Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 16 avril 2026, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 11 H 50 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger. Compte rendu.
Le Conseil a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu une communication orale, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger
I DELIBERATIONS
I 1 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
Le Conseil a adopté un décret portant modification du décret n°2025-1597/PF/PRIM/MEF du 17 décembre 2025 portant création du Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES Tõogo).
Le FBDES Tõogo est issu de la fusion de sept (07) fonds nationaux et dispose d’un effectif de 409 agents. Le décret modificatif permet le reversement du personnel contractuel nécessaire au fonctionnement du FBDES Tõogo et le reversement des autres dans la fonction publique. Cette modification vise à optimiser la gestion des ressources humaines du fonds.
L’adoption de ce décret permet d’assurer une mise en œuvre harmonieuse et efficace de la réforme des fonds nationaux.
I 2 AU TITRE DU MINISTERE DES SERVITEURS DU PEUPLE
Le Conseil a adopté un décret portant modification du décret n°2025-1558/PF/PRIM/MFPTPS/MEF du 05 décembre 2025 portant statut particulier du métier « Education, formation et promotion de l’emploi ».
La modification de ce décret vise à corriger certaines insuffisances constatées dans sa mise en œuvre.
Les innovations du décret sont :
– la correction de l’erreur relative à la dénomination de l’emploi d’Assistant en éducation spécialisée ; – la prise en compte des personnels occupants les emplois de Professeur certifié des écoles et d’Educateur certifié de la petite enfance dans l’accès à l’emploi de Professeur certifié des lycées et collèges par le biais de la passerelle ;
– la possibilité offerte aux administrateurs des lycées et collèges désireux de poursuivre une carrière dans l’enseignement de prendre part au concours professionnel pour l’accès à l’emploi d’Inspecteur de l’enseignement secondaire ;
– la possibilité offerte aux Maîtres d’éducation physique et sportive de prendre part au concours professionnel pour l’accès à l’emploi de Professeur des activités physiques et sportives.
L’adoption de ce décret permet une meilleure mise en œuvre du décret portant statut particulier du métier «Education, formation et promotion de l’emploi », conformément au Répertoire interministériel des métiers de l’Etat.
I 3 AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME
Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret porte adoption de la nomenclature des métiers et emplois du secteur de la communication.
Le secteur de l’information et de la communication au Burkina Faso évolue rapidement avec la transition numérique et le développement de l’économie créative. Cette évolution est portée par l’usage de plus en plus accru des technologies de l’information et de la communication, la multiplication des plateformes de diffusion, la digitalisation croissante des contenus et l’implication d’une jeunesse connectée.
Cependant, cette mutation est confrontée à l’absence d’une nomenclature nationale répertoriant les métiers et emplois du secteur. A cela s’ajoute une variabilité des intitulés de postes de travail, une faible visibilité des parcours professionnels et un manque d’adéquation entre l’offre de formation et les besoins réels du marché du travail.
Ce décret vise à dresser une nomenclature claire et cohérente, des métiers et emplois du secteur de la communication, fondée sur les réalités nationales et alignée sur les standards internationaux.
L’adoption de ce décret permet une compréhension harmonisée des métiers et emplois du secteur de la communication en vue d’une meilleure organisation des acteurs.
Le second décret porte adoption de la nomenclature des métiers et emplois du secteur de la culture.
Le secteur de la culture est un moteur du développement socio-économique et un vecteur de rassemblement. Il favorise la transmission de nos valeurs et traditions aux jeunes générations.
Cependant, le caractère informel des métiers de la culture, l’insuffisance de l’offre de formations qualifiantes aux métiers et la faible professionnalisation des acteurs handicapent le développement du secteur.
Ce décret vise à dresser la nomenclature des métiers et emplois dans le secteur de la culture suivant la Classification internationale type des professions (CITP) combinée à une démarche de codification nationale.
L’adoption de ce décret permet de doter notre pays d’une nomenclature cohérente et harmonisée des métiers et emplois du secteur de la culture en vue d’une meilleure organisation des acteurs.
I 4 AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE
Le Conseil a adopté un décret portant abrogation :
– du décret n°2023-0290/PRES-TRANS/PM/MEFP/MJDHRI du 23 mars 2023 portant nomination des commissaires de la Commission nationale des Droits humains (CNDH) ;
du décret n°2023-0841/PRES-TRANS/PM/MEFP/MJDHRI du 12 juillet 2023 portant nomination des autres membres du Bureau de la Commission nationale des Droits humains ;
du décret n°2023-0842/PRES-TRANS/PM/MEFP/MJDHRI du 12 juillet 2023 portant nomination de la Présidente de la Commission nationale des Droits humains.
La Commission nationale des Droits humains a pour mission de promouvoir, de protéger et de défendre les Droits humains en attirant l’attention des pouvoirs publics sur les situations de violation des Droits humains et le cas échéant, de faire toutes propositions.
La CNDH sert de lien entre la société civile et l’Etat favorisant ainsi le dialogue, la coopération et la complémentarité sur les questions de Droits humains. A ce titre, elle a un devoir d’impartialité et de neutralité. Malheureusement ces principes directeurs sont régulièrement violés par la commission, toute chose qui entache la crédibilité de l’institution.
Le présent décret vise à restaurer le capital de crédibilité et de professionnalisme de la CNDH par la dissolution de l’actuelle assemblée plénière dont la faillite est avérée.
L’adoption de ce décret permet de mettre fin aux mandats des commissaires actuels et d’ouvrir la voie à l’élection de nouveaux membres de la Commission nationale des Droits humains.
I 5 AU TITRE DU MINISTERE DE LA TRANSITION DIGITALE, DES POSTES ET DES COMMUNICATIONS ELECTRONIQUES
Le Conseil a adopté un rapport relatif à une demande d’autorisation pour la passation et l’exécution de marchés publics dans le cadre des projets spécifiques 2026 du ministère de la Transition digitale, des postes et des communications électroniques.
Ces projets spécifiques s’inscrivent dans le cadre de la réalisation des 12 chantiers majeurs de la transformation digitale à l’horizon 2030. Ils concernent : – la mise en œuvre du programme Elites IT ; – – – – la construction et l’équipement des « Zama Tchè » (Maisons des citoyens en langue nationale San) à Bobo Dioulasso, dans 8 autres chefs-lieux de régions et dans 50 communes rurales ;
le renforcement des datacenters ; le renforcement du Réseau informatique national de l’Administration publique (RESINA) ;
le renforcement de capacités institutionnelles de structures de l’administration ou partenaires.
Le coût global de ces projets s’élève à neuf milliards cent treize millions cent mille (9 113 100 000) F CFA hors taxes. Le financement est assuré par le budget de l’Etat, exercice 2026.
I 6 AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT
Le Conseil a adopté deux (02) rapports.
Le premier rapport est relatif à la nationalisation de la Société burkinabè des fibres textiles (SOFITEX).
Dans le cadre de la refondation de l’Etat, le Gouvernement a entrepris la reprise du contrôle de la SOFITEX à travers le rachat de la totalité des parts des actionnaires privés évaluées à 5,537% du capital.
En exécution de cette orientation, une étude d’évaluation de la situation économique et financière de la société a été réalisée en 2025. Les conclusions de l’étude ont fait ressortir une valeur économique moyenne de la SOFITEX estimée à 338 143 506 756 F CFA. Le portefeuille des actionnaires est évalué à 75 026 287 720 F CFA pour 976 400 actions, soit une valeur moyenne de l’action estimée à 76 840 F CFA. L’analyse des données financières de la société met en évidence un volume important de dettes dont les créances sont de plus en plus difficiles à honorer.
Au regard de cette situation et des ambitions affichées pour le développement du secteur du coton, le Conseil a décidé de la nationalisation de la SOFITEX pour cause d’utilité publique à travers la reprise des parts des actionnaires privés.
L’adoption de ce décret permet le contrôle effectif de la Société burkinabè des fibres textiles par l’Etat burkinabè.
Le second rapport est relatif à un projet de décret portant approbation des statuts particuliers de la Société burkinabè des fibres textiles (SOFITEX).
L’adoption de ce décret permet de doter la Société burkinabè des fibres textiles de textes règlementaires en vue d’accomplir efficacement ses missions.
II COMMUNICATIONS ORALES
II 1 Le ministre des Serviteurs du Peuple a fait au Conseil une communication relative à la Commémoration de la Journée mondiale de la sécurité et santé au travail (JMSST) et de la Journée africaine de la prévention des risques professionnels (JAPRP) le 27 avril 2026 à Bobo-Dioulasso, région du Guiriko.
Les thèmes retenus de la commémoration de ces deux Journées sont : «Agissons pour un environnement de travail psychosocial sain » pour la JMSST et « JAPRP, 30 ans après : bilan, défis persistants et émergents de la prévention des risques professionnels en Afrique » pour la JAPRP.
L’objectif recherché à travers la commémoration de ces deux Journées est de promouvoir une culture de prévention des risques professionnels sur les lieux de travail.
II 2 Le ministre de la Santé a fait au Conseil le point des résultats de la chirurgie des cas d’hydrocèle en routine, de janvier à décembre 2025.
Au total, 2519 patients atteints d’hydrocèle ont été pris en charge chirurgicalement en 2025 dans 16 régions sanitaires. Le suivi post opératoire indique une évolution favorable de l’état de santé des patients.
Ces résultats illustrent les efforts soutenus du Gouvernement en vue de réduire la charge de morbidité liée à la filariose lymphatique au Burkina Faso à travers la prise en charge chirurgicale gratuite des malades.
III NOMINATIONS
III 1 NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES
A AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO
– Monsieur Maïkorema ZAKARI, Historien, est nommé Membre au Conseil d’orientation de l’Institut des Peuples Noirs-Farafina (IPN-Farafina) au titre de la Confédération des Etats du Sahel (AES).
B AU TITRE DE LA PRIMATURE
– Monsieur Sibiri Alain TRAORE, Consultant en management et développement du sport, est nommé Chargé de mission.
C AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
– Monsieur Bernard KABRE, Mle 111 130 N, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Conseiller technique du ministre délégué chargé du budget ;
– Madame Françoise Sidwayan ZOURE, Mle 50 062 T, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 13e échelon, est nommée Conseiller fiscal de la SN-BRAFASO ;
– Monsieur Inoussa OUEDRAOGO, Mle 59 861 W, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Conseiller fiscal de la Société Faso agropoles (SOFA) ;
– Monsieur Palingwendé Parfait ILBOUDO, Mle 294 323 Y, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Comptable principal des matières du Fonds d’appui au sport et à la presse privée «Wassa Bondo» ;
– Monsieur Kassoum BAKOUAN, Mle 223 907 M, Conseiller en statistique et analyse du développement, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur de la coordination des projets et programmes et du partenariat.
D AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE
– Monsieur Kirsi Sayouba Evrad OUEDRAOGO, Mle 42 850 W, Inspecteur des eaux et forêts, catégorie IA, 3e échelon, est nommé Chargé de mission ;
– Monsieur Nongoubzanga Bernard BINGO, Mle 42 875 T, Inspecteur des eaux et forêts, catégorie IA, 4e échelon, est nommé Chargé de mission ;
– Monsieur Saïdou Mahoumoudou SORO, Mle 47 807 V, Inspecteur principal des eaux et forêts, catégorie IA, 4e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;
– Monsieur Kawiba Moïse SIA, Mle 46 063 K, Inspecteur principal des eaux et forêts, catégorie IA, 5e échelon, est nommé Inspecteur technique des services.
E AU TITRE DU MINISTERE DES SERVITEURS DU PEUPLE
– Monsieur Abdoulaye OUEDRAOGO, Mle 28 138 B, Administrateur civil, 2e classe, 9e échelon, est nommé Conseiller technique.
F AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME
– Monsieur Atéridar Galip SOME, Mle 98 281 Y, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1ère classe, 14e échelon, est nommé Directeur général de la Radiodiffusion-télévision du Burkina ;
– Monsieur Boukary NITIEMA, Mle 88 786 F, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Secrétaire général de la Radiodiffusion-télévision du Burkina ;
– Monsieur Jean Marie TOE, Mle 211 805 H, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Secrétaire général des Editions SIDWAYA ;
– Monsieur Yaya SOURA, Mle 238 121 D, Conseiller des affaires culturelles, 2e classe, 3e échelon, est nommé Directeur des arts et des industries culturelles.
G AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE
– Monsieur Moriba TRAORE, Mle 130 333 M, Magistrat, grade exceptionnel, 3e échelon, est nommé Chargé de mission.
H AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE
– Monsieur Serge Jean-Baptiste Bonto YELEMOU, Mle 324 691 Y, Administrateur civil, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Secrétaire général de l’Institut national de santé publique (INSP) ;
– Madame Thérèse Roseline Sidpayété NANA, Mle 52 113 H, Vétérinaire, catégorie P, 1ère classe, 13e échelon, est nommée Secrétaire exécutif One Health ;
– Monsieur Boubakar OUEDRAOGO, Mle 82 395 C, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, catégorie N1, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances du Service d’aide médicale urgente (SAMU) ;
– Monsieur Sanfubaara Hyacinthe SOME, Mle 213 880 T, Administrateur des services de santé, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances du Centre hospitalier régional de Gaoua.
I AU TITRE DU MINISTERE DE LA TRANSITION DIGITALE, DES POSTES ET DES COMMUNICATIONS ELECTRONIQUES
– Monsieur Teg-wende Idriss TINTO, Mle 255 514 L, Ingénieur de conception en informatique, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Conseiller technique ;
– Monsieur Oumarou SANOU, Mle 92 326 B, Ingénieur de conception en informatique, 2e classe, 5e échelon, est nommé Directeur général de l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (ANSSI) ;
– Monsieur Arouna OUATTARA, Mle 260 670 N, Commissaire principal de police, catégorie I, 2e classe, 3e échelon, est nommé Directeur général de l’Agence nationale de promotion des technologies de l’information et de la communication (ANPTIC) ;
– Monsieur Alain Christian BAMOUNI, Mle 78 21 079 A (ARCEP), Administrateur des postes et services financiers, catégorie CS3, 6e échelon, est nommé Directeur général des activités postales (DGAP) ;
– Monsieur Sié Maxime DA, Mle 202 173 K, Ingénieur de conception en informatique, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Directeur général de la transformation digitale (DGTD) ;
– Monsieur Sibiri TIEMOUNOU, Mle 358 606 S, Enseignant-chercheur, catégorie P, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Expert au Secrétariat permanent de l’Innovation et de la veille sur les technologies émergentes du numérique (SP-IVTEN).
J AU TITRE DU MINISTERE DES SPORTS, DE LA JEUNESSE ET DE L’EMPLOI – – – –
Monsieur Bagora BADO, Mle 237 911 G, Professeur d’éducation physique et sportive, 2e classe, 2e échelon, est nommé Chargé de mission ;
Monsieur Rasmane OUEDRAOGO, Mle 91 665 L, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances de Burkina Ying-Wisgr Meta (BYM) ;
Monsieur Prosper KABORE, Mle 207 647 X, Enseignant-chercheur, catégorie P, grade terminal, 1er échelon, est nommé Directeur de la promotion de l’économie du sport et des loisirs ;
Monsieur Koudougou Omar BAMOGO, Mle 217 108 M, Enseignant-chercheur, catégorie P, grade initial, 3e échelon, est nommé Directeur de la promotion des activités de loisirs ;
– – – – –
Monsieur Niniotar Nordine KAMBOU, Mle 257 388 Z, Professeur d’éducation physique et sportive, 2e classe, 1er échelon, est nommé Directeur du sport de haut niveau ;
Madame Angèle ILBOUDO/OUBIDA, Mle 98 204 V, Professeur certifié d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 6e échelon, est nommée Directrice du sport pour tous (DST) ;
Monsieur Tayi Abdul Rachid NIGNAN, Mle 18 83 K (SONABEL), Cadre supérieur en management de la qualité, est nommé Directeur du palais des sports de Ouaga 2000 ;
Monsieur Abdoul Idriss Kossi COULIBALY, Mle 245 840 P, Professeur d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur du Stade Général Aboubacar Sangoulé LAMIZANA ;
Monsieur Yacouba COMPAORE, Mle 245 832 T, Professeur d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Kourwéogo.
III 2 NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION
Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :
– de l’Agence FASO Mêbo au titre de la Présidence du Faso ;
– de la Société Faso Agropoles (SOFA) et de l’Office national des barrages et des aménagements hydro-agricoles (ONBAH) au titre du ministère de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques ;
– de l’Office national d’identification (ONI) au titre du ministère de la Sécurité ;
– de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM) au titre du ministère des Serviteurs du Peuple ;
– de la Minoterie du Faso (MINOFA) au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat ;
– de l’Office national de contrôle des Aménagements urbains et des constructions (ONC-AC) et du Centre de gestion des cités (CEGECI) au titre du ministère de la Construction de la Patrie ;
– de la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL) au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières.
Le Conseil a également procédé à la nomination du Président du Conseil d’administration de la Société Faso Agropoles (SOFA).
A PRESIDENCE DU FASO
Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Bertrand TOE, Mle 11 494 W, Contrôleur général de police, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité au Conseil d’administration de l’Agence FASO Mêbo pour un premier mandat de trois (03) ans.
B MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DE L’EAU, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES
Le Conseil a adopté trois (03) décrets.
Le premier décret porte nomination des personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration de la Société Faso Agropoles (SOFA) pour un premier mandat de trois (03) ans.
Au titre du ministère de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques :
Le deuxième décret nomme Monsieur Gaoussou SANOU, Mle 96 804 Z, Ingénieur d’agriculture, Président du Conseil d’administration de la Société Faso Agropoles (SOFA) pour un premier mandat de trois (03) ans.
Le troisième décret porte nomination de Monsieur Roland KONATE, Mle 046, Ingénieur en génie rural, Administrateur représentant le personnel au
Conseil d’administration de l’Office national des barrages et des aménagements hydro-agricoles (ONBAH) pour un premier mandat de trois (03) ans.
C MINISTERE DE LA SECURITE
Le Conseil a adopté un décret portant nomination des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Office national d’identification (ONI) pour un premier mandat de trois (03) ans.
ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT
Au titre du ministère des Affaires étrangères :
– Monsieur Dofini Aubin TIAHOUN, Mle 236 368 A, Conseiller des affaires étrangères, en remplacement de Monsieur Alain Edouard TRAORE.
Au titre du ministère de la Justice :
– Monsieur Bakouli Blaise BAZIE, Mle 130 343 Y, Magistrat.
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’OFFICE NATIONAL D’IDENTIFICATION
Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Adama BATORO, Mle 97 424 K, Administrateur civil, Administrateur représentant
l’Etat, au titre du ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité au
Conseil d’administration de l’Ecole nationale d’administration et de
magistrature (ENAM) pour un premier mandat de trois (03) ans, en
remplacement de Monsieur Victorien Narcisse OUANGRAOUA.
E MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT
Le Conseil a adopté un décret portant renouvellement du mandat de Monsieur Siaka SORY, Mle 208 037 T, Inspecteur du trésor, Administrateur représentant
l’Etat, au titre du ministère de l’Economie et des finances au Conseil d’administration de la Minoterie du Faso (MINOFA) pour une dernière période de trois (03) ans.
F MINISTERE DE LA CONSTRUCTION DE LA PATRIE
Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret renouvelle le mandat des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Office national de contrôle des Aménagements urbains et des constructions (ONC-AC) pour une dernière période de trois (03) ans.
ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT
Au titre du ministère de la Sécurité :
– Monsieur Bonswindé SANKARA, Mle 111 493 G, Contrôleur général de police.
Au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat :
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL DE L’OFFICE NATIONAL DE CONTROLE DES AMENAGEMENTS URBAINS ET DES CONSTRUCTIONS
– Monsieur Saïdou BOLY, Mle 372 630 Y, Technicien supérieur en aménagement foncier.
Le second décret renouvelle le mandat de Monsieur Idrissa OUEDRAOGO, Mle 111 063 P, Inspecteur des impôts, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie et des finances au Conseil d’administration du Centre de gestion des cités (CEGECI) pour une dernière période de trois (03) ans.
G MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES
Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Gilbert ZONGO, Mle 104 863 S, Administrateur des services financiers, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de la Construction de la Patrie au Conseil d’administration de la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Lassané OUEDRAOGO.
La journée de cette édition 2025 de l’Excellence scolaire dans la Comoé, s'est déroulée le 1er avril dernier à Banfora
Des vélos VTT, des sacs d’écolier, une kyrielle d’attestations, des prix en espèces, du matériel informatique et bureautique. Ce sont là d’importants lots qui ont été octroyés en guise de reconnaissance du travail abattu.
La journée de cette édition 2025 de l’Excellence scolaire dans la Comoé, s’est déroulée le 1er avril dernier à Banfora
Célébrée pour la énième fois consécutive mercredi 1er avril 2026 dans le domaine des écoles Centre A & B de Banfora chef-lieu des Tannounyan, la journée de cette édition 2025 de l’Excellence scolaire dans la Comoé, s’est déroulée autour du thème : La quête permanente de l’excellence au préscolaire, au primaire et non formelle dans la Comoé : contributions des communautés pour un renforcement des capacités opérationnelles des acteurs dans un contexte de résilience».
«Lumière sur la nécessité de l’implication communautaire»
Le Directeur provincial de l’éducation préscolaire primaire et non formelle, Mamadou Héma se prêtant aux questions de la presse
Pour le patron de l’évènement, Salia Ouattara, ce thème nous interpelle tous car il met en lumière la nécessité d’une implication accrue de la communauté dans la gestion de l’école et dans l’accompagnement des apprentissages.
Toujours empruntant quelques mots de l’éminent Professeur, Joseph Ki Zerbo, qui stipulait que : «L’école doit être l’affaire du village et le village l’affaire de l’école» ; Monsieur Ouattara a en effet attiré l’attention des acteurs sur le fait que l’école ne peut atteindre son objectif sans l’engagement des familles, des leaders communautaires et de l’ensemble des forces vives».
Le rôle des parents d’élève et des communautés dans les réformes
Mamadou Héma, Directeur provincial de l’Éducation Primaire et Non Formelle, a lui aussi souligné l’importance du rôle des parents d’élève et des communautés dans la mise en œuvre des réformes en cours dans le système éducatif.
«C’est une nouvelle vision qui est engagée et le devoir des parents et de la communauté est très déterminant, Ce que nous attendons, en tant que Directeur Provincial, c’est véritablement l’implication de la communauté en apportant vraiment son soutien», a-t-il soutenu. Et de saluer déjà à sa juste valeur, l’initiative de la présente cérémonie de récompense des meilleurs acteurs.
«En attendant de célébrer les résultats, il faut encourager les acteurs sur le terrain, les soutenir en leur donnant du matériel pour améliorer leurs conditions de travail. Je pense que c’est ce qui peut nous amener à atteindre de bons résultats dans cette réforme du système éducatif».
Satisfaction et joie dans les rangs des lauréats
Evidemment, dans les rangs des lauréats de l’édition 2025 de l’excellence scolaire dans la province de la Comoé, ce sont les sentiments de satisfaction et de joie qui dominent.
«C’est la satisfaction et la joie qui m’anime. Quand on se voit primé les efforts de son travail, on ne peut qu’être vraiment content. Le secret, c’est l’amour du travail, des élèves et le reste ensuite», a confié Sylvie Kinda/Sana, enseignante à l’École Espoir de Bérégadougou.
Et Tou Karim, élève à l’école Dianabama A de renchérir : «Je suis très heureux d’avoir ces prix. J’invite mes camarades à travailler ainsi pour recevoir des prix».
La cérémonie solennelle d’ouverture, le samedi 4 avril dernier aux abords ensoleillés du Lac de Tengrela, de la deuxième édition du Festival International des Cascades (FESTICAS) a été riche en sons et en couleurs. Cérémonie marquée notamment par le coup de gong retentissant et simultané du Ministre Ouattara et du Gouverneur Yéyé.
Le Ministre Ousmane Ouattara et le Gouverneur Patrice Yéyé procédant au lancement officiel de la deuxième édition du Festival
Pendant 8 jours, Banfora va vibrer au rythme de la deuxième édition du Festival International des Cascades (FESTICAS) dont la cérémonie d’ouverture est intervenue ce samedi 4 avril 2026 aux abords du Lac de Tengrela. «Culture et tourisme au service du développement économique et social», c’est le thème de ce FESTICAS 2026.
À l’instar de la précédente édition, cet événement a encore drainé un monde incommensurable sur l’ensemble de ses sites à Tengrela tout comme à la place de la nation à Banfora
«La région des Tannounyan sous le feu des projecteurs»
Dans sa dimension grandiose, ce festival a également drainé de fortes délégations composées de hautes personnalités venues de diverses localités dont Ouagadougou, Bobo Dioulasso et bien sûr d’autres pays pour ce grand rendez-vous culturel et touristique.
Il s’agit entre autres des autorités administratives et militaires telles que le Ministre Secrétaire général du Gouvernement, Ousmane Ouattara, du Directeur général de Faso Tourisme, du Directeur de la Communication des Armées…
Ainsi, selon le Ministre Secrétaire général du Gouvernement et du Conseil des ministres, Ousmane Ouattara, la région des Tannounyan est désormais sous le feu des projecteurs, de toute la communauté burkinabè en particulier et de l’Afrique en général grâce au FESTICAS.
Réaffirmer le désir de vivre ensemble
Photo de famille des officiels à la cérémonie d’ouverture de l’évènement ce 4 avril à Tengrela
Le FESTICAS s’illustre donc encore à travers cette 2e édition comme l’un des plus grands festivals du Burkina Faso. Les activités au programme permettront de réaffirmer le désir de vivre ensemble des membres des communautés participantes. Et que dire du domaine économique de cette manifestation ?
En plus de vendre les images de la destination, de la région, le FESTICAS lance également une émulation de nos artistes pour le développement d’une industrie culturelle créative capable d’ouvrir des opportunités réelles à notre jeunesse.
«J’engage l’administration à soutenir toute initiative qui transforme notre patrimoine en levier de croissance. Aux artistes, artisans et tous les exposants, vous êtes les témoins vivants, la chaîne de transmission des savoirs et savoir-faire reçus en héritage de nos ancêtres. Vous avez la lourde responsabilité de raviver cette flamme et de transmettre à votre tour aux générations futures afin que notre histoire dure à jamais», a indiqué le Ministre Secrétaire général du Gouvernement, Ousmane Ouattara.
L’appel à l’action du parrain Charles Kaboré
Le parrain Charles Kaboré, a appelé à l’action pour valoriser la culture dans la région et le pays
Se félicitant de l’initiative qui s’inscrit en droite ligne de la vision du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, le parrain de l’évènement, Charles Kaboré, ancien Capitaine des Etalons, appelle à l’entretien de l’héritage culturel et mieux, à le renforcer afin de faire découvrir la ville de Banfora, toute la région des Tannounyan, voire le pays.
«Nous sommes là pour la fraternité et le bien vivre ensemble dans notre pays parce qu’il y a beaucoup de potentialités, d’opportunités à découvrir surtout le patrimoine culturel ici même à Banfora. On ne doit pas s’attendre à ce que des gens quittent ailleurs pour venir les valoriser à notre place. C’est à nous de jouer pleinement cette responsabilité pour pouvoir apprendre aux autres. La fête s’annonce grandiose, une occasion d’entente, de cohésion sociale», a-t-il confié
«Le Burkina Faso, la destination à ne pas manquer»
Le promoteur, Commissaire général du FESTICAS, Mamadou Yougoss Koné, se dit comblé
«C’est un sentiment vraiment de joie et de fierté et également d’appartenance à notre pays le Burkina Faso. Je tenais à dire merci à tout le monde pour l’accompagnement, merci aux populations surtout pour l’appropriation de l’activité. Aujourd’hui, on peut dire que le Burkina Faso est la destination à ne pas manquer», s’est félicité Mamadou Yougoss Koné, promoteur, Commissaire général du FESTICAS.
Par ailleurs, il est prévu selon les organisateurs de l’évènement, un hommage mérité aux FDS. Ce sera du côté de la place de la Nation de Banfora. Quelques 4 000 drapeaux devraient ainsi y être brandis en l’honneur des vaillants FDS, toujours actives au front pour sécuriser le pays.
Remise de don aux FDS pour les soutenir dans le travail de sécurisation du pays
Le prince Kum'a Ndumbe, une valeur sûre de la culture africaine
Parmi les grandes figures intellectuelles africaines contemporaines, le prince Kum’a Ndumbe occupe une place singulière. Historien, écrivain, professeur d’université et penseur engagé, il appartient à cette génération d’intellectuels qui ont fait de la mémoire historique de l’Afrique non seulement un objet de recherche, mais également un véritable combat intellectuel.
Pour Yé Lassina Coulibaly, le prince Kum’a Ndumbe appartient à la génération d’intellectuels qui ont fait de la mémoire historique de l’Afrique non seulement un objet de recherche, mais également un véritable combat intellectuel
Dans le dialogue fécond entre mémoire et avenir se dévoile peut-être la leçon la plus profonde du sage : une civilisation ne s’édifie ni dans l’oubli du passé ni dans la crainte du futur. Elle naît au contraire de la capacité à relier ces deux horizons, à faire dialoguer ce qui fut avec ce qui vient.
Ainsi, la connaissance devient une force de transformation, et la sagesse un chemin vers une humanité plus consciente d’elle-même et du monde qui l’entoure.
Réflexion philosophique sur la mémoire, l’identité et la transmission
La connaissance et la préservation du patrimoine constituent l’un des fondements les plus solides sur lesquels une société peut édifier la continuité de son être historique. Toute civilisation qui aspire à demeurer vivante doit entretenir un dialogue profond avec sa mémoire. Car c’est dans la connaissance de son passé qu’un peuple puise la force de comprendre son présent et la clairvoyance nécessaire pour imaginer son avenir.
Dans cette perspective, le patrimoine ne saurait être réduit à une simple accumulation d’objets anciens, ni à une nostalgie tournée vers ce qui n’est plus. Il représente l’âme vivante d’un peuple : la trace de ses luttes, la mémoire de ses créations, l’écho de ses visions et la continuité de ses aspirations.
Il est ce fil invisible qui relie les générations, permettant à chacune d’elles de s’inscrire dans une histoire plus vaste que sa propre existence.
Pour l’Afrique, cette mission revêt une signification singulière. L’histoire du continent a souvent été fragmentée, parfois déformée, et trop souvent reléguée aux marges des récits historiques dominants. Pendant des décennies, certaines historiographies ont présenté l’Afrique comme un continent prétendument dépourvu d’histoire, supposément entré dans la « modernité » uniquement avec l’arrivée des Européens.
Cette vision, limitée aux périodes de la colonisation, de l’esclavage ou aux crises contemporaines largement diffusée dans de nombreux systèmes éducatifs et institutions académiques occidentales, a contribué à invisibiliser des millénaires de civilisations africaines.
Pourtant, les recherches historiques, archéologiques et linguistiques menées au cours du XXᵉ siècle ont profondément remis en cause cette représentation. Elles démontrent que le continent africain possède une histoire ancienne, riche de cultures, d’institutions politiques, de systèmes de pensée et de traditions artistiques qui ont contribué de manière essentielle à l’enrichissement du patrimoine universel de l’humanité.
Les grands empires d’Afrique de l’Ouest, illustrent l’existence de structures politiques et économiques sophistiquées. De même, les civilisations de la vallée du Nil témoignent de traditions scientifiques, philosophiques et intellectuelles parmi les plus anciennes de l’humanité.
Face à cette occultation partielle de la mémoire africaine, de nombreux intellectuels africains ont entrepris un patient travail de reconstruction historique et culturelle. Parmi eux, le prince Kum’a Ndumbe III, figure majeure de la pensée africaine contemporaine, incarne avec une intensité rare cette volonté de restaurer la dignité de l’histoire africaine.
Son œuvre illustre avec force les vertus de la connaissance comme instrument de reconstruction culturelle, de justice mémorielle et de mobilisation intellectuelle de la jeunesse.
Dans la civilisation africaine, la connaissance et la préservation du patrimoine apparaissent ainsi comme des leviers essentiels pour restaurer la mémoire collective, renforcer la confiance culturelle et ouvrir la voie à une renaissance intellectuelle du continent.
Prince Kum’a Ndumbe III : la connaissance comme fondement de la conscience historique.
La première vertu de la connaissance réside dans sa capacité à restituer aux peuples la conscience de leur propre histoire. Une société qui ignore son passé se condamne à l’errance intellectuelle. Privée de repères, elle risque de perdre à la fois son identité et la maîtrise de son destin.
Pendant longtemps, de nombreux récits académiques ont présenté l’Afrique à travers un regard extérieur, souvent marqué par des interprétations réductrices ou incomplètes. Dans certaines narrations historiques, l’Afrique semblait n’entrer dans l’histoire qu’au moment de sa rencontre avec l’Europe, comme si les siècles antérieurs n’avaient produit ni institutions politiques, ni systèmes de pensée, ni œuvres culturelles majeures.
Une telle vision ne correspond évidemment pas à la réalité historique
Les recherches menées par des historiens, des anthropologues et des penseurs africains ont permis de remettre en lumière la richesse des sociétés africaines précoloniale : leurs systèmes politiques sophistiqués, leurs structures sociales équilibrées, leurs institutions juridiques, leurs traditions intellectuelles et leurs univers spirituels.
Cette relecture de l’histoire africaine offre à la jeunesse du continent une perspective nouvelle. Elle révèle que l’héritage africain ne commence pas avec la domination coloniale, mais s’inscrit dans une continuité de civilisations riches, complexes et profondément créatives.
La connaissance devient alors un instrument d’émancipation intellectuelle, conduisant à déconstruire les idées reçues, corriger les visions biaisées de l’histoire et rétablir la vérité historique, restaurer la dignité culturelle des peuples africains, favoriser une conscience identitaire, et de replacer les civilisations africaines dans le patrimoine universel de l’humanité, ce qui est une question de justice mémorielle.
La préservation du patrimoine comme acte de responsabilité collective.
La connaissance du passé ne peut exister sans la sauvegarde des traces qui témoignent de l’histoire. Les archives, les objets culturels, les récits historiques, les traditions et les expressions artistiques constituent autant de fragments de mémoire qu’il convient de préserver avec vigilance.
Dans de nombreuses sociétés africaines, la mémoire historique s’est longtemps transmise par la parole. Les détenteurs de la tradition – conteurs, gardiens du récit, chefs traditionnels – assuraient la transmission des généalogies, des récits fondateurs, des lois coutumières et des enseignements moraux.
Cette richesse culturelle constitue un patrimoine d’une valeur inestimable.
Cependant, elle demeure fragile. La disparition progressive des détenteurs de ces savoirs, l’urbanisation accélérée et la transformation des modes de vie menacent parfois la continuité de cette mémoire.
C’est pourquoi la collecte de documents, l’enregistrement des témoignages, la constitution d’archives et la conservation des objets culturels représentent des tâches fondamentales et impératives.
Chaque document retrouvé, chaque témoignage préservé, chaque artefact sauvegardé contribue à reconstruire une mémoire collective longtemps dispersée.
La préservation du patrimoine devient alors un devoir envers l’histoire et envers les générations futures, en mettant en lumière les valeurs de responsabilité collective, respect des ancêtres, protection du patrimoine, mémoire intergénérationnelle.
La transmission du savoir au service de la jeunesse.
La connaissance n’acquiert sa pleine signification que lorsqu’elle est partagée. La transmission du savoir constitue donc l’une des missions les plus nobles de toute œuvre intellectuelle.
Pour la jeunesse africaine, l’accès à une histoire mieux documentée peut jouer un rôle décisif dans la construction de l’identité personnelle et collective. Connaître l’histoire de son continent, de ses peuples et de ses traditions contribue à développer un sentiment profond d’appartenance et de responsabilité.
Cette transmission ne doit pas se limiter aux universités ou aux cercles académiques. Elle doit irriguer l’ensemble de la société et prendre des formes multiples : conférences publiques, ouvrages accessibles au plus grand nombre, musées et centres culturels, espaces de dialogue entre chercheurs et citoyens, projets éducatifs, rencontres inter générationnelles…
Bibliothèques, archives et centres de documentation doivent offrir de véritables lieux d’éducation, d’éveil intellectuel, de partage des connaissances, mis à disposition des étudiants, des chercheurs et de tous ceux qui souhaitent comprendre l’histoire du continent. La transmission du savoir prépare ainsi l’émergence d’une nouvelle génération capable de poursuivre l’effort de recherche et de sauvegarde du patrimoine africain : c’est une question de responsabilité envers la jeunesse.
La connaissance comme moteur de renaissance intellectuelle africaine
Réfléchir sur le passé et préserver le patrimoine africain est essentiel. Toute civilisation durable entretient un dialogue constant avec son histoire. La mémoire collective constitue le socle à partir duquel les sociétés comprennent leur présent et imaginent leur avenir.
Le patrimoine n’est pas seulement matériel : il est l’âme d’un peuple, ses luttes, ses créations, ses croyances et ses espoirs. Il relie les générations et permet à chacun de se reconnaître comme héritier d’une histoire plus vaste que sa propre existence.
Les sociétés africaines disposent d’un patrimoine intellectuel et culturel d’une richesse considérable. L’histoire révèle qu’elles disposaient de nombreuses formes d’organisation sociale, de gestion solidaire des savoirs pratiques – notamment en agriculture ou en médecine traditionnelle – des mécanismes de médiation et de résolution des conflits, susceptibles d’éclairer les défis contemporains.
Ces acquis ancestraux constituent des ressources précieuses pour imaginer des solutions adaptées aux réalités du continent. La connaissance devient ainsi un instrument de renaissance intellectuelle, capable de nourrir la réflexion politique, économique et sociale.
La connaissance du passé n’a pas seulement pour fonction de préserver la mémoire. Elle possède également une puissance créatrice : celle d’inspirer l’avenir.
Ayons confiance dans les ressources africaines pour renforcer l’autonomie intellectuelle et les capacités d’innovation des jeunes générations africaines, inspirées par l’histoire.
Le patrimoine artistique africain et la question des restitutions
Un enjeu majeur persiste, celui de la restitution d’œuvres du patrimoine artistique africain dispersées à travers le monde. Durant la période coloniale, de nombreux objets rituels, sculptures, masques et artefacts historiques ont été transférés vers des musées et des collections privées situés hors du continent africain. La restitution de ces biens constitue aujourd’hui un défi à la fois moral, culturel et intellectuel, essentiel pour compléter le travail de reconstruction de la mémoire africaine.
Or, ces œuvres ne sont pas de simples objets décoratifs. Elles portent souvent en elles une signification spirituelle, sociale et historique d’une densité remarquable.
Documenter ces objets, retracer leur parcours et sensibiliser l’opinion publique à leur importance culturelle constitue un travail essentiel pour nourrir les débats contemporains sur la restitution du patrimoine africain.
C’est un geste intellectuel et éthique, en faveur de la reconnaissance de la valeur intrinsèque de ces objets.
La connaissance joue ici un rôle déterminant : elle permet de comprendre l’origine de ces œuvres, leur fonction dans les sociétés traditionnelles et leur importance dans la mémoire collective.
La restitution de ces biens constitue aujourd’hui un défi à la fois moral, culturel et intellectuel, essentiel pour compléter le travail de reconstruction de la mémoire africaine.
En restituant ces oeuvres, les pays qui les détiennent font acte de reconnaissance du patrimoine africain, de respect des cultures et de justice.
Diversité linguistique et organisation sociale.
Un autre aspect fondamental du patrimoine africain réside dans l’extraordinaire diversité linguistique du continent.
Chaque langue constitue une manière singulière de percevoir le monde, une architecture de pensée qui façonne la perception de la nature, des relations humaines et des valeurs morales.
La disparition d’une langue entraîne souvent la perte d’un univers entier de connaissances, de proverbes, de récits et de philosophies.
La sauvegarde des langues africaines apparaît ainsi comme une mission essentielle pour préserver la pluralité culturelle du continent.
Par ailleurs, les sociétés africaines traditionnelles ont développé des formes d’organisation sociale profondément enracinées dans la vie collective. S’appuyant sur les valeurs fondamentales de solidarité, respect des anciens, responsabilité collective et protection des plus vulnérables: la famille élargie, le village et les structures de solidarité constituent des piliers essentiels de la régulation sociale.
Ces principes continuent d’inspirer les réflexions contemporaines sur les droits humains, la gouvernance et la cohésion sociale, révélant que la sagesse ancienne n’est jamais démodée.
Une philosophie de la patience et de la persévérance.
Le travail de recherche et la préservation du patrimoine ne peuvent se concevoir sans patience et rigueur. Les grandes œuvres intellectuelles ne surgissent pas dans la précipitation ; elles naissent d’une lente accumulation de collectes, de réflexions et de transmission.
Cette démarche incarne une philosophie de la patience : un travail discret mais constant, où chaque contribution individuelle participe à l’édification d’un patrimoine intellectuel collectif. Pour la jeunesse africaine, elle offre une leçon essentielle : la transformation culturelle et intellectuelle ne repose pas sur des gestes spectaculaires, mais sur une persévérance méthodique et durable s’appuyant sur la patience, la discipline intellectuelle, l’engagement à long terme, la mémoire.
La connaissance et la préservation du patrimoine sont des leviers puissants pour l’avenir des sociétés africaines. Elles permettent de restaurer la mémoire historique, renforcer la confiance culturelle, nourrir la réflexion intellectuelle, protéger la diversité linguistique et culturelle, inspirer les générations futures.
À travers l’engagement de chercheurs comme le Prince Kum’a Ndumbe, se dessine une volonté de bâtir des ponts entre passé et avenir. Leur travail rappelle que la mémoire n’est pas seulement un héritage à conserver : elle est une force créatrice qui guide la jeunesse africaine dans la construction d’un avenir fondé sur la connaissance, la dignité et la responsabilité collective.
Les vertus de la connaissance et de la préservation du patrimoine apparaissent ainsi multiples et fondamentales pour l’avenir des sociétés africaines, permettant de restaurer la mémoire historique, de renforcer la confiance culturelle, de nourrir la réflexion intellectuelle, de protéger la diversité linguistique et culturelle et d’inspirer les générations futures.
La préservation du patrimoine, la transmission du savoir et la valorisation des cultures africaines ne se déclinent pas seulement en activités scientifiques. Elles constituent un véritable projet de civilisation, orienté vers la reconnaissance, la justice historique et l’épanouissement des générations futures.
Prince Kum’a Ndumbe III : Homme de culture, de mémoire et de transmission.
Certaines vies ne se limitent pas à une biographie individuelle : elles s’inscrivent dans la durée, au croisement de la mémoire des peuples, de la voix des ancêtres et des interrogations de l’avenir. Kum’a Ndumbe appartient à cette catégorie rare d’esprits dont la vie témoigne d’une responsabilité supérieure : transmettre, éclairer et ouvrir des chemins de conscience.
Sa vie se lit d’abord comme une école de l’écoute. Toute pensée véritable commence par ce geste humble : entendre avant de parler. Écouter, c’est recueillir les traces de l’histoire, comprendre les racines invisibles qui nourrissent les civilisations et restituer dignité aux récits effacés ou oubliés. C’est ainsi que se forge une pensée où l’expérience humaine devient matière de connaissance et où la mémoire collective devient instrument d’émancipation.
À travers son engagement intellectuel et culturel, le prince Kum’a Ndumbe III incarne la figure du passeur : celui qui recueille les traces du passé pour les transmettre au futur.
Dans un monde souvent tenté par l’oubli et la vitesse, son œuvre rappelle que la mémoire est une responsabilité, que la connaissance est une libération et que la transmission est l’un des actes les plus nobles de la vie humaine.
Ainsi se dessine la silhouette d’un homme pour qui l’histoire n’est pas seulement un objet d’étude, mais un engagement : celui de rendre aux peuples la conscience de leur grandeur.
Tous les travaux du Prince devraient être valorisés sur le plan éducatif, dans les programmes scolaires et dans la formation académique des élites africaines, mais aussi accessibles à tous les peuples.
Ses recherches méritent d’être prises en compte avec sérieux afin de nourrir notre dignité, notre fierté, notre liberté et notre souveraineté.
Homme de conscience et de fidélité, Kum’a Ndumbe honore les liens qui tissent la trame humaine. Les relations d’amitié, de fraternité et de solidarité ne sont pas seulement affectives : elles constituent une philosophie de l’existence, car c’est dans le rapport à l’autre que se mesure la portée d’un engagement.
Kum’a Ndumbe : le Prince qui rendit à l’Afrique la mémoire de son histoire
Universitaire, écrivain, historien et humaniste, le prince Kum’a Ndumbe naît le 1ᵉʳ novembre 1946 dans la grande cité portuaire de Douala, ouverte sur l’Atlantique et cœur économique et culturel du Cameroun.
Cette naissance ne représente pas seulement la venue au monde d’un être promis à une trajectoire intellectuelle remarquable : elle s’inscrit dans la continuité d’une histoire ancienne, dense et presque épique, celle de la prestigieuse dynastie royale des Bele-Bele, plus connue sous le nom de dynastie Bell, l’une des grandes lignées du peuple Douala, qui a joué un rôle majeur dans l’histoire politique et économique de la région, notamment à l’époque où les sociétés côtières africaines entretenaient des relations commerciales et diplomatiques avec les puissances européennes. .
Dans cette famille, la mémoire ne relève pas du simple souvenir : elle constitue une véritable institution vivante. L’histoire ne s’apprend pas seulement dans les livres ; elle circule dans la parole des anciens, dans les récits transmis au fil des générations, dans les gestes rituels et parfois même dans les silences qui accompagnent la tradition. Grandir dans une telle lignée, c’est habiter une mémoire collective où le passé demeure présent.
L’héritage familial est profondément marqué par la figure historique du roi Rudolf Douala Manga Bell, souverain emblématique du début du XXᵉ siècle et symbole majeur de la résistance africaine face à l’expansion coloniale allemande. Son exécution en 1914, après un combat juridique et politique contre l’expropriation des terres douala par l’administration coloniale, constitue un évènement fondateur dans la mémoire de la dynastie, transmis comme une mémoire presque sacrée qui façonne durablement la conscience historique et morale de celui qui naît plusieurs décennies plus tard dans cette lignée.
Mais si l’héritage dynastique constitue l’un des points d’ancrage de son parcours, c’est avant tout par son engagement intellectuel que Kum’a Ndumbe III s’est imposé comme une figure majeure de la pensée africaine contemporaine.
Dès l’enfance, deux forces structurent ainsi la formation du futur penseur.
La première est la tradition africaine. Elle s’enracine dans la culture douala, dans la connaissance des lignages et dans la conscience profonde d’une histoire précoloniale longtemps marginalisée par les récits dominants. Elle rappelle qu’avant l’irruption européenne, les sociétés africaines possédaient leurs institutions politiques, leurs systèmes économiques, leurs savoirs et leurs visions du monde.
La seconde force réside dans l’ouverture au monde. Elle se manifeste par l’apprentissage des langues étrangères, la fréquentation d’institutions éducatives modernes et une curiosité intellectuelle tournée vers l’universel.
De cette double appartenance – africaine par l’héritage, internationale par la formation – naît progressivement une conscience singulière : celle d’un homme appelé à penser les rencontres, les tensions et les dialogues entre civilisations.
Enfance et premières études au Cameroun
Les années 1950 constituent une riche période de formation intellectuelle. Les premières études se déroulent à Bonabéri, quartier historique de Douala où se croisent commerçants, marins, missionnaires et administrateurs. Dans cet espace de circulation permanente, l’enfant découvre très tôt la pluralité des mondes.
La scolarité se poursuit dans des établissements prestigieux de la ville, notamment au Collège Libermann et au Lycée Joss. Ces institutions, héritières du système éducatif colonial, dispensent un enseignement fortement marqué par les programmes européens. Pourtant, au sein même de ce cadre académique, une conscience politique et historique commence à émerger chez de nombreux élèves africains.
Très tôt, les enseignants remarquent les capacités exceptionnelles de Kum’a Ndumbe: sensibilité aiguë à l’écriture, goût prononcé pour la réflexion philosophique et fascination pour l’histoire. L’adolescent remplit des cahiers de poèmes, d’essais critiques et de textes littéraires, cherchant à la fois à comprendre le monde et à lui donner une forme intelligible.
Ces années d’apprentissage coïncident avec une période décisive de l’histoire africaine : celle des luttes pour l’indépendance. Dans l’ensemble du continent, les sociétés africaines s’engagent dans des combats politiques et intellectuels visant à mettre fin à la domination coloniale.
Dans ce contexte, trois interrogations majeures s’imposent progressivement : la question de l’identité africaine face aux puissances occidentales, les conséquences politiques et culturelles du colonialisme, la possibilité d’une liberté véritable pour les peuples africains. Ces questions deviendront le cœur de toute l’œuvre future de Kum’a Ndumbe.
Le départ en Europe et l’épreuve du regard étranger (1961-1975)
En 1961, à l’âge de quinze ans, le jeune prince quitte le Cameroun pour poursuivre ses études en Europe. Il s’inscrit au Gymnasium d’Essen en Allemagne, où il obtient son baccalauréat en 1967.
Puis, il poursuit des études universitaires en Allemagne et plusieurs pays européens, spécialisées en histoire, sciences politiques, études germaniques et relations internationales. Ses recherches portent notamment sur les politiques coloniales européennes et sur les dimensions idéologiques du colonialisme allemand.
Au cours de ce parcours académique international, il obtient plusieurs doctorats dans des domaines liés à l’histoire, aux sciences politiques et aux études africaines.
Il acquiert également une habilitation universitaire en Allemagne, qualification académique particulièrement exigeante qui atteste non seulement d’une expertise scientifique approfondie, mais également d’une capacité à diriger des recherches de haut niveau et à former de nouvelles générations de chercheurs. Grâce à cette reconnaissance académique, Kum’a Ndumbe III enseigne dans plusieurs universités européennes et africaines, tout en tissant un réseau intellectuel international.
L’expérience européenne agit comme une double révélation
D’une part, elle permet la découverte de la rigueur académique et de la richesse intellectuelle des universités occidentales. D’autre part, elle révèle une réalité plus troublante : l’histoire africaine apparaît souvent déformée ou réduite dans les manuels européens. L’Afrique y est fréquemment présentée comme un continent entré dans l’histoire uniquement à travers la colonisation.
Face à ce constat, une question fondamentale surgit : qui écrit l’histoire du monde ? Cette interrogation devient le point de départ d’un long travail intellectuel.
En outre, un axe de réflexion particulièrement novateur concerne l’étude des relations entre l’idéologie raciale développée dans l’histoire allemande et la perception de l’Afrique. Ces travaux font émerger l’une des premières analyses systémiques, par un chercheur africain, des liens entre l’histoire allemande et le continent africain.
Cependant, au-delà de ce parcours académique prestigieux, Kum’a Ndumbe III s’affirme surtout comme un intellectuel profondément engagé dans les débats politiques, culturels et historiques concernant l’avenir du continent africain.
L’écrivain et l’intellectuel engagé: une œuvre littéraire et intellectuelle monumentale
Parallèlement à la recherche et à l’enseignement universitaire, Kum’a Ndumbe III s’affirme comme un écrivain particulièrement prolifique.
Ses ouvrages et publications abordent des thèmes essentiels : l’histoire politique du continent africain, les résistances africaines face à la colonisation, les dynamiques de la mémoire collective, les identités culturelles africaines, les relations complexes entre l’Afrique et l’Europe
L’écriture devient, pour Kum’a Ndumbe, un espace de liberté intellectuelle: au fil des décennies, plus de quatre-vingts ouvrages sont publiés.
Polyglotte et profondément curieux du monde, l’écrivain s’exprime en français, allemand, anglais et douala.
Son œuvre littéraire couvre une grande diversité de genres : romans, poésie, contes, pièces de théâtre, essais politiques, recherches historiques, analyses économiques.
Dès la fin des années 1960, plusieurs œuvres sont publiées en allemand, parmi lesquelles : « Lumumba II », « Kafra-Biatanga » – Tragédie de l’Afrique et « Ach Kamerun! Unsere alte deutsche Kolonie ». Ces textes dénoncent avec vigueur les logiques impérialistes, les manipulations politiques et la destruction culturelle provoquée par la domination coloniale. Ce texte marque l’affirmation d’une voix singulière, à la fois critique, lucide et profondément humaniste. Il s’adresse aux jeunes générations africaines et les invite à se libérer des illusions politiques pour reconstruire une dignité intellectuelle fondée sur la connaissance de l’histoire.
Parmi ses textes marquants figure l’ouvrage « Le Monstre – Lettre à un jeune Africain », publié en 1971. L’auteur y développe une critique vigoureuse du système colonial et de ses prolongements politiques, économiques et culturels dans l’Afrique contemporaine.
D’autres également : « Au nom d’une race », « Dialogue en noir et blanc », « Hitler voulait l’Afrique » et « Africa is Calling ». L’ensemble de ces textes propose une réflexion approfondie sur les rapports de pouvoir à l’échelle mondiale et sur la nécessité d’une reconstruction culturelle africaine.
Ses travaux couvrent un large éventail de domaines liés aux sciences humaines et sociales et à l’histoire : l’histoire africaine et les civilisations précoloniales, la politique africaine et les relations internationales, les cultures et les langues africaines, les structures économiques et sociales du continent, les formes de résistance face à l’esclavage, à la colonisation et aux mécanismes contemporains de néo colonisation.
Au-delà des thématiques, son écriture associe systématiquement la recherche historique à une réflexion éthique. L’histoire, pour lui, est un espace où se jouent justice, reconnaissance et dignité. Ses conférences, en universités et forums internationaux, prolongent cette démarche : penser l’histoire comme mémoire vivante, engagée et mobilisatrice pour l’avenir.
Kum’a Ndumbe III participe ainsi à un débat intellectuel fondamental : celui de la souveraineté culturelle et historique des peuples africains.
Carrière universitaire internationale et médiation intellectuelle: l’université comme lieu d’éveil des consciences.
La carrière académique de Kum’a Ndumbe, se déploie dans plusieurs espaces universitaires. Professeur dans plusieurs universités africaines et européennes, il enseigne en Allemagne, en France, et au Cameroun, où il dirige notamment un département d’études germaniques à l’université de Yaoundé.
Il n’a jamais envisagé la chaire universitaire comme un simple lieu de transmission. Pour lui, enseigner consiste à éveiller les consciences.
Sa pédagogie, exigeante et humaniste, vise à former non seulement des spécialistes, mais des esprits capables de questionner le monde, de comprendre leur histoire et de contribuer activement à la construction de leur société. Ses cours d’histoire africaine dépassent la simple chronologie : ils invitent à réfléchir sur la manière dont les peuples se racontent eux-mêmes et sur la nécessité de restituer à l’Afrique la maîtrise de sa propre narration historique.
Relire l’histoire du continent selon des perspectives africaines est, pour lui, une exigence éthique. Il ne s’agit pas d’effacer les apports extérieurs, mais de corriger les déséquilibres hérités des récits coloniaux, qui ont longtemps présenté l’Afrique à travers des prismes étrangers à ses dynamiques propres. Cette approche a profondément marqué plusieurs générations d’étudiants, leur offrant un lien vivant entre érudition académique et réalité sociale, politique et culturelle.
Cette position singulière, à la croisée des cultures africaines et européennes, lui confère un rôle rare : celui de médiateur intellectuel entre deux univers historiques. L’analyse des relations entre l’Europe et l’Afrique se nourrit ainsi d’une perspective interculturelle particulièrement éclairante.
La parole comme engagement moral
Dans les sociétés africaines traditionnelles, la parole occupe une place centrale. Elle n’est pas un simple instrument de communication : elle est acte, responsabilité et parfois serment. Parler, c’est prendre position devant la communauté et assumer les conséquences morales de ses mots.
Selon la tradition africaine de transmission orale, elle se partage avec générosité et humilité.
La parole donnée possède une force unique : elle engage celui qui la prononce et tisse un lien invisible mais puissant entre les individus. Mentir ou manipuler la parole ne trompe pas seulement autrui, cela rompt l’harmonie du tissu social.
Cette conception contraste avec certaines formes contemporaines de communication, où les mots circulent parfois sans poids, sans engagement et sans responsabilité. Dans les sphères politiques, médiatiques ou numériques, la parole peut se transformer en outil de manipulation ou de division.
La pensée africaine traditionnelle rappelle que la parole doit rester un instrument de vérité, un pont entre les êtres, et non une arme pour fragmenter la communauté.
Une œuvre tournée vers l’avenir
Ainsi, l’œuvre de Kum’a Ndumbe III dépasse le cadre universitaire : elle est un héritage intellectuel et moral. Elle montre qu’un intellectuel peut être chercheur, pédagogue, passeur de mémoire et acteur engagé. Son parcours rappelle que construire l’avenir exige la reconnaissance de la profondeur de l’histoire et de la dignité des cultures. Faire de la science humaine une mission de conscience est la singularité durable de son chemin. Et toujours, il porte avec lui son bâton de sagesse, symbole d’une intelligence qui relie mémoire, humanité et vivant.
La sagesse du vivant transmise par les récits.
Au-delà de l’histoire et de l’université, Kum’a Ndumbe III explore les leçons offertes par la nature et les métiers. Dans le théâtre de la vie, les animaux ne sont pas de simples créatures guidées par l’instinct, mais des héritiers d’une longue mémoire biologique et des agents d’une intelligence façonnée par l’expérience. L’homme moderne, célébrant puissance et accumulation, pourrait apprendre d’eux la ruse, l’adaptation, la patience et l’équilibre. La véritable intelligence réside moins dans la domination que dans l’harmonie avec le monde.
Prince Kum’a Ndumbe est un écrivain qui n’a jamais perdu le contact avec la source, avec l’histoire intime de son continent. Pour s’en convaincre, il suffit de quitter les cités de verre et d’acier et de s’immerger dans la respiration lente d’un village africain, sanctuaire vivant d’une civilisation rurale où chaque existence reste intimement liée à la terre. Chaque geste, chaque souffle, chaque regard raconte la continuité d’un monde façonné par des générations de mains laborieuses et d’âmes attentives.
À l’aube, quand le soleil éclaire les toits de terre et de chaume, les métiers anciens s’éveillent comme les rouages d’une mémoire collective. Le forgeron, gardien du feu et du métal, frappe l’enclume avec la précision d’un rituel ; le paysan retourne la terre, fidèle aux rythmes ancestraux ; le berger conduit son troupeau avec une vigilance façonnée par l’expérience ; le pêcheur rejoint la rivière, et le chasseur scrute la brousse, attentif aux signes de la vie et de la survie.
Autour d’eux, la communauté des artisans et des sages perpétue la tradition : le tisserand, le potier, le sculpteur, le charpentier, le menuisier, le cordonnier, le tanneur, le meunier, le boulanger, le brasseur de mil, le marchand, l’herboriste, le guérisseur, le sage, le conteur, le musicien jouant du balafon, de la kora, du djembé ou de la flûte, le danseur rituel, le maçon, le tailleur, le palmiste, le vannier, le fabricant de nattes et de calebasses, le collecteur de miel, le porteur d’eau, le batelier, le cultivateur de coton, le récolteur de sel, l’orfèvre… Tous participent à une architecture sociale et morale où chaque geste est chargé de sens et de mémoire.
Ces métiers, qui peuvent sembler modestes aux yeux des civilisations industrielles, constituent en réalité le socle d’un monde où l’expérience, la mémoire et l’éthique se transmettent non par des textes abstraits, mais par le mouvement quotidien des corps et des mains.
Dans ce village, les saisons et la terre dialoguent avec l’homme, et les animaux ne sont pas de simples compagnons, ils deviennent des maîtres silencieux :
Le chien, fidèle depuis des millénaires, enseigne la loyauté indéfectible. Il observe, anticipe et comprend les intentions avant même qu’elles ne soient exprimées. Son instinct collectif, héritage du loup, rappelle que la coordination et la solidarité surpassent l’individualisme.
Le chat, dans la pénombre du soir, incarne l’art de l’observation silencieuse. Chaque pas est réfléchi, chaque bond calculé. Il nous enseigne que patience et discrétion peuvent dépasser la force brute et la parole hâtive.
La vache, par sa lenteur méthodique, rappelle la valeur de l’assimilation et de la persévérance. Les leçons absorbées, comme l’herbe qu’elle rumine, se transforment avec le temps en compréhension durable.
La chèvre, agile et audacieuse, incite à l’audace mesurée : avancer sur des chemins incertains, oser l’inconnu, comprendre que la découverte naît souvent de ceux qui se risquent là où d’autres hésitent.
Le mouton, symbole du collectif, révèle la force de la solidarité : dans le troupeau, la vigilance de chacun protège tous les autres. La sécurité et le progrès naissent de la cohésion et de la coopération.
Le crapaud, par sa métamorphose, symbolise le pouvoir de la transformation et la capacité des sociétés à se réinventer face aux épreuves.
Quant à la sirène, figure mythique, elle rappelle l’influence des symboles et de l’imaginaire, capables de façonner nos comportements et nos visions du monde autant que la réalité tangible.
Ainsi, les animaux deviennent des miroirs subtils de l’expérience humaine
Dans ce village africain où les métiers anciens perpétuent la mémoire des gestes humains, la nature devient la grande école de
la vie. Ici, l’expérience se mêle à l’éthique, la tradition côtoie la modernité, et l’homme comprend qu’il n’est pas le maître absolu du monde vivant, mais l’un de ses élèves.
Observer la ruse, la patience et la créativité des animaux revient à interroger notre propre sagesse et à poser la question essentielle : comment vivre, durer et comprendre notre place dans l’immense histoire de la Terre.
La philosophie africaine ne se transmet pas seulement par des discours abstraits ; elle s’incarne dans les contes initiatiques, véritables pédagogies de la vie.
L’histoire de la petite graine qui doute de devenir un arbre révèle que toute grandeur commence dans l’invisible. La germination lente et silencieuse symbolise le processus intérieur par lequel chaque être humain développe ses potentialités.
Le récit de l’éléphant qui souhaite traverser un ruisseau sans se mouiller enseigne une autre vérité : certaines expériences exigent d’accepter l’inconfort. La transformation personnelle ne se produit qu’en traversant des moments d’incertitude et de difficulté.
Le caméléon orgueilleux découvre, quant à lui, que la capacité d’adaptation – pourtant précieuse – peut devenir source de vanité si elle n’est pas accompagnée d’humilité.
Les leçons de la communauté : le dialogue avec les traditions vivantes
La pensée de Kum’a Ndumbe III dépasse les frontières universitaires : elle s’étend aux traditions africaines. Le Prince entretient un dialogue constant avec les chefs coutumiers et les autorités traditionnelles. Cette relation dépasse le symbolique : elle reflète la conviction que la connaissance humaine ne réside pas seulement dans les bibliothèques ou les archives, mais dans les mémoires vivantes, les traditions orales et les systèmes de pensée transmis par les ancêtres.
Ces rencontres témoignent de sa volonté de réconcilier deux formes de savoir trop souvent opposées : le savoir académique et le savoir ancestral. Pour lui, les traditions ne sont pas de simples vestiges du passé, mais des dimensions actives de la pensée africaine, permettant d’habiter le monde, d’organiser la société et de transmettre une sagesse collective.
De nombreux exemples illustrent cette sagesse ancestrale:
Un village se déchire à cause de rumeurs et de paroles malveillantes. La communauté se fragmente, la confiance disparaît. Ce sont les anciens qui interviennent pour rétablir la vérité et rappeler une règle fondamentale : chaque parole engage la responsabilité de celui qui la prononce.
Un conte met en scène le soleil se moquant de la lune pour sa lumière fragile. La lune répond calmement : sa lumière, douce, éclaire les nuits lorsque le soleil disparaît. Chaque être possède ainsi une fonction unique dans l’équilibre du monde.
La rivière, confrontée à une pierre, choisit de la contourner plutôt que de la combattre. Cette sagesse essentielle montre que la persévérance ne consiste pas toujours à affronter frontalement les obstacles, mais à trouver un chemin pour les dépasser.
Apprendre par l’expérience
La tradition narrative africaine enseigne que l’erreur elle-même peut être source de connaissance :
Le jeune homme qui refuse d’écouter le sage apprend par l’épreuve la valeur de l’expérience. L’oiseau qui rêve d’atteindre les étoiles découvre que la véritable liberté réside déjà dans l’acte de voler.
Le lion comprend que la puissance dépourvue de justice conduit à l’isolement. La force non guidée par la sagesse finit par se retourner contre celui qui la possède.
Une graine emportée par le vent prend racine dans une terre étrangère et devient un arbre majestueux : symbole de l’exil, de la migration et de la renaissance possible par l’expérience.
Dans ces histoires se dessine une véritable pédagogie communautaire :
Les villageois qui travaillent ensemble sous la pluie comprennent que la solidarité construit les sociétés. Le poisson découvre que la rivière est sa maison et que sa survie dépend du respect de l’environnement. Le chasseur apprend que la forêt n’est pas un ennemi, mais un partenaire dont il faut préserver l’équilibre.
Le vieil arbre conseille au jeune arbre de résister aux tempêtes : c’est dans l’épreuve que les racines deviennent profondes.
Même les erreurs deviennent des enseignements. Le caméléon qui trompe les autres découvre que la vérité finit toujours par se révéler. L’incendie qui détruit un village devient une occasion de reconstruction et de solidarité. La petite fleur insignifiante contribue à l’harmonie du jardin, et le silence d’un village devient un moment de réflexion pour écouter la voix de sa conscience.
Cette pensée apparaît comme une véritable philosophie de l’expérience : la connaissance n’a de sens que si elle transforme la vie.
Comprendre le monde implique d’agir pour le rendre plus juste. La sagesse consiste à écouter, apprendre et transmettre. Elle s’enracine dans la mémoire des anciens, tout en s’orientant vers l’avenir.
L’Afrique et la reconquête de son histoire
Pour l’Afrique, cette mission est cruciale. Longtemps, l’histoire du continent a été fragmentée ou déformée par des récits extérieurs, réduisant le continent à la colonisation, à l’esclavage ou à ses crises contemporaines.
Cette vision a occulté la richesse des civilisations africaines anciennes : institutions politiques, systèmes philosophiques, traditions artistiques et formes d’organisation sociale. Or, l’Afrique possède une histoire millénaire qui a largement contribué au patrimoine universel de l’humanité.
Dans ce contexte, certains penseurs apparaissent comme passeurs de mémoire, participant à la reconstruction d’une conscience historique africaine. On peut les considérer comme les Plumes d’Or du Baobab d’Afrique.
Le baobab symbolise la sagesse et la longévité. Ses racines plongent profondément dans la terre tandis que ses branches s’élèvent vers le ciel. Il symbolise l’équilibre entre mémoire et avenir. La pensée africaine invite à maintenir cet équilibre : rester fidèle à ses origines tout en s’ouvrant aux horizons nouveaux.
La civilisation ne se construit ni dans l’oubli du passé ni dans la peur du futur. Elle naît dans la capacité à relier les deux. Lorsque la mémoire éclaire l’avenir, la connaissance devient une force de transformation, et la sagesse un chemin vers une humanité plus consciente d’elle-même, de son histoire et du monde qu’elle habite.
Prince Kum’a Ndumbe : Gardien de Mémoire et de Savoir
La quête intellectuelle et la transmission
Le parcours de Kum’a Ndumbe est animé par un esprit d’exploration plus que de conquête : comprendre l’histoire, non la dominer. Mettre en lumière l’histoire africaine comme composante essentielle de l’aventure humaine est sa vocation.
L’Afrique, dans sa diversité culturelle, spirituelle et historique, dépasse de loin les représentations réductrices. Les civilisations africaines ont produit des visions du monde et des systèmes de pensée qui font partie intégrante du patrimoine universel. Au cœur de cette démarche se trouve la transmission : les ancêtres africains ont légué bien plus que des traditions ; ils ont transmis une sagesse et une manière de comprendre le monde.
Kum’a Ndumbe rappelle que les héritages ne sont pas des vestiges : ce sont des forces vivantes, capables d’orienter le présent et d’éclairer l’avenir. Les oublier serait se priver d’une part essentielle de l’humanité. Les préserver et les transmettre maintiennent ouverte la chaîne de la mémoire.
Une conscience universelle
Sa conscience de la transmission puise également dans l’histoire familiale. Les récits des ancêtres ont façonné sa vision du monde et nourri son attachement à la reconnaissance des peuples africains et à la restauration de leur mémoire historique.
Dans un monde contemporain marqué par des mutations profondes et des tensions entre civilisations, Kum’a Ndumbe se pose comme un artisan de dialogue. Faire entendre la voix de l’Afrique n’est pas un simple geste identitaire : c’est contribuer à l’équilibre de la pensée humaine.
La mémoire historique demeure un instrument essentiel pour construire un avenir plus juste. Aucune société ne peut se projeter durablement sans connaître ses racines. La mémoire n’est pas nostalgie : elle est énergie.
Kum’a Ndumbe incarne un homme enraciné dans son héritage mais résolument ouvert à l’universel. Sa trajectoire témoigne d’une fidélité constante à trois exigences : préserver la mémoire, transmettre les valeurs ancestrales et contribuer à la reconnaissance de la richesse intellectuelle et culturelle de l’Afrique dans l’histoire du monde.
Son image se lit comme une métaphore de l’engagement humain : la main qui guide la jeunesse, la bouche qui restitue la parole aux oubliés, les pas qui se dirigent vers les anciens, l’œil qui accompagne ceux qui ne voient pas, l’oreille attentive à la poésie profonde de l’Afrique.
Pour lui, la connaissance n’est pas un pouvoir, mais un service. Son œuvre sensibilise la jeunesse africaine aux enjeux extérieurs et à la valeur de sa propre culture, rappelant que le savoir, loin d’être une possession individuelle, est une responsabilité collective.
Prince Kum’a Ndumbe nous rappelle avec force que l’existence humaine se déploie toujours entre des forces contraires. Entre les volcans du positif et du négatif, chacun est appelé à calibrer sa conscience, à traverser les nuits sans renoncer à la lumière, et à élever la transmission au rang d’acte sacré, porteur d’une responsabilité intrinsèque à l’expérience humaine. Cette vigilance morale, cette quête d’équilibre intérieur, constitue le fil invisible qui relie les générations et permet à l’homme d’habiter le monde avec lucidité et profondeur.
Depuis la nuit des temps, les artistes se tiennent au seuil du visible et de l’invisible. Leur rôle est de briser les chaînes de l’aliénation, de contester les dominations et de participer à la décolonisation de la pensée. Leur œuvre s’enracine dans la dignité humaine et dans la conscience que l’homme fait partie d’un univers plus vaste, où chaque geste, chaque son, chaque couleur porte un message moral.
Au Cameroun, un peuple n’est pas seulement une population recensée par un État : il est mémoire incarnée, souffle partagé, fidélité à une transmission qui traverse les siècles. Il naît des gestes répétés, des paroles confiées au feu du soir, des expériences accumulées et des épreuves traversées. La mémoire camerounaise est multiple et complexe, comme la forêt qui recouvre ses terres. Les peuples Bamiléké, Bassa, Beti, Bamoun, Kirdi, Peul, Tikar, Maka, Bakweri et tant d’autres composent une constellation de cultures, chacune porteuse de rites, de symboles, de récits et de visions du monde.
Ces traditions ne sauraient se réduire à du folklore. Elles constituent de véritables bibliothèques vivantes. Gravées dans la terre, la pierre, le bois, le tissu et la voix humaine, elles détiennent un savoir ancien, souvent supérieur à tout code écrit, qui organise la vie sociale et régit les relations humaines avant même l’existence des lois modernes. Les arbres sacrés incarnent cette sagesse : le tronc devient autel, les racines mémoire. Contempler le vivant éduque et guide l’homme dans ses choix moraux.
Les objets rituels, les statues et les masques traduisent cette pensée. Immobiles, ils parlent et instaurent un dialogue avec les ancêtres. Le masque bamoun, lorsqu’il apparaît sur la place du village, transforme la perception collective : la mémoire des disparus juge les actes des vivants, et la société prend conscience de sa responsabilité morale. Ce théâtre rituel anticipe des formes d’éducation et d’éthique que nos institutions contemporaines peinent encore à formaliser.
Dans ce théâtre, chaque élément – sons, couleurs, matières – participe à l’expression de la mémoire et de l’identité. Les pagnes racontent des histoires, les perles et les instruments transmettent des messages subtils, et le balafon rythme la vie collective. Le corps humain devient support et vecteur de connaissance, transformant danse, peinture et masque en véritables livres vivants.
L’éducation traditionnelle repose sur la participation, le geste et l’observation. Les sociétés initiatiques transmettent leurs secrets à travers des rites qui lient l’individu au groupe. Danses, chants et récits du soir enseignent le respect de la terre, des ancêtres et des vivants. Chaque geste est poème, chaque chant invocation, chaque rituel leçon de vie. La mémoire collective devient l’instrument premier de formation de l’identité.
La nature elle-même enseigne : montagnes, rivières, forêts incarnent un savoir sacré. Les gestes rituels de reconnaissance – vin de palme, poignée de mil, flamme allumée – traduisent la conscience que l’homme n’est pas maître absolu, mais partenaire d’un équilibre fragile. Les catastrophes écologiques récentes rappellent que ce savoir ancestral n’était pas naïf, mais profondément lucide.
Les femmes, souvent invisibles dans les récits extérieurs, occupent pourtant un rôle central. Elles maintiennent l’équilibre social, transmettent les savoirs médicinaux, nourrissent et éduquent, régulent les conflits et assurent la continuité culturelle. Les enfants, initiés précocement, deviennent les gardiens de ce patrimoine vivant, prêts à le recevoir et à le transformer.
Aujourd’hui, la modernité bouleverse ces structures. École, médias, migrations et numérique confrontent les savoirs ancestraux aux logiques scientifiques et économiques. Le défi n’est pas d’opposer tradition et modernité, mais de les faire dialoguer avec justice et respect. Valoriser les connaissances locales, les protéger juridiquement et les adapter aux technologies modernes constitue un enjeu crucial.
La technologie peut devenir alliée : archives numériques, intégration des traditions dans l’éducation, cinéma, théâtre et musique contemporaine peuvent prolonger et renouveler la transmission. Une société qui respecte son patrimoine tout en l’ouvrant au dialogue avec le monde construit une identité vivante. Les tambours continueront de rassembler, les rivières de nourrir, et les savoirs de guérir.
Au cœur de cette exploration intellectuelle et culturelle se révèle la richesse inestimable du Cameroun où se conjuguent passé et présent, tradition et modernité, mémoire et innovation. Les chefferies dressent le décor historique, les femmes en assurent la médiation, les enfants portent l’avenir, et les arts offrent le langage qui relie tous les éléments. Dans cette rencontre se joue l’une des grandes aventures humaines : apprendre à avancer sans jamais oublier.
La diversité linguistique n’est pas un obstacle, mais un horizon de profondeur. Chaque langue y est un monde, une manière unique d’organiser la pensée, de nommer la nature et d’appréhender les relations humaines. Préserver cette pluralité, c’est sauvegarder la multiplicité des regards sur l’existence. Dans un monde souvent tenté par l’uniformité, elle rappelle que l’humanité s’épanouit dans la diversité de ses voix et que chaque langue constitue une fenêtre singulière sur le cosmos et sur l’âme humaine.
Ainsi, la civilisation camerounaise se révèle comme une œuvre collective, façonnée patiemment par l’expérience, l’éthique et l’imagination des générations. Elle démontre que la culture n’est pas un simple héritage du passé, mais une force vivante, capable d’éclairer le présent et de préparer l’avenir. Elle est à la fois mémoire et moteur de création, d’innovation et de renouvellement.
Prince Kum’a Ndumbe : Gardien de la mémoire et de l’humanisme africain
L’éthique d’un combat intellectuel.
Au-delà de l’érudition, la pensée développée par Kum’a Ndumbe s’inscrit dans une véritable éthique du savoir.
Les combats menés concernent notamment : la décolonisation des esprits, la restitution des œuvres d’art africaines, la reconstruction de l’histoire africaine, la critique du néocolonialisme économique.
Selon cette perspective, la colonisation n’a pas seulement transformé les structures politiques et économiques ; elle a également altéré la confiance collective des peuples africains dans leurs propres capacités historiques.
L’ensemble de l’œuvre vise ainsi à restaurer cette dignité.
L’unité profonde de cette œuvre repose sur un principe simple et puissant : rendre à l’Afrique la connaissance de son histoire afin qu’elle retrouve confiance en son avenir.
Le souffle d’une humanité réfléchie
Certaines présences s’imposent sans bruit, comme si elles appartenaient à une temporalité différente. Celle de Kum’a Ndumbe relève de cette singularité.
Avant même que la parole ne s’élève, une atmosphère de réflexion semble s’installer. Sa présence agit comme une vibration subtile, un souffle qui n’est pas seulement respiration, mais rythme et profondeur.
Les mots apparaissent avec la précision d’une goutte d’eau tombant sur une pierre polie : mesurés, réfléchis, mais porteurs d’une force intérieure. Chaque phrase possède une musicalité particulière qui invite à l’attention et à l’intériorité.
Lorsque le silence succède à la parole, il ne devient jamais vide. Il se transforme en espace de contemplation, comparable à une forêt sacrée où chaque souffle du vent, chaque frémissement des feuilles, rappelle que la pensée humaine n’est jamais isolée du monde qui l’entoure.
Ainsi se dessine la figure d’un esprit rare : l’un des grands cerveaux africains dans le domaine des sciences humaines et de l’histoire africaine, un penseur pour qui la connaissance n’est pas seulement accumulation de savoirs, mais chemin vers la liberté des peuples.
Au Cœur de la Sagesse Africaine, Prince Kum’a Ndumbe déploie une vision profondément humaniste de la civilisation africaine. Elle ne se limite pas à l’étude de l’histoire ou de la culture : elle constitue une véritable philosophie de la vie, fondée sur la dignité humaine, la responsabilité morale et la transmission de la sagesse. L’Afrique n’est pas seulement un espace géographique ou politique ; elle est une mémoire vivante, une conscience collective forgée par des siècles d’expériences, de créations et de résistances.
Restaurer l’histoire africaine : un lieu pour la mémoire africaine
La concrétisation de l’engagement et du combat intellectuels de Kum’a Ndumbe III au service de l’Afrique et des Africains s’est traduite par la création d’un lieu pour la mémoire africaine : La Fondation AfricAvenir International, centre de mémoire et d’avenir.
Prince Kum’a Ndumbe III fonde en 1985 » AfricAvenir International », dans le quartier de Bonabéri, à Douala une institution destinée à promouvoir la renaissance intellectuelle et culturelle du continent dont les objectifs sont multiples : préserver la mémoire historique africaine, encourager le dialogue interculturel, soutenir l’éducation, favoriser la création artistique et culturelle africaine, promouvoir la paix et le développement.
Cette institution a été conçue comme un véritable centre de renaissance culturelle africaine. Elle se veut un espace multidimensionnel consacré à la préservation, à la transmission et à la valorisation du patrimoine intellectuel africain.
Kum’a Ndumbe III y a développé un lieu unique dédié à la mémoire et au patrimoine intellectuel africains. Ce centre rassemble archives, livres, documents historiques et recherches consacrés à l’Afrique, et particulièrement au Cameroun. Il ne se limite pas à la conservation : c’est un lieu de réflexion, de rencontre et de formation, ouvert aux chercheurs et aux étudiants. Il constitue un acte de résistance culturelle dans un monde où la mémoire est souvent fragile et dispersée.
L’idée centrale est simple mais ambitieuse : créer un lieu où les Africains puissent étudier leur propre histoire à partir de sources africaines authentiques, dans la perspective que la connaissance devienne un instrument fondamental d’émancipation intellectuelle et culturelle.
Préalablement à cette création, convaincu que l’avenir de l’Afrique dépend en grande partie de la reconquête de sa mémoire historique, Kum’a Dumbe a dirigé au Cameroun , entre 1981 et 1986, une vaste enquête historique auprès de 176 témoins âgés de quatre-vingts à cent ans. Leurs récits permettent de reconstituer les luttes locales de résistance.
Ces témoignages nourrissent un projet monumental : Africa’s Collective Memory, dont l’objectif est de restituer l’histoire africaine à partir du regard africain.
Une maison d’édition est également créée afin de diffuser des travaux consacrés à l’histoire, à la philosophie et à la pensée africaine contemporaine.
Avec ces réalisations, Kum’a Ndumbe III s’attache une fois de plus à restaurer cette réalité historique et à rappeler une exigence essentielle : pour qu’un peuple soit pleinement souverain, il doit également être maître de sa propre mémoire.
Au cœur de la fondation, la bibliothèque Cheikh Anta Diop, lieu de mémoire par excellence, constitue l’une des réalisations les plus emblématiques du projet.
En donnant à la bibliothèque le nom de Cheikh Anta Diop, Kum’a Ndumbe III rend hommage à un intellectuel, historien et anthropologue sénégalais, dont les travaux ont profondément marqué la pensée historique africaine contemporaine. Les recherches de celui-ci ont joué un rôle déterminant dans la redécouverte et la réhabilitation du passé africain.
Cheikh Anta Diop est notamment connu pour ses recherches sur les civilisations africaines anciennes et pour ses travaux consacrés aux liens entre l’occident et les cultures africaines. Son œuvre a contribué à remettre en question certaines interprétations excentriques de l’histoire mondiale.
La bibliothèque Cheikh Anta Diop abrite un fond documentaire exceptionnel, particulièrement riche et diversifié.
Selon les témoignages de visiteurs et les descriptions de son fondateur, le fonds comprend notamment : des ouvrages historiques rares consacrés à la formation du Cameroun, dont certains remontent à la fin du XIXᵉ siècle, des publications de missionnaires, d’explorateurs et de linguistes européens ayant travaillé en Afrique durant la période coloniale, des archives relatives aux traités coloniaux et aux relations entre les sociétés africaines et les puissances européennes, des documents portant sur les structures politiques et sociales du Cameroun précolonial.
La bibliothèque possède également des sections spécialement destinées aux enfants et aux jeunes lecteurs. L’objectif est de permettre aux jeunes Africains de découvrir leur histoire dès le plus jeune âge et de construire une identité culturelle solide.
Certaines estimations évoquent une collection pouvant atteindre plus de 100 000 ouvrages couvrant des domaines variés tels que l’histoire, l’anthropologie, la philosophie, les langues africaines et les sciences humaines.
Cependant, la bibliothèque ne se limite pas à une simple collection de livres. Elle a été pensée comme un véritable lieu de mémoire collective, destiné à préserver et transmettre les traces documentaires de l’histoire africaine.
Ses missions sont multiples : conserver des documents historiques relatifs à l’Afrique, rendre accessibles des ouvrages rares ou difficiles à trouver, permettre aux chercheurs africains d’accéder à des sources essentielles, offrir aux jeunes générations une vision de l’histoire écrite du point de vue africain.
Au cœur de la Fondation AfricAvenir International, la bibliothèque Cheikh Anta Diop représente bien plus qu’une simple collection d’ouvrages. Elle constitue un espace vivant de recherche scientifique où se rencontrent mémoire, connaissance et transmission.
Elle a donc été conçue comme un instrument d’autonomie intellectuelle, destinée à permettre aux Africains d’accéder directement aux sources historiques et de reconstruire leur mémoire collective de manière indépendante.
Dans cet espace de résistance culturelle, au travers de ses conférences et ses écrits, Kum’a Ndumbe III critique régulièrement la manière dont l’histoire africaine est enseignée dans de nombreux systèmes éducatifs mondiaux, trop souvent scandée par trois événements : l’arrivée des Européens, la traite négrière, la colonisation, réduisant l’histoire africaine à son rapport avec l’Europe et laissant dans l’ombre des millénaires d’expériences historiques antérieures.
Impact et héritage
L’existence de la Fondation AfricAvenir International représente une étape importante dans la réappropriation de l’histoire africaine par les Africains eux-mêmes.
Par son œuvre intellectuelle et par les institutions qu’il a fondées, Kum’a Ndumbe III a inspiré une nouvelle génération de chercheurs, d’écrivains et d’acteurs culturels qui interrogent les récits hérités de l’époque coloniale.
En ouvrant ses portes aux chercheurs, aux étudiants et aux jeunes générations venues de tout le continent – de l’ouest à l’est, du nord au sud – la fondation invite les Africains à renouer avec leur patrimoine historique et culturel.
Car, au fond, la démarche de Kum’a Ndumbe III repose sur une idée simple mais profonde : un peuple qui retrouve la conscience de son histoire retrouve aussi la capacité d’imaginer son avenir.
Son œuvre illustre de manière exemplaire les vertus de la connaissance comme instrument de reconstruction culturelle, de justice mémorielle et de mobilisation intellectuelle des jeunes générations. Dans la civilisation africaine, la connaissance et la préservation du patrimoine apparaissent ainsi comme des leviers essentiels pour restaurer la mémoire collective, renforcer la confiance culturelle et ouvrir la voie à une renaissance intellectuelle du continent.
En alliant rigueur scientifique et fidélité aux héritages vivants, monde académique et sphères traditionnelles, Kum’a Ndumbe III a œuvré à réconcilier deux univers que l’histoire moderne a trop souvent séparés.
Ainsi, par son œuvre intellectuelle et institutionnelle, le prince Kum’a Ndumbe III a su transformer le savoir en œuvre de civilisation et contribuer à poser les bases d’une Afrique lucide sur son passé, libre dans sa pensée et résolument tournée vers l’avenir.
Aujourd’hui encore, l’activité intellectuelle du prince Kum’a Ndumbe III demeure intense : direction d’initiatives culturelles, publications de recherches et participation à de nombreuses conférences internationales.
Sa trajectoire incarne l’union de plusieurs identités : prince africain, historien, professeur d’université, écrivain prolifique, militant pour la renaissance africaine.
Son influence dépasse ainsi largement le cadre académique : elle s’inscrit dans un mouvement plus large de renaissance intellectuelle africaine.
L’humanisme comme horizon
Mais ce qui distingue profondément Kum’a Ndumbe III, c’est son attention à la dimension humaine du savoir. Son engagement s’adresse à l’ensemble de la société : la jeunesse africaine en quête d’avenir; les femmes, actrices de transformation sociale; les anciens, porteurs de mémoire, ainsi que les personnes marginalisées. Chaque individu, selon lui, porte une part de connaissance ; chaque vie contient une expérience digne d’être entendue.
Sa trajectoire, parcourue entre l’Afrique et l’Europe, témoigne d’une fidélité inébranlable à un humanisme exigeant : celui qui reconnaît à chaque culture sa contribution unique à l’aventure humaine.
Cet humanisme africain place la dignité de la personne et la solidarité sociale au centre d’une éthique du savoir. Il rappelle que la connaissance n’est complète que lorsqu’elle s’accompagne de respect et de responsabilité morale.
Yé Lassina Coulibaly est musicothérapeute, artiste international et observateur attentif du monde.
Entre l’Afrique et l’Europe, il prête sa plume comme une passerelle entre les cultures, afin que l’art, la connaissance et la parole demeurent un langage vivant et universel de l’Art et culture. 00336 76 03 71 66,
Le Secrétaire général du Gouvernorat des Tannounyan, Toussaint Méda, a présidé le 26 mardi dernier à Banfora, chef-lieu de la Région, à l’ouverture de la 3ème édition des Journées d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC). Une mobilisation de grande enverg
Instance solennelle de montée des couleurs nationales au sein du Gouvernorat des Tannounyan à l’occasion des JEPPC, édition 3
ure des autorités administratives, coutumières, religieuses, des Forces de défense et de sécurité (FDS) et des structures associatives ont agrémenté cette cérémonie marquée par la montée solennelle des couleurs nationales.
Dans la Région des Tannounyan, c’est parti aussi pour la troisième édition des Journées d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC). C’est Toussaint Méda, Secrétaire général du Gouvernorat de ladite Région, qui a présidé la cérémonie solennelle devant les forces vives.
Eveiller la conscience patriotique et susciter l’engagement citoyen
Le Secrétaire général du Gouvernorat des Tannounyan, Toussaint Méda, livrant la teneur du message du Président du Faso à l’occasion des JEPPC 2026
Comme les précédentes, les JEPPC 2026 visent à éveiller la conscience patriotique et à susciter l’engagement citoyen. Cela conformément à la vision du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré qui les a instituées.
Ainsi, au cours de ces journées, il va s’agir de promouvoir notamment les valeurs de civisme, de tolérance, de patriotisme, de courage, de respect et de solidarité.
La consommation locale au cœur des JEPPC 2026
Une vue de l’assistance à la cérémonie officielle de lancement de la 3e édition des JEPPC, ce 26 mars à Banfora
Les présentes Journées d’engagement patriotique et de participation citoyenne ont pour thème : «Produisons Burkinabè, consommons Burkinabè notre assiette, notre fierté».
La célébration de la 3e édition des JEPPC 2026 intervient en pleine célébration de la Révolution progressiste populaire. Aussi, le Chef de l’Etat a, dans son message, à l’occasion de ces JEPPC 2026, invité les Burkinabè à bien comprendre la portée de leurs actions en matière de consommation afin qu’ils prennent enfin conscience des enjeux.
Et à écouter le Capitaine Ibrahim Traoré, l’avenir de notre pays se joue dans nos champs, nos fermes et aussi dans nos marchés.
«Quand vous préférez le soumbala au cube chimique importé, vous brûlez les brevets de l’impérialisme ; Quand vous revêtez le Faso Dan Fani, vous ne faites pas que vous habiller, vous couvrez la dignité de nos tisseuses», a-t-il relevé. Et d’ajouter : «Nous puiserons dans notre terre les ressources de notre résilience».
Convaincu que le confort immédiat de l’importation est un piège qui hypothèque l’avenir de nos enfants, le Président Traoré a donc lancé un appel à privilégier le fruit du travail de nos producteurs locaux qui contribuent énormément à la construction de notre souveraineté alimentaire.
A Banfora, chef-lieu des Tannounyan, c’est une multitude de fidèles musulmans qui se sont rendus le 20 mars dernier à la place de la Nation de la Cité du Paysan noir pour la prière marquant la fin du mois de jeûne. C’est la célébration de la fête de de l’Aïd El-Fitr, communément appelée Ramadan.
Les fidèles musulmans ont fait massivement le déplacement de la Place de la Nation de Banfora pour la prière de l’Aïd El-Fitr
L’Aïd El-Fitr est, faut-il le rappeler, une période où les musulmans sont le plus encouragés à donner de la charité, à soutenir ceux qui sont dans le besoin et à s’assurer que tous puissent célébrer dignement la fête.
C’est également un moment de renforcement de liens familiaux et communautaires où l’amour, la paix et la fraternité sont aussi célébrés.
En outre, après avoir dirigé la prière, El Hadj Amadou Sanogo, Grand Imam de Banfora, a rappelé la nécessité de la solidarité et de générosité envers les autres en particulier les plus démunis.
Appel à la paix et à la cohésion du Grand Iman
El Hadj Amadou Sanogo, Grand Imam de Banfora a lancé un appel à la paix et à la cohésion sociale à toute la communauté musulmane et aussi à la population
À cette occasion, le Grand Imam a lancé un appel à la paix et à la cohésion sociale à toute la communauté musulmane et aussi à la population.
Rendant Grâce à Dieu et au Prophète Muhammad (psl), il a éclairé les lanternes sur le nombre de jours de jeûne accomplis cette année.
Il a aussi précisé que l’accomplissement du jeûne en 30 jours n’est pas une obligation. Il arrive des années où le carême n’excède pas 29 jours.
Les fidèles musulmans devraient encore prier pour la sécurité, la paix et la cohésion sociale dans le pays
Le croissant lunaire marquant la fin du jeûne musulman ayant été aperçu ce jeudi 19 mars au Burkina Faso, la fête de l’Aïd El Fitr, communément appelé «Ramadan» aura bien lieu ce vendredi 20 mars 2026.
Les fidèles musulmans devraient encore prier pour la sécurité, la paix et la cohésion sociale dans le pays
Les détails de l’info dans ce communiqué de la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB).
Le Conseil a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu une communication orale, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger
Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 19 mars 2026, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 13 H 04 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu une communication orale, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger. Compte rendu.
Le Conseil a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu une communication orale, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger
I DELIBERATIONS
I 1 AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO
Le Conseil a adopté un rapport relatif à deux (02) projets de décret portant respectivement nomination de Membres et nomination du Président du Conseil d’orientation de l’Institut des peuples noirs-Farafina (IPN-Farafina).
L’Institut des peuples noirs-Farafina est une structure à vocation panafricaine qui vise à promouvoir la renaissance culturelle, la souveraineté et le rayonnement des peuples noirs. L’IPN-Farafina ressuscite une initiative du Président Thomas SANKARA et se positionne comme une institution stratégique à caractère scientifique, idéologique et culturel.
Le comité d’orientation de l’IPN-Farafina est composé de membres désignés, de membres adhérents et de membres observateurs.
L’adoption de ces décrets permet la nomination de douze (12) Membres désignés et du Président du Conseil d’orientation de l’Institut des peuples noirs-Farafina.
I 2 AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DE L’EAU, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES
Le Conseil a adopté un rapport relatif aux résultats des campagnes 2025-2026 de la vaccination contre les maladies animales prioritaires, de déparasitage et d’insémination artificielle.
Pour développer les différentes filières animales, d’énormes efforts sont consentis par le Gouvernement burkinabè pour améliorer la situation sanitaire du cheptel à travers l’organisation de campagnes annuelles de vaccination de masse contre les maladies animales prioritaires et les zoomoses.
Au cours des campagnes 2025-2026, des innovations majeures ont été apportées dans la stratégie d’intervention. Il s’agit notamment de l’élargissement de la vaccination à d’autres maladies animales prioritaires, du renforcement de la gratuité et de la subvention des prix de la vaccination et de l’insémination artificielle ainsi que de la prise en compte du déparasitage de masse.
S’agissant de la vaccination des animaux, des opérations intensives ont été conduites sur la période du 1er octobre 2025 au 15 février 2026. Au-delà de cette date, les vaccinations hors période de campagne se poursuivent en vue d’améliorer la couverture sanitaire du cheptel.
Le bilan de la campagne donne les résultats suivants :
– 2 345 284 bovins vaccinés, soit une hausse de 12,21% par rapport à la campagne précédente ;
– 4 825 041 petits ruminants vaccinés, soit une hausse de 36,4% par rapport à 2024. Comparé à la moyenne des cinq dernières années cette hausse est de 357,75% ;
– 1 564 059 petits ruminants vaccinés contre la pasteurellose ;
– 19 408 349 volailles vaccinées contre la maladie de Newcastle, soit une hausse de 41,17% par rapport à la campagne précédente ;
– 4 144 129 têtes vaccinées contre la variole aviaire, soit une hausse de 2803,35% par rapport à la campagne précédente (142 736 têtes) ;
– 148 237 carnivores domestiques vaccinés contre la rage, soit une hausse de 101,02% comparé à la campagne précédente ;
– 80 470 bovins vaccinés contre la fièvre aphteuse en soutien à l’opération d’insémination artificielle ;
– 34 329 bovins vaccinés contre le charbon bactéridien, soit une hausse de 465,55% par rapport à la campagne précédente ;
– 161 808 têtes de bovins vaccinés contre la dermatose nodulaire contagieuse bovine ;
– 1 457 257 poissons vaccinés contre la streptococcose pour la première fois dans notre pays.
Quant à la campagne de déparasitage, les résultats sont de 957 920 bovins, 1 109 511 petits ruminants, 2 775 360 volailles, 198 701 porcs et 393 961 carnivores déparasités.
La campagne d’insémination artificielle lancée en juin 2025 a permis d’inséminer 12 203 vaches à la date du 31 décembre.
Au total, 2 875 887 450 F CFA ont été mobilisés pour l’acquisition des doses de vaccins. Sur ce montant, la subvention de l’Etat s’élève à 2 018 356 690 F CFA soit un taux de 70,18%.
Le Conseil félicite tous les acteurs publics et privés du secteur de l’élevage qui ont permis l’atteinte de ces résultats fort appréciables lors de ces campagnes et les exhorte à rester mobiliser pour celles à venir, en vue de l’amélioration continue de la couverture sanitaire des animaux.
I 3 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA MOBILITE
Le Conseil a examiné un projet de loi relatif aux libertés religieuses.
Ce projet de loi vise à combler un vide juridique, à définir un cadre clair et à mettre en place les outils nécessaires pour garantir le libre exercice des droits et libertés énoncés par la Constitution du Burkina Faso en matière religieuse.
La Constitution du Burkina Faso consacre le principe de laïcité de l’Etat. Par ailleurs, les relations sociales sont de plus en plus fragilisées par l’intolérance religieuse, la radicalisation, l’extrémisme violent et l’immixtion du religieux dans la sphère de l’Etat.
Face à cette situation, il est apparu urgent de mieux encadrer l’exercice des libertés religieuses afin de garantir les droits de chaque citoyen et de protéger la société contre toute forme de dérive à caractère religieux.
Le projet de loi est le fruit d’un dialogue renforcé, entamé depuis 2015, avec l’ensemble des parties prenantes. Il résulte notamment des échanges directs avec diverses structures publiques et privées ainsi que des travaux d’un comité d’experts pluridisciplinaires.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.
I 4 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
Le Conseil a adopté six (06) rapports.
Le premier rapport est relatif à une ordonnance portant autorisation de ratification de l’Accord de prêt n°2100150045062 signé le 09 février 2026 entre le Burkina Faso et le Fonds africain de développement (FAD) pour le financement du Projet d’appui au secteur des transports (PAST).
Le Projet d’appui au secteur des transports est financé par la Banque africaine de développement (BAD) à travers le FAD pour un coût estimé à 60 000 000 d’unité de compte (UC) soit 46 141 080 000 F CFA.
L’objectif global du PAST est d’accélérer le désenclavement des localités de l’intérieur du Burkina Faso et de renforcer l’intégration sous régionale et la résilience des populations.
Les principaux résultats attendus du PAST sont :
– l’acquisition de 05 brigades d’engins de travaux publics ;
– la réalisation de travaux d’entretien périodique ;
– le renforcement du système de programmation et de gestion de l’entretien des infrastructures de transport ;
– la formation d’ouvriers qualifiés et de métier pour le personnel de soutien des brigades dans les régions ;
– la réhabilitation ou construction de garages et d’ateliers de maintenance.
L’adoption de ce rapport permet de ratifier par voie d’ordonnance l’Accord de prêt entre le Burkina Faso et le Fonds africain de développement pour le financement du Projet d’appui au secteur des transports, conformément à la loi n°023-2025/ALT du 29 décembre 2025 portant habilitation du Gouvernement à autoriser par voie d’ordonnance, la ratification des accords et conventions de financement signés entre le Burkina Faso et les partenaires techniques et financiers.
Le deuxième rapport est relatif à l’acquisition d’un immeuble de type R+5 au profit de l’Etat.
Cet immeuble de type R+5 a une superficie totale exploitable de 2 955,60 m2 comprenant 92 bureaux avec une capacité d’accueil de 250 agents. Il est situé au secteur n°6 de la ville de Ouagadougou. Son acquisition d’un montant de 3 000 000 000 F CFA contribuera à renforcer les capacités immobilières de l’Etat et à réduire le coût des baux administratifs.
Le Conseil a marqué son accord pour l’acquisition dudit immeuble pour les besoins de l’Administration publique.
Le troisième rapport est relatif à un projet de décret portant concession, modalités d’organisation, d’exploitation et de contrôle des jeux de hasard à la Loterie nationale burkinabè (LONAB).
Le secteur des jeux de hasard au Burkina Faso est régi par la loi n°027-2008/AN du 08 mai 2008 et ses textes d’application, dont le décret n°2010-822/PRES/PM/MEF/SECU du 31 décembre 2010. Après plus de 15 ans de mise en œuvre, des insuffisances majeures ont été relevées, notamment :
– l’absence de régulation des jeux de hasard en ligne ;
– l’obsolescence de certaines dispositions face aux évolutions technologiques ;
– l’exploitation de jeux en ligne par des opérateurs non autorisés, échappant à tout contrôle de l’Etat.
Au regard de la croissance des jeux de hasard en ligne, il est nécessaire de moderniser le cadre juridique et de l’adapter à l’évolution technologique.
Ce décret vise principalement à conférer à la LONAB l’exclusivité de l’organisation et de l’exploitation des jeux de hasard en ligne au Burkina Faso.
La mise en œuvre de ce décret permettra de garantir une meilleure protection des joueurs, d’avoir une traçabilité des flux financiers, d’accroître les retombées fiscales de l’Etat et de soutenir les actions sociales financées par la LONAB.
L’adoption de ce décret permet une meilleure régulation des jeux de hasard en ligne au Burkina Faso.
Le quatrième rapport est relatif à un projet de décret portant fixation des salaires de base et de la prime d’ancienneté applicables aux agents des Fonds nationaux.
Les Fonds nationaux (FN) ont enregistré des évolutions significatives au cours des dernières années, notamment en termes de mobilisation de ressources et d’octroi de financements. Toutefois, leur développement s’est accompagné de nombreuses insuffisances qui ont altéré significativement les progrès enregistrés et compromis la viabilité et l’efficacité des interventions de certains fonds.
Par ailleurs, l’environnement salarial des Fonds nationaux reste aussi marqué par l’existence d’une multitude de grilles avec une importante disparité dans le traitement des agents d’un fonds à l’autre.
Ce décret vise à corriger les disparités de traitement constatées et à garantir une équité de traitement salarial entre les agents des Fonds nationaux.
L’innovation majeure de ce décret est la création de deux grilles dont l’une applicable aux Fonds nationaux de financement et l’autre aux Fonds d’Etat.
L’adoption de ce décret permet de disposer d’un référentiel harmonisé de traitement salarial des agents des Fonds nationaux. Le cinquième rapport est relatif à un projet de décret portant création, attributions, composition et fonctionnement d’un Comité interministériel de détermination des prix des hydrocarbures.
Ce décret est une relecture du décret n°2009-653/PRES/PM/MEF/MCPEA/MCE du 14 septembre 2009 portant création, attributions, composition et fonctionnement d’un Comité interministériel de détermination des prix des hydrocarbures.
Les principales innovations du décret sont :
– la suppression, dans le texte de base, des termes « indemnités mensuelles forfaitaires » afin d’assurer la conformité avec la pratique en vigueur ;
– la fusion de la cellule technique et du secrétariat technique en une structure unique, tout en conservant l’appellation «Secrétariat technique » ;
– la limitation de la durée du mandat des membres du Comité ;
– l’assignation explicite de livrables aux sessions, destinés à être transmis aux plus hautes autorités.
L’adoption de ce décret permet au Comité interministériel de détermination des prix des hydrocarbures d’améliorer son fonctionnement.
Le sixième rapport est relatif à un projet de décret portant création de l’Agence Faso Vêenem.
L’Agence Faso Vêenem résulte de la fusion de l’Agence nationale des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (ANEREE) et de l’Agence burkinabè de l’électrification rurale (ABER).
L’Agence Faso Vêenem est un Etablissement public de l’Etat à caractère administratif (EPA). Elle a pour mission d’améliorer les capacités opérationnelles de l’Etat en matière de promotion et de développement des énergies nouvelles, d’électrification rurale et d’efficacité énergétique. L’adoption de ce décret permet la création de l’Agence Faso Vêenem.
I 5 AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT
Le Conseil a adopté un décret portant organisation du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat (MICA).
Les évolutions institutionnelles et organisationnelles récentes induites par le décret n°2025-1545/PF/PRIM du 1er décembre 2025 portant organisation-type des départements ministériels et le décret n°2026-0042/PF/PRIM du 02 février 2026 portant attributions des membres du Gouvernement ont rendu nécessaire la relecture de l’organigramme du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat.
L’objectif de cette relecture est de doter le ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat d’un organigramme prenant en compte les changements opérés.
Les innovations majeures du décret sont :
– la rationalisation de l’organisation de certaines structures à travers la fusion de directions et de départements ;
– la prise en compte de nouvelles sociétés d’Etat créées et placées sous la tutelle du ministère, ainsi que la suppression de structures ne relevant plus de son champ de compétence ;
– le changement de dénomination de certaines structures ;
– la création des Directions provinciales de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat.
L’adoption de ce décret permet de doter le ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat d’un nouvel organigramme afin d’accomplir efficacement ses missions.
I 6 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES
Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret porte organisation du ministère de l’Energie, des mines et des carrières.
Ce décret vise à se conformer au décret n°2025-1545 /PF/PRIM du 1er décembre 2025 portant organisation-type des départements ministériels et au décret n°2026-0042/PF/PRIM du 02 février 2026 portant attributions des membres du Gouvernement.
Les innovations majeures du décret sont :
– la création du Secrétariat permanent du Contenu local et de la Commission technique nationale des mines (SP-CL-CTNM) par la fusion du Secrétariat permanent de la Commission nationale des mines et du Fonds minier de développement (SP/CNM-FMD) et du Secrétariat permanent du Contenu local et de la promotion des investissements (SP/CLPI) ;
– la création de l’Agence Faso Vêenem à travers la fusion de l’Agence nationale des Energies renouvelables et de l’efficacité énergétique (ANEREE) et de l’Agence burkinabè de l’électrification rurale (ABER).
L’adoption de ce décret permet de doter le ministère de l’Energie, des mines et des carrières d’un nouvel organigramme en vue d’accomplir efficacement ses missions.
Le second décret porte approbation des statuts de l’Agence Faso Vêenem.
L’adoption de ce décret permet à l’Agence Faso Vêenem de disposer de textes règlementaires pour accomplir efficacement sa mission.
I 7 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION
Le Conseil a adopté un décret portant licenciement d’un Assistant de l’Unité de formation et de recherche en Sciences humaines (UFR/SH) de l’Université Joseph KI-ZERBO, pour abandon de poste.
Monsieur Jean NACOULMA, Mle 216 609 J, Assistant à l’Unité de formation et de recherche en sciences humaines de l’Université Joseph KI-ZERBO est irrégulièrement absent de son poste de travail depuis le 1er septembre 2025
Malgré le communiqué de mise en demeure, l’intéressé ne s’est pas présenté pour reprendre service jusqu’à l’expiration du délai de dix (10) jours.
Ce décret vise le licenciement de l’intéressé pour abandon de poste, conformément au décret n°2015-1366/PRES-TRANS/PM/MESS/MRSI/MS/ MEF/MFPTSS du 20 novembre 2015 portant modalités de mise en demeure des Enseignants-chercheurs, des Enseignants hospitalo-universitaires et des chercheurs en cas d’abandon de poste ou de refus de rejoindre le poste assigné.
L’adoption de ce décret permet le licenciement de la Fonction publique de Monsieur Jean NACOULMA, Mle 216 609 J, Assistant à l’Unité de formation et de recherche en Sciences humaines de l’Université Joseph KI-ZERBO pour abandon de poste, pour compter du 24 octobre 2025.
II COMMUNICATION ORALE
II Le ministre de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme a fait au Conseil une communication relative à la célébration de la 4ᵉ édition du Mois du Patrimoine burkinabè, prévue du 18 avril au 18 mai 2026.
Cette édition est placée sous le thème « Patrimoine et diversité culturelle : engagement, rôles et responsabilités des acteurs». La cérémonie officielle de lancement se tiendra à Ouahigouya, dans la région de Yaadga sous le Très haut patronage de Son Excellence Monsieur le Président du Faso, Chef de l’Etat.
L’innovation majeure de l’édition 2026 consiste en la mise en œuvre de plusieurs activités, notamment la proclamation de la deuxième liste des Trésors humains vivants (THV). Il est également prévu l’installation de nouveaux ambassadeurs du patrimoine culturel.
Le Mois du patrimoine burkinabè est célébré chaque année du 18 avril au 18 mai.
III NOMINATIONS
III 1 NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES
A AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO
Sont nommés membres désignés du Conseil d’orientation de l’Institut des peuples noirs-Farafina les personnalités suivantes :
– Monsieur Claude Aimé TASSEMBEDO, Enseignant-chercheur ;
– Monsieur Franklin Nathan NYAMSI, Professeur agrégé de philosophie ;
– Monsieur Sié De Bindouté DA, Sociologue ;
– Monsieur Sogoyou Kokou KEGUEWE, Journaliste ;
– Madame Nathalie YAMB, Expert en ressources humaines et communication ;
Est nommé Président du Conseil d’orientation de l’Institut des peuples noirs-Farafina :
– Monsieur Claude Aimé TASSEMBEDO, Enseignant-chercheur.
B AU TITRE DE LA PRIMATURE
– Monsieur Zauwel KOMBELEMSIGRI, Mle 294 306 K, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Secrétaire général du Fonds d’appui au sport et à la presse privée «Wassa Bondo» ;
– Monsieur Jean Paul BAMOGO, Mle 272 812 S, Administrateur des services financiers, 2e classe, 1er échelon, est nommé Autorité nationale désignée du Fonds vert pour le climat au Burkina Faso.
C AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DE L’EAU, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES
– Monsieur Blaise YODA, Mle 104 514 A, Ingénieur agronome, 1ère classe, 11e échelon, est nommé Directeur général du Foncier, de la formation et de l’organisation du monde rural.
D AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
– Monsieur Maxime COMPAORE, Mle 49 067 N, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Chargé d’études ;
– Madame Eboubié Nadège BATIEBO, Mle 225 079 C, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 6e échelon, est nommée Chargé d’études ;
– Monsieur Samuel SAWADOGO, Mle 334 184 J, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Comptable principal des matières du ministère de l’Economie et des finances ;
– Monsieur Nazankidemba Landry YAMEOGO, Mle 111 097 D, Inspecteur du trésor, 2e classe, 3e échelon, est nommé Directeur des affaires juridiques et du contentieux ;
– Monsieur Oumaro OUEDRAOGO, Mle 51 967 P, Inspecteur divisionnaire des douanes, catégorie IA, classe exceptionnelle,
1er échelon, est nommé Directeur régional des douanes du Centre ;
– Monsieur Idrissa Ismaël SANOGO, Mle 112 440 Z, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur du Contrôle des marchés publics et des engagements financiers de l’Ecole nationale de police ;
– Monsieur Seydou WONI, Mle 200 271 B, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur du contrôle des marchés publics et des engagements financiers du Centre hospitalier universitaire Sourô SANOU ;
– Madame Kiswendsida Sabine KAMBOU/OUEDRAOGO, Mle 235 879 G, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 6e échelon, est nommée Directrice du contrôle des marchés publics et des engagements financiers de l’Institut supérieur d’études et de protection civile ;
– Madame Maïmouna Chantal Pazinézambo TIROGO/SAWADOGO, Mle 210 829 E, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 6e échelon, est nommée Directrice du contrôle des marchés publics et des engagements financiers de l’Agence nationale de biosécurité ;
– Monsieur Koungbèpuo SOME, Mle 119 299 C, Inspecteur du trésor, 2e classe, 3e échelon, est nommé Directeur de l’informatisation du trésor ;
– Monsieur Moumini DERRA, Mle 49 354 L, Inspecteur divisionnaire des douanes, catégorie I, grade terminal, 2e échelon, est nommé Directeur de la comptabilité douanière ;
– Monsieur Frédéric SAWADOGO, Mle 46 229 F, Inspecteur des impôts, 2e classe, 4e échelon, est nommé Chef du Département des enquêtes et des investigations de l’Inspection technique des impôts.
E AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES
– Monsieur Bassirou ZOMA, Mle 118 859 M, Conseiller des affaires étrangères, 2e classe, 4e échelon, est nommé Chargé de mission.
F AU TITRE DU MINISTERE DE LA CONSTRUCTION DE LA PATRIE
– Monsieur Lebikoun Ferdinand SOME, Mle 229 701 M, Ingénieur-géomètre, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur régional de la Construction de la Patrie de Bankui ;
– Monsieur Abdoul Kader SAWADOGO, Mle 237 140 M, Ingénieur-géomètre, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur régional de la Construction de la Patrie du Djôrô ;
– Monsieur Roger ZANGRE, Mle 266 094 H, Ingénieur en génie civil, 2e classe, 1er échelon, est nommé Directeur régional de la Construction de la Patrie du Goulmou ;
– Monsieur Yaya OUATTARA, Mle 237 144 X, Ingénieur-géomètre, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur régional de la Construction de la Patrie du Guiriko ;
– Monsieur Harouna OUEDRAOGO, Mle 229 707 N, Ingénieur-géomètre, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur régional de la Construction de la Patrie du Kadiogo ;
– Monsieur Kalby Dominique ZONGO, Mle 205 529 J, Ingénieur-géomètre, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur régional de la Construction de la Patrie des Koulsé ;
– Monsieur Assami BIRBA, Mle 229 704 W, Ingénieur-géomètre, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur régional de la Construction de la Patrie du Nakambé ;
– Monsieur Yassia OUEDRAOGO, Mle 211 898 D, Ingénieur de conception en génie civil, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Directeur régional de la Construction de la Patrie de Nando ;
– Madame Hadayrata TAPSOBA, Mle 282 525 B, Ingénieur de conception en génie civil, 1ère classe, 3e échelon, est nommée Directrice régionale de la Construction de la Patrie du Nazinon ;
– Monsieur Obagnin SOULAMA, Mle 211 870 J, Ingénieur de conception en génie civil, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur régional de la Construction de la Patrie de Oubri ;
– Monsieur Jules OUEDRAOGO, Mle 239 799 R, Ingénieur de conception en génie civil, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur régional de la Construction de la Patrie de Yaadga ;
– Monsieur Elie KABORE, Mle 110 020 V, Ingénieur de conception en génie civil, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur régional de la Construction de la Patrie des Tannounyan.
G AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION
– Monsieur Nag-Tiero Roland MEDA, Mle 241 863 T, Enseignant-chercheur, catégorie P, 1er grade, 3e échelon, est nommé Président de l’Université Faustin Sié SIB.
H AU TITRE DU MINISTERE DES SPORTS, DE LA JEUNESSE ET DE L’EMPLOI
– Monsieur Mamadou CISSE, Mle 259 726 E, Conseiller en emploi et en formation professionnelle, 2e classe, 1er échelon, est nommé Secrétaire général de l’Agence burkinabè pour l’emploi Faso Tonlo Zï ;
– Monsieur Abdoulaye BANCE, Mle 85 214 V, Professeur d’éducation physique, 2e classe, 5e échelon, est nommé Directeur régional des Sports, de la jeunesse et de l’emploi de Yaadga ;
– Monsieur Bêbê Arnaud NOUFE, Mle 304 371 X, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur régional des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Kadiogo ;
– Monsieur Simphorien HIEN, Mle 94 661 R, Professeur d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi des Balé ;
– Monsieur Kibsa NIKIEMA, Mle 304 358 R, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Bam ;
– Monsieur Lôh Abdoul Aziz NAPO, Mle 279 889 V, Conseiller en emploi et en formation professionnelle, 2e classe, 1er échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi des Banwa ;
– Monsieur Yakouba OUEDRAOGO, Mle 94 689 D, Professeur d’éducation physique et sportive, 2e classe, 3e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi de Bassitenga ;
– Monsieur Hadi SOW, Mle 246 618 L, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 2e classe, 2e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi de la Bougouriba ;
– Monsieur François BALIMA, Mle 259 697 V, Conseiller en emploi et en formation professionnelle, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Boulgou ;
– Monsieur Atimi TIALLA, Mle 259 754 T, Conseiller en emploi et en formation professionnelle, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Boulkiemdé ;
– Monsieur Adama TRAORE, Mle 94 684 W, Professeur d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi de la Comoé ;
– Monsieur Boubakar OUEDRAOGO, Mle 324 134 C, Conseiller en emploi et en formation professionnelle, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Gourma ;
– Monsieur Saïdou Bruno OUEDRAOGO, Mle 211 778 Y, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Ganzourgou ;
– Monsieur Désiré Hyacinthe YELEMOU, Mle 280 525 D, Conseiller en emploi et en formation professionnelle, 2e classe, 1er échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Houet ;
– Monsieur Sami Lambert Hervé KAM, Mle 98 202 T, Professeur d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Ioba ;
– Monsieur Sandaogo YAOGO, Mle 207 658 X, Professeur certifié d’éducation physique et sportive, 2e classe, 6e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Bazèga ;
– Monsieur Seydou HIE, Mle 220 345 Y, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 2e classe, 2e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Kénédougou ;
– Madame Haoua Nathalie YEYE, Mle 228 363 N, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 2e classe, 2e échelon, est nommée Directrice provinciale des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Kouritenga ;
– Monsieur Jean Baptiste OUIYA, Mle 304 359 S, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi de la Kompienga ;
– Monsieur Mathias KABORE, Mle 278 454 W, Professeur des activités physique et sportive, 1ère classe, 2e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi de la Komondjari ;
– Monsieur Saidou ZALLE, Mle 246 788 W, Conseiller en emploi et en formation professionnelle, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi de la Léraba ;
– Monsieur Saïdou OUANGO, Mle 327 697 W, Professeur des activités physique et sportive, 1ère classe, 2e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Lorum ;
– Monsieur Wind-Nongmanegueré YAMEOGO, Mle 245 835 D, Professeur d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Mouhoun ;
– Monsieur Windpouiré Georges KAFANDO, Mle 220 385 S, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 2e classe, 3e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Nahouri ;
– Monsieur Pégdwendé Joseph SAWADOGO, Mle 327 699 L, Professeur certifié des activités physique et sportive, 1ère classe, 2e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Namentenga ;
– Monsieur Ousseny OUEDRAOGO, Mle 278 349 J, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Noumbiel ;
– Monsieur Yacouba KARA, Mle 303 891 N, Conseiller en emploi et en formation professionnelle, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi de l’Oudalan ;
– Monsieur Harouna OUEDRAOGO, Mle 257 396 Y, Professeur d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Passoré ;
– Monsieur Mathurin SOW, Mle 207 654 R, Professeur d’éducation physique et sportive, 2e classe, 5e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Poni ;
– Monsieur Wenne-Kondé Jean Pierre OUEDRAOGO, Mle 207 655 Z, Professeur d’éducation physique et sportive, 2e classe, 5e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Sanguié ;
– Monsieur Téganaba WILLY, Mle 278 392 D, Professeur des activités physique et sportive, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Sandbondtenga ;
– Monsieur Nomwendé Urbain OUEDRAOGO, Mle 257 864 P, Professeur certifié des lycées et collèges, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Séno ;
– Monsieur Denis NIKIEMA, Mle 245 826 D, Professeur certifié des lycées et collèges, 2e classe, 2e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi de la Sissili ;
– Monsieur Ousséni PAGBELEM, Mle 217 115 Z, Professeur d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Tuy ;
– Monsieur Nikiéta Hervé YE, Mle 304 385 A, Conseiller en emploi et en formation professionnelle, 1ère classe, 2e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Yagha ;
– Monsieur Augustin SAMA, Mle 279 503 K, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Yatenga ;
– Monsieur Marcel ZONGO, Mle 97 595 D, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Ziro ;
– Monsieur Windingoudi Augustin OUEDRAOGO, Mle 249 108 X, Conseiller en emploi et en formation professionnelle, 2e classe, 1er échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Zondoma ;
– Monsieur Sékou SABO, Mle 238 633 W, Conseiller en emploi et en formation professionnelle, 2e classe, 2e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Zoundwéogo.
III 2 NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION
Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :
– de l’Ecole nationale de formation agricole de Matourkou (ENAFA de Matourkou) au titre du ministère de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques ;
– de l’Agence de gestion du péage (AGP) au titre du ministère de l’Economie et des finances ;
– de l’Office national de sécurité routière (ONASER) au titre du ministère de la Sécurité ;
– de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM) au titre du ministère des Serviteurs du Peuple ;
– du Centre hospitalier régional universitaire (CHRU) de Fada et de la Centrale d’achat des médicaments essentiels génériques et de consommables médicaux (CAMEG) au titre du ministère de la Santé ;
– de l’Institut national de formation des personnels de l’éducation (INFPE) au titre du ministère de l’Enseignement de base, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales.
Le Conseil a également procédé à la nomination de Présidents aux Conseils d’administration de l’Agence de gestion du péage et de l’Office national de sécurité routière (ONASER).
A MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DE L’EAU, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES
Le Conseil a adopté un décret portant nomination des personnes ci-après,
Administrateurs au Conseil d’administration de l’Ecole nationale de formation agricole de Matourkou (ENAFA de Matourkou) pour un premier mandat de trois (03) ans.
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT
Au titre du ministère des Serviteurs du Peuple :
– Monsieur Manu Bertrand Owen KPODA, Mle 111 293 P, Administrateur civil, en remplacement de Monsieur Pogbi Félix KIEMTORE.
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES STAGIAIRES DE L’ECOLE NATIONALE DE FORMATION AGRICOLE DE MATOURKOU
– Monsieur Pèguédwindé Arnaud NANA, Mle 232 043 P, Technicien supérieur d’agriculture pour la durée de son mandat de Délégué général, en remplacement de Monsieur Adama COULIBALY.
B MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Agence de gestion du péage (AGP) pour un premier mandat de trois (03) ans.
ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT
Au titre du ministère de l’Economie et des finances :
Le second décret nomme Monsieur Seydou BARRO, Mle 96 911 K, Administrateur des services financiers, Président du Conseil d’administration de l’Agence de gestion du péage (AGP) pour un premier mandat de trois (03) ans.
C MINISTERE DE LA SECURITE
Le Conseil a adopté trois (03) décrets.
Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Office national de la sécurité routière (ONASER) pour un premier mandat de trois (03) ans.
ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT
Au titre du ministère de la Guerre et de la défense patriotique :
– Monsieur Rachid Hamed YAMEOGO, Officier, en remplacement de Monsieur Mamadou COULIBALY.
Au titre du ministère de la Construction de la Patrie :
– Monsieur Issa BLAGNA, Mle 101 785 F, Ingénieur en génie civil, en remplacement de Monsieur Kolou DAILA.
Au titre du ministère de la Sécurité :
– Monsieur Adam Régis ZOUGMORE, Mle 47 751 P, Inspecteur d’éducation de jeunes enfants.
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL DE L’OFFICE NATIONAL DE LA SECURITE ROUTIERE (ONASER)
– Madame Ingrid Raïssa KPODA/KAM, Mle 326 918 N, Attaché en études et analyses, en remplacement de Monsieur Ibrahim Cheick Tidiane ILLA.
Le deuxième décret renouvelle le mandat de Madame Kayi Céline Sarah KONE/DIALLO, Mle 130 477 W, Magistrat, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité au Conseil d’administration de l’Office national de la sécurité routière (ONASER) pour une dernière période de trois (03) ans.
Le troisième décret nomme Monsieur Adam Régis ZOUGMORE, Mle 47 751 P, Inspecteur d’éducation de jeunes enfants, Président du Conseil d’administration de l’Office national de la sécurité routière (ONASER) pour un premier mandat de trois (03) ans.
D MINISTERE DES SERVITEURS DU PEUPLE
Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Nebnoma Maxime NANEMA, Mle 354 616 G, Elève Conseiller en emploi et en formation professionnelle, Administrateur représentant les élèves au Conseil d’administration de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM) pour la durée de son mandat de Délégué général, en remplacement de Monsieur Boukari KOALA.
E MINISTERE DE LA SANTE
Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Centre hospitalier régional universitaire (CHRU) de Fada N’Gourma pour un premier mandat de trois (03) ans.
ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT
Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation :
– Madame Bilampoa GNOUMOU/THIOMBIANO, Mle 231 927 A, Maître de conférences.
Au titre du ministère de l’Economie et des finances :
– Monsieur Aziz DIALLO, Mle 294 349 S, Inspecteur des impôts, en remplacement de Monsieur Aboubacar W. PELEDE.
– Monsieur Jean Luc KAMBIRE, Mle 56 566 B, Enseignant-chercheur.
Le second décret nomme Monsieur Ousséni ILBOUDO, Mle 02 72, Gestionnaire de stock, Administrateur représentant les travailleurs au Conseil d’administration de la Centrale d’achat des médicaments essentiels génériques et des consommables médicaux (CAMEG) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Madame Annie Carole SIRY/BENON.
F MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT DE BASE, DE L’ALPHABETISATION ET DE LA PROMOTION DES LANGUES NATIONALES
Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Bourahim LENGANI, Elève-professeur des écoles, Administrateur représentant les stagiaires au Conseil d’administration de l’Institut national de formation des personnels de l’éducation (INFPE) pour la durée de son mandat de Délégué général.
Alimata Salambéré Ouédraogo incarne une présence rare et précieuse : celle d’une femme habitée par la mémoire vivante de la civilisation africaine. Femme de lumière et de transmission, elle porte en elle une parole ancienne qui traverse les générations et relie les continents. En Afrique comme en Europe, sa voix résonne tel l’écho des sages, prolongeant la chaîne invisible des enseignements hérités des aînés, de la terre et de l’histoire.
Yé Lassina Coulibaly voit en Alimata Salambéré Ouedraogo une dame qui défend une vision équilibrée et féconde de la modernité
Dans sa pensée comme dans son écriture, la voix de ses parents, de sa lignée et des ancêtres africains demeure intensément présente. Elle irrigue chaque mot, éclaire chaque réflexion et inspire chacun de ses engagements. Chez elle, la parole n’est jamais un simple instrument d’expression : elle est héritage, responsabilité et fidélité envers celles et ceux qui ont ouvert les chemins avant elle.
Son parcours plonge ses racines dans la terre rouge d’Afrique, cette terre à la fois symbolique et fertile qui nourrit l’âme et rappelle la dignité profonde des peuples. De cette origine, elle tire une force intérieure constante, une énergie sereine qui lui permet d’affronter les exigences du savoir, de l’apprentissage et de l’excellence. La quête de la connaissance dépasse pour elle toute ambition individuelle : elle devient un devoir moral envers le peuple, une manière d’honorer la mémoire de ceux qui ont transmis les savoirs et les valeurs fondatrices.
Née le 9 novembre 1942 à Bobo-Dioulasso, capitale culturelle du Burkina Faso, Alimata Salambéré voit le jour au sein d’une famille où le savoir, la mémoire et la tradition constituaient le socle d’une conscience aiguë de l’identité africaine. Dès son enfance, elle pressent que la culture n’est pas un simple héritage figé, mais un levier fondamental de l’épanouissement des sociétés, de la dignité des peuples et de la reconnaissance universelle de leur singularité. La parole, la transmission et la mémoire se présentent alors à elle comme des instruments essentiels de construction et de rayonnement.
Élève brillante et persévérante, elle poursuit des études supérieures en lettres modernes, avant de s’orienter vers l’univers exigeant de l’audiovisuel, où elle décroche un diplôme professionnel de réalisatrice-productrice de télévision. Cette double formation, alliant finesse littéraire et maîtrise technique, lui offre un socle incomparable pour défendre les arts, promouvoir les médias et transmettre les savoirs au service de l’éducation et de la formation.
Son parcours s’inscrit dans le contexte exaltant des indépendances africaines, époque où les nations du continent œuvraient à l’affirmation de leur identité culturelle et à la réappropriation de leur histoire. Visionnaire et pionnière, Alimata Salambéré est l’une des membres fondatrices du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) en 1969. Par son action déterminante, le festival devient rapidement un rendez-vous mondial incontournable du cinéma africain. Elle entre dans l’histoire en devenant la première femme présidente du comité d’organisation, brisant ainsi les barrières de genre dans un univers culturel alors largement masculin et ouvrant la voie à de nouvelles générations de femmes créatrices et gestionnaires de la culture.
Son expertise et son sens aigu du leadership la conduisent à assumer d’importantes responsabilités étatiques. De 1987 à 1991, elle occupe le poste de Ministre de la Culture du Burkina Faso, travaillant avec une détermination inébranlable à la structuration des politiques culturelles nationales, à la valorisation du patrimoine africain et à la reconnaissance des artistes. Elle place la promotion des femmes dans les espaces de création et de décision au centre de son action, affirmant avec force que l’émancipation culturelle est indissociable de l’égalité des genres.
Au-delà des frontières africaines, son rayonnement s’étend à l’international. En Europe, elle est nommée Directrice générale de la culture et de la communication à l’Agence de coopération culturelle et technique (ACCT), devenue aujourd’hui l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Dans ce rôle stratégique, elle consolide le dialogue interculturel, promeut la diversité culturelle et offre aux cultures africaines une visibilité accrue sur la scène mondiale, consolidant ainsi le lien entre l’Afrique et le reste du monde.
Tout au long de sa carrière, Alimata Salambéré reçoit de nombreuses distinctions, témoins de son engagement indéfectible pour le cinéma africain et pour la dignité de l’image de l’Afrique. L’UNESCO salue son action exemplaire, et, récemment, elle est honorée au Cameroun par un Écran d’honneur lors de la cérémonie « Des écrans noirs », distinction majeure consacrant son dévouement à la promotion et à la valorisation du cinéma africain.
Parole d’or de l’Afrique et gardienne de son patrimoine culturel, Alimata Salambéré demeure une figure tutélaire, véritable « grande dame » dont la stature évoque le baobab : sous son ombre bienveillante, les jeunes générations de créateurs puisent inspiration, sagesse et expérience. Par sa persévérance et son courage, elle conjugue l’excellence professionnelle à la fidélité aux valeurs familiales, transmettant à ses enfants et petits-enfants l’amour du travail, le respect des traditions et la passion pour la culture.
Son attachement à l’Afrique et au Burkina Faso constitue l’un des fondements essentiels de son identité. Cependant, cet attachement ne relève pas d’un simple héritage culturel passivement reçu. Il devient une source de force intérieure et d’inspiration intellectuelle. À ses yeux, l’Afrique n’est pas seulement un espace géographique : elle est une école de sagesse, de résilience et de valeurs humaines, où la solidarité, la dignité et la persévérance façonnent les consciences des femmes et des hommes appelés à servir leur communauté.
C’est précisément dans cette fidélité à ses racines que se révèle la dimension la plus profonde de son parcours. Car la véritable modernité ne consiste pas à renier son héritage, mais à le comprendre, à l’enrichir et à le projeter vers l’avenir. En conciliant tradition et modernité, identité et ouverture, Alimata Salembéré Ouédraogo démontre que l’excellence peut s’enraciner profondément dans une culture tout en dialoguant avec le monde.
Son itinéraire est marqué par la rigueur intellectuelle, la persévérance et un sens aigu de la responsabilité sociale. Chaque étape de son parcours témoigne d’une volonté constante de dépassement. Mais ce dépassement n’est jamais solitaire : il s’inscrit dans une vision plus large, celle d’entraîner avec elle toute une génération de femmes vers de nouveaux horizons de connaissance, de confiance et d’émancipation.
Par son attitude et par son engagement, elle incarne une élégance qui dépasse largement l’apparence pour devenir une véritable posture éthique. Cette élégance morale – faite de dignité, de mesure et de clairvoyance – confère à son action une portée presque symbolique. Elle rappelle que la véritable grandeur se manifeste moins dans le pouvoir que dans la capacité à servir avec intégrité.
Sur la scène nationale comme sur la scène internationale, elle apparaît comme une figure inspirante dont la trajectoire incarne la noblesse de l’effort, la constance dans le travail et la fidélité aux valeurs humaines fondamentales. Par son savoir, son sens du devoir et la clarté de sa vision, elle participe activement à la valorisation de la femme burkinabè et, au-delà, de la femme africaine dans les sphères du savoir, de la responsabilité et de l’excellence.
Mais ce qui distingue profondément son parcours réside dans la dimension philosophique qui semble l’animer. Pour elle, la réussite ne se réduit jamais à une conquête personnelle ni à une accumulation de privilèges. Elle devient plutôt une responsabilité morale envers la société. Dans cette perspective, l’élévation individuelle n’a de sens que lorsqu’elle contribue à l’élévation collective.
Par sa plume et par sa parole, Alimata Salambéré Ouédraogo ouvre des passages entre les mondes. Elle ne se contente pas de préserver la mémoire : elle lui offre un mouvement, une respiration nouvelle. Son œuvre s’inscrit dans un dialogue permanent entre tradition et modernité, entre héritage et avenir. Ainsi, la sagesse ancestrale ne demeure pas confinée dans le passé ; elle entre dans la conversation du présent et participe à la construction du monde contemporain.
Sa pensée affirme avec force que la culture africaine n’est ni immobile ni enfermée dans la nostalgie. Elle est vivante, créatrice, capable de dialoguer avec les autres cultures sans renoncer à son essence. Cette vision repose sur une conviction profonde : une civilisation ne s’épanouit véritablement que lorsqu’elle reconnaît la valeur de ses racines tout en s’ouvrant à l’universel.
Attentive aux mouvements de son époque, elle observe avec lucidité les transformations du monde ainsi que les défis politiques, sociaux et culturels qui traversent les sociétés contemporaines. À l’écoute des réalités nationales de son pays, le Burkina Faso, comme des dynamiques internationales, elle développe un regard à la fois critique, réfléchi et profondément humain.
Son analyse ne se limite jamais à la simple observation : elle cherche à comprendre, à éclairer et à transmettre. Elle sait que les sociétés africaines vivent aujourd’hui un moment charnière de leur histoire, un moment où elles doivent participer pleinement aux mutations du monde tout en préservant la richesse spirituelle et culturelle qui constitue leur socle.
C’est dans cette perspective qu’elle accorde une importance centrale à la transmission envers les nouvelles générations. Pour elle, transmettre ne signifie pas seulement transmettre des connaissances. Transmettre, c’est offrir une orientation intérieure, un sens des valeurs, une conscience de l’histoire et de la dignité humaine. C’est rappeler qu’aucun peuple ne peut avancer sereinement s’il ignore la profondeur de ses racines.
Elle invite ainsi la jeunesse africaine à reconnaître la grandeur de son héritage ancestral, à prendre soin de la mémoire des anciens et à faire de cette mémoire une force créatrice pour l’avenir. L’héritage culturel africain n’est pas, à ses yeux, un simple patrimoine du passé : il constitue un trésor vivant, une source permanente de sagesse et d’inspiration.
Dans un monde désormais façonné par les technologies numériques et les innovations rapides, Alimata Salambéré Ouedraogo défend une vision équilibrée et féconde de la modernité. Elle appelle à une modernité qui ne soit pas rupture, mais continuité. L’Afrique, selon elle, n’a pas à choisir entre tradition et innovation : elle doit faire dialoguer ces deux dimensions afin de construire une modernité fidèle à ses racines.
Cette vision philosophique repose sur une idée essentielle : la sagesse des anciens et les outils du présent peuvent se renforcer mutuellement. Lorsque la technologie est éclairée par la conscience culturelle et la mémoire collective, elle devient un instrument de progrès authentique et durable.
Ainsi, l’action d’Alimata Salambéré Ouedraogo apparaît comme un véritable pont entre les générations, entre les continents et entre les formes de savoir. Sa parole rappelle que l’identité africaine n’est pas une réalité figée : elle est une dynamique vivante, capable de s’adapter, de créer et de rayonner tout en demeurant fidèle à ses fondements.
Par son engagement dans les domaines de la culture, de l’éducation et de la formation, elle contribue activement à faire vivre et à transmettre le patrimoine africain dans toute sa richesse. Pour elle, ce patrimoine n’est pas une relique immobile : il est une source de dignité, de connaissance et d’humanisme pour le monde contemporain.
Avec humilité et détermination, elle rappelle une vérité essentielle : l’avenir d’un peuple ne se construit jamais dans l’oubli de ses racines, mais dans leur compréhension profonde et leur transmission consciente. Car c’est dans la mémoire vivante des cultures que les sociétés trouvent la force d’inventer leur avenir.
Grande figure de la culture burkinabè, Alimata Salambéré Ouedraogo s’est également distinguée comme bâtisseuse de nombreux projets culturels au Burkina Faso. Elle a contribué à renforcer la place de la culture à travers le cinéma, le théâtre, la danse et la musique. Par son engagement constant, elle a soutenu les artistes et défendu la reconnaissance de leur rôle dans la société, œuvrant notamment pour l’amélioration de leur statut professionnel et pour la valorisation des métiers de la création.
Alimata Salambéré Ouedraogo : élégance, sagesse et engagement, le portrait d’une femme d’exception.
Parmi les rencontres qui jalonnent une vie, certaines marquent durablement par leur dignité, leur lucidité et leur engagement. Alimata Salambéré Ouedraogo appartient à cette rare catégorie de femmes dont la présence inspire respect et admiration.
La première impression qu’elle dégage est celle de l’élégance. Toujours raffinée dans ses tenues, elle incarne une distinction qui dépasse l’apparence pour devenir une forme d’art, un langage subtil. Son style reflète la richesse de la culture africaine, où chaque vêtement raconte une histoire, conserve une mémoire et traduit une identité. À travers ses choix vestimentaires, elle honore ses racines tout en se mouvant avec aisance dans des sphères internationales.
Mais son élégance ne se limite pas à l’esthétique. Elle se manifeste dans sa politesse, sa retenue et son sens de la mesure, qualités devenues rares dans un monde pressé. Elle possède une aptitude précieuse : une écoute profonde et attentive. Elle observe, analyse et comprend avant de parler. Ses mots sont choisis, porteurs de sens, jamais prononcés par effet de mode ou impulsion. Elle ne suit pas aveuglément et ne valide jamais une idée sans discernement.
Ce qui frappe également, c’est la finesse de son intelligence. Une intelligence lucide, ancrée dans le réel, capable de conjuguer réflexion et action. Elle garde les pieds sur terre, solidement enracinée dans l’éthique et les valeurs humaines. Son regard sur le monde, nourri par une expérience riche et une compréhension profonde des enjeux politiques, sociaux et culturels, lui permet de porter une analyse claire et pertinente.
Dans les discussions, elle démontre une capacité d’analyse remarquable. Elle éclaire les situations complexes, apporte profondeur et nuance aux dossiers, et rappelle toujours l’essentiel : l’humain au centre de toute décision. Cette lucidité s’accompagne d’une prévoyance naturelle : elle anticipe, mesure les conséquences et pose les bonnes questions au moment opportun.
Sa personnalité évoque certaines figures marquantes de l’histoire et de la culture. Par sa dignité et sa force morale, elle rappelle ces grandes dames africaines qui ont façonné leur époque. Par son engagement intellectuel et la force de sa parole, elle incarne la tradition des consciences éclairées qui guident la société. Et par sa profondeur culturelle et son attachement à l’Afrique, elle porte en elle l’esprit d’un continent riche de valeurs et de mémoire.
J’ai fait sa connaissance au Burkina Faso, à Bobo Dioulasso comme à Ouagadougou, puis je l’ai rencontrée à Paris, à l’UNESCO, lieu symbolique du dialogue entre les cultures, ainsi qu’à Montreuil, lors de la célébration de la Journée de la femme du 8 mars, organisée par une association de femmes burkinabè. Ces rencontres ont conforté l’image d’une femme profondément engagée, animée par un esprit de générosité intellectuelle et morale, qui met son parcours au service des autres avec une discrétion empreinte d’élégance. qui agit avec la conviction profonde que chaque femme qui accède à l’éducation, à la compétence et à l’autonomie contribue à l’édification d’une société plus juste, plus équilibrée et plus éclairée.
Elle effectue régulièrement la navette entre le Burkina et Paris, fidèle à une mission essentielle : rester à l’écoute de son peuple, de ses valeurs et de ses aspirations. Consciente que chaque parcours est unique, elle sait reconnaître l’importance de chaque effort et faire la part des choses avec discernement et équité.
De nombreuses personnes ont vu leur trajectoire transformée grâce à ses conseils. Sous son accompagnement, certains ont trouvé leur voie, gagné en autonomie et construit un statut professionnel solide, durable et respecté.
En définitive, Alimata Salambéré Ouedraogo est de ces femmes qui ne cherchent pas la lumière pour elles-mêmes, mais qui illuminent le chemin des autres. Une femme d’élégance, de lucidité et de transmission, rare et nécessaire dans notre époque. Lorsque sa voix s’élève, au niveau national comme international, c’est toute l’Afrique qui peut être fière d’être représentée par une personnalité de cette qualité.
Alimata Salambéré Ouedraogo est une militante et intellectuelle burkinabè dont l’engagement pour le bien-être collectif et le progrès social constitue un exemple rare d’intégrité et de constance. Tout au long de sa vie, elle s’est tenue aux côtés des causes fondamentales : la défense des droits des femmes et des enfants, l’accès équitable à l’emploi et la protection des travailleurs, ainsi que l’accompagnement des personnes handicapées, malades ou privées d’opportunités professionnelles. Son action ne se limite pas à des sphères sociales : elle englobe également la formation et l’insertion des jeunes Burkinabè, qu’elle perçoit comme le moteur essentiel du développement national.
Attentive aux mutations profondes des sociétés numériques, elle a observé et analysé avec acuité la transformation sociale du Burkina Faso à travers plusieurs générations. Son regard sur l’emploi, la structuration institutionnelle et la modernisation sociale lui permet de proposer des réponses pragmatiques aux défis contemporains, alliant innovation et respect des réalités locales.
Polyglotte et profondément consciente du rôle de la langue dans la construction identitaire, Alimata Salambéré considère la maîtrise linguistique non seulement comme un outil de communication, mais comme un vecteur de culture, de mémoire collective et de cohésion sociale. Pour elle, chaque langue est un horizon, chaque mot un pont entre les individus et leur histoire.
Sa capacité d’écoute, empreinte de respect et de sensibilité, s’étend des anciens des villages aux professionnels expérimentés des villes. Elle puise dans cette diversité de parcours des enseignements riches et variés, allant de la littérature à la gestion, des sciences politiques à l’histoire, de la sociologie à la technologie. Cette aptitude à conjuguer savoirs théoriques et expériences pratiques fait d’elle une personnalité exceptionnelle, capable de comprendre les enjeux locaux tout en conservant une vision globale et prospective.
Alimata Salambéré Ouédraogo incarne ainsi un idéal d’engagement citoyen et de sagesse pratique. Sa vie et son œuvre témoignent de la puissance d’une personne qui, par la combinaison de l’intelligence, de l’empathie et de la détermination, contribue de manière concrète au progrès social et au développement harmonieux de sa nation. Elle rappelle que l’action éclairée et l’humanisme peuvent être des forces porteuses de transformations dans le monde contemporain.
Au nom de l’enfant béni de sa terre natale qu’est Alimata Salambéré Ouédraogo, et de nos ancêtres africains – ces bâtisseurs silencieux de civilisations qui ont contribué à l’édification de l’humanité – je salue avec respect et fierté la grandeur des peuples du Burkina Faso et, au-delà, celle de toute l’Afrique.
Leur héritage spirituel, moral et culturel constitue une source inépuisable d’inspiration pour les générations présentes et futures. Nous sommes les dépositaires d’une mémoire collective façonnée par des siècles d’histoire, de luttes, de sagesse et de créativité. Cette mémoire n’est pas une relique figée dans le passé : elle est une force vivante. Elle respire encore dans nos gestes, dans nos paroles, dans nos chants, et elle éclaire le chemin que nous devons tracer.
Dans la tradition africaine, l’initiation occupe une place fondamentale. Elle dépasse largement le simple rite de passage : elle est une école de l’être, un apprentissage de la responsabilité et de la conscience. Elle enseigne que la connaissance n’est jamais la propriété d’un individu isolé. Dans la civilisation africaine, savoir signifie transmettre, notamment la sagesse. Car la sagesse n’est pas un bien que l’on garde pour soi ; elle est un flambeau que chaque génération reçoit afin de le porter plus loin. Ainsi se perpétue le fil invisible de la mémoire. Les arts, les récits, la musique, la danse et toutes les formes d’expression culturelle deviennent alors les vecteurs d’une transmission essentielle : celle de l’âme d’un peuple.
Je rends un hommage sincère à tous les artistes, aux acteurs culturels et à ces travailleurs de l’ombre qui consacrent leur énergie à préserver et à valoriser notre patrimoine commun. Leur engagement dépasse la simple création artistique : ils protègent une mémoire collective et lui offrent un avenir. Ils sont, en quelque sorte, les gardiens de l’esprit et les messagers silencieux de notre identité.
Le Burkina Faso, en tant que nation, s’est construit dans la coexistence et l’harmonie de plus de soixante ethnies vivant depuis des millénaires sur son territoire. Chacune de ces communautés porte sa langue, ses traditions, ses symboles et sa vision singulière du monde. Cette mosaïque culturelle constitue une richesse rare et précieuse qui témoigne d’une vérité profonde : l’unité véritable ne naît pas de l’uniformité, mais de la capacité à reconnaître la valeur de la diversité. Les peuples burkinabè ont su, au fil des siècles, faire de leurs différences une force et construire un destin commun sans renoncer à leurs identités.
La musique traditionnelle est sans doute l’expression la plus vibrante de cette richesse culturelle. Elle ne se réduit pas à un simple divertissement : elle est un langage de l’âme. Elle est mémoire, parole et lien social.
À travers les rythmes profonds des tambours, les vibrations des instruments ancestraux et la poésie des chants porteurs de sagesse, la musique raconte l’histoire des peuples. Elle évoque leurs joies, leurs épreuves, leurs combats et leurs espérances. Elle accompagne les naissances, les initiations, les célébrations et les deuils. Elle est la respiration même de la communauté.
La richesse linguistique du Faso m’émerveille profondément. Chaque langue est un univers. Elle façonne une manière unique de penser, d’interpréter le monde et de transmettre les valeurs essentielles. Les langues ne sont pas seulement des outils de communication : elles sont des architectures de sens, des mémoires vivantes.
Préserver cette diversité linguistique, c’est protéger un trésor inestimable. C’est reconnaître que l’identité nationale peut s’enraciner dans la pluralité et que l’harmonie peut naître de la coexistence de multiples voix.
Imaginer une véritable symphonie de cette diversité culturelle serait une initiative porteuse d’avenir. Une telle vision permettrait de faire émerger une identité musicale burkinabè singulière, capable de se distinguer dans le paysage artistique de la sous-région africaine.
Elle offrirait également un espace fertile pour la créativité des artistes et contribuerait au développement économique du secteur culturel. Car la culture n’est pas seulement une expression symbolique : elle peut aussi devenir une force de développement, un moteur d’innovation et un vecteur de rayonnement international.
Aujourd’hui, une nouvelle génération d’artistes talentueux incarne l’élan d’une Afrique en mouvement. Ces jeunes créateurs portent en eux l’énergie et l’espérance d’un continent qui se réinvente. Ils sont appelés à devenir de véritables ambassadeurs culturels, capables de faire entendre la voix du Faso sur les scènes du monde entier.
Mais leur mission ne pourra pleinement s’accomplir que s’ils restent profondément enracinés dans leur identité. C’est dans la mémoire des anciens, dans les légendes, les épopées et les mythes fondateurs de nos civilisations qu’ils trouveront la source d’une créativité authentique.
En tissant un dialogue fécond entre tradition et modernité, ils pourront créer des œuvres originales qui parlent au monde sans jamais renier leurs racines. Ainsi, ils feront vivre l’héritage de leurs ancêtres tout en contribuant à écrire une nouvelle page de l’histoire culturelle africaine.
Car être enfant du Faso, c’est porter en soi l’héritage d’une terre de courage, de dignité et de créativité. C’est reconnaître la profondeur de ses racines tout en levant les yeux vers l’horizon.
Et c’est comprendre, surtout, que la culture n’est pas seulement la mémoire d’un passé glorieux : elle est une force vivante qui façonne l’avenir et éclaire le destin des peuples. Elle contribue profondément à l’intérêt général et au rayonnement des nations.
Salutations empreintes de respect et de fraternité au peuple du Burkina Faso et, au-delà, à toute l’Afrique. La richesse incommensurable de notre continent ne réside pas seulement dans ses paysages majestueux, mais dans la diversité de ses langues, de ses cultures et de ses traditions, socle vivant de notre identité collective. Cette diversité, loin de fragmenter notre être commun, l’enrichit et le sublime, telle l’eau limpide qui, nourrissant la terre, fait éclore la vie dans toute sa splendeur.
Le Burkina Faso, au cœur de l’Afrique, est un terreau fertile où les racines du passé et du présent s’entrelacent, rappelant la force tranquille du chêne, symbole de sagesse, de résilience et de longévité. À l’instar du baobab, majestueux et protecteur, notre peuple se dresse, ancré dans ses traditions et ouvert à l’horizon de la modernité, offrant ombre et refuge à ceux qui cherchent inspiration et guidance. Chaque langue, chaque coutume, chaque geste du quotidien est une manifestation de l’air qui circule librement, portant les paroles de nos ancêtres et conférant légèreté et profondeur à notre héritage commun.
Les éléments eux-mêmes – l’eau, l’air, le feu, la terre et le ciel – deviennent des métaphores vivantes de nos vertus collectives. L’eau enseigne la fluidité et la compassion, l’air la clarté de pensée et la liberté, le feu la force et la passion, la terre la solidité et l’endurance, et le ciel la vision et la sérénité infinie. Racines et branches s’unissent, ciel et terre dialoguent, et dans cet échange perpétuel, le Burkina Faso rayonne comme un symbole de cohésion, de tolérance et de richesse humaine.
Puissions-nous marcher ensemble, éclairés par la sagesse de nos aînés, nourris par la diversité de nos langues et de nos cultures, et portés par l’énergie vivifiante des éléments et des arbres sacrés. Que le chêne et le baobab, gardiens de la mémoire et de la vie, inspirent chacun de nos actes, et que la voix de notre peuple, fière et sereine, résonne dans toute l’Afrique, célébrant la beauté et la grandeur de notre humanité commune!
Nous sommes, Alimata Salambéré et moi, issus tous les deux de la terre de Bobo Dioulasso, au sein d’un peuple aux traditions ancestrales. C’est au nom de notre fraternité d’origine et d’art, que je salue cette grande dame dont le talent et le parcours honorent notre pays.
Femme moderne par son esprit et universelle par sa vision, elle représente aujourd’hui l’image d’une Afrique qui avance avec confiance, portée par l’intelligence, la créativité et la responsabilité de ses filles. Son parcours rappelle avec force que la grandeur d’une nation ne réside pas uniquement dans ses institutions ou dans ses ressources naturelles, mais aussi dans la qualité humaine de celles et ceux qui choisissent de la servir avec conviction.
Ainsi, Alimata Salambéré Ouédraogo apparaît comme l’incarnation d’une génération de femmes africaines qui participent à la construction de l’avenir avec courage, lucidité et détermination. Par son exemple, elle honore non seulement la femme burkinabè, mais également la femme du monde, en démontrant que la dignité, le savoir et la persévérance sont capables de franchir toutes les frontières et d’inscrire une vie dans la mémoire des peuples.
Dans cette perspective, son engagement devient plus qu’un simple modèle : il se transforme en une invitation silencieuse adressée à toutes les femmes d’Afrique, celle de croire en leur potentiel, de cultiver leur savoir et d’oser participer pleinement à l’écriture de l’histoire.
Car, au fond, les véritables bâtisseurs de l’avenir ne sont pas seulement ceux qui occupent les positions visibles du pouvoir, mais aussi celles et ceux qui, par leur intelligence, leur courage et leur sens du devoir, contribuent à élever la conscience d’une société.
Yé Lassina Coulibaly est artiste international et observateur attentif du monde.
Entre l’Afrique et l’Europe, il prête sa plume comme une passerelle entre les cultures, afin que l’art, la connaissance et la parole demeurent un langage vivant et universel.
Les membres du Présidium en pleine séance de restitution
Le bureau exécutif régional de la Coordination des Communautés Vivant au Burkina Faso (CCVBF) a décrypté le tableau bilan comportant des données significatives pour la bonne marche de leur association. C’était le samedi 7 mars dernier dans la salle des réunions de l’ancienne mairie de Banfora, chef-lieu des Tannounyan.
Les membres du Présidium en pleine séance de restitution
A travers l’organisation de ce briefing d’équipe, les membres du bureau CCVBF Banfora se sont exprimés sur l’économie des diverses activités inscrites à son ordre du jour et celles futuristes à entreprendre très ultérieurement.
Minute de silence observée
En outre avant tout propos, une minute de silence a été observée par l’ensemble des participants en la mémoire des illustres regrettés dont Orenany Saran Haïdara/Cissoko et Mamadou Keita, tous des personnalités morales qui officiaient pour une structure plus unifiée.
Et le bureau de décliner dès l’entame de l’exerce de redevabilité, les pressants objectifs voire les priorités du moment et la transmission fidèle du plan d’action de 2026.
Les efforts des uns et des autres salués
Ainsi, pour l’instant la coordination s’est félicitée pour les efforts consentis des uns et des autres dans un passé récent lors ses opérations de reboisement en passant par sa participation aux travaux d’intérêt général suscités par les autorités régionales à l’instar du Gouverneur, du Haut- Commissaire et aussi du PDS.
Toujours restant dans la gamme reluisante de son engagement, l’exécutif de la CCVBF levé le voile sur l’effectivité de ses activités d’envergure sportive ou culturelle et immixtion aux initiatives présidentielles dont son concours aux activités Faso Mêbo.
Par ailleurs, quant aux perspectives, la coordination, se sentant en confiance et très ambitieuse pour des lendemains prometteurs, envisage de se doter d’un compte bancaire, la confection des cartes de membres (badges), la relance des paiements de taxes de résidence 2026 et la régularité des cotisations mensuelles pour chacune de ses communautés.
«Encourager les différentes communautés»
Le Président de la CCVBF Banfora Jean Bamok Namoun Pandame
«Cette rencontre, c’est pour encourager les différentes communautés. Sachant que la CCVBF s’est mobilisée massivement toujours dans le même élan de solidarité et surtout de renforcer et de maintenir la cohésion sociale à long terme. Donc, nous nous mobilisons pour avancer dans l’unité et cohésion pour le bien- être de l’Afrique en général. Nous apprécions vraiment le pays d’accueil, le Burkina Faso avec son Excellence le Président Ibrahim Traoré qui a permis cette hospitalité chaleureuse qui nous donne la fierté combien grandiose aujourd’hui en passant par le Ministère des affaires étrangères », a confié Jean Bamok Namoun Pandame, Président de la CCVBF Banfora.
Un tremplin qui leur a permis de se retrouver entre membres de la coordination pour échanger de façon constructive sur ce que nous avons pu faire, de tirer les bonnes leçons de ces actions et de projeter les activités à mener à l’avenir afin d’apporter ensemble des améliorations.
«Pour l’instant le bilan est bien fort appréciable et d’ailleurs nous le jugeons très satisfaisant. Cependant, nous ne cesserons de planifier minutieusement nos futures actions à travers notamment de nouvelles stratégies pour une intégration valorisant également notre structure associative qu’est la CCVBF», a conclu le Président de la CCVBF Banfora Jean Bamok Namoun Pandame.