parmi ces manuscrits, il y a le document du discours que le Président Thomas Sankara devait prononcer le 15 octobre 1987. Je vous avoue que s’il avait réussi à le prononcer, il n’y aurait plus eu aucun prétexte officiel pour l’assassiner», a confié Dr Jean Hubert Bazié à l’issue de la remise de sa contribution pour la réhabilitation de la mémoire et de l’œuvre de Thomas Sankara.

Dr Jean Hubert Bazié, ancien compagnon du Président Thomas Sankara, a remis un lot de documents sur la période révolutionnaire

Les documents remis sont destinés au Ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme qui coordonne le processus de collecte des documents se rapportant à la période révolutionnaire. Et c’est à Jean Noël Bonkoungou, conseiller du ministre Pingwendé Gilbert Ouédraogo que l’honneur est revenu de réceptionner ce premier lot de documents détenus par l’ancien directeur de la presse présidentielle et directeur de publication de ‘’L’Intrus’’.

«Une source d’inspiration pour la jeunesse du Burkina»

Jean Noël Bonkoungou, conseiller du ministre Pingwendé Gilbert Ouédraogo, a réceptionné le fonds documentaire révolutionnaire

«C’est un lot que nous allons rendre accessible, et qui sera utile aux étudiants et à la jeunesse du Burkina Faso, pour qu’ils puissent mieux comprendre la Révolution de 1983 à 1987.  Si l’on ne se remémore pas ce que contient notre histoire, il est très difficile de se projeter dans l’avenir. Ces artefacts seront une source d’inspiration pour la jeunesse de notre pays», s’est félicité le conseiller Jean Noël Bonkoungou.

Il est à noter qu’au nombre des documents remis figurent également la directive des Comités de défense de la Révolution, le Plan de développement populaire, le plan quinquennal. Le restant du fonds documentaire révolutionnaire du Dr Bazié sera également remis au Ministère de la Culture.

Des témoignages poignants pendant la conférence

Daouda Traoré, ancien compagnon de Thomas Sankara, a témoigné sur son attachement à la jeunesse

Les participants à la présente conférence pédagogique de Jean Hubert Bazié à l’Université Aube Nouvelle ce 1 mai, ont eu droit de poignants et émouvants témoignages de la part des acteurs de la Révolution d’août 1983.

«Thomas Sankara aimait la jeunesse et n’hésitait pas à lui confier des responsabilités pour peu que l’on soit engagé et défenseur actif de la cause de la Révolution. Ainsi, à 23 ans, il m’a confié la direction générale des douanes et à 26 ans le Bureau des ONG et Associations.», a confié le Daouda Traoré, ancien compagnon de Thomas Sankara.

«Quand il s’agissait d’appliquer les principes révolutionnaires, Sankara ne faisait pas de favoritisme, ni dans le népotisme. Quand un proche violait les principes, c’est la même rigueur de la loi qui s’appliquait. Avec lui, la justice sociale, l’équité, la dignité, l’égalité des citoyens étaient réelles», ont témoigné la plupart des intervenants.

«Comme la plupart des révolutionnaires authentiques, Thomas Sankara défendait des valeurs universelles qui restent et resteront d’actualité. Or, ses bourreaux en s’en prenant à lui, pensaient porter un coup d’arrêt à ses idéaux humanistes universels», a conclu le conférencier Bazié, exhortant les jeunes à s’intéressant à l’histoire politique et à se l’approprier pour construire l’avenir du Burkina Faso à partir des bases solides.

Martin Philippe

Ph. Marc Dikoudogo

Burkina Demain

Banfora : L’an II de la journée des coutumes et traditions commémoré

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Le jeudi 15 mai 2025, les adeptes de la religion traditionaliste de Banfora, chef-lieu des Cascades, ont envahi la place du rond-point du paysan noir afin de se mettre en communion avec les mânes des ancêtres. Des notabilités coutumières, des dozos, des bôrôfing, et diverses autres personnes de ressources garants de la tradition ont solennellement vivifié cette cérémonie à travers des sacrifices et des offrandes en la mémoire des ancêtres. Ainsi, comme le veulent les coutumes et traditions :  poulets, chèvres, moutons et mêmes bœufs, ont été immolés pour rétablir cette connexion spirituelle.

Organisée par le Cantonnat de Banfora avec à sa tête sa Majesté Fadouga II, la cérémonie de commémoration ce 15 mai 2025 dans la cité du Paysan noir, a connu une très forte mobilisation des populations. Des notabilités coutumières, des dozos, des bôrôfing, et diverses autres personnes de ressources garants de la tradition étaient de la partie.

En parfaite symbiose, Sa Majesté Fadouga II et ses pairs distingués ténors des coutumes et de la tradition dont les dozos et aussi les bôrôfing ont révélé aux yeux de l’assistance les signes des bénédictions exaucées par les mânes. Alors, ceux-ci ont également faits des rituels pour assurer perpétuellement la cohésion sociale et aussi protéger la population contre les ennemis qu’ils soient de l’extérieur ou de l’intérieur.

Gratitude et bénédictions des maîtres des coutumes

Sa Majesté Fadouga II, Chef de canton de Banfora, se prêtant à la presse

«Nous saluons la population de Banfora ; hommes femmes, vieux, jeunes et enfants ; tous ceux qui sont venus suivre cette cérémonie. Cette coutume c’est pour tout le monde que nous l’avons célébrée. Nous ne l’avons pas fait pour une seule personne, ni pour nous seuls. Nous l’avions faite pour le pays, pour le peuple burkinabè. Que les mânes des ancêtres et les génies se lèvent pour protéger la ville de Banfora et ses environnantes. Que les mânes des ancêtres et les génies se lèvent pour protéger la ville de Banfora et ses environnants contre tout ennemi qui tenterait de s’attaquer à sa population, à ses FDS et VDP ! Pour tout ennemi de l’intérieur ou de l’extérieur qui veut déstabiliser le pouvoir du Président du Faso Capitaine Ibrahim Traoré, que les mânes des ancêtres et les génies l’anéantissent ! Que Dieu donne la force et la longévité au Président Ibrahim Traoré ! », a indiqué Sa Majesté Fadouga II, Chef de Canton de Banfora.

«Invocations pour  débarrasser la terre de Banfora des impuretés»

«Je suis l’un des  bôrôfing qui sont les émissaires des ancêtres. Nous sommes venus apporter notre partition et nous associer aux notables coutumiers pour invoquer les mânes des ancêtres afin de détruire toutes les impuretés qui se trouvent sur la terre de Banfora. Des poulets ont été tués à cet effet.  Partout où les ancêtres lancent un appel ils doivent y répondre. Comme nos notables coutumiers disent qu’ils se rassemblent aujourd’hui, c’est inadmissible que les bôrôfing manquent à cet appel. Donc, nous sommes venus apporter notre partition et nous associer aux notables coutumiers pour invoquer les mânes des ancêtres afin de détruire toutes les impuretés qui se trouvent sur la terre de Banfora. Des poulets ont été tués à cet effet. Vous nous avez vus sur la place aujourd’hui comme pour l’année passée.», a ajouté pour sa part Soma Tikan Issouf, Conseiller coutumier auprès du Chef de canton de Banfora et responsable des bôrôfing des Cascades.

Des citoyens fiers de leurs coutumes et traditions

Par ailleurs, pour bon nombre de citoyens, on ne doit jamais avoir honte d’adorer ce que nos ancêtres nous ont légué comme héritage. Leurs croyances, leurs rites, leur vision du monde sont le socle de notre identité. Ces citoyens sont donc fiers des coutumes et traditions.  D’où un appel à la sauvegarde et à la transmission de ces valeurs culturelles.

Soumaîla Soma, Banfora

Burkina Demain

Sonko au Burkina : Le PM sénégalais reçu par le Président du Faso

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Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko chaleureusement accueilli par le Capitaine Ibrahim Traoré

Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a accordé, ce vendredi en début d’après-midi, une audience au Premier ministre de la République du Sénégal, Ousmane SONKO, en visite de travail de 48 heures au Burkina Faso.

«VISITE DU PREMIER MINISTRE SENEGALAIS A OUAGADOUGOU

– Le Sénégal solidaire du Burkina Faso dans la situation sécuritaire

– Participer à la célébration de Thomas SANKARA, digne fils d’Afrique

(Ouagadougou, 16 mai 2025). Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a accordé, ce vendredi en début d’après-midi, une audience au Premier ministre de la République du Sénégal, Ousmane SONKO, en visite de travail de 48 heures au Burkina Faso.

Accompagné de son homologue burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO, le Premier ministre sénégalais a eu des échanges fructueux avec le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ. Au cours de cette audience avec le Chef de l’État, le Premier ministre SONKO a exprimé la solidarité du Président sénégalais Bassirou Diomaye Diakhar FAYE et de son peuple au Burkina Faso face à la situation sécuritaire.

Il s’agit de « transmettre un message de soutien absolu au Président TRAORÉ, à tout son gouvernement, au peuple burkinabè dans leur lutte contre ce terrorisme qui leur a été imposée, et envisager toute possibilité de collaboration et de soutien face à cette épreuve », indique le Premier ministre Ousmane SONKO.

Pour lui, il est illusoire de penser que cette épreuve subie par le Burkina Faso, le Mali et le Niger restera simplement dans les frontières de ces pays. Aucun pays de la sous-région, selon lui, ne sera épargné par cette gangrène, si elle continue de s’étendre à travers l’Afrique de l’Ouest.

«C’est pourquoi, le Sénégal, au-delà de la manifestation de la solidarité n’exclura aucune forme de collaboration pour soutenir nos frères dans cette épreuve », affirme l’hôte du Président du Faso.

Célébrer Thomas SANKARA, digne fils de l’Afrique

Cette visite à Ouagadougou du Premier ministre SONKO s’inscrit dans le cadre de l’inauguration du Mausolée Thomas-SANKARA « pour participer à la célébration d’un grand et digne fils de l’Afrique, d’un leader qui illumine depuis quelques décennies tous les combats patriotiques, panafricanistes et souverainistes du continent».

Ce séjour sera également une occasion pour lui et sa délégation d’avoir une séance de travail avec le gouvernement burkinabè sur un certain nombre de thématiques de coopération entre les deux pays. Dans le cadre bilatéral, le Sénégal envisage, selon son Premier ministre la poursuite et le renforcement de sa coopération avec le Burkina Faso, très riche d’une vingtaine d’accords.

«Le Président du Faso a réitéré son ouverture et celle du Burkina Faso à rester un facteur d’unité africaine, d’unité dans la sous-région, un facteur d’ouverture dans la collaboration à la fois économique et sécuritaire », soutient le Premier ministre de la République du Sénégal qui dit sortir satisfait et réconforté de cette audience avec le Chef de l’État.

Direction de la communication de la Présidence du Faso »

Journée des coutumes & traditions : Le Ministre Gouba en immersion à Pô

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A l’occasion de la commémoration ce jeudi 15 mai de la Journée des coutumes et traditions, le Ministre de l’Energie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba, a fait le déplacement de Pô, chef-lieu de la province du Nahouri, où elle a pris part à cérémonie consacrée à ladite Journée.

Le Ministre de l’Energie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba  (micro, à Pô; à ses côtés, son collègue du MENAPL

«Commémoration de la Journée des coutumes et des traditions

Le Ministre  GOUBA fait une immersion à Pô

Le Ministre de l’Energie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré GOUBA, a pris part à la célébration de la Journée nationale des coutumes et traditions,  le 15 mai 2025 à Pô dans la province du Nahouri.

Hymne national chanté en langue kasena, allocutions, habillement typique de la région,  bénédictions des chefs coutumiers, remise de dons, danses  et démonstrations diverses ont ponctué cette  belle commémoration de la Journée des coutumes et des traditions à  Pô.

Elle a été rehaussée par la présence du Ministre de l’Energie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré GOUBA en compagnie de son collègue en charge de l’Enseignement de base, Jacques Sosthène DINGARA, patron de la cérémonie et du Gouverneur de la Région du Centre-Sud, Massadalo  Yvette NACOULMA /SANOU.

« Coutumes et traditions: quel héritage legué pour la promotion de la cohésion sociale et de la résilience ». C’est sous ce thème que cette édition a été célébrée.

Dans son allocution, le Ministre GOUBA, a indiqué que la célébration de la journée des coutumes et traditions instituée par le Gouvernement vise entre autres à réaffirmer la laïcité de l’Etat en offrant un cadre de promotion des valeurs et pratiques ancestrales.

A en croire le Ministre GOUBA, « les coutumes et traditions ont joué et jouent un rôle prépondérant dans la promotion du vivre ensemble et la cohésion sociale. » De ce fait, il a invité à puiser dans les coutumes et traditions, les armes nécessaires pour renforcer davantage la cohésion sociale, le vivre ensemble et la paix au Burkina Faso.

L’organisation de cette initiative au niveau provincial a été portée par Samuel TAHOURA, natif de la localité. Il a salué l’institutionnalisation de cette journée par le gouvernement et s’est dit satisfait de la mobilisation.

La cérémonie a été l’occasion de magnifier la culture des communautés Kasena et Nankana disséminées entre le Burkina et le Ghana. C’est ce qui justifie la présence d’une forte délégation ghanéenne à cette commémoration. Mais

bien avant la cérémonie, les membres du gouvernement ont rendu visite à sa Majesté le Pô-Pê pour recevoir ses bénédictions.

Direction de la Communication et des Relations Presse»

Dette des pays africains : «L’Afrique a une solution», dixit Secrétaire exécutif de la CEA Claver Gatete

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Claver Gatete, secrétaire général adjoint de l’Organisation des Nations Unies et Secrétaire exécutif de la CEA, a planté le décor la question de la dette sur le continent

«En 2024, la dette publique totale de l’Afrique a atteint 1 860 milliards de dollars, avec des ratios moyens dette/PIB qui sont passés de 44,4 % en 2015 à 66,7 % aujourd’hui. À l’échelle du continent, plus de 20 pays africains sont déjà en situation de surendettement ou menacent d’y sombrer. Lorsque le paiement de la dette dépasse le cumul des investissements dans la santé et l’éducation, nous devons nous interroger sur la viabilité et le coût humain de notre trajectoire fiscale. Pouvons-nous – ou devrions-nous – accepter cette réalité dans laquelle le remboursement de la dette prime sur la protection de la vie humaine et le développement du capital humain ? ».

Claver Gatete, secrétaire général adjoint de l’Organisation des Nations Unies et Secrétaire exécutif de la CEA lors de son intervention

C’est là un extrait poignant du secrétaire général adjoint de l’Organisation des Nations Unies et Secrétaire exécutif de la CEA Claver Gatete à la première conférence de l’Union africaine sur la dette tenue les 12-14 mai 2025 à Lomé sous le thème : «L’Agenda africain de gestion de la dette publique : restaurer et préserver la viabilité de la dette». Voici l’intégralité de son intervention.

«Monsieur Faure Gnassingbé, Président du Conseil de la République togolaise,

Monsieur John Dramani Mahama, Président de la République du Ghana,

Monsieur Moses Vilakazi, Commissaire à l’agriculture, au développement rural, à l’économie bleue et à l’environnement durable, Commissaire par intérim au développement économique, au commerce, au tourisme, à l’industrie et aux minéraux,

Monsieur Essowè Georges Barcola, Ministre de l’économie et des finances du Togo,

Mesdames et Messieurs les Ministres,

Mesdames et Messieurs les représentants,

Chers et chères collègues, chers partenaires,

C’est un privilège pour moi de m’adresser à vous aujourd’hui à l’occasion de cette conférence inaugurale historique de l’Union africaine sur la dette, qui a pour thème : « L’Agenda africain de gestion de la dette publique : restaurer et préserver la viabilité de la dette ».

Je tiens tout d’abord à féliciter S. E. M. Faure Gnassingbé, Président de la République togolaise, ainsi que la Commission de l’Union africaine, d’avoir organisé cette réunion indispensable, qui se tient à un moment décisif du parcours de développement de l’Afrique.

Excellences,

Cette conférence ne pourrait être plus opportune.

Sur tout le continent, l’accès aux financements à des conditions favorables se réduit, tandis que la progressivité des droits affaiblit l’accès aux marchés pour les produits africains.

Pour nombre de nos pays, cela se traduit par des coûts d’emprunt plus élevés, des recettes d’exportation moindres et des budgets plus serrés, dans une période où l’expansion budgétaire est essentielle pour une croissance inclusive.

Au moment où nous parlons, l’Afrique n’est pas seulement aux prises avec une crise de la dette ; elle se heurte à une crise du développement, où le service de la dette est en concurrence directe avec la santé, l’éducation, les infrastructures et le droit fondamental au développement.

La question est la suivante : de quel genre de solution avons-nous besoin, et quand pouvons-nous la mettre en œuvre avec l’urgence qui s’impose ?

Commençons par les faits qui donnent à réfléchir.

En 2024, la dette publique totale de l’Afrique a atteint 1 860 milliards de dollars, avec des ratios moyens dette/PIB qui sont passés de 44,4 % en 2015 à 66,7 % aujourd’hui.

À l’échelle du continent, plus de 20 pays africains sont déjà en situation de surendettement ou menacent d’y sombrer.

Lorsque le paiement de la dette dépasse le cumul des investissements dans la santé et l’éducation, nous devons nous interroger sur la viabilité et le coût humain de notre trajectoire fiscale.

Pouvons-nous – ou devrions-nous – accepter cette réalité dans laquelle le remboursement de la dette prime sur la protection de la vie humaine et le développement du capital humain ?

Il est par ailleurs inacceptable qu’aujourd’hui, seuls deux pays africains soient jugés propices aux investissements par les agences de notation.

Est-ce à dire que nos fondamentaux sont si faibles, ou sommes-nous évalués à l’aune de méthodes dépassées et de perceptions étroites qui ne tiennent pas compte du potentiel de l’Afrique ?

Et si l’Afrique, qui détient 30 % des minerais essentiels du monde, 60 % de ses terres arables et la population la plus jeune de la planète, n’est pas considérée comme une destination prometteuse pour les investissements, alors qui le sera ?

Oui, nous devons donner aux pays les moyens d’améliorer leur note, mais la transparence est un enjeu majeur.

Il n’en reste pas moins, Excellences, qu’il nous faut également affronter la réalité d’un paysage mondial en mutation.

Les bouées de sauvetage financières internationales sur lesquelles nous comptions autrefois, y compris l’aide publique au développement, sont en train de disparaître.

Aujourd’hui, 83 % des programmes de l’USAID ont été annulés, et les partenaires traditionnels resserrent leurs budgets.

Dans le même temps, le coût du capital s’est accru, et le cadre commun du G20 reste malheureusement lent, opaque et biaisé par les créanciers.

Face à ces vents contraires, nous n’avons d’autre choix que de tracer une nouvelle voie, audacieuse et fondée sur des principes.

À cet égard, permettez-moi d’énoncer cinq impératifs cruciaux pour remodeler le paysage de la dette africaine et restaurer la souveraineté budgétaire.

Premièrement, nous devons repenser la dette, comme outil de développement et non de destruction.

Il nous faut garder à l’esprit que la dette n’est pas mauvaise en soi ; ce qui compte, c’est l’usage qui en est fait.

De ce point de vue, la CEA préconise une approche axée sur le développement, où l’emprunt soit lié à des investissements productifs dans l’énergie, les infrastructures, l’industrie et les services connexes.

Pour le dire simplement, nous devons cesser d’emprunter pour consommer, et plutôt emprunter pour transformer.

Deuxièmement, nous devons approfondir la transparence et renforcer l’administration de la dette.

L’Afrique a besoin de stratégies globales, dont la mise en œuvre soit dirigée par les pays et qui tiennent compte de tous les passifs, y compris ceux des entreprises publiques.

La transparence doit évoluer vers une culture de la responsabilité, de manière à renforcer la confiance tant des citoyens que des investisseurs.

À cette fin, la CEA travaille en étroite collaboration avec les gouvernements africains pour leur fournir un soutien technique, des analyses de la dette et des outils numériques pour l’administrer.

Troisièmement, nous devons réformer sans plus attendre l’architecture financière mondiale.

Le système actuel n’est malheureusement plus adapté.

Il faut transformer le cadre commun du G20 pour le rendre prévisible, inclusif et équitable.

Celui-ci doit également accueillir les pays à revenu intermédiaire, amener rapidement les créanciers privés à la table des négociations et suivre les neuf principes fondamentaux de l’ONU, qui vont des préoccupations de durabilité à l’immunité de l’État.

Dans cet esprit, nous devons accélérer la mise en place d’une agence africaine de notation, qui appréhende correctement les réalités de l’Afrique, reflète son potentiel et rétablisse l’équité dans la perception mondiale du risque présenté par le continent.

Il ne s’agit pas de remplacer les agences de notation existantes, mais de les compléter en apportant plus de transparence.

Quatrièmement, il est impératif de développer les financements novateurs et les financements verts.

L’Afrique doit donner l’exemple en déployant des instruments comme les obligations vertes et les obligations bleues, et en gérant la dette dans une logique de viabilité pour débloquer des capitaux sans effet préjudiciable sur le climat.

Par ailleurs, la conversion de dettes en mesures en faveur du climat et de la nature offre des moyens d’alléger la pression budgétaire tout en investissant dans notre planète.

Des pays comme Cabo Verde, le Gabon, les Seychelles et le Maroc montrent déjà la voie, et la CEA reste déterminée à fournir le soutien technique nécessaire, à renforcer les capacités et à défendre des initiatives telles que la Coalition pour la dette durable.

Cinquièmement, nulle solution ne saurait être complète sans une mobilisation renforcée des ressources nationales.

Il faut donc élargir et numériser notre assiette fiscale, endiguer les fuites, tirer parti de la technologie et lutter contre les flux financiers illicites qui coûtent à l’Afrique plus de 88 milliards de dollars chaque année.

Cela suppose également de développer des marchés financiers solides et inclusifs, capables de canaliser l’épargne nationale vers des investissements productifs, de proposer des financements à long terme pour le secteur privé et de réduire la dépendance à l’égard de la dette extérieure.

Et n’oublions pas la ZLECAf, qui constitue la réponse structurelle la plus puissante de l’Afrique.

En créant un marché unique africain de 1,5 milliard de personnes, elle peut stimuler les chaînes de valeur régionales, l’industrialisation, la création d’emplois et la mobilisation de recettes, de sorte que le continent soit moins tributaire des emprunts extérieurs et plus résilient sur le plan budgétaire.

Excellences,

Mesdames et Messieurs les représentants,

Pour conclure, permettez-moi de vous assurer que malgré l’ampleur des défis auxquels nous sommes confrontés, l’Afrique n’est pas sans solutions.

La Commission économique pour l’Afrique est toujours prête à travailler avec vous, à chaque étape, pour institutionnaliser cette plateforme dirigée par l’Afrique, concevoir des cadres pour un endettement tolérable, renégocier des passifs lourds et fournir des outils et des solutions qui s’inscrivent dans le contexte africain, afin de renverser le cours de notre histoire.

Je vous remercie».

Médias & Lutte anti-terroriste au Burkina : Un pacte pour s’impliquer davantage

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Photo de famille des signataires du Pacte des médias burkinabè contre le terrorisme et pour la reconquête territoriale

Avec ce pacte inclusif signé ce mercredi 14 mai 2025 à Ouagadougou, les promoteurs et professionnels des médias du Burkina Faso réaffirment davantage leur engagement aux côtés du Gouvernement dans la lutte contre le terrorisme et la reconquête territoriale.

Les membres du présidium à l’ouverture de la signature du Pacte : le président du CSC Louis Modeste Ouédraogo (au milieu) ; le modérateur général des travaux Baba Hama, journaliste et ancien ministre de la culture (à gauche) ; le président de l’OBM, Hamado Ouangraoua (à droite)

«Nous venons là de poser un acte historique, hautement citoyen, qui vient confirmer le niveau d’engagement de toute la presse nationale dans la défense de l’intérêt général et la sauvegarde de l’unité nationale», s’est félicité le président du Conseil supérieur de la communication (CSC), Louis Modeste Ouédraogo.

L’institution en charge de la régulation de la communication publique au Burkina Faso a en effet facilité l’avènement de ce pacte patriotique signé par les représentants des différentes composantes de la presse nationale à savoir les télévisions, les radios, la presse écrite et la presse en ligne.

Dr Cyriaque Paré, fondateur de Lefaso.net apposant sa signature au bas du document au compte des médias en ligne

Ainsi, Galip Somé, DG de la RTB a signé pour les comptes des télévisions tandis que Aboubacar Zida, PDG de Savane Médias signait au compte des radios. Au niveau des médias en ligne, c’est Dr Cyriaque Paré, fondateur de Lefaso.net qui a apposé sa signature au bas du document. Pour la presse écrite, l’honneur est revenu au Directeur de Publication du Quotidien Souleymane Traoré de signer. Du côté du CSC, c’est le président Wendingoudi Louis Modeste Ouédraogo qui a signé. C’est le président Hamado Ouangraoua a signé pour l’OBM.

Document bâti autour de 4 parties

Les signateurs  du Pacte des médias burkinabè contre le terrorisme…face à l’assistance

Outre le préambule qui évoque le contexte de crise sécuritaire et rappelle des constats et généralités ; le document du présent pacte des médias est bâti essentiellement autour de 3 parties.

La partie sur les engagements des médias à contribuer entre autres, à la reconquête territoriale sur le front notamment de l’information et de la communication, convaincus de leur responsabilité sociale ; à la promotion de la paix, de la cohésion sociale entre les différentes communautés du pays.

La deuxième partie est relative aux attentes des médias vis-à-vis du gouvernement, de l’Etat. Enfin la troisième partie concerne les engagements du Conseil supérieur de la communication et de l’Observatoire Burkinabè des Médias. Le CSC et l’OBM ont, entre autres, pour responsabilités, de d’accompagner et faciliter la mise en œuvre du Pacte des médias Burkinabè contre le terrorisme et pour la reconquête territoriale.

Martin Philippe

Burkina Demain

Compte rendu du Conseil des Ministres du 14 Mai 2015

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D'importantes décisions ont été prises au cours du Conseil de ce jeudi 22 Janvier 2026

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 14 mai 2025, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 13 H 53 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger. Compte rendu.

I DELIBERATIONS

I 1 AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

Le Conseil a adopté un décret portant création de l’Institut des Peuples Noirs/Farafina (IPN/Farafina).

Dans son message à la Nation du 31 décembre 2024, Son Excellence Monsieur le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORE, a clairement exprimé sa volonté de restaurer l’ex-Institut des peuples noirs (IPN), pour en faire une structure d’attraction intellectuelle et identitaire, destinée à accueillir les peuples noirs du monde entier, à sauvegarder leurs héritages culturels et à moderniser les savoirs endogènes. La création de l’Institut des Peuples Noirs/Farafina est la traduction concrète de cette vision du Chef de l’Etat.

Cet institut est une structure panafricaine à vocation scientifique, idéologique, diplomatique et culturelle. Il a pour mission d’œuvrer  à la réaffirmation des idéaux de souveraineté, de panafricanisme et de renaissance culturelle africaine.

L’IPN est une initiative du Président Thomas SANKARA portée sur les fonts baptismaux au cours d’un symposium international tenu en 1986 à Ouagadougou en réponse à la négation du rôle et de la contribution des Africains dans l’histoire du monde. Cet Institut a connu de nombreuses difficultés dans son fonctionnement avant de disparaître dans le tourbillon des actions d’effacement de la mémoire du Capitaine Thomas SANKARA.

L’adoption de ce décret permet de créer l’Institut des Peuples Noirs/Farafina et de réaffirmer le leadership du Burkina Faso dans la promotion du panafricanisme.

I 2 AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS

Le Conseil a adopté un décret portant modification du décret n°2025- 0096/PRES/PM/MDAC du 12 février 2025 portant organisation du ministère de la Défense et des anciens combattants.

Cette modification consacre la création d’une institution d’enseignement militaire supérieur au Burkina Faso.

Depuis son accession à l’indépendance, le Burkina Faso dépend quasi exclusivement de la formation à l’étranger pour le perfectionnement de ses officiers supérieurs, ce qui limite l’effectif des personnels bénéficiaires en raison des coûts élevés. En outre, il est noté une inadéquation contextuelle du contenu des programmes et une dépendance stratégique vis-vis des pays d’accueil.

Face à cette situation, la création d’une institution d’enseignement militaire supérieur au Burkina Faso apparait comme une nécessité stratégique. Sa mise en place s’inscrit dans une logique de renforcement de la résilience nationale face aux menaces multiformes et de professionnalisation durable des Forces armées nationales.

Cette institution d’enseignement militaire supérieur a entre autres pour attributions :

– de former localement une élite militaire dotée de compétences en stratégie, commandement, gestion de crise et géopolitique ;

– d’adapter les curricula aux réalités sécuritaires nationales et sous- régionales ;

– de renforcer la souveraineté du pays en matière de formation militaire de haut niveau ;

– de promouvoir la recherche dans les domaines de la défense et de la sécurité ;

– de développer une coopération sous-régionale et régionale par l’accueil d’officiers de pays voisins ou amis afin de contribuer à la sécurité collective.

L’adoption de ce décret permet la modification du décret portant organisation du ministère de la Défense et des anciens combattants pour prendre en compte la création d’une institution d’enseignement militaire supérieur.

I 3 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

Le Conseil a adopté trois (03) rapports.

Le premier rapport est relatif à la location d’immeubles.

Il s’agit de la location de deux (02) immeubles à Ouagadougou et à Gaoua au profit des ministères en charge de l’Economie et de l’Enseignement secondaire.

L’adoption de ce rapport permet la location desdits immeubles en vue d’offrir de meilleures conditions de travail aux agents publics de l’Etat et de service aux usagers clients de l’administration.

Le deuxième rapport est relatif à un projet de décret portant érection du Centre hospitalier régional de Fada N’Gourma (CHR-FG) en Centre hospitalier régional universitaire de Fada N’Gourma (CHRU-FG).

Cette érection mettra désormais le Centre hospitalier régional de Fada N’Gourma dans la catégorie des hôpitaux universitaires et à ce titre, il fonctionnera selon le statut particulier des centres hospitaliers universitaires.

L’objectif de cette transformation est de contribuer à la décentralisation de la formation supérieure et de la recherche en sciences de la santé en offrant des terrains d’apprentissage aux apprenants et de recherche aux praticiens.

L’adoption de ce décret permet d’ériger le Centre hospitalier régional de Fada N’Gourma en Centre hospitalier régional universitaire et de doter la région de l’Est d’un centre hospitalier de référence pour les soins, l’enseignement supérieur et la recherche en santé.

Le troisième rapport est relatif à un projet de décret portant organisation et fonctionnement de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF).

Ce décret vise l’application de la loi n°046-2024/ALT du 30 décembre 2024 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive au Burkina Faso.

L’adoption de ce décret permet de renforcer la mission de la Cellule nationale de traitement des informations financières pour la rendre plus opérationnelle en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux, de financement du terrorisme et de prolifération des armes de destruction massive.

I 4  AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret porte modalités de mise en demeure du fonctionnaire d’Etat pour abandon de poste ou refus de rejoindre le poste assigné.

La loi n°081-2015/CNT du 24 novembre 2015 portant statut général de la Fonction publique d’Etat, en son article 190, renvoie à la prise d’un texte règlementaire pour définir les modalités de mise en demeure du fonctionnaire d’Etat pour abandon de poste ou refus de rejoindre le poste assigné.

Cependant, près d’une décennie après l’entrée en vigueur de ladite loi, la procédure de mise en demeure se fait toujours conformément à l’ancien décret n°98-374/PRES/PM/MFPDI/MEF du 15 septembre 1998 portant modalités de mise en demeure des fonctionnaires et contractuels de l’Etat en cas d’abandon de poste ou refus de rejoindre le poste assigné. Ce décret vise l’application de la loi n°081-2015/CNT du 24 novembre 2015 portant statut général de la Fonction publique d’Etat.

Le décret comporte les innovations suivantes :

– l’application des dispositions dudit décret uniquement aux fonctionnaires régis par le statut général de la Fonction publique d’Etat ;

– la constatation de l’abandon de poste désormais par un rapport du supérieur hiérarchique immédiat, ou d’un des supérieurs dans la ligne hiérarchique ;

– l’élargissement des canaux de diffusion du communiqué de mise en demeure ;

– le changement de l’autorité chargée d’enclencher la procédure de mise en demeure en cas de refus de rejoindre le poste assigné qui est désormais l’autorité bénéficiaire de l’affectation ou de la mise à disposition au lieu de celle investie du pouvoir d’affectation ;

– la précision de la date d’effet du licenciement pour refus de rejoindre le poste assigné qui prend désormais effet à compter de la notification de l’acte de mise à disposition ou d’affectation afin de mettre fin aux diverses interprétations.

L’adoption de ce décret permet d’actualiser les textes de mise en demeure du fonctionnaire d’Etat pour abandon de poste ou refus de rejoindre le poste assigné.

Le second décret porte modalités de notification des actes administratifs à caractère individuel du fonctionnaire d’Etat.

La notification des actes administratifs individuels est une mesure de publicité qui a pour objet d’avertir le destinataire d’un acte qu’une mesure administrative a été prise à son égard. Elle s’opère par la remise aux personnes intéressées d’une ampliation de l’acte à notifier. C’est ainsi qu’aux termes de l’article 75 de la loi n°081-2015/CNT du 24 novembre 2015 portant statut général de la Fonction publique d’Etat, il est prescrit qu’à l’exclusion des actes publiés au

Journal Officiel, tous les actes concernant sa situation administrative lui soient notifiés. Il en résulte que la notification est la condition d’entrée en vigueur des actes individuels et le point de départ du délai de recours pour excès de pouvoir.

Cependant, force est de constater que les modalités de notification des actes administratifs aux agents publics ne sont toujours pas définies. Cette situation porte atteinte aux droits des agents publics et cause préjudice aux intérêts de l’Etat sur le plan du contentieux.

L’adoption de ce décret permet de se conformer à la loi n°081-2015/CNT du 24 novembre 2015 portant statut général de la Fonction publique d’Etat concernant les modalités de notification des actes administratifs à caractère individuel du fonctionnaire d’Etat.

I 5 AU TITRE DU MINISTERE DE LA TRANSITION DIGITALE, DES POSTES ET DES COMMUNICATIONS ELECTRONIQUES

Le Conseil a adopté un décret portant modalités d’inscription des données biographiques et biométriques, de délivrance de l’identifiant unique électronique de la personne physique et procédure de rectification dans le registre national de l’identifiant unique.

Ce décret est une application de la loi n° 027-2024/ALT du 11 octobre 2024 portant identification électronique de la personne physique. Il précise la procédure de rectification des données biographiques et biométriques inexactes ou incomplètes contenues dans le registre national de l’identifiant unique, d’une part et les modalités d’inscription des données biographiques et biométriques, d’autre part.

L’adoption de ce décret permet au Burkina Faso de se doter de textes règlementaires adéquats relatifs à la délivrance de l’identifiant unique.

I 6 AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT

Le Conseil a adopté un décret portant préfixation des délais de délivrance des licences d’affaires.

Depuis avril 2009, le Gouvernement a entrepris de simplifier et rationaliser les procédures d’obtention des licences d’affaires. Ces licences comprennent toutes les autorisations nécessaires pour le démarrage et le fonctionnement des activités économiques.

C’est ainsi que le décret n°2013-1151/PRES/PM/MICA/MRAH/MCT du 12 décembre 2013 portant détermination d’un délai préfixé de délivrance de 109 licences d’affaires et le décret n°2014-546/ PRES/PM/MICA/MEF du 24 juin 2014 portant détermination des délais préfixés dans la délivrance de 63 licences d’affaires ont été adoptés.

Cependant, un diagnostic fait en 2023 a révélé des difficultés administratives, financières et de collaboration entravant la mise en œuvre desdits décrets. Ce décret vise l’abrogation des deux (02) décrets ci-dessus cités.

Les innovations majeures du décret portant préfixation des délais de délivrance des licences d’affaires sont :

– l’exclusion de 91 licences d’affaires relevant des domaines de la souveraineté de l’Etat, notamment la santé publique, l’environnement et la sécurité ;

– l’exclusion de 26 licences, de la liste des licences d’affaires à délais préfixés nécessitant une enquête de moralité dans leur processus de délivrance ;

– l’instauration de nouveaux délais de délivrance de certaines licences d’affaires afin de mieux se conformer à la réalité ;

– l’inscription de 66 nouvelles licences sur la liste des licences d’affaires à délais préfixés.

L’adoption de ce décret permet de dynamiser et d’optimiser le dispositif institutionnel en vue d’améliorer l’environnement des affaires au Burkina Faso.

I 7 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

Le Conseil a adopté un décret portant licenciement d’un chercheur du Centre national de la recherche scientifique et technologique.

Monsieur Issaka OUEDRAOGO, Mle 216 572 S, Directeur de recherche en physique (physique des matériaux et énergétique), affecté à l’Institut de recherche en sciences appliquées et technologies (IRSAT) relevant du Centre national de la recherche scientifique et technologique, est irrégulièrement absent de son poste de travail depuis le 1er janvier 2025, date de sa prise de service après son autorisation de jouissance de congé administratif.

Malgré le communiqué de mise en demeure radiodiffusé, l’intéressé ne s’est pas présenté jusqu’à expiration du délai.

L’adoption de ce décret permet le licenciement de la Fonction publique de Monsieur Issaka OUEDRAOGO, Mle 216 572 S, Directeur de recherche en physique, pour abandon de poste, conformément au décret n°2015-1366/PRESTRANS/ PM/MESS/MRSI/MS/MEF/MFPTPS du 20 novembre 2015 portant modalités de mise en demeure des enseignants-chercheurs, des enseignants hospitalo-universitaires et des chercheurs en cas d’abandon de poste ou de refus de rejoindre le poste assigné.

II COMMUNICATIONS ORALES

II 1 Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la mobilité a fait au Conseil une communication relative aux résultats de la prévision saisonnière des cumuls pluviométriques des périodes de Juin-juillet-août (JJA) et Juillet-août-septembre (JAS) ainsi que des caractéristiques agro-climatiques de la campagne agropastorale, au titre de l’année 2025.

Durant la période Juin-juillet-août 2025, il est attendu sur les régions de la Boucle du Mouhoun, du Centre-Ouest, du Centre, du Centre-Sud, du Nord, du Centre-Nord, du Sahel, du Plateau-Central et de la moitié Ouest de la région du Centre-Est, des cumuls pluviométriques normales (proche de la moyenne 1991-2020) à tendance excédentaire (supérieurs à la normale).

Sur la région de l’Est et la moitié Est de la région du Centre-Est, une situation déficitaire avec une tendance proche de la normale est probable.

Sur la région des Hauts-Bassins, des Cascades et du Sud-Ouest, une situation excédentaire avec une tendance proche de la normale est probable.

Durant la période Juillet-août-septembre 2025, il est prévu sur l’ensemble du territoire, des cumuls pluviométriques excédentaires à tendance normale.

La prévision saisonnière des paramètres agro-climatiques pour la saison pluvieuse de l’année 2025 donne des dates d’installation tardive à tendance proche de la normale sur les régions du Sahel, du Centre-Nord, du Nord, de l’Est, du Centre-Est, du Centre-Sud, du Centre-Ouest, du Plateau-Central, du Centre et de la Boucle du Mouhoun.

Pour les régions des Hauts-Bassins, des Cascades et du Sud-Ouest, des dates d’installation proches de la normale avec une tendance précoce sont attendues.

Quant à la fin de la saison des pluies, il est attendu pour l’ensemble du pays, une fin tardive avec une tendance normale.

II 2 Le ministre de l’Economie et des finances a fait au Conseil une communication relative à la situation d’exécution du budget et de la trésorerie de l’Etat, exercice 2024, au 31 décembre 2024.

Au 31 décembre, le budget de l’Etat, exercice 2024, a été exécuté à hauteur de 2 947,67 milliards F CFA en recettes et de 3 666,13 milliards F CFA en dépenses pour des prévisions annuelles respectives de 3 155,65 milliards F CFA et de 3 706,12 milliards F CFA.

A fin décembre 2024, au titre de la gestion de la trésorerie, 3 919,20 milliards F CFA ont été encaissés sur des comptes de disponibilités des comptables directs du Trésor, contre 3 709,98 milliards F CFA au 31 décembre 2023, soit un taux de progression annuel de 5,64%.

Le montant des décaissements s’élève à 3 814,86 milliards F CFA contre 3 751,46 milliards F CFA à la même période en 2023, soit un taux de progression annuel de 1,69%. Il se dégage un solde créditeur de 104,34 milliards F CFA.

II 3 Le ministre de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme a fait au Conseil une communication relative à la programmation de la 22e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC).

La 22e édition de la SNC aura lieu du 25 avril au 02 mai 2026 à Bobo-Dioulasso sous le thème : «Culture, jeunesse et transmission des valeurs sociales».

Ce thème s’inscrit en droite ligne de la volonté du Gouvernement de lutter contre la déperdition des valeurs culturelles fondamentales de la société et de promouvoir le retour aux valeurs sociétales qui ont jadis caractérisé le Burkinabè.

En prélude à la tenue de cette 22e édition, des phases éliminatoires dénommées « Semaines régionales de la culture » se dérouleront du 06 septembre au 09 novembre 2025 dans toutes les régions du Burkina Faso et au profit de la diaspora burkinabè vivant dans les pays voisins que sont, la Côte d’Ivoire, le Mali et le Niger.

La Semaine nationale de la culture est une vitrine de promotion et de valorisation de nos cultures et savoirs ancestraux dans leur diversité, un cadre d’échanges et d’acquisition de savoirs sur les us et coutumes des communautés du Burkina Faso.

II 4 Le ministre de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement a fait au Conseil une communication relative à la commémoration de la Journée mondiale de l’environnement, prévue le 05 juin 2025 à Kaya.

Cette Journée vise à attirer l’attention du monde entier sur les problèmes environnementaux afin d’amener les peuples à devenir des agents actifs d’un véritable développement durable.

Au Burkina Faso, elle sera célébrée sous le thème « lutte contre la pollution plastique » et permettra de susciter une prise de conscience des populations sur les enjeux de la pollution due aux plastiques.

III NOMINATIONS

III NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA MOBILITE

– Monsieur Pierre BICABA, Mle 28 409 W, Administrateur civil, 1ère classe, 15e échelon, est nommé Chargé de mission ;

– Monsieur Nadji BANI, Mle 247 540 L, Administrateur civil, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Chef de département de la matérialisation et du suivi des contentieux au Secrétariat permanent de la Commission nationale des frontières.

B AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

– Monsieur Victor SAWADOGO, Mle 104 739 X, Ingénieur d’agriculture, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Chargé de mission ;

– Monsieur Ollé Arnaud KAM, Mle 256 193 C, Conseiller en études et analyses, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Responsable du Programme budgétaire « Economie rurale », cumulativement avec ses fonctions de Directeur général de la promotion de l’économie rurale ;

– Monsieur Bendi TANDAMBA, Mle 285 828 X, Ingénieur d’élevage et de santé animale, 1ère classe, 2e échelon, est nommé Directeur provincial de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques de la Tapoa.

C AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

– Monsieur Lassané DANGO, Mle 91 668 J, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Inspecteur technique du contrôle des marchés publics et des engagements financiers ;

– Monsieur Sidwayan Eric Alphonse KOMPAORE, Mle 54 646 R, Administrateur des services financiers,1ère classe, 14e échelon, est nommé Inspecteur technique du contrôle des marchés publics et des engagements financiers ;

– Monsieur Moussa BATIONO, Mle 59 855 C, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Conseiller fiscal de la Société nationale de gestion des stocks de sécurité (SONAGESS) ;

– Monsieur René DONDASSE, Mle 40 426 S, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Conseiller fiscal de la Société burkinabè d’intrants et de matériels agro-pastoraux (SOBIMAP) ;

– Monsieur Mahamadou DRABO, Mle 59 878 X, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Directeur du contrôle des marchés publics et des engagements financiers du Ministère de la Sécurité ;

– Monsieur Hamadou OUATTARA, Mle 380 160 X, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 2e échelon, est nommé Directeur du Contrôle des marchés publics et des engagements financiers du Centre hospitalier universitaire régional de Ouahigouya ;

– Monsieur Abdoulaye SANGNE, Mle 208 075 H, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Directeur du Contrôle des marchés publics et des engagements financiers du Ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement ;

– Monsieur Inoussa OUEDRAOGO, Mle 33 988 G, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Directeur du contrôle des marchés publics et des engagements financiers de l’Institut de recherche en sciences appliquées et technologies (IRSAT);

– Monsieur Mahama TIETIEMBOU, Mle 216 157 W, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Directeur du Contrôle des marchés publics et des engagements financiers de la Cour de Cassation ;

– Madame Awa Souleymane LANOU / TRAORE, Mle 104 274 P, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 10e échelon, est nommée Directrice du Contrôle des marchés publics et des engagements financiers de l’Agence burkinabè de la cinématographie et de l’audiovisuel (ABCA);

– Madame Téwindé Marie Paulette SANDWIDI, Mle 97 617 J, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 5e échelon, est nommée Directrice du Contrôle des marchés publics et des engagements financiers de l’Agence nationale de promotion du tourisme « FASO TOURISME» ;

– Madame Alima DIABO/CONGO, Mle 32 013 W, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 9e échelon, est nommée Directrice du Contrôle des marchés publics et des engagements financiers de l’Institut des finances publiques du Burkina (IFPB) ;

– Monsieur Rémi KABORE, Mle 239 631 A, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Comptable principal des matières du Fonds d’appui aux activités rémunératrices des femmes (FAARF) ;

– Monsieur Patoudougdi Stéphane OUEDRAOGO, Mle 210 832 F, Contrôleur des services financiers, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Comptable principal des matières de l’Autorité supérieure du contrôle d’Etat et de Lutte contre la corruption (ASCE-LC) ;

– Madame Sita Tiéssala HEMA/TOU, Mle 228 784 J, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 7e échelon, est nommée Comptable principal des matières de l’Agence burkinabè de la cinématographie et de l’audiovisuel (ABCA) ;

– Monsieur Sidgnassa Mahamadi Charlemagne PAMTABA, Mle 334 176 A, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Directeur provincial du Contrôle des marchés publics et des engagements financiers des Banwa.

D  AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE

– Monsieur Adama OUEDRAOGO, Mle 102 412 S, Officier de police, catégorie II, 1er échelon, est nommé Contrôleur des Forces de police ;

– Monsieur Tégawindé Moïse OUEDRAOGO, Mle 245 891 B, Officier de police, catégorie II, 1er échelon, est nommé Contrôleur des Forces de police ;

– Monsieur Aly SAWADOGO, Mle 227 583 D, Officier de police, catégorie II, A2e échelon, est nommé Contrôleur des Forces de police ;

– Monsieur Lébendé ZOMBRE, Mle 33 28, Sous-officier de gendarmerie, est nommé Contrôleur des Forces de police ;

– Monsieur Yakouba ZONGO, Mle 32 66, Sous-officier de gendarmerie, est nommé Contrôleur des Forces de police ;

– Monsieur Alhassane MAIGA, Mle 33 10, Sous-officier de gendarmerie, est nommé Contrôleur des Forces de police ;

– Monsieur Elisé KI, Mle 32 42, Sous-officier de gendarmerie, est nommé Contrôleur des Forces de police ;

– Monsieur Moussa YALOUE, Mle 32 41, Sous-officier de gendarmerie, est nommé Contrôleur des Forces de police.

E AU TITRE DU MINISTERE DES SPORTS, DE LA JEUNESSE ET DE L’EMPLOI

– Monsieur Saïdou Bruno OUEDRAOGO, Mle 211 778 Y, Conseiller de Jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Directeur provincial de la jeunesse et de l’emploi du Ganzourgou ;

– Monsieur Désiré Hyacinthe YELEMOU, Mle 280 525 D, Conseiller en emploi et en formation professionnelle, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur provincial de la jeunesse et de l’emploi du Houet ;

– Monsieur Nouhoun TRAORE, Mle 329 697 U, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur provincial de la jeunesse et de l’emploi de la Kossi ;

– Monsieur Sayouba Paouélguédé OUEDRAOGO, Mle 97 584 J, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Directeur provincial de la jeunesse et de l’emploi du Kourwéogo ;

– Monsieur Fousseni PARE, Mle 220 382 F, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Directeur provincial de la jeunesse et de l’emploi du Mouhoun ;

– Monsieur Marcel ZONGO, Mle 97 595 D, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur provincial de la jeunesse et de l’emploi du Nayala ;

– Monsieur Ousseny OUEDRAOGO, Mle 278 349 J, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Directeur provincial de la jeunesse et de l’emploi du Noumbiel ;

– Monsieur Yohobi TAPSOBA, Mle 237 955 T, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur provincial de la jeunesse et de l’emploi de l’Oubritenga ;

– Monsieur Seydou BELOU, Mle 226 355 C, Conseiller en emploi et en formation professionnelle, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur provincial de la jeunesse et de l’emploi du Sourou ;

– Monsieur Doubassin DEMBELE, Mle 220 374 X, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Directeur provincial de la jeunesse et de l’emploi du Tuy ;

– Monsieur Simphorien HIEN, Mle 94 661 R, Professeur d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur provincial des sports et des loisirs des Balé ;

– Monsieur Emmanuel ZONGO, Mle 207 664 B, Professeur d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 11e échelon, est nommé Directeur provincial des sports et des loisirs du Ganzourgou ;

– Monsieur Tiga KALMOGO, Mle 217 129 P, Professeur certifié d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Directeur provincial des sports et des loisirs du Kourwéogo ;

– Monsieur Pousga Pascal NIKIEMA, Mle 304 319 Y, Maître d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur provincial des sports et des loisirs de la Kossi ;

– Monsieur Yakouba OUEDRAOGO, Mle 94 689 D, Professeur d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Directeur provincial des sports et des loisirs de l’Oubritenga ;

– Monsieur Dieudonné YARO, Mle 217 111 S, Professeur certifié d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur provincial des sports et des loisirs du Sourou.

III 2 NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :

– de la société Faso Transit et Logistique (FTL) au titre du ministère de l’Economie et des finances ;

– de l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (ANSSI) au titre du ministère de la Transition digitale, des postes et des communications électroniques ;

– de l’Agence de promotion de l’expertise nationale (APEN) et du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat ;

– de l’Agence des travaux d’infrastructures du Burkina (AGETIB) au titre du ministère des Infrastructures et du désenclavement ;

– du Centre national des manuels et fournitures scolaires (CENAMAFS) au titre du ministère de l’Enseignement secondaire, de la formation professionnelle et technique ;

– de l’Université Nazi BONI (UNB) et de l’Agence nationale de biosécurité (ANB) au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation ;

– de l’Observatoire national de l’emploi et de la formation (ONEF) au titre du ministère des Sports, de la jeunesse et de l’emploi.

Le Conseil a également procédé à la nomination de Présidents aux Conseils d’administration de l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (ANSSI), du Centre national des manuels et fournitures scolaires (CENAMAFS) et de l’Observatoire national de l’emploi et de la formation (ONEF).

A MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Madame Haoua SORGHO/SOKOUNDO, Mle 212 621 U, Conseiller des affaires économiques,

Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat au Conseil d’administration de la société Faso Transit et Logistique (FTL) pour un premier mandat de trois (03) ans.

B MINISTERE DE LA TRANSITION DIGITALE, DES POSTES ET DES COMMUNICATIONS ELECTRONIQUES

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme Monsieur Borlli Michel Jonas SOME, Mle 102 929 F, Enseignant-chercheur, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de la Transition digitale, des postes et des communications électroniques au Conseil d’administration de l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (ANSSI) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le second décret nomme Monsieur Borlli Michel Jonas SOME, Mle 102 929 F, Enseignant-chercheur, Président du Conseil d’administration de l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (ANSSI) pour un premier mandat de trois (03) ans.

C MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Agence de promotion de l’expertise nationale (APEN) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre de la Primature :

– Monsieur Hakim Tidiane OUATTARA, Mle 251 384 Z, Attaché en études et analyses.

Au titre du ministère des Affaires étrangères, de la coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur :

– Madame Inès BAKIO, Mle 104 407 Y, Conseiller des affaires étrangères, en remplacement de Monsieur Dominique KABORE.

Au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :

– Monsieur Yamatien Ibrahim HEMA, Mle 247 159 P, Conseiller en gestion des ressources humaines.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES EXPERTS DE LA CATEGORIE C

– Monsieur Nessan Désiré COULIBALY, Mle 00 41 672 R , Chargé de recherche.

Le deuxième décret renouvelle le mandat des personnes ci-après,

Administrateurs au Conseil d’administration de l’Agence de promotion de l’expertise nationale (APEN) pour une dernière période de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ASSOCIATION DES BUREAUX D’ETUDES ET CONSEILS EN DEVELOPPEMENT DU BURKINA FASO (ABECD-BF)

– Madame Fatimata SEGDA/SABO ;

– Monsieur Mohamed Amani Mounkaila OUEDRAOGO.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ASSOCIATION DES CONSULTANTS INDEPENDANTS ET ASSOCIES (ACIA-B)

– Madame Isabelle R. TAPSOBA/KIENTEGA ;

– Monsieur Piga Pierre GUIGMA.

Le troisième décret nomme Monsieur Joseph OUEDRAOGO, Mle 51 966 D, Inspecteur divisionnaire des douanes, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie et des finances au Conseil d’administration du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) pour un premier mandat de trois (03) ans.

D MINISTERE DES INFRASTRUCTURES ET DU DESENCLAVEMENT

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme Monsieur Mwinmalo Conrad SOME, Mle 117 483 P, Sociologue, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité au Conseil d’administration de l’Agence des travaux d’infrastructures du Burkina (AGETIB) pour un premier mandat de trois (03) ans.

 

Le second décret renouvelle le mandat des personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration de l’Agence des travaux d’infrastructures du Burkina (AGETIB) pour une dernière période de trois (03) ans.

Au titre du ministère de l’Urbanisme et de l’habitat :

– Monsieur Kouka Benjamin KONKOBO, Mle 92 929 S, Ingénieur en génie civil.

Au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat :

– Monsieur Célestin ZOUNGRANA, Mle 118 700 A, Economiste.

E MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE, DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE ET TECHNIQUE

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme Monsieur Yacouba Augustin SAVADOGO, Mle 112 755 L, Inspecteur de l’enseignement secondaire, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Enseignement secondaire, de la formation professionnelle et technique au Conseil d’administration du Centre national des manuels et fournitures scolaires (CENAMAFS) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le second décret renouvelle le mandat de Monsieur Evariste Marie Wend-Yam GUIBRE, Mle 36 120 J, Inspecteur général de l’enseignement secondaire, Président du Conseil d’administration du Centre national des manuels et fournitures scolaires (CENAMAFS), à titre de régularisation, pour compter du 30 mars 2024, pour une dernière période de trois (03) ans.

F MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme Monsieur Jules OUEDRAOGO, Etudiant en 2e année de Licence de lettres modernes, Administrateur représentant les étudiants au Conseil d’administration de l’Université Nazi BONI (UNB), pour la durée de son mandat de Délégué général, en remplacement de Monsieur Abdoul Kader OUATTARA.

Le second décret nomme Monsieur Armand Claude Mittebouaoga KABRE, Officier, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de la Défense et des anciens combattants au Conseil d’administration de l’Agence nationale de biosécurité (ANB) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Fidèle BAKIONO.

G  MINISTERE DES SPORTS, DE LA JEUNESSE ET DE L’EMPLOI

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Observatoire national de l’emploi et de la formation (ONEF) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère des Sports, de la jeunesse et de l’emploi :

– Monsieur Parbignaré Julien ZANZE, Mle 212 146 A, Administrateur civil ;

– Monsieur Patindé Yannick Arnaud KOUSSOUBE, Mle 259 731 M, Conseiller en emploi et en formation professionnelle.

Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation :

– Monsieur Etienne KABORE, Mle 344 048 R, Conseiller en gestion des ressources humaines.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE CONSEIL NATIONAL DU PATRONAT BURKINABE (CNPB)

– Monsieur Inoussa KABORE, Gestionnaire de sociétés.

Le deuxième décret renouvelle le mandat des personnes ci-après,

Administrateurs au Conseil d’administration de l’Observatoire national de l’emploi et de la formation (ONEF) pour une dernière période de trois (03) ans.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :

– Monsieur André GANSONRE, Mle 59 697 M, Conseiller en gestion des ressources humaines.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL DE L’ONEF

– Monsieur Tienti Dieudonné GNOUMOU, Mle 226 372 N, Conseiller en emploi et en formation professionnelle.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES CENTRALES SYNDICALES

– Monsieur Mohamed Lamine OUEDRAOGO, Mle 225 824 F, Ingénieur du cinéma et de l’audiovisuel.

Le troisième décret nomme Monsieur Parbignaré Julien ZANZE, Mle 212 146 A, Administrateur civil, Président du Conseil d’administration de l’Observatoire national de l’emploi et de la formation (ONEF) pour un premier mandat de trois (03) ans.

 

Le Porte-parole du Gouvernement

 

Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO

Chevalier de l’Ordre de l’Etalon

Mise en œuvre du PUDTR : 8ème Mission d’appui de la Banque mondiale

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Du 7 au 9 mai 2025 s’est tenue à Ouagadougou, sous la présidence de Gaston PAGABELEM, représentant le Directeur Général de l’Économie et de la Planification (DGEP) ; la 8ème mission d’appui de la Banque mondiale à la mise en œuvre du Projet d’Urgence de Développement Territorial et de Résilience (PUDTR).

Conduite par Malaika BECOULET, Spécialiste Principal en Transports et chargé du Projet, il s’est agi pour la délégation de :

– faire le point sur les travaux en cours ;

– convenir d’un plan de mise en œuvre des activités restantes ;

– passer en revue le cadre de résultats après 5 ans de mise en œuvre ;

– examiner les activités susceptibles de bénéficier d’un financement additionnel.

Au cours de la mission plusieurs rencontres se sont tenues. La 1ère a réuni l’Unité de coordination du PUDTR, les responsables des antennes, les partenaires de mise en œuvre, les points focaux des départements ministériels impliqués dans la mise en œuvre du PUDTR, pour la présentation de l’état de mise en œuvre du plan d’action de la 7ème mission d’appui et des résultats du projet à date.

L’état de mise en œuvre des actions convenues à la 7ème mission présente un taux de réalisation de 59% contre 9% non réalisées et 32% en cours de réalisation. En d’autres termes, sur 22 activités convenues, 13 ont été réalisées, 7 sont en cours de réalisation et 2 activités n’ont pas encore été réalisées.

Pour ce qui est des résultats atteints à la date du 31 mars 2025, le bilan est le suivant :

– 197 structures scolaires normalisées avec au total 628 salles de classe construites ;

– 58 structures sanitaires normalisées et 3 CSPS construits ;

– 207 systèmes d’approvisionnement en potable et forages communautaires et équipés de l’énergie solaire réalisés ;

– 99 centres de réponses aux violences basées sur le genre, soutenus pour fournir des soins de santé intégrés ;

– 852 444 personnes bénéficiaires de services essentiels de santé et de nutrition ;

– 99 écoles et centre de santé dotés d’un personnel et d’équipements ;

– 982 km de routes (pistes rurales, routes urbaines ou interurbains) construites/réhabilitées ;

– 128 infrastructures économiques construites/réhabilités (boutiques) ;

– 139,21 ha de bas-fonds, périmètre maraichers et irrigués aménagés ;

– 288 042 personnes bénéficiaires d’appui techniques et financiers pour développer des activités génératrices de revenus ;

– 248 495 agriculteurs bénéficiaires des services agricoles (formations, équipements, intrants agricoles, fumure organique…) ;

– 151 000 élèves bénéficiaires d’un apprentissages direct amélioré.

A l’issue de cette 1ère rencontre, les autres rencontres se sont déroulées avec des interactions entre la mission d’appui et les experts de l’Unité de coordination du PUDTR

Il s’est agi à travers ces rencontres, de faire le point des activités à réaliser avant la clôture du PUDTR, de discuter sur un chronogramme d’achèvement de ces activités, d’échanger sur les indicateurs de développement du PUDTR, les aspectes de sauvegardes environnementales et sociales, d’évaluer les performances au niveau fiduciaire et de la passation des marchés et d’échanger sur les nouveaux besoins de financement pour le PUDTR.

Pour rappel, le PUDTR est financé par la Banque mondiale, il matérialise la volonté du gouvernement Burkinabé de faire face à l’urgence des besoins des populations des zones fragilisées par l’insécurité. Depuis avril 2021, il apporte une contribution considérable à l’amélioration de l’accès inclusif des communautés des zones ciblées aux services sociaux essentiels, aux infrastructures et à l’alimentation.

PUDTR

Forum national des stages 2025 : Pari tenu pour les acteurs

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Au vu de la manifestation générale, l'évènement aura tenu toutes ses promesses

La deuxième édition du Forum national des stages tenue les 26 et 27 avril 2025 à Bobo Dioulasso a tenu toutes ses promesses avec une forte mobilisation des acteurs et des officiels à la grande satisfaction des initiateurs et organisateurs.

Les officiels dont le ministre de la Fonction publique et du Travail Mathias Traoré, procédant à l’ouverture officielle de la 2e édition du Forum national des stages

C’est le ministre de la Fonction publique, du travail et de la sécurité sociale, Mathias Traoré, qui a présidé l’ouverture de la deuxième édition du Forum national des stages du Burkina Faso. Le Forum s’est tenu les 26 et 27 avril 2025 à Bobo Dioulasso.

«Ce que nous avons pu constater ce matin en termes de mobilisation des jeunes, des étudiants et étudiantes, ce que nous avons pu constater également en termes de mobilisation des entreprises, nous disent qu’il y a un grand engouement autour de la thématique», s’est félicité le ministre Traoré, qui a patronné l’évènement.

A l’entendre, l’initiative est en cohérence avec la vision du Président du Faso et de la politique gouvernementale. «Cela rentre en droite ligne de la vision actuellement du Chef de l’Etat, ce qui se trouve confirmé par la dernière composition du gouvernement où une part belle a été faite à la formation professionnelle de sorte à pouvoir faciliter l’employabilité des jeunes», a-t-il indiqué.

«Favoriser l’intégration des jeunes dans l’emploi»

Une vue des officiels à l’ouverture du Forum

«L’objectif, c’est d’encenser la culture de stage au Burkina Faso et  de s’assurer justement  qu’on puisse changer le paradigme. Aujourd’hui, le stage n’est pas seulement un luxe, une chance que nous donnons, mais plutôt un levier économique que nous devons considérer pour le développement de notre pays», a expliqué le promoteur du Forum, Franck Sibiri Nyamweogo.

Une initiative bien accueillie par les dirigeants du monde des affaires. «C’est une invite à ce que l’ensemble du monde des affaires puisse vraiment s’intéresser à cette donne, à pouvoir systématiser, à avoir en fait un mécanisme qui permette une intégration systématique des stages dans le développement de leurs entreprises», a assuré à ce propos Franck Christian Somda, représentant du parrain.

Forte représentation des officiels

Au-delà de la forte participation des responsables d’entreprise, des pensionnaires des établissements d’enseignement et de formation professionnelle, grands demandeurs des stages en entreprise, de plus en plus difficiles à obtenir ; la présidente du Comité d’organisation du Forum des stages du Burkina Faso, Emma Blanche Marie Kantiono, a salué aussi, à sa juste valeur la forte présence des officiels à l’ouverture du forum.

En effet, outre le ministre de la Fonction publique Mathias Traoré, l’on notait également la présence du  Dr Boubakar  Sawadogo, ministre de l’Enseignement secondaire, de la Formation professionnelle et technique, co parrain ; du Dr Amadou Dicko, ministre délégué auprès du Ministre de l’Agriculture, des Ressources Animales et Halieutiques, co parrain ; de M. Samuel Paré, Secrétaire Général représentant le Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’innovation, co parrain.

Martin Philippe

 Burkina Demain

Kundé 2025 : Floby encore en or

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Floby a remporté son 3e Kundé d'or

La 23e édition de la cérémonie de récompense des meilleurs artistes-musiciens burkinabè et d’ailleurs, les Kundé, s’est achevée dans la nuit de ce vendredi 25 avril 2025 par le sacre pour la troisième fois du talentueux Floby.

Floby a remporté son 3e Kundé d’or

C’est grâce à son œuvre musicale «Burkina Faso», que Floby, le «Baba National», a survolé l’édition 2025 avec son 3ème Kundé d’or de son histoire, raflant au passant 2 autres trophées  dans la compétition : le kundé de la meilleure chanson moderne d’inspiration traditionnelle et le kundé de la chanson la plus jouée en discothèque dans le pays.

Pour ce Kundé d’or 2025, Floby était en finalement en compétition avec Tanya et Kayawoto, Dez Altino s’étant rétiré de la course. «Si nous l’avons mérité, c’est que nous avons travaillé »,  s’est-il félicité après avoir reçu son trophée, qu’il a dédié aux Forces de défense et de sécurité du Burkina Faso.

Autres lauréats

Au compte des autres lauréats de la soirée, l’on peut citer entre autres, Smarty, Kundé du meilleur featuring de l’intégration africaine ;  Francky FP, sacré Kundé de la Révélation ; Tanya, Kundé de la meilleure artiste féminine ; Sœur Anne-Marie Kaboré, Kundé du du meilleur artiste de musique religieuse.

Par ailleurs, Kandy Guira, artiste burkinabè résidant en France, a été sacré Kundé de la meilleure artiste burkinabè de la diaspora tandis que le rappeur ivoirien Himra s’en est tiré avec le Kundé du meilleur artiste d’Afrique de l’Ouest.

Rachel Bazié

Burkina Demain