Libéré avec Charles Blé Goudé, Laurent Gbagbo pourrait être accueilli en Belgique
Libéré sous conditions de la prison de La Haye ce vendredi 1er février 2019, avec son ancien ministre de la jeunesse, Charles Blé Goudé, Laurent Gbagbo pourrait être accueilli par la Belgique. En tout cas, ce qu’affirment nos confrères de l’Agence France presse. En revanche, l’on attend toujours de savoir la destination de Blé Goudé qui reste pour l’instant, comme Gbagbo, en territoire néerlandais.
Libéré avec Charles Blé Goudé, Laurent Gbagbo pourrait être accueilli en Belgique
Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé ont été certes libérés ce vendredi 1er février 2019 mais les gestes et mouvements restent sous contrôle de la Cour pénale internationale qui a assorti leur libération de conditions. Ils ne pourront pas quitter leur pays d’accueil pour l’étranger sans l’aval de La Haye. Les déplacements sont limités dans leurs municipalités d’accueil. Et ce n’est pas, la Procureur de la CPI Fatou Bensouda voudrait faire de l’acquittement des deux hommes politiques ivoiriens.
Le chef d’état-major général des armées, Moise Minoungou, a procédé dans la matinée de ce 1er février 2019 à Ouagadougou, à une signature d’accord de jumelage entre les Forces armées nationales burkinabè (FAN) et la Garde nationale du district de Columbia. Cet acte rentre dans le cadre de la lutte contre les attaques terroristes à n’en pas finir un partout sur le territoire burkinabè.
Cet accord de coopération militaire entre les Forces armées nationales (FAN) et la Garde nationale du District de Columbia, a été signée par l’ambassadeur des USA au Burkina, Andrew Young et le chef d’état-major général des armées, Moise Minoungou, en cette matinée du 1er février 2019.
A entendre l’Ambassadeur du pays de l’oncle Sam, le Burkina Faso a atteint un niveau record avec près de 100 millions de dollars, soit environ 58 milliards de francs CFA alloués à 20 programmes d’équipements militaires déjà en cours et à venir. Et parmi ces programmes, il y a la formation des militaires, de véhicules adéquats et de matériels nécessaires, pour lutter contre les engins explosifs improvisés.
Le coût global de ces équipements s’élève à 46 millions de dollars, soit 27 milliards de francs CFA. Et parmi les pays du G5 Sahel, c’est le Burkina qui va bénéficier de la plus importante part du financement américain, a confié Andrew Young.
Ces deux entités (BF et USA), selon le chef d’Etat-major général des armées, accomplissent la même mission de défense nationale et partagent un destin commun à savoir celui d’être au service de la paix nationale et mondiale.
Le jumelage, dira-t-il, est alors un puissant instrument de réalisation de ce destin commun.
Le souhait du Général Minoungou est de voir les relations de coopération entre les FAN et la GN du district de Columbia, se raffermir d’année en année pour le bonheur des personnels desdites entités afin que chaque partie puisse en tirer le meilleur parti.
Cette déclaration de Batio Bassiere, ministre de l’environnement, de l’économie verte et du changement climatique à l’occasion de la journée mondiale des zones humides, commémorée chaque 2 février.
«DECLARATION DE MONSIEUR LE MINISTRE DE L’ENVIRONNEMENT DE L’ECONOMIE VERTE ET DU CHANGEMENT CLIMATIQUE A L’OCCASION DE LA JOURNEE MONDIALE DES ZONES HUMIDES 2019
Le 02 février est la Journée Mondiale des Zones Humides (JMZH), date anniversaire de l’adoption de la Convention sur les Zones Humides en 1971 dans la ville iranienne de Ramsar. Cette année nous la célébrons sous le thème : « Zones humides et changement climatique ».
Les zones humides englobent une diversité d’habitats extrêmement variés dont le fonctionnement est déterminé par l’eau, principal facteur déterminant. Qu’il s’agisse de zones marines, de fleuves, de rivières, de lacs, de barrages, de bas-fonds, les zones humides fournissent des moyens de subsistance essentiels et des services écosystémiques fondamentaux.
Aujourd’hui, l’humanité est confrontée à un phénomène crucial qu’est le changement climatique qui affecte l’économie, la santé humaine et les écosystèmes naturels. En effet, la réalité du changement climatique est confirmée par plusieurs études scientifiques. Le Burkina Faso, pays sahélien n’est pas en marge de ce phénomène : au cours des dernières décennies, notre pays a fait face à un enchaînement d’événements climatiques «extrêmes» d’une ampleur et d’une rapidité sans précédent : baisse de la pluviométrie saisonnière, sécheresse persistante, inondations, baisse des rendements agricoles, hausse de la température, modification des écoulements des fleuves et cours d’eau et leur ensablement continu, accentuation de la désertification, déplacement massif de populations.
Le thème de la JMZH 2019, vise à souligner le rôle important joué par les zones humides, en tant que solutions naturelles, dans l’adaptation au changement climatique et l’atténuation de ses effets.
Les zones humides atténuent les phénomènes météorologiques extrêmes grâce aux multiples services qu’elles fournissent. Les fonctions importantes des zones humides comprennent le stockage de l’eau, la recharge des eaux souterraines, la protection contre les tempêtes, l’atténuation des inondations, la stabilisation des rives, le contrôle de l’érosion et la rétention du carbone, des nutriments, des sédiments et des polluants.
L’utilisation rationnelle et la restauration des zones humides contribuent au renforcement de la capacité d’adaptation des populations humaines aux effets du changement climatique et peuvent atténuer les catastrophes naturelles résultant de ce phénomène. Du reste, l’eau constitue un facteur déterminant pour d’adaptation de nos populations au changement climatique. Car, sans eau, il n’y aura pas d’adaptation.
Dans ce contexte, des réponses positives pour les zones humides peuvent faire la différence dans l’intérêt du bien-être des générations futures. Ces réponses comprennent :
– la réhabilitation et la gestion intégrée et durable des zones humides, résiliente aux effets du changement climatique ;
– le renforcement de la prise en compte des zones humides dans les objectifs de développement;
– l’élaboration et l’application des stratégies d’adaptation pour les zones humides afin d’atténuer les effets des changements climatiques.
Puissions-nous chacun à quel qu’échelon qu’il soit, jouer sa partition pour faire de nos zones humides des espaces conservés, viables et durablement gérés afin de fournir des biens et services nécessaires à la lutte contre le changement climatique et la pauvreté aux niveaux local et national, conformer à notre vision commune exprimée dans la politique nationale sur les zones humides.»
Peu d’entreprises de presse parviennent à supporter les charges fiscales et parafiscales. Au regard du rôle imminent que jouent la presse privée, une rencontre conjointe de la Direction générale des impôts (DGI) et du Conseil supérieur de la communication (CSC) s’est ténue ce 31 janvier 2019 à Ouagadougou. Cet atelier national sur la fiscalité applicable aux médias et la mise en œuvre de la facture normalisée permettra de pérenniser les activités des entreprises de presse au Burkina Faso.
Ces dernières années, on a assisté à la création des nombreux organes de presse toutes typologies confondues, mais les entreprises de presse privées burkinabè sont de plus en plus confrontées à un ensemble des difficultés liées essentiellement à la faiblesse de leurs ressources budgétaires, des problèmes de professionnalismes et la précarité sociale de leur personnel. Pour pallier à ces difficultés, dans le cadre de la garantie constitutionnelle du droit d’accès à l’information, de la liberté d’expression et d’opinion, les autorités ont entrepris des démarches pour pérenniser les médias.
Ouvrant les travaux, le président du Conseil supérieur de la communication, Me Mathias Tankoano a tout d’abord souhaité la bienvenue aux différents participants vénus des tous les provinces du pays. Il a rappelé que l’organe de presse privé est certes une entreprise libérale, mais au regard de sa mission, la presse a toujours fait une attente particulière des plus hautes autorités de notre pays, l’illustre bien, la subvention directe annuelle accordée aux médias et la récente création du Fonds d’appui à la presse privée.
Prenant part à cet atelier, le ministre de la communication, Rémi Dandjinou a affirmé que les médias publics ou privés compte ténue de leur noble mission, l’environnement économiques que nous évoluons est extrêmement délicat, c’est pourquoi, nous réfléchissons sur la fiscalité at d’autres possibilités que l’Etat peut offrir pour garantir la liberté d’expression et d’opinion.
Le directeur général des impôts, M. Adama Badolo, a quant à lui déclaré aux participants avoir la certitude que toutes les dimensions de la fiscalité des médias et leurs problématiques seront appréhender en profondeur lors de leurs travaux en plénière.
Les objectifs généraux de cet atelier sont de parvenir à une approche consensuelle des mesures à suggérer aux autorités pour l’adoption d’une fiscalité adaptée à la situation des entreprises de presse au Burkina Faso.
Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré a abrogé par décret la disposition instaurant le couvre-feu dans le cadre de la lutte contre la Covid-19
Ceci est le message de nouvel an du Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. Lisez plutôt !
Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré
« Peuple du Burkina Faso
Chers compatriotes
Dans quelques heures, l’année 2019 nous fermera ses portes, nous introduisant ainsi en 2020. Au seuil du nouvel An, j’ai une pensée attendrie pour toutes celles et tous ceux que l’action de criminels coalisés au sein de groupes armés terroristes a plongés dans une douleur profonde.
Courage aux enfants dont les parents n’ont pas survécu aux attaques ignobles des forces du mal et qui, très tôt devenus orphelins, doivent affronter déjà les dures réalités de la vie.
Courage à tous ceux qui endurent les séquelles et les frayeurs des affrontements et conflits communautaires, comme ceux de Yirgou, de Zoaga et d’Arbinda. Ni le repli identitaire, ni la stigmatisation de l’autre, ne peuvent constituer des solutions, pour la nécessaire consolidation de notre vivre-ensemble.
Courage à tous les déplacés, contraints de quitter leurs terres pour des abris de fortune, à cause de la barbarie et de la terreur des tueurs sans foi, ni loi, et sans avenir. Je leur réaffirme la solidarité du Gouvernement.
Courage à toutes celles et ceux qui accueilleront la nouvelle année sur un lit d’hôpital ou depuis leur cellule, afin que la lueur de l’espoir illumine leurs vies pour recouvrer la santé ou la liberté.
Courage à tous les éléments de nos Forces de Défense et de Sécurité qui, dans la ferveur patriotique, donnent le meilleur d’eux-mêmes, au péril de leurs vies, pour sauver la mère-patrie.
Chaque fois qu’un Burkinabè tombe à cause d’un acte terroriste, nous en ressentons toute la douleur, celle que ressent chaque mère, chaque père, chaque personne, qui perd un être cher.
Cette nuit encore, loin de leurs familles, parents et amis, les éléments de nos Forces de Défense et de Sécurité sont sur le terrain.
Pour le repos éternel et glorieux de toutes les victimes du terrorisme, je vous invite à les porter en prières.
Peuple du Burkina Faso
Chers compatriotes
Dans mon action quotidienne, j’ai toujours eu pour point de mire la satisfaction des aspirations légitimes de notre peuple, dans le respect des droits et libertés reconnus à chacun et à tous.
Les circonstances et les faits nous obligent à rester debout, pour notre cause commune, défendue avec bravoure par les victimes, et pour la gloire des générations futures, afin de continuer à défendre, sans concession aucune, notre pays. En cela, nous honorons la mémoire de nos ancêtres qui nous ont légué ce pays, la patrie des Hommes intègres.
La victoire du peuple burkinabè sur le terrorisme est certaine parce que nous avons foi en notre unité face à l’adversité, foi en notre détermination inébranlable, foi en l’avenir radieux du Burkina, un Burkina Faso éternel, en Afrique et dans le monde.
Cette victoire sur le terrorisme ne se fera pas seulement sur le plan militaire. Elle doit être gagnée également sur le plan du développement.
C’est pourquoi, nous restons engagés, malgré les difficultés du moment, dans les tâches de développement à travers le Plan National de Développement Economique et Social (PNDES). Malgré un contexte sécuritaire difficile, et des chocs exogènes, on enregistre des réalisations dans tous les secteurs de la vie économique et sociale de notre pays, grâce à l’investissement public et privé.
De nos jours, les relations entre le Burkina Faso et les pays amis au plan régional et international sont empreintes de respect mutuel, de cordialité et d’entraide, toute chose qui contribue à redonner à notre pays, la place qui est la sienne, dans le concert des nations.
C’est pourquoi, je vous exhorte, tous et chacun, à rester résolument tournés vers l’avenir, l’avenir de cette Nation dont nous tirons toute notre fierté.
Bientôt, tout ce que nous avons vécu ne sera qu’un lointain souvenir, car j’ai bon espoir que durant l’année nouvelle qui nous ouvre ses portes, chacun sera à la hauteur de ses responsabilités pour la victoire contre le terrorisme, la consolidation de la démocratie et de notre vivre-ensemble, et pour la prospérité continue de notre pays.
Peuple du Burkina Faso
L’année nouvelle annonce la fin de mon quinquennat, et la tenue d’élections présidentielle et législatives.
Le Gouvernement s’emploie à créer les conditions pour la tenue d’élections libres, démocratiques et transparentes, et je voudrais compter sur l’engagement de tous, opposition, majorité et société civile, pour relever ce défi, dans le respect de la Constitution et du Code électoral.
J’ai aussi donné les instructions au Gouvernement pour la reprise des travaux de la conférence sur l’harmonisation des rémunérations. La trêve sociale que j’ai demandée aux partenaires sociaux, ainsi que l’union sacrée des filles et fils pour relever les grands défis dressés devant la Nation, nous permettront de renforcer le climat de confiance, pour améliorer les conditions de vie de tous les habitants du Burkina Faso.
A chaque tournant important de notre histoire commune, comme celui que nous abordons actuellement, cultivons l’esprit de sacrifice, la solidarité, et l’amour de la patrie pour opposer à l’ennemi la résistance qu’il faut, et faire face héroïquement à notre destin.
Je salue, au nom de la Nation, nos Forces de Défense et de Sécurité, pour les victoires enregistrées ces derniers jours, dans la lutte contre le terrorisme. Nos efforts se poursuivront au sein du G5 Sahel pour la montée en puissance de la Force Conjointe, de concert avec tous nos alliés internationaux, dans la lutte contre le terrorisme et pour le développement au Sahel.
Au plan national, le comité chargé de l’élaboration de la politique de sécurité nationale a terminé ses travaux, et remettra son rapport dans les prochains jours. C’est un document à la fois historique et important pour la Nation entière. Le processus se poursuivra par l’élaboration des stratégies sectorielles pour sa mise en œuvre réussie.
Sans nul doute, en 2020, les questions de sécurité, de monnaie commune et de développement seront au cœur de nos discussions au sein des instances sous-régionales, régionales et africaines. Le Burkina Faso y apportera sa contribution pour une Afrique forte, unie et prospère.
A tous les personnels sous astreinte, mobilisés en ces jours pour les besoins de service public, j’adresse mes encouragements et mes félicitations pour leurs sacrifices et engagement.
Enfin, je voudrais inviter les Burkinabè à accueillir l’année nouvelle, dans la sobriété et la prudence dans la circulation.
Chers frères et sœurs, en cette veille du nouvel An, je vous souhaite à toutes et à tous, mes vœux de bonheur, de santé, de paix et de prospérité.
En visite de travail depuis le 28 janvier au Burkina Faso, Inger Andersen, directrice générale de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), a animé dans la matinée de ce jeudi 31 janvier 2019 à Ouagadougou, une conférence de presse. Objectif : influencer, encourager et aider les sociétés à valoriser et conserver l’intégrité et la diversité de la nature ; et s’assurer que les ressources naturelles sont utilisées d’une manière équitable et durable.
C’est en présence de Rasmané Ouédraogo, directeur de cabinet du ministre de l’environnement que la DG de l’UICN a échangé avec les hommes de média.
Le Burkina Faso, selon Inger Andersen, directrice générale de l’UICN, représente une voix forte au niveau régional, africain, voire mondial. Parce que les Burkinabè, dit-elle, sont conscients de la protection de la nature.
Mais pour que la protection de la nature soit durable, Andersen trouve qu’il faut un écosystème solide.
Pour ce faire, « nous devons travailler à protéger les espèces de la nature, sinon la planète sera sans doute menacée», a-t-elle ajouté.
De bonnes relations avec le Burkina
Elle va alors informer que son institution met en œuvre les programmes en fonction des priorités de chaque pays.
Et à en croire Rasmané Ouédraogo, le Burkina entretient de très bonnes relations avec l’UICN pour ce qui est de la conservation de la nature. Et cela date depuis 30 ans.
L’UICN a en effet entrepris un processus de formation et de sensibilisation des acteurs gouvernementaux et de la société civile sur les changements climatiques à travers des ateliers régionaux/nationaux et des sessions de formation.
Un rapport d’IFC et de la Banque mondiale sur les réformes mises en œuvre par l’OHADA a été lancé ce mercredi 30 janvier 2019 à Libreville, au Gabon. Ledit rapport fait état d’un impact significatif de ces réformes OHADA mises en oeuvre sur le développement du secteur privé dans 17 pays africains.
Libreville, Gabon, 30 janvier 2019 — Le groupe de la Banque mondiale a lancé aujourd’hui un rapport sur le développement du secteur privé dans 17 pays d’Afrique, qui relève que plusieurs réformes de l’environnement des affaires ont eu un impact significatif sur l’accès au financement, la réduction des coûts et la création d’entreprises. Le rapport, intitulé Evaluation de l’Impact des Réformes OHADA : Actes Uniformes sur le Droit Commercial Général, des Sociétés, des Sûretés, et de l’Apurement du Passif, est une évaluation détaillée et indépendante du travail du Programme d’amélioration du climat des investissements au sein de l’OHADA, implémenté par IFC de 2007 à 2017. Le rapport a été lancé à l’occasion des réunions marquant le 25e anniversaire de l’OHADA, à Libreville.
L’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires – OHADA – regroupe 17 pays d’Afrique francophone et soutient la mise en place, dans ses pays membres, d’un cadre légal et règlementaire uniforme en matière de commerce. Le rapport d’évaluation se penche sur la révision de quatre Actes Uniformes OHADA, effectuée avec l’appui du Groupe de la Banque mondiale : les Actes Uniformes sur le Droit Commercial Général, sur l’Organisation des Suretés, sur le Droit des Sociétés Commerciales et le Groupement d’Intérêt Economique, enfin sur les Procédures Collectives d’Apurement du Passif. A titre d’exemple, la révision de l’Acte Uniforme sur l’Organisation des Suretés a entrainé une augmentation de 3,8 milliards de dollars des crédits accordés aux entreprises dans sept pays membres de l’OHADA, entre 2011 et 2015.
Hans Peter Lankes, Vice-président d’IFC en charge de l’Économie et du développement du secteur privé, a déclaré : “Cette évaluation rigoureuse et indépendante met en lumière l’impact que le Groupe de la Banque mondiale et l’OHADA ont eu sur le climat d’investissement des pays membres, sur les dix dernières années. Il est important de continuer à soutenir l’OHADA pour améliorer l’environnement des affaires des pays membres et ainsi de permettre l’expansion d’un secteur privé qui contribuera au développement.”
Pour le Professeur Dorothé Sossa, Secrétaire permanent de l’OHADA : “Les réformes soutenues par l’OHADA bénéficient à toutes les entreprise, peu importe leur taille ou leur secteur d’intervention : des petits entrepreneurs et des petits commerces, qui ont besoin de microcrédits, aux grandes entreprises intervenant dans des projets de construction d’infrastructures. Grâce à ces réformes, il est désormais plus facile de créer une entreprise et d’avoir accès à des financements dans les pays membres de l’OHADA.”
Le rapport fournit également des recommandations pour renforcer les interventions de l’OHADA, notamment la nécessité de poursuivre les réformes du droit commercial, de renforcer la coordination aux niveaux national et régional et de mettre en place un meilleur dispositif de suivi.
Le rapport complet est disponible en ligne.
Le programme de réforme des Actes Uniformes a bénéficié de financements de la France et du fonds de financement de services conseil pour l’amélioration du climat des affaires (Facility for Investment Climate Advisory Services program-FIAS) du Groupe de la Banque mondiale.
A propos du Groupe de la Banque mondiale
Le Groupe de la Banque mondiale joue un rôle essentiel dans les efforts déployés dans le monde pour mettre fin à l’extrême pauvreté et favoriser une prospérité partagée. Il se compose de cinq institutions : la Banque mondiale, qui regroupe elle-même la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et l’Association internationale de développement (IDA) ; la Société financière internationale (IFC) ; l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) ; et le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI). Ces institutions collaborent dans plus de 100 pays afin de leur fournir les financements, les conseils et l’ensemble des solutions qui leur permettent de faire face aux défis de développement les plus urgents. Pour plus d’informations, visitez www.worldbank.org , www.ifc.org et www.miga.org.
Le présent communiqué de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) est relatif à la situation sécuritaire nationale marquée ces derniers jours par les attaques meurtrières, notamment dans le Sahel.
«Communiqué de presse de l’UPC sur la dégradation de la situation sécuritaire
C’est avec une grande inquiétude que l’Union pour le Progrès et le Changement suit l’évolution récente de la situation nationale, laquelle situation est caractérisée par des attaques terroristes visant, outre les FDS, des populations civiles et des marchés.
En effet, après l’assassinat d’une vingtaine de personnes à Gasseliki (commune d’Arbinda, dans le Soum) en début janvier, le 27 janvier, c’était autour du village de Sikiré, toujours à Arbinda, d’être la cible d’une attaque. Dix personnes ont été tuées, et des commerces ont été saccagés et pillés.
En outre, dans plusieurs villages du Soum et de l’Oudalan, des marabouts, des guérisseurs et autres leaders d’opinion ont été sauvagement assassinés ces derniers temps.
Pour ne rien arranger, nous apprenons avec grande tristesse que des individus armés ont attaqué ce lundi 28 janvier, la base du Groupement des Forces antiterroristes (GFAT) de Nassoumbou. Cette attaque a fait plusieurs morts et des dégâts matériels, selon les médias.
L’UPC présente ses sincères condoléances aux familles des victimes. Elle souhaite un prompt et total rétablissement aux blessés.
L’UPC observe que, désormais, les ennemis de la Nation s’en prennent aux civils, à leur patrimoine et aux marchés. C’est clair qu’en plus de semer la terreur, ces obscurantistes veulent assassiner notre économie déjà à terre.
Avec amertume, nous assistons à un recul de l’Etat sur son propre territoire. Or, il faut maintenir vaille que vaille la terre de nos ancêtres intactes. Il faut aussi faire en sorte que nos compatriotes des zones attaquées, faute d’espoir, faute de repère et en l’absence de l’Etat, ne finissent par prêter allégeance aux fous de la terreur.
De nouveaux hommes ont été nommés à la tête du département de la défense et de celui de la sécurité. Il leur appartient de produire rapidement des résultats et d’imprimer positivement leur marque, car la situation urge et requiert de l’action.
En cette situation difficile, l’UPC réitère son indéfectible soutien aux Forces de défense et de sécurité.
Ouagadougou, le 28 janvier 2019 »
Pour le Bureau politique national de l’UPC,
Le Secrétaire national chargé de la défense et de la sécurité,
L’ex-enfant prodige de Laurent Bado, Tahirou Barry, a assisté dans l’après-midi de ce dimanche 27 janvier 2019 à Ouagadougou, à Ouagadougou au lancement officiel du nouveau parti politique, le Mouvement pour le changement et la renaissance (MCR) sous la bannière duquel il partira à la conquête du fauteuil présidentiel en 2020, après l’expérience avec le PAREN de Laurent Bado en 2015.
C’est Carlos Toé, l’ex-bras droit de Tahirou Barry, lorsque ce dernier dirigeait encore le PAREN, qui a présidé ce dimanche 27 janvier 2019, la cérémonie de naissance du nouveau parti, le Mouvement pour le changement et la renaissance (MCR). Il en est déjà le président officiel.
Pour la représentante des femmes du parti, par ailleurs trésorière générale du MCR, Mme Kadiatou Kourouma, cette cérémonie est un moment historique qui marquera un nouveau départ pour la vie politique du Burkina Faso. Elle soulignera qu’elles « réaffirment leur attachement à la structure de la patrie qu’est le Burkina Faso ».
Et Tahirou Barry, considéré comme père fondateur du nouveau parti, de marteler que l’avenir des Burkinabè est pris en otage par des politiciens qui ont développé l’art de démarrer une machine de conquête du pouvoir sans savoir démarrer celle du développement et qui dorment au milieu d’un grand feu de brousse».
Se laisser berner par des promesses
En parlant des maux du pays à l’heure actuelle, le domaine de définition de la nation, le futur candidat du MCR à la présidentielle de 2020 va alors s’interroger deux fois : comment comprendre que dans un pays miné par des attaques terroristes et communautaires et surtout placé en Etat d’urgence, on puisse renvoyer tout un gouvernement pendant près d’une semaine et le ramener après dans sa quasi-totalité ?
Pendant combien de temps encore, allons-nous nous laisser berner et flatter par des promesses et des chiffres qui ne sont en réalité que des hallucinogènes ? A écouter M. Barry, il est temps de ne plus subir mais d’agir, de mûrir ; car le combat sera dur et très dur.
Partis de l’opposition fortement représentés
A en croire le président du MCR, Carlos Toé, ce nouveau parti se veut un outil politique original pour repositionner le Burkina Faso sur les sentiers de l’émergence. Par conséquent, Tahirou Barry est l’homme de la solution pour ce qui est de dépeindre le Burkina de ces problèmes de longue date. C’est pourquoi, continue-t-il, il va se présenter aux élections de 2020.
Parmi les participants et les invités de ladite cérémonie, on pouvait voir des autorités coutumières venus de différentes villes du pays, et des représentants de parti politiques (CDP, NAFA, APP, Faso Autrement) et même du CFOP.
Au Burkina Faso, si le sankarisme est l’idéologie qui est en vogue et marche à tous les coups ; en Côte d’Ivoire, c’est sans doute l’houphouëtisme. Ainsi, la nouvelle coalition politique née ce samedi 26 janvier au bord de lagune Ebrié sous la houlette du président Alassane Ouattara se nomme «Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix», en abrégé RHDP. Un rêve politique qui se réalise à la grande satisfaction du président qui s’en explique.
« Le plus grand hommage que nous puissions rendre au Président Félix Houphouët-Boigny est de pérenniser son œuvre et d’immortaliser son nom par le choix de l’appellation de notre parti : Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix». C’est en ces termes que le président Alassane Ouattara justifie son projet de création du parti unifié, le RHDP-«Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix»-, porté sur les fonts baptismaux ce samedi 26 janvier 2019 au stade Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan. Ainsi, plus que jamais l’ancien Premier ministre du premier président de Côte d’Ivoire veut marcher dans les pas de son ancien patron. Il se pose plus que jamais en ‘’fils’’ du père politique, Houphouët-Boigny. Et ce n’est pas la première fois qu’un leader politique ivoirien se revendique l’héritage de Boigny.
Avant ADO, d’autres se sont montrés houphouëtistes
Premier véritable opposant politique de l’ex-et défunt président Houphouët-Boigny, Laurent Gbagbo s’est mué plus tard en houphouetiste. Si l’ancien président Gbagbo venait à être effectivement libéré par la Cour pénale internationale ; ce serait impossible pour lui de faire un come-back à la présidence de la République sans continuer à faire du houphouetisme. La réconciliation nationale dont parlent de plus en plus les cadres de son parti, le Front populaire ivoirien, passera forcément par le houphouëtisme.
Aujourd’hui, pour des rivalités ou ambitions politiques, Henri Konan Bédié du PDCI et d’autres leaders politiques se sont écartés du projet du parti unifié, RHDP ; mais ils seront bien obligés eux aussi de faire d’houphouëtisme pour réaliser leurs ambitions. En Côte d’Ivoire, la victoire à la présidentielle de 2020 se gagnera sûrement sur fond d’houphouetisme teinté d’un certain réalisme politique car, l’idéologie ne suffira pas à rapprocher les positions et à faire la différence.
Houphouët savait….eux ils pouvaient
Tous ces leaders politiques ivoiriens qui se revendiquent aujourd’hui de bonne ou mauvaise foi de l’ houphouëtisme, étaient jeunes à l’époque au moment Houphouët-Boigny avait pris un coup de vieillesse. Fort de leurs positions respectives, chacun se disait capable, estimant sans doute le «vieux» incapable. Mais, ce que le vieux savait par expérience et qu’eux ils ignoraient, c’est que le pouvoir n’est pas aussi facile à gérer. Ainsi, Laurent Gbagbo se sentit capable de s’opposer au «vieux», se posant ainsi en alternative pour le remplacer démocratiquement à la tête de l’Etat. Dans ses habits de chef de parlement, Henri Konan Bédié se voyait déjà président de la Côte d’Ivoire, en cas de vacance de pouvoir, fort des dispositions constitutionnelles qui faisaient de lui le successeur.
Premier ministre qui a réussi a redressé l’économie ivoirienne, Alassane Ouattara se sentait lui aussi en pole position en cas de vacance du pouvoir à la tête de l’Etat. Et quand le vieux président mourut en 1993, c’est Henri Konan Bédié qui hérita le premier du pouvoir d’Etat. Pour exclure son concurrent immédiat qui était le Premier ministre Alassane Ouattara, Bédié mena sa politique d’ivoirité qui le conduira à sa perte, puisqu’il perdra le pouvoir suite à une mutinerie. Le Général Robert Guéi qui prit sa succession, a voulu lui aussi exclure avec ses conditions ‘’et ou’’ pour être candidat à la présidentielle de 2000.
Laurent Gbagbo qui a pris le pouvoir à la suite de la présidentielle de 2000 avait lui aussi traîné à mettre fin aux exclusions politiques. Conséquence : tentative de coup d’état en 2002 suivie de la partition en deux du pays. Elu président en 2010 suite à des élections particulièrement violentes, Alassane Ouattara n’a pas su panser rapidement les plaies de cette période mouvementée de l’histoire de la Côte d’Ivoire. Mais, réélu en 2015, il tente depuis l’année dernière de recoller les morceaux en faisant adopter une loi amnistiant les prisonniers politiques dont Simone Gbagbo, épouse de l’ancien président Laurent Gbagbo, toujours détenu à La Haye pour sa supposée implication dans les violences post-électorales. Et comme nous l’avons indiqué plus haut, le président Ouattara s’est posé en champion de l’houphouëtisme.
Bref, aujourd’hui, chacun leader politique ivoirien après une expérience du pouvoir d’Etat, se rend bien compte peut-être que c’est le vieux qui avait la bonne vision de la gestion du pouvoir d’Etat.