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Compte rendu Conseil des Ministres du 8 janvier 2026

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D'importantes décisions ont été prises au cours du Conseil de ce jeudi 22 Janvier 2026

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 08 janvier 2026, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 12 H 37 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.

D’importantes décisions ont été prises au cours du Conseil de ce jeudi 11 septembre 2025

Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I DELIBERATIONS

I 1 AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS

Le Conseil a adopté deux (02) rapports.

Le premier rapport est relatif à une Ordonnance portant conditions exceptionnelles de nominations des officiers du rang des Forces armées nationales.

Depuis plusieurs années, le Burkina Faso fait face à une menace terroriste plaçant les Forces armées nationales dans un état d’engagement permanent, avec une nécessité de renforcement continu des capacités de commandement et d’encadrement des unités déployées sur les différents théâtres d’opérations.

Ces besoins opérationnels, essentiels à l’efficacité de la conduite des opérations militaires, ne peuvent être pleinement couverts par les mécanismes ordinaires de gestion des carrières prévus par la loi n°039-2024/ALT du 29 novembre 2024 portant statut général des personnels des Forces armées nationales.

La présente ordonnance vise, à titre exceptionnel, la nomination au grade de sous-lieutenant dans la catégorie d’officier du rang, certains sous-officiers de carrière ayant démontré leurs aptitudes au commandement sur le théâtre des opérations et répondant à certaines exigences en termes de durée de service, conformément à la loi n°020-2025/ALT du 22 décembre 2025 portant habilitation du Gouvernement à prendre des mesures dans le cadre des sujétions liées aux nécessités de la défense nationale.

L’adoption de cette ordonnance permet de répondre efficacement aux impératifs liés au renforcement permanent des capacités de commandement et d’encadrement des unités déployées sur le terrain des opérations.

Le second rapport est relatif à un projet de décret portant relecture du décret n°2023-0501/PRES-TRANS/PM/MDAC/MATDS/MEFP/MJDHRI/MEEA du 28 avril 2023 portant création d’une Brigade des volontaires pour la défense de la Patrie (BVDP).

Cette relecture vise à renforcer l’ancrage normatif et structurel de la Brigade des volontaires pour la défense de la Patrie, au regard des exigences opérationnelles actuelles.

Les innovations du décret sont, entres autres :

– la consécration du rang d’armée de la Brigade des volontaires pour la défense de la Patrie ;

– la précision des missions de la Brigade des volontaires pour la défense de la Patrie ;

– la précision de sa devise ;

– la garantie de la pérennité du décret de création par le renvoi des éléments évolutifs à des textes distincts.

L’adoption de ce décret permet de doter la Brigade des volontaires pour la défense de la Patrie d’un cadre juridique adapté en vue de faire face efficacement aux enjeux sécuritaires actuels.

I 2 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret porte redevances aéronautiques et extra-aéronautiques.

Ce décret est une relecture du décret n°2022-054/PRES/PM du 24 janvier 2022 portant redevances aéronautiques et extra-aéronautiques. Depuis l’adoption dudit décret, le secteur de l’aviation civile nationale a connu d’importantes mutations institutionnelles, avec notamment la création de la Société des Aéroports du Faso (SAFA), chargée de la gestion, de l’exploitation, de la construction, du développement, de la modernisation et de l’entretien des aéroports du Burkina Faso.

Ce décret vise la prise en compte de la Société des Aéroports du Faso comme entité principale chargée de la gestion et de la perception des redevances aéronautiques et extra-aéronautiques.

Les principales innovations induites par le décret sont :

– la révision du barème de la redevance des services passagers ;

– l’instauration de nouvelles redevances telles que les redevances de l’aviation civile, les redevances de facilitation, les redevances de développement des infrastructures aéroportuaires, les redevances de sécurisation des transports et transferts de métaux précieux et de devises ;

– la clarification des procédures de facturation, de recouvrement et de contrôle, en vue de renforcer la traçabilité et la transparence des recettes.

L’adoption de ce décret permet l’institution de nouvelles redevances aéroportuaires et l’adaptation du dispositif règlementaire à la création de la Société des Aéroports du Faso.

Le second décret porte autorisation de perception de recettes relatives aux prestations des services d’inspection du travail du ministère en charge du travail et de la protection sociale.

La perception des recettes au titre du ministère en charge du travail et de la protection sociale est régie par plusieurs décrets. Il s’agit du décret n°99-184/PRES/PM/MTESS/MFB du 09 juin 1999 fixant le montant et les modalités de perception des frais imprimés de déclaration d’établissement et son modificatif le décret n°2003-304/PRES/PM/MTEJ/MFB du 16 juin 2003 et du décret n°99-183/PRES/PM/MTESS/MFB du 09 juin 1999 fixant le montant et les modalités de perception des frais de délivrance de l’attestation de soumission aux marchés publics et son modificatif le décret n°2003-303/PRES/PM/MTEJ/MFB du 16 juin 2003.

Après plusieurs années de mise en application de ce cadre règlementaire, des insuffisances ont été constatées. Il s’agit entre autres, de la multiplicité des textes et du contexte évolutif du secteur du travail et de la protection sociale ayant conduit à l’émergence de nouvelles prestations.

Le présent décret consacre en un texte unique, la règlementation relative à la perception des recettes issues des prestations fournies par l’administration du travail et de la protection sociale. Il induit également de nouvelles prestations.

Ces prestations identifiées sont entre autres liées à :

– la délivrance et au renouvellement de l’agrément des bureaux, offices privés de placement et des entreprises de travail temporaire ;

– la délivrance et au renouvellement d’agréments des organismes de vérifications périodiques des machines, matériels et équipements présentant des dangers pour les travailleurs ;

– la délivrance d’agréments des mutuelles sociales et des unions et fédérations de mutuelles sociales.

L’adoption de ce décret permet la mise en place d’un nouveau cadre règlementaire et l’institution de nouvelles recettes en vue d’accroître la part contributive des recettes de services au budget de l’Etat.

I 3 AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

Le Conseil a adopté deux (02) rapports.

Le premier rapport est relatif à un projet de loi portant autorisation de ratification du protocole portant amendement de la Convention relative aux infractions et à certains actes survenant à bord des aéronefs, adopté à Montréal le 04 avril 2014.

Le protocole de Montréal est le fruit d’effort de la communauté internationale pour élargir la portée de la Convention de Tokyo, à l’effet de permettre à des Etats autres que l’Etat d’immatriculation de l’aéronef d’exercer leur compétence sur les comportements de passagers indisciplinés. En élargissant la portée de la compétence sur une base obligatoire, le protocole renforce la capacité des Etats de coopérer et de limiter la gravité et la fréquence des comportements indisciplinés à bord des aéronefs.

Le Burkina Faso a activement participé à la conférence diplomatique de Montréal en 2014 au cours de laquelle le protocole a été adopté.

Le protocole est rentré en vigueur le 1er janvier 2020. A ce jour, il enregistre 36 signatures, 20 ratifications, 03 acceptations et 30 adhésions.

Ce projet de loi vise la ratification du protocole par notre pays en vue de donner plein effet à ses dispositions.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.

Le second rapport est relatif à un projet de décret portant révocation du Consul honoraire du Burkina Faso à Bangui, République centrafricaine.

Monsieur Boukaré SALAMBORE a été nommé Consul honoraire du Burkina Faso à Bangui, par décret n°2018-1046/PRES/PM/MAEC/MINEFID du 22 novembre 2018.

Après plusieurs années de service, des manquements et des insuffisances ont été constatés dans l’accomplissement de la mission du Consul honoraire de notre pays à Bangui.

L’adoption de ce décret consacre la révocation de Monsieur Boukaré SALAMBORE de sa fonction de Consul honoraire du Burkina Faso à Bangui pour faute grave, conformément à l’article 15 du décret n°2024-0453/PRESTRANS/ PM/MAECRBE/MEFP du 17 avril 2024 portant réglementation de l’ouverture des postes consulaires honoraires et l’exercice de la fonction de Consul honoraire du Burkina Faso à l’étranger.

I 4 AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret porte organisation du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale.

Ce décret est une relecture du décret n°2024-1464/PRES/PM/MFPTPS du 27 novembre 2024 portant organisation du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale.

Cette relecture vise à prendre en compte le nouveau découpage administratif et les nouvelles orientations du Gouvernement en vue de la rationalisation des structures des départements ministériels et à se conformer au décret portant organisation-type des départements ministériels.

Les innovations majeures du décret sont :

– la création du Secrétariat technique du contrôle de l’Authenticité des diplômes et titres de capacités professionnelles des Agents publics (ST-ADT/AP) ;

– la création d’une Direction régionale de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale en abrégé « DRFPTPS » dans chacune des 17 régions du Burkina Faso par la fusion de la Direction régionale de la Fonction publique et la Direction régionale du Travail et de la protection sociale ;

– la création du poste de Directeur régional adjoint de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale ;

– le changement de dénomination de la Direction du contrôle de l’hygiène et de la sécurité et santé au travail au sein de l’Inspection médicale du travail qui devient Direction du contrôle de l’hygiène et de la santé au travail ;

– la création d’un service du protocole.

L’adoption de ce décret permet au ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale de se doter de nouveaux textes règlementaires en vue d’assurer efficacement ses missions.

Le second décret porte statut particulier du métier «Mines et énergie».

Ce décret est une relecture du décret n°2021-0430/PRES/PM/MINEFID/MFPTPS du 19 mai 2021 portant statut particulier du métier « Mines et énergie » pour se conformer aux changements opérés dans le Répertoire interministériel des métiers de l’Etat (RIME) et actualiser les dispositions concernant la nomenclature des emplois dudit métier.

Les innovations majeures de ce décret sont :

– la nomination des Electrotechniciens dans l’emploi de Technicien supérieur en énergie dans les dispositions transitoires de l’emploi ;

– la nomination des Ingénieurs d’application de la géologie et des mines dans l’emploi d’Ingénieur des travaux en géologie et mines ;

– l’introduction d’une disposition explicitant la notion de «structure de formation publique ou privée agréée par l’Etat », employée pour designer certains établissements de formation professionnelle, dans les dispositions communes ;

– l’introduction d’une disposition spécifique relative au détachement du fonctionnaire stagiaire.

L’adoption de ce décret permet une meilleure organisation et structuration des emplois de la Fonction publique d’Etat.

I 5 AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS

Le Conseil a adopté deux (02) rapports.

Le premier rapport est relatif à trois (03) projets de décret portant respectivement nomination à titre sélectif aux grades d’Inspecteur de sécurité pénitentiaire major, d’Inspecteur de sécurité pénitentiaire divisionnaire et d’Inspecteur de sécurité pénitentiaire principal.

La nomination de ces personnes aux différents grades vise l’application des dispositions du décret n°2017-0885/PRES/PM/MJDHPC/MINEFID du 21 septembre 2017 portant modalités d’avancement dans les corps de la Garde de sécurité pénitentiaire.

L’adoption de ces décrets permet la nomination à titre sélectif de trois (03) personnes au grade d’Inspecteur de sécurité pénitentiaire major, de cinq (05) personnes au grade d’Inspecteur de sécurité pénitentiaire divisionnaire et de dix (10) personnes au grade d’Inspecteur de sécurité pénitentiaire principal.

Le second rapport est relatif à un décret portant remise de peines à l’occasion du 1er janvier 2026.

La Constitution du 2 juin 1991 en son article 54, accorde un droit de grâce au Chef de l’Etat. Ainsi, à l’occasion du 1er janvier de chaque année, le Chef de l’Etat use de ce droit rendu applicable par la loi n°010-2017/AN du 10 avril 2017 portant régime pénitentiaire au Burkina Faso.

Ce décret vise à accorder des remises totales ou partielles de peines à des détenus condamnés à des peines d’emprisonnement à temps et des commutations de peines à des condamnés à vie et dont les jugements sont devenus définitifs.

Pour la nouvelle année 2026, ce sont trois cent soixante-douze (372) détenus condamnés qui sont concernés pour la remise totale du reliquat de leurs peines et cinq cent quatre-vingt-dix (590) pour une remise partielle de peines allant de 03 à 12 mois et enfin un (01) condamné à vie pour la commutation des peines.

Ces bénéficiaires ont été choisis suivant les critères et conditions tenant à l’âge, à la minorité pénale, à l’état de santé précaire ou à l’intérêt porté aux travaux dans les unités de production agricole, les ateliers et travaux communautaires.

Un accent a été également mis sur les condamnés ayant sollicité la commutation de leurs peines à la peine de Travail d’intérêt général (TIG).

Ces mesures de grâce ou de remise de peines s’inscrivent dans une démarche humanitaire visant à offrir une seconde chance aux personnes condamnées ayant manifesté des efforts tangibles de réhabilitation.

L’adoption de ce décret permet la remise totale, partielle et de commutation de peines à neuf cent soixante-trois (963) détenus, à l’occasion du 1er janvier 2026.

La liste de ces bénéficiaires sera publiée dans le Journal Officiel du Burkina Faso.

I 6 AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT

Le Conseil a adopté un décret portant modification du décretn°2024-1251/PRES/PM/MICA/MEF/MI du 29 octobre 2024 portant création d’une société d’économie mixte dénommée « Société de Fabrique et de Pose de Rails».

La modification de ce décret vise à ramener la participation de la Société Ouest africaine de fonderie (SOAF) de 25% à 5% dans le capital social de la Société de Fabrique et de Pose de Rails (FASO RAILS).

Ainsi, le capital social de FASO RAILS, fixé à dix milliards F CFA, est détenue désormais à 95% par l’Etat burkinabè et ses démembrements et à 5% par le privé.

L’adoption de ce décret permet de modifier les parts détenues par l’Etat et la Société Ouest africaine de fonderie dans le capital social de la Société de Fabrique et de Pose de Rails.

II COMMUNICATIONS ORALES

II 1 Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques a fait au Conseil une communication relative à la situation de la collecte bord champs au titre de la campagne agricole 2025-2026.

Le Burkina Faso s’est engagé depuis 2023 dans la mise en oeuvre de l’Offensive agropastorale et halieutique (OAPH) dont l’objectif est de parvenir à la souveraineté alimentaire à l’horizon 2025. C’est dans ce cadre que la Société nationale de gestion du stock de sécurité alimentaire (SONAGESS), érigée en centrale d’achats, pratique la collecte bord champs au titre de la campagne agricole 2025-2026. Cette approche vise l’achat direct auprès des producteurs afin de constituer des stocks de souveraineté, soutenir la production nationale et contribuer à la régulation des marchés.

Ainsi, l’objectif global de la collecte pour la campagne agricole 2025-2026 est de 530 000 tonnes de céréales (maïs, mil, sorgho, riz paddy) et de légumineuses (Niébé/haricot) réparties comme suit :

– 300 000 tonnes de riz paddy ;

– 150 000 tonnes de maïs ;

– 30 000 tonnes de sorgho ;

– 15 000 tonnes de mil ;

– 35 000 tonnes de niébé.

Le coût de collecte des 530 000 tonnes est évalué à 95 844 025 000 F CFA auxquels il faudra ajouter les charges inhérentes (transport, manutention, etc.) et le coût lié à l’acquisition des matériels. Le financement est assuré en grande partie par les ressources propres de la SONAGESS et des concours financiers.

Les prix d’achat ont été fixés de manière rémunératrice pour les producteurs tout en préservant les capacités de régulation des marchés.

Une dynamique positive enregistrée au cours du mois de décembre laisse entrevoir une amélioration progressive des performances de collecte.

II 2 Le ministre des Affaires étrangères, de la coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur a fait au Conseil trois (03) communications :

– la première communication est relative à l’élection du Burkina Faso dans trois organes subsidiaires de l’UNESCO, à l’occasion de la 43e Conférence générale, tenue le 10 novembre 2025 à Samarcande, en Ouzbékistan.

Le Burkina Faso a été élu au sein du Comité juridique pour un mandat de deux (02) ans, du Conseil du programme hydrologique intergouvernemental (PHI) pour un mandat de quatre (04) ans et du Comité intergouvernemental pour la promotion du retour des biens culturels à leur pays d’origine pour un mandat de quatre (04) ans.

Ce succès diplomatique illustre la pertinence du changement de paradigme impulsé par son Excellence Monsieur le Président du Faso, fondée sur l’affirmation de notre souveraineté, la diversification de nos partenariats et l’engagement d’une diplomatie d’influence au service du peuple.

La Conférence générale, organe suprême de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), réunit tous les deux ans les représentants des Etats membres pour définir les orientations stratégiques et adopter le budget.

– la deuxième communication est relative au compte rendu de la participation du Burkina Faso à la 65e session de la Commission préparatoire de l’Organisation du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (OTICE), tenue du 10 au 14 novembre 2025 à Vienne en Autriche.

Au cours de la session, le Burkina Faso a réaffirmé son attachement au désarmement nucléaire et à l’universalisation du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE). La délégation burkinabè a également profité de cette tribune pour plaider en faveur des projets de renforcement des capacités du Centre national de données (CND).

Notre pays, inscrit dans une dynamique de développement de l’énergie nucléaire à des fins civiles, a saisi l’occasion pour renforcer les capacités de ses experts en vue d’une meilleure appropriation des questions nucléaires dans la perspective d’une fructueuse collaboration avec les autres Etats.

– la troisième communication est relative au compte rendu de la tenue couplée de la 5e session de la Commission mixte de coopération entre le Burkina Faso et le Royaume du Maroc ainsi que la célébration du 60e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays, tenues le 10 décembre 2025 à Ouagadougou.

La 5e session de la Commission mixte de coopération entre le Burkina Faso et le Royaume du Maroc a permis d’élargir le cadre juridique de la coopération entre les deux pays à d’autres domaines mutuellement avantageux. A l’issue des travaux, douze (12) accords ont été signés portant entre autres, sur le travail, les permis de conduire nationaux, la protection civile, la jeunesse, l’agriculture, les infrastructures routières, l’octroi de bourses et la formation professionnelle.

La célébration du 60e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays a été marquée par l’organisation d’un panel autour de deux thèmes à savoir « Coopération entre le Burkina Faso et le Royaume du Maroc dans les domaines de la formation professionnelle et académique : opportunités, défis et perspectives» et «Initiatives royales pour l’accès des pays du Sahel à l’Océan atlantique : état des lieux, défis et perspectives pour le Burkina Faso».

II 3 Le ministre de l’Enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique a fait au Conseil le compte rendu de la participation du Burkina Faso au Salon international de l’Entrepreneuriat-AES, tenu du 18 au 21 novembre 2025 à Bamako, République du Mali.

Organisé sous le thème « Entrepreneuriat, facteur d’intégration et de développement économique des pays de la Confédération de l’AES », ce salon s’inscrit dans la dynamique de coopération et d’intégration économique prônée par la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES). Il a servi de plateforme d’échanges, d’apprentissage et de valorisation des initiatives entrepreneuriales portées par les acteurs économiques, institutionnels et académiques de l’espace confédéral.

La délégation du Burkina Faso a exposé des produits de jeunes entrepreneurs nationaux. Elle a par ailleurs mis en lumière les politiques et initiatives de notre pays en matière d’entrepreneuriat, de formation professionnelle et d’innovation.

II 4 Le ministre des Sports, de la jeunesse et de l’emploi a présenté au Conseil une communication relative à l’approbation du Burkina Faso pour l’organisation de la 10e édition du Championnat d’Afrique de scrabble francophone (CHAMPAS), prévue du 09 au 19 avril 2026 à Ouagadougou.

Ce championnat est une tribune d’expression et d’intégration de la jeunesse africaine. Le Comité exécutif de la Confédération africaine de scrabble francophone (CASF) a porté son choix pour la première fois sur notre pays qui abritera le 10e CHAMPAS en raison de son dynamisme, de sa contribution à la promotion du scrabble éducatif et des efforts des plus hautes autorités dans l’intégration des peuples africains.

Cette activité connaitra la participation de plus de dix-neuf (19) pays africains.

III NOMINATIONS

III 1 NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS

Les personnes dont les noms suivent sont nommées à titre sélectif au grade d’inspecteur de sécurité pénitentiaire major pour compter du 21/07/2025.

– Madame Naloubebouolè Annick DABIRE, Mle 92 573 P ;

– Madame Henriette RAMDE/NIKIEMA, Mle 92 575 M ;

– Monsieur Honoré Grégoire KARAMBERY, Mle 92 574 D.

Les personnes dont les noms suivent sont nommées à titre sélectif au grade d’inspecteur de sécurité pénitentiaire divisionnaire pour compter du 08/07/2025.

– Monsieur Etienne KAGAMBEGA, Mle 222 272 J ;

– Monsieur Etienne KANGABEGA, Mle 222 271 C ;

– Monsieur Abdoulaye KEBRE, Mle 222 269 H ;

– Monsieur Hubert KI, Mle 222 273 X ;

– Monsieur Frédéric OUEDRAOGO, Mle 222 270 V.

Les personnes dont les noms suivent sont nommées à titre sélectif au grade d’inspecteur de sécurité pénitentiaire principal pour compter du 22/07/2025.

– Monsieur René 1er triplet BAKIONO, Mle 113 352 P ;

– Monsieur Apollinaire KABORE, Mle 92 598 G ;

– Monsieur Paul KABORE, Mle 92 601 C ;

– Monsieur Issouf KOUSSOUBE, Mle 222 275 V ;

– Monsieur Nia Zié OUATTARA, Mle 57 362 L ;

– Monsieur Siaka OUATTARA, Mle 240 039 M ;

– Monsieur Alexis PARE, Mle 213 760 M ;

– Monsieur Soumaïla SEBEGO, Mle 59 961 E ;

– Monsieur Sààyirnibè Jean Eudes SOME, Mle 203 376 K ;

– Monsieur Dialinli YONLI, Mle 98 081 F.

III 2 NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :

– de l’Académie de police (AP) au titre du ministère de la Sécurité ;

– des Centres hospitaliers régionaux (CHR) de Koudougou et de Kaya ainsi que du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Tengandogo au titre du ministère de la Santé ;

– de l’Agence nationale de promotion des technologies de l’information et de la communication (ANPTIC) au titre du ministère de la Transition digitale, des postes et des communications électroniques ;

– de l’Institut géographique du Burkina (IGB) au titre du ministère des Infrastructures et du désenclavement.

Le Conseil a également procédé à la nomination de Présidents aux Conseils d’administration de l’Académie de police (AP) et de l’Institut géographique du Burkina (IGB).

A MINISTERE DE LA SECURITE

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Académie de police (AP) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de la Sécurité :

– Monsieur Barké Ibrahima TALL, Mle 111 486 E, Contrôleur général de police, en remplacement de Madame Marie Denise SEBGO ;

– Monsieur Bénéwindé SANKARA, Mle 119 404 P, Commissaire divisionnaire de police, en remplacement de Monsieur Wendinmanegdé Emmanuel ZONGO.

Au titre du ministère de la Justice et des Droits humains, chargé des relations avec les institutions :

– Monsieur Seydou SOULAMA, Mle 130 401 U, Magistrat, en remplacement de Madame Antoinette KANZIE.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE CORPS PROFESSORAL DE L’ACADEMIE DE POLICE

– Monsieur Jeano NADEMBEGA, Mle 283 353 T, Commissaire principal de police, en remplacement de Monsieur Wambi Roland ZONGO.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL DE L’ACADEMIE DE POLICE

– Monsieur Kotié Alidou ZIBA, Mle 203 507 Z, Lieutenant de police, en remplacement de Monsieur Yam Hossény 2e jumeau ZONGO.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE COMITE DES ELEVES DE L’ACADEMIE DE POLICE

– Monsieur Arnaud YE, Mle 109 585, Elève Commissaire de police, pour la durée de son mandat de Délégué général, en remplacement de Monsieur Sakado Edmond OUEDRAOGO.

Le deuxième décret renouvelle le mandat des personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration de l’Académie de police (AP) pour une dernière période de trois (03) ans.

Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation :

– Madame Patricia Lucie OUEDRAOGO/ZOUNGRANA, Mle 59 245 P, Professeur titulaire en Mathématiques.

Au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :

– Madame Esther Wendpouiré SAWADOGO, Mle 238 003 P, Conseiller en gestion des ressources humaines.

Au titre du ministère de l’Economie et des finances :

– Monsieur Kiswendssida Issaka YAMEOGO, Mle 212 319 Y, Conseiller des affaires économiques.

Le troisième décret nomme Monsieur Barké Ibrahima TALL, Mle 111 486 E, Contrôleur général de police, Président du Conseil d’administration de l’Académie de police (AP) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Madame Marie Denise SEBGO.

B MINISTERE DE LA SANTE

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.

Le premier décret nomme Monsieur Zakariya SAWADOGO, Mle 226 327 D, Inspecteur du travail, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale au Conseil d’administration du Centre hospitalier régional (CHR) de Koudougou pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Yamganégré Jude OUEDRAOGO.

Le deuxième décret nomme Monsieur Wendinmi Parfait KABORE, Mle 97 990 P, Inspecteur du travail, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale au Conseil d’administration du Centre hospitalier régional (CHR) de Kaya pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Djissé SOUGUE.

Le troisième décret nomme Monsieur Issoufou OUEDRAOGO, Mle 105 246 A, Inspecteur du travail, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale au Conseil d’administration du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Tengandogo pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Daouda OUEDRAOGO.

C MINISTERE DE LA TRANSITION DIGITALE, DES POSTES ET DES COMMUNICATIONS ELECTRONIQUES

Le Conseil a adopté un décret portant renouvellement du mandat de Monsieur Casimir NIKIEMA, Mle 109 906 N, Ingénieur de conception en informatique, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie et des finances au Conseil d’administration de l’Agence nationale de promotion des technologies de l’information et de la communication (ANPTIC) pour une dernière période de trois (03) ans.

D MINISTERE DES INFRASTRUCTURES ET DU DESENCLAVEMENT

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.

Le premier décret nomme Monsieur Betersoghné Cuthbert SOMDA, Officier, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de la Défense et des anciens combattants au Conseil d’administration de l’Institut géographique du Burkina (IGB) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le deuxième décret renouvelle le mandat des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Institut géographique du Burkina (IGB) pour une dernière période de trois (03) ans.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère des Infrastructures et du désenclavement :

– Monsieur Michel KAFANDO, Mle 39 679 C, Inspecteur du trésor.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERONNEL DE L’INSTITUT GEOGRAPHIQUE DU BURKINA

– Madame Bienlo Olga Michelle KAMBIRE/KY, Mle 50 001 W, Agent commercial.

Le troisième décret renouvelle le mandat de Monsieur Michel KAFANDO, Mle 39 679 C, Inspecteur du trésor, Président du Conseil d’administration de l’Institut géographique du Burkina (IGB) pour une dernière période de trois (03) ans.

 

Le Porte-Parole du Gouvernement

Pingdwendé Gilbert Ouédraogo,

Officier de l’Ordre de l’Etalon

Retrait des USA de la CCNUCC et du GIEC : Mohamed Adow dénonce un «Acte d’irresponsabilité»

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Sur ordre du Président Donald Trump, les Etats-Unis d’Amérique ont annoncé leur retrait d’au total 66 organismes dont la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC),  le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) et d’autres Organismes Scientifiques, Climatiques et commerciaux. Une annonce qui a fait réagir depuis Nairobi le Fondateur et Directeur de Power Shift Africa, Mohamed Adow, qui regrette ce retrait et le traite d’«Acte d’irresponsabilité». Communiqué de Presse.

Mohamed Adow regrette ce retrait des USA de la CCNUCC, du GIEC et le traite d’«Acte d’irresponsabilité»

«Communiqué de Presse

NAIROBI, 8 JANVIER 2026

Le retrait des États-Unis de la CCNUCC et du GIEC est un nouvel acte irresponsable et irréfléchi de Donald Trump.

Si les États-Unis ont le droit de débattre et de définir leurs propres priorités politiques, se retirer des accords internationaux sur le climat alors que les conséquences de la crise climatique se font plus pressantes que jamais  compromet non seulement la solidarité mondiale, mais aussi l’efficacité des politiques publiques partout dans le monde, y compris à Washington. Les manœuvres politiques ne peuvent modifier les mécanismes physiques fondamentaux de l’accumulation des gaz à effet de serre, et aucune rhétorique ne saurait éteindre les incendies de forêt, contenir les inondations ou arrêter un ouragan.

Soyons clairs : ce retrait nuira également au peuple américain lui-même. Les États-Unis sont confrontés à des impacts climatiques croissants, allant des incendies et tempêtes catastrophiques aux perturbations agricoles et aux dommages aux infrastructures. En abandonnant les cadres climatiques internationaux, l’Amérique s’isole des solutions mondiales et risque d’être laissée pour compte tandis que le reste du monde accélère sa transition vers une économie d’énergie propre qui définira la prospérité du XXIe siècle.

Ce moment, bien que regrettable, devrait servir de cri de ralliement pour une unité et une détermination renouvelées. Le mouvement pour le climat dépasse le cadre d’une seule nation. Le reste du monde, ainsi que les villes, les États et les organisations aux États-Unis, doivent maintenant redoubler d’efforts.

Les nations africaines et les pays du Sud continueront de militer pour la justice climatique, exigeant que les pollueurs les plus riches honorent leurs responsabilités historiques et construisant l’avenir énergétique propre que notre peuple mérite. Nous irons de l’avant avec ou sans le leadership américain, mais nous savons que les Américains ordinaires, comme tous les peuples, méritent mieux qu’un gouvernement qui tourne le dos à la science et à leur sécurité future.

FIN»

Montée des couleurs à la Primature : Le PM Ouédraogo réaffirme son engagement à servir la Nation

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‎La traditionnelle cérémonie de montée des couleurs nationales s’est tenue, ce lundi 5 janvier 2026, à la Primature, sous la présidence du Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo. À cette occasion, le Chef du Gouvernement a dressé le bilan de l’action menée en 2025 et réaffirmé sa détermination à poursuivre sa mission au service de la Nation, conformément à la vision du Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré.

‎Revenant sur un peu plus d’une année à la tête de l’action gouvernementale, le Premier ministre a rappelé avoir accepté cette responsabilité « avec un sentiment de lourde responsabilité, mais aussi avec une conviction inébranlable : celle de pouvoir, avec l’ensemble des Burkinabè, engager notre pays sur la voie de la résilience, du progrès et de la paix retrouvée ». Dans un contexte national et international exigeant, l’année 2025 a été marquée par des choix assumés. « Nous avons choisi de ne pas subir mais d’agir. Agir avec pragmatisme, avec courage et avec la conviction que les difficultés doivent être des tremplins pour des réformes structurelles et des progrès durables », a-t-il souligné, rappelant que l’action gouvernementale s’est inscrite sous le leadership du Chef de l’État.

‎La sécurité, la gouvernance, la modernisation de l’administration et le développement économique ont constitué le socle de l’action gouvernementale. À la Primature, cette orientation s’est traduite par la promotion de la culture du résultat, de la redevabilité et de la célérité dans le traitement des dossiers. Ainsi, du 1ᵉʳ janvier au 31 décembre 2025, le Cabinet et le Secrétariat général ont traité 6 253 dossiers. Au 30 septembre 2025, le taux d’exécution physique des activités de la Primature était estimé à 66,26 %, tandis qu’au 31 décembre, la consolidation des réalisations des structures atteignait un taux de 90 %. Saluant l’engagement de ses collaborateurs, le Premier ministre a rappelé que « votre dévouement, souvent dans l’ombre, est le carburant de l’action de la Primature ».

‎Tout en reconnaissant les acquis enregistrés, le Chef du Gouvernement a relevé les défis persistants, notamment la pression sécuritaire dans certaines zones, les attentes légitimes des populations en matière d’amélioration des conditions de vie et la nécessité d’une justice plus efficace. Pour autant, il a assuré que l’action gouvernementale se poursuivra « avec la sérénité de celui qui est dans le droit chemin».

‎Pour l’année 2026, le Premier ministre a annoncé une phase d’accélération et de concrétisation des chantiers engagés. Elle sera notamment marquée par la réforme des Autorités administratives indépendantes, afin de rationaliser leurs dépenses et leur fonctionnement, ainsi que par le renforcement des activités de production à travers des unités de transformation et des brigades de production. Les efforts porteront également sur la formation professionnelle et la formation civique, patriotique et militaire.

‎Devant le drapeau national, symbole de l’unité et de la souveraineté, le Premier ministre a réaffirmé son engagement total et sa détermination à mener à bien la mission qui lui est confiée. « Continuons à travailler en synergie, dans le respect des institutions et avec un seul credo : servir la Nation », a-t-il déclaré, avant de conclure : « Je compte sur vous, comme vous pouvez compter sur ma détermination à mener à bien la mission que le Camarade Président du Faso nous a confiée pour le bien du peuple burkinabè».

DCRP/Primature

Violences sexuelles : Les RECREATRALES sensibilisent autour d’un cas « SALI(e) »

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« SALI(e) », une pièce inspirée d’un cas réel, mettant en exergue une violence sexuelle commise par un parent à sa fille ainsi que tout un parcours sur le plan sanitaire, juridique et communautaire pour demander des services de santé sexuelle et reproductive qui se sont avérés impossibles !   «Sali ( e) » à la place de l’écoute a plutôt rencontré jugements, rejet …

une vue des comédiens des RECREATRALES face au public

Des drames et violences sexuelles qui se soldent par des décès maternels. Parmi plusieurs cas que vivent les acteurs engagés pour les droits sexuels et reproductifs face aux grossesses non intentionnelles figurent les avortements clandestins qui continuent de hausser le taux de décès maternels !

Mise en exergue d’une triste réalité

Cette scène met en exergue une triste réalité, un drame qui pouvait être évité si toute la chaîne de prévention et prise en charge était sensibilisée.

Dans la soirée de ce dimanche janvier 2026 à Ouagadougou, sa version Moorephone a été présentée avec des messages de sensibilisation et de plaidoyer, par les RECREATRALES.

Une initiative de portée sociale ainsi réalisées en collaboration avec l’Organisation pour de Nouvelles Initiatives en Développement et Santé (ONIDS) crée en 2013 par Cécile Thiombiano/Yougbaré, juriste-analyste des politiques de population et santé dont l’engagement pour les droits des femmes n’est plus à démontrer au Burkina et en Afrique.

L’ONIDS dans sa mission de protection et de promotion des droits humains

L’ONIDS dans sa mission de protection et de promotion des droits humains passe par sensibilisation, la veille, la recherche et le plaidoyer auprès des pouvoirs publics pour agir !

Le théâtre est l’une de ses approches pour mobiliser tous les acteurs autours de ces thématiques d’intervention afin d’engager par l’art, la responsabilité collective en matière de réduction des décès maternels évitables.

Le public a répondu, le message est passé

A en juger par les réactions du public qui a fait le déplacement du Théâtre des RECREATRALES ; l’on peut dire que le message est bien passé.

« C’était vraiment une pièce remplie de beaucoup d’émotions et elle interpelle aussi tous les acteurs de la question sur leurs responsabilités afin d’épargner les familles et les communautés de ce genre de situations », a confié une dame à l’issue de la représentation.

Produite en mooré, la présente représentation théâtrale était placée sous le haut parrainage du Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo.

Plaidoyer pour d’autres versions de la pièce en langues locale

Avec ce succès encourageant de la représentation de la pièce en mooré, après la version française sous-titrée en anglais, à l’ONIDS l’on n’entend pas s’arrêter en si bon chemin.

«Il est très important que les messages qu’on passe, soient adaptés à nos contextes. C’est pourquoi, l’ONIDS voudrait lancer aux partenaires techniques et financiers, au gouvernement pour que nous puissions faire également la représentation de la pièce dans d’autres langues comme le fufuldé, le dioula, le gulmancema.», a indiqué, dans son intervention au cours de la soirée, la fondatrice de l’ONIDS, Cécile Thiombiano/Yougbaré.

Cette pièce de théâtre, faut-il le rappeler, a été écrite et mise en scène par Aristide Tarnagda, assisté de Vincent Kaboré des RECREATRALES, avec l’accompagnement de l’ONIDS à travers notamment des outils de communication de proximité pour la sensibilisation des communautés contre les fléaux sociaux.

Clara Ouédraogo

Burkina Demain

 

Albinisme & Santé mentale : L’AFAB renforce les capacités de ses membres

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Dans le cadre du projet Albi Voice l’Association des femmes albinos du Burkina (AFAB) a organisé, ce samedi 27 décembre 2025 à Ouagadougou, un atelier de formation visant à renforcer les connaissances de ses membres et des points focaux sur l’albinisme en lien avec la question de la santé mentale, souvent minimisée. C’est la présidente de l’AFAB, Maimouna Déné qui a prononcé l’allocution d’ouverture. Cérémonie d’ouverture suivie de l’atelier de formation des membres de l’AFAB.

Une vue des membres du présidium à l’ouverture de l’atelier de formation. L’on reconnaît la présidente de l’AFAB Maimouna Déné  (au milieu)

La présente formation est destinée à améliorer la compréhension des liens entre les personnes atteintes d’albinisme, la stigmatisation et la santé mentale ; de  développer les capacités des participants en écoute active, gestion du stress et accompagnement psychosocial ;d’outiller les leaders associatifs pour détecter les signes de détresse mentale et orienter les cas nécessitant un appui professionnel ; de favoriser un environnement inclusif et d’écoute au sein de l’AFAB et auprès de ses points focaux.

‘’Ce n’est pas imaginaire, mais des réalités vécues’’

La présidente de l’AFAB Maimounata Déné a fait des témoignages édifiants sur la problématique

«Ce n’est pas de l’imaginaire, qui d’entre nous n’a jamais été frustré de son albinisme, pleurant sous un soleil brûlant et se rappeler que c’est son sort de tous les jours( …….. ), circuler et entendre dans chaque coin de rue des enfants et pire des adultes qui te rappellent ta différence avec des mots qui titillent ton humanité, ton intégrité» a démantelé la présidente de l’AFAB Maimounata Déné.

De poursuivre son édifiant témoignage, insistant la pertinence et l’importance de la problématique au centre de la présente formation : «Les stéréotypes poussent beaucoup de personnes atteintes d’albinismes à se replier, à s’isoler ou carrément à se mettre sur la défensive et ainsi cela devient difficile à la personne de pouvoir participer activement à la vie de la société. C’est pourquoi, cette thématique nous tient à cœur».

Outiller les participants à y faire face

Le psychologue clinicien Clément  Lankoandé au cours de son exposé

A l’issue de cette formation, les participants doivent être en mesure de détecter les signes de dépression et de tristesse.

En ce qui concerne la gestion du stress et de la santé mentale, elle a été développée par le psychologue clinicien Clément  Lankoandé. A l’en croire, la santé mentale ne concerne pas seulement les maladies mentales mais aussi la capacité du sujet à gérer son bien-être. «Quand vous prenez les personnes atteintes d’albinisme, la gestion de ce bien-être est mise en difficulté du fait du regard, du fait du poids de la stigmatisation et du fait des critiques (…….) c’est dans ce sens que la formation va être dispensée pour les donner des outils qui leur permettront de mieux s’accepter et de mieux supporter la différence» a-t- il expliqué.

Rachel Bazié

Burkina Demain

Noël 2025 à Banfora : Appel à la paix à toute la communauté chrétienne

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Comme de coutume, ce jeudi 25 décembre 2025, le Pape de Vatican à Rome en Italie a adressé, depuis le Vatican, son traditionnel message Urbi & Orbi, à tous les chrétiens du monde entier, à l’occasion de cette fête de Noël.

Moment solennel de baptême d’un bébé au cours de la célébration

A Banfora, chef-lieu des Tannounyan, plusieurs centaines de fidèles chrétiens ont regagné, ce jeudi 25 décembre 2025, la place de la Cathédrale Saint Pierre pour la célébration de la grande messe au cours de laquelle l’abbé Jean Baptiste Traoré, Curé de la paroisse, a lancé un appel à la paix à toute la communauté chrétienne.

Chants d’adoration et de louanges à Dieu

Outre les actions de Grâce et de communion perpétuées, les chants d’adoration et de louanges à Dieu ont bercé l’atmosphère spirituelle durant toute cette célébration.

En effet, dans son message de Noël, le Curé Traoré a invité les siens à maintenir la flamme de la cohésion sociale gage de paix et d’entente pour notre vécu quotidien.

Dans ce même ordre d’idées, il soutient également que la fête de Noël, c’est le plus grand et sublime événement pour les chrétiens.

Étant donné que nous souhaitons tous une nouvelle ère de paix à toutes nos familles et dans notre pays, il importe de reconnaître que la paix, c’est le fruit de l’amour que Jésus a tant enseigné à ses fidèles lorsqu’Il disait: «Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés».

«Célébrez réellement Noël en…»

L’Abbé Jean Baptiste Traoré, Curé de la Cathédrale Saint Pierre de Banfora

S’agissant de l’intérêt véritable de vivre dans l’amour, l’Abbé Traoré s’est senti meurtri du pourquoi les hommes de nos jours font fi de son appréhension. Que ce soit dans les familles, dans les services ou dans les pays, c’est toujours le même son de cloche caractérisé par la souffrance, la haine et les tueries.

«Célébrez réellement Noël en commençant par pacifier son cœur ! Partagez la solidarité dans tous les lieux de vie, de rencontre, de travail» a-t-il d’ailleurs exhorté !

Message Urbi et Orbi du Pape Léon XIV

Enfin, selon la bénédiction Urbi et Orbi de Noël, message rapporté par le Vatican news, «La paix est une responsabilité».

Faut-il le rappeler, la fête de la Nativité est dans le calendrier chrétien, la célébration de la naissance de Jésus-Christ.

Bien qu’elle soit communément appelée «Noël»,  le terme «Nativité» dérive du latin «nativitas» qui signifie naissance. D’où le nom liturgique et artistique officiel donné à cet événement.

SoumaÏla Soma, Banfora

Burkina Demain

Présidence de l’AES : Le Capitaine Traoré succède au Général GoÏta

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Le Président sortant de l'AES, le Général Assimi Goita passant le témoin à son successeur le Capitaine Ibrahim Traoré, nouveau Président

Le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, est le nouveau Président du collège des Chefs d’Etat de l’Alliance des Etats du Sahel (AES). C’est l’une des décisions importantes du deuxième Sommet des Chefs d’Etat de l’organisation qui s’est achevé ce mardi à Bamako. Le Capitaine Traoré succède donc au Général Assimi Goita, Président sortant de l’AES.

Le Président sortant de l’AES, le Général Assimi Goita passant le témoin à son successeur le Capitaine Ibrahim Traoré, nouveau Président

«Clôture de la 2e session du collège des Chefs d’État de l’AES

Le Capitaine Ibrahim TRAORÉ prend la tête de la Confédération des Etats du Sahel

(Bamako, 23 décembre 2025). La 2e session du collège des Chefs d’État de la Conférence de la Confédération des États du Sahel a clos ses travaux, ce mardi après-midi, avec la désignation du Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ comme Président de la Confédération des États du Sahel (AES) pour un mandat d’un an.

Le Président sortant, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la République du Mali a passé le témoin au Président entrant, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso.

Le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a salué le travail abattu par son prédécesseur et dit accepté cette présidence de la Confédération des États du Sahel avec responsabilité et engagement. Il a invité les Forces de défense et sécurité, les diplomates et les acteurs du développement, les populations à s’engager avec détermination pour faire de l’AES un espace viable.

Direction de la Communication de la Présidence du Faso»

Région des Tannounyan : Le point de la situation sécuritaire en 2025

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L’opération «WIBGA» en cours de mise en œuvre sur la période  du 15 décembre 2025 au 15 janvier 2026, a figuré au menu de la conférence de presse animée ce mardi 23 décembre 2025 par le Directeur régional de la Police nationale des Tannounyan, Ouanhindouba Yemien. Des consignes de sécurité ont été annoncées au profit des populations en cette période de fêtes de fin d’année.

Les membres du Présidium composés du Directeur régional de la Police nationale des Tannounyan, Ouanhindouba Yemien, Commissaire divisionnaire de Police (au milieu); le Directeur provincial de la Police nationale de la Comoé, Mahama Kaboré, Commissaire divisionnaire de Police (à gauche); le Chef régional de la Sûreté de l’État, Cheick Tidiane Innocent Diakité (à droite).

Au sortir de la conférence de presse, l’on retient que beaucoup d’actions positives ont été menées par la police nationale au cours de cette année 2025 dans la région des Tannounyan. Que ce soit sur le front de la lutte contre le terrorisme, les autres formes de criminalités notamment le grand banditisme, ou sur d’autres aspects sécuritaires.

Ainsi, dans le cadre de la procédure d’avis de recherche, il a été mis fin à la cavale de 2 individus impliqués dans une affaire d’abus de confiance portant sur un montant 250 millions de francs CFA dans l’entreprise «Raagbiiga Cotisations».

64 313 CNIB délivrées en 2025

Pour ce qui est du volet Police administrative, les opérations menées ont permis de délivrer 64 313 CNIB, 36 visas d’entrée dans le territoire burkinabè et aussi de diligenter 166 enquêtes administratives à la demande des populations et de l’administration.

Concernant la protection des hautes personnalités, de la sécurisation des institutions et d’installations stratégiques, celles de la SN-SOSUCO et du site minier SOPAMIB/WGO ont été assurées par le Groupement des Compagnies Républicaines de Sécurité de Banfora.

Par ailleurs, en termes de réformes, il faut signaler qu’au cours de l’année 2025, il a été instauré les légalisations les samedis dans les grands centres urbains de la région à l’instar de Banfora, Sindou et Niangoloko. Aussi, 4 postes de surveillance ont été créés dans la ville de Banfora et une police de nuit a vu le jour. «Toutes ces innovations ont pour but de renforcer la sécurité des populations », a assuré le conférencier.

531 253 000 francs CFA mobilisés au titre des amendes…

La police nationale, en tant qu’une institution républicaine au service de la nation, a engrangé un alléchant montant de 531 253 000 francs CFA mobilisés au titre des amendes forfaitaires destinées aux fins de comptabilité publique étatique.

Une autre information émanant des activités de Police Judiciaire fait état de 10 individus présumés terroristes qui ont été interpellés et conduits devant les instances spécialisées de lutte contre les actes de terrorisme.

Au terme de son bilan sur la situation sécuritaire dans les Tannounyan en 2025, le Commissaire Ouanhindouba assisté au présidium du Directeur provincial de la Police nationale, Mahama Kaboré et du Chef régional de la Sûreté, Cheick Tidiane Innocent Diakité, a salué la bonne collaboration avec les vaillantes populations. Et de les exhorter à toujours accompagner les Forces de défense et de sécurité dans la réussite des missions à elles assignées, remerciement la hiérarchie policière pour son leadership et accompagnement permanent pour le fonctionnement régulier de leurs différents services. «Paix et sécurité pour le Burkina Faso !», a-t- il  clos.

Des consignes sécuritaires pour la période des fêtes

Les officiels posant avec les membres de la Presse pour la postérité

Pour ce qui est des consignes sécuritaires pour les populations à cette période des fêtes, l’on peut retenir :

-Se munir de son document d’identité et les documents afférents à la circulation et à la conduite de son engin à deux roues ou son véhicule automobile ;

-respecter le code de la route ;

-porter son casque en circulation ;

-en cas de doute ou de menace de votre sécurité, ne prenez aucun risque; saisir immédiatement les services de sécurité;

-dénoncer tout comportement suspect aux numéros verts suivants: 16 ; 17 ; et 10 10.

SoumaÏla Soma, Banfora

Burkina Demain

Soutenance à l’UPB : Bassolé Hioua Éric met en lumière l’usage du data-journalisme dans le journalisme scientifique au Burkina Faso

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À l’issue de sa présentation, l’impétrant a obtenu la note de 16,5/20, consacrant un travail de recherche jugé pertinent et actuel par le jury

L’Université Polytechnique de Bamako (UPB) a abrité ce 20 décembre 2025, une soutenance académique marquant l’aboutissement du parcours de Licence en Communication-Journalisme de Bassolé Hioua Éric. À l’issue de sa présentation, l’impétrant a obtenu la note de 16,5/20, consacrant un travail de recherche jugé pertinent et d’actualité par le jury.

À l’issue de sa présentation, Bassolé Hioua Éric a obtenu la note de 16,5/20, consacrant un travail de recherche jugé pertinent et actuel par le jury

Dans le cadre des soutenances de fin de cycle à l’Université Polytechnique de Bamako (UPB), Bassolé Hioua Éric, étudiant en Licence Communication-Journalisme, a soutenu avec succès son mémoire de fin d’études portant sur le thème : «L’usage du data-journalisme dans le journalisme scientifique au Burkina Faso».

Devant un jury composé du Dr Amidou Diarra, de Mamadou Mallé et de DIAWARA Mohamed, l’impétrant a démontré une bonne maîtrise de son sujet, à travers une présentation claire, structurée et appuyée par des données empiriques. La qualité scientifique du travail et la pertinence du thème ont valu au candidat la note honorable de 16,5/20, saluée par l’ensemble des examinateurs.

Dans son mémoire, Bassolé Hioua Éric s’est intéressé à l’appropriation du data-journalisme par les journalistes spécialisés en sciences au Burkina Faso, un champ encore peu exploré dans le paysage médiatique national. L’objectif principal de la recherche était d’analyser les conditions d’émergence de cette pratique innovante, tout en identifiant les facteurs favorisants ou freinant son développement.

Les résultats révèlent une forte reconnaissance du potentiel du data-journalisme, notamment en matière de crédibilité de l’information scientifique

Sur le plan méthodologique, l’étude a mobilisé une approche mixte, combinant des questionnaires quantitatifs et des entretiens qualitatifs menés auprès d’un échantillon de 30 journalistes basés à Ouagadougou. Cette démarche a permis de croiser les données et d’obtenir une lecture approfondie des pratiques professionnelles.

Les résultats révèlent une forte reconnaissance du potentiel du data-journalisme, notamment en matière de crédibilité de l’information scientifique : 70 % des journalistes interrogés estiment que cette pratique renforce la fiabilité et la rigueur journalistique. Toutefois, cette perception positive contraste avec une faible utilisation effective, puisque 60 % des répondants déclarent y recourir rarement dans leur travail quotidien.

L’étude met également en évidence trois principaux obstacles au développement du data-journalisme scientifique au Burkina Faso. Il s’agit du déficit de formation spécialisée (80 %), de la précarité économique des médias (80 %), et du manque d’accès à des données publiques et scientifiques fiables (70 %). Face à ces défis, l’auteur plaide pour la mise en place de formations continues, une meilleure ouverture des données publiques, ainsi qu’un soutien matériel et institutionnel aux rédactions.

À l’issue de la délibération, le jury a salué la pertinence du sujet, l’actualité de la problématique et la qualité de l’analyse, tout en encourageant l’impétrant à approfondir cette thématique dans ses futurs travaux de recherche. Visiblement ému, Bassolé Hioua Éric s’est dit satisfait de cette reconnaissance académique, qu’il considère comme une étape importante dans son parcours professionnel et scientifique.

Cette soutenance vient ainsi rappeler l’importance croissante du journalisme de données dans le traitement de l’information scientifique et ouvre de nouvelles perspectives pour l’innovation journalistique au Burkina Faso.

 Christian Tas

Burkina Demain

Banfora: Adoration et louange à l’église alliance chrétienne centrale !

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Les fidèles de l’église alliance chrétienne centrale de Banfora, chef-lieu des Tannounyan, ont organisé une soirée d’adoration et de contemplation le dimanche 21 décembre 2025. Ce fut l’occasion d’exprimer leur foi et de rendre gloire au Seigneur pour les grâces de cette édition.

Les fidèles de l’église alliance chrétienne centrale de Banfora en pleine adoration

L’adoration à Dieu en pleine expression chez les fidèles de l’église alliance chrétienne centrale de Banfora ce dimanche 21 décembre 2025. Certains étaient agenouillés en train de prier, d’autres se recueillant devant Dieu ; telle était l’expression scénique dans cette sainte salle qui a refusé du monde.

D’éminents pasteurs en l’occurrence Blessing Tiemtoré y était également à l’honneur et a vraiment assuré la couverture spirituelle de cette célébration. C’était une occasion où il a en exclusivité opéré des miracles pour témoigner de la présence de Dieu et surtout de sa volonté manifeste.

Différence entre adoration et la louange

Le Pasteur Blessing Tiemtoré a assuré la couverture spirituelle de cette édition

Pasteur Blessing s’exprime ici sur la différence entre l’adoration et la louange : «Ce qu’il faut comprendre, selon la Bible, l’adoration c’est se prosterner, s’agenouiller, s’abaisser en signe de référence envers une personne qui est supérieure à soi, envers une personne qui est élevée en dignité. Par contre, la louange c’est le fait d’exprimer notre gratitude envers Dieu pour des bénédictions que nous avons reçues, c’est le fait de reconnaître les qualités et les caractéristiques de Dieu, remercier Dieu pour Sa Grâce, Sa Bonté, Ses Bienfaits envers notre vie, Sa Miséricorde et les choses qu’Il a faites à notre égard. Psaume 66 Verset 5 dit :  » Venez et contemplez les œuvres de Dieu !»

En résumé pour lui, « la différence entre l’adoration et la louange est que, bibliquement l’adoration est plus en rapport avec ce que Dieu est tandis que la louange est plus en rapport avec ce que Dieu a fait. »

L’appel du parrain

Jean Bamok Namoun Pandam, Président de la Coordination des Communautés Vivant au Burkina Faso (CCVBF), a parrainé la séance d’adoration

Placé sous le thème «Adoration et contemplation», cette édition a eu pour parrain Jean Bamok Namoun Pandam, Président de la Coordination des Communautés Vivant au Burkina Faso (CCVBF).

«Je suis membre de cette église. Nous avons invité à cet événement Isaac Keïta qui a vraiment honoré, adoré et loué Dieu. Nous avons vu une partie remise qui a donné un éclat à cette activité. Et nous disons merci. L’appel que je peux lancer à la communauté chrétienne, c’est de rester unie et de veiller toujours dans la prière», a confié le parrain.

Par ailleurs, dès l’entame de son discours d’ouverture, le parrain Jean Bamock a invité toute la communauté à observer une minute de silence en la mémoire des soldats tombés au front. C’est un acte qui témoigne de la reconnaissance du travail abattu par les FDS sur le terrain. De surcroît, cette vitrine ne doit passer inaperçue car sans eux aucune activité ne serait possible dans un notre contexte actuel d’insécurité notoire.

«C’est une très bonne mobilisation»

Paul D Karama, Pasteur de l’église centrale et Président du district des églises de l’Alliance chrétienne des Tannounyan, s’est félicité de la mobilisation

Pour sa part, Paul D Karama, Pasteur de l’église centrale et Président du district des églises de l’Alliance chrétienne des Tannounyan, s’est félicité de la mobilisation au cours de cette séance d’adoration.

«D’abord, nous ne pouvons que rendre Grâce au Seigneur pour cette belle initiative. On lui dédie cette soirée dans l’adoration surtout qui reflète donc la nature et la personne de Dieu ; et ensuite dans la louange qui magnifie ses beaux actes.  Alors, c’est une belle initiative que nous soutenons parce qu’elle fait partie de l’éducation de la foi chrétienne. Pour ce faire, nous l’encourageons aussi pour marquer notre disponibilité pour nous-mêmes, préparer les prochaines éditions et qu’elles soient encore plus grandioses. Vu que le temple était presque remplie, je pense que c’est une très bonne mobilisation. Et, nous ne cesserons de rendre Grâce au Seigneur. Nous félicitons le comité d’organisation».

«L’adoration a un grand impact positif»

En outre, les fidèles ont aussi bénéficié de la prestation en musique religieuse de l’invité spécial Isaac Keïta, chantre, artiste musicien, coach et de bien d’autres venus de Bobo Dioulasso pour la circonstance. Ceux-ci ont fait vibrer l’atmosphère dans une dimension spirituelle high level.

«Ce soir, on était là pour un temps de célébration, d’adoration et d’intimité avec le Seigneur. Pour moi, l’adoration a un grand impact positif. Elle montre ce que Dieu est et aussi revenir au louange qui dit ce que Dieu a fait. Donc, il y aura encore des séances de formation. Nous rendons grâce à Dieu», a confié Isaac Keïta, chantre, artiste musicien et coach.

SoumaÏla Soma, Banfora

Burkina Demain