Séance de travail conjointe pour explorer les pistes de collaboration
Une équipe de la société sœur d’électricité du Mali, EDM-SA, conduite par son Directeur général, M. Abdoulaye Djibril DIALLO, a entamé ce 23 mai 2025 une visite de travail à la SONABEL pour des échanges d’expériences sur divers sujets d’intérêt commun. Le DG d’EDM a été accueilli par le DG de la SONABEL, M. Souleymane OUEDRAOGO, avant que les deux délégations ne tiennent ensemble une séance de travail.
Echanges entre les directeurs généraux Souleymane Ouédraogo et Djibril Diallo
Cette visite s’inscrit dans la dynamique de renforcement de la collaboration entre les deux sociétés d’électricité, EDM et SONABEL, conformément à la vision des plus hautes autorités de l’Alliance des États du Sahel. Il s’agit de partager les expériences, notamment dans le domaine de la production d’électricité.
Le DG d’EDM prévoit également, dans le cadre de cette visite, de rencontrer son homologue de la SONABHY.
En séjour à Bobo, Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a procédé, ce jeudi matin, à la remise d’un important lot d’équipements et d’intrants agropastoraux au profit des acteurs du secteur rural.
(Bobo-Dioulasso, 22 mai 2025). Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a procédé, ce jeudi matin, à la remise d’un important lot d’équipements et d’intrants agropastoraux au profit des acteurs du secteur rural.
En séjour à Bobo, Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a procédé, ce jeudi matin, à la remise d’un important lot d’équipements et d’intrants agropastoraux au profit des acteurs du secteur rural.
«SEJOUR DU CHEF DE L’ÉTAT DANS LES HAUTS-BASSINS
-Plus de 104 milliards FCFA en équipements et intrants agropastoraux remis au monde rural
– Engagement et détermination du monde rural pour l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire
(Bobo-Dioulasso, 22 mai 2025). Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a procédé, ce jeudi matin, à la remise d’un important lot d’équipements et d’intrants agropastoraux au profit des acteurs du secteur rural.
«Je vous remets officiellement les clés de tous ces engins et je vous souhaite une très bonne campagne. Prions Dieu pour une bonne pluviométrie et que vous puissiez atteindre vos objectifs fixés cette année », déclare le Chef de l’État en remettant les clés au ministre d’État, ministre de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, le Commandant Ismaël SOMBIÉ.
D’un coût de plus de 104 milliards FCFA, les intrants et équipements mis à la disposition des producteurs pour la campagne 2025-2026 s’inscrivent dans la mise en œuvre du Plan opérationnel pour la souveraineté alimentaire et la création d’emplois décents dans le secteur agropastoral dénommé « Offensive agropastorale et halieutique 2023-2025 » et l’Initiative présidentielle pour la production agricole et l’autosuffisance alimentaire.
Ce sont entre autres, 1033 motos pour les agents de terrain, 485 motopompes, 1102 motoculteurs, 17 camions, 2 ateliers de forage, 4 moissonneuses batteuses, 935 cages flottantes, 36 véhicules, 608 tracteurs, 150 broyeuses, 10 unités de transformation, 31 851,5 tonnes de produits phytosanitaires, 66 952 895 doses de médicaments vétérinaires, 15 000 tonnes de semences végétales, 70 000 tonnes d’engrais minéraux, 14 631 tonnes de fumure organique, 1 580 tonnes d’aliments de poisson, 11 169 tonnes d’aliments de bétail.
Selon le ministre d’État, Cdt Ismaël SOMBIÉ, cet effort d’équipements du monde rural a été soutenu par l’aménagement de plus de 2000 hectares de périmètres irrigués. En ligne de mire c’est la transformation structurelle de l’agriculture et de l’élevage en vue de l’atteinte de la souveraineté alimentaire.
Engagement et détermination pour l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire
«Camarade Président, nous nous engageons aux côtés du monde rural pour mettre en œuvre votre vision conformément à vos instructions… C’est beaucoup de satisfaction mais également une invite à redoubler d’efforts et à travailler dans le sens de votre vision qui est l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire dans un horizon très proche », souligne le ministre SOMBIÉ.
Cette importante acquisition vient renforcer les capacités opérationnelles des brigades de mécanisation agricole reparties sur l’ensemble des communes de notre pays. Grâce à ces matériels, « les brigades vont faire des prestations gratuites pour les populations vulnérables mais également à prix réduit, à prix fortement subventionné pour permettre de booster rapidement notre production », affirme le ministre chargé de l’Agriculture.
Direction de la communication de la Présidence du Faso»
Dans son message à l'occasion de la JIDB 2025, le Ministre de l'Environnement Roger Baro a appelé à plus d'engagement et de synergie pour préserver la nature
«31ème journée internationale de la diversité biologique : le ministre Roger BARRO appelle à plus d’’’engagement et de synergie dans la préservation de la nature’’
Dans son message à l’occasion de la JIDB 2025, le Ministre de l’Environnement Roger Baro a appelé à plus d’engagement et de synergie pour préserver la nature
«La Journée Internationale de la Diversité Biologique (JIDB) est célébrée le 22 mai de chaque année pour commémorer l’adoption du texte de la Convention sur la Diversité Biologique. Cette manifestation internationale vise à améliorer la compréhension et la sensibilisation aux questions relatives à la diversité biologique y compris les aspects relatifs à la biosécurité et au partage juste et équitable des avantages découlant de l’utilisation des ressources génétiques.
La diversité biologique est par définition, la variabilité des organismes vivants de toute origine y compris, entre autres, les écosystèmes terrestres, marins et autres écosystèmes aquatiques et les complexes écologiques dont ils font partie ; cela comprend la diversité au sein des espèces et entre espèces ainsi que celles des écosystèmes. Elle recouvre toutes les formes de la vie sur terre y compris les caractéristiques naturelles. Elle est essentielle au bien-être humain, à la santé de la planète et à la prospérité économique de tous les peuples, notamment à la réalisation de modes de vie équilibrés et en harmonie avec la terre nourricière.
Afin de mener des actions coordonnées de conservation et de restauration, le Cadre Mondial pour la diversité biologique de Kunming-Montréal a été adopté comme référentiel mondial.
Notre pays participe à la mise en œuvre du cadre mondial à travers l’adoption de la Stratégie nationale de la diversité biologique 2025-2030 assortie de son plan d’action triennal 2025-2027. Cette stratégie ambitieuse qui prend en compte les défis nouveaux devra permettre à notre pays d’inverser les tendances de dégradation des écosystèmes, la perte de la diversité biologique et promouvoir le développement socio-économique de nos populations.
La 31ème journée internationale de la diversité biologique est commémorée cette année sous le thème « Harmonie avec la nature et développement durable ». Il fait appel à l’action collective pour prendre soin de notre nature tout comme elle prend soin de nous. Il est évident la satisfaction de nos besoins sociaux, environnementaux et économiques ne peut se faire en marge d’une nature en déséquilibre d’où la pertinence du thème.
Être en harmonie avec la nature est essentielle pour l’atteinte des objectifs de l’Agenda 2030, les Objectifs de Développement Durable (ODD), les Objectifs et cibles du Cadre Mondial.
Le Gouvernement du Burkina Faso est déjà dans la dynamique de construction d’une harmonie avec la nature. C’est pourquoi, sous le leadership de son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, plusieurs initiatives et actions sont lancées pour améliorer le cadre de vie et l’environnement.
On peut citer entre autres :
-La bataille pour le renforcement de la couverture végétale ;
-La bataille de l’eau ;
-L’aménagement paysager des espaces ;
-La journée nationale de l’arbre qui innove chaque année ;
– La mise en place de jardins à plantes médicinales à travers le territoire national ;
-La lutte contre le péril plastique par l’adoption de la loi interdisant l’utilisation des sachets et emballages en plastique.
Réussir le pari d’une «harmonie avec la nature» nécessite des cadres institutionnels efficaces mais également des outils adéquats de mise en œuvre. Fort de cela, notre pays a mis en place une plateforme nationale de concertation des acteurs de la biodiversité, un cadre national sur l’accès et le partage juste et équitables des avantages découlant de l’utilisation des ressources génétiques (APA).
Les rapports sur l’état de l’environnement au Burkina Faso, la stratégie nationale en matière d’éducation environnementale et d’écocitoyenneté 2024-2028 et bien d’autres documents de politiques constituent des bases pour promouvoir la conservation et l’utilisation durable des ressources biologiques dans notre pays.
Au regard de la place de la biodiversité dans le développement socio-économique des populations, j’invite tous les acteurs et particulièrement les femmes, les jeunes à plus d’engagement et de synergie dans la préservation de la nature.
J’en appelle à plus de solidarité agissante auprès des communautés locales, des organisations de la société civile, du secteur privé et des partenaires techniques et financiers pour des actions fortes et un financement durable en faveur de la biodiversité.
Travaillons davantage à stopper la destruction de la diversité biologique qui demeure indispensable à une vie harmonieuse avec la nature, donc pour un Développement Durable. Chacun dans la communauté a un rôle à jouer afin que notre responsabilité historique et collective envers les générations futures soit réelle et surtout utile.
Bonne célébration de la Journée Internationale de la Diversité Biologique !
Liesse populaire au sein des populations à l'arrivée du Président du Faso ce mercredi 21 mai à Bobo Dioulasso
Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ est arrivé ce mercredi après-midi à Bobo-Dioulasso, dans le cadre d’un séjour dans les Hauts Bassins. Comme il fallait s’y attendre, l’accueil présidentiel a été on ne peut plus chaleureux.
«SÉJOUR DU PRÉSIDENT DU FASO DANS LES HAUTS-BASSINS
Les populations de Sya réservent un accueil chaleureux au Capitaine Ibrahim TRAORÉ
(Bobo-Dioulasso, 21 mai 2025). Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ est arrivé ce mercredi après-midi à Bobo-Dioulasso.
La population de la ville de Sya s’est fortement mobilisée pour réserver un accueil à la hauteur de la qualité de leur hôte. Depuis l’entrée de la ville, c’est une foule en liesse qui a accompagné le cortège du Chef de l’État jusqu’à son pied-à-terre.
Tout au long du trajet Ouaga-Bobo, le cortège présidentiel a plusieurs fois été ralenti par des attroupements sporadiques enthousiastes le long de la traversée des localités comme Boni, Houndé, Koumbia, etc.
Dans la capitale économique du Burkina Faso, le Chef de l’État va présider les 22 et 23 mai 2025, des activités dans le cadre de la modernisation et de l’intensification de la production agricole de notre pays.
Il s’agit notamment de la cérémonie de remise de matériels agropastoraux et halieutiques, de la pose de la pierre de l’usine de transformation de la pomme de cajou et du lancement des travaux de construction d’unité de production de médicaments vétérinaires.
Direction de la communication de la Présidence du Faso»
Plusieurs artisans des réformes du secteur minier ont été félicité par le chef du Département des mines
Le ministre de l’Énergie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré GOUBA, a présidé, le mardi 20 mai 2025 à Ouagadougou, une cérémonie de remise de lettres de félicitations à des cadres du ministère et des partenaires ayant contribué à l’élaboration et à l’adoption du nouveau Code minier et de la loi sur le Contenu local.
Le ministre de l’Énergie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré GOUBA, face aux acteurs miniers ce mardi 20 mai à Ouagadougou
Ils sont au total 46 cadres et partenaires à être honorés à cette cérémonie. Ils ont reçu des lettres officielles de félicitations et d’encouragement, en guise de reconnaissance du ministère pour leur contribution à la mise en œuvre de la politique minière nationale.
Dans son allocution, le ministre Yacouba Zabré GOUBA a salué le travail collectif réalisé par les équipes techniques en 2024, qui s’est concrétisé par l’adoption de deux textes majeurs. Il s’agit de la loi n°016-2024/ALT du 18 juillet 2024 portant Code minier du Burkina Faso, et la loi n°017-2024/ALT du 18 juillet 2024, relative au Contenu local dans le secteur minier, accompagnées de 22 textes d’application.
« Cette cérémonie sobre mais symbolique marque notre volonté de reconnaître le mérite de nos collaborateurs et partenaires qui, par leur dévouement, ont permis ministère d’atteindre des performances notables, tant sur le plan réglementaire que financier », a déclaré le ministre GOUBA.
Il a exhorté les premiers responsables à travailler pour garder le cap et continuer dans l’optique de relever les défis du ministère.
Le porte-parole des bénéficiaires, Jonas HIEN, Chargé des programmes de l’Organisation pour le renforcement de capacités de développement (ORCADE), a remercié le ministre pour cette reconnaissance et salué cette initiative qui motive les acteurs à s’engager davantage pour que le secteur minier se porte mieux.
Direction de la Communication et des Relations Presse
Le projet de l'hymne de l'AES remis au Président du Faso par le chef de délégation des ministres en charge de la culture de la Confédération
Conduite par le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme de la République du Mali, Mamou DAFFÉ, la délégation des ministres de la culture des pays membres de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) a été reçue ce lundi 19 mai par le Président du Faso. Objet : soumettre au Capitaine Ibrahim TRAORÉ, le projet d’hymne de l’AES intitulé : la Confédérale.
Les membres de la délégation ministérielle à leur sortie d’audience.
«AUDIENCE DU PRESIDENT DU FASO
L’hymne de l’AES, ‘’la Confédérale’’, soumis au Président Ibrahim TRAORÉ
(Ouagadougou, 19 mai 2025). Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a reçu en audience, ce lundi matin, les ministres chargés de la culture des pays membres de la Confédération des États du Sahel (AES).
Conduite par le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme de la République du Mali, Mamou DAFFÉ, la délégation est venue soumettre au Capitaine Ibrahim TRAORÉ, le projet d’hymne de l’AES intitulé : la Confédérale.
Pour le ministre DAFFÉ, l’hymne de l’AES, ‘’la Confédérale’’ est une œuvre musicale poétique qui retrace les valeurs fondatrices, exalte les âmes communes et les ambitions collectives des États du Burkina Faso, du Mali et du Niger. « Cet hymne se veut un repère identitaire et surtout un puissant levier pour mobiliser les générations présentes et futures pour la victoire finale », indique le porte-parole de la délégation ministérielle.
‘’La Confédérale’’ viendra compléter le dispositif identitaire de l’AES après le drapeau et le logo, affirme le porte-parole qui soutient que le processus d’écriture de ‘’la Confédérale’’ a suivi plusieurs étapes à savoir, la phase des propositions, la synthèse par les experts et la validation par les ministres en charge de la culture des trois pays membres. Ce document a ensuite été soumis au président de la Confédération des États du Sahel, le Président GOÏTA, qui a diligenté la présente mission auprès de son homologue, le Président TRAORÉ.
Le ministre malien chargé de la Culture annonce que les prochaines étapes seront le lancement officiel synchronisé dans les trois pays, l’appropriation de l’hymne par les fanfares et l’apprentissage dans les établissements scolaires.
Direction de la communication de la Présidence du Faso»
Des panafricanistes face au Président Ibrahim Traoré
Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a accordé, ce lundi en fin de matinée, une audience à une délégation de panafricanistes présents à Ouagadougou dans le cadre de l’inauguration du Mausolée Thomas-SANKARA et ses douze compagnons.
Des panafricanistes à leur sortie d’audience, on reconnaît leur porte parole Dr Mamadou Koulibaly
«AUDIENCE DU PRÉSIDENT DU FASO
Des panafricanistes saluent la réhabilitation du Président Thomas SANKARA
(Ouagadougou, 19 mai 2025). Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a accordé, ce lundi en fin de matinée, une audience à une délégation de panafricanistes présents à Ouagadougou dans le cadre de l’inauguration du Mausolée Thomas-SANKARA et ses douze compagnons.
Ils sont connus pour être de fervents défenseurs du panafricanisme. Venus d’Afrique du Sud, du Ghana, du Congo, de la Côte d’Ivoire, du Tchad, du Niger, du Mali et d’Europe, des Hommes de culture, de sciences et des leaders d’opinion expriment leurs encouragements et leurs remerciements à Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Chef de l’État.
«Nous sommes venus lui dire merci d’être aujourd’hui le porte-flambeau de la jeunesse de l’Afrique et de sa diaspora », affirme le porte-parole de la délégation, le Pr Mamadou KOULIBALY, ancien ministre et ancien président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire. Les personnalités présentes à cette audience affichent également leurs appréciations des actions entreprises par le Capitaine Ibrahim TRAORÉ et le remercient pour avoir réhabilité le Père de la Révolution d’août 1983, à travers la construction de ce mausolée et au-delà, le projet global du Mémorial avec la quinzaine d’infrastructures.
Le Pr KOULIBALY traduit également la reconnaissance du groupe qui l’accompagne, au Président du Faso pour l’honneur et les hommages rendus à l’ancien Président du Ghana, Président Jerry RAWLINGS, à travers le baptême d’une rue à son nom, mais aussi pour les distinctions honorifiques accordées à des personnalités membres de la délégation.
«Nous sommes venus l’encourager à continuer à travailler pour le développement du Burkina Faso, à orienter les investissements vers les besoins cruciaux de la population. Nous sommes venus l’encourager à transmettre ce message aux autres Chefs d’État de l’AES », ajoute-t-il.
Le Pr Mamadou KOULIBALY réaffirme la disponibilité de la délégation à mener la lutte aux côtés du Président du Faso et de ses homologues de la Confédération des États du Sahel : « Ils ne sont pas seuls. Par le passé, l’Afrique est restée indifférente lorsque les menaces ont commencé à planer sur Patrice LUMUMBA, l’Afrique est restée relativement indifférente lorsque les menaces ont plané sur le Président Thomas SANKARA. Nous ne resterons pas indifférents par rapport à toutes les menaces qui pèsent sur la Révolution dans l’AES ».
Direction de la communication de la Présidence du Faso»
C’est fait cet après-midi de ce samedi 17 mai 2025. Le leader de la Révolution Burkinabè d’août 1983 Thomas Sankara, repose désormais dans le Mausolée qui porte son nom au sein du Mémorial Thomas et avec lui, 12 de ses compagnons d’infortune, tous assassinés dans la tragédie du 15 octobre 1987.
Une vue du Mausolée Thomas Sankara inauguré ce samedi 17 mai à Ouagadougou
«Ce mausolée, érigé en l’honneur de ce leader historique et de ses compagnons assassinés le 15 octobre 1987, se veut un lieu de recueillement, de mémoire et d’inspiration pour les générations actuelles et futures. Il incarne la reconnaissance d’un peuple envers ceux qui ont incarné l’intégrité, la justice sociale et la souveraineté africaine. a indiqué le Premier ministre Burkinabè Jean Emmanuel Ouédraogo, livrant ainsi le discours officiel d’inauguration du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré.
le Premier ministre Jean Emmanuel Ouédraogo, livrant ainsi le discours officiel d’inauguration du Mausolée Thomas Sankara
Au nombre des nombreuses et diverses personnalités qui ont assisté à l’inauguration du Mausolée Thomas Sankara, figuraient les Premiers ministres sénégalais et tchadiens, Ousmane Sonko et Allah-Maye Halina ; des ministres et hauts représentants venus de l’Afrique (Niger, Mali, Mauritanie, Cameroun), du monde (Haiti), sans oublier les nombreux panafricanistes.
42 ans après les évènements du 17 mai 1983
En rappel, cette inauguration du Mausolée Thomas Sankara coïncide le 42e anniversaire de son arrestation le 17 mai 1983. «Cette date du 17 mai est hautement symbolique. En effet, il y a 42 ans, jour pour jour, le 17 mai 1983, les forces impérialistes et néocolonialistes orchestraient l’arrestation du Capitaine Thomas SANKARA, alors Premier ministre du Burkina Faso», a rappelé le Capitaine Traoré dans son discours livré par le PM Ouédraogo.
Pour le Président Traoré, «Ce monument est le sceau indélébile de notre mémoire collective, un repère pour notre Révolution Progressiste Populaire».
Cet engagement au plus haut niveau de l’Etat à perpétuer la vision et les œuvres de Thomas Sankara réjouit les responsables du Comité International du Mémorial Thomas SANKARA (CIMTS) qui par la voix de leur Président Daouda Traoré, ont rendu un vibrant hommage au Capitaine Traoré et à son gouvernement pour tout le soutien reçu.
Pour le Président du CIMTS, en plus d’être ce haut lieu historique qui va permettre à feu Thomas Sankara et ses 12 compagnons d’infortune de reposer en paix et dans la dignité, ce Mausolée sera un «espace de mémoire qui transcende les générations et les frontières, un symbole fort qui continuera d’inspirer les peuples africains et le monde entier».
Autres moments forts de l’inauguration
Le ministre de la communication Pingwendé Gilbert Ouédraogo remettant à un parent d’un compagnon d’infortune du président Sankara une plaque de baptême de rue
Au-delà des discours des officiels, d’autres actes forts ont marqué la présente cérémonie d’inauguration du Mausolée Thomas. Il s’agit de la lecture par le Président de la Délégation Spéciale de Ouagadougou, Maurice Konaté, des arrêtés portant baptêmes de rues aux noms des 12 compagnons d’infortune du Président Sankara. Il y a ensuite eu la remise des plaques de baptêmes de ces rues aux parents de ces 12 martyrs par le Ministre de la communication, de la culture, des arts et du tourisme Gilbert Pingwendé Ouédraogo. Puis est intervenue ka visite du Mausolée par les officiels, suivie de la phase des interviews avec la presse.
Bref, en un mot comme en mille, l’évènement aura tenu toutes ses promesses à la grande satisfaction des organisateurs.
Photo de famille des officiels et des participants à la formation après la cérémonie d’ouverture
A l’initiative de l’Agence nationale des Energies renouvelables et de l’Efficacité énergétique (ANEREE) en collaboration avec le Réseau des Journalistes et Communicateurs pour les Énergies et le Développement durable (JED) ; plus de 40 journalistes et de communicateurs ont bénéficié, ce 16 mai 2025 à Ouagadougou, d’une formation sur des thématiques comme l’économie d’énergie, l’audit énergétique. C’est le Directeur Général de l’ANEREE, Tobouré GANDRE, qui a présidé l’ouverture de la formation souhaitant que celle-ci contribue à une meilleure compréhension des thématiques abordées en vue de plus de productions journalistiques.
C’est le Directeur Général de l’ANEREE Tobouré Gandré (au milieu) qui a prononcé l’allocution d’ouverture de la formation
«Savoir utiliser rationnellement l’énergie, c’est baisser sa facture énergétique tout en favorisant le déploiement énergétique au profit d’autres compatriotes. Ensemble, nous pouvons contribuer efficacement à l’émergence d’une culture énergétique dans les sillons de la souveraineté énergétique, socle de notre progrès individuel et collectif».
Pour le patron de l’ANEREE, «savoir utiliser rationnellement l’énergie, c’est baisser sa facture énergétique tout en favorisant le déploiement énergétique au profit d’autres compatriotes»
Ces propos de Monsieur Tobouré GANDRE, Directeur Général de l’ANEREE, la Maison des Solutions Energétiques, à l’ouverture de la formation ce vendredi 16 mai à Ouagadougou au profit des journalistes et communicateurs, traduisent les enjeux autour de la problématique de l’économie d’énergie et de l’efficacité énergétique, surtout dans un pays qui ne jouit pas encore d’autonomie énergétique et continue d’importer de l’électricité de pays voisins (Ghana, Côte d’Ivoire).
Comprendre l’efficacité énergétique
Le formateur Florent Xavier Nignan a éclairé la lanterne des journalistes et communicateurs sur les concepts abordés au cours de la formation
Mais, au juste, que faut-il comprendre par efficacité énergétique qui participe de l’économie d’énergie, véritable outil de développement ?
Pour le formateur, Florent Xavier Nignan, «l’efficacité énergétique désigne l’état de fonctionnement d’un système pour lequel la consommation d’énergie est minimisée pour un service rendu identique. Et on peut y parvenir par deux façons : il y a la façon passive qui permet de réduire la consommation d’énergie avec des actions naturelles ne requérant pas d’appareillages particuliers et il y a celle active permettant d’y arriver en jouant notamment sur les équipements.
Audit énergétique préliminaire et l’audit énergétique approfondi
Une vue des cadres de l’ANEREE ayant contribué à assurer la formation
Pour l’ingénieur de conception en énergie, les bons gestes eco énergétiques qu’on souhaite que les populations adoptent pour réduire leurs consommations énergétiques, sont des actions simples et volontaires qui permettent aussi de préserver leur confort et les impacts environnementaux.
Autre terme important abordé et qui concourt à l’efficacité énergétique, l’audit énergétique. «Les audits énergétiques peuvent exister sous deux types : l’audit énergétique préliminaire et l’audit énergétique approfondi. L’audit énergétique permet de donner un avis préliminaire sur la qualité des installations et leur exploitation dans le but d’évaluer les enjeux d’une investigation plus détaillée ; fournir des informations sur l’adéquation des contrats de fourniture d’énergie aux besoins et au mode d’utilisation de l’énergie et identifier et hiérarchiser les mesures d’économies d’énergie en trois phases », a expliqué le formateur Nignan.
Energie, Energies renouvelables
Les journalistes et communicateurs ont pris une part active à la formation : une séance de restitution des travaux pratiques
Quant au vocable énergie, il a indiqué que l’énergie est un vecteur qui permet de faire fonctionner le monde (allumer une lumière, faire rouler une voiture, alimenter un téléphone, faire fonctionner une radio, etc.). «Elle est invisible, mais présente partout dans la vie quotidienne, sous forme d’électricité, de carburant, de chaleur ou de mouvement.
Pour ce qui est des énergies renouvelables, elles sont, dira Florent Xavier «des ressources naturelles inépuisables à l’échelle humaine, telles que le soleil, le vent, l’eau en mouvement, la chaleur de la terre ou les matières organiques».
Objectifs atteints
Le-directeur de la communication de l’ANEREE, Abdoulaye Dianda, a souligné la nécessité de la présente formation
Pour le directeur de la communication, de la vulgarisation, de l’information et de la sensibilisation à l’ANEREE, Abdoulaye Dianda les pouvoirs publics font déjà beaucoup d’efforts, mais qu’il était important que l’Agence puisse bénéficier du savoir-faire, de la légitimité de la presse nationale pour porter leur information davantage. Et justement la présente formation «vise à aborder des notions basiques liées à l’économie d’énergie pour que les journalistes dans leur traitement de l’actualité « puissent de temps en temps produire des articles qui vont véritablement impacter les attitudes et les habitudes des Burkinabè en matière d’économie d’énergie».
Pour le président de la JED, Grégoire B. Bazié, a salué l’initiative de l’ANEREE à sa juste valeur
«Nous sommes actuellement en période de pointe où l’offre énergétique est insuffisante par rapport à la demande. Et notre pays est obligé d’importer de l’électricité de la Côte d’Ivoire, du Ghana. Donc, il y a une façon d’avoir de l’énergie, c’est d’économiser. L’économie d’énergie, faut-il le rappeler, est la quatrième source d’énergie», a souligné le président du JED, Grégoire Bazié.
«C’est vraiment important… en tant que journalistes de comprendre ce qu’il y a autour de ces termes comme économie d’énergie, avoir une occasion pour se former, pour mieux servir, disons, nos populations, il n’y a rien de tel. Donc, vraiment, je voudrais aux noms de vous tous remercier encore l’ANEREE pour l’initiative de la présente formation».
Et à en juger par l’engouement des participants, leur intérêt et participation active les travaux théoriques et pratiques, on peut dire que les objectifs ont été atteints.
A la veille de l’inauguration, ce 17 mai 2025 à Ouagadougou, du Mausolée du leader de la Révolution burkinabè d’août 1983, s’est jouée une pièce importante du puzzle de reconstitution ou réhabilitation de sa mémoire. Il s’agit de la conférence pédagogique ce 16 mai à l’Université Aube Nouvelle ayant culminé avec la remise par le conférencier Docteur Jean Hubert Bazié, ancien proche collaborateur du leader révolutionnaire assassiné le 15 octobre 1987, d’importants documents de portée historique.
«J’ai remis des manuscrits importants rassemblés en un document unique qui relate les réactions de tous les présidents de la sous-région après le coup d’État de 1987. Ces réactions révèlent qu’il y avait déjà quelque chose de louche et de sous-jacent dans la nuit du 4 août. Parmi ces manuscrits, il y a le document du discours que le Président Thomas Sankara devait prononcer le 15 octobre 1987. Je vous avoue que s’il avait réussi à le prononcer, il n’y aurait plus eu aucun prétexte officiel pour l’assassiner», a confié Dr Jean Hubert Bazié à l’issue de la remise de sa contribution pour la réhabilitation de la mémoire et de l’œuvre de Thomas Sankara.
Dr Jean Hubert Bazié, ancien compagnon du Président Thomas Sankara, a remis un lot de documents sur la période révolutionnaire
Les documents remis sont destinés au Ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme qui coordonne le processus de collecte des documents se rapportant à la période révolutionnaire. Et c’est à Jean Noël Bonkoungou, conseiller du ministre Pingwendé Gilbert Ouédraogo que l’honneur est revenu de réceptionner ce premier lot de documents détenus par l’ancien directeur de la presse présidentielle et directeur de publication de ‘’L’Intrus’’.
«Une source d’inspiration pour la jeunesse du Burkina»
Jean Noël Bonkoungou, conseiller du ministre Pingwendé Gilbert Ouédraogo, a réceptionné le fonds documentaire révolutionnaire
«C’est un lot que nous allons rendre accessible, et qui sera utile aux étudiants et à la jeunesse du Burkina Faso, pour qu’ils puissent mieux comprendre la Révolution de 1983 à 1987. Si l’on ne se remémore pas ce que contient notre histoire, il est très difficile de se projeter dans l’avenir. Ces artefacts seront une source d’inspiration pour la jeunesse de notre pays», s’est félicité le conseiller Jean Noël Bonkoungou.
Il est à noter qu’au nombre des documents remis figurent également la directive des Comités de défense de la Révolution, le Plan de développement populaire, le plan quinquennal. Le restant du fonds documentaire révolutionnaire du Dr Bazié sera également remis au Ministère de la Culture.
Des témoignages poignants pendant la conférence
Daouda Traoré, ancien compagnon de Thomas Sankara, a témoigné sur son attachement à la jeunesse
Les participants à la présente conférence pédagogique de Jean Hubert Bazié à l’Université Aube Nouvelle ce 1 mai, ont eu droit de poignants et émouvants témoignages de la part des acteurs de la Révolution d’août 1983.
«Thomas Sankara aimait la jeunesse et n’hésitait pas à lui confier des responsabilités pour peu que l’on soit engagé et défenseur actif de la cause de la Révolution. Ainsi, à 23 ans, il m’a confié la direction générale des douanes et à 26 ans le Bureau des ONG et Associations.», a confié le Daouda Traoré, ancien compagnon de Thomas Sankara.
«Quand il s’agissait d’appliquer les principes révolutionnaires, Sankara ne faisait pas de favoritisme, ni dans le népotisme. Quand un proche violait les principes, c’est la même rigueur de la loi qui s’appliquait. Avec lui, la justice sociale, l’équité, la dignité, l’égalité des citoyens étaient réelles», ont témoigné la plupart des intervenants.
«Comme la plupart des révolutionnaires authentiques, Thomas Sankara défendait des valeurs universelles qui restent et resteront d’actualité. Or, ses bourreaux en s’en prenant à lui, pensaient porter un coup d’arrêt à ses idéaux humanistes universels», a conclu le conférencier Bazié, exhortant les jeunes à s’intéressant à l’histoire politique et à se l’approprier pour construire l’avenir du Burkina Faso à partir des bases solides.