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Eliminatoires Coupe du Monde 2026 : Les Etalons se relancent, les Pharaons confortent leur position

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Dans l’attente de la sixième journée des éliminatoires de la Coupe du monde de football 2026 prévue les 24 et 25 mars 2025 ; les Etalons du Burkina Faso se sont relancés dans le Groupe A à l’issue de la 5e journée desdites éliminatoires grâce à leur franche victoire 4-1 face aux requins de la mer rouge de Djibouti ce 21 mars au Maroc.

Avec leur victoire 4-1 face aux Requins de la mer rouge, les Etalons s’emparent de la 2e place du groupe A
Les requins de la mer rouge ont réduit le score en fin de la deuxième mi-temps sur un penalty

Avec cette victoire 4-1 sur Djibouti, les Etalons du Burkina remontent dans le classement de ces éliminatoires de la Coupe du monde 2026 de football. En effet, les poulains de Brama Traoré occupent la deuxième du Groupe A avec 8 points + 5 au compteur, talonnés par les Leone Stars de la Sierra Leone, crédité également de 8 points mais avec un goal-average inférieur (+1). Pour se hisser aussi près des Etalons dans le classement, les Leone Stars ont battu, le 20 mars dernier à Freetown, les Djurtus de la Guinée Bissau par 3-1.

Les Pharaons restent confortablement leader du Groupe A avec 13 points + 11, suivi des Etalons avec 8 points + 5, talonnés par les Leone Stars, crédités aussi de 8 points + 1

Autres vainqueurs de la 5e journée des éliminatoires de la Coupe du monde 2026 zone confédération africaine de football (CAF) ; les Pharaons d’Egypte qui sont allés conforter leur position de leader à Addis Abeba où ils ont disposé sur place de l’équipe nationale éthiopienne, les «Walya»  de 2 buts à 0. Les pharaons affichent désormais dans leur compteur : 13 points, + 11.

Attention à un sursaut des Djurtus de la Guinée Bissau défaits 1-3 par les Leone Stars de la Sierra Leone
Les Leone Stars de la Sierra Leone après avoir tenu les Etalons en échec, les talonnent désormais du Groupe A avec également 8 points au compteur

Cinq points les séparent désormais des Etalons qui devraient, s’ils désirent se rapprocher davantage d’eux, aller s’imposer le 24 mars prochain à Bissau, lors du match de la 6e des éliminatoires du mondial qui les opposera aux Djurtus de la Guinée Bissau par 3-1. Relégués à la quatrième place du groupe A, les Djurtus seront certainement animés d’une volonté de se relancer après leur échec de Freetown. Affaire à suivre…

Burkina Demain

Banfora : Chrétiens et Musulmans rompent ensemble leur jeûne

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Dans les Cascades, les chrétiens et les musulmans ont, tout comme des membres d’une seule et même famille, communié leur foi au cours d’une rupture collective du jeûne. Avec au menu du buffet commun, une gamme variée de mets locaux et du jus en très grande quantité, servis à tous les fidèles sur place, selon les préférences et goûts de chacun.  C’était le jeudi 20 mars dernier à la Place de la Nation de Banfora, chef-lieu des Cascades.

Chrétiens et musulmans de Banfora ont rompu ensemble leur jeûne ce 20 mars 2025

Initiée par Fatouma Coulibaly, promotrice du Festival Kotto Yiriwa de Banfora et Clément Kaboré, fondateur du Cours privé le partenaire (CPP), la rupture collective du jeûne musulman et chrétien ce 20 mars 2024 à Banfora, s’inscrit dans le cadre de la sauvegarde de la paix et de la promotion de la cohésion sociale au sein de la population. Ainsi, s’inspirant d’initiatives similaires organisées à Ouagadougou et Bobo Dioulasso, les deux principaux acteurs (musulmans et chrétiens) ont savamment mis les petits plats dans les grands pour réaliser cette activité grandiose de grande portée divine qui a ratissé large.

Evènement rassembleur au-delà des musulmans et chrétiens

Sa Majesté Fadouga II, Chef de Canton de Banfora (au milieu) vêtu en blanc

A ce spécial rendez-vous de ce mois de bénédictions, du pardon et de partage, Sa Majesté Fadouga II, Chef de Canton de Banfora et bien d’autres notabilités coutumières et religieuses se sont allègrement joints pour le célébrer en apothéose. Aussi, des autorités administratives de la région ne sont pas restées en marge de l’activité. Yakouba Barro et Fatoumata Karama/ Soulama, respectivement Président et 1re Vice-présidente de la Délégation Spéciale de Banfora, Ibrahim Traoré, Directeur régional des Droits Humains des Cascades, tous confondus par un bain de foule, ont savouré ces instances douces de symbiose interconfessionnelle.

Fatouma Coulibaly, heureuse initiatrice de l’évènement, le justifie par le souci de la cohésion sociale

Par ailleurs, l’occasion faisant le larron, cette activité de brassage des diverses appartenances religieuses a prouvé en cette première édition que des bienfaits du vivre ensemble dans l’unicité, gage de paix pour notre nation surtout dans ce contexte actuel marqué par l’insécurité, des conflits.

Enfin, après la rupture du jeûne, les chrétiens et les musulmans ont prié ensemble. Cette prière sera suivie de bénédictions pour un retour de la paix dans notre pays. Cette célébration s’est soldée par le partage de deux tonnes de sacs de riz aux personnes démunies et nécessiteuses. Notons bien que ce riz est une dotation gratuite de la part d’une structure de la place et a également été distribué gratuitement.

Des acteurs de l’évènement s’expriment

Des organisateurs et participants de la présente cérémonie de rupture collective du jeûne se sont prononcés sur la tenue de l’évènement. Voici leurs propos.

Fatouma Coulibaly, promotrice du Festival Kotto Yiriwa de Banfora : «C’est pour la paix au Burkina, la cohésion à Banfora»

Fatouma Coulibaly, initiatrice de l’évènement

«Dans ce mois de partage pour la rupture collective, d’abord il faut dire que c’est dans le cadre de la cohésion. J’ai vu qu’à Banfora ici, il y a des associations de musulmans dans lesquelles certains musulmans n’en font pas partie. Ou certains musulmans invitent d’autres musulmans qui ne partent pas à ‘leurs activités. Et d’autres musulmans qui ne fréquentent pas les chrétiens et pourtant accompagnent tout le temps les musulmans ou les gens du 15 mai quand ils ont leurs activités c’est-à-dire les gens qui ne prient pas comme nous. Donc, l’initiative est venue de là. Comme on le dit, «Quand on est seul on va vite, mais ensemble on va plus loin». L’idée est juste venue pour la cohésion, faire la promotion du vivre ensemble parce que chacun a une culture différente, une religion différente mais nous sommes tous de Banfora. Nous sommes tous des humains. On a le même sang qui coule dans nos veines. La prière qu’ils ont faite ce soir, c’est pour la paix au Burkina, la cohésion encore à Banfora. C’est une première. On espère prochainement mieux faire que ça. Vraiment, je suis satisfaite parce qu’on ne s’attendait pas à une telle réussite».

Pour Omar Ouattara, représentant les musulmans : «Nous rendons Grâce à Allah  dans sa Miséricorde… »

«Al hamdou lilahi ! Nous rendons Grâce à Allah  dans sa Miséricorde et à Mohammad (PSL), Son Envoyé ! C’est grâce à Dieu que nous sommes réunis aujourd’hui soir à travers l’initiative de notre sœur Fatouma Coulibaly et notre frère Clément Kaboré qui ont mis la main dans la main afin de faire cette noble organisation au nom de la nation, faire appel aux notabilités coutumières et religieuses pour que nous puissions prier ensemble et cultiver en nous le pardon, la tolérance, la paix. Nous sommes vraiment tous émus de cette organisation».

Amédé Zerbo, représentant les chrétiens : «Nous invoquons la paix sur ce pays, sur chacun de nous »

«Nous invoquons la paix sur ce pays, sur chacun de nous, sur notre grande ville Banfora et toute la région. Dieu renouvelle ses bontés chaque jour. Dieu est bon. Et c’est cette bonté qui permet aux fils de se retrouver ensemble. Et nous sommes vraiment des frères parce que dans chacune de nos familles, vous verrez bien des musulmans, des chrétiens, ceux de la religion traditionnelle. Et ça fait beau. Ça ne nous empêche pas de vivre ensemble dans la paix, dans la joie parce que l’odeur de tout bonheur c’est Dieu lui-même. Donc, que le Seigneur renforce cette unité ! Que le Seigneur bénisse notre cohésion sociale ! Que la paix abonde au cours de cette année 2025. Que la paix rejoigne nos familles, nos cœurs, ce pays, notre région, notre continent et le monde entier ! »

Idrissa Soulama, représentant Sa Majesté Fadouga II : «L’être humain, c’est l’enfant d’une même personne»

«Au nom de Sa Majesté Fadouga II,  Chef de Canton de Banfora, les distinguées salutations à tous,  aux autorités !  L’être humain, c’est l’enfant d’une même personne. Il y a les musulmans, les chrétiens, les animistes. Cela signifie que nous venons d’une seule personne et nous devrions nous unir dans la paix, le pardon, la cohésion. Que Dieu maintienne le pays dans la paix !»

Ibrahim Traoré, Directeur régional des Droits humains des Cascades : «c’est surtout le symbole de la paix, de la cohésion sociale, du vivre ensemble…dont notre pays a besoin»

«Tout d’abord, je voudrais remercier les initiateurs de cette belle opportunité. Je pense que c’est surtout le symbole de la paix, de la cohésion sociale, du vivre ensemble, de la cohabitation pacifique dont notre pays a besoin aujourd’hui plus que jamais. Et il faut que nous arrivions à taire nos différences du point de vue religieuse, ethnique et politique et d’autres appartenances que nous avons dans ce pays. À ceux qui prêtent la confusion, la religion ne doit pas nous diviser. Nos différences doivent être une force, une richesse qui nous complètent les uns les autres et non une différence qui doit nous distinguer».

Propos recueillis par S.S

Soumaila Soma, Banfora

Burkina Demain

Plateau central : Le Président du Faso à Ziniaré

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Le Président du Faso, Chef de l’État, Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, est arrivé ce jeudi matin à Ziniaré, dans le cadre d’une sortie officielle dans la région du Plateau-Central.  Le Chef de l’État a été accueilli à l’entrée de la ville de Ziniaré par les autorités administratives et coutumières de la région ainsi qu’une population en liesse. Communiqué

«Séjour du Président du Faso dans la région du Plateau-Central :

 (Ziniaré, 20 mars 2025). Le Président du Faso, Chef de l’État, Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, est arrivé ce jeudi matin à Ziniaré, dans le cadre d’une sortie officielle dans la région du Plateau-Central.

Le Chef de l’État a été accueilli à l’entrée de la ville de Ziniaré par les autorités administratives et coutumières de la région ainsi qu’une population en liesse.

Au cours de son séjour dans le Plateau-Central, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ va accorder des audiences à des personnalités de la région et échanger avec les Forces vives autour des questions de développement.

Le Président du Faso va également présider au cours de la journée la cérémonie officielle d’inauguration d’une cimenterie dénommée Société industrielle Sino Burkina de ciments S.A. dans le village de Laongo, commune de Ziniaré.

Direction de la communication de la Présidence du Faso»

Compte rendu du Conseil des Ministres du 19 mars 2025

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D'importantes décisions ont été prises au cours du Conseil de ce jeudi 22 Janvier 2026

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 19 mars 2025, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 11 H 46 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I DELIBERATIONS

I 1  AU TITRE DE LA PRIMATURE

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Membres au Conseil de régulation de l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP).

L’adoption de ce décret permet la nomination de deux (02) Membres au Conseil de régulation de l’Autorité de régulation de la commande publique, conformément au décret n°2023-1276/PRES-TRANS/PM/MDICAPME du 5 octobre 2023 portant modalités de désignation des membres des organes des sociétés à capitaux publics, des établissements publics et des structures spécifiques.

I 2  AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

Le Conseil a adopté trois (03) rapports.

Le premier rapport est relatif à un projet de décret portant opérationnalisation de la fonction d’ordonnancement des dépenses du budget de l’Etat au sein des ministères et institutions.

Ce décret vise l’opérationnalisation de la structure en charge de la liquidation et de l’ordonnancement au sein des ministères et institutions. Il s’agit d’une étape importante dans la dévolution effective de la fonction d’ordonnancement aux présidents d’institution et ministres sectoriels.

L’adoption de ce décret permet un meilleur encadrement de la fonction d’ordonnancement des dépenses du budget de l’Etat et une plus grande efficacité de la gestion des ressources dans l’administration publique.

Le deuxième rapport est relatif aux tendances de l’économie du Burkina Faso en 2024 et les perspectives sur la période 2025-2027.

Pour l’année 2024, l’activité économique enregistre une bonne performance avec un renforcement de son rythme de croissance par rapport à 2023. En effet, la croissance économique s’est accélérée pour atteindre 5,1% en 2024 après 3,0% en 2023, en révision de +0,1 point de pourcentage par rapport aux prévisions d’août 2024, où le taux de croissance était estimé à 5,0%. Cette légère révision à la hausse est en lien avec la forte progression de la valeur ajoutée du secteur primaire à la faveur des retombées de l’Initiative présidentielle dans le secteur agricole en dépit de la contreperformance de l’extraction d’or.

Le dynamisme d’ensemble de la croissance en 2024 est porté par les secteurs primaire (+2,5%) et tertiaire (+2,8%), le secteur secondaire se contractant de 0,2 point de pourcentage.

L’inflation pour l’ensemble de l’année 2024, en moyenne annuelle est projetée à 4,2%. Ce niveau est en lien avec les mesures prises par le Gouvernement et les effets du resserrement de la politique monétaire appliquée par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) depuis 2023.

Au titre des finances publiques, les recettes sont projetées en augmentation de 15,2% pour s’afficher à 3 105,0 milliards F CFA soit 22,7% du Produit intérieur brut (PIB) après 2 694,8 milliards F CFA en 2023. Ainsi, le taux de pression fiscale serait de 19,2% en 2024 après 17,8% en 2023. Quant aux dépenses, elles progresseraient de 7,6% par rapport à 2023, pour se chiffrer à 3 795,9 milliards F CFA, soit 27,7% du PIB.

Sur la période 2025-2027, il est attendu de bonnes perspectives pour l’économie burkinabè. En effet, sous les hypothèses d’une accalmie des tensions géostratégiques au niveau international et dans la sous-région ouest africaine, d’un bon ancrage de la Confédération des Etats du Sahel (AES), d’une amélioration de la situation sécuritaire et d’une pluviosité favorable, l’activité économique enregistrerait une croissance de 5,6% en 2025. Pour les années 2026 et 2027, l’activité économique afficherait des croissances respectives de 6,4% et 4,7%.

L’inflation en moyenne annuelle resterait maîtrisée à 1,5% sur l’ensemble de la période 2025-2027, sous les hypothèses d’une bonne campagne agricole, de l’amélioration de la situation sécuritaire nationale, de la poursuite des mesures gouvernementales de lutte contre la vie chère et de l’atténuation des tensions géopolitiques.

L’adoption de ce rapport permet de disposer d’un profil actualisé sur les tendances de l’économie du Burkina Faso en 2024 et les perspectives sur la période 2025-2027.

Le troisième rapport est relatif à un projet de décret portant autorisation de perception de recettes relatives à certaines prestations du ministère de la Défense et des anciens combattants.

Les nouvelles prestations sont liées :

-à la fabrication, à l’assemblage et à la transformation d’armes de guerre, de leurs pièces, éléments, munitions et autres matériels connexes ;

-à la réparation d’armes de guerre, de leurs pièces, éléments, munitions et autres matériels connexes ;

-au commerce d’armes de guerre, de leurs pièces, éléments, munitions et autres matériels connexes ;

-au courtage d’armes de guerre, de leurs pièces, éléments, munitions et autres matériels connexes ;

-à la délivrance des formulaires de demande ou de renouvellement des pièces et autorisations relatives à la fabrication, l’assemblage, la transformation, la réparation et au courtage des armes de guerre, de leurs pièces, éléments, munitions et autres matériels connexes.

L’adoption de ce décret permet la perception de nouvelles recettes issues des prestations du ministère de la Défense et des anciens combattants, en vue de l’élargissement de sa part contributive au budget de l’Etat.

I 3  AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

Le Conseil a adopté deux (02) décrets portant respectivement création d’emplois et nomination de Chercheurs au Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST) dans les emplois de Directeur de recherche et de Maître de recherche.

L’adoption de ces décrets permet la création de soixante (60) emplois de Chercheurs et la nomination de trois (03) chercheurs dans l’emploi de Directeur de recherche et de vingt-quatre (24) chercheurs dans l’emploi de Maître de recherche au Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST).

II COMMUNICATIONS ORALES

II 1  Le ministre de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme a fait au Conseil plusieurs communications parmi lesquelles :

-une communication relative à la célébration de la 3e édition du Mois du patrimoine burkinabè et de la 2e édition de la Journée des coutumes et traditions (JCT).

Cette année, la célébration du Mois du patrimoine burkinabè sera concomitante de la Journée des coutumes et traditions.

Institué en 2023, le Mois du patrimoine couvre la période du 18 avril au 18 mai de chaque année. Il offre l’occasion au peuple burkinabè de célébrer son patrimoine culturel.

La 3e édition du Mois du patrimoine est placée sous le thème « Patrimoine culturel et développement économique ».

L’innovation majeure de cette édition est le lancement d’un jeu de challenge shooting qui récompensera, à l’édition prochaine, les meilleures prises de vues sur des sites patrimoniaux ou des visuels qui promeuvent au mieux les objectifs poursuivis par cette initiative.

Quant à la Journée des coutumes et traditions (JCT) célébrée le 15 mai, elle concourt au renforcement de la laïcité de l’Etat en offrant aux adeptes du culte ancestral une occasion de valoriser le riche patrimoine culturel national.

Pour cette 2e édition deux activités majeures sont prévues. Il s’agit de l’organisation d’une série d’ateliers d’information et de sensibilisation et de l’organisation au Musée national de journées dédiées aux communautés étrangères vivant au Burkina Faso. Il est également prévu dans chaque région administrative des journées dédiées aux communautés ethnoculturelles nationales.

-une communication relative à la tenue de la 28e édition du concours «Prix Galian».

Le concours « Prix Galian » est consacré à la promotion des productions dans les différents corps de métiers de la presse écrite, de l’audiovisuel et de la presse en ligne. Il vise à créer une saine émulation entre les professionnels des médias.

Pour l’édition 2025, le concours « Prix Galian » enregistre une innovation, celle de l’institution d’un «Galian d’or»  qui récompense les candidats ayant remporté trois fois le «Prix Galian» dans le même genre.

La proclamation du palmarès est prévue le 13 juin 2025 à Ouagadougou.

-une communication relative à la tenue de la 18e édition de la Foire internationale du livre de Ouagadougou (FILO).

La 18e édition de la FILO se tiendra du 25 au 30 novembre 2025 à Ouagadougou sous le thème « Livre, identité culturelle et souveraineté nationale ».

L’organisation de cette édition s’inscrit dans la vision stratégique de contribution du livre à la valorisation de notre identité culturelle et à l’affirmation de notre souveraineté.

Les innovations majeures de cette édition sont la hausse du nombre de Grands prix du Livre qui passe de six (06) à dix (10) et l’organisation des olympiades littéraires dans les Universités et Instituts supérieurs.

La FILO est une vitrine de promotion du livre et de la lecture publique, une tribune d’échanges et de partage d’expériences entre les acteurs et les professionnels de la filière du livre et un cadre de saine émulation entre les maillons de la chaîne du livre burkinabè.

II 2 Le ministre de la Justice et des Droits humains, chargé des relations avec les institutions, Garde des sceaux a fait au Conseil une communication relative à la tenue de la 3e édition de la Journée nationale de protection des données à caractère personnel, prévue du 25 au 30 mars 2025.

Cette édition est placée sous le thème « la protection des données à caractère personnel à l’ère de la digitalisation des procédures administratives : quelle contribution des acteurs de l’écosystème du numérique ? ». Elle vise entre autres, à sensibiliser les acteurs publics et privés sur les enjeux liés à la protection des données à caractère personnel dans un environnement numérique en constante évolution et à renforcer la conformité des administrations et entreprises aux exigences légales en matière de traitement des données.

III  NOMINATIONS

III 1 NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A  AU TITRE DE LA PRIMATURE

Les personnes dont les noms suivent sont nommées Membres au Conseil de régulation de l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP), pour un premier mandat de trois (03) ans :

Au titre de l’administration publique :

– Monsieur Adama ZONGO, Mle 117 463 T, Ingénieur en génie civil, représentant le ministère des Infrastructures et du désenclavement.

Au titre de la société civile :

– Monsieur Harouna SINON, Economiste, représentant le Réseau national de Lutte anti-corruption (REN-LAC).

B AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA MOBILITE

-Monsieur Bertrand TOE, Mle 111 494 W, Commissaire divisionnaire de police, catégorie 1, 3e grade, 4e échelon, est nommé Directeur de Cabinet ;

-Monsieur Saïdou SANKARA, Mle 59 713 C, Administrateur civil, 1ère classe, 12e échelon, est nommé Secrétaire général.

C AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

-Monsieur Honoré Patoinsâmba ZIDA, Mle 104 304 X, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Chargé de mission ;

-Monsieur Mahamadou BOKOUM, Mle 58 429 K, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 13e échelon, est nommé Chargé de mission ;

-Madame Aïssata OUEDRAOGO, Mle 59 638 L, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 11e échelon, est nommée Chargé de mission ;

-Monsieur Maoloud ZOUBGA, Mle 117 233 T, Inspecteur des douanes, catégorie 1A, grade intermédiaire, 5e échelon, est nommé Chargé de mission.

D AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

-Monsieur Halidou SAVADOGO, Mle 54 607 V, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Ministre Conseiller à la Mission permanente du Burkina Faso auprès des Nations unies à New York ;

-Monsieur Adama KINDO, Mle 208 204 A, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Ministre Conseiller à l’Ambassade du Burkina Faso à Tripoli (Libye).

E AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS

-Monsieur Ibrahim TRAORE, Mle 113 377 F, Inspecteur de sécurité pénitentiaire divisionnaire, catégorie 1, 3e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;

-Monsieur Honoré Grégoire KARAMBERY, Mle 92 574 D, Inspecteur de sécurité pénitentiaire divisionnaire, catégorie 1, 4e échelon, est nommé Chargé de mission ;

-Madame Emma Adélaïde PARE/KI, Mle 130 426 U, Magistrat, 1er grade, 4e échelon, est nommée Directrice de la justice juvénile ;

-Monsieur Règma KABORE, Mle 212 237 W, Conseiller en Droits humains, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Directeur du centre d’information, d’écoute et d’orientation en Droits humains.

F AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

Les personnes dont les noms suivent sont nommées dans l’emploi de Directeur de recherche pour compter du 18 juillet 2024 au Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST).

Pour le compte de l’Institut de l’environnement et de recherches agricoles (INERA) :

-Monsieur Lucien OUEDRAOGO, Mle 271 728 D, Maître de recherche en Géographie, est nommé Directeur de recherche en Géographie.

Pour le compte de l’Institut de recherche en sciences de la santé (IRSS) :

-Monsieur Wendkouni Henri Gautier OUEDRAOGO, Mle 110 945 V, Maître de recherche en Bactériologie-Virologie, est nommé Directeur de recherche en Bactériologie-Virologie.

Pour le compte de l’Institut des sciences des sociétés (INSS) :

-Monsieur Roger ZERBO, Mle 117 304 H, Maître de recherche en Anthropologie et sociologie de la santé, est nommé Directeur de recherche en Anthropologie et sociologie de la santé.

Les personnes dont les noms suivent sont nommées dans l’emploi de Maître de recherche pour compter du 18 juillet 2024 au Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST).

Pour le compte de l’Institut de l’environnement et de recherches agricoles (INERA) :

-Madame Pascaline COULIBALY/LINGANI, Mle 271 708 G, Chargé de recherche en Lettres et sciences humaines/Sociologie de l’environnement, est nommée Maître de recherche en Sociologie de l’environnement ; Monsieur Abalo Itolou KASSANKOGNO, Mle 334 037 E, Chargé de recherche en Phytopathologie, est nommé Maître de recherche en Phytopathologie ;

-Monsieur Adama SANOU, Mle 249 830 Z, Chargé de recherche en Malherbologie, est nommé Maître de recherche en Malherbologie ;

-Monsieur Lassina SANOU, Mle 249 819 B, Chargé de recherche en Biologie et Ecologie végétales, est nommé Maître de recherche en Biologie et Ecologie végétales ;

-Monsieur Adama TRAORE, Mle 392 917 P, Chargé de recherche en Sciences du sol, est nommé Maître de recherche en Sciences du sol ;

-Monsieur Farid TRAORE, Mle 392 916 S, Chargé de recherche en Sciences et gestion de l’environnement, est nommé Maître de recherche en Sciences et gestion de l’environnement ;

-Monsieur Issaka ZIDA, Mle 225 877 C, Chargé de recherche en Entomologie/Protection des végétaux, est nommé Maître de recherche en Entomologie.

 

Pour le compte de l’Institut de recherche en sciences de la santé (IRSS) :

-Madame Missida Blandine OUEDRAOGO/BILA, Mle 271 614 C, Chargé de recherche en Lettres et sciences humaines : Anthropologie de la santé, genre, est nommée Maître de recherche en Anthropologie et sociologie de la santé ;

-Monsieur Toussaint ROUAMBA, Mle 259 779 X, Chargé de recherche en Santé publique option Epidémiologie, est nommé Maître de recherche en Santé publique option Epidémiologie ;

-Madame Rainatou SONDE/BOLY, Mle 249 874 J, Chargé de recherche en Pharmacologie, est nommée Maître de recherche en Pharmacologie-Biochimie ;

-Monsieur Mathieu NITIEMA, Mle 249 877 B, Chargé de recherche en Pharmacologie-Biochimie, est nommé Maître de recherche en Pharmacologie-Biochimie ;

-Madame Tegwinde Rebeca COMPAORE, Mle 334 046 S, Chargé de recherche en Biochimie/Biologie Moléculaire/Microbiologie, est nommée Maître de recherche en Biochimie/Biologie Moléculaire/Microbiologie.

Pour le compte de l’Institut de recherche en sciences appliquées et technologies (IRSAT) :

-Monsieur Geoffroy Romaric BAYILI, Mle 118 954 A, Chargé de recherche en Biochimie-Microbiologie, est nommé Maître de recherche en Biochimie-Micrologie ;

-Monsieur Oumarou TRAORE, Mle 225 881 M, Chargé de recherche en Phytopathologie, est nommé Maître de recherche en Phytopathologie ;

-Monsieur Yacouba YIRA, Mle 207 946 N, Chargé de recherche en Hydrologie, Hydrogéologie, est nommé Maître de recherche en Hydrologie, Hydrogéologie.

Pour le compte de l’Institut des sciences des sociétés (INSS) :

-Madame Zouanso SOULAMA/COULIBALY, Mle 52 133 E, Chargé de recherche en Sciences de l’éducation, est nommée Maître de recherche en Sciences de l’éducation ;

-Madame Asséta DIALLO, Mle 258 266 F, Chargé de recherche en Linguistique descriptive, est nommée Maître de recherche en Linguistique descriptive ;

-Monsieur Sourbar Justin Wenceslas HIEN, Mle 258 261 C, Chargé de recherche en Histoire économique et sociale, est nommé Maître de recherche en Histoire économique et sociale ;

-Monsieur Amado KABORE, Mle 226 312 Y, Chargé de recherche en Histoire sociale (Ecole/Education/Formation), est nommé Maître de recherche en Histoire sociale (Ecole/Education/Formation) ;

-Monsieur Félix OUEDRAOGO, Mle 238 343 F, Chargé de recherche en Sociologie du développement, est nommé Maître de recherche en Sociologie du développement ;

-Madame Palingwindé Inès Zoé Lydia TAPSOBA/ROUAMBA, Mle 241 739 Y, Chargé de recherche en Sociologie, est nommée Maître de recherche en Sociologie ;

-Monsieur Issa SOMBIE, Mle 334 038 R, Chargé de recherche en Sociologie-Anthropologie de la santé, est nommé Maître de recherche en Anthropologie et Sociologie de la santé ;

-Monsieur Daouda TRAORE, Mle 54 437 K, Chargé de recherche en Sciences du langage/Linguistique, est nommé Maître de recherche en Sciences du langage/Linguistique ;

-Monsieur Lassané YAMEOGO, Mle 78 080 V, Chargé de recherche en Sciences de l’information et de la communication, est nommé Maître de recherche en Sciences de l’information et de la communication

G  AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT

-Monsieur Salif DERRA, Mle 204 068 S, Inspecteur de l’environnement, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Directeur provincial de l’eau et de l’assainissement de l’environnement des Balé ;

-Monsieur Guirsoun Brice Moctar ZOURE, Mle 358 785 B, Ingénieur du génie rural, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Directeur provincial de l’eau et de l’assainissement de l’environnement du Bam ;

-Monsieur Kiswendsida Rodrigue LEGMA, Mle 365 965 P, Technicien supérieur de l’hydraulique et de l’équipement rural, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Directeur provincial de l’eau et de l’assainissement de l’environnement des Banwa ;

-Madame Juliette IDO, Mle 358 691 L, Ingénieur des travaux du génie rural, 1ère classe, 3e échelon, est nommée Directrice provinciale de l’eau et de l’assainissement de l’environnement du Bazèga ;

-Monsieur Aristide LEAMA, Mle 289 064 R, Ingénieur du génie rural, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur provincial de l’eau et de l’assainissement de l’environnement de la Bougouriba ;

-Monsieur Souhaïb KABORE, Mle 315 226 A, Ingénieur du génie rural, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur provincial de l’eau et de l’assainissement de l’environnement du Boulkiemdé ;

-Madame Maïmouna YAMPA, Mle 228 380 H, Inspecteur de l’environnement, 1ère classe, 2e échelon, est nommée Directrice provinciale de l’eau et de l’assainissement de l’environnement de la Comoé ;

-Monsieur Joseph OUARO, Mle 358 689 S, Ingénieur des travaux du génie rural, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur provincial de l’eau et de l’assainissement de l’environnement du Ganzourgou ;

-Monsieur Djingri NATAMA, Mle 51 902 E, Technicien supérieur en thermo-énergie, 1ère classe, 16e échelon, est nommé Directeur provincial de l’eau et de l’assainissement de l’environnement de la Gnagna ;

-Monsieur Désiré SARE, Mle 365 944 E, Technicien supérieur de l’hydraulique et de l’équipement rural, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Directeur provincial de l’eau et de l’assainissement de l’environnement du Gourma ;

-Monsieur Adama BELE, Mle 264 661 F, Inspecteur de l’environnement, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Directeur provincial de l’eau et de l’assainissement de l’environnement du Houet ;

-Madame Djamilatou OUELOGO, Mle 289 063 E, Ingénieur en génie civil, 1ère classe, 5e échelon, est nommée Directrice provinciale de l’eau et de l’assainissement de l’environnement du Kadiogo ;

-Monsieur Mathieu OUEDRAOGO, Mle 314 963 S, Ingénieur des travaux du génie rural, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur provincial de l’eau et de l’assainissement de l’environnement du Kénédougou ;

-Monsieur Wendinkonté Damien KABORE, Mle 322 725 A, Technicien supérieur de l’hydraulique et de l’équipement rural, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur provincial de l’eau et de l’assainissement de l’environnement de la Komondjari ;

-Monsieur Zoumana Amed Serge TRAORE, Mle 314 985 X, Ingénieur des travaux du génie rural, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur provincial de l’eau et de l’assainissement de l’environnement de la Kompienga ;

-Monsieur Steve Isaï BATIENON, Mle 373 639 W, Ingénieur du génie rural, 1ère classe, 2e échelon, est nommé Directeur provincial de l’eau et de l’assainissement de l’environnement de la Kossi ;

-Monsieur Germain MONE, Mle 322 668 H, Ingénieur des travaux du génie rural, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur provincial de l’eau et de l’assainissement de l’environnement du Koulpélogo ;

-Monsieur Abdel Aziz MAIGA, Mle 314 972 V, Ingénieur des travaux du génie rural, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur provincial de l’eau et de l’assainissement de l’environnement du Kouritenga ;

-Monsieur Hamado OUEDRAOGO, Mle 231 655 Y, Technicien supérieur de l’hydraulique et de l’équipement rural, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur provincial de l’eau et de l’assainissement de l’environnement du Kourwéogo ;

-Monsieur Ousmana OUEDRAOGO, Mle 358 688 R, Ingénieur des travaux du génie rural, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Directeur provincial de l’eau et de l’assainissement de l’environnement de la Léraba ;

-Monsieur Kounso Ismaïla TRAORE, Mle 267 676 S, Inspecteur de l’environnement, 1ère classe, 2e échelon, est nommé Directeur provincial de l’eau et de l’assainissement de l’environnement du Mouhoun ;

-Monsieur Ibrahim OUEDRAOGO, Mle 365 974 X, Technicien supérieur de l’hydraulique et de l’équipement rural, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Directeur provincial de l’eau et de l’assainissement de l’environnement du Nahouri ;

-Monsieur Issa NIKIEMA, Mle 365 933 J, Ingénieur du génie rural, 1ère classe, 2e échelon, est nommé Directeur provincial de l’eau et de l’assainissement de l’environnement du Namentenga ;

-Monsieur Roger SIMPORE, Mle 366 007 X, Technicien supérieur de l’hydraulique et de l’équipement rural, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Directeur provincial de l’eau et de l’assainissement de l’environnement du Nayala ;

-Monsieur Mohamed TRAORE, Mle 314 974 S, Ingénieur des travaux du génie rural, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur provincial de l’eau et de l’assainissement de l’environnement du Noumbiel ;

-Monsieur Etienne OUEDRAOGO, Mle 278 183 M, Inspecteur de l’environnement, 1ère classe, 2e échelon, est nommé Directeur provincial de l’eau et de l’assainissement de l’environnement de l’Oubritenga ;

-Monsieur Idrissa KABORE, Mle 365 994 A, Technicien supérieur de l’hydraulique et de l’équipement rural, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Directeur provincial de l’eau et de l’assainissement de l’environnement de l’Oudalan ;

-Monsieur Ignace NEBIE, Mle 216 283 P, Ingénieur du génie rural, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Directeur provincial de l’eau et de l’assainissement de l’environnement du Passoré ;

-Monsieur Henri KIEMTORE, Mle 222 195 H, Inspecteur de l’environnement, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur provincial de l’eau et de l’assainissement de l’environnement du Poni ;

-Monsieur Nombié SOMA, Mle 366 247 L, Technicien supérieur de l’hydraulique et de l’équipement rural, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Directeur provincial de l’eau et de l’assainissement de l’environnement du Sanguié ;

-Monsieur Fabrice Florentin Saraka KONDE, Mle 379 544 J, Ingénieur du génie rural, 1ère classe, 2e échelon, est nommé Directeur provincial de l’eau et de l’assainissement de l’environnement de la Sissili ;

-Monsieur Ibrahim CONSEIGA, Mle 379 539 F, Technicien supérieur de l’hydraulique et de l’équipement rural, 1ère classe, 2e échelon, est nommé Directeur provincial de l’eau et de l’assainissement de l’environnement de la Tapoa ;

-Monsieur Ali KABRE, Mle 358 700 P, Ingénieur des travaux du génie rural, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Directeur provincial de l’eau et de l’assainissement de l’environnement du Tuy ;

-Monsieur Laneko Issouf ZOU, Mle 365 948 Y, Technicien supérieur de l’hydraulique et de l’équipement rural, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Directeur provincial de l’eau et de l’assainissement de l’environnement du Yagha ;

-Monsieur Yapo DA, Mle 228 418 E, Inspecteur de l’environnement, 1ère classe, 2e échelon, est nommé Directeur provincial de l’eau et de l’assainissement de l’environnement du Yatenga ;

-Monsieur Adama OUEDRAOGO, Mle 358 695 D, Ingénieur des travaux du génie rural, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Directeur provincial de l’eau et de l’assainissement de l’environnement du Ziro ;

-Monsieur Pegdwindé Frank Rodrigue NEBIE, Mle 314 978 K, Ingénieur des travaux du génie rural, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur provincial de l’eau et de l’assainissement de l’environnement du Zondoma ;

-Monsieur Mohamadi KOANDA, Mle 213 853 M, Inspecteur de l’environnement, 1ère classe, 2e échelon, est nommé Directeur provincial de l’eau et de l’assainissement de l’environnement du Zoundwéogo.

H AU TITRE DU MINISTERE DES SPORTS, DE LA JEUNESSE ET DE L’EMPLOI

-Monsieur Joseph POODA, Mle 46 434 B, Professeur certifié des lycées et collèges, 1ère classe, 12e échelon, est nommé Inspecteur technique des services.

III 2 NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :

-du Bureau national des sols (BUNASOLS), de la Société nationale de gestion du stock de sécurité alimentaire (SONAGESS), de FASO GUULGO et de FASO KOSAM au titre du ministère de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques ;

-des Centres hospitaliers régionaux de Dédougou (CHR-DDG), de Fada N’Gourma (CHR-FG), de Gaoua (CHR-G), de Tenkodogo (CHR-TNK), de Koudougou (CHR-KDG) et de l’Agence de gestion des soins de santé primaires (AGSP) au titre du ministère de la Santé ;

-de la Société burkinabè des fibres textiles (SOFITEX) au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat ;

-de la Société des mines de Sanbrado (SOMISA) SA, des sociétés minières KIAKA SA et OUARE MINING COMPANY SA au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières ;

-de l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) au titre du ministère des Sports, de la jeunesse et de l’emploi.

Le Conseil a également procédé à la nomination de Présidents aux Conseils d’administration du Centre hospitalier régional de Koudougou (CHR-KDG), de l’Agence de gestion des soins de santé primaires (AGSP) et de la Société burkinabè des fibres textiles (SOFITEX).

A MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

Le Conseil a adopté cinq (05) décrets.

Le premier décret renouvelle le mandat de Monsieur Djibril ZOUNGRANA, Mle 510 080 A, Ingénieur en environnement minier, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières au Conseil d’administration du Bureau national des sols (BUNASOLS) pour une dernière période de trois (03) ans.

Le deuxième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de la Société nationale de gestion du stock de sécurité alimentaire (SONAGESS) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement :

-Madame Gertrude COULIBALY/YAMEOGO, Mle 46 076 E, Inspecteur des eaux et forêts.

Au titre du ministère de l’Economie et des finances :

-Monsieur Jean Baptiste OUEDRAOGO, Mle 47 687 P, Administrateur des services financiers.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL DE LA SONAGESS

-Monsieur Wendiatta SAWADOGO, Mle 427 842, Comptable.

Le troisième décret renouvelle le mandat de Monsieur Gomsida OUEDRAOGO, Mle 75 404 M, Ingénieur en génie civil, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère des Infrastructures et du désenclavement au Conseil d’administration de la Société nationale de gestion du stock de sécurité alimentaire (SONAGESS) pour une dernière période de trois (03) ans.

Le quatrième décret nomme Monsieur Modou DANGO, Mle 200 556 J, Conseiller des affaires économiques, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat au Conseil d’administration de la Société FASO GUULGO pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le cinquième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration de FASO KOSAM pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques :

-Monsieur Arouna OUEDRAOGO, Mle 334 277 U, Ingénieur d’élevage et de santé animale.

Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation :

-Monsieur Philippe BAYEN, Mle 257 234 E, Enseignant-chercheur.

B MINISTERE DE LA SANTE

Le Conseil a adopté neuf (09) décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Centre hospitalier régional de Dédougou (CHR-DDG) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de la Santé :

-Monsieur Adama OUATTARA, Mle 231 441 C, Maître de conférences agrégé hospitalo-universitaire.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LA DELEGATION SPECIALE REGIONALE DE LA BOUCLE DU MOUHOUN

-Monsieur Souleymane NAKANABO, Mle 105 193 M, Administrateur civil.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LA COMMISSION MEDICALE D’ETABLISSEMENT

-Monsieur Wendpuiré Daniel ZOUNGRANA, Mle 273 173 T, Médecin spécialiste en stomatologie et chirurgie maxillo-faciale.

Le deuxième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Centre hospitalier régional de Fada N’Gourma (CHR-FG) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LA DELEGATION SPECIALE REGIONALE DE L’EST

-Monsieur Yempabou Noël COMBARY, Mle 41 832 P, Attaché d’administration scolaire et universitaire.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES ASSOCIATIONS DES MALADES

-Monsieur Ernest NATAMA, Secrétaire exécutif de l’association Todi Yaba de Fada N’Gourma.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES TRAVAILLEURS DU CHR-FG

-Monsieur Adama SOMDAKOUMA, Mle 84 145 D, Attaché de santé en chirurgie.

Le troisième décret renouvelle le mandat de Monsieur Adama FOFANA, Mle 46 918 J, Conseiller de santé, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de la Santé au Conseil d’administration du Centre hospitalier régional de Fada N’Gourma (CHR-FG) pour une dernière période de trois (03) ans.

Le quatrième décret nomme Monsieur Akpiéritiza DABIRE, Animateur PA2, Administrateur représentant la délégation spéciale régionale du Sud-Ouest au Conseil d’administration du Centre hospitalier régional de Gaoua (CHR-G) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le cinquième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Centre hospitalier régional de Tenkodogo (CHR-TNK) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de la Santé :

-Madame Watinoma Aïcha Sidwaogo Eveline OUATTARA/KABORE, Mle 202 617 V, Economiste.

Au titre du ministère de l’Economie et des finances :

-Monsieur Ambèterfa Nicolas SOME, Mle 53 637 D, Inspecteur des impôts.

Au titre du ministère de l’Action humanitaire et de la solidarité nationale :

-Monsieur Réléoindé Silvain ZOUNGRANA, Mle 81 952 B, Inspecteur d’éducation de jeunes enfants.

Au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :

-Monsieur Issa OUEDRAOGO, Mle 216 826 K, Inspecteur du travail.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LA COMMISSION MEDICALE D’ETABLISSEMENT

-Monsieur Daniel ZEMBA, Mle 245 611 X, Médecin spécialiste en médecine interne.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES TRAVAILLEURS DU CHR-TNK

-Monsieur Abdoulaye OUEDRAOGO, Mle 41 190 E, Attaché de santé en chirurgie.

Le sixième décret nomme Monsieur Mohamed Karl-Anicet KPODA, Mle 224 387 W, Médecin de santé publique, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de la Santé au Conseil d’administration du Centre hospitalier régional de Koudougou (CHR-KDG) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le septième décret nomme Monsieur Mohamed Karl-Anicet KPODA, Mle 224 387 W, Médecin de santé publique, Président du Conseil d’administration du Centre hospitalier régional de Koudougou (CHR-KDG) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le huitième décret nomme Monsieur Arzouma OUEDRAOGO, Mle 46 932 T, Médecin, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de la Santé au Conseil d’administration de l’Agence nationale des soins de santé primaires (AGSP) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le neuvième décret nomme Monsieur Arzouma OUEDRAOGO, Mle 46 932 T, Médecin, Président du Conseil d’administration de l’Agence nationale des soins de santé primaires (AGSP) pour un premier mandat de trois (03) ans.

C MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme Monsieur Alassane OUEDRAOGO, Mle 111 319 H, Conseiller des affaires économiques, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat au Conseil d’administration de la Société burkinabè des fibres textiles (SOFITEX) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Oumarou BARRO.

Le second décret nomme Monsieur Alassane OUEDRAOGO, Mle 111 319 H, Conseiller des affaires économiques, Président du Conseil d’administration de la Société burkinabè des fibres textiles (SOFITEX) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Oumarou BARRO.

D MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.

Le premier décret renouvelle le mandat de Madame Talato Eliane DJIGUEMDE/OUEDRAOGO, Mle 47 698 P, Inspecteur des impôts, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie et des finances au Conseil d’administration de la Société des mines de Sanbrado (SOMISA) SA pour une dernière période de trois (03) ans.

Le deuxième décret nomme Monsieur Ernest KABORE, Mle 91 269 A, Inspecteur du trésor, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie et des finances au Conseil d’administration de la Société minière KIAKA SA pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le troisième décret nomme Monsieur Eric Wilfrid Yirin ZOURE, Mle 111 344 H, Conseiller des affaires économiques, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie et des finances au Conseil d’administration de la Société minière OUARE MINING COMPANY SA pour un premier mandat de trois (03) ans.

E MINISTERE DES SPORTS, DE LA JEUNESSE ET DE L’EMPLOI

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Madame Maïmouna PARE/HEMA, Mle 30 96 (ANPE), Conseiller en emploi et en formation professionnelle, Administrateur représentant le personnel au Conseil d’administration de l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) pour un premier mandat de trois (03) ans.

 

Le Porte-parole du Gouvernement

Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO,

Chevalier de l’Ordre de l’Etalon

Secteur de l’énergie et des mines : Tenue la première session du cadre ministériel de concertation

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Le ministre de l’Energie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba, a présidé ce mardi 18 mars, la première session du Cadre ministériel de concertation (CMC) de lannée 2025. Destinée à consolider la coordination entre les différentes structures du Ministère de l’énergie, des mines et des c arrières (MEMC) en vue dharmoniser les interventions et doptimiser leur impact sur les populations et les acteurs du secteur ; la session a réuni les principaux responsables du MEMC afin de renforcer la synergie et lefficacité des actions menées.

C’est le ministre de l’Energie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba, qui a présidé cette première session du cadre de concertation de l’année 2025

«Le Cadre ministériel de concertation se positionne  comme un mécanisme clé pour assurer un dialogue constant au sein du ministère. Il permettra d’examiner les documents stratégiques, de formuler des recommandations sur les dossiers d’intérêt commun et de garantir une cohérence dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques publiques du secteur.

Cet espace d’échange favorisera également le partage d’expériences et de bonnes pratiques entre les différentes directions et les services. Par la tenue de ce cadre, le ministère réaffirme son engagement à améliorer la gouvernance par l’instauration d’une dynamique de travail fondée sur la concertation et l’anticipation. La première session du CMC marque ainsi une étape clé dans la quête d’une gestion participative et performante du secteur de l’énergie, des mines et des carrières au Burkina Faso», précise un communiqué de la Direction de la Communication et des Relations Presse dudit Ministère.

Burkina Demain

Les parties prenantes s’entendent pour faire pression en faveur d’une mise en œuvre accélérée alors que l’examen à mi-parcours du PIDA suscite un engagement à l’action

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Dans le cadre d’un mouvement important vers la poursuite de la mise en œuvre des projets du PIDA, des parties prenantes de toute l’Afrique se sont réunies à Addis-Abeba pour un atelier qui s’est tenu du 25 au 27 février 2025. L’atelier s’est conclu par un engagement commun à accélérer la mise en œuvre de projets d’infrastructure stratégiques, à attirer des investissements et à créer des synergies et une collaboration entre les divers secteurs concernés.

  »Addis-Abeba – Ethiopie : Le Programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA), une initiative essentielle visant à débloquer la croissance durable et lintégration à travers le continent grâce au développement des infrastructures, a continué de jouer un rôle crucial dans l’élaboration des politiques et lorientation du développement stratégique.

Dans le cadre d’un mouvement important vers la poursuite de la mise en œuvre des projets du PIDA, des parties prenantes de toute l’Afrique se sont réunies à Addis-Abeba pour un atelier qui s’est tenu du 25 au 27 février 2025. L’atelier s’est conclu par un engagement commun à accélérer la mise en œuvre de projets d’infrastructure stratégiques, à attirer des investissements et à créer des synergies et une collaboration entre les divers secteurs concernés.

L’atelier a été une plate-forme importante pour examiner les progrès et l’impact du Projet d’appui à la mise en œuvre du PIDA (PISP), une initiative de 7 millions de dollars financée  par la Banque africaine de développement (BAD). Le PISP joue un rôle essentiel dans l’avancement de la deuxième phase du PIDA (2021-2030) du PIDA (PIDA PAP II), par le biais du renforcement des capacités techniques. Le PISP a soutenu la mise en œuvre des projets PIDA PAP II en renforçant les capacités techniques de l’Agence de développement de l’Union africaine (AUDA-NEPAD) et de la Commission de l’Union africaine (CUA). Ouvrant officiellement l’atelier, le directeur des infrastructures et de l’énergie de l’Union africaine, le Dr Kamugisha Kazaura, a souligné l’importance de la collaboration et de l’expertise pour faire avancer le programme du PIDA. « Cet atelier est l’occasion d’exploiter notre expertise collective, de favoriser la collaboration et d’accélérer la mise en œuvre des projets du PAP II du PIDA à l’approche de l’examen à mi-parcours du PAP II. » Il a en outre souligné : « Le moment est venu de s’engager pleinement, de tirer parti de l’expertise disponible et d’accélérer la préparation et la mise en œuvre du PIDA PAP II.».

Engagement à accélérer la mise en œuvre en vue de lexamen à mi-parcours du PIDA

Le PIDA PAP II est un portefeuille de 69 projets, dont 18 dans les domaines de l’énergie, 11 dans les TIC, 25 dans les transports et 15 dans l’eau, priorisés et adoptés par les chefs d’État de l’Union africaine en février 2021. L’examen à mi-parcours évaluera les progrès accomplis jusqu’à présent dans la mise en œuvre et formulera des recommandations en vue d’accélérer l’exécution tout en s’attaquant aux goulets d’étranglement identifiés.

Afin d’améliorer encore l’efficacité du mécanisme de prestation de services du PIDA, l’AUDA-NEPAD renforce le pool de services d’experts (ESP) en intégrant des compétences sectorielles supplémentaires, en particulier dans les domaines du transport et de la logistique. Cela permettra de s’assurer que les critères de sélection des projets donnent la priorité aux projets à fort impact et à haut niveau de préparation, accélérant ainsi leur transition de la préparation à l’exécution.

Depuis son lancement en novembre 2024, le pool s’est concentré sur l’amélioration de la préparation des projets à un stade précoce grâce à un solide pipeline de projets viables.

Une approche méthodologique détaillée pour l’examen préalable et l’évaluation de ces projets a été discutée. L’ESP se concentre sur la préparation précoce des projets, en travaillant sur des projets sélectionnés à partir d’une liste initiale de 20 initiatives PIDA PAP II, qui ont été présentées aux communautés économiques régionales (CER) au cours de l’atelier.

Cet exercice devrait permettre d’améliorer la mise en œuvre des projets du PIDA en tirant parti des possibilités de financement disponibles. Selon Yones Touitha, qui s’exprimait au nom du Directeur Amine Idriss Adoum, Directeur de l’Industrialisation, des Infrastructures et de l’Intégration Economique à l’AUDA-NEPAD, lors de l’ouverture de l’atelier.

Afin d’assurer une plus grande responsabilisation et une plus grande transparence dans la mise en œuvre, l’AUDA-NEPAD établira un tableau de bord numérique en temps réel qui suivra l’avancement des projets, les déficits de financement et les goulets d’étranglement dans les projets PIDA PAP II.

Cette initiative offrira un accès libre mécanisme de rapport pour les parties prenantes, facilitant la prise de décision fondée sur des données probantes et accélérant l’exécution du projet.

Un aspect important de l’atelier a également été marqué par des discussions sur la manière d’assurer la durabilité du programme PISP et d’élargir son soutien pour inclure le renforcement des capacités des communautés économiques régionales (CER). Cette demande a été formulée au cours des discussions ainsi que lors d’autres réunions tenues précédemment, y compris la réunion du comité directeur du PIDA. « Le renforcement des capacités des organismes régionaux sera essentiel pour maintenir la dynamique et soutenir le succès à long terme des projets PIDA », soulignent les participants.

Reconnaissant le besoin d’une expertise locale, l’AUDA-NEPAD s’efforce d’institutionnaliser des programmes décentralisés de renforcement des capacités pour les communautés économiques régionales (CER) et les agences nationales d’infrastructure. Cette approche permettra aux parties prenantes au niveau de la mise en œuvre d’acquérir les compétences et les techniques nécessaires. Cette approche permettra aux parties prenantes au niveau de la mise en œuvre d’acquérir les compétences et l’assistance technique nécessaires pour mener à bien la préparation et l’exécution des projets à un stade précoce de manière indépendante.

Mobiliser les fonds nécessaires au succès à long terme du PIDA

Compte tenu de l’important besoin de financement annuel de 16,1 milliards de dollars pour le PIDA PAP II, AUDA-NEPAD explore des cadres d’engagement structurés avec des investisseurs du secteur privé et des institutions de financement du développement (IFD). Cela comprend l’élaboration d’instruments de financement mixte et de partenariats public-privé (PPP) sur mesure qui amélioreront la bancabilité des projets et attireront des investissements à long terme dans les infrastructures.

Dans son allocution de clôture, Ibrah Wahabou, Chef de l’Unité Infrastructures de l’AUDA-NEPAD, a souligné que les efforts en cours seront encore renforcés au cours de la seconde moitié du PIDA PAP II, ce qui permettra d’accroître la mobilisation des investissements et d’accélérer la mise en œuvre. «En fin de compte, notre succès devrait être mesuré par deux facteurs :

Premièrement, l’avancement des projets et, deuxièmement, la quantité de ressources que nous avons mobilisées. L’engagement dont toutes les parties prenantes ont fait preuve aujourd’hui pour faire avancer ces projets déterminera l’impact que nous pouvons obtenir. Les participants ont également convenu que le succès continu de ces projets dépend des efforts soutenus de tous les partenaires, en particulier pour mobiliser des investissements, renforcer les capacités régionales et relever les défis à mesure qu’ils se présentent. Les efforts de l’Union africaine, en collaboration avec ses partenaires, contribuent à renforcer les capacités d’infrastructure de l’Afrique tout en contribuant aux objectifs plus larges de développement socio-économique, d’intégration régionale et de durabilité du continent. //

Pour plus dinformations :

Mme Zipporah Maubane : Agence de développement de l’Union africaine-NEPAD, Chef de la communication et du plaidoyer zipporahm@nepad.org

Mme Bezayit Eyoel | Ministère de l’Infrastructure et de l’Énergie| Commission de l’Union africaine| Courriel : BezayitE@africa-union.org |

M. Gamal Eldin Ahmed A. Karrar | Agente principale de communication | Direction de l’information et de la communication, Commission de l’Union africaine | Courriel : GamalK@africa-union.org

Direction de l’information et de la communication, Commission de l’Union africaine I Courriel : DIC@africa-union.org

Site Web : www.au.int  | Addis-Abeba, Éthiopie | Suivez-nous : Facebook | Sur Twitter | Sur Instagram | Youtube »

 

BAD : Signature d’un accord de 18,4 millions d’euros avec la KfW en faveur de l’IPPF-NEPAD

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La Banque africaine de développement et la Kreditanstalt für Wiederaufbau (KfW), la banque publique allemande d’investissement et de développement, ont signé le 14 mars dernier à Abidjan, un accord portant sur une contribution de 18,4 millions d’euros au Fonds spécial du Mécanisme de financement de la préparation des projets d’infrastructure du NEPAD (IPPF-NEPAD). Communiqué.

«La Banque africaine de développement et l’Allemagne signent un accord de financement de 18,4 millions  d’euros en faveur de l’IPPF-NEPAD pour renforcer la préparation de projets d’infrastructure en Afrique

Abidjan, le 14 mars 2025 – La Banque africaine de développement et la Kreditanstalt für Wiederaufbau (KfW), la banque publique allemande d’investissement et de développement, ont signé un accord portant sur une contribution de 18,4 millions d’euros au Fonds spécial du Mécanisme de financement de la préparation des projets d’infrastructure du NEPAD (IPPF-NEPAD).

Ce financement, qui porte la contribution de la KfW à l’IPPF-NEPAD à 58,14 millions de dollars, soutiendra les efforts du Mécanisme pour atteindre ses principales priorités, notamment le deuxième plan d’action prioritaire du Programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA-PAP 2) jusqu’en 2030. Le fonds spécial multi-donateurs du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique, hébergé par la Banque africaine de développement, est un mécanisme de préparation de projets de premier plan en Afrique, qui joue un rôle de catalyseur en fournissant une assistance technique et financière pour la préparation de projets et de programmes d’infrastructure à l’échelle régionale.

L’accord a été signé à Abidjan, en Côte d’Ivoire, par Christoph Tiskens, directeur de la KfW pour l’Afrique de l’Est et l’Union africaine, et Mike Salawou, directeur des infrastructures et du développement urbain à la Banque africaine de développement. La signature de l’accord fait suite à l’annonce par le gouvernement allemand de la reconstitution des ressources du Fonds en 2024.

M.Tiskens a salué les réalisations de l’IPPF-NEPAD : « Le Fonds spécial IPPF-NEPAD a connu un succès remarquable tout au long de l’année, démontrant des progrès significatifs dans le développement des infrastructures régionales en Afrique. Cette reconstitution vise à soutenir le développement des infrastructures en mettant l’accent sur des domaines tels que le changement climatique, le genre, l’Agenda 2063, la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et plus encore sur la réalisation des Objectifs de développement durable. » Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement allemand sur son partenariat avec la Banque africaine de développement.

Pour M. Salawou, « cette reconstitution des ressources marque une étape importante dans notre partenariat de longue date avec l’Allemagne afin de faire progresser le développement et le financement des infrastructures en Afrique. Grâce à ce soutien, l’IPPF-NEPAD disposera d’une meilleure capitalisation pour intensifier et accélérer la préparation de projets d’infrastructure transfrontaliers et climato-intelligents, garantissant ainsi leur bancabilité et leur aptitude à l’investissement. »

«Il s’agit d’une étape importante dans l’accélération de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), de l’intégration régionale et de la croissance économique. La Banque attache donc une grande importance à ce partenariat et continuera de le renforcer », a ajouté Mike Salawou.

Contact médias : Olufemi Terry, Département de la communication et des relations extérieures, courriel : media@afdb.org»

Secteur de l’énergie : Les droits du consommateur au cœur d’un panel de l’ARSE

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Photo de famille des officiels et participants à l'ouverture du panel

L’Autorité de régulation du secteur de l’énergie (ARSE) a tenu son pari d’organiser le 14 mars 2025 à Ouagadougou un panel pour nourrir la réflexion et explorer les voies et moyens de renforcer les droits du consommateur dans le secteur notamment de l’énergie au Burkina. «Le panel vise à identifier les mécanismes de protection des consommateurs existants, de discuter des problématiques rencontrées par les usagers et d’explorer des pistes pour renforcer les droits des consommateurs d’électricité», a indiqué en effet dans son mot d’ouverture dudit panel le président de l’ARSE, Jean Baptiste Ky.

Une vue des membres du présidium à l’ouverture du panel de l’ARSE ce 14 mars 2025 à Ouagadougou

«Le consommateur dans le secteur de l’énergie au Burkina Faso». C’est l’intitulé du thème principal du panel initié ce 14 mars 2025 à Ouagadougou par l’Autorité de régulation du secteur de l’énergie (ARSE) au Burkina. Une initiative qui s’inscrit de la cadre de la Journée internationale des droits des consommateurs célébrée chaque 15 mars. Une façon pour l’ARSE de marquer son engagement à placer les droits des consommateurs au cœur de ses actions.

«Créer un cadre d’échanges et de réflexion»

Le président de l’ARSE, Jean Baptiste Ky, prononçant son allocution d’ouverture du panel consacré aux droits du consommateur du secteur de l’énergie

«L’objectif général du panel est de créer un cadre d’échanges et de réflexion sur les défis et problématiques liés à la protection des consommateurs d’électricité. De même, le panel vise à identifier les mécanismes de protection des consommateurs existants, de discuter des problématiques rencontrées par les usagers et d’explorer des pistes pour renforcer les droits des consommateurs d’électricité. Il permettra également d’écouter les consommateurs, de recueillir leurs idées et d’intégrer leurs propositions dans nos réflexions et actions», a indiqué dans son mot d’ouverture du panel le président de l’ARSE Jean Baptiste Ky.

Une vue des panélistes avec le modérateur Sanou au milieu, à sa droite M. Kagambèga et à sa gauche, Mme Somda de la SONABEL

Modéré par Zossi Kévin Sanou, secrétaire général du Conseil Burkinabè de l’Energie (CBE), le panel a connu l’intervention de 4 panélistes à savoir successivement M. Kagambèga de la Commission nationale de la concurrence ; Damba Ouoba, directeur des affaires juridiques et du contentieux de l’ARSE ; Mme Anne Marie Somda de la SONABEL et M. Dasmané Traoré, de la Ligue des consommateurs. Les communications de ces panélistes ont permis aux participants de mieux appréhender entre autres, le cadre juridique et institutionnel actuel et les réalités des droits du consommateur burkinabè de façon générale et dans le secteur de l’énergie en particulier.

Damba Ouoba, directeur des affaires juridiques et du contentieux de l’ARSE, a noté une évolution du statut du consommateur du secteur l’énergie burkinabè avec la loi 014 du 20 avril 2017

Ainsi, selon l’exposé de M. Ouoba la loi 014 du 20 avril 2017 a entraîné une évolution su statut du consommateur du secteur de l’énergie qui devient aussi acteur au même titre que les autres acteurs du secteur. Selon l’exposé de M. Kagambèga il n’y a pas de texte unique ou spécifique qui définit les droits du consommateur Burkinabè. Mais, ces droits sont définis ou protégés par un certain nombre textes ou d’institutions aussi bien au niveau national, communautaire et international.

M. Traoré de la Ligue des consommateurs a évoqué les problèmes auxquels font face les consommateurs du secteur de l’énergie dans notre pays : absence du service dans certaines localités à cause du contexte sécuritaire, les ruptures répétées de la continuité du service de l’électricité dues aux coupures ou délestages, les dommages sur les matériels électriques des consommateurs.

«La SONABEL, une société résiliente»

Anne Marie Somda (2e à partir de la droite) a fait une communication sur les droits et devoirs des abonnés de la SONABEL

Dans sa communication, Mme Somda de la SONABEL a mis en exergue les efforts déployés par la société d’Etat pour répondre au mieux aux besoins des consommateurs dans un contexte parfois de pénuries. Il a invoqué par exemple le dispositif mis en place pour gérer les plaintes des abonnés.

«S’il y a une société résiliente au Burkina Faso, si la SONABEL n’est pas première, elle est deuxième», a assuré un collègue de Mme Somda, M. Dabré, pour faire référence aux efforts que déploient quotidiennement les agents de la SONABEL pour fournir l’électricité aux abonnés, dans des situations parfois compliquées.

Le secrétaire général de l’ARSE, M. Dao a prononcé le mot de clôture du panel au nom du Président

Les exposés des panélistes ont été suivis par de nombreuses et intéressantes interventions qui ont permis de cerner davantage la problématique des droits du consommateur dans le secteur de l’énergie, à la grande satisfaction des organisateurs qui ont pris bonnes notes.

Dans son mot de clôture au nom de son président, le secrétaire général de l’ARSE M. Dao s’est félicité de la qualité des échanges et des conclusions du panel qui serviront dans la quête de l’amélioration par son institution des droits du consommateur dans le secteur de l’énergie au Burkina Faso.

Martin Philippe

Burkina Demain

Les banques de développement sous- régionales invitées à accroître leurs financements pour accélérer le développement de l’Afrique

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Le rôle des banques multilatérales de développement (BMD) sous- régionales dans la promotion des objectifs de développement de l’Afrique a occupé le devant de la scène lors d’une table ronde de haut niveau organisée en marge de la cinquante-septième session de la Conférence des ministres africains des finances, de la planification et du développement économique de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) (COM2025). L’événement, organisé, ce 15 mars 2025, sous le thème «Le rôle des banques multilatérales de développement sous-régionales dans la réalisation des objectifs de développement de l’Afrique », a réuni des décideurs politiques, des économistes et des dirigeants financiers pour évaluer comment les BMD peuvent améliorer leur capacité à mobiliser des ressources, attirer les investissements du secteur privé et renforcer leur contribution à l’intégration régionale et à la transformation économique.

«Les banques de développement sous- régionales invitées à accroître leurs financements pour accélérer le développement de l’Afrique

Addis-Abeba, 15 mars 2025 (CEA) – Le rôle des banques multilatérales de développement (BMD) sous-régionales dans la promotion des objectifs de développement de l’Afrique a occupé le devant de la scène lors d’une table ronde de haut niveau organisée en marge de la cinquante-septième session de la Conférence des ministres africains des finances, de la planification et du développement économique de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) (COM2025). L’événement, organisé sous le thème « Le rôle des banques multilatérales de développement sous-régionales dans la réalisation des objectifs de développement de l’Afrique », a réuni des décideurs politiques, des économistes et des dirigeants financiers pour évaluer comment les BMD peuvent améliorer leur capacité à mobiliser des ressources, attirer les investissements du secteur privé et renforcer leur contribution à l’intégration régionale et à la transformation économique.

La séance comprenait des interventions de Mme Hanan Morsy, économiste en chef et secrétaire exécutive adjointe de la CEA ; M. Admassu Tadesse, président-directeur général de la Banque de commerce et de développement ; et Mme Fatima Elsheikh, Secrétaire générale de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA). Le panel, animé par Hopestone Chavula, chef par intérim de la Section d’analyse macroéconomique de la CEA, a exploré des solutions aux contraintes de financement persistantes auxquelles sont confrontées les BMD, ainsi que les opportunités d’élargir leur rôle dans le soutien à la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et d’initiatives plus larges de développement durable.

Dans son allocution, Mme Hanan Morsy a souligné le rôle essentiel des BMD sous-régionales pour combler le déficit de financement de l’Afrique et éliminer les obstacles structurels à la croissance économique. Elle a souligné que les BMD doivent être habilitées à mobiliser des ressources à long terme et à fournir des financements plus abordables aux économies africaines, en particulier à la lumière du resserrement des conditions financières mondiales et de la baisse des flux d’aide au développement.

Elle a en outre souligné la nécessité de réformer l’architecture financière mondiale afin de créer un système plus équitable permettant aux BMD africaines d’accéder à des financements à des conditions favorables. Les discussions ont également porté sur le potentiel de la réallocation des droits de tirage spéciaux (DTS) comme moyen de renforcer la base de capital des BMD et d’étendre les prêts concessionnels aux pays africains.

Un aspect clé des discussions a été le rôle des BMD dans le soutien au programme d’intégration de l’Afrique, notamment à travers la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). M. Admassu Tadesse a noté que les infrastructures propices au commerce restent une contrainte majeure au commerce et à l’industrialisation intra-africains, et que les BMD doivent accroître leurs investissements dans les corridors de transport, la logistique, les infrastructures énergétiques et la connectivité numérique pour faciliter le commerce transfrontalier.

Mme Fatima Elsheikh a réfléchi aux limites structurelles qui empêchent les BMD de jouer un rôle plus transformateur dans le développement de l’Afrique. priorités, notamment l’Agenda 2063 et le Programme de développement durable à l’horizon 2030. Ils ont souligné que les BMD doivent adopter des mécanismes de financement plus agiles et renforcer leurs partenariats avec les institutions mondiales de financement du développement pour garantir une croissance durable et inclusive dans toute la région.

Elle a souligné la dépendance écrasante à l’égard d’actionnaires à faible revenu, le capital exigible limité et le coût élevé de l’emprunt comme des défis clés à relever pour permettre aux BMD d’accroître leur capacité de financement.

Les panélistes ont également discuté de la nécessité d’un meilleur alignement entre les BMD et les priorités de développement du continent, notamment l’Agenda 2063 et l’Agenda 2030 pour le développement durable. Ils ont souligné que les BMD doivent adopter des mécanismes de financement plus agiles et renforcer leurs partenariats avec les institutions mondiales de financement du développement pour garantir une croissance durable et inclusive dans toute la région.

 -Fin-

À propos de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique

Créée par le Conseil économique et social (ECOSOC) des Nations Unies (ONU) en 1958 en tant que l’une des cinq commissions régionales de l’ONU, la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) a pour mandat de promouvoir le développement économique et social de ses États membres, de favoriser l’intégration intrarégionale et de promouvoir la coopération internationale pour le développement de l’Afrique. La CEA est composée de 54 États membres et joue un double rôle en tant que bras régional de l’ONU et élément clé du paysage institutionnel africain.

 

Pour plus d’informations, visitez : www.uneca.org

Délivré par:

 

Section des communications

Commission économique pour l’Afrique

Boîte postale 3001

Addis-Abeba

Ethiopie

Tél : +251 11 551 5826

Courriel : eca-info@un.org»

Situation de la Nation : Le PM Ouédraogo dresse le point aux députés

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Le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo face aux députés de l’Assemblée législative de Transition

Le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a dressé, ce vendredi 14 mars 2025, la situation de la Nation, trois mois après son entrée en fonction, conformément aux dispositions constitutionnelles instituant cet exercice. Voici l’intégralité de sa déclaration sur l’Etat sur la situation de la Nation.

Le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo face aux députés de l’Assemblée législative de Transition

«Monsieur le Président,

Honorables députés,

Mesdames et messieurs,

C’est un honneur pour moi, près de trois mois après ma Déclaration de Politique Générale, d’être à nouveau devant votre auguste Assemblée, lieu par excellence où s’animent les débats qui nourrissent les missions de la Représentation nationale, celles de voter des lois, consentir l’impôt et contrôler l’action gouvernementale.

J’exprime ici les plus hautes appréciations de Son Excellence Monsieur Président du Faso, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim TRAORE, pour la régularité de cet exercice qui permet aux Burkinabè d’avoir des réponses à leurs interrogations et préoccupations les plus légitimes et vitales pour notre pays.

En cet instant précis, permettez-moi de saluer l’héroïsme et la détermination de nos Forces de Défense et de Sécurité et de nos Volontaires pour la Défense de la Patrie, qui se battent chaque jour au prix de leur vie pour la Nation.

L’occasion est aussi solennelle pour exprimer toute ma compassion et ma solidarité aux populations et personnes directement affectées par la situation.

J’ai une pensée pieuse pour tous les braves soldats, les VDP et autres victimes, tombés sur le champ de bataille en défendant la Patrie.

En leur mémoire, je vous vous invite à observer une minute de silence.

Monsieur le Président,

Honorables députés,

L’exposé sur la situation de la Nation me donne l’occasion de vous présenter le chemin parcouru par notre pays au cours des douze derniers mois, notamment les actions engagées par le Gouvernement, les réalisations ainsi que les perspectives dégagées, pour mieux relever les enjeux et défis majeurs.

Le Chef de l’Etat a impulsé un recadrage de l’action gouvernementale afin de replacer notre pays sur le chemin de la sécurité, d’affirmer sa souveraineté dans tous les domaines et de jeter les bases d’un développement socio-économique.

Se fondant sur cette orientation et depuis plus de deux ans, le Gouvernement a pris des décisions courageuses pour libérer notre pays et préserver les intérêts supérieurs du peuple burkinabè, engagé dans sa marche résolue vers une souveraineté totale.

Aujourd’hui, le contexte géopolitique international, marqué par une accentuation de la multipolarité du monde, avec des pays cherchant à réduire leurs dépendances sur le plan sécuritaire et économique, nous conforte sur les choix opérés par notre pays.

Au cours de l’année 2024, le Gouvernement a concentré ses actions sur les priorités inscrites dans le Plan d’Actions pour la Stabilisation et le Développement 2023-2025.

Il s’agit notamment de :

– la lutte contre le terrorisme et le recouvrement de l’intégrité du territoire ;

-la réponse urgente et efficiente à la crise humanitaire ;

-la souveraineté alimentaire ;

– la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption ;

-le développement du capital humain

-l’amélioration du cadre de vie des populations ;

-le rayonnement du Burkina Faso sur la scène internationale.

C’est autour de ces principaux points que va s’articuler mon exposé sur la situation de Nation.

1 De la lutte contre le terrorisme et du recouvrement du territoire

Honorables députés,

Mesdames et messieurs,

Le système de sécurité de notre pays avait besoin d’une réforme profonde pour la rendre plus opérationnelle et plus efficace. Les acquis engrangés en deux ans en termes de réorganisation de l’armée, d’équipement et d’armement, sont inédits.

Le manque de moyens matériels et humains, le maillage inadéquat du territoire, les antagonismes et la faiblesse des services de renseignement qui étaient les principaux défis de nos FDS, ont connu des réponses efficaces.

De nouvelles unités d’intervention rapide de l’armée ont été créées et opérationnalisées, portant le nombre actuel de Bataillons d’Intervention Rapide à vingt-huit (28) et celui de Groupements d’Unités Mobiles d’Intervention à treize (13).

Le processus de restructuration a pris en compte les corps paramilitaires avec la création d’unités combattantes au niveau des corps des eaux et forêts.

Dans la dynamique du renforcement des effectifs, plus de quatorze mille (14.000) militaires tout proil confondu, et de milliers de VDP ont été recrutés, formés et équipés.

Quant au maillage sécuritaire du territoire, de nombreuses infrastructures de sécurité ont été construites ou réhabilitées, les zones de compétences territoriales de la Police et de la Gendarmerie ont été redéinies ain d’accroitre la couverture des besoins de la population en matière de sécurité.

Les efforts du Gouvernement et du peuple burkinabè, à qui je rends hommage pour le sacrifice consenti, ont permis de poursuivre l’acquisition d’équipements de combat, de surveillance, de protection, de sécurisation et de transport au proit de nos Forces de Défense et de Sécurité. Cela a été possible grâce à l’engagement sans faille du peuple burkinabè qui a contribué, en 2024, à hauteur de plus de 175 milliards de FCFA dans le fonds de soutien patriotique, après un recouvrement de 99 milliards en 2023, soit un taux de progression de 76%.

Cela marque l’engagement du peuple burkinabè à inancer la lutte contre le terrorisme par les ressources endogènes et souveraines.

Ces efforts ont permis à nos forces combattantes d’accroitre la puissance de feu sur l’ennemi et de recouvrer à ce jour, plus de 71% du territoire, de permettre la réinstallation de plusieurs services publics, la réouverture de quinze (15) sièges de circonscription administrative et la réinstallation de deux cent douze (212) villages. La dynamique se poursuit et d’autres zones sont en cours de consolidation avant les réinstallations.

Monsieur le Président,

Nous étions obligés d’importer des armes, parfois assez élémentaires, dans des conditions souvent très difficiles avec des obstacles savamment orchestrés par certaines puissances impérialistes et leurs alliés. C’est pourquoi nous avons entrepris de développer une industrie de défense, une expertise nationale en la matière, ain de nous libérer des blocus que nous avons souvent connus en matière d’acquisition d’armes, d’afirmer notre souveraineté militaire et de faire eficacement face à l’extrémisme dans sa manifestation violente.

Aujourd’hui, l’armée burkinabè dispose d’une expertise avérée dans la maintenance, la rénovation et la fabrication de matériels et d’équipements militaires.

Le Gouvernement oeuvre à relever le niveau de la prise en charge médicale et sociale des combattants par l’érection de deux centres médicaux en hôpitaux militaires, l’amélioration de l’accompagnement psychosocial des combattants blessés et les prises en charge des familles de ceux qui sont tombés en opérations.

Honorables députés,

Un autre aspect de la sécurisation du territoire est la lutte contre le grand banditisme et le renforcement de la sécurité intérieure.

Les acquis engrangés dans le cadre du renforcement de la sécurité intérieure se rapportent notamment à la réduction des liens de complicité, l’assèchement des sources d’approvisionnement des terroristes en ressources de tous genres et à l’organisation d’opérations et de patrouilles de sécurisation des personnes, des biens et des axes routiers.

Ainsi,

-plus de cinquante-deux mille (52.000) patrouilles de sécurisation ont été organisées ;

-près de seize mille (16.000) patrouilles de sécurisation des massifs forestiers ont été effectuées ;

-cent quatre (104) opérations conjointes pour le démantèlement des circuits informels de commercialisation de produits illicites ont été organisées ;

-le projet SMART BURKINA a été renforcé avec la mise en oeuvre de la vidéo surveillance dans nos grandes villes pour la protection des biens et des personnes ;

-la plateforme e-visa a été mise en oeuvre pour mieux contrôler les entrées sur notre territoire et optimiser le processus de délivrance de visa ;

-la loi portant condition d’entrée et de séjour des étrangers, de sortie des nationaux et des étrangers du territoire national a également été adoptée par votre auguste assemblée.

2 De la réponse urgente et efficace à la crise humanitaire

Monsieur le Président,

Dans le contexte de la crise sécuritaire, il a fallu créer les conditions pour que tout Burkinabè, en situation de catastrophe humanitaire et qui a besoin d’une aide, puisse subvenir à ses besoins de base tels que le logement, la nourriture, l’eau potable et les soins de santé.

Le Gouvernement a articulé ses interventions autour de la fourniture des services sociaux de base aux Personnes Déplacées Internes, l’amélioration du cadre de vie dans les zones de retour, l’intégration et la réinstallation, l’autonomisation des populations affectées.

Le premier axe de la résorption de la crise humanitaire a consisté en appuis aux PDI en vivres et d’autres produits de première nécessité.

Ainsi, une assistance alimentaire a été apportée à près de deux millions (2.000.000) de personnes vulnérables et cent huit mille (108.000) ménages ont bénéficié d’articles ménagers essentiels.

Des appuis en logement et abris d’urgence ont été apportés à vingt-trois mille (23.000) PDI et à plus de quarante-cinq mille (45.000) ménages vulnérables.

Il est évident qu’en pareille circonstance, une solution structurelle est recommandée, en lieu et place des réponses ponctuelles.

Le Gouvernement veille à ce que les personnes qui retournent dans leurs localités d’origine, puissent être accompagnées à s’y installer durablement par des activités socio-économiques.

Le deuxième axe de la résorption de la crise humanitaire a porté sur la redynamisation des économies locales et l’autonomisation des populations affectées.

Ainsi, la poursuite de la mise en oeuvre de grands projets d’investissement, tels que le Projet d’appui au développement des économies locales, le Projet d’urgence de développement territorial et de résilience et le projet communautaire de relèvement et de stabilisation du sahel, a permis la réalisation de près de cinq cent (500) infrastructures socioéconomiques dans la quasi-totalité des treize (13) Régions du Burkina Faso.

En faveur de l’autonomisation économique des jeunes et des femmes, près de quatrevingt- onze mille (91.000) personnes ont bénéficié de crédits pour le financement de leurs activités.

Trente-mille (30 000) femmes appartenant à des organisations féminines ont été dotées en technologies et matériels de production, de transformation et de conservation de produits agro-sylvo-pastoraux.

La mise en oeuvre de ces actions, combinée à la dynamique de reconquête et de sécurisation du territoire, a permis à ce jour, la réinstallation progressive de plus d’un million quatorze mille (1 014 000) PDI dans près de sept cent (700) localités.

Le troisième axe de la stratégie de gestion de la crise humanitaire renferme les actions de consolidation de la paix et de la cohésion sociale.

Dans ce sens, le Gouvernement a combattu les discours haineux et la stigmatisation des communautés, en même temps qu’il a intensifié les actions de communication et de sensibilisation en faveur du vivre-ensemble, de la solidarité et de la justice.

Dans cette quête d’harmonie sociale, les dépositaires de nos traditions et les notabilités religieuses jouent un rôle important. Je saisis cette tribune pour saluer leur disponibilité et leur engagement actif à nos côtés.

Les jours et mois à venir verront l’aboutissement de réformes à fort impact sur le renforcement de la cohésion sociale. Après l’institution de la journée des coutumes en 2024, le Gouvernement s’apprête à vous soumettre un projet de loi portant statut de la chefferie traditionnelle et coutumière. Cette réforme permettra la mise en place de mécanismes endogènes de gestion des conlits tel que le Chef de l’Etat l’avait annoncé lors de son adresse à la Nation, à l’occasion du nouvel an.

Honorables députés,

De toute son existence, le Burkina Faso n’a jamais été confronté à une crise humanitaire aussi profonde et massive. Une crise qui a impacté de nombreux Burkinabè. Mais grâce aux mesures fortes engagées par le Gouvernement tant sur le plan stratégique que du point de vue opérationnel, le dispositif de prise en charge des personnes affectées par cette crise a fondamentalement changé.

L’introduction de la biométrie dans l’enregistrement des PDI, l’établissement des standards pour la prise en charge des PDI, des personnes vulnérables et des communautés hôtes ainsi que les actions et réformes opérées dans le cadre de la stratégie nationale intégrée de relèvement des PDI ont eu des effets positifs.

Mesdames et messieurs,

Un grand nombre d’enfants qui vivaient dans les localités affectées par le terrorisme ont vu leur scolarité perturbée. Lutter contre la privation de l’école dont sont victimes ces enfants a été une bataille importante que le Gouvernement a mené et continue de mener.

Les actions ont porté sur la délocalisation des structures éducatives des zones à fort défi sécuritaire vers des zones plus sécurisées, sur la construction d’espaces temporaires d’apprentissage et sur l’octroi de subventions aux élèves déplacés internes. Ainsi,

-plus de mille quatre cent (1.400) structures éducatives ont été réouvertes ;

– environ quatre cent (400) structures éducatives ont été délocalisées ;

– mille sept cent (1.700) espaces temporaires d’apprentissage ont été réalisés ;

– de milliers de kits scolaires ont été distribués, pour ne citer que ces exemples.

Ces différents efforts ont permis à des milliers d’enfants de rester dans le système éducatif.

La continuité de l’offre de soins et de services d’urgence de base au proit des populations affectées par le terrorisme est également une préoccupation permanente.

Plusieurs actions ont été menées dans ce sens. Il s’agit, entre autres, de la réouverture de plus de deux cent (200) formations sanitaires, de la création de soixante (60) postes de santé avancés, du déploiement de cliniques mobiles dans les treize (13) Régions, du recrutement et du déploiement de quinze mille (15.000) agents de santé à base communautaire.

3 De la souveraineté alimentaire

Monsieur le président,

Honorables députés,

Il est souvent difficile de comprendre que l’autosuffisance alimentaire ne soit pas encore effective dans notre pays, alors que le secteur primaire occupe 82% de notre population et constitue la principale activité économique.

La souveraineté alimentaire, symbole d’une indépendance réelle, est pour nous un objectif majeur. C’est pourquoi, dès son arrivée à la tête de l’Etat, Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, a engagé l’initiative Présidentielle pour la production agricole. Cette initiative sera consolidée et intensiiée d’année en année afin qu’elle puisse contribuer, dans un bref délai, à notre souveraineté alimentaire.

En plus de l’initiative Présidentielle, un plan opérationnel pour la souveraineté alimentaire et la création d’emplois décents dans le secteur agropastoral, dénommé «Offensive agro-pastorale et halieutique 2023-2025 » a été élaboré. Les deux premières années de mise en oeuvre donnent déjà des résultats très satisfaisants.

Ambitieux, ce plan de cinq cent quatre-vingt-douze (592) milliards de francs CFA, permettra au Burkina Faso d’amorcer sa souveraineté alimentaire et la création de milliers d’emplois décents dans le secteur agro-pastoral.

Cette offensive requiert la mobilisation de ressources publiques et une forte contribution du secteur privé pour produire des millions de tonnes de riz, de maïs, renouveler des superficies de vergers, relancer la production de blé et l’élevage.

Basée sur un modèle économique simple et pragmatique : producteurs, Forces de Défense et de Sécurité (FDS), Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP), détenus,

Personnes Déplacées Internes (PDI) et transformateurs ont été mobilisés et engagés pour l’atteinte des objectifs de cette initiative volontariste.

C’est le lieu pour moi d’inviter le secteur privé dont le fort engagement est toujours attendu et encouragé.

Honorables députés,

Les actions menées dans le cadre de l’offensive agropastorale et halieutique ont permis d’accroitre et de réhabiliter les aménagements agricoles, d’étendre les quantités de fertilisants, de semences améliorées, de matériels agricoles mis à la disposition des producteurs à prix subventionné.

Au cours de la campagne agricole écoulée, quarante-huit mille six cent (48.600) hectares ont été emblavés gratuitement au proit d’agriculteurs grâces à des centaines de tracteurs acquis par l’Etat.

Tous ces efforts conjugués ont permis une production record de plus 6 millions de tonnes de céréales enregistrée au cours de la campagne agricole écoulée, contre 5 millions de tonnes la campagne précédente.

En faveur de la production animale, des noyaux reproducteurs de volaille et de petits ruminants ont été distribués aux éleveurs. Au total trente-six millions (36.000.000) de têtes de volaille, de bovins et de caprins ont été vaccinés contre les maladies courantes.

En vue de redynamiser la production halieutique, la fabrication et l’installation de cages flottantes dans les étangs d’eau ainsi que la production d’alevins ont été accrues au profit des exploitants.

Mesdames et messieurs,

Les entraves à notre souveraineté alimentaire sont connues. Ce sont, entre autres, l’insuffisance des infrastructures de retenue d’eau, la faible mécanisation de la production agro-sylvo-pastorale, le faible niveau de transformation des produits alimentaires locaux, l’accès dificile, aux marchés, aux financements et aux intrants, l’insécurité foncière, le coût élevé des aliments de bétail et poisson. Pour y remédier, les sociétés et structures suivantes ont été créées :

-le fonds « Dumu KaFa » pour améliorer l’accès des producteurs aux crédits ;

-la Société Burkinabè des Intrants et Matériels Agro Pastoraux (SOBIMAP) ;

– la Centrale d’Achat des Médicaments Vétérinaires (CAMVET) et du Centre de Perfectionnement et de Multiplication des Animaux Performants (CPAMAP) ;

-les sociétés «Faso Guùlgo» et « Faso Kossam » en vue d’accroı̂tre la production d’aliments de bétail et de redynamiser le secteur de la production de lait ;

– l’Office National des Barrages et des Aménagements Hydroagricoles (ONBAH) pour accompagner les efforts de l’Etat dans la construction et la réhabilitation de barrages hydroagricoles.

4 De la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption

Monsieur le Président,

Honorables députés,

La promotion de la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption constituent une dimension importante de l’action gouvernementale.

Les dossiers pendants en justice, la fraude et toutes les formes de pratiques illicites, l’incivisme tant décrié, la corruption, sont des sujets qui ont fait l’objet d’une attention soutenue du Gouvernement.

Des mesures ont été prises pour corriger les dysfonctionnements de l’appareil judiciaire. Le coût d’accès à la justice, la complexité et la longue durée des procédures judiciaires, ne doivent plus faire passer la justice pour un luxe et donc une affaire de riches. C’est ainsi que des réformes courageuses et souveraines ont été opérées.

En matière judiciaire, le Gouvernement a consenti d’importants efforts d’élargissement de l’accès des populations à la justice, en procédant notamment à la réouverture des tribunaux de grande instance de Bogandé et de Tougan, en apportant une assistance judiciaire à près de 1700 personnes indigentes et en organisant les opérations casiers vides au niveau des tribunaux de grande instance Ouaga I et de Bobo-Dioulasso.

Cette opération dite casiers vides a permis de juger au total mille six cent quatre-vingt deux (1682) dossiers à Ouagadougou sur un ensemble de mille huit cent quatre-vingt six (1886) dossiers initialement enrôlés.

Mille quatre cent soixante-dix-neuf (1479) dossiers, représentant 87,93% des mille six cent quatre-vingt-deux (1682) dossiers jugés, ont été déclarés prescrits.

A Bobo Dioulasso, mille vingt-quatre (1024) dossiers ont été jugés sur une prévision de mille quatre-vingt-huit (1088).

Huit cent quatorze (814) dossiers représentant 79,49% des mille vingt-quatre (1024) dossiers jugés sont également prescrits.

Ce constat saisissant, est révélateur de la durée des dossiers non jugés et interpelle l’appareil judiciaire de notre pays.

L’ouverture du Conseil supérieur de la magistrature à 50% de membres non magistrats et l’adoption de la loi relative à l’administration du travail d’intérêt général permettant à notre système judiciaire d’instituer des peines alternatives à la prison afin de diminuer la surpopulation carcérale et faciliter l’intégration sociale des condamnés constituent, entre autres, les réformes majeures qui ont été opérées.

Monsieur le président,

Au titre de la gouvernance économique, le Gouvernement s’est investi dans la recherche de solutions pour la réduction du train de vie de l’Etat, la lutte contre la mauvaise gestion et la sauvegarde des intérêts de l’Etat.

Dans le cadre de la réduction des dépenses improductives de l’Etat, des mesures ont été engagées pour assainir le parc téléphonique de l’Etat et les baux administratifs. Ces mesures ont permis d’économiser environ 3 milliards six cent cinquante millions (3 650 000 000) de FCFA.

Par ailleurs, la sauvegarde des intérêts de l’Etat a connu des résultats satisfaisants. Les interventions de l’Agence Judiciaire de l’Etat ont permis le recouvrement de 3 milliards, 181 millions de FCFA de recette tout en évitant des condamnations d’un montant de près de 36 milliards, 857 millions de FCFA.

Dans un contexte de resserrement des appuis des Partenaires, le financement de notre économie a plus que jamais reposé sur la mobilisation des ressources financières souveraines. Les nombreux efforts consentis par les régies de recettes ont permis de recouvrer au titre du budget de l’Etat la somme de 2 769 milliards, soit une hausse de 216 milliards, comparativement à 2023.

Les efforts en la matière ont permis de porter le ratio des recettes iscales sur le PIB de 17,8% en 2023 à 19,3% en 2024, constituant le meilleur taux de l’espace UEMOA.

Cela a été rendu possible grâce à la modernisation des processus de recouvrement et l’élargissement de l’assiette fiscale.

L’amélioration des recettes fiscales, combinée avec la réduction du train de vie de l’Etat, ont permis de réduire le déficit budgétaire de 6,70 % en 2023 à 6,11% en 2024.

A fin décembre 2024 le pays affiche un taux de croissance de 5,1%, contre 3,6% à fin 2023. Le gouvernement veillera à un partage des fruits de la croissance en faveur des populations les plus démunies à travers un programme social porté par les initiatives présidentielles.

Honorables députés,

La lutte contre la fraude, le faux et la corruption est l’une des actions vigoureuses portées par le Gouvernement.

Dans ce cadre, les principales actions mises en œuvre  ont porté sur des enquêtes relatives aux  états financiers illicites dans le domaine minier, l’assainissement du marché intérieur, le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, l’audit des ministères, des Institutions, des Projets et programmes de développement, des sociétés d’Etat et des Etablissements publics de l’E tat. Ainsi :

-trois cent soixante-dix-huit (378) entreprises ont été contrôlées sur l’application de la réglementation en matière douanière, fiscale, commerciale et environnementale ;

-mille quatre cent trente-six (1436) sorties-terrain ont été effectuées sur le contrôle de la régularité, de la détention et de la destination des marchandises en circulation ou en transit ;

-cent vingt-sept (127) ministères, institutions, entreprises et établissements publics de l’Etat, projets et programmes de développement, juridictions et établissements pénitentiaires, ont été audités.

-les conditions et modalités de dénonciation des faits de corruption et des mauvaises pratiques dans les administrations publiques ont été règlementées.

L’intensiication des contrôles, de la lutte contre la fraude, le faux et les pratiques commerciales contraires à la règlementation ont permis la saisie de cent soixante (160) tonnes de médicaments prohibés, six mille deux cent (6 200) tonnes de stupéiants et plus cinquante-six (56) kilogrammes d’or.

Ces contrôles ont aussi permis la saisie de matériel de sécurité, d’armes, de munitions et d’explosifs, d’une valeur globale de plus de 5 milliards de FCFA.

Les contrôles économiques et la vériication des procédures d’importation et d’exportation ont été également renforcés.

Ainsi, plus de trente mille (30 000) acteurs ont été contrôlés sur les pratiques de prix illicites et quatre cent trente-neuf (439) entreprises industrielles sur l’application de la règlementation en matière de commerce et d’industrie.

Monsieur le président,

Honorables députés,

Dans le secteur de l’industrie, l’ambition de faire de l’Etat un promoteur du développement a conduit le Gouvernement à entreprendre :

– la reprise du contrôle et la restructuration de la Société BRAFASO qui ouvrira ses portes dans les mois à venir et de la Minoterie du Faso ;

-la création de l’unité industrielle Textile des Forces Armées du Burkina (TEXFORCES BF) et des Sociétés FASO Pharma et FASO rails pour la fabrication sur place des rails ;

– la prise de participation de l’Etat dans des entreprises stratégiques comme la Société Burkinabè de Tomates (SOBTO), la Centrale d’Achat des Médicaments Essentiels Génériques (CAMEG), la Société Faso Tomate (SOFATO) ;

– la nationalisation de la SN-SOSUCO, de la Société de Fabrication d’Aliments pour Bétail (SOFAB) et de la Société de Production de Lait et de Produits Laitiers (SOPROLAIT).

Par ailleurs, en vue de renforcer la souveraineté nationale sur certains secteurs stratégiques, le Gouvernement a fait l’option de retirer certaines entreprises du portefeuille des entreprises en privatisation. Il s’agit essentiellement du Bureau des Mines et de la Géologie du Burkina (BUMIGEB), du Centre de Contrôle des Véhicules Automobiles (CCVA) et de la Société Nationale Burkinabè d’Hydrocarbures (SONABHY).

Monsieur le Président,

Dans le domaine de l’artisanat, les efforts fournis par les artisans qui font preuve d’ingéniosité et de créativité ont été couronnés par l’organisation réussie de la 17è édition du Salon International de l’Artisanat de Ouagadougou (SIAO). Cette édition a connu la participation de quatre mille deux cent treize (4 213) exposants, de trente-neuf (39) pays et de quatre cent douze mille huit cent dix-sept (412 817) visiteurs grand public.

La poursuite des actions de promotion du « consommons local » s’est matérialisée par la généralisation du port de Faso Dan Fani et du kôkô donda comme tenue scolaire.

En matière d’infrastructures de soutien à l’artisanat, la construction du Centre National d’Appui à la Transformation Artisanale du Coton (CNATAC), dont les travaux devront s’achever dans les mois à venir, constitue un acquis majeur pour ce secteur.

Honorables députés,

Pour ce qui est du secteur minier, le Gouvernement a poursuivi les efforts en vue d’accroitre véritablement ses retombées en faveur du peuple burkinabè. Le nouveau code minier prévoit désormais une participation de droit de l’Etat dans les capitaux des sociétés minières à hauteur de 15% avec, en plus, le droit pour l’Etat et les nationaux de souscrire, à titre onéreux, une participation supplémentaire d’au moins 30% au capital des sociétés d’exploitation minière.

La loi sur le contenu local dans le secteur minier participe à l’effort de répartition des retombées de l’exploitation des mines à l’ensemble des Burkinabè.

Du point de vue du renforcement de la participation de l’Etat dans l’exploitation minière, le Gouvernement a travaillé à la mise en place de l’unité de traitement mutualisé d’or de Méguet, de la Société de Participation Minière du Burkina (SOPAMIB), de la société Golden Hand SA de traitement de déchets miniers qui a déjà extrait 44 lingots d’or d’une masse totale de 93,197 kg à partir du charbon fin, objet de litige entre l’Etat et la société IAMGOLD Essakane . A cela s’ajoute l’unité semi mécanisée pour la production d’or du site de Pampouna dont l’étude technico économique est déjà bouclée.

En outre, l’année 2024 a connu l’entrée de l’Etat dans l’industrie minière avec l’acquisition des mines de Boungou et Waghnion qui sont des mines industrielles de production d’or.

Monsieur le Président,

Le déficit en production d’énergie compte parmi les obstacles majeurs de notre industrialisation, de notre développement et par conséquent, entrave la création d’emplois et les opportunités économiques pour les jeunes et les femmes.

Les enjeux et les défis sont énormes, faisant de la problématique de l’énergie, une question fondamentale que nous avons traitée avec détermination.

La politique menée par le Gouvernement a visé à accroitre :

-l’offre et la qualité énergétique ;

-la part de l’énergie renouvelable dans le paquet énergétique ;

– l’extension du réseau et l’élargissement de l’accès des ménages à l’électricité ;

-l’autonomie stratégique de notre pays.

Les centrales solaires (de Zina, Gaoua et Gonsin) d’une capacité totale de soixante-dix (70) Mégawatts crête ont été mises en service. Deux cent vingt-sept (227) km de lignes électriques ont été construites, plus de cent cinq mille (105.000) nouveaux ménages, soixante-six (66) nouvelles localités et cent quatre-vingt-dix (190) infrastructures sociocommunautaires ont été raccordés à l’électricité.

Dans le domaine des Technologies de l’Information et de la Communication, le Gouvernement s’est engagé à réussir la transition digitale et à faire du numérique, un levier important du développement socio-économique. Les réseaux de communication électronique ont été étendues à 44 nouvelles localités en zones blanches et un investissement de plus de 3 milliards de FCFA a été engagé par l’Etat pour accompagner les opérateurs à rétablir les réseaux dans les zones jadis touchées par l’insécurité.

Cent quatre (104) nouveaux bâtiments ont été connectés au RESINA faisant passer le nombre total de bâtiments publics interconnectés à deux mille neuf cent quarante-sept (2 947).

Au niveau des infrastructures d’hébergement, le gouvernement s’est engagé, au nom de la souveraineté numérique, dans un processus de renforcement des capacités d’hébergement et de stockage de données au niveau national par la construction en cours de deux (02) mini datacenters pour une valeur totale de plus de 15 milliards FCFA.

La transformation numérique de notre administration progresse avec le développement, sur la période 2023-2024, de cent soixante-neuf (169) plateformes de dématérialisation des procédures administratives, dont soixante-dix-sept (77) sont déjà opérationnelles et quatre-vingt-douze (92) autres en cours de déploiement.

5 Le développement du capital humain

Mesdames et messieurs,

Le développement du capital humain est un enjeu majeur pour un développement durable dans une perspective de transformation de l’économie.

Dans ce domaine, des efforts soutenus ont été faits et on peut citer entre autres actions :

-la promotion de la santé de la population et l’accélération de la transition démographique ;

– l’accroissement de l’offre et l’amélioration de la qualité de l’enseignement et de la formation ;

-la promotion de la recherche et de l’innovation ;

-le renforcement de l’utilisation des résultats de la recherche en faveur de la transformation de l’économie ;

-l’autonomisation des femmes.

Monsieur le Président,

Dans l’optique d’apporter des réponses structurantes et durables aux préoccupations inhérentes à notre vaillante jeunesse, de nombreuses actions ont été initiées pour son plein épanouissement et sa participation au processus de développement national. Dans ce sens, plus de quarante-cinq mille (45 000) volontaires nationaux ont été déployés sur les chantiers du développement.

Aussi, dans le but de promouvoir l’emploi décent et l’insertion professionnelle des jeunes, le Gouvernement a poursuivi les efforts à travers le inancement de plus de deux mille cinq-cents (2 500) projets pour un montant de 7,6 milliards de FCFA.

Par ailleurs, des milliers de jeunes ont été accompagnés à travers les initiatives présidentielles notamment les opportunités d’insertion qui visent à faciliter l’accès des jeunes aux informations sur les opportunités socio-économiques et professionnelles.

En ce qui concerne le recrutement au sein de l’administration publique, neuf mille cinq cent trente (9 530) postes ont été pourvus. Dans le domaine de la protection sociale, près de cent-soixante-dix mille (170 000) personnes ont été immatriculées et environ deux-cent (200) structures ont été afiliées à la Caisse nationale d’assurance maladie universelle.

Dans le domaine de la santé, plusieurs infrastructures sanitaires ont été réalisées notamment :

– la construction de l’hôpital de Bobo. Les travaux avancent comme prévu et le taux de réalisation est de l’ordre de 99,5%. Il reste des travaux résiduels comme la voirie interne. La livraison et l’installation des équipements sont prévus pour courant mars jusqu’en juillet-août 2025.

-l’ouverture d’un centre de dialyse à Tenkodogo ;

-la mise en service de 15 cliniques mobiles équipées pour des soins spécialisés au profit des populations des villages, des campagnes et des zones périphériques des villes ;

– la construction et l’équipement de 20 nouveaux Centres de Santé et de Promotion

Sociale (CSPS) ;

-la normalisation de 23 CSPS

-La transformation de 28 CSPS en centres médicaux ;

-La poursuite des constructions des CHR (Manga, Gaoua Dédougou, Fada), de 7 nouveaux centres médicaux (Kampti, Léna, Ndorola, Mani, Po, Diébougou et Karangasso Vigué.).

Le renforcement de l’accès aux soins s’est également matérialisé par :

-la poursuite de la politique de gratuité de soins et son extension aux blessés de guerre ;

– l’opérationnalisation progressive du Service d’Aide Médicale d’Urgence (SAMU) ;

– l’introduction de nouveaux vaccins dans la routine de vaccination ;

-l’adoption d’un décret encadrant la vacation du personnel public de santé dans le privé ;

-la réduction d’au moins 50% à 80% des tarifs des examens de scanner, d’Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) et des séances d’hémodialyse ;

– la subvention de 70% à 100% par le budget de l’E tat de la prise en charge de la radiothérapie de certains cancers, notamment toute forme de cancers des enfants

de moins de 15 ans, cancers féminins, c’est-à-dire du col de l’utérus et du sein, cancer de la prostate ;

-la suppression de la caution de cinq cent mille (500 000) FCFA pour tout enrôlement en dialyse ;

-la transformation de la CAMEG en société d’E tat pour afirmer la souveraineté du pays dans le domaine stratégique du médicament ;

– la généralisation de la dispensation nominative et le renforcement de la pharmacie centrale des hôpitaux. Il convient de relever également l’amélioration de la disponibilité des produits de santé dans les zones à fort déis sécuritaires à travers la livraison des produits par voie terrestre et aérienne en collaboration avec nos partenaires.

Grace aux efforts de sécurisation du territoire, cent quarante-neuf (149) structures fermées ont été remises en service, représentant 37% des structures fermées.

Monsieur le Président,

La réforme du système éducatif, axée sur la vision de développement endogène, s’est poursuivie avec notamment l’introduction, à titre expérimental, de l’initiation aux métiers et aux Technologies de l’Information et de la communication dans certaines écoles publiques et privées du préscolaire et du primaire.

L’introduction de l’éducation civique a été aussi effective au niveau du secondaire.

Au titre de l’amélioration de la qualité et de l’accès au système éducatif, près de cinq cent (500) nouvelles salles de classe ont été construites dans les différents ordres d’enseignement et dans les ilières de l’Enseignement et la formation techniques et professionnels.

En outre, les actions de reconquête ont permis d’assurer la continuité de l’éducation à travers la réouverture de sept cent quarante-six (746) structures éducatives et la réinscription de plus de six cent mille (600 000) élèves déplacés internes.

La volonté du Gouvernement de faire de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation l’un des piliers essentiels du développement économique et social de notre pays s’est matérialisée, entre autres, par la résorption de près de 80% des retards académiques et la construction d’une vitrine d’exposition à Bagré pour une meilleure, visibilité des résultats des recherches.

Les efforts consentis permettront de normaliser complètement les années académiques dans les universités publiques, de poursuivre la réorganisation de la recherche avec l’implication du privé, de mettre en place un laboratoire de référence pluridisciplinaire avec un plateau technique de pointe à vocation nationale et sous-régionale et d’achever la réalisation de la banque des gènes pour une meilleure souveraineté dans la conservation de nos semences.

6 De l’amélioration du cadre de vie des populations

Monsieur le Président,

Honorables Députés,

En matière d’urbanisme et d’habitat, le Gouvernement a mené des actions dans le sens d’une meilleure planification de la croissance urbaine. Ainsi, une stratégie nationale de reconiguration urbaine a été élaborée afin de développer des noyaux urbains résilients, sécurisés et durables. Des Schémas Directeurs d’Aménagements Urbains (SDAU) et de Plans d’Occupation des Sols (POS) de plusieurs communes urbaines ont également été élaborés pour encadrer les interventions des acteurs du développement urbain. De même, huit cent soixante (860) hectares ont été délimités pour la réalisation de la zone industrielle de Tanghin-Dassouri.

Par ailleurs, des actions en faveur de la viabilisation des quartiers périphériques ont permis la réalisation de dix-huit (18) km de caniveaux à Ouagadougou, à Ziniaré et à Orodara, le rechargement et l’ouverture de dix (10) km de voies à Ouagadougou.

La politique d’amélioration de l’accès des populations aux logements décents s’est poursuivie par la construction de trois cent quarante (340) logements sociaux et économiques, la production et la commercialisation de douze mille (12 000) parcelles en zones aménagées.

Le Gouvernement a engagé un processus d’apurement du passif foncier de la promotion immobilière inadéquate de cent vingt-sept (127) sites appartenant à quarante-neuf (49) promoteurs immobiliers précédemment agréés. Cela a permis de délivrer près de dix milles (10 000) attestations d’attribution de parcelles et Permis urbains d’habiter.

La dynamique d’assainissement du secteur de l’habitat et de l’urbanisme s’est aussi matérialisée par des opérations de contrôle de milliers d’aménagements et de constructions ainsi que le géoréférencement de trente-sept (37) localités dans le cadre de la dématérialisation des procédures administratives.

Honorables Députés,

Dans le domaine l’approvisionnement en eau potable, les efforts déployés ont permis de desservir sept-cent mille (700 000) personnes supplémentaires grâce à la réalisation de centaines d’ouvrages d’adductions d’eau potables et la réalisation de deux cent quatre-vingt et un (281) km de réseau de distribution.

En matière d’assainissement, plus de trente mille (30 000) latrines familiales et près de deux mille (2 000) latrines communautaires et institutionnelles ont été réalisées, permettant ainsi de desservir plus de trois-cent mille (300 000) personnes supplémentaires en infrastructure d’assainissement.

En vue de renforcer la protection de l’environnement et d’éradiquer le péril plastique, la loi portant interdiction des emballages et sachets en plastique au Burkina Faso a été adoptée.

7 Du rayonnement du Burkina Faso sur la scène internationale

Monsieur le Président,

Notre pays continue d’afirmer son leadership sur la scène internationale tant au plan diplomatique, culturel que sportif.

En matière de diplomatie, les efforts engagés au cours de l’année 2024 ont permis de défendre et de réaffirmer notre souveraineté auprès de nos partenaires bilatéraux et multilatéraux à travers une diplomatie cohérente, orientée sur la défense des intérêts nationaux.

Cette orientation s’est matérialisée par l’offensive communicationnelle auprès des partenaires sur la situation réelle de notre pays au-delà des stéréotypes et surtout de les mobiliser davantage pour faire face aux enjeux et aux déis nationaux, dans le respect de notre souveraineté.

Depuis la signature du Traité créant la Confédération AES, le 06 juillet 2024, à Niamey au Niger, notre diplomatie oeuvre, de concert avec le Mali et le Niger, à la consolidation de la position diplomatique commune de la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel, en coordonnant notamment l’action diplomatique des Ambassadeurs des pays membres dans leurs pays d’accréditation.

En assumant une diplomatie décomplexée, nous avons poursuivi le chemin emprunté de la diversification des partenariats, matérialisé par des visites réciproques de haut niveau

avec de nouveaux partenaires comme la fédération de Russie, le Venezuela, la république Arabe d’Iran, la Corée du Nord, la Chine, le Nicaragua. En outre, la tenue des commissions mixtes de coopération avec respectivement la Türkiye, la Lybie, le Venezuela, la Tunisie, l’Egypte et l’Allemagne nous a permis de signer trente-deux (32) accords sectoriels.

Dans le cadre de l’amélioration de la gestion de la diaspora et des réfugiés, le cadre organisationnel a été renforcé à travers l’adoption du décret portant création, composition et attributions du Haut Conseil des Burkinabè de l’Extérieur et la tenue de cinq (05) sessions portant sur l’éligibilité et le recours pour l’obtention du statut de réfugié.

Je salue les efforts de nos compatriotes de l’extérieur qui continuent de contribuer au Fonds de Soutien Patriotique et aux initiatives d’entrepreneuriat communautaire portées par l’APEC.

Dans le domaine de la culture, un jalon historique a été posé avec l’inscription de la Cour Royale de Tiébélé sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, toute chose qui concourt à la visibilité de notre pays.

Dans ce secteur, il faut noter la tenue effective de la 21e édition de la semaine nationale de la culture du 27 avril au 4 mai 2024 qui a enregistré plus de 190 000 acteurs de la culture venus de plusieurs pays du continent et du monde.

L’organisation réussie du FESPACO 2025, la plus grande manifestation cinématographique du continent a incontestablement redonné de la visibilité internationale à notre pays sur la scène culturelle.

Plus de treize mille cinq cent (13 500) festivaliers accrédités, dont plus de trois mille cinq cent (3 500) professionnels du cinéma et de l’audiovisuel et près de deux mille (2 000) journalistes, ont participé à la 29ᵉ édition du FESPACO.

Cette édition a enregistré la participation de cinquante-trois (53) pays issus des quatre coins du monde, et de 95 directeurs de festivals de films. Les lampions de cette 29è édition du FESPACO se sont éteints le samedi 1er mars 2025 avec le sacre du film «Katanga, la danse des scorpions » du réalisateur burkinabè Dani Kouyaté. Près de 3 décennies après, l’Etalon d’or reste enfin au Burkina Faso.

La réussite de l’organisation de la SNC, du SIAO et du FESPACO constitue un message au monde que le Burkina Faso reste un pays fréquenté et fréquentable.

Par ailleurs, des réformes structurelles ont aussi été conduites pour renforcer la promotion de nos industries culturelles et créatives. Dans ce chapitre, l’on peut retenir la création de l’Agence Burkinabè du Cinéma et de l’Audiovisuel qui permettra d’impulser une nouvelle dynamique dans la structuration et le développement de la filière du cinéma, de l’audiovisuel et de l’image animée au Burkina Faso. L’on peut également citer la création de Faso Tourisme qui entend conduire des innovations en matière de promotion de la destination Burkina Faso.

S’agissant du tourisme, le Gouvernement a travaillé au renforcement de l’écosystème touristique à travers l’intensiication du contrôle de la conformité des entreprises touristiques, le classement des établissements d’hébergement pour garantir des standards de qualité et le renforcement des capacités infrastructurelles.

Le domaine sportif n’est pas resté en marge de notre action et les résultats laissent présager des lendemains meilleurs. Je note à ce titre, l’organisation réussie de la 35è édition du Tour du Faso avec la participation de 11 équipes venues de plusieurs pays, la tenue de la 2è édition des Jeux Nationaux de la Relève Sportive et l’accompagnement de nos athlètes à cent quinze (115) compétitions internationales.

Je les félicite pour les deux cent cinquante-quatre (254) médailles engrangées dont quatre-vingt-six (86) en or, soixante-dix-sept (77) en argent et quatre-vingt-onze (91) en bronze lors desdites compétitions, et je salue la qualification des Etalons séniors à la Coupe d’Afrique des Nations 2025 au Maroc sur lesquels le peuple burkinabè fonde beaucoup d’espoir.

Le Gouvernement continuera à créer des conditions favorables au développement du sport. D’ores et déjà, le processus de normalisation du stade du 4 août sera bientôt achevé ain de permettre aux étalons de prester à domicile et de communier avec la population.

Monsieur le Président,

Honorables Députés,

Mesdames et messieurs,

En conclusion, en 2024 le gouvernement a engagé des combats sur tous les fronts, et les résultats sont forts appréciables.

Sur le théâtre des opérations contre le terrorisme la victoire est certaine. Des villages sont reconquis et les populations réinstallées dans leurs terroirs, une guerre de haute intensité est engagée et les résultats sont réconfortants. Désormais, le Burkina Faso est doté d’une armée mieux équipée, capable de protéger les Burkinabè et de défendre ses ressources naturelles.

Sur le front du développement socio-économique, les grands chantiers sont lancés, certains résultats sont déjà perceptibles. A titre illustratif, aujourd’hui le «made in Burkina» est entré dans les rélexes du consommateur burkinabè, en termes d’habillement, d’habitudes alimentaires, et de l’artisanat.

Sur le front de la diplomatie, notre réponse est restée inchangée face à tous les partenaires : ils doivent s’aligner désormais sur notre vision actuelle basée sur l’affirmation de notre souveraineté et la lutte pour la reconquête de l’intégrité de notre territoire.

Nonobstant cette performance globale, le Gouvernement ne s’inscrit pas dans l’autosatisfaction, parce que les légitimes aspirations du peuple burkinabè sont énormes. La tâche est encore ardue.

C’est pour cela qu’instruction a été donnée à tous les membres du gouvernement de redoubler d’ardeur au travail afin de faire face aux retards récurrents dans l’exécution des chantiers.

Le gouvernement est engagé à se mettre aussi sur un régime du travail à haute intensité afin d’être à la hauteur des aspirations et des besoins du peuple ainsi que des orientations du Chef de l’E tat, le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORE.

Ce qui nous importe, ce sont les résultats qui impactent positivement le quotidien des Burkinabè des villes et des campagnes.

Vive le Burkina Faso !

Courage et force à tous !

La Patrie ou la Mort, nous Vaincrons.

Je vous remercie !»