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CDP : Réflexions autour des priorités 2019-2020

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Après sa session ordinaire du 18 novembre dernier, le bureau politique national du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) a réuni ses partisans et sympathisants, ce 26 janvier 2019 à Ouagadougou, pour définir selon les responsables du parti, les priorités du parti pour l’année 2019-2020.

C’est le président du CDP, Eddie Kombiogo qui a présidé la réunion du parti en cette matinée de ce samedi 26 janvier 2019.

L’année qui vient de prendre fin marque selon le secrétaire général du CDP, Issa Gandiano, la fin d’une année de lutte et le début d’une autre. Alors, les défis à relever sont énormes.

Il s’agit entre autres de la mise en place des unions nationales et des coordinations sectorielles du parti, de la mise en œuvre accélérée du programme d’activités du parti et l’adoption d’un guide en matière de communication pour plus discipline interne et externe et pour une meilleure visibilité.

L’unité et la cohésion

Pour le premier responsable du CDP, les priorités du parti en cette année 2019 sont la recherche dynamique de l’unité et de la cohésion interne, le parachèvement dans l’unité et du consensus de toutes les structures du parti, la mobilisation des ressources financières ; car pour Eddie Kombiogo, l’appartenance à un parti politique induit des obligations financières pour chacun des militants sans exception, etc.

« C’est vrai que souvent il y a des contradictions ou des mésententes au sein du parti mais nous devons rechercher la cohésion et surtout travailler à renforcer l’unité », dira le président du CDP.

Nicolas Bazié

Burkina Demain

Riposte contre le terrorisme : Les médias ont un rôle à jouer selon le CSC

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Le contexte actuel de l’exercice de la démocratie au Burkina Faso est marqué par des tensions sociales, des attaques terroristes récurrentes et des conflits communautaires. Cette situation exige une contribution substantielle des toutes les couches sociales et professionnelles à consolider la paix et la cohésion sociale. C’est dans cette optique que le Conseil supérieur de la communication (CSC), par la voix de son premier responsable a appelé à la responsabilité de tous les acteurs médiatiques dans leurs missions d’informations  à éveiller les consciences et sensibiliser les citoyens sur les enjeux sécuritaires.

En raison de la situation nationale marquée par des tensions sociales et des attaques terroristes récurrentes que traverse le Burkina Faso, le Conseil supérieur de la communication, organe de régulation des médias, partage avec les principaux acteurs de la communication et des médias leurs responsabilités sociales dans l’exercice de leurs missions. Au cours d’une cérémonie de présentation des vœux du CSC aux hommes de médias, qui s’est ténue le 25 janvier 2019 dans l’enceinte de cette institution, qui a vu la présence du Ministre des affaires étrangères, Alpha BARRY, de la communication, Rémis Dandjinou et de la culture Abdoul- Karim Sango, tous reconduits dans leur fonction par le nouveau Premier ministre. Le président du CSC, Me S. Mathias Tankoan, a au nom du Collège des conseillers sollicité une minute de silence en mémoire de tous nos compatriotes qui ont perdu la vie du fait des attaques terroristes et des conflits communautaires et a souhaité la bienvenus à tous les invités.

Dans la guerre contre le terrorisme, il affirme que les médias ont un grand rôle à jouer et doivent être considérés comme des partenaires privilégiés des autorités en charge de la lutte anti-terroriste en éveillant en sensibilisant les citoyens sur le réflexe sécuritaire et le rôle de sentinelle qu’ils doivent jouer.

Poursuivant son allocution, le président du CSC ajoute que les hommes des médias doivent s’interdire de diffuser certaines informations sur les positions stratégiques des Forces de défense et de sécurité (FDS) et également éviter d’installer la psychose de la terreur et de l’insécurité dans l’esprit des citoyens. Il a rappelé aussi que les FDS doivent développer un esprit de collaboration et de confiance avec la presse afin que les journalistes aient en permanence des interlocuteurs en leur sein.

Devant les nobles ambitions du CSC, le président du CSC a sollicité le concours de tous afin qu’ils puissent conduire les activités dans un esprit de concertation permanente gage de toutes réussite.

Intervenant  au nom des associations professionnelles des médias, Dr Cyriaque Paré a exhorté le CSC à poursuivre dans le sens de l’accompagnement et  du renforcement  des capacités des médias et à maintenir le dialogue permanent avec les  associations des médias pour prévenir «les dérives et éviter ainsi les sanctions qui ne sont pas toujours comprises».

Jetant un regard rétrospectif sur la vie du CSC, Dr Paré a indiqué : «Après les épisodes peu glorieux de ces dernières années marqués par une guerre des tranchées entre les premiers responsable qui a divisé le personnel et terni l’image de l’institution auprès des médias et même du public, le nouveau collège que vous  dirigez doit changer cette image par des actes forts qui vont rassurer les acteurs des médias de son indépendance et son impartialité».

Ousmane Bichara

Burkina Demain

Démission de la présidence de l’Assemblée : Soro a-t-il pris les devant ?

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En Côte d’Ivoire, après les deux semaines marquées par l’affaire Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé à la Cour pénale internationale ; les affaires de politiques intérieures ont repris. Avec notamment le congrès du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) qui s’ouvre officiellement ce samedi 26 janvier 2019. Présenté comme le congrès du rassemblement ou de la clarification des positions des uns et des autres par rapport à la famille présidentielle, ces assises du 26 janvier pourraient finalement se tenir sans la présence d’un important artisan de l’avènement d’Alassane Ouattara, en l’occurrence Guillaume Soro, qui aura fait durer le suspense  jusqu’à la dernière minute, lui qui avait justement jusqu’au 26 janvier pour se déterminer par rapport au RHDP.

Pour l’heure, tout ce que l’on sait officiellement, c’est que Guillaume Soro, président de l’Assemblée nationale, après une entrevue avec le président Alassane Ouattara ce 24 janvier, a une note déléguant ses pouvoirs à son vice-président Oula Guéladet Ephrem Privat. Délégation de pouvoir qui couvre la période du 25 janvier au 20 février 2019. Soro a-t-il décidé de prendre les devant en cédant son poste provisoirement, quitte à ce que cela devienne par la suite définitif ? Ou y-a-t-il été contraint par le camp présidentiel qui le pressait depuis quelque temps de se déterminer par rapport au RHDP ou de démissionner tout simplement de la présidence de l’Assemblée nationale. Ou encore est–il finalement parvenu à un compromis  avec le président Ouattara, compromis qui lui accorderait du temps supplémentaire pour se déterminer ? Rien n’est moins sûr mais un compromis semble probable au regard des liens entre les deux hommes d’Etat ivoiriens. Il n’y aurait peut-être pas eu de Guillaume Soro sans Alassane Ouattara et vice-versa.

Sera-t-il présent ou pas ?

La note de Soro indique qu’il sera absent du 25 janvier au 20 février 2019, certes. Entre cette note et ne pas participer au congrès du RHDP, il n’y a qu’un pas que certains ont vite fait de franchir. Et si compromis il y a eu entre Ouattara et Soro, ce dernier pourrait créer la surprise en faisant son apparition au congrès du RHDP. Et même s’il a pris cette note pour pouvoir aller suivre un cursus à l’Université de Harvard, cela n’empêche pas d’assister au congrès avant d’y aller, si tant est qu’il tient à marquer son appartenance à la famille présidentielle. En revanche, s’il tient vraiment à s’en débarquer, alors son absence au congrès prendra tout son sens. Et dans ce cas, l’on sera fondé à croire ce qu’a dit un de ses proches qui a indiqué que Soro allait quitter son poste « pour ne pas provoquer une crise institutionnelle ». Vrai ou faux ? L’avenir nous le dira. Wait and See, comme disent nos amis Anglais.

Jean Konombo

Burkina Demain

RD Congo : Félix Tshisekedi investi président !

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C’est fait. Félix Tshisekedi, opposant, est devenu cinquième président de la République démocratique du Congo ce jeudi 24 janvier à Kinshasa. Proclamé vainqueur de la présidentielle du 30 décembre 2018 par la Cour constitutionnelle du pays avec 38% des voix, le fils l’opposant Etienne Tshisekedi succède au président Joseph Kabila qui a passé la main après 18 ans à la présidence. On le sait, les résultats de cette présidentielle congolaise restent contestés par un autre opposant, Martin Fayulu qui revendique la victoire avec au moins ; dit-on, 60% des voix. 

Malgré tout, cette victoire de Tshisekedi est respectée par la communauté internationale : UE, UA, Etats-unis. Conséquence : de nombreux chefs d’Etats et de diplomates occidentaux ont assisté au sacre du nouveau président congolais. En revanche, Martin Fayulu n’a pas assisté à la cérémonie d’investiture de son concurrent.

Jean Konombo

Burkina Demain

Joseph Dabiré Premier ministre : ’’ Pas de vagues au MPP’’

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Alors que certains craignaient que les faucons ou gardiens du temple MPP ne trouvent à redire sur le Choix du Président du Faso de nommer Premier ministre, un membre supposé du CDP, en l’occurrence Christophe Dabiré, cette déclaration du MPP, sonne comme un soutien au choix présidentiel :

« Le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) se réjouit de la nomination de Monsieur Christophe Joseph Marie Dabiré par Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian Kaboré, président du Faso, en qualité de Premier ministre, chargé de la formation d’un nouveau gouvernement. Notre parti lui adresse ses chaleureuses et sincères félicitations ainsi que ses vœux ardents de réussite dans l’accomplissement de sa mission. Nous saluons la clairvoyance et l’esprit de sagesse qui ont guidé le président du Faso ; nous nous félicitons du choix porté sur un homme compétent, dynamique, expérimenté et dont l’intégrité, le savoir et le savoir-faire ne font l’ombre d’aucun doute.

Le nouveau Premier ministre est en effet un grand commis de l’Etat, pétri d’expériences et bien averti des questions aussi bien étatiques que politiques. La direction politique nationale du parti tient à le rassurer de son soutien total et de son franc accompagnement dans cette lourde mission. Car sa réussite est également celle du MPP. Convaincu de l’esprit sacrificiel et d’abnégation qui anime le nouveau premier ministre, le MPP ne doute pas un instant de l’aboutissement sa mission.

Notre parti invite, à cet effet, le nouveau Premier ministre à prendre, sans tarder, à bras-le-corps les attentes de nos concitoyens en faisant du dialogue social et de l’écoute du peuple, ses priorités. Les chantiers du développement sont vastes, les défis énormes ; mais à cœur vaillant, rien d’impossible.

Le Premier ministre a été nommé dans un contexte difficile marqué par la prégnance de l’insécurité et la persistance des revendications sociales. Cependant, nous sommes convaincus que le nouveau locataire du premier ministère saura user de ses qualités et de son dynamisme pour obtenir des résultats probants à la hauteur de la confiance placée en lui par le chef de l’Etat.

Au regard du contexte particulier de notre pays, le MPP souhaite que l’ensemble des Burkinabè taisent leurs divergences politiques, idéologiques et fassent bloc autour du nouveau Premier ministre, car aujourd’hui plus que jamais, nous avons besoin d’unité et de solidarité pour vaincre l’ennemi commun qu’est le terrorisme. Les grands hommes marquent leur temps et se distinguent dans les moments difficiles.

C’est au regard de sa riche expérience et de l’amour qu’il voue, sans bornes, pour son pays, que M. Dabiré a répondu favorablement à la sollicitation du président du Faso à un moment où les attentes légitimes et pressantes des Burkinabè vont crescendo et tous azimuts.

Le MPP invite Monsieur Dabiré à la continuation et à la finalisation du programme quinquennal du président du Faso engagé par son prédécesseur en lui insufflant une nouvelle dynamique afin que les retombés dudit programme soient équitablement bénéfiques à nos populations des villes et des campagnes.

Le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) ne saurait terminer ce message sans exprimer toute sa reconnaissance et sa gratitude au premier ministre sortant, M. Paul Kaba Thieba qui, trois ans durant, a abattu un travail titanesque auprès du président du Faso. Le MPP lui doit une fière chandelle pour son dévouement, son patriotisme ainsi que sa loyauté à servir son pays. Nous lui souhaitons bon vent dans la suite de sa carrière et restons convaincus qu’à quelque niveau que ce soit, il pourra toujours apporter son expertise et son expérience à son pays.

Enfin, le MPP réitère son indéfectible soutien et son entière disponibilité à Monsieur Christophe Marie Joseph Dabiré, nouveau premier ministre du Burkina Faso, et lui souhaite plein succès dans ses lourdes et nobles responsabilités au profit des populations du Burkina Faso.

Ouagadougou, le 22 janvier 2019»

Le président par intérim du parti

Simon COMPAORE

Grand Officier de l’Ordre National

Le CFOP appelle le PF à aller au-delà de la nomination du Premier ministre

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Le chef de file de l’opposition politique du Burkina (CFOP) a organisé ce 22 janvier 2019 à Ouagadougou, une conférence de presse, dans le but d’échanger avec les journalistes sur les points d’actualité comme la nomination du nouveau premier ministre, celle d’un chef d’Etat-major général des armées, l’aggravation de la crise sécuritaire dans le pays, la fermeture de près de 1000 écoles et la remise en cause de l’autorité de l’Etat. La conférence était animée par le président de la Nouvelle alliance du Faso (NAFA), Hamadou Dicko et du président du Front politique pour le renouveau, Aristide Ouédraogo.

Pour la nomination du nouveau premier ministre, c’est-à-dire, Marie Joseph Christophe Dabiré, puisque c’est de lui qu’il s’agit, l’opposition dit prendre acte et affirme n’avoir pas de jugement à porter sur sa personne. Mais, elle pense que le pouvoir du MPP passe son temps à vilipender l’ancien régime.

A en croire, Hamadou Dicko, président de la NAFA, la solution de chaos que vit actuellement notre pays ne peut pas se résumer en un simple changement de chef du gouvernement ou de gouvernement ; car pour lui, le Burkina Faso est bord de l’abime du fait de l’incapacité notoire du chef de l’Etat lui-même, à le gérer.

Parlant de la nomination du général Moise Minoungou comme Chef d’Etat-major général des armées, en remplacement du général Oumarou Sadu, le CFOP attend de juger ce dernier sur la base des résultats de l’armée dans la lutte contre le terrorisme.

Situation sécuritaire

Au cours de cette conférence de presse, la question sécuritaire a été elle aussi au cœur des échanges. Hamadou Dicko dira alors que l’insécurité chronique dans la zone menacée du pays, a, par les tueries entrainées des dizaines de milliers de déplacés. « Et, ce qui fait mal, c’est qu’aucune arrestation n’a été faite, aucun acte n’a été posé », déplore le président de la NAFA.

Or, à écouter M. Dicko, l’aggravation de cette crise sécuritaire affecte sérieusement le système éducatif de la nation. Il va par exemple citer les révélations de Mme Anne Vincent, représentante de l’UNICEF au Burkina, qui disent qu’environ 1.000 écoles sont aujourd’hui fermées, et presque 100.000 élèves se retrouvent dans la rue. Pourtant en s’attaquant à l’éducation, les terroristes s’en prennent à notre civilisation, à notre citoyenneté, à nos valeurs et à notre démocratie. Une situation qui dans son ensemble, remet l’autorité même de l’Etat en cause.

Jean Konombo

Burkina Demain

Un concours pour promouvoir la destination Burkina

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En prélude à la 1ère édition du Prix de l’Entrepreneur Touristique, le Ministère de la culture, des arts et du tourisme, a ténue une conférence de presse ce mardi 22 janvier 2019 à Ouagadougou dans l’optique d’encourager les investisseurs et valoriser les acquis dans les domaines de l’hôtellerie, la restauration et les voyages au Burkina Faso.

Le Burkina Faso occupe une place assez modeste dans d’industrie touristique régionale. Ce secteur constitue une principale source de devise à l’Etat burkinabè. Malgré le patrimoine culturel très riche du Burkina Faso, les crises sécuritaires, et économiques que traversent les pays, ont font chuté le nombre des visiteurs par an. Ce chiffre est passé de près de 500.000 visiteurs/an avant 2011, à un peu plus de 300.000 ces dernière années.

Relever les défis sécuritaires et économiques

Les crises sécuritaire et économique que le pays traverse depuis ces dernières années ont compromis les efforts déployés par  les acteurs du secteur au cours de plusieurs décennies. Loin de céder à l’intimidation, le ministère de la culture, des arts et du tourisme et ses partenaires ont décidé de relever les défis sécuritaire et économique  qui mettent à mal la croissance du secteur touristiques au Burkina Faso.

En vue de valoriser les acquis touristiques et d’encourager les entrepreneurs et les investisseurs du secteur, le Ministère de la tutelle a initié le Prix de l’Entrepreneur Tourisme.

8 février prochain

La 1ère édition de ce prix est prévue pour le 08 février 2019 selon le Secrétaire général du dit ministère, Lassina Simporé. L’activité consiste à honorer, au cours d’un diner gala, les acteurs des filières Hébergement, Restauration et Voyages qui se seront distingués au cours de l’année 2018. Les entreprises pour être éligible doivent être jour vis-à-vis de l’administration touristique. Un comité mis en place devra travailler pour proposer  à un jury une liste des entreprises présélectionnées.

L’objectif de l’activité est de créer un cadre d’émulation des acteurs de différentes branches du tourisme en vue d’améliorer la qualité des services. Ce concours permettra de promouvoir l’entreprenariat touristique et de renforcer la synergie d’action entre les acteurs privés et l’administration nationale du tourisme.

Ousmane Bichara

Burkina Demain

Connexion internet : La 4G+ de Orange Burkina officiellement lancée

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La téléphonie mobile Orange Burkina a organisé, ce lundi 21 janvier 2019 à Ouagadougou, une conférence de presse, pour porter à la connaissance des hommes de médias, du lancement de la licence technologiquement neutre incluant la 4G+ en matière de connexion internet. La licence technologique des offres 4G+ a été présentée à la presse dans la matinée de ce 21 janvier 2019.

Le 15 janvier dernier, la société Orange Burkina a signé un décret d’attribution de la connexion 4G+. Un acte qui a permis à Orange de lancer dans la foulée, le 1er réseau 4G+ au Burkina Faso, moins de deux ans après le lancement de la marque, confirmant ainsi son leadership dans le secteur.

«Le renouvellement de la licence vient confirmer la volonté de Orange d’être un acteur clé dans la transformation numérique du Burkina», assure Ben cheick Haidara, directeur général de Orange Burkina.

A travers donc la construction d’un réseau de fibre optique métro et d’interurbain de près de 1000 km ainsi que la mise à niveau du cœur de réseau, orange Burkina Faso compte rendre la connexion 4G+ fluide du fait des nouveaux usages d’internet dans le pays des hommes intègres.

La technologie 4G+ permet, selon eux, des débits allant jusqu’à 15O mégabit/sec, soit 10 fois le débit théorique 3G+.

Pour bénéficier pleinement de cette nouvelle connexion, quatre conditions doivent être réunies. Il s’agit notamment d’avoir une zone de couverture 4G+/4G+, d’avoir une carte SIM 4G+/4G+, posséder des équipements 4G+ comme un smartphone, tablette ou clé tous 4G+ et enfin toutes les offres internet d’Orange doivent être compatibles à la 4G+.

Nicolas Bazié

Burkina Demain

10 tendances du secteur de l’énergie en Afrique en 2019

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Cette année sera déterminante pour l’avancement de nouveaux projets d’exploration et de production en Afrique de l’Ouest et de l’Est

JOHANNESBURG, Afrique du Sud, 21 janvier 2019.  Après une année de rebond et de reprise, les anciens et nouveaux marchés africains des hydrocarbures ont la possibilité de consolider davantage la position du continent en tant que frontière pétrolière et gazière mondiale la plus attractive en 2019. Toutefois, la nouvelle année apporte également de nouvelles dynamiques et de nouveaux défis qui influenceront l’avenir du secteur, des élections présidentielles aux développements de mégaprojets, dans un contexte d’intensification de la concurrence internationale.

Ouverture de nouvelles frontières africaines

Les indépendants ouvrent la voie en explorant et en ouvrant de nouvelles frontières à travers l’Afrique. Cette année sera déterminante pour l’avancement de nouveaux projets d’exploration et de production en Afrique de l’Ouest et de l’Est. Les développements à surveiller comprennent notamment le développement du champs de SNE au Sénégal, où les travaux d’étude préliminaires sont en cours et où une décision finale d’investissement (FID) est attendue cette année par Woodside Energy et Cairn Energy; l’exploitation du gisement pétrolifère Amdigh au Niger, où un programme de production de 5 millions de dollars par Savannah Petroleum devrait commencer prochainement; et l’ouverture du bassin sud de Lokichar au Kenya par Tullow Oil, où la FID est également attendue avant la fin de l’année, alors que les tensions avec la communauté locale du Turkana montent.

Une année pour confirmer l’Afrique en tant que point névralgique de l’exploration mondiale

Les appels d’offres en cours sur les principaux marchés des hydrocarbures africains existants et nouveaux indiqueront si l’Afrique confirmera davantage sa position de nouveau point chaud de l’exploration mondiale et parviendra à attirer les investissements nécessaires dans ses zones pétrolières et gazières.

Parmi les producteurs africains bien établis, le Gabon et le Congo-Brazzaville, membres de l’Opep, ont chacun des appels d’offres en cours. La douzième série de licences du Gabon en eaux peu profondes et profondes devrait s’achever en avril 2019 et la phase II des licences du Congo-Brazzaville en juin 2019. Les deux pays ayant du mal à mettre en œuvre leurs nouveaux Codes des hydrocarbures, le succès de ces appels d’offre dira si les investisseurs sont convaincus par les réformes développées au cours des deux dernières années.

Le Nigéria et l’Angola, deux producteurs africains plus importants et aussi membres de l’Opep, vont lancer des appels d’offres innovants cette année. Le Nigéria mettra aux enchères ses sites de torches à gaz dans le cadre du Programme nigérian de commercialisation des torchères, probablement après les élections générales de février, et l’Angola tiendra son Appel d’offre pour les champs marginaux, résultat d’une nouvelle politique adoptée en mai 2018 par le président Lourenço, et qui sera lancé lors de la conférence d’Africa Oil & Power à Luanda en juin 2019. Le projet de loi nigérian sur l’industrie pétrolière restant à signer et l’encre étant encore fraîche sur le nouveau régime politique de l’Angola, ces deux appels d’offre seront également essentiels pour évaluer l’intérêt des investisseurs pour ces deux marchés en évolution.

 

Le Ghana, le dernier entrant sur la scène pétrolière africaine, tient son premier appel d’offre officiel, qui doit s’achever en mai 2019 et qui aurait attiré l’attention de 16 sociétés pétrolières, dont les majors ExxonMobil, BP, Total et ENI. En tant que nouvelle frontière offshore prometteuse pour l’Afrique de l’Est, Madagascar propose également 44 concessions jusqu’en mai 2019, qui n’ont jamais fait l’objet d’un appel d’offres ou été explorées auparavant. Pour un pays qui n’a pas encore découvert de pétrole majeur, cet appel d’offre est un réel pari.

L’industrie FLNG en difficulté en Afrique

Après le début des opérations commerciales sur le navire Hilli Episeyo FLNG de Golar LNG au Cameroun en juin 2018, les espoirs de voir la Guinée équatoriale progresser rapidement avec son propre projet Fortuna FLNG, qui sera le premier développement d’une unité flottante de production de GNL en eau profonde en Afrique, étaient demeurés forts. Alors que Fortuna devait changer la donne pour l’industrie gazière de la Guinée équatoriale et du reste du continent, le développement du projet de 2 milliards de dollars s’est interrompu en raison d’un manque de financement. Et l’horloge tourne depuis. L’absence de progrès sur ce plan a été si lente que l’opérateur Ophir Energy s’est vu refuser en janvier de cette année l’extension de sa licence lui permettant d’exploiter le bloc R, qui contient la découverte géante de gaz Fortuna. Alors que les aspirations FLNG de la Guinée équatoriale semblent plus incertaines que jamais, 2019 dira si le pays peut trouver les bons partenaires pour replacer le projet sur la carte FLNG de l’Afrique.

Entre-temps, les nouveaux entrants dans l’industrie des hydrocarbures en Afrique font des progrès remarquables dans le développement de leur propre industrie de FLNG. Le 21 décembre dernier, BP a finalement annoncé sa FID pour la phase 1 du développement transfrontalier Grand Tortue Ahmeyim entre le Sénégal et la Mauritanie, qui impliquera l’installation d’un système FLNG de 2,5 million de tonnes par an (MTPA). Il s’agit du troisième projet africain de FLNG à atteindre une FID après le Hilli Episeyo du Cameroun et le FLNG Coral South de 3,4 MTPA du Mozambique.

Une année de méga projets

Le retour de l’Afrique sur la carte mondiale du pétrole et du gaz n’est pas seulement dû aux vastes ressources naturelles de ses sols et de ses eaux, mais également au fait que le continent abrite de très grands projets énergétiques destinés à transformer le futur de l’industrie.

En amont, le récent accord de coopération inter-gouvernementale entre le Sénégal et la Mauritanie, ainsi que la FID de BP concernant son développement transfrontalier Grand Tortue Ahmeyim, sont de bon augure pour l’avenir de l’industrie des hydrocarbures en Afrique de l’Ouest. Le projet vise à extraire les 15 milliards de pieds cubes de gaz qui devraient être contenus dans le champ de gaz Tortue, situé à une profondeur de 2,850 mètres. Cependant, la capacité du Sénégal et de la Mauritanie à résoudre leurs différends pour assurer un développement plus durable de leurs réserves et de leurs installations en mer situées autour du bassin de MSGBC est un facteur à surveiller.

Les méga projets de gaz africains ne sont pas la propriété exclusive de la côte ouest du continent. Le Mozambique a lancé deux projets phares qui ont placé la nation de l’Afrique australe sur la carte du GNL. Suite au lancement du projet Coral South FLNG par ENI en juin 2017, une FID est maintenant prévue dans les prochains mois pour le projet onshore Mozambique LNG, dirigé par Anardarko, et initialement composé de deux trains de GNL totalisant 12,88 MTPA destinés à l’exportation.

Le Nigeria, le plus gros producteur de pétrole d’Afrique subsaharienne, a également lancé d’importants projets de développement pétrolier en 2019. L’année dernière, déjà, le FPSO Egina de Total, d’une valeur de 3,3 milliards de dollars, a été lancé au Nigeria, où la production a officiellement démarré aux premiers jours de 2019, et devrait culminer à 200 000 barils par jour (b/j). La FID est maintenant attendue sur le champ offshore de Shell à Bonga Southwest au début de cette année, un développement de plusieurs milliards de dollars dont la production devrait atteindre 180 000 b/j.

Les prétendants internationaux lancent leurs dés

Au fur et à mesure que l’Afrique renforce sa position au centre des transformations mondiales, elle devient de plus en plus le terrain de jeu des acteurs internationaux désirant tirer parti des vastes ressources du continent.

Alors que la Chine a affirmé sa position sur le continent, la nouvelle dynamique continentale amènera-t-elle le géant asiatique à changer de stratégie d’investissement ou son portefeuille africain ? Les intentions de la Russie sur le continent devenant de plus en plus claires, le premier sommet Russie-Afrique de cette année se traduira-t-il par des accords plus concrets pour la Russie sur le continent ? Dans le même temps, l’initiative américaine « Prosper Africa » lancée en décembre 2018 pourra-t-elle faire face à la fois à la concurrence internationale grandissante et à la baisse de l’influence américaine sur le continent ?

Un dilemme complexe de diplomatie énergétique pour l’Opep en Afrique

Constituée d’une majorité de membres issus de nations africaines depuis l’adhésion de la République du Congo en juin 2018, l’évolution des relations entre l’Opep et le continent nécessitera une ingéniosité diplomatique habile pour l’Organisation qui s’efforce sans relâche de gérer la surabondance de l’offre mondiale, D’un côté, les principaux producteurs africains et membres de l’Opep (Algérie, Libye, Nigéria, Angola et Congo-Brazzaville) s’efforcent d’accroître leur production nationale, ce qui rend de plus en plus difficile pour l’Organisation de négocier ses coupes de production.

De l’autre côté, le continent abrite également une multitude de producteurs de pétrole en devenir, comme le Sénégal, le Kenya ou l’Ouganda, ou d’anciens producteurs faisant un retour comme le Sud-Soudan, dont certains font partie de la Déclaration de coopération de l’Opep, et dont la production future ajoute une autre couche de complexité dans la formulation de la stratégie globale de gestion des prix du pétrole de l’Opep.

L’augmentation de la production africaine des pays membres et non-membres de l’Opep ne fait que compliquer les capacités de manœuvre de l’Organisation et alourdir son dilemme de créer un environnement des prix stable et propice aux investissements tout en évitant une aggravation de la surabondance d’approvisionnement qui ferait baisser davantage les prix.

Les plus grands producteurs africains se rendent aux urnes

Parmi la série d’élections qui se dérouleront cette année sur le continent, du Sénégal au Mozambique, aucune ne sera plus importante pour le secteur pétrolier africain que celle du Nigéria en février. L’élection présidentielle nigériane façonnera l’avenir du secteur, non seulement parce que le Nigéria est le plus grand producteur de pétrole et de gaz d’Afrique, mais aussi parce que ce qui se passe au Nigéria a une incidence sur le reste du sous-continent d’une manière ou d’une autre. Alors que Muhammadu Buhari, candidat à la réélection, et son allié devenu rival, Atiku Abubakar, se sont engagés à signer le projet de loi nigérian sur l’industrie pétrolière (PIB), la capacité du futur président de le faire adopter rapidement aura une grande influence sur les investissements dans le secteur des hydrocarbures au Nigéria pour les années à venir.

Au nord, l’Algérie et la Libye entrent elles aussi dans une année électorale, les élections générales libyennes de 2019 étant fixées pour le premier semestre de l’année et celles d’Algérie pour le mois d’avril. Les deux pays sont en voie de transformation. Les autorités libyennes prévoient de plus que doubler la production du pays, qui devrait atteindre 2,1 millions de b/j d’ici 2021, à condition que la politique n’altère pas la gouvernance des hydrocarbures et le travail de sa compagnie nationale. Le fils de Mouammar Kadhafi, Saïf al-Islam Kadhafi, devrait se présenter aux élections alors que le pays demeure divisé entre l’Ouest et l’Est, rendant le maintien de la stabilité requise par les investisseurs difficile à prévoir.

En Algérie, où une vague de réformes secoue tout le secteur des hydrocarbures, les élections devraient maintenir un statu quo relatif, du moins sur le plan politique. La compagnie pétrolière nationale du pays, la Sonatrach, a lancé une stratégie de transformation ambitieuse qui lui permettra d’investir 56 milliards de dollars au cours des quatre prochaines années et d’internationaliser ses opérations sur les principaux marchés mondiaux de l’énergie. 2019 pourrait même voir le géant étatique et plus grande entreprise d’Afrique s’étendre au sud du Sahara.

L’Angola poursuit son chemin de réformes

Depuis son entrée en fonction à l’été 2017, le président angolais João Lourenço a mis en œuvre un programme réformiste optimiste qui transforme radicalement la gouvernance du secteur pétrolier et gazier du pays. L’Angola se réforme rapidement, mais les forces du marché permettront-elles que ces changements se fassent à ce rythme et produisent les résultats escomptés par le gouvernement ?

Alors que les investisseurs internationaux semblent le penser, Total et BP ayant signé d’importants accords pour renforcer leurs activités en Angola ces derniers mois, 2019 dira si l’industrie pétrolière internationale est convaincue du retour de l’Angola comme frontière africaine compétitive ou non.

Afin de présenter le travail accompli par Sonangol et le gouvernement angolais pour générer davantage d’investissements dans l’industrie pétrolière et gazière du pays, l’Angola soutient une conférence internationale organisée par Africa Oil & Power à Luanda du 4 au 6 juin 2019, où sera lancé l’Appel d’offre des champs marginaux. Il s’agira du premier road-show officiel organisé en Angola sous l’administration actuelle, et devrait dévoiler un nouvel ensemble de réformes et d’engagements d’investissement.

La marche du Sud-Soudan vers la paix

La progression majeure au Soudan du Sud, et sur laquelle repose l’ensemble de l’économie, est celle des accords de paix. Les autorités soudanaises et sud-soudanaises ont maintes fois démontré leur attachement au processus de paix, qui est resté dans l’ensemble pacifique. Cependant, les accords de paix se traduiront-ils par des promesses d’investissement et injections de capitaux dans l’économie du Soudan du Sud cette année ?

Certains signaux le laissent penser, suite a l’annonce l’an dernier que le Central Energy Fund sud-africain investirait un milliard de dollars au Soudan du Sud. Cependant, les marchés restent sceptiques et les observateurs resteront pragmatiques et attendront de voir comment la transition pacifique sera gérée et comment la production pétrolière reprendra avant de s’aventurer davantage dans le pays.

Une année pour améliorer l’accès au marché des producteurs de l’Afrique de l’Est

L’Ouganda devrait rejoindre le club des producteurs de pétrole africains au début des années 2020. A cet effet, des efforts sont en cours pour mettre en place une infrastructure adéquate pour l’évacuation du pétrole qui sera produit dans le bassin du lac Albert. Le projet semblait aller de l’avant lorsque l’Ouganda et la Tanzanie ont échangé en mai 2017 l’accord intergouvernemental relatif à l’Oléoduc pour l’Afrique de l’Est, d’une longueur de 1,443 km. Cependant, les partenaires de la construction de ce pipeline, le groupe français Total, le chinois CNOOC et Tullow Oil, doivent encore en prendre la décision finale d’investissement. Dans le même temps, les accords avec les gouvernements hôtes doivent être signés en janvier, mais les retards dans la conclusion de l’accord financier ont déjà retardé les ambitions de production pétrolière de l’Ouganda de 2020 à 2021. L’oléoduc est crucial pour l’intégration future de la communauté de l’Afrique de l’Est et pour établir un précédent positif de planification, de financement et de mise en œuvre de projets énergétiques conjoints dans la région.

APO Group / Chambre de l’énergie africaine

Insécurité au Burkina : Préoccupation prise en compte aussi chez les acteurs miniers

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Le récent assassinat du géologue canadien Kirk Woodman dans le Yagha vient rappeler si besoin en était encore la nécessité de prendre en compte la question de la sécurité dans l’exploitation minière au Burkina Faso, devenu un pays minier. Et à en croire le président de la Chambre des mines du Burkina (CMB), René Tidiane Barry, la préoccupation est prise en compte à leur niveau, malgré les nombreuses difficultés auxquelles le secteur fait déjà face.

Selon le président de la Chambre des mines du Burkina (CMB), René Tidiane Barry, l’exploitation minière fait face à un certain nombre d’obstacles au Burkina Faso. Il a parlé de l’enclavement du pays, sans débouché maritime, le coût élevé de l’électricité, etc. Ce qui contribue à augmenter les facteurs de production. A cela il faut ajouter la relative baisse des cours des métaux sur le marché international. Dans ce contexte déjà difficile, les acteurs miniers burkinabè doit intégrer la problématique sécuritaire car, sans sécurité il n’y a pas d’exploitation minière viable. Le récent assassinat du géologue canadien Kirk Woodman est d’ailleurs là pour le rappeler. Et M. Barry de rassurer que la question est bien prise en compte. Et ce n’est pas tout. A l’en croire, le fonds minier de développement de devrait connaître son application cette année.

Le président de la Chambre des mines du Burkina (CMB) s’est exprimé ce vendredi 18 janvier 2019 à Ouagadougou, au cours d’une cérémonie de présentation de vœux de nouvel an qui réunissait les acteurs miniers et les membres de l’Action des journalistes sur les mines (AJM), présidée par Elie Kaboré.

Naturellement la question de la sécurité a figuré aussi en bonne place dans le discours du président de l’AJM qui a indiqué que les actions de cette année allaient être placées sous de le signe de l’inclusion sociale dans le secteur minier. Initiative salué à sa juste valeur par le président Barry qui insiste sur l’importance de l’exploitation minière pour le Burkina Faso qui contribue à la croissance économique et à la création des emplois décents dans le pays.

Pour une exploitation minière sécurisée dans un Burkina Faso en sécurité et paix en 2019

Par ailleurs, le président de l’AJM a rappelé le rôle crucial que devraient jouer les hommes des médias pour la promotion des mines, un secteur vital pour l’économie du Burkina Faso. Et le PCA de la CMB de féliciter l’ensemble du personnel de la Chambre pour les efforts consentis dans la réalisation de leur travail et, les journalistes pour le travail abattu durant l’année écoulée et les exhortant à travailler tous dans ce sens.

Ousmane Bichara

Burkina Demain