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8 mars : Le savant tour d’horizon international de Yé Lassina Coulibaly

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Pour Yé Lassina Coulibaly, la parité due aux femmes du monde s’inscrit dans une méditation sur la mémoire, la puissance et l’horizon de l’humanité. Et que c’est dans cet horizon que se dessine la mission la plus haute : servir l’intérêt général et transmettre à la jeunesse un monde où la science, la culture et l’expérience humaine ne sont pas séparées, mais réunies dans un même projet de civilisation. «Car, au terme de cette évolution, ce n’est pas seulement la place des femmes qui se transforme : c’est l’idée même de l’humanité qui s’élargit». Lisez plutôt son développement…

La parité due aux femmes du monde, inspirée par le cri du cœur exprimé dans l’œuvre de Yé lassina Coulibaly, s’inscrit dans une méditation sur la mémoire, la puissance et l’horizon de l’humanité

«La parité due aux femmes du monde, inspirée par le cri du cœur exprimé dans l’œuvre de Yé lassina Coulibaly, s’inscrit dans une méditation sur la mémoire, la puissance et l’horizon de l’humanité. La voix des femmes, dans le domaine du travail, du droit et de la liberté, occupe une place essentielle qui dépasse la simple reconnaissance symbolique : elle constitue un pilier des sociétés contemporaines et un moteur déterminant de transformation sociale. En rendant hommage aux femmes des cinq continents, cette réflexion ne se limite pas à la commémoration d’une journée dédiée à leurs droits ; elle invite à examiner en profondeur le rôle de la mémoire dans la construction du présent et de l’avenir.

L’histoire humaine ne se réduit ni aux événements spectaculaires ni aux récits de conquêtes. Elle se déploie également dans les actions discrètes et continues qui garantissent la pérennité de la vie collective : le soin, l’éducation, la transmission des savoirs et la solidarité. Ces activités, longtemps reléguées à la sphère domestique ou considérées comme secondaires, constituent pourtant les fondations invisibles du développement social. Elles témoignent d’une contribution majeure à la cohésion et à la transmission des valeurs qui permettent aux sociétés de se maintenir et d’évoluer.

La mémoire ne se limite pas à un exercice de remémoration ; elle conditionne la conscience historique. Oublier les contributions des femmes reviendrait à appauvrir le récit collectif et à en diminuer la portée. Les espaces du quotidien – foyers, écoles, lieux de travail, ateliers, marchés et centres de soins – ne doivent pas être perçus comme marginaux. Ils sont des lieux où se construit la continuité de la vie et où se transmettent les principes éthiques qui fondent la solidarité humaine. Reconnaître ces espaces et le travail qui s’y accomplit est indispensable, car ils ont accueilli l’effort de générations entières de femmes dont l’action a soutenu l’édifice social.

L’analyse critique qui accompagne la reconnaissance…

Toute reconnaissance doit cependant s’accompagner d’une analyse critique des conditions historiques et sociales qui ont souvent limité la liberté et les possibilités d’épanouissement des femmes. Nombre d’entre elles ont dû renoncer à leurs aspirations personnelles, non par absence de talent ou de volonté, mais en raison de structures institutionnelles et culturelles restrictives. Leur silence ne signifie pas une absence de contribution ; il peut traduire une résilience et une capacité d’action dans des contextes contraignants. La persévérance dont elles ont fait preuve constitue une forme de puissance, différente de la puissance associée aux conquêtes, mais tout aussi déterminante par sa continuité.

L’histoire des femmes traverse les continents et les cultures, révélant des expériences diverses mais comparables. La quête de reconnaissance, la lutte contre les inégalités et le désir d’être considérées comme des personnes à part entière demeurent des constantes. Les défis contemporains ne reproduisent pas exactement ceux du passé, mais ils prolongent une problématique ancienne : la parole des femmes peut encore être minimisée, leurs compétences mises en doute et leur autorité soumise à des exigences plus strictes que celles appliquées aux hommes. Ces obstacles doivent être compris afin d’être surmontés. La transformation sociale est un processus de longue durée qui requiert la participation de l’ensemble des acteurs et la construction d’institutions plus inclusives.

Dans le domaine culturel et artistique, cette transformation se manifeste par la présence croissante de femmes créatrices et penseuses. Leur contribution à la danse, au cinéma, au théâtre, à la littérature ou aux arts plastiques enrichit le patrimoine commun de l’humanité. L’art, en tant qu’espace d’expression et de réflexion, permet d’interroger les valeurs et les contradictions du monde. Les artistes qui abordent les questions de la dignité et de la justice participent à un débat essentiel sur la liberté et la responsabilité humaine. Leur travail met en lumière les tensions entre aspirations individuelles et structures sociales, offrant ainsi une perspective critique et constructive.

L’obstacle de la tension fondamentale dans la lutte….

Toute lutte pour l’émancipation se heurte à une tension fondamentale : la conquête des droits ne garantit pas leur pérennité. L’histoire montre que les avancées peuvent être remises en question et que les acquis doivent être défendus et réaffirmés. La dignité humaine n’est pas un état définitif ; elle constitue un principe à préserver et à actualiser selon les réalités changeantes du monde. Chaque génération porte la responsabilité de transmettre ce principe et de le traduire en actions concrètes. Cette responsabilité ne repose pas uniquement sur les femmes ou sur un groupe particulier ; elle concerne l’ensemble de la société.

Les femmes d’hier ont ouvert des chemins là où ne se trouvaient que des obstacles. Celles d’aujourd’hui poursuivent ce mouvement avec détermination, malgré les difficultés et les résistances. Elles inventent de nouvelles formes d’existence, participent à la vie économique et politique et contribuent à la transformation des représentations sociales. Leur action ne se limite pas à une réponse aux injustices ; elle représente aussi une création. Elle introduit dans le monde des valeurs telles que la patience, la solidarité et l’espérance, qui permettent de penser le changement dans la durée et de concevoir un avenir plus inclusif.

Les filles de demain pourront aller plus loin grâce aux efforts hérités

Les générations futures héritent de ces efforts. Les filles de demain pourront aller plus loin, non parce que le monde deviendra parfait, mais parce que les générations précédentes auront élargi le champ des possibles. Chaque avancée, même modeste, modifie la structure des opportunités et ouvre de nouvelles perspectives. L’histoire progresse par accumulations successives et par gestes parfois invisibles dont les effets se déploient à long terme. Cette dynamique souligne l’importance de la continuité et de la transmission, conditions de toute évolution sociale.

La mémoire et la gratitude sont enfin des dimensions essentielles de cette réflexion. Se souvenir des contributions des femmes revient à reconnaître la dette que les sociétés leur doivent. Cette reconnaissance ne peut se limiter à des paroles symboliques ; elle doit se traduire par des actions concrètes visant à garantir l’égalité des droits et des chances. La justice n’est pas un don, mais une construction collective. Elle exige un effort constant et une vigilance adaptée aux transformations du monde. L’égalité ne signifie pas uniformité ; elle suppose la reconnaissance de la diversité et la création de conditions permettant à chacun de s’épanouir.

Au-delà des conquêtes visibles de l’histoire humaine…

L’histoire humaine, lorsqu’on la contemple à l’échelle des civilisations, n’est jamais seulement celle des conquêtes visibles, des institutions ou des techniques : elle est aussi celle, plus silencieuse mais tout aussi décisive, des forces humaines qui façonnent le travail, l’invention et la transmission. Parmi ces forces, les compétences des femmes occupent aujourd’hui une place essentielle dans le mouvement profond qui transforme les sociétés contemporaines. Leur participation au monde du travail ne relève plus d’une simple évolution statistique ou sociale ; elle constitue l’une des dynamiques majeures du développement économique, culturel et humain de notre temps.

Sur tous les continents, les femmes contribuent activement à l’édification des sociétés modernes. Leur savoir, leur sens de l’organisation, leur créativité et leur capacité d’innovation participent à la recomposition des structures économiques et sociales. Là où les transformations technologiques bouleversent les modes de production et où les sociétés cherchent un équilibre nouveau entre progrès matériel et responsabilité humaine, leur présence s’impose comme une force d’intelligence collective. Elles ne se contentent pas d’occuper une place dans les systèmes existants : elles contribuent à en redéfinir les formes, les valeurs et parfois même le sens.

Là où la contribution prend souvent la forme d’un travail patient, enraciné…

Dans les espaces ruraux, cette contribution prend souvent la forme d’un travail patient, enraciné dans la connaissance des territoires et dans l’expérience transmise par les générations. Les femmes participent largement à l’agriculture, à l’élevage, à la transformation des produits alimentaires et à la gestion des ressources naturelles. Leur savoir n’est pas seulement technique ; il est aussi culturel et écologique. Il s’inscrit dans une compréhension intime des cycles de la nature, des rythmes saisonniers et des équilibres fragiles qui lient l’activité humaine à son environnement.

Ainsi se constitue un patrimoine vivant, fait de pratiques agricoles, de savoir-faire artisanaux et de solidarités communautaires. Les femmes y jouent souvent un rôle central. Par leur ingéniosité, elles inventent des solutions adaptées aux réalités locales : amélioration des techniques de culture, diversification des productions, transformation artisanale des produits agricoles ou création de coopératives. Ces initiatives, parfois modestes en apparence, participent pourtant à des dynamiques essentielles : l’autonomie économique des familles, la sécurité alimentaire, et la préservation des équilibres écologiques. Elles témoignent d’une intelligence pratique qui associe tradition et innovation, mémoire et adaptation.

Les flux économiques et les transformations technologiques dans les centres urbains…

Mais le monde rural n’est qu’une des scènes de cette contribution. Dans les grandes métropoles et les centres urbains, où se concentrent aujourd’hui les flux économiques et les transformations technologiques, les femmes occupent également une place de plus en plus déterminante. Elles sont présentes dans l’enseignement, la médecine, la recherche scientifique, l’ingénierie, l’entrepreneuriat, la création artistique et les industries technologiques. Leur présence dans ces domaines ne se limite pas à une participation quantitative : elle introduit souvent de nouvelles perspectives dans la manière d’aborder les problèmes et de concevoir les solutions.

Dans les laboratoires, les universités ou les entreprises innovantes, leurs recherches et leurs projets contribuent à l’avancée des connaissances et au développement de technologies qui transforment la vie quotidienne. Leur capacité d’analyse, leur sens de la coopération et leur imagination créatrice favorisent l’émergence d’innovations capables de répondre aux défis contemporains, qu’il s’agisse de santé publique, de transition énergétique ou de transformation numérique.

La créativité féminine via l’esprit d’entreprise…

L’esprit d’entreprise constitue également l’un des terrains où s’affirme de plus en plus la créativité féminine. Partout dans le monde, des femmes fondent des entreprises, dirigent des organisations et imaginent de nouveaux modèles économiques. Ces initiatives ne visent pas seulement la performance financière ; elles s’inscrivent souvent dans une vision plus large du développement, attentive aux dimensions sociales, environnementales et humaines de l’activité économique. Ainsi se dessine une conception du travail où l’efficacité s’allie à la responsabilité.

La créativité des femmes se manifeste également avec force dans le domaine culturel. La littérature, la musique, les arts visuels, le design ou l’architecture portent aujourd’hui la marque de voix féminines qui renouvellent les imaginaires et enrichissent le patrimoine commun de l’humanité. À travers leurs œuvres, elles interrogent les identités, explorent les mémoires et ouvrent des perspectives nouvelles sur le monde contemporain. La culture devient alors un espace où l’expérience individuelle rejoint la conscience collective, et où la création participe à la construction d’une vision plus ample de l’humanité.

Contribution dans le champ scientifique et technologique

Dans le champ scientifique et technologique, leur contribution n’est pas moins déterminante. De nombreuses chercheuses participent à des découvertes majeures et à l’élaboration de solutions destinées à répondre aux défis planétaires. Qu’il s’agisse de médecine, d’environnement, d’énergie ou de technologies numériques, leurs travaux témoignent d’une exigence intellectuelle et d’un engagement éthique qui contribuent à orienter le progrès vers des finalités humaines.

Pourtant, malgré ces avancées, les femmes continuent parfois de se heurter à des obstacles persistants. Les inégalités d’accès à l’éducation, aux ressources financières ou aux postes de décision demeurent une réalité dans de nombreuses régions du monde. Ces obstacles ne sont pas seulement institutionnels ; ils sont souvent enracinés dans des représentations sociales anciennes qui ont longtemps limité la reconnaissance des compétences féminines.

Mais l’histoire montre que ces limites ne sont pas immuables. Grâce à leur détermination, à l’évolution des mentalités et aux politiques publiques en faveur de l’égalité, les femmes parviennent progressivement à faire reconnaître la valeur de leurs savoirs et de leurs contributions. Leur présence croissante dans les espaces de responsabilité transforme peu à peu les structures du travail et les cultures professionnelles.

Ainsi, du village rural aux grandes métropoles, les femmes participent chaque jour à l’invention du monde contemporain. Leur action ne se réduit pas à une simple insertion dans les systèmes existants ; elle contribue à en renouveler les fondements mêmes. Par leur savoir, leur créativité et leur sens de la responsabilité, elles enrichissent le patrimoine humain et ouvrent des voies nouvelles pour l’avenir.

Compétences féminines, condition essentielle du développement des sociétés …

Dans cette perspective, la reconnaissance des compétences féminines ne relève pas seulement d’une exigence d’égalité ; elle constitue une condition essentielle du développement des sociétés. Car toute civilisation qui aspire à la justice, à l’innovation et à l’équilibre ne peut se construire qu’en mobilisant pleinement les talents et les intelligences de tous ses membres.

Les femmes, par leur expérience du travail, leur capacité d’invention et leur engagement éthique, rappellent ainsi que le progrès véritable n’est pas seulement technique ou économique. Il est aussi, et peut-être surtout, une aventure humaine, où la créativité, la solidarité et la dignité deviennent les fondements d’un avenir partagé.

Il est, dans l’histoire des civilisations, des transformations dont la portée ne se mesure pas seulement à la quantité des faits observables, mais à la métamorphose silencieuse qu’elles opèrent dans la conscience humaine. L’essor de la présence des femmes dans les domaines du travail, de la connaissance et de la création appartient à cette catégorie rare de mutations profondes. Il ne s’agit pas simplement d’une progression statistique dans les institutions économiques ou scientifiques ; il s’agit d’un élargissement de l’horizon de l’humanité elle-même, d’une transformation de la manière dont les sociétés pensent leur avenir, leur responsabilité et leur dignité.

À travers les cinq continents, les femmes participent aujourd’hui, avec une détermination qui ne relève ni du hasard ni d’une simple évolution sociale, à la grande entreprise de l’esprit humain : comprendre le monde, organiser la vie collective et imaginer les formes nouvelles du progrès. Leur contribution s’inscrit dans la trame vivante des sociétés contemporaines, depuis les espaces du travail quotidien jusqu’aux laboratoires de recherche, depuis les salles de classe jusqu’aux centres d’innovation technologique, depuis les terres agricoles jusqu’aux architectures complexes de la société numérique.

Ainsi se dessine peu à peu une figure renouvelée de la modernité : celle d’une humanité consciente que la richesse véritable ne réside pas seulement dans l’accumulation des techniques, mais dans la diversité des intelligences capables de leur donner sens.

L’apport des femmes dans le monde du travail

Dans le monde du travail, les femmes apportent une force qui dépasse la simple addition de compétences professionnelles. Elles introduisent dans les organisations une pluralité d’expériences, une capacité d’adaptation et une intelligence relationnelle qui enrichissent profondément les dynamiques collectives. Dans les entreprises, les administrations, les institutions publiques ou les organisations internationales, leur présence contribue à une gouvernance plus attentive aux équilibres humains.

La diversité des équipes, aujourd’hui largement reconnue comme un facteur d’efficacité et d’innovation, révèle une vérité plus profonde : la complexité du monde contemporain exige une pluralité de regards. Les femmes participent à cette intelligence collective par leur sens de l’organisation, leur capacité à concilier rigueur et coopération, et leur aptitude à transformer les environnements professionnels en espaces de dialogue et de créativité.

Ainsi, la compétence cesse d’être enfermée dans les frontières des représentations traditionnelles. Elle apparaît pour ce qu’elle est véritablement : une alliance entre talent, engagement et vision.

L’éducation, l’un des lieux essentiels de la transformation

L’éducation constitue l’un des lieux les plus essentiels de cette transformation. Dans les écoles, les universités et les centres de formation, les femmes jouent un rôle fondamental dans la transmission du savoir et dans l’éveil des consciences. Enseignantes, professeures, éducatrices ou formatrices participent à la formation intellectuelle des nouvelles générations, mais aussi à la construction de leur sens critique et de leur responsabilité civique.

Car l’éducation ne consiste pas seulement à transmettre des connaissances. Elle est une initiation à la liberté de penser. Dans cet espace où se construit l’esprit humain, les femmes contribuent à faire de l’école un lieu d’émancipation, où les savoirs deviennent des instruments de compréhension du monde et de transformation sociale.

À travers leur engagement, elles participent à former des citoyens capables d’habiter la complexité du XXIᵉ siècle avec lucidité et responsabilité.

La recherche scientifique représente une autre dimension de cette aventure humaine. Depuis les laboratoires universitaires jusqu’aux centres d’innovation technologique, les femmes prennent part à la quête millénaire par laquelle l’humanité tente de déchiffrer l’ordre du monde.

La science exploratrice dans son essence

La science, dans son essence, est une exploration. Elle naît du désir de comprendre la matière, la vie et l’univers. Dans cette exploration, les chercheuses contribuent à l’élaboration de théories, à la conception d’expériences et à l’interprétation de phénomènes qui redéfinissent notre connaissance du réel.

En physique, en chimie, en biologie, en climatologie, en ingénierie ou en sciences sociales, leurs travaux enrichissent les modèles intellectuels qui permettent d’expliquer les lois de la nature et les dynamiques des sociétés humaines. Les mathématiques, langage abstrait de l’univers, occupent dans cette entreprise une place singulière. Les mathématiciennes participent à la construction des structures analytiques qui soutiennent aujourd’hui des domaines aussi divers que la modélisation climatique ou l’ingénierie financière.

Ainsi, la science apparaît non seulement comme un ensemble de disciplines techniques, mais comme une forme de création intellectuelle comparable à l’art : une tentative humaine pour donner sens au monde.

Lorsque la connaissance scientifique se matérialise dans des outils, des systèmes ou des technologies, elle devient innovation. Dans ce processus, les femmes jouent un rôle croissant dans les domaines de l’ingénierie et de l’industrie technologique.

Ingénieures, inventrices, entrepreneures et chercheuses participent à la conception de solutions qui transforment les modes de production, les infrastructures urbaines et l’organisation des sociétés contemporaines. Elles contribuent au développement des énergies renouvelables, des matériaux avancés, des nanotechnologies, de la robotique et des systèmes numériques.

Concilier progrès technologique et responsabilité écologique

Ces innovations répondent à l’un des défis majeurs de notre époque : concilier progrès technologique et responsabilité écologique. Dans un monde confronté aux transformations climatiques et aux tensions sur les ressources naturelles, la recherche d’un développement durable devient une exigence fondamentale.

Les femmes participent activement à cette transition. Leur créativité scientifique et leur sens des responsabilités contribuent à imaginer des technologies capables de soutenir la prospérité humaine tout en préservant les équilibres de la planète.

Le domaine de la santé illustre particulièrement l’alliance entre science et humanité. Médecins, infirmières, sages-femmes, pharmaciennes, psychologues ou chercheuses en santé publique consacrent leur travail quotidien à la protection et à l’amélioration de la vie humaine.

Dans les hôpitaux, les centres de recherche et les structures de soins, leur engagement incarne une rencontre essentielle entre compétence scientifique et attention à la vulnérabilité humaine. La médecine contemporaine, enrichie par la recherche biomédicale et les technologies de diagnostic avancées, doit toujours demeurer attentive à la dimension humaine du soin.

Les femmes participent à maintenir cet équilibre entre la rigueur scientifique et la compassion, entre la technique et l’éthique.

Mais la science ne se tourne pas uniquement vers l’avenir ; elle explore aussi la mémoire des civilisations. Dans les domaines de l’archéologie et des sciences du patrimoine, les chercheuses contribuent à reconstituer l’histoire matérielle de l’humanité.

Grâce aux technologies modernes — imagerie numérique, analyses isotopiques, modélisation informatique — elles participent à l’étude des sociétés anciennes, à la conservation des sites archéologiques et à la transmission du patrimoine culturel.

En révélant les traces du passé, elles rappellent que le progrès n’efface pas l’histoire : il s’inscrit dans une continuité humaine où chaque génération hérite d’un monde qu’elle doit comprendre avant de le transformer.

Révolution numérique, l’une des transformations les plus profondes du XXIᵉ siècle

La révolution numérique constitue l’une des transformations les plus profondes du XXIᵉ siècle. Les technologies de l’information, les réseaux de communication et l’intelligence artificielle redéfinissent les formes du travail, de la connaissance et des relations sociales.

Dans ce domaine également, les femmes occupent une place de plus en plus visible. Informaticiennes, spécialistes des données, ingénieures en cyber sécurité ou chercheuses participent à la conception des architectures numériques qui structurent désormais les sociétés contemporaines.

Elles analysent des ensembles de données complexes et imaginent les interfaces entre l’humain et la machine. Mais leur présence dans ces domaines revêt aussi une dimension éthique essentielle. Les technologies numériques influencent aujourd’hui des décisions qui touchent à la vie quotidienne des individus : accès aux services, gestion des données personnelles, organisation du travail.

La diversité des perspectives intellectuelles devient alors une garantie contre les dérives d’une technologie déconnectée de la responsabilité humaine.

Au-delà des sciences et des technologies, les femmes enrichissent également la réflexion culturelle et philosophique des sociétés contemporaines. Dans la littérature, la philosophie et les sciences humaines, écrivaines, penseuses et chercheuses donnent voix à des expériences humaines profondes.

Par leurs œuvres et leurs analyses, elles interrogent les structures sociales, explorent les identités, défendent la justice et ouvrent de nouveaux horizons pour la compréhension de l’humanité. La pensée humaniste trouve dans ces contributions une vitalité renouvelée.

Ainsi, à travers les multiples domaines de l’activité humaine – travail, éducation, science, santé, innovation, culture – les femmes participent à une transformation qui dépasse les frontières des professions. Elles incarnent une conscience active du progrès.

Reconnaissance du rôle des femmes, condition essentielle pour l’avenir de la civilisation scientifique et technologique

Reconnaître leur rôle ne relève pas seulement d’une exigence de justice sociale. C’est aussi une condition essentielle pour l’avenir même de la civilisation scientifique et technologique. Car le progrès ne dépend pas uniquement des instruments, des laboratoires ou des infrastructures économiques. Il dépend avant tout de la capacité humaine à imaginer, à comprendre et à créer.

Dans cette perspective, la participation des femmes dans la construction du monde contemporain apparaît comme l’une des grandes forces du progrès moderne.

Elle ouvre la voie à une civilisation où la puissance de la connaissance s’accompagne d’une exigence éthique, où l’innovation technologique s’inscrit dans le respect de la dignité humaine, et où la diversité des talents devient la source d’une intelligence collective capable d’affronter les défis de l’avenir.

C’est dans cet horizon que se dessine la mission la plus haute : servir l’intérêt général et transmettre à la jeunesse un monde où la science, la culture et l’expérience humaine ne sont pas séparées, mais réunies dans un même projet de civilisation.

Car, au terme de cette évolution, ce n’est pas seulement la place des femmes qui se transforme : c’est l’idée même de l’humanité qui s’élargit.

Puissions-nous, en célébrant cette journée du 8 mars 2026, réaffirmer notre engagement en faveur d’un monde où la dignité de chaque personne est respectée. Un monde où la mémoire éclaire le présent, où le dialogue remplace la confrontation et où l’avenir se construit sur les fondements de la liberté et de la solidarité. Aux femmes des cinq continents, à celles du passé, du présent et du futur, cet hommage exprime une gratitude sincère pour leur contribution à l’histoire humaine et une confiance dans la capacité de l’humanité à progresser vers plus de justice. J’invite à écouter la voix des femmes en profondeur, à reconnaître leur parcours professionnel et à donner aux organisations les moyens d’assurer leur autonomie et leur liberté de développement, afin qu’elles participent pleinement au progrès dans le contexte de la mondialisation.

 

A propos de l’Auteur

 Yé Lassina Coulibaly est artiste international et observateur attentif du monde.

Entre l’Afrique et l’Europe, il prête sa plume comme une passerelle entre les cultures, afin que l’art, la connaissance et la parole demeurent un langage vivant et universel.

Yé Lassina Coulibaly art et culture,

Site officiel : www.yecoulibaly.com

Artiste auteur-compositeur interprète

Musicothérapie sociétaire de la SACEM, ADAMI, SPEDIDAM, Union des Artistes Burkinabés

Chevalier de l’ordre du mérite, des lettres et de la communication (agrafe musique et danse)  du   Burkina-Faso.  concert, spectacle, pédagogie 00 336 76 03 71 66»

8 Mars : Hommage à l’amazone étoilée Maïmouna Déné

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Avec Maïmouna Déné, présidente de l’Association des femmes atteintes d’albinisme (AFAB), l’albinisme n’est guère un prétexte pour rester inactif et elle n’hésite pas à monter au créneau pour montrer l’exemple à suivre en vue de surpasser les obstacles réels ou imaginaires sur la voie de l’autonomisation des dames. En cela, la présidente de l’AFAB est un symbole de résilience, dans un contexte où la différence est souvent synonyme d’exclusion, de repli sur soi ou de marginalisation socioéconomique. Ainsi, elle fait là manifestement figure d’un leader d’association porteur de vision progressiste qui mérite d’être magnifiée à l’occasion de la présente célébration de la Journée internationale des droits des femmes.

Maïmouna Déné, présidente de l’Association des femmes atteintes d’albinisme (AFAB)

Patriote engagée, la présidente de l’Association des femmes atteintes d’albinisme (AFAB) Maïmouna Déné n’est plus à présenter aujourd’hui. A force d’engagement sur le terrain pour l’amélioration de la situation des personnes vivant avec un handicap de façon générale et les femmes atteintes d’albinisme en particulier, Maï, comme l’appelle affectueusement ses proches, jouit en effet d’une visibilité et d’un leadership incontestables dans le concert des organisations de la société civile de l’autre moitié du ciel, aussi bien au niveau du Burkina Faso que de la sous-région ouest africaine, voire au niveau continental. De Dakar à Johannesburg en passant par Kinshasa, Baku, Maimouna Déné a eu l’opportunité de participer à un certain nombre d’évènements majeurs au cours desquels elle a défendu, comme elle en a l’habitude, la cause des personnes atteintes d’albinisme. Des autorités nationales avaient déjà reconnu ses mérites en la décorant.

 Maïmouna Déné sur la Rue des Etoiles sur Kwamé N’Krumah

Il y a quelques semaines, c’était le tour des membres du Comité scientifique de la Rue des Etoiles sur l’emblématique Avenue Kwamé N’Krumah d’honorer l’amazone de la lutte pour les droits humains des femmes. Elle fait en effet partie de la centaine des personnalités figurant sur la short-list de la deuxième édition, notamment dans la catégorie genre.

Et comme ils l’ont bien indiqué, «être sur la Rue des Etoiles n’est pas un honneur ordinaire. C’est la reconnaissance d’une vie d’impact, d’excellence et d’immenses services rendus au Burkina Faso et à l’Afrique».

 «Une femme autonome est une femme protégée»

La présidente de l’AFAB au Sénégal en 2025 au cours de lancement d’un programme régional de leadership

Alors que l’on parle beaucoup de l’autonomisation de l’autre moitié du ciel pendant les commémorations de la Journée internationale des droits de la femme ;  Maïmouna Déné en était bien avant consciente et surtout engagée sur le terrain. Pour elle, c’était clair : la protection des femmes passe absolument par leur indépendance financière. «Une femme autonome est une femme protégée», disait-elle. Pour ce faire, elle a initié des programmes de formation pour renforcer les capacités des membres de l’AFAB pour leur permettre de mener des activités génératrices de revenus et d’être de véritables actrices du développement local.

Avec Mai, l’albinisme ne saurait être un handicap pour rester inactif et n’hésite pas à monter au créneau pour montrer l’exemple à suivre en vue de surpasser les obstacles réels ou imaginaires sur la voie de l’autonomisation des dames. En cela, la présidente de l’AFAB est un symbole de résilience, dans un contexte où la différence est souvent synonyme d’exclusion, de repli sur soi ou de marginalisation socioéconomique. Ainsi, elle fait là manifestement figure d’un leader d’association porteur de vision progressiste.

Pour toutes ces raisons, nous avons voulu lui rendre cet hommage mérité à l’occasion de ce 8 mars 2026. Vivement qu’elle continue de faire œuvre utile en vue de l’avènement d’une société plus juste, équitable et humaine !

Martin Philippe

Burkina Demain

«La voix des femmes doit être entendue car, elle est une composante essentielle du progrès national»

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A travers cette tribune dans notre édition de ce samedi 7 mars, à l’occasion de la commémoration du 8 mars, Journée internationale des Femmes ;  Yé Lassina Coulibaly, homme de culture africain d’origine Burkinabè et résidant en France, rend un vibrant hommage à l’autre moitié du ciel.

«À travers mes mots et ma plume, j’ai souhaité transmettre un message fort, une leçon éducative destinée à la jeunesse, afin d’inspirer, d’éveiller les consciences et de valoriser la place essentielle de la femme et de la fille dans notre société. Cet engagement, ces valeurs de respect, d’égalité et de dignité ne sont pas le fruit du hasard. Ces valeurs, je les ai reçues en héritage de mes parents Sékou et Yé Coulibaly, qui m’ont appris, dès le plus jeune âge, l’importance de reconnaître la valeur de chacun, sans distinction. C’est grâce à leur éducation, à leurs principes et à leur exemple que je porte aujourd’hui ce message avec conviction», confie -t-il dans cette tribune exclusive.

Lisez plutôt l’intégralité de la tribune de Yé Lassina Coulibaly.

De ses parents, mes parents Sékou et Yé Coulibaly, Lassina a hérité de ces valeurs de respect pour les femmes

«8 mars, Journée internationale des Femmes 2026, célébrer la voix et la liberté des femmes, et la puissance d’une nation en marche :

– Marcher vers une égalité réelle dans le travail, le droit et l’éducation,

– Bâtir une paix durable au Burkina Faso : quelle contribution des femmes et des filles à la promotion du vivre ensemble?

À travers mes mots et ma plume, j’ai souhaité transmettre un message fort, une leçon éducative destinée à la jeunesse, afin d’inspirer, d’éveiller les consciences et de valoriser la place essentielle de la femme et de la fille dans notre société.

Cet engagement, ces valeurs de respect, d’égalité et de dignité ne sont pas le fruit du hasard. Ces valeurs, les ai reçues en héritage de mes parents Sékou et Yé Coulibaly, qui m’ont appris, dès le plus jeune âge, l’importance de reconnaître la valeur de chacun, sans distinction. C’est grâce à leur éducation, à leurs principes et à leur exemple que je porte aujourd’hui ce message avec conviction.

À travers cet article, je rends également hommage à ces fondations familiales qui m’ont permis de comprendre que soutenir, encourager et éduquer la jeunesse est une responsabilité collective.

Au Burkina Faso, comme dans de nombreuses sociétés façonnées par l’histoire, les traditions et les mutations contemporaines, la femme occupe une position centrale dans la sphère familiale.  Elle est matrice de la transmission, gardienne des valeurs, artisan discret de la cohésion sociale. Pourtant, cette centralité, évidente dans la vie quotidienne, ne se traduit pas toujours par une reconnaissance équivalente dans les sphères décisionnelles, économiques et institutionnelles. Il existe ainsi une dissymétrie entre la place vécue et la place reconnue, entre l’influence diffuse et le pouvoir formel.

Dès lors, une interrogation fondamentale s’impose, presque comme un appel de conscience : la voix des femmes est-elle véritablement entendue dans les entreprises, dans les amphithéâtres, dans les centres de formation, dans les tribunaux et dans les cabinets ministériels ? L’égalité proclamée par les textes juridiques devient-elle une réalité incarnée, tangible, éprouvée dans la quotidienneté du travail et des décisions ?

 

La femme burkinabè porte en elle une double responsabilité historique et sociale. Elle est à la fois pilier du foyer et coopératrice active du développement économique. Gardienne attentive de l’éducation des enfants, gestionnaire du quotidien familial, elle assume une charge invisible, silencieuse parfois, mais essentielle au fonctionnement de la société. Cette charge ne se mesure dans aucune statistique exhaustive, et pourtant elle soutient l’architecture entière de la vie collective.

Lorsque cette même femme accède au monde professionnel, elle ne dépose pas à la porte de l’entreprise ses responsabilités premières ; elle les emporte avec elle. Elle les cumule. Elle compose, ajuste, équilibre. Cette accumulation constitue l’un des défis majeurs de l’égalité réelle. Car si le droit consacre l’égalité entre l’homme et la femme, la réalité sociale révèle encore une répartition inégale des charges domestiques et éducatives. L’égalité demeure fragile tant que l’équité domestique ne devient pas une norme culturelle partagée. La parité dans le travail ne peut être pleinement atteinte tant que le partage des responsabilités familiales ne s’inscrit pas dans les mentalités et les pratiques.

Dans le monde professionnel burkinabè, les avancées sont indéniables et méritent d’être saluées. Les femmes sont présentes dans l’administration publique, dans les entreprises privées, dans le commerce urbain et rural, dans les organisations internationales, dans la société civile. Elles dirigent des projets structurants, créent des entreprises audacieuses, occupent des fonctions juridiques, académiques et techniques. Leur présence n’est plus exceptionnelle ; elle devient visible, affirmée.

Cependant, une présence accrue ne garantit pas une influence équivalente. L’accès aux postes de décision demeure inégal, parfois entravé par des critères implicites ou des représentations ancrées. La femme peut être compétente, qualifiée, expérimentée, stratège ; sa légitimité à diriger peut néanmoins être questionnée de manière subtile, presque imperceptible. Les stéréotypes liés à la maternité, à la disponibilité supposée réduite ou à l’autorité féminine continuent d’infléchir les trajectoires professionnelles.

Ainsi, la question essentielle ne porte pas seulement sur l’accès au travail, mais sur la capacité d’y exercer pleinement son pouvoir. Être présente ne signifie pas être écoutée. Participer ne signifie pas décider. Dans certaines structures, la parole féminine peut être minimisée, interrompue, reformulée ou reléguée au second plan. La reconnaissance effective de la voix des femmes constitue un indicateur déterminant de parité réelle. Une entreprise, une université ou une institution publique ne peut prétendre à l’égalité si les décisions stratégiques restent majoritairement façonnées par une majorité masculine. La diversité des regards n’est pas un luxe ; elle est une richesse démocratique.

Sur le plan juridique, le Burkina Faso s’est doté d’un cadre normatif affirmant l’égalité des sexes et protégeant les femmes contre les discriminations et les violences sexistes. Ces textes constituent des jalons importants, des engagements solennels envers la justice et la dignité. Pourtant, la force du droit ne réside pas uniquement dans son écriture, mais dans son effectivité. Entre la norme et la pratique subsiste parfois un écart nourri par les pesanteurs socioculturelles, la crainte de la stigmatisation, la méconnaissance des mécanismes de recours ou la difficulté d’accès aux institutions judiciaires. L’égalité formelle peut alors se transformer en principe abstrait, éloigné du vécu quotidien des femmes confrontées à des obstacles structurels.

Dans le secteur informel, où une majorité de femmes exercent leurs activités, la vulnérabilité économique demeure particulièrement marquée. Marchandes, artisanes, productrices agricoles, elles animent des pans entiers de l’économie nationale. Pourtant, l’absence de contrats formels, de protection sociale et de garanties juridiques fragilise leur autonomie financière. Or, l’autonomie économique est l’un des piliers fondamentaux de la dignité et de la liberté. Une femme dépendante économiquement demeure plus exposée aux inégalités, aux pressions et aux violences. Promouvoir la parité implique donc de sécuriser juridiquement et socialement le travail féminin, dans toutes ses expressions, visibles et invisibles.

L’éducation et la formation constituent, à cet égard, des leviers stratégiques de transformation durable. Le progrès de la scolarisation des filles au Burkina Faso témoigne d’une évolution encourageante, fruit d’efforts institutionnels réels. Chaque fille qui franchit la porte d’une école porte en elle une promesse d’émancipation. Cependant, les abandons fréquents, les mariages précoces, la pauvreté persistante et l’insécurité entravent encore l’accès continu à l’enseignement secondaire et supérieur. L’égalité professionnelle trouve sa racine profonde dans l’égalité éducative. Une jeune fille privée d’éducation est une citoyenne privée d’horizons.

La formation professionnelle joue également un rôle déterminant dans la redéfinition des équilibres. L’accès des femmes aux filières scientifiques, technologiques, industrielles et numériques demeure un enjeu crucial. Tant que les femmes resteront cantonnées dans des secteurs peu valorisés économiquement ou considérés comme « traditionnels », la parité salariale et décisionnelle restera fragile. La diversification des compétences féminines n’est pas seulement une stratégie d’insertion ; elle est une condition d’une transformation structurelle du marché du travail et d’une reconfiguration des imaginaires sociaux.

Au-delà des chiffres, des quotas et des lois, la question centrale demeure celle de la reconnaissance symbolique et sociale. Une société qui doute de la capacité des femmes à diriger, à innover, à gouverner ou à penser l’avenir freine son propre développement. La participation des femmes aux instances décisionnelles n’est pas un privilège octroyé par générosité ; elle est une exigence démocratique et une nécessité stratégique. Les études et les expériences comparées montrent qu’une gouvernance inclusive améliore la qualité des décisions, renforce la justice sociale et favorise un développement durable et équilibré.

La femme burkinabè contemporaine incarne une transformation profonde, parfois silencieuse mais irréversible. Elle est juriste, entrepreneure, enseignante, commerçante, fonctionnaire, responsable politique. Elle conjugue tradition et modernité, mémoire et innovation, responsabilité familiale et ambition professionnelle. Sa résilience face aux défis économiques et sécuritaires révèle une capacité d’adaptation remarquable. Elle avance, malgré les incertitudes, avec une détermination qui témoigne d’une conscience accrue de ses droits et de son rôle.

Pourtant, cette force ne doit pas masquer les obstacles persistants. Les inégalités salariales, les discriminations subtiles, les violences sexistes; les limites d’accès aux ressources productives et aux financements demeurent des réalités à affronter. Atteindre une parité authentique suppose une mutation des mentalités autant qu’une consolidation des cadres juridiques. Il s’agit de promouvoir un partage équitable des responsabilités familiales, d’assurer l’application rigoureuse des lois protectrices, d’intégrer systématiquement l’approche paritaire hommes-femmes dans les politiques publiques, et de garantir aux femmes un accès équitable aux ressources, à la formation et aux postes de décision.

La parité dans le travail, dans le droit, dans l’éducation et dans la gouvernance n’est pas seulement une question d’équité morale ; elle constitue une nécessité stratégique pour bâtir une société plus juste, plus inclusive et plus prospère. Elle engage l’avenir collectif, la stabilité sociale et la compétitivité économique. Elle est une promesse d’équilibre et de durabilité.

 

La voix des femmes doit être entendue non comme une revendication périphérique, mais comme une composante essentielle du progrès national. Elle n’est pas une voix concurrente ; elle est une voix complémentaire, constitutive de l’harmonie sociale. Le développement du Burkina Faso ne peut être pleinement réalisé sans la participation active, reconnue et valorisée de la moitié de sa population. Exclure, marginaliser ou minimiser cette force revient à amputer la nation d’une part de son énergie créatrice.

En définitive, la femme burkinabè n’est pas simplement bénéficiaire des politiques de parité : elle en est l’actrice centrale, la conscience vive et le moteur. Reconnaître sa voix, garantir ses droits, valoriser son engagement, ce n’est pas accorder une faveur ; c’est affirmer que l’égalité n’est pas une concession, mais un principe fondateur de la dignité humaine et du développement durable. C’est reconnaître que la justice, lorsqu’elle est partagée, devient la plus sûre des forces de construction nationale..

Ainsi, comme l’eau qui jaillit d’une source secrète et, sans bruit, féconde la terre qu’elle traverse, la célébration nationale du 8 mars s’élève-t-elle comme une proclamation à la fois grave et lumineuse : celle de la puissance économique, scientifique, culturelle et sociale d’une nation consciente d’elle-même et résolue à son propre dépassement. Cette journée n’est point une halte cérémonielle dans le calendrier des hommages ; elle est une reconnaissance réfléchie, enracinée dans l’histoire et tendue vers l’avenir, du rôle cardinal des femmes dans la métamorphose structurelle, morale et spirituelle de la société. Elle devient ainsi méditation sur la grandeur du travail, sur la noblesse de l’engagement et sur cette sagesse intérieure par laquelle les peuples se hissent à la mesure de leur destin.

Le Burkina Faso, terre d’intégrité léguée par les ancêtres africains, riche de sa pluralité culturelle et de la profondeur de son héritage, inscrit son devenir dans une dynamique où la tradition ne s’oppose pas à la modernité mais converse avec elle. À l’image de l’air qui circule entre les générations sans les diviser, la nation unit la mémoire et l’espérance dans un même souffle. Elle porte en elle la bénédiction des anciens, la force des valeurs de solidarité et la promesse d’un avenir édifié sur la justice, l’équité et le mérite. Ici, l’histoire ne pèse pas comme une charge : elle éclaire comme une lampe confiée aux mains des vivants.

Dans les villages comme dans les métropoles, dans les ateliers textiles comme dans les laboratoires de recherche, dans l’intimité des foyers comme dans les sphères décisionnelles, se déploie un savoir-faire pluriel. Il est artisanal et technologique, enraciné comme la terre nourricière et audacieux comme le feu créateur ; local par ses sources et universel par son rayonnement. Il témoigne d’une intelligence partagée qui conjugue héritage et innovation, prudence et audace, fidélité aux valeurs et ouverture au monde. Ainsi se dessine une nation qui n’imite pas : elle invente à partir de ce qu’elle est.

La célébration du 8 mars révèle la singularité d’une société qui reconnaît la valeur quasi sacrée de l’éducation intergénérationnelle. La transmission des savoirs – scientifiques, techniques, culturels, philosophiques et éthiques – constitue le socle d’un progrès véritablement durable. Elle ressemble à la lumière : loin de s’épuiser en se partageant, elle s’intensifie. Dans cette continuité féconde entre les âges s’élabore une économie résiliente, capable d’intégrer les mutations technologiques, de stimuler l’entrepreneuriat féminin et de promouvoir l’excellence académique et professionnelle. Transmettre, c’est préparer la liberté ; instruire, c’est affranchir l’avenir.

Au sein du monde du travail burkinabè, les compétences féminines participent activement à la redéfinition contemporaine du progrès. Les femmes investissent les champs de la recherche scientifique, de l’innovation numérique, de l’ingénierie, de l’agro-industrie, de la santé, de l’éducation et de l’administration publique. Leur contribution accroît la productivité nationale, nourrit la créativité collective et favorise une gouvernance plus équitable. Elles avancent avec l’endurance du cheval, symbole d’élan fidèle à la mission confiée ; elles portent la force tranquille du baobab, arbre de sagesse et de longévité, dont les racines profondes résistent aux tempêtes sans jamais rompre.

À ces images s’ajoute celle de l’éléphant : mémoire vivante, patience réfléchie, puissance maîtrisée. Comme lui, la femme burkinabè avance avec gravité, sans jamais oublier le chemin parcouru. Elle incarne la conscience historique et la responsabilité morale. Elle sait que la grandeur authentique ne naît ni de la précipitation ni de l’éclat passager, mais de la constance éclairée. Elle bâtit avec méthode, protège avec discernement et agit avec profondeur, consciente que chaque geste inscrit une trace dans la trame du temps.

Elle possède aussi la vigilance du caméléon, capable d’observer avec acuité et de s’adapter aux contextes changeants sans renier son essence. Dans un monde traversé par des mutations rapides, cette faculté d’ajustement devient vertu stratégique. La vigilance n’est pas peur : elle est lucidité. Elle est l’art d’habiter le réel pour mieux le transformer. Ainsi la nation apprend-elle à conjuguer stabilité et innovation, fidélité et renouveau, prudence et audace créatrice.

Le 8 mars est donc un moment de reconnaissance authentique : reconnaissance à celles qui donnent la vie, pour leurs efforts quotidiens visibles et invisibles ; reconnaissance de la rigueur professionnelle, de l’esprit d’initiative et de la capacité d’adaptation ; reconnaissance d’une éthique du travail fondée sur la responsabilité et la recherche constante d’amélioration. L’eau enseigne la persévérance ; la terre rappelle la patience ; le feu incarne la transformation ; l’air symbolise la liberté de penser ; la lumière représente la vérité. Ces vertus, incarnées dans l’engagement féminin, irriguent la nation et élèvent la conscience collective.

Le travail demeure notre fierté et la condition de notre dignité. Il est le moteur de l’autonomie, de la stabilité sociale et du développement économique. Quelles que soient les ressources initiales – abondantes ou modestes – c’est dans l’unité, la coopération et la justice que se construit le progrès partagé. Une croissance véritablement inclusive n’oppose pas : elle rassemble ; elle ne fragmente pas : elle harmonise les forces vives de la nation. Elle exige le courage du lion, symbole de vigilance et de souveraineté, afin que la dignité nationale demeure inviolable et que l’avenir soit défendu avec honneur.

En honorant la femme burkinabè le 8 mars, nous affirmons une vision exigeante du développement : une vision où la science, l’innovation, l’éducation, la culture et la spiritualité convergent pour édifier une société équitable, performante et pacifique. Nous éveillons en la jeunesse la curiosité, l’ambition et la conviction que l’effort, la compétence, l’intégrité et la fidélité aux valeurs ancestrales constituent les piliers d’un avenir prospère. Car une nation ne s’élève véritablement que lorsqu’elle reconnaît en chaque personne une richesse irremplaçable et une promesse pour demain.

Dans la diversité, nous découvrons notre fécondité, semblable aux racines multiples du baobab.

Dans le travail, nous affirmons notre dignité, telle la terre qui porte les semences de l’avenir.

Dans l’unité, nous trouvons notre force, ardente comme le feu et souveraine comme le lion.

Dans la sagesse, nous avançons avec la mémoire de l’éléphant et la vigilance du caméléon.

Dans la transmission, nous faisons circuler le souffle de l’air et la clarté de la lumière.

Dans la persévérance, nous suivons le cours de l’eau vers l’horizon de l’espérance.

Les Femmes Burkinabè : Une Conscience Historique en Marche et le Fondement Philosophique d’une Nation en Devenir.

Les femmes burkinabè, debout, dignes, lucides et résolument en marche, incarnent aujourd’hui bien plus qu’une présence sociale : elles représentent une conscience en action, une force historique en mouvement, une énergie créatrice qui façonne l’âme contemporaine du Burkina Faso. Leur engagement n’est ni circonstanciel ni accessoire ; il est structurel. Il participe de l’édification, de la consolidation et de la transformation durable de la nation, dans une dynamique où se rencontrent héritage ancestral, rationalité moderne et exigence scientifique.

À travers l’ensemble du territoire national – de l’horloge vivante des saisons et du temps collectif, jusqu’aux grandes métropoles et pôles urbains tels que Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Koudougou, Banfora, Ouahigouya, Kaya, Fada N’Gourma, Tenkodogo, Dédougou, Orodara et Gaoua – les femmes burkinabè occupent une place centrale, stratégique et incontournable. Leur action quotidienne, souvent discrète mais toujours constante, constitue l’une des forces motrices les plus sûres du progrès collectif.

Femmes  des villages et femmes des villes, femmes cadres et femmes de pouvoir, décideuses, cheffes d’entreprises, chercheuses, enseignantes, magistrates, responsables administratives, professionnelles de santé, ingénieures, entrepreneures et leaders syndicales : elles forment un arc vivant reliant tradition et modernité. Elles assurent la continuité entre un monde rural profondément enraciné et des villes en mutation rapide, traversées par les dynamiques économiques, scientifiques, technologiques et culturelles contemporaines. En elles se réalise une synthèse philosophique essentielle : la fidélité aux racines sans renoncement à la raison critique ; l’attachement à l’identité sans fermeture à l’universel.

Car la modernité véritable n’est pas rupture brutale avec le passé, mais dépassement conscient et éclairé. Elle suppose la capacité de réfléchir sur ses propres traditions, de les interroger à la lumière de la raison et de les enrichir par le savoir scientifique. En cela, les femmes burkinabè incarnent une modernité enracinée : une modernité qui ne nie pas la mémoire, mais qui la transforme en ressource pour l’avenir. Elles inscrivent leur action dans un horizon éthique où la responsabilité individuelle se conjugue à l’intérêt général, et où l’effort personnel devient contribution à la destinée collective.

Dans le domaine fondamental de l’éducation, elles apparaissent comme les premières gardiennes du savoir et les passeuses essentielles de la conscience nationale. Au sein des familles, dans les structures villageoises, dans les écoles primaires, collèges et lycées, mais aussi dans les universités et centres de formation professionnelle de Kaya, Ouahigouya, Tenkodogo, Fada N’Gourma, Dori, Zorgho, Pô et au-delà, elles transmettent bien plus que des connaissances académiques. Elles transmettent une éthique : le sens du devoir, la discipline intellectuelle, la responsabilité civique, le respect de l’autre et la dignité humaine.

L’éducation des jeunes filles constitue à cet égard un impératif stratégique et philosophique majeur. Éduquer une fille, c’est élargir le champ de la liberté humaine. C’est accroître le capital cognitif de la nation. C’est investir dans une société capable de penser par elle-même, de produire ses propres solutions et de dialoguer avec le monde sur un pied d’égalité. Une femme instruite ne transmet pas seulement un savoir ; elle transmet une méthode, une capacité critique, une aptitude à articuler héritage culturel et exigences contemporaines. Elle élève des générations conscientes, responsables, aptes à comprendre les défis globaux – climatiques, technologiques, économiques – et à y répondre avec intelligence, rigueur et créativité.

Sur le plan économique, les femmes burkinabè s’imposent comme des actrices structurantes du développement national. En milieu rural, elles organisent, dynamisent et modernisent l’économie agricole. Elles sont au cœur de la sécurité alimentaire à travers les fermes familiales, structures collectives, coopératives féminines, fermes d’élevage, unités maraîchères, structures de transformation et initiatives agro-industrielles émergentes, ainsi que dans le développement et la promotion d’initiatives dans le domaine textile. Leur action illustre une rationalité pratique : optimiser les ressources disponibles, adapter les techniques aux réalités locales, intégrer progressivement les innovations scientifiques tout en respectant les équilibres écologiques.

Elles produisent, transforment et commercialisent les céréales essentielles – mil, sorgho, maïs, riz – et valorisent les fruits et légumes du terroir : mangue, papaye, orange, karité, oignon, tomate, gombo et bien d’autres. Leur savoir-faire agricole, nourri d’expérience empirique et de plus en plus éclairé par les apports de la recherche agronomique, renforce la résilience des territoires face aux défis climatiques et économiques. Elles participent activement à la gestion durable des ressources naturelles : produits forestiers non ligneux, karité, néré, miel, plantes médicinales. Ainsi, elles inscrivent leur action dans une éthique de la responsabilité environnementale, où la science et la tradition se rencontrent au service de la durabilité.

Dans les villes développées – Bobo-Dioulasso, Ouagadougou, Banfora, Koudougou, Dédougou, Gaoua, Fada N’Gourma, Ouahigouya, Orodara – les femmes investissent avec audace les secteurs de l’entrepreneuriat, du commerce, de l’artisanat, de l’agro-transformation, des services, de la finance et de l’économie numérique. Elles créent de la valeur ajoutée à partir des matières premières locales, structurent les marchés, développent les circuits courts, favorisent l’innovation et participent à la création d’emplois durables. Leur action contribue à la formalisation progressive de l’économie et à l’intégration du Burkina Faso dans les dynamiques régionales et mondiales.

La conquête de l’autonomie économique des femmes renforce leur pouvoir de décision et leur leadership dans la gouvernance familiale, sociale et nationale. Elle n’est pas seulement une question de revenus ; elle est une question de dignité et de liberté. Car l’autonomie financière est une condition de l’autonomie morale. En développant des réseaux associatifs, des coopératives et des initiatives entrepreneuriales collectives, elles bâtissent une économie inclusive et solidaire, fondée sur la mutualisation des ressources, la confiance et la responsabilité partagée.

Les domaines de la santé, de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique, du droit, de la finance et de l’innovation voient également une présence féminine croissante et déterminante. Médecins, sages-femmes, infirmières, chercheuses, juristes, magistrates, économistes, ingénieures et cadres financiers contribuent à l’amélioration des systèmes de santé, à la production du savoir, à l’innovation technologique et à la modernisation des institutions. Elles participent à l’élaboration de politiques publiques plus inclusives et plus adaptées aux réalités sociales.

Dans les universités, instituts supérieurs et centres de recherche, elles travaillent à concevoir des solutions scientifiques : agriculture durable, santé publique, technologies adaptées, sciences sociales, transformation industrielle, économie numérique. Leur contribution illustre une exigence épistémologique fondamentale : produire un savoir ancré dans les réalités nationales, mais ouvert aux standards internationaux de rigueur et de méthode.

Ainsi, les femmes burkinabè ne sont pas seulement des actrices du présent ; elles sont des architectes de l’avenir. Traditionnelles et modernes, rurales et urbaines, elles avancent unies par une cohésion profonde. De la case villageoise aux amphithéâtres universitaires, des champs agricoles aux centres hospitaliers, des structures collectives rurales aux institutions financières, des ateliers artisanaux aux sphères décisionnelles, elles demeurent debout – non comme une posture symbolique, mais comme une affirmation philosophique : la dignité humaine ne se négocie pas, elle se construit par l’action éclairée.

À travers leur engagement dans l’économie, la santé, l’éducation, la recherche, la finance, le droit, l’innovation et la gouvernance, elles s’imposent comme des piliers essentiels de la construction d’un Burkina Faso puissant, souverain, solidaire et résilient. Leur trajectoire collective traduit une vérité profonde : lorsqu’une nation reconnaît, éduque et valorise ses femmes, elle élève simultanément son niveau moral, scientifique et civilisationnel.

Au cœur de cette chaîne de valeurs, il y a des visages. Des milliers de femmes réunies en coopératives récoltent, transforment, conditionnent. Elles maîtrisent les normes internationales. Elles négocient des contrats. Elles financent l’école, assurent les soins, investissent dans l’avenir.

Le Burkina Faso de demain se dessine ainsi dans le courage, l’intelligence et la clairvoyance de ses femmes. En elles se conjuguent la mémoire et la raison, la tradition et la science, l’enracinement et l’ouverture. Et c’est dans cette synthèse exigeante et lumineuse que se fonde l’espérance d’une nation pleinement consciente de sa valeur, de sa responsabilité et de sa destinée.

L’initiation, telle que pratiquée dans les civilisations africaines, nous enseigne que la connaissance ne doit jamais mourir avec celui qui la détient. Le savoir n’est pas une propriété individuelle ; il est un patrimoine commun. Il doit être transmis, non comme un dogme immobile, mais comme une flamme vivante. L’art et la culture deviennent alors les vecteurs privilégiés de cette transmission. Car l’art est ce par quoi une civilisation dialogue avec l’éternité.

C’est pourquoi il convient de saluer les artistes, les acteurs(rices) culturels(elles) ainsi que tous les travailleurs qui œuvrent sans relâche à la sauvegarde et à la valorisation de notre patrimoine commun. Leur mission dépasse la simple production esthétique : ils préservent l’âme du peuple et la projettent vers l’avenir. Chaque œuvre authentique est une résistance contre l’oubli, une affirmation de dignité, une promesse de continuité.

Le Burkina Faso s’est constitué en nation à partir de plus de soixante ethnies vivant depuis des millénaires sur son territoire. À chaque peuple correspondent une langue, une civilisation, des symboles, des récits fondateurs et des expressions artistiques singulières. Cette diversité n’est pas une fracture ; elle est une architecture. Elle forme la trame vivante de notre identité nationale. L’unité véritable ne naît pas de l’uniformité, mais de l’harmonie des différences.

La musique traditionnelle, parmi d’autres expressions culturelles, illustre avec éclat cette pluralité féconde. Elle raconte nos histoires, célèbre nos victoires, accompagne nos rites et porte nos espoirs. Elle est mémoire et projection. La richesse des langues parlées au Faso constitue un trésor inestimable : chaque langue est une manière singulière d’habiter le monde, une façon particulière de penser le réel. Les protéger et les transmettre revient à protéger notre capacité à penser librement.

Imaginer et créer une symphonie de la diversité serait faire œuvre de conscience nationale. Une telle ambition permettrait de faire émerger une singularité musicale burkinabè, capable de rayonner dans la sous-région et sur la scène internationale. Ce projet ne serait pas seulement artistique ; il serait philosophique et politique. Il affirme que la culture n’est pas un ornement de la nation, mais l’un de ses fondements essentiels. Il offrirait à nos artistes un tremplin, à notre jeunesse une source d’inspiration et à notre économie culturelle un moteur de croissance.

Aujourd’hui, de nombreux jeunes artistes talentueux incarnent cette Afrique qui avance avec détermination. Ils sont appelés à devenir des ambassadeurs culturels, à condition de demeurer fidèles à leur identité profonde. L’universalité n’exige pas l’effacement de soi ; elle requiert l’approfondissement de ses racines. En mettant en valeur les légendes, les épopées et les mythes fondateurs de notre civilisation, ils prolongent la parole des anciens et l’adaptent aux réalités contemporaines. Ils démontrent que la véritable modernité ne consiste pas à rompre avec le passé, mais à le transfigurer.

Ainsi, en conjuguant la sagesse des ancêtres, la force des femmes, la diversité de nos peuples et la créativité de notre jeunesse, le Burkina Faso peut continuer à affirmer sa souveraineté culturelle. Car la souveraineté politique demeure fragile sans souveraineté spirituelle. Une nation qui connaît son héritage, qui respecte ses valeurs et qui cultive son génie propre devient capable de dialoguer d’égal à égal avec le monde.

Renforcer la vertu philosophique, c’est reconnaître que la grandeur d’un peuple ne réside pas seulement dans ce qu’il possède, mais dans ce qu’il transmet. C’est faire de la mémoire une énergie, de la culture une puissance et de l’identité une lumière offerte au monde.

Notre héritage est une responsabilité.

Notre diversité est une force.

Notre culture est un levier de puissance, de dignité et d’élévation pour les générations présentes et futures.

La Jeunesse Burkinabè : Gardienne des Racines et des Valeurs

La jeunesse burkinabè se tient à la croisée du temps et de la mémoire, profondément enracinée dans l’éducation qui lui a été transmise et attachée aux valeurs que ses aînés ont patiemment incarnées. Dès les premiers instants de l’enfance, elle est initiée à l’écoute des parents, des grands-parents, des oncles et tantes, des frères et sœurs aînés. Cette initiation n’est pas un simple apprentissage mécanique, mais une immersion dans la conscience du lien entre générations, dans l’humilité face à l’expérience et dans la reconnaissance de la sagesse traditionnelle.

Qui pourrait oublier, avec un frisson de nostalgie et parfois un sourire discret, le « bâton magique » de grand-mère ou de grand-père ? Instrument à la fois d’autorité et d’affection, il n’était pas seulement le symbole d’une correction physique, mais surtout le rappel constant des limites, de la dignité, du respect et de la nécessité de suivre le droit chemin. Il traduisait, par sa présence silencieuse, l’harmonie fragile entre amour et discipline, liberté et responsabilité.

Au Burkina Faso, l’éducation ne se confine jamais aux murs étroits des salles de classe. Elle naît dans la cour familiale, résonne dans la cour du « palais » au cœur du village, s’épanouit dans les champs et s’inscrit dans la veillée où se racontent contes, proverbes et récits de vie. Chaque geste, chaque parole des aînés devient une leçon, chaque exemple vécu un enseignement.

Lorsqu’un chef, un aîné ou une personnalité investie de responsabilités franchit le seuil d’un quartier ou d’un village, la jeunesse sait instinctivement comment manifester son respect : porter un sac, accompagner jusqu’à la maison, offrir son assistance avec diligence et discrétion. Ces gestes, simples en apparence, témoignent d’une culture profonde de solidarité, d’entraide et de respect – d’un lien intangible mais vivant qui unit l’individu à la collectivité.

Partout, la jeunesse burkinabè incarne le courage et la vitalité. Dans les champs et les fermes, dans les villages et les villes, elle travaille la terre avec persévérance, entreprend avec audace, étudie avec rigueur et innove avec imagination. Elle participe activement à l’édification de la nation, consciente que l’avenir du Burkina Faso repose sur ses épaules. Malgré les défis économiques, sociaux et sécuritaires, elle demeure debout, soutenue par une détermination tranquille et un espoir inébranlable.

Cette jeunesse porte également en elle une admiration incommensurable et une capacité prodigieuse à s’exprimer par l’art. Dans les ateliers de céramique, elle transforme l’argile en formes qui racontent l’histoire, les croyances et le quotidien. Dans la sculpture du bronze, héritage d’un savoir ancestral, elle perpétue des techniques précieuses tout en y insufflant un souffle neuf et contemporain. Par la vannerie, elle tresse des fibres naturelles pour créer des objets à la fois utiles et esthétiques, incarnations d’ingéniosité et de mémoire culturelle.

L’art devient ainsi un langage vivant, révélateur de sensibilité, de créativité et de fierté. À travers ses mains, la jeunesse burkinabè dialogue avec l’histoire et avec le monde, portant en elle le poids des traditions et la promesse de l’innovation.

Cette jeunesse prend soin de ses anciens, qu’ils soient grands-parents, parents ou figures d’autorité. Elle veille sur eux avec une attention qui dépasse la simple obligation : elle s’acquitte d’un devoir sacré, d’une reconnaissance inscrite dans la chair et l’esprit. En ville comme au village, au Burkina Faso ou à l’étranger, elle reste attachée aux valeurs de respect et de solidarité. Tendre la main à un aîné, écouter un conseil, accompagner un parent : ces gestes naturels révèlent un attachement profond à la famille, socle fondamental de la nation.

Aujourd’hui, face aux épreuves qui secouent le Burkina Faso – terrorisme, insécurité, instabilité – la jeunesse se révèle consciente et résolue. Elle ne demeure pas spectatrice de l’histoire : elle s’engage, manifeste son courage dans les actions visibles et dans les sacrifices silencieux, soutenant les efforts pour la paix, participant à la résilience nationale et nourrissant une foi inébranlable en un avenir plus sûr.

Tout cela est le fruit d’une éducation patiemment cultivée dans les familles. Les parents, par leur exemple et leur guidance, inculquent l’amour de la patrie, le sens du devoir et le respect des valeurs morales. Dans le cœur de la jeunesse burkinabè, la nation est sacrée, et sa voix s’élève chaque jour avec conviction. Le courage se lit dans le travail accompli, dans le partage des repas, dans les mains qui se tendent pour bâtir le progrès collectif. L’entraide, la fraternité et la solidarité deviennent les principes organisateurs de la vie quotidienne, fondements d’une citoyenneté active et responsable.

La jeunesse burkinabè reste profondément respectueuse de ses parents et grands-parents, attentive aux conseils des oncles et tantes, inspirée par l’exemple des frères et sœurs aînés. Elle conserve au cœur l’enseignement reçu, non seulement dans les livres, mais aussi dans le village, auprès du chef coutumier, dans la tradition vivante des ancêtres. Ainsi se forment des hommes et des femmes responsables, solidaires, créatifs, fiers de leur identité et conscients de leur rôle dans l’histoire de leur pays.

En définitive, la jeunesse burkinabè incarne l’espérance de la nation. Forte de ses racines, riche de son éducation, émerveillée par sa culture et déterminée à défendre sa patrie, elle avance avec courage. Elle porte en elle la mémoire des anciens, la vitalité de la création artistique et la promesse d’un avenir meilleur. Sa voix est celle de la sagesse collective, le reflet de tout un peuple et de sa nation qui, tout en s’ouvrant au monde, demeure fidèle à ses racines.

L’arbre, racines anciennes, destin mondial.

 

Du Nord, où la terre se fissure sous l’intensité solaire et où l’horizon semble converser avec l’infini, jusqu’aux terres plus généreuses du Sud-Ouest baignées de pluies patientes ; des vastes plaines mossi aux territoires gourmantché, des régions bobo aux espaces lobi, peule, gouroussi, sénoufo, dagara ou kasséna, l’arbre n’est pas simplement un élément du paysage burkinabè.

C’est une présence.

Une respiration lente et profonde.

Une mémoire dressée vers le ciel.

Il n’occupe pas seulement l’espace : il habite le temps. Il traverse les saisons comme un témoin immobile et lucide. Il voit naître les générations, les observe grandir, puis s’efface. Il écoute sans juger. Il veille sans imposer. Grandir ici, c’est comprendre que l’arbre n’est jamais un décor. Il accompagne les semailles et les récoltes. Il protège les maisons de banco contre la morsure du soleil. Il offre son ombre aux troupeaux épuisés. Il abrite les palabres du soir. Il recueille les confidences des anciens et les espérances impatientes des enfants.

Il ne connaît ni hâte ni agitation. Il sait que la durée est la forme la plus noble de la force.

L’arbre est une architecture vivante. Une colonne vertébrale écologique. Une mémoire biologique inscrite dans la matière. Il incarne un modèle d’organisation que la nature a perfectionné durant des millénaires.

Il relie la nature à la science, la tradition à l’innovation, la patience du temps long aux exigences du marché mondial. Il est à la fois racine et promesse, silence et enseignement, matière et esprit.

Bien avant que la botanique ne classe ses espèces et que la chimie ne décrive les molécules des arbres, les peuples du Burkina Faso avaient déjà compris une vérité simple, presque évidente, mais d’une profondeur vertigineuse : « Rien ne pousse seul ».

Avant les universités, avant les laboratoires, avant les satellites climatiques, l’arbre œuvrait déjà. Silencieusement.

Par la photosynthèse – alchimie lumineuse d’une précision presque sacrée – il capte le dioxyde de carbone, libère l’oxygène, transforme la lumière en énergie. Il stabilise les sols, protège les nappes phréatiques, ralentit l’érosion, régule l’humidité, tempère les vents brûlants.

Dans un pays confronté à la désertification et aux dérèglements climatiques, planter un arbre dépasse le simple geste écologique : c’est un acte stratégique. Presque un acte patriotique.

La science confirme aujourd’hui ce que l’agriculteur savait intuitivement : l’arbre est un système d’équilibre. Il crée des microclimats. Il fertilise la terre en se décomposant. Il abrite insectes et oiseaux. Il ne parle pas, mais il organise la vie autour de lui.

Et l’arbre produit et nourrit!

Le karité : patience, dignité et industrie mondiale.

Le karité ne se hâte jamais. Il peut vivre plus d’un siècle et n’offre ses premiers fruits qu’après de longues années d’attente.

Il enseigne que la maturité précède la générosité.

 

Son beurre, riche en acides gras essentiels, en vitamines A et E, en antioxydant, protège, nourrit et répare la peau. Les femmes en connaissaient les vertus bien avant que les laboratoires internationaux n’en analysent la structure moléculaire.

Au village, la transformation du karité est liée à une culture de solidarité. Les mains barattent, pétrissent. Les voix s’élèvent en cadence. Les enfants observent. La transmission s’opère naturellement.

Aujourd’hui, le karité traverse les frontières. Il entre dans la composition des produits fabriqués par les industries cosmétiques, pharmaceutiques et agroalimentaires. Il voyage de la savane aux vitrines du monde.

Le manguier du Faso offre un fruit merveilleux, d’une douceur solaire. Dans sa chair dorée palpite la mémoire des pluies et la patience des mois ardents. « Quand je mange une mangue, je mange un morceau de soleil », disait un agriculteur.

Poésie, certes. Mais aussi vérité scientifique : la lumière captée par l’arbre devient vitamines, fibres et énergie.

Aujourd’hui, la mangue s’inscrit dans des chaînes logistiques modernes : stations de conditionnement, certifications sanitaires, transport réfrigéré, exportations vers des continents lointains.

C’est une lumière transformée en économie: derrière chaque fruit exporté se tient une constellation humaine de producteurs, techniciens, commerçants, transporteurs, exportateurs.

Le néré, produit des graines aux multiples vertus qui servent à l’élaboration du soumbala, reliant tradition et microbiologie. L’anacardier ouvre des perspectives industrielles.

Papaye, goyave, agrumes, gombo, aubergine locale : chaque culture contribue à la sécurité alimentaire et à la diversification économique.

Le baobab semble immobile, mais il traverse les siècles.

Son fruit, riche en vitamine C, en calcium et en bienfaits pour la santé, trouve aujourd’hui sa place sur les marchés internationaux.

Autrefois, le baobab était tribunal, école et refuge. Sous son ombre, on réglait les différends. On récitait les généalogies. On apprenait à écouter.

Dans un monde dominé par la vitesse numérique et la recherche du profit immédiat, le baobab rappelle une vérité stratégique : le développement durable exige vision longue et stabilité morale.

Non l’agriculture n’est pas un vestige du passé. Elle est base industrielle, matrice d’innovation, fondement stratégique. Soutenue par la recherche scientifique, adaptée au climat sahélien et dynamisée par l’entrepreneuriat jeune, elle devient moteur de croissance durable.

« Les cours royales » : écoles de gouvernance et matrices d’unité.

Dans l’histoire du Burkina Faso, les différentes cours royales – du Mogho Naaba chez les Mossi aux autorités traditionnelles des Bobo, Gourmantché, Lobi, Kasséna, Dagara, Sénoufo, Peul, Gouroussi et tant d’autres – ne furent jamais de simples centres de pouvoir.

Elles étaient des lieux d’élévation.

 

On s’y rendait avec respect. On y pénétrait avec retenue. La parole n’y était jamais lancée au hasard : elle avait du poids, elle engageait l’honneur, elle liait celui qui la prononçait à la collectivité toute entière.

Ces « cours » furent des écoles de responsabilité bien avant que le mot ne s’inscrive dans les traités modernes. Des laboratoires de gouvernance avant que la science politique n’en formalise les concepts. Des espaces de médiation entre le visible et l’invisible, entre la terre des vivants et la mémoire des ancêtres.

L’autorité n’y était pas domination. Elle était devoir

Le roi ou le chef traditionnel n’incarnait pas seulement une lignée : il portait un équilibre fragile, celui qui relie la terre, les ancêtres et le peuple. Il était gardien d’un ordre plus vaste que lui-même.

Chaque peuple, avec ses rites, ses langues, ses symboles, apportait sa nuance à la mosaïque nationale. L’unité ne signifiait jamais uniformité. Elle signifiait complémentarité. Comme les branches d’un même arbre : distinctes, parfois orientées vers des horizons différents, mais rattachées au même tronc nourricier.

Sous l’arbre des assemblées, les décisions se prenaient en cercle. On se regardait dans les yeux. On s’écoutait réellement. Les anciens parlaient avec la lenteur de ceux qui savent que la précipitation altère les choses. Les jeunes apprenaient d’abord le silence, puis la parole. Les femmes, gardiennes des savoirs agricoles, économiques et médicinaux, orientaient les choix avec une intelligence discrète mais décisive.

Ces « cours » portaient déjà une philosophie politique d’une étonnante modernité :

La légitimité naît du service.

La force véritable est celle qui protège.

La stabilité exige patience et cohérence.

L’unité se construit dans la diversité assumée.

Aujourd’hui encore, au sein de l’État moderne et de ses institutions républicaines, cet esprit demeure une référence morale silencieuse : gouverner ne signifie pas dominer, mais organiser les énergies humaines vers le bien commun.

À l’image des sociétés traditionnelles qui structuraient les forces humaines – anciens, jeunes, hommes, femmes – chacun était porteur d’un rôle indispensable à l’harmonie collective.

 

Ainsi, un arbre devient autonomie.

Une tradition devient industrie.

Une solidarité devient stratégie économique.

L’arbre nourrit.

La collectivité structure.

L’industrie amplifie.

 

 

Connaissance, recherche et exploration des territoires méconnus

Le véritable développement ne repose pas seulement sur les ressources visibles.

Il dépend de la capacité à explorer les territoires méconnus – scientifiques, technologiques, intellectuels.

Le Burkina Faso porte encore des richesses à révéler : biodiversité médicinale, agroforesterie innovante, transformation agro-industrielle, énergies renouvelables sahéliennes, technologies numériques au service de l’agriculture.

La connaissance est une richesse invisible.

La recherche est une semence.

L’innovation est une germination.

Comme l’arbre, toute création commence par une racine cachée.

Les universités, les centres de recherche, les ingénieurs, les artisans et les entrepreneurs sont les explorateurs contemporains. Ils prolongent l’esprit des anciens : comprendre la terre pour mieux la servir.

Philosophie des racines et dignité humaine

Développer un pays ne consiste pas uniquement à bâtir des infrastructures ou à multiplier des statistiques.

C’est préserver les écosystèmes.

Valoriser les ressources locales.

Organiser les compétences humaines.

Honorer les femmes.

Encadrer la jeunesse.

Respecter les anciens.

Reconnaître la diversité des peuples comme richesse nationale.

Les « cours royales » enseignaient patience, écoute, médiation et responsabilité collective.

L’arbre enseigne la même leçon.

La patience : rien de durable ne naît dans la précipitation.

L’enracinement : pour s’élever, il faut être ancré.

La solidarité : aucune branche ne porte seule le fruit.

La générosité : donner sans bruit est la plus haute forme de puissance.

Chaque citoyen devrait planter un arbre, dans la forêt comme en ville – geste simple mais vision immense. Un destin enraciné et ouvert.

 

Un peuple ressemble à ses arbres :

S’il coupe ses racines, il s’affaiblit.

S’il honore ses femmes, il s’équilibre.

S’il respecte ses autorités morales et organise ses forces en collectivité, il se fortifie.

S’il unit science et sagesse, tradition et industrie, il conquiert l’avenir.

Quand le vent du Sahel traverse les branches du karité ou du baobab, il ne fait pas seulement frémir des feuilles.

Il murmure une vérité essentielle :

L’avenir ne naît pas uniquement des capitaux, des machines ou des marchés.

Il naît de la conscience collective.

De la connaissance approfondie.

De la recherche créatrice.

De l’innovation audacieuse.

De l’exploration courageuse des territoires encore inconnus.

L’intelligence humaine, lorsqu’elle s’enracine dans la mémoire et s’ouvre à l’universel, devient à son tour un arbre.

Un arbre de pensée.

Un arbre de responsabilité.

Un arbre de lumière.

Alors les racines anciennes ne retiennent plus le peuple vers le passé.

Elles le portent vers un destin mondial.

 

A propos de l’Auteur de la Tribune

Yé Lassina Coulibaly est artiste international et observateur attentif du monde, entre l’Afrique et l’Europe. Il prête sa plume comme une passerelle entre les cultures, afin que l’art, la connaissance et la parole demeurent un langage vivant et universel.

Il est ouvert à toute proposition de création et de conception d’évènement culturel et artistique pour servir la cause des femmes, que ce soit en Afrique, en Europe ou partout dans le monde, en collaborant avec des artistes féminines qui excellent dans l’art vocal.

Avec son orchestre afro-jazz, haut en couleur, ou les polyphonies de balafons, Yé Lassina Coulibaly a l’expérience de ce type de manifestations défendant des causes universelles. Une célébration du 8 mars, à Montreuil avec son Ensemble instrumental mandingue, en présence de Madame Alimata Salambéré Ouedraogo, en est une brillante illustration».

Compte rendu du Conseil des Ministres du 5 mars 2026

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Le Conseil a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu une communication orale, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 05 mars 2026, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 12 H 56 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu une communication orale, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

Le Conseil a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu une communication orale, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger

I DELIBERATIONS

I 1 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

Le Conseil a adopté quatre (04) décrets.

Le premier décret porte modification du décret n°2024-1085/PRES/PM/MEFP du 17 septembre 2024 portant détermination et modalités de prise en charge des prestations spécifiques des agents publics et des personnes-ressources.

Le décret portant détermination et modalités de prise en charge des prestations spécifiques des agents publics et des personnes-ressources, adopté en 2024, a connu des difficultés d’application de ses dispositions relatives aux comités nationaux d’organisation des manifestations officielles à caractère national.

La modification du décret vise à rehausser le nombre des membres desdits comités.

L’adoption de ce décret permet une meilleure organisation des grandes manifestations officielles au Burkina Faso.

Le deuxième décret porte modalités de mise en œuvre du droit de préemption et de la cession involontaire pour cause d’utilité publique au Burkina Faso.

Le droit de préemption est la prérogative reconnue à l’Etat et aux collectivités territoriales de se substituer par préférence à l’acquéreur d’un droit ou d’un bien pour en faire l’acquisition dans les mêmes conditions que ce dernier.

La cession involontaire de droits réels pour cause d’utilité publique est une expropriation lorsque le droit concerné est un droit de propriété et un retrait de droits de jouissance quand il porte sur un droit de jouissance.

Ce décret vise l’application de la loi n°015-2025/ALT du 21 octobre 2025 portant Réorganisation agraire et foncière (RAF).

Il encadre les mécanismes associés aux procédures de mobilisation foncière pour la réalisation de projets d’intérêt général et d’utilité publique par une règlementation adaptée du droit de préemption et des cessions involontaires des droits réels immobiliers.

Les innovations majeures du décret sont :

– la clarification de la procédure de retrait de droit de jouissance pour cause d’utilité publique ;

– l’élargissement du champ d’application du retrait des terres pour cause d’utilité publique à tout détenteur d’un droit de jouissance matérialisé par un titre ou non ;

– la détermination des étapes et des délais de la procédure d’urgence en matière de cession involontaire pour cause d’utilité publique ;

– la clarification des modalités de prise de possession des biens dans la procédure d’urgence en matière de cession involontaire pour cause d’utilité publique.

L’adoption de ce décret permet un meilleur encadrement des mécanismes associés aux procédures de mobilisation foncière pour la réalisation de projets d’intérêt général et d’utilité publique.

Le troisième décret porte modes de gestion du foncier national.

Ce décret vise l’application de la loi n°015-2025/ALT du 21 octobre 2025 portant Réorganisation agraire et foncière au Burkina Faso. Il précise les modes de gestion afin d’assurer la protection effective du domaine foncier national.

Les innovations majeures de ce décret sont : – la prise en compte de la composition du dossier de transfert des terres aux collectivités territoriales ;

– un meilleur encadrement de la délégation et de la concession ;

– la désignation du ministère en charge de la gestion du bien comme structure qui conduit la procédure de classement et de déclassement d’un bien du domaine public immobilier de l’Etat ;

– le rallongement du délai de mise en valeur de cinq (05) à huit (08) ans pour les parcelles à usage d’habitation ;

– le renforcement du cadre juridique de l’acte de cession amiable des droits fonciers.

L’adoption de ce décret permet d’assurer une gestion rigoureuse et transparente du foncier national, la cohérence des interventions des services de l’Etat et de garantir la préservation du domaine public.

Le quatrième décret porte structures et outils de gestion du domaine foncier national au Burkina Faso.

Ce décret est une application de la loi n°015-2025/ALT du 21 octobre 2025 portant réorganisation agraire et foncière au Burkina Faso. Il comporte, entre autres innovations :

– l’amélioration de la procédure d’évaluation et de constat ;

– le renforcement de la composition et du fonctionnement des commissions de retrait des terres ;

– la définition des attributions des commissions ad’hoc de cession de parcelles ;

– la définition des critères de cession des parcelles à usage d’habitation ;

– la prise en compte de la délivrance de l’extrait cadastral en ligne.

L’adoption de ce décret permet la modernisation et la sécurisation de la gestion du domaine foncier national ainsi que le renforcement de la transparence administrative.

I 2 AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES

Le Conseil a adopté un décret portant organisation du ministère des Affaires étrangères.

Le décret n°2025-1545/PF/PRIM du 1er décembre 2025 portant organisation type des départements ministériels et le décret n°2026-0006/PF/PRIM du 12 janvier 2026 portant remaniement du Gouvernement imposent une mise en conformité des organigrammes ministériels avec les nouvelles normes organisationnelles et les orientations stratégiques du Gouvernement. C’est dans cette dynamique que le ministère des Affaires étrangères a engagé la relecture du décret régissant son organisation et son fonctionnement.

Les principales innovations de ce décret sont :

– la prise en compte de la nouvelle dénomination du ministère ;

– la suppression de la Direction générale du protocole d’Etat (DGPE), désormais rattachée à la Présidence du Faso ;

– le réaménagement d’une direction de la Direction générale des Burkinabè de l’extérieur (DGBE) afin d’intégrer le Guichet unique de la diaspora.

L’adoption de ce décret permet au ministère des Affaires étrangères de disposer d’un nouvel organigramme pour une meilleure efficacité dans la conduite de l’action diplomatique de l’Etat.

I 3 AU TITRE DU MINISTERE DES SERVITEURS DU PEUPLE

Le Conseil a adopté un rapport relatif à une demande d’autorisation de recrutements sur concours, au titre de l’année 2026.

Les recrutements par concours professionnels et directs au titre de la session 2026 visent à renforcer les capacités en ressources humaines des ministères et institutions, tout en assurant le respect du droit à la promotion des agents publics.

Au titre de l’année 2026, 15 512 agents seront recrutés, soit 2 517 pour les concours professionnels et 12 995 pour les concours directs dont 11 168 suivis de formation et 1 827 non suivis de formation.

Le Conseil a marqué son accord pour les recrutements sur concours professionnels et directs, au titre de l’année 2026 et a instruit les ministres chargés du dossier à prendre les dispositions nécessaires pour une organisation réussie desdits concours.

I 4 AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE

Le Conseil a adopté un décret portant octroi de la résidence permanente au Burkina Faso.

Ce décret vise l’octroi du statut de résident permanent à 20 personnes de diverses nationalités.

L’adoption de ce décret permet aux bénéficiaires de jouir du statut de résident permanent sur le territoire burkinabè, conformément à la loi n°012-2025/ALT du 1er septembre 2025 portant Code des personnes et de la famille au Burkina Faso.

La liste de ces personnes sera publiée au Journal Officiel du Burkina Faso.

II COMMUNICATION ORALE

  1. Le ministre des Affaires étrangères a fait au Conseil une communication relative à la visite de travail d’une délégation burkinabè à Moscou, en Fédération de Russie, du 12 au 13 février 2026.

La visite de travail a permis la signature de quatre (04) instruments juridiques structurants :

– l’Accord sur les fondements des relations entre le Burkina Faso et la Fédération de Russie ;

– l’Accord portant création de la Commission intergouvernementale russo-burkinabè pour la coopération économique, scientifique et technique ;

– un Mémorandum de coopération dans le domaine de l’enseignement

supérieur ;

– un Mémorandum de coopération dans les domaines scientifique, technologique et de l’innovation.

Ces instruments traduisent la convergence politique entre le Burkina Faso et la Fédération de Russie en actions concrètes et mutuellement bénéfiques. Ils ouvrent des perspectives en matière de sécurité, de développement économique, de formation des ressources humaines et de transfert de technologies.

III NOMINATIONS

III 1 NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A AU TITRE DE LA PRIMATURE

– Monsieur Saïdou SAVADOGO, Mle 51 958 E, Economiste, 2e classe, 9e échelon, est nommé Secrétaire permanent du Conseil national pour la protection sociale.

B AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DE L’EAU, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

– Monsieur Kouwanu Eric Pascal ADANABOU, Mle 266 669 V, Ingénieur en agriculture, 2e classe, 1er échelon, est nommé Directeur régional de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques du Guiriko ;

– Monsieur Bassirou MANDE, Mle 206 996 H, Ingénieur d’élevage, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Directeur régional de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques du Goulmou ;

– Madame Aïcha SANA, Mle 207 006 X, Conseiller d’élevage et de santé animale, 1ère classe, 6e échelon, est nommée Directrice régionale de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques du Kadiogo ;

– Monsieur Ragnimsom Serge Igor BIRBA, Mle 232 045 S, Ingénieur en agriculture, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur régional de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques des Koulsé ;

– Monsieur Abidiasse YE, Mle 245 050 V, Ingénieur d’élevage, 2e classe, 2e échelon, est nommé Directeur régional de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques du Liptako ;

– Monsieur Germain Aimé TRAORE, Mle 293 588 C, Ingénieur en agriculture, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur régional de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques du Nakambé ;

– Monsieur Honoré ONADJA, Mle 263 281 U, Ingénieur en agriculture, 2e classe, 1er échelon, est nommé Directeur régional de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques du Nazinon ;

– Monsieur Antoine ZORMA, Mle 351 223 Y, Ingénieur d’élevage, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur régional de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques du Nando ;

– Madame Loumbana Béatrice TINGUERI, Mle 270 959 H, Ingénieur d’élevage, 1ère classe, 5e échelon, est nommée Directrice régionale de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques de Oubri ;

– Monsieur Minyemba SOUOBOU, Mle 96 797 F, Ingénieur en agriculture, 2e classe, 3e échelon, est nommé Directeur régional de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques des Tannounyan ;

– Monsieur Bernard SAWADOGO, Mle 104 692 U, Ingénieur en agriculture, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Directeur régional de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques de Yaadga.

C AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

– Monsieur Seydou SERE, Mle 111 066 X, Inspecteur des impôts, 2e classe, 3e échelon, est nommé Directeur général de l’Agence de gestion du péage ;

– Monsieur Mayel DABIRE, Mle 49 078 N, Inspecteur des impôts, 2e classe, 5e échelon, est nommé Directeur général adjoint des impôts ;

– Monsieur Jean-Baptiste KABORE, Mle 46 238 R, Inspecteur des impôts, 2e classe, 4e échelon, est nommé Directeur des grandes entreprises ;

– Monsieur Emmanuel GUIATIN, Mle 216 193 S, Inspecteur des impôts, 2e classe, 1er échelon, est nommé Directeur des moyennes entreprises du Centre II ;

– Monsieur Laopan Barthélemy PARE, Mle 208 072 U, Administrateur des services financiers, 2e classe, 3e échelon, est nommé Directeur des finances et de la comptabilité du Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES Tõogo) ;

– Monsieur Sami Nicolas KAMBOU, Mle 112 507 Y, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Conseiller fiscal de la Centrale d’achat des médicaments essentiels génériques et des consommables médicaux ;

– Monsieur Abdoulaye SANGNE, Mle 208 075 H, Administrateur des services financiers, 2e classe, 2e échelon, est nommé Suppléant de la Directrice du contrôle des marchés publics et des engagements financiers du ministère de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques ;

– Monsieur Justin TRAORE, Mle 210 738 F, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Comptable principal des matières du Fonds d’assistance sociale et de solidarité nationale (FASSN) «Seenimin» ;

– Monsieur Boubakar SORO, Mle 91 632 T, Contrôleur du trésor, 2e classe, 4e échelon, est nommé Comptable principal des matières de l’Agence burkinabè d’électrification rurale ;

– Monsieur Gérald Joël TIAHO, Mle 97 649 G, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Trésorier départemental de Bagassi ;

– Monsieur Sigari SANON, Mle 229 647 Y, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Trésorier départemental de Bittou ;

– Monsieur Marc Wind Maximin SAWADOGO, Mle 92 042 A, Adjoint du trésor, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Trésorier départemental de Bokin ;

– Monsieur Rabougsirima Moctar Alain OUEDRAOGO, Mle 200 174 B, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Trésorier départemental de Boulsa ;

– Monsieur Boureima SAWADOGO, Mle 239 715 E, Adjoint du trésor, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Trésorier départemental de Boussouma ;

– Monsieur Kader BOUBERE, Mle 200 110 V, Adjoint du trésor, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Trésorier départemental de Dapélogo ;

– Monsieur Kibsa OUEDRAOGO, Mle 210 799 X, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Trésorier départemental de Dissin ;

– Monsieur Youwaoraogo Laurent YOUGBARE, Mle 58 625 D, Adjoint du trésor, 1ère classe, 12e échelon, est nommé Trésorier départemental de Djibasso ;

– Monsieur Talato Kiswendsida Vincent KABORE, Mle 112 332 U, Adjoint du trésor, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Trésorier départemental de Comin-Yanga ;

– Monsieur Amadou GADIAGA, Mle 97 671 Y, Adjoint du trésor, 1ère classe, 11e échelon, est nommé Trésorier départemental de Fara ;

– Monsieur Laurent DABOUE, Mle 345 350 Y, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Trésorier départemental de Fô ;

– Monsieur Gnirissa NOBA, Mle 59 838 D, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Trésorier départemental de Garango ;

– Monsieur Boutou ZANGO, Mle 210 741 B, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Trésorier départemental de Kampti ;

– Monsieur Lamoussa Emmanuel KUELA, Mle 303 021 H, Adjoint du trésor, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Trésorier départemental de Loumana ;

– Monsieur Mahoumoudou SAWADOGO, Mle 263 735 A, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Trésorier départemental de Mangodara ;

– Monsieur Mounirou IDANI, Mle 97 673 T, Adjoint du trésor, 1ère classe, 11e échelon, est nommé Trésorier départemental de Méguet ;

– Monsieur Aboubakar TANKOANO, Mle 53 604 D, Adjoint du trésor, 1ère  classe, 14e échelon, est nommé Trésorier départemental de Nobéré ;

– Monsieur Ouryyagala KONATE, Mle 97 644 Z, Contrôleur du trésor, 1ère  classe, 10e échelon, est nommé Trésorier départemental de N’Dorola ;

– Monsieur Souleymane KANE, Mle 112 474 Y, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Trésorier départemental de Ouargaye ;

– Monsieur Mohamed Aziz BAMBA, Mle 247 128 Y, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Trésorier départemental de Pâ ;

– Monsieur Adamou LOMPO, Mle 219 318 P, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Trésorier départemental de Pouytenga ;

– Monsieur Amidou TRAORE, Mle 278 229 D, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Trésorier départemental de Safané ; – Monsieur Martin Brice TANKOANO, Mle 92 045 P, Adjoint du trésor, 1ère classe, 11e échelon, est nommé Trésorier départemental de Samba ;

– Monsieur Salia TRAORE, Mle 200 188 U, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Trésorier départemental de Samorogouan ;

– Monsieur Boureima OUEDRAOGO, Mle 210 804 A, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Trésorier départemental de Sangha ;

– Monsieur Souka Arouna TIONO, Mle 261 111 P, Adjoint du trésor, 1ère classe, 6e  échelon, est nommé Trésorier départemental de Saponé ; – Monsieur Lounkou BOUE, Mle 246 857 H, Adjoint du trésor, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Trésorier départemental de Sidéradougou ;

– Monsieur Pamiki Mathieu SAVADOGO, Mle 228 728 A, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Trésorier départemental de Sindou ;

– Monsieur Pagomdé KOALA, Mle 210 715 L, Adjoint du trésor, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Trésorier départemental de Soubakaniédougou ;

– Monsieur Michel BONOU, Mle 97 639 W, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 11e échelon, est nommé Trésorier départemental de Tanghin Dassouri ;

– Monsieur Sami Désiré KAMBIRE, Mle 219 263 P, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Trésorier départemental de Zabré.

D AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES  

– Monsieur Nategwende Ghislain YONI, Officier, est nommé Attaché de défense près l’Ambassade du Burkina Faso en République populaire de Chine.

E AU TITRE DU MINISTERE DES SERVITEURS DU PEUPLE

– Madame Carine Gisèle BELEM, Mle 212 185 H, Conseiller en gestion des ressources humaines, 2e classe, 3e échelon, est nommée Chef du Département de la promotion de la bonne gouvernance au Secrétariat permanent de la Modernisation de l’administration et de la bonne gouvernance ;

– Madame Negazié Laurencia Elodie BAZYOMO, Mle 278 952 M, Administrateur civil, 1ère classe, 6e échelon, est nommée Chef du Département des vérifications et des enquêtes administratives au Secrétariat technique du Contrôle de l’authenticité des diplômes et titres de capacité professionnelle des agents publics ;

– Monsieur Wiébéré KIENOU, Mle 303 649 H, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Chef de Département de l’instruction au Secrétariat technique du Contrôle de l’authenticité des diplômes et titres de capacité professionnelle des agents publics.

F AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE

– Monsieur Issa Saferiba FAYAMA, Mle 130 274 L, Magistrat, catégorie P5, grade exceptionnel, 4e échelon, est nommé Chargé de mission.

G AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT DE BASE, DE L’ALPHABETISATION ET DE LA PROMOTION DES LANGUES NATIONALES

– Monsieur Noufou TAO, Mle 50 958 F, Inspecteur de l’enseignement primaire et de l’éducation non formelle, 2e classe, 3e échelon, est nommé Directeur régional de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle du Liptako.

H AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE ET TECHNIQUE

– Monsieur Pascal OUEDRAOGO, Mle 212 358 R, Conseiller en économie et développement, 2e classe, 2e échelon, est nommé Directeur de Cabinet ;

– Monsieur Ousséini OUEDRAOGO, Mle 58 120 K, Professeur certifié des lycées et collèges, 1ère classe, 13e échelon, est nommé Chargé de mission.

I AU TITTRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

– Madame Mariette Wennègouda YOUGBARE/MININGOU, Mle 117 291 N, Enseignant-chercheur, catégorie P, 3e grade, 3e échelon, est nommée Chargé de mission en remplacement de Monsieur Zekiba TARNAGDA.

III 2 NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :  – – – – –

-de la Société des aéroports du Faso (SAFA) au titre du ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité ;

-de l’Agence burkinabè de la cinématographie et de l’audiovisuel (ABCA) et de l’Institut des sciences et techniques de l’information et de la communication (ISTIC) au titre du ministère de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme ;

-de la Société de gestion du patrimoine ferroviaire du Burkina  (SOPAFER-B) au titre du ministère de la Construction de la Patrie ;

-du Centre national des œuvres universitaires (CENOU), du Fonds de soutien à l’éducation et la recherche (FOSER) « Bângr-Baoobo », de l’Université Thomas SANKARA (UTS) et de l’Université virtuelle du Burkina Faso (UV-BF) au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation ;

-du Groupement d’intérêt public-Programme national de volontariat au Burkina Faso (GIP-PNVB) au titre du ministère des Sports, de la jeunesse et de l’emploi.

A MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA MOBILITE

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Dominique MANE, Mle 260 047, Agent de chargement, Administrateur représentant le personnel au Conseil d’administration de la Société des aéroports du Faso (SAFA) pour un premier mandat de trois (03) ans.

B MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme Monsieur Marcellin NANEMA, Mle 59 644 R, Administrateur des services financiers, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie et des finances au Conseil d’administration de de l’Agence burkinabè de la cinématographie et de l’audiovisuel (ABCA) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le second décret nomme Monsieur Claver Théophane Wendyam MANDZABA, Mle 376 135 A, Assistant en communication, Administrateur représentant les stagiaires au Conseil d’administration de l’Institut des sciences et techniques de l’information et de la communication (ISTIC) pour la durée de son mandat de Délégué général.

C MINISTERE DE LA CONSTRUCTION DE LA PATRIE

Le Conseil a adopté un décret portant nomination des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de la Société de gestion du patrimoine ferroviaire du Burkina (SOPAFER-B) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité :

– Monsieur Baday Hermann SOMA, Mle 130 363 V, Magistrat.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LA CHAMBRE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE DU BURKINA FASO

– Monsieur Ratba Hyacinthe Rufin TIENDREBEOGO, Mle 23 18 932 Z, Gestionnaire des entreprises.

D MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

Le Conseil a adopté cinq (05) décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil

d’administration du Centre national des œuvres universitaires (CENOU) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Economie et des finances :

– Monsieur Papa ZOUGOURI, Mle 51 200 E, Administrateur des services financiers.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES DELEGUES ELUS DES ETUDIANTS DES AUTRES UNIVERSITES PUBLIQUES DU BURKINA FASO

– Monsieur Honoré Kiéba OUOBA, Etudiant en 2e année de sciences biologiques, pour la durée de son mandat de Délégué général, en remplacement de Monsieur Metouor D. Jules Yacinthe SOME.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES DELEGUES ELUS DES ETUDIANTS DES UNIVERSITES PUBLIQUES DE OUAGADOUGOU

– Monsieur Guétwendé Adolphe TIENDREBEOGO, Etudiant en physique énergétique et énergies renouvelables, pour la durée de son mandat de Délégué général, en remplacement de Monsieur Oumarou SANDWIDI.

Le deuxième décret renouvelle le mandat des personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration du Centre national des œuvres universitaires (CENOU) pour une dernière période de trois (03) ans.

Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation :

– Madame Rasmata NANA, Mle 245 782 N, Enseignant-chercheur.

Au titre du ministère des Serviteurs du Peuple :

– Monsieur Koulpiga Martin NACOULMA, Mle 105 244 F, Inspecteur du travail.

Le troisième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Fonds de soutien à l’éducation et la recherche (FOSER) « Bângr-Baoobo » pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat :

– Madame Jacqueline BERE/VEBAMBA, Mle 247 187 X, Conseiller des affaires économiques.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LA CHAMBRE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE DU BURKINA FASO

– Madame Marie OUEDRAOGO, Mle 23 19 283 R, Spécialiste en logistique.

Le quatrième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Université Thomas SANKARA (UTS) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation :

– Madame Wendkuuni Florencia DJIGMA, Mle 250 660 N, Professeur titulaire.

Au titre du ministère de l’Economie et des finances :

– Monsieur Boureima OUEDRAOGO, Mle 212 598 B, Conseiller des affaires économiques.

Au titre du ministère des Affaires étrangères :

– Monsieur Passida Pascal GOUBA, Mle 104 416 L, Conseiller des affaires étrangères.

Au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat :

– Monsieur Olivier KIEMA, Mle 118 698 M, Economiste.

Au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières :

– Monsieur Zoéwendtaalé Zéphirin ZONGO, Mle 314 384 F, Conseiller en études et analyses.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT

LE PERSONNEL ADMINISTRATIF, TECHNIQUE, OUVRIER ET DE SOUTIEN (ATOS)

– Monsieur Dommombahinawin SOME, Mle 382 019 N, Conseiller d’intendance scolaire et universitaire.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES SYNDICATS DES ENSEIGNANTS-CHERCHEURS

– Monsieur Hamidou TALL, Mle 375 224 K, Maître-assistant.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES ETUDIANTS

– Monsieur Ibrahim ZERBO, Etudiant, pour la durée de son mandat de Délégué général.

Le cinquième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Université virtuelle du Burkina Faso (UV-BF) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère des Serviteurs du peuple :

– Monsieur Francis PARE, Mle 48 184 C, Conseiller en gestion des ressources humaines.

Au titre du ministère de la Justice :

– Monsieur Désiré Pinguédewindé SAWADOGO, Mle 130 207 C, Magistrat.

Au titre du ministère de la Famille et de la solidarité :

– Madame Salimata ROMBA/CONOMBO, Mle 108 582 V, Administrateur des affaires sociales.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES SYNDICATS DES ENSEIGNANTS-CHERCHEURS –

Monsieur Bylli André Bienvenu GUEL, Mle 398 402 J, Enseignant chercheur.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES DELEGUES ELUS DES ETUDIANTS

– Monsieur Yacouba KABORE, Etudiant en 2e année de Licence mathématiques, pour la durée de son mandat de Délégué général.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE FONDS DE SOUTIEN A L’EDUCATION ET A LA RECHERCHE (FOSER) BÂNGR BAOOBO

– Monsieur Abdoulaye SOW, Mle 359 313 S, Conseiller d’administration scolaire et universitaire.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE CONSEIL REGIONAL DU KADIOGO

– Monsieur Sidintoin Benjamin KAFANDO, Mle 91 867 M, Administrateur civil.

E MINISTERE DES SPORTS, DE LA JEUNESSE ET DE L’EMPLOI

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Issouf SERE, Mle 324 225 W, Conseiller en gestion des ressources humaines, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Enseignement de base, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales au Conseil d’administration du Groupement d’intérêt public-Programme national de volontariat au Burkina Faso (GIP-PNVB) pour un premier mandat de                            trois (03) ans.

 

Le Porte-parole du Gouvernement

le Ministre des Serviteurs du Peuple

assurant l’intérim

 

Mathias TRAORE,

Officier de l’Ordre de l’Etalon

Aviation en Afrique : La BAD dévoile une plateforme de financement à Nairobi

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La problématique de la gestion de la demande sans cesse croissante de la connectivité sur le continent, en rapport avec la compétitivité et la viabilité financière était au cœur d’un Forum organisé les 25 et 26 février 2026 à Nairobi par le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), en partenariat avec l’Association des compagnies aériennes africaines (AFRAA).

«La Banque africaine de développement dévoile une plateforme de financement de l’aviation à l’échelle du continent pour une croissance durable

Nairobi, Kenya — Alors que l’Afrique est sur le point de devenir le marché de l’aviation à la croissance la plus rapide au monde, les décideurs politiques et les dirigeants de l’industrie se concentrent sur un défi central : comment traduire la hausse de la demande en connectivité durable, en compétitivité et en viabilité financière ?

Cette problématique était au cœur des délibérations du Forum sur les compagnies aériennes, le capital et la connectivité, organisé les 25 et 26 février 2026 à Nairobi par le Groupe de la Banque africaine de développement, en partenariat avec l’Association des compagnies aériennes africaines (AFRAA).

Malgré des fondamentaux solides en matière de demande, le secteur de l’aviation en Afrique reste confronté à des contraintes structurelles, notamment le coût élevé du capital, la fragmentation des régimes réglementaires, les lacunes en matière d’infrastructures et l’accès limité aux financements à long terme. Pour relever ces défis, le Groupe de la Banque promeut le Programme intégré de transformation de l’aviation (IATP), une plateforme continentale conçue pour moderniser l’écosystème de l’aviation et mobiliser des capitaux privés, institutionnels et concessionnels à grande échelle. Ce programme vise à aligner les réformes politiques, les instruments de financement innovants et la mise en œuvre des projets au sein d’un cadre unique et bancable.

Le forum a réuni des dirigeants de compagnies aériennes, des ministres des Transports, des régulateurs, des investisseurs, des constructeurs et des partenaires du développement afin d’explorer la manière dont l’IATP peut accélérer une mise en œuvre coordonnée dans l’ensemble du secteur. Les participants ont souligné le rôle de l’aviation comme catalyseur stratégique de l’intégration régionale, de la facilitation du commerce, du tourisme et de la diversification économique.

Lors de l’ouverture du forum, le directeur des infrastructures et du développement urbain du Groupe de la Banque, Mike Salawou, a noté que si les perspectives de la demande dans le secteur de l’aviation en Afrique étaient parmi les plus fortes au monde, la capacité en matière d’offre et la préparation à l’investissement étaient à la traîne. L’IATP, a-t-il dit, vise à réduire les risques sur les investissements prioritaires, à soutenir les premières transactions pilotes et à restaurer la confiance des financeurs commerciaux et institutionnels.

Du point de vue du secteur, le secrétaire général de l’AFRAA, Abderahmane Berthé, a souligné l’ampleur des opportunités et le déséquilibre auquel le continent était confronté. « L’Afrique représente près de 18 % de la population mondiale, mais moins de 3 % du trafic aérien mondial, ce qui reflète des obstacles structurels et réglementaires plutôt qu’une faible demande », a-t-il pointé.

Dans un discours prononcé au nom de Kenya Airways, l’Afrique a été décrite comme la plus grande opportunité structurelle du 21e siècle dans le domaine de l’aviation. Au cours des deux prochaines décennies, un quart des nouveaux usagers du transport aérien mondial devrait provenir d’Afrique, sous l’effet d’une urbanisation rapide, d’une population aux revenus moyens en pleine croissance et d’un profil démographique jeune.

Cependant, les performances financières du secteur restent limitées. Selon l’Association internationale du transport aérien (IATA), les compagnies aériennes africaines devraient dégager des marges nettes de 1 à 2 % seulement, ce qui est inférieur à la moyenne mondiale prévue de 3,9 % en 2026. Les coûts élevés du carburant, la lourdeur de la fiscalité, la libéralisation incomplète et l’infrastructure limitée des hubs continuent de peser sur la rentabilité.

La connectivité reste un goulet d’étranglement majeur. Le trafic intra-africain ne représente qu’environ un quart de la totalité du transport aérien, de nombreux passagers étant obligés de transiter par des pays situés en dehors du continent. Les participants ont souligné que la mise en œuvre intégrale du Marché unique du transport aérien en Afrique était essentielle pour libérer une connectivité intracontinentale efficace.

Dans le discours liminaire prononcé par Eric Ntagengerwa, responsable des transports et de la mobilité à la Commission de l’Union africaine (CUA) au nom de Lerato Dorothy Mataboge, commissaire aux infrastructures et à l’énergie, la réforme de l’aviation a été présentée comme un impératif pour la souveraineté, l’intégration et la compétitivité. Il a souligné que le Marché unique du transport aérien en Afrique serait le thème de l’Union africaine pour 2027.

Les discussions, qui se sont déroulées sur deux jours, se sont concentrées sur la mise en œuvre pratique, y compris le renforcement de la bancabilité des compagnies aériennes, la promotion d’une aviation respectueuse du climat, le développement du fret et de la logistique, le renforcement des compétences et le déploiement de mécanismes innovants de partage des risques dans le cadre de l’IATP. Les expériences nationales du Nigéria, du Kenya et de l’Éthiopie ont illustré la manière dont les objectifs continentaux pouvaient se traduire par des réformes nationales coordonnées et des opportunités d’investissement à court terme.

Samuel Obafemi Bajomo, conseiller principal auprès du ministère de l’Aviation du Nigéria, a souligné que des cadres politiques prospectifs et favorables à l’investissement étaient essentiels pour renforcer la connectivité et libérer le potentiel de croissance de l’Afrique, et pour positionner l’aviation en tant que catalyseur du commerce, du tourisme et d’une prospérité partagée.

Le forum s’est conclu sur un message clair : la demande en matière d’aviation en Afrique est réelle, en pleine accélération et irréversible. La priorité est désormais à la mise en œuvre : aligner les politiques, les capitaux et les infrastructures pour que l’aviation devienne un moteur durable de la croissance inclusive et de l’intégration régionale sur l’ensemble du continent.

À propos du Groupe de la Banque africaine de développement

Le Groupe de la Banque africaine de développement est la principale institution de financement du développement en Afrique. Il comprend trois entités distinctes : la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds africain de développement (FAD) et le Fonds spécial du Nigeria (FSN). Représentée dans 41 pays africains, avec un bureau extérieur au Japon, la Banque contribue au développement économique et au progrès social de ses 54 États membres régionaux. Pour plus d’informations : www.afdb.org »

 

Autonomisation des femmes de Komtoèga : 8 hectares aménagés pour le maraîchage

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Le Ministre Secrétaire général de la Présidence du Faso, Dr Zakaria Soré, au nom du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a procédé ce mardi 3 mars, à la remise d’un périmètre aménagé pour le maraîchage aux femmes de la commune rurale de Komtoèga dans la région du Nakambé.

« MOIS DE LA FEMME 2026

Autonomisation des femmes de Komtoèga : 8 hectares aménagés pour le maraîchage

‎(Tenkodogo, 5 mars 2026). Le Ministre Secrétaire général de la Présidence du Faso, Dr Zakaria SORÉ, au nom du Président du Faso, Chef de l’État, Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a procédé ce mardi 3 mars, à la remise d’un périmètre aménagé pour le maraîchage aux femmes de la commune rurale de Komtoèga dans la région du Nakambé.

‎Le site aménagé est entièrement clôturé et doté de 2 polytanks ravitaillés par un circuit intégré de 3 forages munis de système d’énergie solaire. D’une superficie de 8 hectares, le site dispose de 32 bassins offrant une capacité de 41m³/h d’eau en permanence. Dénommé « Périmètre maraîcher du 8-Mars des femmes de Komtoèga », ce site vise à autonomiser les femmes conformément à la vision du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ.

«Dans la vision de souveraineté de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, il a décidé qu’on aménage ce site pour permettre non seulement aux femmes de pouvoir travailler, de profiter des retombées de leurs activités, mais aussi que ce site puisse être un levier de développement pour la commune de Komtoèga », a indiqué Dr Zakaria SORÉ.

‎La représentante des bénéficiaires, Mme Habibou ZÈBA, a exprimé sa gratitude au Chef de l’État : « Aujourd’hui, nous ne célébrons pas seulement un site. Nous célébrons une opportunité. Grâce à cet aménagement, nous pourrons développer nos activités maraîchères et générer des revenus pour nos familles ».

‎‎La seconde phase du projet consiste à doter les productrices en intrants, engrais et matériel agricole, afin de faire d’elles, de véritables actrices du développement endogène et de transformation sociale.

Direction de Communication de la Présidence du Faso »

Formation professionnelle au Burkina : Sortie de promotion pour 250 diplômés universitaires reconvertis

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Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a présidé, ce vendredi 27 février 2026, à Ouagadougou, la cérémonie marquant la fin de formation de la première promotion du Programme de reconversion des diplômés du système universitaire. Cette première promotion a permis de former 250 diplômés universitaires, dont 110 femmes, sur la période d’octobre 2025 à janvier 2026, avec un accent particulier sur les compétences techniques, la gestion d’entreprise et la maîtrise des outils digitaux. Communiqué.

C’est le PM Ouédraogo qui a présidé la cérémonie de sortie de promotion de cette première vague de diplômés universitaires reconvertis

«Formation professionnelle : Le Premier ministre préside la sortie de la première promotion du Programme de reconversion des diplômés universitaires

‎Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a présidé, ce vendredi 27 février 2026, à l’École nationale d’élevage et de santé animale (ENASA) de Ouagadougou, la cérémonie marquant la fin de formation de la première promotion du Programme de reconversion des diplômés du système universitaire. Cette initiative constitue une étape significative dans la réforme du dispositif national de formation professionnelle, au service de l’employabilité des jeunes diplômés.

‎Face aux défis du chômage des jeunes et à l’inadéquation entre formation académique et besoins du marché du travail, le Gouvernement a fait le choix stratégique d’investir dans le capital humain, à travers la mise en œuvre du Programme de reconversion des diplômés du système universitaire.

‎Porté par Burkina Suudu Bawdè (BSB), établissement public de l’État créé en juillet 2023 pour contribuer à la restructuration de la formation professionnelle, le programme s’inscrit dans la vision du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, visant à faire de la compétence un pilier de la transformation économique nationale.

‎Selon le Directeur général de BSB, Kèrabouro Palé, la phase pilote, qui vient ainsi de livrer sa première cuvée, conduite d’octobre 2025 à janvier 2026, a permis de former 250 diplômés universitaires, dont 110 femmes, à travers une approche fortement axée sur la pratique, avec un accent particulier sur les compétences techniques, la gestion d’entreprise et la maîtrise des outils digitaux. La première promotion de ce programme innovant a été formée dans des filières porteuses (élevage et santé animale, transformation agroalimentaire, maintenance, construction métallique et électrique, technologies numériques).

‎Au nom des apprenants, Mahamadi Kaboré, a exprimé sa gratitude aux autorités pour avoir initié ce programme et aux partenaires pour la qualité de la formation reçue. Il a, par ailleurs, plaidé pour un accompagnement financier et technique, afin de faciliter l’installation des bénéficiaires et la concrétisation de leurs projets entrepreneuriaux.

Pour le Chef du Gouvernement, la formation professionnelle doit être perçue comme un instrument puissant de lutte contre le chômage, la pauvreté et les inégalités

‎Pour le Chef du Gouvernement, la formation professionnelle doit être perçue comme un instrument puissant de lutte contre le chômage, la pauvreté et les inégalités. « En investissant dans les compétences, nous investissons dans la stabilité, la croissance et l’avenir de notre pays », a-t-il déclaré. Le Premier ministre a félicité les lauréats et réaffirmé l’engagement de l’État à faciliter l’accès aux financements, notamment via les fonds nationaux dédiés à l’entrepreneuriat, tout en invitant les jeunes à privilégier des projets collectifs.

‎La cérémonie s’est achevée par la remise symbolique des attestations aux majors des différentes filières de formation, suivie de la visite des stands d’exposition présentant les produits et réalisations issus du savoir-faire acquis lors de la formation. Cette immersion a permis au Chef du Gouvernement d’apprécier concrètement la qualité des compétences développées et le potentiel entrepreneurial des bénéficiaires, confirmant la pertinence et l’impact de cette initiative pour la transformation économique du Burkina Faso.

DCRP/Primature»

Compte rendu du Conseil des Ministres du 26 février 2026

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 26 février 2026, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 10 H 54 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations, à une révocation et autorisé des missions à l’étranger. Compte rendu.

La présente session s’est tenue sous la , sous la présidence du Président du Faso, Président du Conseil des ministres, le Capitaine Ibrahim Traoré

 

I DELIBERATIONS 

I 1 AU TITRE DE LA PRIMATURE

Le Conseil a adopté un décret portant création d’un Secrétariat technique, chargé du Suivi du portefeuille des participations de l’Etat et ses démembrements dans les entités économiques (ST/SPPE).

Le portefeuille des prises de participations de l’Etat regroupe l’ensemble des participations financières détenues par l’Etat et ses démembrements dans des entités dotées de la personnalité morale.

La création du ST/SPPE vise à doter l’Etat d’une structure spécialisée permettant une gestion active, stratégique et cohérente des participations de l’Etat et de ses démembrements dans les entreprises publiques et parapubliques.

Elle permet de réduire les chevauchements de compétences entre les structures existantes et de clarifier les responsabilités en matière de pilotage stratégique, de tutelle, de contrôle et de valorisation du portefeuille des participations publiques de l’Etat dans les entités économiques.

L’adoption de ce décret permet la création du Secrétariat technique, chargé du Suivi du portefeuille des participations de l’Etat et ses démembrements dans les entités économiques.

I 2 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA MOBILITE

Le Conseil a adopté un décret portant règlementation de la banalisation des véhicules de l’Etat.

Ce décret est une relecture du décret n°2013-656/PRES/PM/MIDT/MEF/MATS/MDNAC du 30 juillet 2013 portant règlementation de la banalisation des véhicules de l’Etat.

L’objectif de cette relecture est de faciliter le traitement des dossiers en tenant compte des demandes tout en conservant le caractère exceptionnel de l’opération de banalisation.

L’adoption de ce décret permet une saine gestion des véhicules banalisés de l’Etat.

I 3 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

Le Conseil a adopté une ordonnance portant autorisation de ratification de l’Accord de prêt n°16869P signé le 12 janvier 2026 entre le Burkina Faso et le Fonds de l’OPEP pour le développement international (OFID) pour le financement du Projet de protection du capital humain phase II.

D’un coût estimé à 30 000 000 dollars US soit 16 740 000 000 F CFA, le Projet de protection du capital humain phase II (PPCH II) est financé par le Fonds de l’OPEP pour le développement international.

Le projet vise à renforcer la capacité du Gouvernement à répondre aux situations d’urgence dans les secteurs de la santé et de l’éducation.

L’adoption de cette ordonnance permet de ratifier l’Accord de prêt entre le Burkina Faso et le Fonds de l’OPEP pour le développement international (OFID) en vue du financement du Projet de protection du capital humain phase II, conformément à la loi n°023-2025/ALT du 29 décembre 2025 portant habilitation du Gouvernement à autoriser par voie d’ordonnance, la ratification des accords et conventions de financement signés entre le Burkina Faso et les partenaires techniques et financiers.

I 4 AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE

Le Conseil a adopté une ordonnance portant institution d’un avancement à titre exceptionnel au profit des personnels des forces de sécurité intérieure.

Les statuts des forces de sécurité intérieure prévoient que l’accès à un corps supérieur s’opère, en principe par concours professionnel. Par ailleurs l’accès à un grade supérieur s’acquiert principalement par avancement en fonction de l’ancienneté.

Toutefois, en période de crise sécuritaire exceptionnelle, l’application stricte de ces mécanismes ordinaires ne permet pas toujours de satisfaire pleinement les exigences opérationnelles, ni de prendre en compte de manière adéquate l’engagement, le mérite et les sacrifices consentis par les personnels des forces de sécurité intérieure. Face à cette situation, il est apparu nécessaire de prévoir des mesures dérogatoires et exceptionnelles en matière de gestion des carrières.

Ces mesures concernent notamment l’avancement à titre exceptionnel, soit de grade en grade dans le même corps, soit avec accès à un corps immédiatement supérieur, en reconnaissance des faits d’éclat ou des services exceptionnels rendus à la Nation en temps de paix, de crise, de conflit armé ou au cours d’une mission spéciale à haut risque.

L’adoption de cette ordonnance permet l’avancement à titre exceptionnel au profit des personnels des forces de sécurité intérieure, conformément à la loi n°020-2025/ALT du 22 décembre 2025 portant habilitation du Gouvernement à prendre des mesures dans le cadre des sujétions liées aux nécessités de la défense nationale.

I 5 AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE

Le Conseil a examiné deux (02) projets de loi.

Le premier projet de loi porte modification de la loi n°045/98/AN du 13 octobre 1998 portant création des Tribunaux de grande instance de Banfora, Diapaga et Tougan.

Le Gouvernement du Burkina Faso a entrepris dans le cadre du renforcement de la gouvernance du territoire, un réaménagement du territoire national ayant conduit à la création de nouvelles provinces et à la redéfinition des limites territoriales de certaines collectivités. Ce réaménagement a également des incidences sur l’organisation judiciaire, notamment sur les ressorts territoriaux de certaines juridictions.

Cette loi modificative vise à opérer une redéfinition du ressort territorial du Tribunal de grande instance de Diapaga qui couvre désormais les territoires des provinces du Gobnangou et du Dyamongou. Elle permettra de mettre en adéquation la carte judiciaire avec la nouvelle organisation territoriale.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.

Le second projet de loi porte modification de la loi n°023-2007/AN du 08 novembre 2007 portant création des Tribunaux de grande instance de Djibo, Nouna, Orodara et Diébougou.

Cette loi modificative vise à opérer une redéfinition du ressort territorial du Tribunal de grande instance de Djibo qui couvre désormais les territoires des provinces du Djelgodji et du Karo Peli. Elle permettra de mettre en adéquation la carte judiciaire avec la nouvelle organisation territoriale.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.

I 6 AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE

Le Conseil a adopté un décret portant modification du décret n°2024-1723/PRES/PM/MS/MICA/MEF du 31 décembre 2024 portant approbation des statuts de la Société de gestion du technopôle pharmaceutique intégré de Kokologho.

Le Conseil des ministres du 05 février 2026 a adopté le décret modificatif n°2024 1630/PRES/PM/MICA/MEF/MS du 23 décembre 2024 portant création d’une société d’économie mixte dénommée Société de gestion du technopôle pharmaceutique intégré de Kokologho (FASO-PHARMA). Ledit décret consacre le transfert des parts de l’Agence de développement économique de Kokologho à l’Etat.

La modification du décret portant création de FASO-PHARMA entraine systématiquement celle du décret portant approbation de ses statuts.

L’adoption de ce décret permet de doter la Société de gestion du technopôle pharmaceutique intégré de Kokologho de nouveaux statuts en vue d’accomplir efficacement ses missions.

I 7 AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT

Le Conseil a adopté un décret portant organisation de l’Assemblée générale des Sociétés d’Etat et des Etablissements publics de prévoyance sociale (AG-SE/EPPS).

Ce décret est une relecture du décret n°2000-192/PRES/PM/MICA/ME du 17 mai 2000 portant organisation de l’Assemblée générale des Sociétés d’Etat. Il comporte entre autres les innovations suivantes :  – la prise en compte des Etablissements publics de prévoyance sociale dans le dispositif d’approbation des comptes des entités publiques ; – la tenue des rencontres préparatoires au sein de chaque tutelle technique des sociétés d’Etat et des Etablissements publics de prévoyance sociale en vue d’examiner en amont la validité des mandats des administrateurs etdes commissaires aux comptes, les projets de résolutions à soumettre à l’AG-SE, les difficultés rencontrées et les propositions de solutions ; – la prise de sanctions en cas de manquement à certaines dispositions règlementaires.

Ce décret vise à formaliser la participation des EPPS dans le cadre juridique et organisationnel de l’Assemblée générale des sociétés d’Etat afin d’améliorer leur gouvernance.

L’adoption de ce décret permet de disposer d’un cadre approprié pour l’approbation des comptes des sociétés d’Etat et des Etablissements publics de prévoyance sociale.

II COMMUNICATIONS ORALES

II1 Le ministre des Serviteurs du Peuple a fait au Conseil une communication relative aux mesures prises contre sept agents publics visés par une révélation du KORAG le 1er février 2026.

Lesdits agents ont été incriminés dans des dossiers de corruption documentés par le KORAG et des mesures disciplinaires prises à l’encontre de certains d’entre eux. C’est ainsi que des agents ont été révoqués et d’autres ont fait l’objet de procédures disciplinaires. Au terme de ces procédures, Monsieur Séni SANKADE, Mle 240 559, Adjudant de police, est rétrogradé au grade de Sergent-chef

de police, Monsieur Abdoul Rachid OUEDRAOGO, Mle 1 104 2021 0068, Agent de police, non sanctionné au bénéfice du doute.

Le Gouvernement reste engagé sur le chantier de la moralisation de la vie publique pour une gouvernance vertueuse en cohérence avec les valeurs de la Révolution progressiste populaire.

II 2 Le ministre de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme a fait au Conseil une communication relative à l’organisation de la 16è édition du Salon international du Tourisme et de l’hôtellerie de Ouagadougou (SITHO), prévue du 22 au 27 septembre 2026.

Placée sous le thème : «Financement des projets structurants : un levier pour le développement du tourisme », la 16è édition du SITHO entend mettre un accent particulier sur le financement des projets touristiques structurants afin de stimuler l’investissement et de consolider l’offre touristique nationale.

Plusieurs activités sont prévues pour cette édition. Il s’agit entre autres :

– des rencontres d’affaires B to B entre les professionnels du secteur du tourisme ;

– des panels et conférences sur le thème central du financement des projets

touristiques structurants ;

– des expositions de potentialités culturelles et touristiques ;

– des excursions touristiques grand public.

En marge du SITHO 2026, il est prévu l’organisation d’un forum des acteurs du tourisme de la Confédération des Etats du Sahel (AES). Ce forum devra aboutir à la signature d’une convention de partenariat entre les organisations de gestion des destinations des trois (03) Etats membres de l’AES, afin de valoriser et de promouvoir le potentiel touristique de l’espace confédéral.

II 3 Le ministre de la Santé a fait au Conseil une communication relative à l’organisation du Forum national sur le financement de la santé, prévu du 25 au 27 mars 2026 à Ouagadougou.

Ce forum a pour thème « Bâtir un système de financement de la santé efficient et équitable pour une souveraineté sanitaire et la réalisation des objectifs du Plan RELANCE 2026-2030 ». Il a pour objectif de proposer un agenda concret de réformes du financement de la santé au Burkina Faso et une feuille de route opérationnelle pour sa mise en œuvre.

Il s’agira entre autres, d’apprécier les progrès et défis du Burkina Faso en matière de financement de la santé, de s’enrichir des expériences régionales et internationales réussies puis de proposer les principes et actions concrètes d’alignement des interventions des partenaires au développement.

Le Forum national sur le financement de la santé est placé sous le Très haut patronage de Son Excellence Monsieur le Président du Faso, Chef de l’Etat.

II 4 Le ministre de l’Enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique a fait au Conseil le compte rendu de la mise en œuvre de la phase pilote du Programme de reconversion des diplômés du système universitaire (PRDSU), tenu du 20 octobre 2025 au 30 janvier 2026.

260 diplômés venus de Bobo-Dioulasso, de Koudougou, de Ouahigouya et de Ouagadougou ont pris part à cette phase pilote du PRDSU. La formation, axée sur une approche pédagogique innovante basée sur 5% de théorie et 95% de pratique, a duré trois (03) mois et s’est articulée autour de 06 packs de métiers intégrés, comprenant chacun plusieurs modules techniques ainsi qu’un module transversal obligatoire de civisme et patriotisme.

La mise en œuvre du programme a permis aux bénéficiaires d’acquérir les compétences techniques nécessaires à la création et à la gestion d’activités génératrices de revenus.

Le Programme de reconversion des diplômés du système universitaire vise à favoriser la reconversion socioprofessionnelle des diplômés du système universitaire à travers des formations modulaires qualifiantes dans des métiers à fort potentiel d’emplois. Il constitue une opportunité pour les diplômés en fin de cycle confrontés à des difficultés d’insertion socioprofessionnelle.

II 5 Le ministre des Sports, de la jeunesse et de l’emploi a fait au Conseil une communication relative à l’organisation de la première édition d’une course cycliste dénommée « Tour féminin Yennenga », prévue du 23 au 29 mars 2026.

La première édition de ce tour se déroulera en cinq (05) étapes, avec un circuit reliant plusieurs localités du pays afin de valoriser la diversité du territoire et favoriser l’adhésion des communautés. Cette compétition internationale connaîtra la participation des pays tels le Bénin, le Burundi, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Kenya, le Mali, la Namibie et le Niger.

L’édition 2026 du Tour féminin Yennenga a entre autres pour objectifs de promouvoir la performance et l’excellence sportive féminine au Burkina Faso, de sensibiliser les populations sur le rôle majeur de la femme dans le développement socioéconomique et de contribuer au rayonnement de notre pays à travers un évènement fédérateur.

III NOMINATIONS

III 1 NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

– Monsieur Arsène ROUAMBA, Officier, est nommé Directeur général adjoint de l’Agence Faso Mêbo ; – Monsieur Benjamin BINGO, Mle 294 360 P, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur des finances et de la comptabilité de l’Agence Faso Mêbo ;

– Monsieur Rayangnewendé Darel Odilon OUEDRAOGO, Officier, est nommé Directeur des ressources humaines de l’Agence Faso Mêbo.

B AU TITRE DE LA PRIMATURE

– Monsieur Séguérim ROMBA, Mle 57 199 L, Inspecteur du trésor, 2e classe, 2e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;

– Monsieur Jean Philippe DAKOURE, Mle 104 267 W, Administrateur des services financiers, 2e classe, 4e échelon, est nommé Conseiller spécial chargé des questions économiques ;

– Monsieur Wend Benedo Jean Sylvestre KOROGO, Officier, est nommé Secrétaire permanent de la Commission nationale de contrôle des armes (SP/CNCA).

C AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DE L’EAU, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

– Madame Dabou Irène TRAORE, Mle 47 685 F, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 15e échelon, est nommée Inspecteur technique des services ;

– Monsieur Donkora KAMBOU, Mle 83 980 E, Ingénieur d’agriculture, 2e classe, 6e échelon, est nommé Conseiller technique, en remplacement de Mahamoudou  TIEMTORE ;

– Monsieur Seydou SANA, Mle 83 979 H, Ingénieur de conception en génie rural, 2e classe, 6e échelon, est nommé Conseiller technique, en remplacement de Monsieur Boukary SAVADOGO ;

– Monsieur Yasseya GANAME, Mle 216 305 J, Ingénieur de conception du génie rural, 2e classe, 3e échelon, est nommé Chargé de mission ; – Monsieur Windgoudi Jacques BONKOUNGOU,  Mle 213 864 M, Inspecteur de l’environnement, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Chargé de mission, en remplacement de Bienvenu ZONOU ; – Monsieur Boukary SAVADOGO, Mle 47 770 D, Administrateur des affaires sociales, 2e classe, 1er échelon, est nommé Chargé de mission ; – Monsieur Pamoussa OUEDRAOGO, Mle 46 066 U, Inspecteur général des eaux et forêts, catégorie I, grade A, 2e échelon, est nommé Chargé de mission ;

– Monsieur Moussa RAMDE, Mle 289 067 Y, Ingénieur du génie rural, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur régional de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques du Djôrô ;

– Monsieur Wend-Kuni Josée BAMA, Mle 271 688 K, Inspecteur principal des eaux et forêts, catégorie I, grade A, 1er échelon, est nommé Directeur des semences forestières ;

– Monsieur Bêma Roland SANOU, Mle 213 860 W, Inspecteur de l’environnement, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur du Bureau national Ozone à la Direction générale de l’environnement et du cadre de vie ;

– Monsieur Boudounoma Constantin Adama NIKIEMA, Mle 254 972 K,  Ingénieur du génie rural, 2e classe, 1er échelon, est nommé Directeur de la Mobilisation des ressources en eau à la Direction générale des ressources en eau et de l’hydraulique ;

– Monsieur Lossi Roger DAKUO, Mle 245 159 M, Inspecteur des impôts, 2e classe, 1er échelon, est nommé Directeur de la Législation, de la règlementation et de la sécurisation foncière à la Direction générale du foncier, de la formation et de l’organisation du monde rural ;

– Monsieur Bakena Ahmed KARAMA, Mle 264 109 M, Conseiller en études et analyses, 2e classe, 1er échelon, est nommé Directeur de la Police de l’eau à la Direction générale des ressources en eau et de l’hydraulique ;

– Monsieur Wièmè SOME, Mle 215 302 Z, Ingénieur d’élevage, 2e classe, 2e échelon, est nommé Directeur du développement du pastoralisme à la Direction générale du foncier, de la formation et de l’organisation du monde rural ;

– Monsieur Wêndtoê Barnaby NIKIEMA, Mle 216 285 M, Ingénieur du génie rural, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Directeur des études et de l’information sur l’eau à la Direction générale des ressources en eau et de l’hydraulique ;

– Madame Zalissa OUEDRAOGO/KARGOUGOU, Mle 315 221 D, Ingénieur du génie rural, 1ère classe, 4e échelon, est nommée Directrice du laboratoire d’analyse de la qualité de l’environnement ; – Monsieur Sibiri Donatien Jacob BONKOUNGOU, Mle 362 047 Z, Ingénieur en génie rural/hydrologie, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Directeur du développement de l’irrigation à la Direction générale des aménagements agropastoraux et du développement de l’irrigation ; – Monsieur Eric Rega Christophe BAYALA, Mle 293 425 F, Inspecteur de l’environnement, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Chef du département des mécanismes et des garanties REDD+ ;

– Monsieur Al Ibrahim TRAORE, Mle 264 114 J, Conseiller en études et analyses, 2e classe, 1er échelon, est nommé Chef du département de la coordination des interventions alimentaires au Secrétariat exécutif du Conseil national de sécurité alimentaire ;

– Madame Nongawendé Ella ZONGO, Mle 264 384 K, Ingénieur d’agriculture, 2e classe, 1er échelon, est nommée Chef de département de la résilience au Secrétariat exécutif du Conseil national de sécurité  alimentaire ;

– Monsieur Jean Philippe BADOLO, Mle 94 485 M, Inspecteur des eaux et forêts, catégorie IA, 3e échelon, est nommé Chef de département de la coordination des Conventions internationales sur le développement durable et les changements climatiques au Secrétariat permanent de la Coordination des politiques sectorielles agricoles et du développement durable ;

– Madame Tégawendé Esther OUEDRAOGO, Mle 212 656 E, Ingénieur de conception du génie rural, 1ère classe, 8e échelon, est nommée Chef de département de la gestion des situations d’urgences en WASH au Secrétariat exécutif du Conseil national de sécurité alimentaire.

D  AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

– Monsieur Lassana KONATE, Mle 40 466 K, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Directeur du Centre des impôts Ouaga III ;

– Monsieur Ambroise OUEDRAOGO, Mle 104 653 N, Administrateur des services financiers, 2e classe, 4e échelon, est nommé Comptable principal des matières du Fonds de soutien à l’éducation et à la recherche ; – Madame Nibèguirè Sylvie Marie Hortense SOME, Mle 200 267 S, Contrôleur des services financiers, 2e classe, 3e échelon, est nommée Comptable principal des matières de l’Institut national de formation en travail social ;

– Monsieur Louis ZEIDA, Mle 53 607 W, Contrôleur du trésor, 2e classe, 5e échelon, est nommé Comptable principal des matières du Centre de promotion de l’aviculture et multiplication des animaux performants ;

– Madame Mamounata OUEDRAOGO/OUEDRAOGO, Mle 58 576 K, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 6e échelon, est nommée Comptable principal des matières du ministère des Sports, de la jeunesse et de l’emploi ; – Monsieur Albert SANOU, Mle 91 689 G, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Comptable principal des matières du ministère de la Construction de la Patrie.

E AU TITRE DU MINISTERE DES SERVITEURS DU PEUPLE

– Monsieur Wourozou Olivier Constantin SANOU, Mle 94 464 G, Chirurgien-Dentiste spécialiste en santé publique et santé communautaire, 1ère classe, 11e échelon, est nommé Directeur général de la Caisse nationale d’assurance maladie universelle.

F AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT

– Madame Nebnoma Patricia YAMEOGO/BERE, Mle 78 219 K, Professeur certifié des lycées et collèges, 1ère classe, 10e échelon, est nommée Chargé de mission, en remplacement de Madame Bintou  SARA ;

– Monsieur Mathias DOLLY, Mle 130 561 T, Magistrat, 1er grade, 1er échelon, est nommé Chargé de mission ;

– Monsieur Bernard BELEMYEGRE, Mle 200 554 P, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Chargé d’études ; – Monsieur Serge Eric COMPAORE, Mle 119 833 T, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Chargé d’études.

G AU TITRE DU MINISTERE DES SPORTS, DE LA JEUNESSE ET DE L’EMPLOI

– Monsieur Abdoulaye OUATTARA,  Mle 35 155 T, Inspecteur de l’enseignement secondaire, catégorie PB, 3e classe, 8e échelon, est nommé Directeur de Cabinet ;

– Monsieur Yacouba GUIGMA, Mle 35 920 T, Inspecteur des impôts, 2e classe, 8e échelon, est nommé Directeur général de l’Agence burkinabè pour l’emploi (ABPE) Faso Tonlo Zï ;

– Monsieur Moussa SERE, Mle 259 739 D, Conseiller en emploi et en formation professionnelle, 2e classe, 2e échelon, est nommé Directeur régional des Sports, de la jeunesse et de l’emploi de Bankui ;

– Monsieur Sibiri Félix ZOUNGRANA, Mle 246 611 W, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 2e classe, 2e échelon, est nommé Directeur régional des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Djôrô ;

– Monsieur Seydou KABORE, Mle 117 250 M, Professeur d’éducation physique et sportive, 2e classe, 6e échelon, est nommé Directeur régional des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Guiriko ;

– Monsieur Jean-Baptiste KOUMBEM, Mle 117 243 D, Professeur d’éducation physique et sportive, 2e classe, 7e échelon est nommé Directeur régional des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Goulmou ;

– Madame Nida Blanche HIEN/TRAORE, Mle 228 360 L, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 2e classe, 2e échelon, est nommée Directrice régionale des Sports, de la jeunesse et de l’emploi des Koulsé ;

– Monsieur Mahamoudou SAWADOGO, Mle 303 895 F, Conseiller en emploi et en formation professionnelle, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur régional des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Liptako ;

– Monsieur Kissassida Hubert ZOUNGRANA, Mle 35 997 Z, Professeur certifié des lycées et collèges, 2e classe, 5e échelon, est nommé Directeur régional des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Nakambé ;

– Monsieur Zoua SAHOUNA, Mle 111 515 B, Professeur d’éducation physique et sportive 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur régional des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Nando ;

– Madame Aminata SISSOKO, Mle 227 625 V, Professeur d’Education physique et sportive, 2e classe, 3e échelon, est nommée Directrice régionale des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Nazinon ;

– Madame Pêg-Wendé Apolline Marie Rolande BALKOUMA, Mle 324 698 N, Conseiller en emploi et en formation professionnelle, 1ère classe, 4e échelon, est nommée Directrice régionale des Sports, de la jeunesse et de l’emploi de Oubri ;

– Monsieur Adama KONFE, Mle 220 352 Y, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Directeur régional des Sports, de la jeunesse et de l’emploi des Tannounyan.

III 2 REVOCATION AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE 

Le Conseil a procédé à la révocation de Monsieur Jacques BOA, Mle 278 480 M, Médecin spécialiste en stomatologie et chirurgie maxillo-faciale pour faute d’extrême gravité.

III 3 NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :  – – – – –

-du Fonds d’appui au sport et à la presse privée (FASP) « Wassa Bondo » au titre de la Primature ;

-du Conseil burkinabè des chargeurs (CBC) au titre du ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité ;

-du Conseil de surveillance de la Caisse de dépôts et d’investissements du Burkina Faso au titre du ministère de l’Economie et des finances ;

-du Centre hospitalier universitaire Sourô Sanou (CHUSS), du Centre hospitalier régional de Ziniaré (CHR-Z) et de l’Office de santé des travailleurs (OST) au titre du ministère de la Santé ;

-du Bureau des mines et de la géologie du Burkina (BUMIGEB) au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières.

Le Conseil a également procédé à la nomination d’Administrateurs au Conseil d’orientation et de contrôle de l’Agence nationale de la météorologie (ANAM) au titre du ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité.

Il a procédé à la nomination de Présidents au Conseil d’administration du Fonds d’appui au sport et à la presse privée (FASP) « Wassa Bondo » et au Conseil d’orientation et de contrôle de l’Agence nationale de la météorologie (ANAM).

A PRIMATURE

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Fonds d’appui au sport et à la presse privée (FASP)   «Wassa Bondo».

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre de la Primature :

– Monsieur Yacouba BANGRE, Mle 212 197 C, Conseiller des affaires économiques.

Au titre du ministère de l’Economie et des finances :

– Madame Wendpaga Adiara OUEDRAOGO/SORE, Mle 91 256 B, Inspecteur du trésor.

Au titre du ministère des Sports, de la jeunesse et de l’emploi :

– Madame Gouolgné Aurélie Henriette SOME/SOMDA, Mle 47 708 A, Professeur certifié des lycées et collèges.

Au titre du ministère de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme :

– Madame Séraphine SOME/MILLOGO, Mle 98 287 Z, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LA PRESSE PRIVEE

 – Madame Hawa BILGO/LY, Journaliste.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ASSOCIATION DES REGIONS DU BURKINA FASO (ARBF)

– Monsieur Abdramane OUEDRAOGO, Mle 229 890 L, Administrateur civil.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ASSOCIATION DES MUNICIPALITES DU BURKINA FASO (AMBF)

– Monsieur Yassia SAWADOGO, Mle 35 961 F, Professeur certifié des lycées et collèges.

Le second décret nomme Madame Wendpaga Adiara OUEDRAOGO/SORE, Mle 91 256 B, Inspecteur du trésor, Présidente du Conseil d’administration du Fonds d’appui au sport et à la presse privée (FASP) « Wassa Bondo ».

B MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA MOBILITE

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’orientation et de contrôle de l’Agence nationale de la météorologie (ANAM) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité : – –

Monsieur Hikoti GNOUMOU, Mle 130 465 B, Magistrat, en remplacement de Monsieur Mamadou OUATTARA ;

Monsieur Koudougou Abel ZONGO, Officier, en remplacement de Monsieur Haïdara Moctar TABORE.

Le deuxième décret nomme Monsieur Hikoti GNOUMOU, Mle 130 465 B, Magistrat, Président du Conseil d’orientation et de contrôle de l’Agence nationale de la météorologie (ANAM) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Mamadou OUATTARA.

Le troisième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Conseil burkinabè des chargeurs (CBC) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre de la Présidence :

– Monsieur Mohamed Tidjane KINDA, Mle 334 022 K, Maître-assistant.

Au titre du ministère de l’Economie et des finances :

– Monsieur Tégawendé André ZAGRE, Mle 51 956 H, Inspecteur divisionnaire des douanes.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LA CHAMBRE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE DU BURKINA FASO

– Monsieur Djakaridja GNAMOU, Mle 23 19 245 M, Economiste.

C MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Patindé Wendinda Jean Yves BELEM, Mle 58 450 U, Inspecteur du trésor, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie et des finances au Conseil de surveillance de la Caisse des dépôts et d’investissements du Burkina Faso pour un premier mandat de trois (03) ans.

D MINISTERE DE LA SANTE

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.

Le premier décret renouvelle le mandat de Monsieur Samdpawindé Macaire OUEDRAOGO, Mle 94 470 B, Professeur titulaire hospitalo-universitaire, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation au Conseil d’administration du Centre hospitalier universitaire Sourô Sanou (CHUSS) pour une dernière période de trois (03) ans.

Le deuxième décret nomme Monsieur Jean-Baptiste ZEIDA, Mle 43 132 B, Inspecteur du trésor, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie et des finances au Conseil d’administration du Centre hospitalier régional de Ziniaré (CHR-Z) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le troisième décret nomme Monsieur N’so BAKIEKA, Mle 082 349 X, Manipulateur d’Etat en électroradiologie médicale, Administrateur représentant le personnel au Conseil d’administration de l’Office de santé des travailleurs (OST) pour un premier mandat de trois (03) ans.

E MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Olivier KIEMA, Mle 118 698 M, Economiste, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat au Conseil d’administration du Bureau des mines et de la géologie du Burkina (BUMIGEB) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Madame Assita TRAORE.

Le Porte-parole du Gouvernement

Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO,

Officier de l’Ordre de l’Etalon

Communication au Burkina : Appels des autorités à barrer la route à la désinformation

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Les autorités en charge de la communication publique au Burkina Faso ont exhorté à plus de responsabilités pour barrer la route à la désinformation sur les plateformes numériques

Le Conseil Supérieur de la Communication (CSC) et le ministère de la communication des arts et tourisme ont organisé ce mercredi 25 février 2026 à Ouagadougou, une rencontre d’échange avec les responsables des médias et les DCRP des ministères et institutions sur la gestion des plateformes numériques à l’ère de la désinformation croissante.

Les autorités en charge de la communication publique au Burkina Faso ont exhorté à plus de responsabilités pour barrer la route à la désinformation sur les plateformes numériques

Dans un contexte marqué par une prolifération de fake news, des faux comptes, la recrudescence de la désinformation et des discours de haine ainsi que les usurpations d’identité numérique ; le thème choisi ne laisse aucune place à l’ambiguïté : « Gestion des plateformes numériques des médias, des ministères et institutions : quelles attitudes pour une information au service de la paix et de la cohésion sociale ».

Pour les autorités, l’enjeu est clair : transformer les pages officielles et les sites d’information en remparts contre la déstabilisation. Afin d’assurer à la population une information saine, gage de paix, de cohésion sociale et de développement durable.

L’objectif de cette rencontre d’échanges était de renforcer la sensibilisation des acteurs sur la modération des contenus numériques, la lutte contre les commentaires malveillants, la désinformation et les messages de haine.

Une menace structurée et démasquée

Le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo

L’annonce forte de cette journée est venue du Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo. Ce dernier a révélé le démantèlement récent d’un réseau de malfaiteurs spécialisé dans la création de faux comptes. Ce réseau, agissant de manière coordonnée, alimentait des campagnes de désinformation à grande échelle, visant à manipuler l’opinion publique.

«Que nous puissions nous engager à maîtriser la communication de bout en bout, à maîtriser l’information de bout en bout parce que si nous laissons un seul espace inoccupé, ils viendront l’occuper (…) ce sont ces ennemis du peuple qui sont dans des laboratoires connus et nous en avons démasqué un certain nombre ces jours- ci ou des citoyens sont recrutés, des citoyens sont financés et au quotidien un peu comme dans des cybers café, il ne font que produire de fausses informations, ils ne font que créer  de faux profils », a relevé le MCCAT Ouédraogo, en guise d’exhortation à une action conjointe de salubrité cybernétique.

Les médias invités à plus de responsabilités

Le Président du Conseil Supérieur de la Communication, Louis Modeste Ouédraogo

Face à cette situation les médias sont plus de responsabilités dans la gestion de leurs plateformes. Les acteurs des médias sont en effet exhortés à désigner au sein de leurs structures des personnes responsables de la gestion des plateformes en ligne afin  de réguler et contrôler la modération à priori et postériori de leurs publications.

«L’espace numérique n’est pas une zone de non droit, il est de notre responsabilité collective et individuelle de faire en sorte à éviter que sous le prétexte d’un exercice de la liberté d’expression, les réseaux sociaux ne deviennent des vecteurs de propagation de fausses nouvelles , de diffamation ou de déstabilisation sociale» a rappelé pour sa part le Président du Conseil Supérieur de la Communication, Louis Modeste Ouédraogo.

Et d’insister sur la responsabilité accrue des responsables de médias et des Directeurs de la Communication et des Relations Presses (DCRP). Désormais, la simple diffusion de l’information ne suffit plus ; la modération active devient un acte de citoyenneté.

Laisser prospérer des commentaires haineux ou malveillants sous une publication officielle engage la responsabilité de l’institution. L’accent a été mis sur la nécessité de filtrer les contenus et de bloquer systématiquement les agents de la discorde pour préserver la paix sociale.

«Nous devons collectivement réfléchir non pas pour restreindre la parole mais pour en garantir la qualité et l’expression dans la légalité et le respect de de la dignité humaine», a conclu le Président du CSC.

Rachel Bazié

Burkina Demain

Banfora : Le Ministre Dingara échange avec les acteurs éducatifs sur les réformes

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Les membres du présidium au cours des échanges avec les acteurs de l'éducation des Tannounyan

Le Ministre de l’éducation de base, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales (MEBAPLN), Jacques Sosthène Dingara, accompagné d’une forte délégation, a entamé ce lundi 23 février 2026, une tournée à Banfora, chef-lieu des Tannounyan. À cette étape, 10e du genre depuis sa sortie, les échanges ont porté sur le point des réformes éducatives amorcées dans cette région.

Les membres du présidium au cours des échanges avec les acteurs de l’éducation des Tannounyan

«Nous sommes passés ce matin à notre 10e étape d’échanges avec les collègues qui sont donc au niveau de l’assemblée pour le même message fort, d’encouragements, de félicitations des plus hautes autorités y compris. Deuxièmement, le message sur les ruptures que notre système éducatif a apportées pour accompagner la révolution progressiste populaire dans lequel notre pays s’est engagé de manière à se développer», a indiqué le Ministre de l’éducation de l’éducation de base, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales (MEBAPLN), Jacques Sosthène Dingara.

«C’est une réforme importante »

Le Ministre de l’éducation de base, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales (MEBAPLN), Jacques Sosthène Dingara, se prêtant aux questions des journalistes à l’issue des échanges

Et de dresser un bilan satisfaisant : «l’éducation réformée pour que les enfants, le burkinabè, qui a 10 ans, puisse dans l’avenir être un autre type de burkinabè qui se pose la question, bien sûr de ce qu’il apporte au développement de notre pays et non pas forcément de ce que notre pays lui apporte en tant qu’individu. C’est une réforme importante. Les échanges nous ont permis de nous comprendre et que les acteurs ici sur le terrain se sont engagés à accompagner. Nous avons foi que notre système éducatif rompe véritablement avec ces pratiques».

«La présence de Monsieur le Ministre ici nous galvanise à plus d’un titre »

Dari Anselme Dah, Directeur régional de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle, faisant le point des échanges à la presse

Pour sa part, le Directeur régional de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle (DREPPNFH), Dari Anselme Da, a, dans son allocution soutenue par des séances de projection de films, décortiqué explicitement l’état des lieux et les perspectives envisagées pour une mise en œuvre réussie de ces réformes éducatives.

«Cette rencontre  voulue par les plus autorités du Ministère nous a effectivement permis de repasser en vue les  différentes réformes qui sont mises en œuvre au niveau de la région des Tannounyan justement pour aller dans la rupture dont parle Monsieur le Ministre. La rencontre a surtout permis de faire l’état des lieux et de rassurer les différents acteurs. Et S’il y a des difficultés, oui mais, il y a certainement la volonté. Cette volonté-là est notre arme qui va nous permettre d’aller à la rupture. De toute façon, on ne peut pas aller vers la souveraineté sans sacrifice. En réglant les problèmes et les difficultés, c’est cela qui va nous permettre d’être en phase avec notre volonté de faire la rupture avec ce qui est dépassé. La présence de Monsieur le Ministre ici nous galvanise à plus d’un titre. Lorsque vous faites un travail et que vous recevez les plus hautes autorités venues voir ce que vous êtes en train de faire, cela motive davantage les acteurs», a-t- il confié.

Directeurs régionaux et provinciaux, chefs de service, des Cceb, encadreurs, des directeurs d’école, et plusieurs enseignantes et enseignants, ainsi que FDS étaient vivement mobilisés pour l’occasion.

Soumaila Soma, Banfora

Burkina Demain