La Coordination des communautés vivant à Banfora a organisé, ce samedi 16 mai 2026, une journée de don de sang. En effet, les travaux qui se sont déroulés sur le site de l’école primaire publique Tatana A-B s’inscrivent dans le cadre de la réalisation de son plan d’action au titre de l’année 2026. En outre, assurée par un personnel qualifié de santé, cette activité a été initiée en vue de sauver des vies humaines d’éventuels cas de maladies ou d’accidentés nécessitant une transfusion sanguine.
Namoun Jean Bamok Pandam, Président de la CCVBF-Banfora expliquant les circonstances de la tenue de l’opération don de sang
«Nous avons entrepris cette activité depuis 2025. Mais cela n’avait pas eu lieu. Et comme ça nous tenait vraiment à cœur, nous nous sommes retrouvés dans l’établissement ici à Tatana pour la réaliser avec les efforts consentis des uns et des autres. Nous remercions toute l’équipe de la Santé qui n’a ménagé aucun effort pour nous accompagner. C’est une fierté pour nous d’apporter notre modeste pierre pour contribuer à sauver des vies. Nous tenons aussi à exprimer notre profonde gratitude au Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré dont l’appel à la solidarité et à la cohésion sociale nous a inspirés, sans oublier le Ministère des Affaires étrangères».
C’est en ces termes que le Président de la CCVBF-Banfora, Namoun Jean Bamok Pandam s’est exprimé sur les circonstances de la tenue de l’opération de don de sang de ce samedi 16 mai 2026 à Banfora. Résultat : seulement 11 poches de sang récoltées.
L’engouement en déca des attentes
Prise de tension artérielle avant le don de sang
Au vu de ce nombre de poches de sang récoltées, l’engouement n’était véritablement pas au rendez- vous de cette opération de la Coordination des communautés vivant à Banfora. Mais, les acteurs de la CCVBF-Banfora ont manifestement fait preuve de bonne foi et de citoyenneté tout en invitant les pairs à emboîter le pas pour plus d’impact. C’est la preuve aussi que l’initiative n’a pas été bien comprise par les populations pour un certain nombre de raisons.
Certains ont par exemple peur. Pour être donneur de sang dans ce cas, il faut naturellement s’armer de courage et aussi se dire qu’on ne peut pas payer le sang au marché, ni même à la pharmacie. Si on transfuse le sang à quelqu’un, c’est qu’il y a un donneur qui a eu à donner son sang quelque part. Certes, tout le monde ne peut pas en donner, mais si tout le monde pouvait essayer, cela pourrait galvaniser les autres à donner.
«Précautions à prendre pour donner son sang… »
Simporé Hado, infirmier en banque de sang au Laboratoire du CHR de Banfora
Tout le monde ne pouvant pas son sang, alors qui peut le faire et dans quelles conditions ? À cette question de savoir qui peut donner le sang et les précautions à prendre, Simporé Hado, infirmier en banque de sang au Laboratoire du Centre Hospitalier Régional de Banfora explique :
«Pour donner le sang, d’abord, il faut avoir au moins l’âge de 18 ans. Quant à la femme, il faut également avoir 18 ans, ne pas être en menstrue, ni allaitante, ni en grossesse. Selon les principes, la femme peut donner à chaque 4 mois tandis que l’homme c’est à chaque 3 mois. Et si le poids est inférieur à 60 kg, il ne peut pas donner.
Concernant les groupes sanguins dont le système A-B-O , il y a des donneurs universels. Par exemple, le groupe sanguin O– peut donner à tout le monde.
Et comme précautions, nous avons d’abord procédé à la prise de tension artérielle parce qu’elle rime avec le sang. Si le cœur fonctionne bien, on peut donner. Mais, dans le cas contraire, si on prend la tension artérielle et on trouve qu’elle est élevée, l’intéressé ne peut pas donner parce que c’est le cœur qui distribue le sang dans l’organisme. Si le cœur est défaillant, l’intéressé ne peut pas donner».
Initiative louable malgré le faible résultat
Epiphanie Zegba/Dao , membre de la CCVBF-Banfora, en train de donner du sang
Bref, malgré le faible résultat enregistré (11 poches de sang), la présente initiative de la Coordination des communautés vivant à Banfora mérite d’être saluée à sa juste valeur. Car, au-delà de cette collecte de sang, c’est un modèle social qui se dessine suite à l’appel du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, prônant un élan de solidarité et de cohésion sociale.
En effet, composée de ressortissants de 9 pays de l’Afrique de l’Ouest dont le Togo, le Niger, le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Nigeria, le Sénégal, le Mali, la Guinée et le Bénin, ladite coordination a trouvé nécessaire de mener l’activité dans l’intérêt de la communauté dans son ensemble. Il revient tout simplement à ses responsables de tirer les enseignements nécessaires afin de réussir les prochaines initiatives de don de sang.
A l’instar des années précédentes, La communauté nationale célèbre ce jeudi 15 mai la journée des coutumes et traditions au Burkina Faso. Ceci est le message du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré à l’occasion de la présente célébration du 15 Mai.
«Ce 15 mai, dédié dans notre pays aux coutumes et traditions, m’offre l’occasion de rendre hommage à tous les garants de nos valeurs, savoir, savoir- faire traditionnels et souhaiter une bonne fête aux adeptes de la religion traditionnelle et des cultes ancestraux.
La Journée des coutumes et des traditions nous interpelle sur l’impérieuse nécessité de promouvoir nos valeurs ancestrales et nos pratiques culturelles.
J’engage tous les Burkinabè à réfléchir sur la contribution de notre héritage culturel dans la construction du Burkina Faso nouveau dont nous rêvons.
Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 13 mai 2026, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 12 H 24 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger. Compte rendu.
I DELIBERATIONS
I 1 AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DE L’EAU, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES
Le Conseil a examiné un projet de loi portant Code de santé animale et de santé publique vétérinaire.
Au regard du caractère stratégique du secteur de l’élevage, le Burkina Faso a adopté la loi n°048-2017/AN du 16 mai 2017 portant Code de santé animale et de santé publique vétérinaire.
Cette loi a permis à notre pays de prévenir et de contrôler des maladies animales ainsi que de protéger la santé publique vétérinaire.
Toutefois, après une décennie de mise en œuvre des insuffisances ont été décelées. Des mutations profondes sont également apparues dans les domaines sanitaire, technologique, économique et institutionnel, d’où la nécessité de la révision de ladite loi.
Les innovations majeures sont : – le renforcement de la qualité du vétérinaire commissionné à travers la consécration de la dénomination « vétérinaire officiel » ;
– la prise en compte des thématiques majeures telles que la Résistance aux
antimicrobiens (RAM), le bien-être animal et l’approche One Health « une seule santé » ;
– la possibilité d’accorder une exclusivité à une structure publique
vétérinaire pour l’importation de certaines catégories de médicaments vétérinaires jugés d’importance stratégique ;
– la levée des restrictions dans l’exercice de la médecine et de la pharmacie
vétérinaires par les services vétérinaires publics ;
– la prise en compte de la médecine vétérinaire traditionnelle ;
– le renforcement des sanctions.
Ce projet de loi s’inscrit dans la vision actuelle du Gouvernement qui est de renforcer le rôle de la souveraineté de l’Etat burkinabè en matière de santé et production animales dans l’optique de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative du Peuple.
I 2 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
Le Conseil a adopté deux (02) rapports.
Le premier rapport est relatif à l’acquisition d’un ensemble immobilier (R+5 et R+4) au profit de l’Etat.
Il s’agit d’un ensemble immobilier unique composé d’un bâtiment principal de type R+5 et d’un bâtiment secondaire de type R+4, reliés par des passerelles.
Cet ensemble immobilier a une superficie totale exploitable de 4 055,93 m2 avec 85 pièces. Il comprend entre autres, un groupe électrogène, un forage et divers équipements. D’un coût d’acquisition de trois milliards (3 000 000 000) F CFA, il est situé au secteur 30 de la ville de Ouagadougou et contribuera à renforcer les capacités immobilières de l’Etat ainsi qu’à réduire le coût des baux administratifs.
Le Conseil a marqué son accord pour l’acquisition de cet ensemble immobilier pour les besoins de l’Administration publique.
Le second rapport est relatif à un projet de décret portant modification du décret n°2026-0348/PF/PRIM/MEF du 27 mars 2026 portant organisation du ministère de l’Economie et des finances.
Cette modification vise à corriger les insuffisances constatées au moment de l’opérationnalisation dudit décret et à prendre en compte des structures opérationnelles dans l’organisation de la Direction générale des impôts.
La modification vise également la prise en compte d’une disposition générale relative à la nomination des chefs de département des directions régionales du ministère de l’Economie et des finances.
L’adoption de ce décret permet au ministère de l’Economie et des finances de remplir efficacement ses missions.
I 3 AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES
Le Conseil a adopté deux (02) rapports.
Le premier rapport est relatif à une demande d’agrément pour la nomination d’un Coordonnateur résident du système des Nations unies au Burkina Faso.
Le Conseil a marqué son accord pour la nomination de MonsieurTikum NJOYA, en qualité de Coordonnateur résident du système des Nations unies au Burkina Faso.
Le second rapport est relatif à une demande d’agrément portant nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République populaire du Bangladesh auprès du Burkina Faso.
Le Conseil a marqué son accord pour la nomination de Monsieur MD HABIB ULLAH, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République populaire du Bangladesh auprès du Burkina Faso, avec résidence à Tripoli, en Libye.
I 4 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE ET TECHNIQUE
Le Conseil a adopté un décret portant règlementation des fonctions des responsables des structures d’enseignement post-primaire et secondaire.
Ce décret est une relecture du décret n°2018-1092/PRES/PM/MENA/MINEFID/MFPTPS du 03 décembre 2018 portant règlementation des fonctions de chefs d’établissement et d’autres responsables dans les établissements d’enseignement post-primaire et secondaire.
Les innovations majeures du décret portent sur la possibilité pour le proviseur/directeur et le censeur d’enseigner dans les établissements où ils occupent des postes de responsabilité ainsi que sur la création du poste de responsable du service de l’information et de l’orientation scolaire et professionnelle.
L’adoption de ce décret permet un meilleur fonctionnement des établissements d’enseignement post-primaire et secondaire en vue d’améliorer le rendement des
apprenants.
I 5 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION
Le Conseil a adopté cinq (05) rapports.
Le premier rapport est relatif à deux (02) projets de décret portant respectivement création d’emplois de Maîtres de conférences agrégés et nominations d’Enseignants-chercheurs dans l’emploi de Maître de conférences agrégé à l’Université Joseph KI-ZERBO.
L’adoption de ce décret permet la création de trois (03) emplois de Maîtres de conférences agrégés et la nomination de trois (03) Enseignants-chercheurs dans l’emploi de Maître de conférences agrégé à l’Université Joseph KI-ZERBO.
Le deuxième rapport est relatif à deux (02) projets de décret portant respectivement création d’emplois de Maîtres de conférences agrégés et nomination d’Enseignants-chercheurs dans l’emploi de Maître de conférences agrégé à l’Université Thomas SANKARA.
L’adoption de ce décret permet la création de huit (08) emplois de Maîtres de conférences agrégés et la nomination de huit (08) Enseignants-chercheurs dans l’emploi de Maître de conférences agrégé à l’Université Thomas SANKARA.
Le troisième rapport est relatif à deux (02) projets de décret portant respectivement création d’emplois de Maîtres de conférences agrégés et nomination d’Enseignants-chercheurs dans l’emploi de Maître de conférences agrégé à l’Université Nazi BONI.
L’adoption de ce décret permet la création de deux (02) emplois de Maîtres de conférences agrégés et la nomination de deux (02) Enseignants-chercheurs dans l’emploi de Maître de conférences agrégé à l’Université Nazi BONI.
Le quatrième rapport est relatif à deux (02) projets de décret portant respectivement création d’un emploi de Maître de conférences agrégé et nomination d’un Enseignant-chercheur dans l’emploi de Maître de conférences agrégé à l’Université Norbert ZONGO.
L’adoption de ce décret permet la création d’un (01) emploi de Maître de conférences agrégé et la nomination d’un (01) Enseignant-chercheur dans l’emploi de Maître de conférences agrégé à l’Université Norbert ZONGO.
Le cinquième rapport est relatif à deux (02) projets de décret portant respectivement création d’emplois de Maîtres de conférences agrégés et nomination d’Enseignants-chercheurs dans l’emploi de Maître de conférences agrégé à l’Université Lédéa Bernard OUEDRAOGO.
L’adoption de ce décret permet la création de deux (02) emplois de Maîtres de conférences agrégés et la nomination de deux (02) Enseignants-chercheurs dans l’emploi de Maître de conférences agrégé à l’Université Lédéa Bernard OUEDRAOGO.
II COMMUNICATIONS ORALES
II 1 Le ministre de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme a fait au Conseil une communication relative à l’organisation de la 15e édition du Symposium international de sculpture sur granite de Laongo, prévue du 02 au 23 novembre 2026, dans la commune de Ziniaré, Région de Oubri.
La 15e édition vise à consolider les acquis tout en développant les compétences artistiques et en élargissant la formation pratique des jeunes sculpteurs.
Elle s’articulera autour de trois 03 composantes principales : le chantier-école, la résidence de création et un colloque scientifique sur le thème « La sculpture sur granite : expression et construction des identités culturelles ». Une attention particulière sera accordée aux pays de la Confédération des Etats du Sahel afin de valoriser les liens historiques et culturels qui unissent ces nations.
Organisé tous les deux ans, le Symposium international de sculpture sur granite de Laongo est un rendez-vous artistique majeur au Burkina Faso. Il offre aux sculpteurs burkinabè et étrangers un cadre privilégié d’expérimentation, de création et de transmission de savoir-faire.
L’innovation majeure de cette 15e édition porte sur l’élaboration et l’édition d’un catalogue des œuvres destiné à documenter, à valoriser l’ensemble des créations issues des différentes éditions et à renforcer la visibilité du site et de la «destination Burkina Faso à l’international».
Au total 20 artistes professionnels burkinabè et étrangers ainsi que 15 stagiaires sont attendus à cette édition du Symposium.
II 2 Le ministre de l’Enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique a fait au Conseil une communication relative à la mise en œuvre d’un programme d’apprentissage des métiers par les élèves pendant les vacances.
Ce programme vise à offrir à 2300 élèves issus des lycées et collèges l’opportunité d’acquérir, durant les vacances scolaires, des compétences pratiques dans quinze (15) métiers porteurs.
La phase pilote organisée du 15 juillet au 15 septembre 2025 dans les villes de Ouagadougou et de Bobo Dioulasso, a permis de former 246 élèves dans 12 métiers et domaines de compétences.
La 2e édition du programme se tiendra du 1er juillet au 30 septembre 2026, dans 13 chefs-lieux de région, à savoir Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Banfora, Koudougou, Ziniaré, Dédougou, Gaoua, Manga, Tenkodogo, Kaya, Ouahigouya, Fada N’Gourma et Dori.
Ce programme s’inscrit dans la vision du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORE qui consiste à réformer le système éducatif « afin de permettre aux jeunes d’apprendre des métiers pour entrer rapidement dans le monde du travail et faire en sorte que l’Université soit un choix et non une obligation ».
II 3 Le ministre des Sports, de la jeunesse et de l’emploi a fait au Conseil une communication relative à l’organisation par le Burkina Faso du championnat World Boxing Association (WBA/Afrique), prévu le 26 juin 2026 au Palais des sports Ouaga-2000.
Cette compétition mettra en jeu la prestigieuse ceinture WBA/Afrique dans la catégorie des supers-moyens, avec la participation de notre compatriote Abel Hamed NIKIEMA, dit « le Percuteur » classé premier challenger africain selon le classement officiel de la WBA/Afrique.
III NOMINATIONS
III 1 NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES
A AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
– Monsieur Wend-Pagnangdé Jean Modeste SOUBEIGA, Mle 85 910 Z, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, 1ère classe, 12e échelon, est nommé Comptable principal des matières du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Bogodogo ;
– Monsieur Denis COMPAORE, Mle 229 860 D, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Comptable principal des matières du Centre hospitalier universitaire pédiatrique Charles de Gaulle (CHUP-CDG) ; – Monsieur Moussa NABI, Mle 216 730 B, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, 2e classe, 2e échelon, est nommé Comptable principal des matières du Centre hospitalier universitaire Sourô SANOU (CHUSS) ;
– Monsieur Aboubacar Sidiki SANOU, Mle 216 732 R, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, 2e classe, 3e échelon, est nommé Comptable principal des matières du Centre hospitalier universitaire de Pala (CHUP) ;
– Madame Rosine NOULA, Mle 312 783 D, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, 1ère classe, 2e échelon, est nommée Comptable principal des matières du Centre hospitalier universitaire régional de Ouahigouya (CHUR-OHG) ;
– Madame Kadidia DISSA/BORO, Mle 229 863 F, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, 1ère classe, 5e échelon, est nommée Comptable principal des matières du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Tengandogo.
B AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE
– Monsieur Ousseni OUEDRAOGO, Mle 306 760 L, Inspecteur des eaux et forêts, catégorie IA, 5e échelon, est nommé Chargé d’études ;
– Monsieur Issa YAGUIBOU, Officier, est nommé Responsable du Programme budgétaire 166 «Sécurisation des zones rurales », cumulativement avec ses fonctions de Chef d’Etat major de la
Gendarmerie nationale ;
– Monsieur Abou Bakar COMPAORE, Mle 57 721 W, Inspecteur général de police, catégorie I, 5e classe, 2e échelon, est nommé Responsable du Programme budgétaire 168
« Secteurs spécifiques de sécurité », cumulativement avec ses fonctions de Directeur général de la
Sécurité intérieure ;
– Monsieur Bantida Samire YONI, Mle 262 515 M, Commissaire principal de police, catégorie I, 2e classe, 4e échelon, est nommé Responsable du Programme budgétaire 167 « Cybercriminalité et investigation anti-terroriste », cumulativement avec ses fonctions de Commandant de la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité ;
– Monsieur Lassana BARGO, Mle 111 495 E, Contrôleur général de police, catégorie I, 4e classe, 1er échelon, est nommé Responsable du Programme budgétaire 139 « Pilotage et soutien des services », cumulativement avec ses fonctions de Directeur général des études et des statistiques sectorielles ;
– Monsieur Barnabé KABORE, Mle 46 082 U, Inspecteur principal des eaux et forêts, catégorie IA, 5e échelon, est nommé Responsable du Programme budgétaire 086 « Ressources forestières et fauniques », cumulativement avec ses fonctions de Directeur général des eaux et forêts ;
– Monsieur Thierry Dofizouho TUINA, Mle 57 710 C, Inspecteur général de police, catégorie I, grade 5, 2e échelon, est nommé Responsable du Programme budgétaire 012 « Sécurisation des zones urbaines », cumulativement avec ses fonctions de Directeur général de la Police nationale.
C AU TITRE DU MINISTERE DE LA FAMILLE ET DE LA SOLIDARITE
– Monsieur Towendé DAWEGA, Mle 208 435 J, Inspecteur d’éducation spécialisée, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Chargé d’études ; – Madame Noëlle DOULKOM/ZONGO, Mle 246 962 H, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 4e échelon, est nommée Chargé d’études ;
– Madame Mariam ZAGRE, Mle 225 783 Y, Inspecteur d’éducation spécialisée, 1ère classe, 4e échelon, est nommée Directrice de la protection et de la promotion des personnes handicapées.
D AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT
– Monsieur Chiep SIE, Mle 111 152 Z, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Chargé de mission ; – Monsieur Inoussa SAWADOGO, Mle 117 065 V, Conseiller des affaires économiques, 2e classe, 1er échelon, est nommé Directeur général des Sociétés à capitaux publics et du secteur privé.
E AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT DE BASE, DE L’ALPHABETISATION ET DE LA PROMOTION DES LANGUES NATIONALES
– Monsieur Idrissa GUIGMA, Mle 41 929 X, Inspecteur de l’enseignement du premier degré, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Chargé d’études.
F AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE ET TECHNIQUE
– Monsieur Boukary NEBIE, Mle 286 831 S, Enseignant-chercheur, catégorie P, classe initiale, 3e échelon, est nommé Chargé de mission ;
– Monsieur Valentin OUEDRAOGO, Mle 116 774 V, Inspecteur d’éducation spécialisée, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Directeur de la promotion de la santé, de l’éducation inclusive, de l’équité et du genre ;
– Monsieur Hyacinthe YAMEOGO, Mle 105 119 X, Inspecteur de l’enseignement secondaire, catégorie PB, 1ère classe, 11e échelon, est nommé Directeur régional de l’Enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique de Nando ;
– Monsieur François Xavier OUEDRAOGO, Mle 52 267 C, Inspecteur de l’enseignement secondaire, catégorie PB, 2e classe, 12e échelon, est nommé Directeur provincial de l’Enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique du Boulkiemdé.
G AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION – Monsieur Tibi Didier ZOUNGRANA, Mle 271 358 B,
Enseignant-chercheur, catégorie P, grade 1, 2e échelon, est nommé Président de l’Université Thomas SANKARA ;
– Monsieur Dommèbèiwin Juste METOIOLE SOME, Mle 333 985 T, Maître-assistant en Sciences économiques, est nommé Maître de conférences agrégé en Sciences économiques à l’Unité de formation et de recherche en Sciences économiques et de gestion (UFR/SEG) de l’Université Norbert ZONGO, pour compter du 22 novembre 2025.
Les personnes dont les noms suivent sont nommées dans l’emploi de Maître de conférences agrégé à l’Université Joseph KI-ZERBO, pour compter du 22 novembre 2025 : – – –
Monsieur Soumaïla GANSONRE, Mle 358 737 F, Maître-assistant en Economie au Centre universitaire de Ziniaré (CU-Z), est nommé Maître de conférences agrégé en Sciences économiques au Centre universitaire de Ziniaré rattaché à l’Université Joseph KI-ZERBO ;
Monsieur Abdoulganiour Almame TINTA, Mle 356 357 F, Maître-assistant en Economie au Centre universitaire de Kaya (CU-K), est nommé Maître de conférences agrégé en Sciences économiques au Centre universitaire de Kaya rattaché à l’Université Joseph KI-ZERBO ;
Monsieur Mohamed Tidjane KINDA, Mle 334 022 K, Maître-assistant en Economie du développement à l’Institut burkinabè des arts et métiers (IBAM), est nommé Maître de conférences agrégé en Sciences économiques à l’Institut burkinabè des arts et métiers à l’Université Joseph KI-ZERBO.
Les personnes dont les noms suivent sont nommées dans l’emploi de Maître de conférences agrégé à l’Université Thomas SANKARA, pour compter du 22 novembre 2025 :
– Madame Honorine SANGARE/ILLA, Mle 59 246 A, Maître-assistant en Sciences de gestion, est nommée Maître de conférences agrégé en Sciences de gestion à l’Unité de formation et de recherche en Sciences économiques et de gestion (UFR/SEG) ; – Monsieur Saïdou OUEDRAOGO, Mle 245 752 F, Maître-assistant en Gestion commerciale, marketing, est nommé Maître de conférences agrégé en Sciences de gestion à l’Unité de formation et de recherche en Sciences économiques et de gestion (UFR/SEG) ;
– Monsieur Piabié Jean-Baptiste BAKO, Mle 366 245 V, Maître-assistant en Droit international public, est nommé Maître de conférences agrégé en Droit public à l’Unité de formation et de recherche en Sciences juridiques et politiques (UFR/SJP) ; – Monsieur Samson Mwin Sôg Mé DABIRE, Mle 375 220 B, Maître-assistant en Droit public, est nommé Maître de conférences agrégé en Droit public à l’Unité de formation et de recherche en Sciences juridiques et politiques (UFR/SJP) ;
– Monsieur Léon Dié KASSABO, Mle 216 331 Z, Maître-assistant en Droit public, est nommé Maître de conférences agrégé en Droit public à l’Unité de formation et de recherche en Sciences juridiques et politiques (UFR/SJP) ;
– Monsieur Oumar TRAORE, Mle 392 178 B, Maître-assistant en Droit public, est nommé Maître de conférences agrégé en Droit public à l’Unité de formation et de recherche en Sciences juridiques et politiques (UFR/SJP) ;
– Madame Aïssata DABO, Mle 360 851 H, Maître-assistant en Droit privé, est nommée Maître de conférences agrégé en Droit privé à l’Unité de formation et de recherche en Sciences juridiques et politiques (UFR/SJP) ;
– Monsieur Antoine YERBANGA, Mle 271 356 P, Maître-assistant en Economie du développement, est nommé Maître de conférences agrégé en Sciences économiques à l’Institut universitaire de formation initiale et continue (IUFIC).
Les personnes dont les noms suivent sont nommées dans l’emploi de Maître de conférences agrégé à l’Unité de formation et de recherche en Sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion (UFR/SJPEG) de l’Université Nazi BONI, pour compter du 22 novembre 2025 : – –
Monsieur Issa DIANDA, Mle 330 035 J, Maître-assistant en Economie du développement, est nommé Maître de conférences agrégé en Sciences économiques ;
Monsieur Martin SAWADOGO, Mle 375 268 K, Maître-assistant en Economie du développement, est nommé Maître de conférences agrégé en Sciences économiques.
Les personnes dont les noms suivent sont nommées dans l’emploi de Maître de conférences agrégé à l’Institut de formation et de perfectionnement aux métiers (IFPM) de l’Université Lédéa Bernard OUEDRAOGO, pour compter du 22 novembre 2025 : – –
Monsieur Serge Stéphane KY, Mle 334 074 D, Maître-assistant en Economie, est nommé Maître de conférences agrégé en Sciences économiques ;
Monsieur Tiatité NOUFE, Mle 245 263 L, Maître-assistant en Economie du développement, est nommé Maître de conférences agrégé en Sciences économiques.
III2 NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION
Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration : – –
du Bureau des mines et de la géologie du Burkina (BUMIGEB) au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières ;
de l’Université Faustin Sié SIB (UF2S) au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.
Le Conseil a également procédé à la nomination du Président du Conseil d’administration de l’Université Faustin Sié SIB (UF2S).
A MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES
Le Conseil a adopté un décret portant renouvellement du mandat de Monsieur Kaongo Wilfried Séraphin KIENTEGA, Mle 54 645 E, Inspecteur du trésor, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie et des finances au Conseil d’administration du Bureau des mines et de la géologie du Burkina (BUMIGEB) pour une dernière période de trois (03) ans.
B MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION
Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Université Faustin Sié SIB (UF2S) pour un premier mandat de trois (03) ans.
ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT
Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation : –
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET TECHNOLOGIQUE (CNRST) – Madame Alizèta SAWADOGO, Mle 334 036 C, Maître de recherche.
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE CENTRE NATIONAL DES ŒUVRES UNIVERSITAIRES (CENOU) –
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LA COLLECTIVITE TERRITORIALE DE LA REGION DU DJÔRÔ –
Monsieur Mwinguiré Constantin PODA, Mle 210 020 150 001, Comptable.
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES ETUDIANTS DE L’UNIVERSITE FAUSTIN SIE SIB –
Monsieur Modiempo Apollinaire Salvador DIABO, pour la durée de son mandat de délégué général.
Le second décret nomme Monsieur Issa TAPSOBA, Mle 111 049 P, Professeur titulaire, Président du Conseil d’administration de l’Université Faustin Sié SIB (UF2S) pour un premier mandat de trois (03) ans.
Le Porte-parole du Gouvernement,
Pingwendé Gilbert OUEDRAOGO, Officier de l’Ordre de l’Etalon
Réuni ce mercredi 13 mai 2026, sous la présidence du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, le Conseil des Ministres, selon le Porte-parole du Gouvernement, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a examiné plusieurs dossiers et pris d’importantes décisions pour la bonne marche de la Nation et pour le plein épanouissement des Burkinabè, dont un projet de loi pour plus de souveraineté en matière de santé animale.
«Santé animale : vers une loi pour la souveraineté sanitaire
(Ouagadougou, 13 mai 2026). Le Conseil des ministres s’est tenu ce mercredi, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Chef de l’État. Selon le Ministre Porte-parole du Gouvernement, M Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO, l’Exécutif a examiné plusieurs dossiers et pris d’importantes décisions pour la bonne marche de la Nation et pour le plein épanouissement des Burkinabè, conformément à la vision de la Révolution Progressiste Populaire (RPP).
Au titre du ministère de l’Agriculture, de l’Eau et des Ressources animales et halieutiques, le Conseil a adopté un projet de loi portant Code de santé animale et de santé publique vétérinaire, une réforme qui modernise la loi de 2017. Il s’agit selon le Ministre délégué chargé des Ressources animales, M. Amadou DICKO, « de corriger les insuffisances constatées après près d’une décennie d’application et adapter le cadre juridique aux nouveaux défis du secteur de l’élevage».
Le texte vise à lever des limites qui entravaient l’action de l’État : restrictions dans la médecine et la pharmacie vétérinaires, difficultés d’approvisionnement en médicaments stratégiques et prise en charge insuffisante des thématiques émergentes.
Pour le Ministre Amadou DICKO, « l’adoption de ce code permettra au Burkina Faso de disposer d’un texte qui garantit la santé animale, la lutte contre les maladies zoonotiques et l’approvisionnement en médicaments sécurisés».
Parmi les innovations majeures, figurent :
-la consécration du statut de vétérinaire officiel ;
-l’intégration des thématiques modernes telles que résistance antimicrobienne, approche « one health », bien-être animal ;
-l’encadrement de la médecine vétérinaire traditionnelle et la sécurisation de l’emploi de vétérinaire ;
-le monopole de l’État sur les médicaments stratégiques, garantissant un approvisionnement fiable.
Le Ministre DICKO précise que ce nouveau code « améliore la prévention, la lutte contre les maladies animales, tout en consolidant la sécurité alimentaire » et est porteur de souveraineté sanitaire vétérinaire.
Direction de la communication de la Présidence du Faso. »
Ayala Bakaba, une héroïne, grande, bâtisseuse et courageuse Dame africaine
Un hommage de l’homme de culture Yé Lassina Coulibaly à la grandeur d’âme de Ayala Bakaba. «Il est des existences dont la densité morale et humaine confère à chaque geste, à chaque parole, une portée qui dépasse l’instant pour s’inscrire durablement dans la mémoire des êtres et des institutions. Ayala Bakaba appartient à cette lignée rare de femmes de lumière, dont la présence, discrète mais rayonnante, ordonne le réel autour d’un axe de sens, de dignité et de fidélité aux valeurs essentielles», écrit-il. Lisez plutôt !
selon Yé Lassina Coulibaly, Ayala Bakaba appartient est de la lignée rare de femmes de lumière
«Hommage à la grandeur d’âme
Ayala Bakaba,
une héroïne de la cour des grandes dames et des bâtisseurs, une femme de courage.
Il est des existences dont la densité morale et humaine confère à chaque geste, à chaque parole, une portée qui dépasse l’instant pour s’inscrire durablement dans la mémoire des êtres et des institutions. Ayala Bakaba appartient à cette lignée rare de femmes de lumière, dont la présence, discrète mais rayonnante, ordonne le réel autour d’un axe de sens, de dignité et de fidélité aux valeurs essentielles. Par l’art, par la culture et par une parole patiente et féconde, elle a su faire naître des œuvres et des récits qui ne relèvent ni de l’ornement ni de l’éphémère, mais procèdent d’une volonté profonde de transmission, d’élévation et de responsabilité.
Femme de conviction, elle incarne avec une constance remarquable le respect de soi et d’autrui, cette droiture intérieure qui ne se proclame jamais, mais se reconnaît à la cohérence de l’être.
L’amour de la famille chez elle
Chez elle, l’amour de la famille ne se réduit pas à une inclination affective : il constitue un socle fondateur, une matrice éthique à partir de laquelle s’élabore une vision du monde ordonnée, exigeante et profondément humaine. Rien, dans sa manière d’habiter le monde, n’est accessoire ou fortuit ; tout procède d’une exigence intérieure qui refuse autant la facilité que le renoncement.
Ayala Bakaba est de ces femmes dont le parcours se lit autant dans la profondeur du regard que dans la justesse des actes. Avant même que sa parole ne s’élève, sa présence affirme une évidence silencieuse : celle d’une personnalité pleinement constituée, consciente de sa place et, plus encore, de la responsabilité morale qu’implique toute empreinte durable laissée sur autrui. Rien chez elle ne relève du hasard ; tout résulte d’une construction patiente, éclairée par l’intelligence du cœur, soutenue par la rigueur de la pensée et gouvernée par une éthique exigeante.
Incarnation avec une fidélité exemplaire des valeurs
Elle incarne avec une fidélité exemplaire les valeurs familiales, amicales et culturelles, qu’elle considère non comme des refuges, mais comme des lieux de loyauté, de transmission et de continuité. Femme de paix et de cohérence, profondément attachée à la mémoire collective et au patrimoine immatériel, son chemin s’inscrit dans une quête constante d’harmonie entre l’être et l’agir. Son engagement, toujours sincère, se déploie à la fois envers autrui et envers elle-même, dans le respect intransigeant de principes librement consentis. Elle avance sans fracas ni ostentation, guidée non par une ambition tapageuse, mais par la volonté inaltérable d’agir avec justesse, discernement et intégrité.
Une héroïne de la cour des grandes dames et des bâtisseurs, une femme de courage.
Au fil des années, Ayala Bakaba a édifié sa stature non dans la quête des honneurs ou dans la recherche d’une reconnaissance immédiate, mais dans la constance de l’effort, la discipline de la pensée et l’attachement indéfectible aux valeurs fondamentales. Elle a compris, avec une lucidité rare, que l’autorité véritable ne se décrète jamais : elle se conquiert dans la durée, par l’exemplarité, la droiture et la persévérance silencieuse.
Un leadership qui se distingue
Son leadership se distingue par une qualité devenue précieuse en des temps de vacarme et de précipitation : l’écoute. Une écoute authentique, attentive aux réalités humaines dans toute leur complexité, sensible aux fragilités comme aux élans, aux silences autant qu’aux paroles. Elle perçoit les enjeux au-delà des apparences, rassemble sans contraindre, oriente sans jamais dominer. Fédérer, chez elle, n’est ni une technique ni une stratégie : c’est une disposition intérieure, une manière d’être au monde fondée sur la reconnaissance de l’autre dans sa dignité irréductible.
Elle avance avec assurance sans jamais céder à l’arrogance, demeurant fidèle à l’essentiel : le respect de la personne humaine, la dignité dans l’action et la responsabilité morale inhérente à toute position d’influence. Femme de décision autant que de transmission, elle conjugue avec une rare élégance fermeté et bienveillance, exigence et humanité. Elle sait trancher lorsque les circonstances l’exigent, mais toujours accompagner, élever et inspirer, consciente que toute autorité véritable est d’abord un service.
Elle inspire par ce qu’elle incarne
Ayala Bakaba inspire par ce qu’elle incarne. Elle rappelle, par la seule cohérence de son parcours, que la réussite ne se mesure ni à l’accumulation des titres ni à l’éclat passager des reconnaissances, mais à la profondeur de l’empreinte laissée sur les consciences, sur les œuvres et sur les trajectoires humaines que l’on a contribué à révéler. Par son engagement, elle ouvre des chemins, légitime l’audace réfléchie et invite chacun à croire en ses propres capacités, même lorsque le doute menace de s’installer.
Sa trajectoire est aussi celle d’une résilience exemplaire. Les épreuves, loin de l’entraver, ont nourri sa maturation intérieure. Chaque obstacle a affiné sa lucidité, élargi sa vision et consolidé cette force intime qui ne s’affiche jamais, mais se révèle pleinement dans l’adversité. Sa capacité à se transformer sans jamais se renier fonde le respect profond, durable et silencieux qu’elle inspire à ceux qui la côtoient.
Une grande dame par l’harmonie rare
En définitive, Ayala Bakaba s’impose comme une grande dame par l’harmonie rare entre ce qu’elle est, ce qu’elle pense et ce qu’elle accomplit. Elle incarne une féminité consciente et assumée, une force tranquille qui sait que l’influence véritable se construit dans la durée, la fidélité à soi et le service du bien commun. Sa biographie ne se lit pas tant dans les titres que dans les actes, et sa grandeur se reconnaît dans la trace humaine, culturelle et morale — durable, féconde et profondément vivante — qu’elle laisse sur son passage.
Nous avons en commun d’avoir été nourris de l’enseignement d’Issouf Tata Cissé, notre maître à tous.
C’est au nom de la civilisation africaine que je rends cet hommage à Ayala Bakaba.
Que la sagesse, telle la voix du baobab, continue d’éclairer nos chemins!
Yé Lassina Coulibaly
Auteur-compositeur, Auteur d’un ouvrage sur sa pratique en musicothérapie: l’art des sons, l’art du soin »
Témoin, sur la scène internationale, de la puissance de l’art et de la culture.
Pour Yé Lassina Coulibaly, Sidiki Bakaba, est un pilier et gardien du cinéma africain
Sidiki Bakaba s’impose, avec une autorité naturelle et une dignité incontestable, comme l’une des figures les plus éminentes et les plus respectées du cinéma africain contemporain. Artiste d’exception et homme de culture au sens le plus noble du terme, il a consacré l’intégralité de son existence à l’art, à la transmission et à la défense des valeurs culturelles africaines.
L’œuvre de Sidiki Bakaba, multiforme et profondément humaniste, s’inscrit dans une démarche de formation, d’encadrement et d’émancipation de générations entières de comédiens et de comédiennes, auxquels il a su offrir non seulement un savoir-faire rigoureux, mais aussi une conscience professionnelle et morale leur permettant de vivre dignement de leur talent. L’action de Sidiki Bakaba dépasse largement les frontières de la Côte d’Ivoire. Elle rayonne avec constance et générosité au Burkina Faso, au Sénégal, en Guinée-Conakry, au Cameroun, et dans de nombreux autres pays du continent africain. Par la justesse de sa vision, la rigueur de son engagement et la profondeur de son humanité, il a durablement marqué l’imaginaire culturel africain, contribuant à l’édification d’un cinéma enraciné dans les réalités historiques, sociales, spirituelles et symboliques de l’Afrique, tout en demeurant résolument ouvert au monde.
la création artistique, un acte de foi, de mémoire et de résistance
Acteur au charisme rare, réalisateur inspiré et ancien Directeur général de l’Office national du cinéma de Côte d’Ivoire, au sein du Palais de la Culture Bernard Dadié d’Abidjan, Sidiki Bakaba incarne une génération d’artistes pour lesquels l’art ne saurait se réduire à une simple entreprise de divertissement. Pour lui, la création artistique est un acte de foi, de mémoire et de résistance. Elle constitue un espace sacré de liberté où se déploient l’identité, la parole et la dignité des peuples africains, face aux entreprises d’effacement, de marginalisation ou de dénaturation de leurs histoires.
Nourri dès l’enfance par la bénédiction de ses parents et de ses grands-parents, héritier attentif des valeurs familiales et sociales de la civilisation africaine, Sidiki Bakaba a su écouter et intégrer les enseignements des anciens, les mythes fondateurs et les traditions orales de son peuple. Cette écoute profonde du patrimoine immatériel africain irrigue son œuvre et lui permet d’offrir à la jeunesse du continent des récits à la fois ancrés dans la tradition et résolument modernes, capables de dialoguer avec le présent et d’éclairer l’avenir. Humaniste convaincu, il place l’amour de l’homme et le respect de la dignité humaine au cœur de son engagement artistique, faisant de l’Afrique non seulement un territoire géographique, mais un espace spirituel et universel.
Une compréhension aiguë de la condition humaine
À travers la richesse et la densité de ses interprétations, Sidiki Bakaba a su donner corps, voix et âme aux réalités africaines dans toute leur complexité. Ses rôles révèlent, avec une justesse saisissante, les valeurs ancestrales, les fractures sociales, les luttes silencieuses et les espérances obstinées de sociétés en quête de reconnaissance, de justice et de sens. Son jeu, à la fois sobre, maîtrisé et intensément habité, témoigne d’une compréhension aiguë de la condition humaine. Chaque personnage qu’il incarne devient un lieu de mémoire, un fragment d’histoire collective, une parole offerte à celles et ceux que l’on voit et que l’on entend trop rarement.
Mais Sidiki Bakaba n’est pas seulement une lumière devant la caméra. Il est avant tout un bâtisseur infatigable du cinéma africain. Par son engagement institutionnel, sa réflexion intellectuelle et son sens élevé de la responsabilité culturelle, il a œuvré sans relâche à la structuration, à la professionnalisation et à la reconnaissance du septième art sur le continent. Défenseur résolu de la formation des jeunes créateurs et de la valorisation des œuvres locales, il a contribué de manière décisive à inscrire le cinéma africain dans une dynamique de souveraineté culturelle et de rayonnement international. Son soutien constant aux festivals et aux espaces de création a permis à ces lieux d’expression de s’affirmer durablement sur la terre- mère africaine.
Ambassadeur du cinéma africain sur la scène mondiale
Véritable ambassadeur du cinéma africain sur la scène mondiale, Sidiki Bakaba demeure aujourd’hui une source d’inspiration majeure pour les générations présentes et futures. Son parcours exemplaire rappelle avec force que le cinéma africain est une terre féconde de récits, de visions et d’identités plurielles, et que l’art, lorsqu’il est porté par l’exigence, la conscience et l’intégrité, peut devenir un instrument puissant d’éveil, de dignité et de liberté.
Hommage respectueux à cet homme immense de la culture africaine.
Yé Lassina Coulibaly
Auteur-compositeur, Auteur d’un ouvrage sur sa pratique en musicothérapie: l’art des sons, l’art du soin »
Témoin, sur la scène internationale, de la puissance de l’art et de la culture.
L’Autorité nationale de coordination du foncier (ANCF) a initié une session de formation sur la Réorganisation agraire et foncière (RAF) au profit des magistrats de l’ordre administratif, du 4 au 7 mai 2026 à Koudougou.
«AUTORITÉ NATIONALE DE COORDINATION DU FONCIER
Réorganisation agraire et foncière : des juridictions administratives s’imprègnent de la loi
(Koudougou, 8 mai 2026). L’Autorité nationale de coordination du foncier (ANCF) a initié une session de formation sur la Réorganisation agraire et foncière (RAF) au profit des magistrats de l’ordre administratif, du 4 au 7 mai 2026 à Koudougou. Il s’est agi de permettre aux acteurs de la justice de s’approprier les nouvelles dispositions de la RAF.
La nouvelle loi sur le foncier adoptée le 21 octobre 2025, consacre l’affirmation de la propriété exclusive de l’État sur l’ensemble du domaine foncier au Burkina Faso.
Pour le Secrétaire Technique de l’Autorité nationale de coordination du Foncier, M. Sibiri HÉBIÉ, le magistrat est un acteur clé dans la gestion foncière enclenchée par la Révolution Progressiste Populaire. « Il était de bon ton de venir vers ce personnel très important afin de les capaciter à la compréhension et à l’utilisation des nouveaux termes consacrés et des nouvelles innovations que comporte cette nouvelle législation », a-t-il indiqué.
Cet atelier a réuni les magistrats des juridictions administratives issus des Tribunaux administratifs, les Cours administratives d’appel et du Conseil d’État. Les modules essentiels ont porté sur l’ossature de la loi, le contentieux de la gestion foncière, les mécanismes d’indemnisation liés à l’expropriation, et les procédures d’exécution des décisions de justice.
Selon le Premier Président du Conseil d’État, Édilbert SOMÉ, les innovations que comporte cette loi ont retenu l’attention des participants. « L’expropriation a fait l’objet d’une nouvelle réglementation qui sort carrément de ce que nous connaissions, pour la rendre plus facile au profit de l’intérêt général. Nous retenons que ce qui doit nous préoccuper, c’est comment l’État peut, effectivement à partir de la terre, assurer la sécurité, le bien-être du peuple burkinabé », a-t-il souligné.
Pour la présidente de chambre à la Cour administrative d’appel de Ouagadougou, Mme Salimata Carole RAMDÉ, cette formation de l’ANCF était attendue. « Au quotidien nous ne faisons qu’appliquer des textes de loi ; donc cette formation est d’une utilité certaine et c’est le lieu de remercier l’ANCF pour cette rencontre », a soutenu la magistrate.
Direction de la communication de la Présidence du Faso»
Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 07 mai 2026, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 13 H 57 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.
Le Président du Faso, Président du Conseil des ministre, a présidé la séance.
Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.
I DELIBERATIONS
I 1 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
Le Conseil a adopté quatre (04) rapports.
Le premier rapport est relatif à une ordonnance portant autorisation de ratification de l’Accord de prêt n°79810-BF signé le 15 mars 2026 entre le Burkina Faso et l’Association internationale de développement (IDA) pour le financement de l’Opération d’appui à la transformation de l’agriculture au Burkina Faso (OATA-BF).
L’Opération d’appui à la transformation de l’agriculture au Burkina Faso est financé par l’Association internationale de développement à hauteur de 83 760 577 000 F CFA pour un coût total de 104 405 001 000 F CFA.
L’objectif global de l’OATA-BF est d’améliorer la productivité agricole et la résilience au changement climatique, d’accroître la compétitivité des filières ciblées et de promouvoir l’accès des acteurs au financement et à l’investissement privé.
D’une durée de cinq (05) ans, les principaux résultats attendus sont :
– l’opérationnalisation d’une brigade d’engins et de matériels de travaux (foreuses) ;
– l’aménagement de 3 900 ha de nouveaux périmètres irrigués ;
– la réalisation de 1 800 ha de bas-fonds à travers la Haute intensité de main d’œuvre (HIMO) ;
– la réalisation de 02 centres modernes de silos de 400 000 tonnes chacun à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso ;
– le financement de 800 sous-projets et micro-projets au profit des producteurs, des populations retournées dans les zones reconquises et des anciens Volontaires pour la défense de la Patrie (VDP) en quête d’insertion socio-économique dans le secteur agricole.
L’adoption de ce rapport permet de ratifier par voie d’ordonnance l’Accord de prêt entre le Burkina Faso et l’Association internationale de développement pour le financement de l’Opération d’appui à la transformation de l’agriculture au Burkina Faso, conformément à la loi n°023-2025/ALT du 29 décembre 2025 portant habilitation du Gouvernement à autoriser par voie d’ordonnance, la ratification des accords et conventions de financement signés entre le Burkina Faso et les Partenaires techniques et financiers.
Le deuxième rapport est relatif à une ordonnance portant autorisation de ratification du Protocole d’Accord de Don n°2100155044177 et de l’Accord de prêt n°2100150045149 entre le Burkina Faso et le Fonds africain de développement (FAD) et de l’Accord de prêt n°5900150004501 entre le Burkina Faso, le FAD et la Banque africaine de développement (BAD) signés le 11 mars 2026 pour le financement de l’Opération d’urgence pour le renforcement de la production agricole au Burkina Faso (OURPA-BF) dans le cadre de l’initiative sectorielle «Lijeeguoli».
D’un coût estimé à 60 043 142 400 F CFA, l’Opération d’urgence pour le renforcement de la production agricole au Burkina Faso, qui est la phase II du Projet d’urgence pour le renforcement de la production agricole au Burkina Faso (PURPA-BF), est financée par la Banque africaine de développement et l’Etat burkinabè.
L’objectif global de l’OURPA-BF est de contribuer à la souveraineté alimentaire à travers l’accroissement de la production des spéculations ciblées.
De façon spécifique, il s’agit de faciliter l’accès des agriculteurs aux intrants agricoles de qualité, de renforcer les capacités des acteurs sur les bonnes pratiques agricoles et d’améliorer la gouvernance des sous-secteurs semence et fertilisant.
Les principaux résultats attendus sont :
– l’acquisition de 68 700 tonnes d’engrais ;
– la constitution d’un stock de sécurité de 56 700 tonnes d’engrais pour faire face à la flambée des prix des engrais ;
– l’acquisition d’équipements d’un montant de 4,7 milliards F CFA au profit d’une unité semi-industrielle de production de phosphate ;
– l’acquisition de 10 087 tonnes de semences améliorées (riz, soja, blé, maïs, mil) ;
– la construction et l’équipement de 04 entrepôts de stockage à usagesmultiples de 15 000 tonnes chacun (Bobo-Dioulasso, Koudougou, Ziniaré et Koupéla) ;
– la construction et l’équipement de 05 magasins de stockage d’une capacité de 500 tonnes chacun ;
– l’acquisition de 30 camions pour le transport des intrants ;
– la production de 725 000 tonnes de riz, 1 300 000 tonnes de maïs, 28 500 tonnes de niébé, 24 000 tonnes de soja, 71 000 tonnes de sorgho et 1 000 tonnes de blé additionnelles.
L’adoption de ce rapport permet de ratifier par voie d’ordonnance les Accords de prêt et de don signés le 11 mars 2026, d’une part, entre le Burkina Faso et le Fonds africain de développement (FAD) et d’autre part, entre le Burkina Faso, le FAD et la Banque africaine de développement (BAD) pour le financement de l’Opération d’urgence pour le renforcement de la production agricole au Burkina Faso, conformément à la loi n°023-2025/ALT du 29 décembre 2025 portant habilitation du Gouvernement à autoriser par voie d’ordonnance, la ratification des accords et conventions de financement signés entre le Burkina Faso et les Partenaires techniques et financiers.
Le troisième rapport est relatif à une ordonnance portant autorisation de ratification de l’Accord de prêt n°2026 022/PR BF 2026 06 00 signé le 27 mars 2026 entre le Burkina Faso et la Banque Ouest-africaine de développement (BOAD) pour le financement partiel de l’Opération de développement de la filière cotonnière campagne 2026-2027.
L’opération de développement est financée à hauteur de 50 000 000 000 F CFA par la Banque Ouest-africaine de développement pour un coût total de 53 200 000 000 F CFA.
L’objectif global de cette opération est d’accroître durablement la production cotonnière nationale en garantissant aux producteurs un accès effectif, rapide et maîtrisé aux intrants agricoles indispensables à la campagne 2026-2027.
Les résultats attendus sont :
– l’acquisition de 120 000 tonnes d’intrants au profit des producteurs de coton ;
– l’accroissement du volume de la production cotonnière de 300 000 tonnes à 550 000 tonnes durant la campagne 2026-2027 ;
– l’augmentation de 26,67% de la contribution de la filière cotonnière aux recettes d’exportation et de 47,7% celle de la circulation monétaire dans les zones rurales.
Les bénéficiaires directs de l’opération de développement sont les producteurs de coton, les coopératives, les ménages ruraux vivant de la filière et plus largement l’ensemble des acteurs économiques de la chaîne de valeur cotonnière dans les régions du Guiriko, de Nando, du Djôrô, de Bankui, du Sourou et des Tannounyan.
L’adoption de ce rapport permet de ratifier par voie d’ordonnance l’Accord de prêt signé entre le Burkina Faso et la Banque Ouest-africaine de développement pour le financement partiel de l’opération de développement de la filière cotonnière campagne 2026-2027, conformément à la loi n°023-2025/ALT du 29 décembre 2025 portant habilitation du Gouvernement à autoriser par voie d’ordonnance, la ratification des accords et conventions de financement signés entre le Burkina Faso et les Partenaires techniques et financiers.
Le quatrième rapport est relatif à un projet de décret portant déclaration d’utilité publique urgente, le projet d’implantation et de développement des infrastructures commerciales et logistiques de la société FASO YAAR dans la commune de Ouagadougou.
Dans le cadre de l’opérationnalisation de FASO YAAR, l’Etat a engagé un structurant visant à doter la société d’infrastructures adaptées de stockage, d’entreposage, de logistique et de sécurisation des flux de produits de consommation. La réalisation de ces infrastructures constitue une condition essentielle à l’accomplissement effectif de la mission de service public économique confiée à ladite société.
Trois terrains stratégiques ont été identifiés dans la commune de Ouagadougou pour la réalisation des infrastructures du projet. Il s’agit :
– d’un terrain situé au secteur 19, section 412, lot 08, parcelle 02, d’une superficie de 178 018 m2 ;
– d’un terrain situé au secteur 21, section 89 (EN), lot 02, parcelle 03, d’une superficie de 38 712 m2 ;
– d’un terrain situé au secteur 18, section 222 (E1), lot 23, parcelle 03, d’une superficie de 29 539 m2 .
Ce décret vise à déclarer d’utilité publique urgente, le projet d’implantation et de développement des infrastructures commerciales et logistiques de la société FASO YAAR, en vue de la libération des emprises des terrains concernés, nécessaires à la réalisation desdits investissements.
L’adoption de ce décret permet de déclarer d’utilité publique urgente, le projet d’implantation et de développement des infrastructures commerciales et logistiques de la société FASO YAAR dans la commune de Ouagadougou.
I 2 AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES
Le Conseil a adopté un rapport relatif à une demande d’agrément portant nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République fédérale de Somalie auprès du Burkina Faso.
Le Conseil a marqué son accord pour la nomination de Monsieur Jama Hassan KHALIF, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République fédérale de Somalie auprès du Burkina Faso, avec résidence à Juba, en République du Soudan du Sud.
I 3 AU TITRE DU MINISTERE DE LA FAMILLE ET DE LA SOLIDARITE
Le Conseil a adopté un décret portant organisation du ministère de la Famille et de la solidarité.
Le décret n°2026-0006/PF/PRIM du 12 janvier 2026 portant remaniement du Gouvernement, consacre le changement de dénomination du ministère de l’Action humanitaire et de la solidarité nationale en ministère de la Famille et de la solidarité. Aussi, le décret n°2025-1545/PF/PRIM du 1er décembre 2025 portant organisation-type des départements ministériels et le décret n°2026-0042/PF/PRIM du 02 février 2026 portant attributions des membres du Gouvernement ont induit des évolutions institutionnelles et organisationnelles rendant nécessaire la relecture de l’organigramme des départements ministériels.
Ce décret vise à doter le ministère de la Famille et de la solidarité d’un organigramme prenant en compte les changements opérés afin de répondre aux attentes des populations et contribuer à la consolidation de la cohésion sociale, de la solidarité nationale et du vivre-ensemble.
Les innovations majeures du décret sont :
– le changement de dénomination de la Direction générale de la solidarité et du relèvement (DGSR) qui devient la Direction générale de la solidarité et de la résilience, en abrégé « DGSR » ;
– le changement de dénomination de la Direction de l’action humanitaire et du relèvement de la DGSR qui devient la Direction de la résilience sociale ;
– la création des Services départementaux de la famille et de la solidarité, en abrégé « SDFS » et des Services de la famille et de la solidarité d’arrondissement, en abrégé « SFSA » ;
– la création du Département des études et de la planification, en abrégé « DEP » au Secrétariat technique de la Promotion de la paix et du vivre-ensemble (ST/PPVIE).
L’adoption de ce décret permet de doter le ministère de la Famille et de la solidarité d’un nouvel organigramme afin d’accomplir efficacement ses missions.
I 4 AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE
Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret porte modalités de désignation des membres des instances traditionnelles de règlement des différends.
Ce décret vise l’application des articles 11 et 34 de la loi n°003-2026/ALT du 14 janvier 2026 portant FASO BƱ-KAOORE ». Il détermine le mode de désignation des membres des instances traditionnelles de règlement des différends au niveau des villages et des secteurs des villes du Burkina Faso. Les membres de ces instances sont désignés selon les us et coutumes de chaque localité.
L’adoption de ce décret permet d’opérationnaliser ladite loi en vue d’améliorer l’accès à la justice des populations par le recours aux instances traditionnelles de règlement des différends.
Le second décret porte création, organisation et fonctionnement de l’Agence judicaire de l’Etat.
Ce décret vise l’application de la loi n°2025-019/ALT du 21 novembre 2025 portant statut de l’Agent judicaire de l’Etat. Cette loi consacre notamment le changement d’ancrage institutionnel de l’Agence judicaire de l’Etat, désormais rattachée au ministère de la Justice.
Les innovations majeures de ce décret sont :
– la consécration de structures de métier, regroupant les départements au cœur des missions de l’Agence judicaire de l’Etat ;
– le renforcement des structures d’appui, à travers l’augmentation de leur nombre, avec notamment la création d’un Service de communication et des relations presse et d’un bureau comptable matières secondaire ;
– la mise en place d’un mécanisme d’accompagnement de l’Agence judicaire de l’Etat dans l’optimisation du recouvrement.
L’adoption de ce décret permet à l’Agence judicaire de l’Etat d’exercer efficacement ses missions, conformément aux dispositions de la loi n°2025-019/ALT du 21 novembre 2025.
I 5 AU TITRE DU MINISTERE DE LA TRANSITION DIGITALE, DES POSTES ET DES COMMUNICATIONS ELECTRONIQUES
Le Conseil a adopté un décret portant organisation du ministère de la Transition digitale, des postes et des communications électroniques.
Le décret n°2025-1545/PF/PRIM du 1er décembre 2025 portant organisation-type des départements ministériels et le décret n°2026-0042/PF/PRIM du 02 février 2026 portant attributions des membres du Gouvernement ont induit des évolutions institutionnelles et organisationnelles rendant nécessaire la relecture de l’organigramme des départements ministériels.
Ce décret vise à doter le ministère de la Transition digitale, des postes et des communications électroniques d’un organigramme prenant en compte les changements opérés.
Les innovations majeures du décret sont :
– la réorganisation de la Direction générale de la Transition digitale «DGTD» qui passe de quatre (4) directions techniques à trois (3), à travers la fusion des directions de l’industrie numérique et de la valorisation de l’écosystème numérique ;
– la prise en compte du rattachement de la Société burkinabè de télédiffusion (SBT).
L’adoption de ce décret permet de doter le ministère de la Transition digitale, des postes et des communications électroniques d’un nouvel organigramme afin d’accomplir efficacement ses missions.
I 6 AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT
Le Conseil a adopté un décret portant approbation des statuts particuliers du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO).
La 25e session de l’Assemblée Générale des Etablissements publics de l’Etat (AG-EPE) tenue le 1er août 2024 a recommandé une relecture des statuts particuliers des Etablissements publics de l’Etat (EPE) afin d’améliorer la gestion du patrimoine de l’Etat et des autres organismes publics. Ce décret vise l’application de cette recommandation.
Les innovations majeures du décret sont :
– la création du Bureau comptable des matières principales ;
– la création d’autres structures techniques et d’appui pour prendre en compte les villages artisanaux ;
– la réduction du nombre de membres observateurs représentant la Direction générale du SIAO dans le Conseil d’administration ;
– l’ajout d’une disposition relative au règlement intérieur conformément au statut général des Etablissements publics à caractère économique (EPEC).
L’adoption de ce décret permet au Salon international de l’artisanat de Ouagadougou de disposer de nouveaux textes règlementaires en vue de renforcer son efficacité organisationnelle.
I 7 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE ET TECHNIQUE
Le Conseil a adopté un décret portant organisation des enseignements post-primaire et secondaire.
Ce décret est une relecture du décret n°2008-373/PRES/PM/MESSRS du 02 juillet 2008 portant organisation de l’enseignement secondaire en vue d’améliorer l’organisation et l’efficacité des structures d’enseignement post-primaire et secondaire.
Les innovations majeures du décret sont :
– la prise en compte de l’enseignement post-primaire ;
– la possibilité donnée aux apprenants des structures éducatives de postuler aux examens scolaires et aux certifications professionnelles ;
– la prise en compte des recettes de la vente des biens et services produits par les apprenants dans le financement des enseignements post-primaire et secondaire.
Ce décret traduit la vision actuelle du Gouvernement qui est d’orienter la majorité des apprenants du système éducatif vers l’enseignement technique et professionnel.
L’adoption de ce décret permet de disposer de nouveaux textes règlementaires en matière d’organisation des enseignements post-primaire et secondaire.
II COMMUNICATIONS ORALES
II 1 Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la mobilité a fait au Conseil une communication relative aux résultats de la prévision saisonnière des cumuls pluviométriques des périodes de Juin-Juillet-Août (JJA), Juillet-Août-Septembre (JAS) et des caractéristiques agro-climatiques de la campagne agropastorale au titre de l’année 2026.
Durant la période Juin-Juillet-Août (JJA) 2026, il est attendu une pluviométrie normale (proche des valeurs moyennes de la période 1991-2020) à tendance déficitaire (inférieure aux valeurs moyennes de la période 1991-2020) sur les régions du Guiriko, de Bankui, du Sourou, de Yaadga, du Soum, du Liptako, des Koulsé, de la Sirba, de Oubri, du Kadiogo et le nord des régions des Tannounyan, de Nando, du Nazinon, du Nakambé et du Goulmou.
Dans les régions du Djôrô, de la Tapoa et le sud des régions des Tannounyan, du Nazinon, du Nakambé et du Goulmou, une pluviométrie déficitaire (inférieure aux valeurs moyennes de la période 1991-2020) à tendance normale (proche des valeurs moyennes de la période 1991-2020) est attendue.
Durant la période Juillet-Août-Septembre (JAS) 2026, il est attendu une pluviométrie normale (proche des valeurs moyennes de la période 1991-2020) à tendance déficitaire (inférieure aux valeurs moyennes de la période 1991-2020) sur les régions de Bankui, du Sourou, de Yaadga, du Soum, du Liptako, des Koulsé, de la Sirba, de Oubri, du Kadiogo et le nord des régions de Nando, du Nazinon, du Nakambé, du Goulmou et de la Tapoa.
Dans les régions du Guiriko, des Tannounyan, du Djôrô et le sud des régions de Nando, de Nazinon, du Nakambé, du Goulmou et de la Tapoa, une pluviométrie déficitaire à tendance normale est attendue.
La prévision saisonnière des paramètres agro-climatiques pour la saison pluvieuse de l’année 2026 donne des dates d’installation tardives (après les dates moyennes de la période 1991-2020) dans les régions des Tannounyan, du Djôrô, du Guiriko, du Nakambé, du Nazinon, de Bankui, de Nando, du Goulmou, de la Tapoa et dans la moitié sud de la Sirba, de Oubri et du Kadiogo.
Pour les régions du Sourou, des Koulsé, de Yaadga, du Soum et du Liptako, la moitié nord de la Sirba, de Oubri, de Nando et du Kadiogo, des dates d’installation proches de la normale (proches des dates moyennes de la période 1991-2020) avec une tendance précoce sont attendues.
Une fin de saison tardive à tendance normale est attendue sur les régions du Soum, du Liptako, des Koulsé, de Yaadga, du Sourou, de Oubri, de la Sirba, de Nando, du Nakambé, du Kadiogo, du Goulmou, de la Tapoa, de Bankui et du Nazinon.
Dans les régions du Guiriko, des Tannounyan et du Djôrô, une fin normale à tardive est attendue.
Des séquences sèches de longueurs normales (proches des valeurs moyennes de la période 1991-2020) sont attendues en début de saison sur l’ensemble du pays.
Les risques des séquences sèches longues en fin de saison sont élevés dans les régions du Djôrô, des Tannounyan, du Guiriko, de Bankui, du Sourou, de Yaadga, des Koulsé, du Soum, du Liptako, du Kadiogo, la partie nord des régions de Nando, de Oubri et de la Sirba.
Des séquences sèches courtes sont attendues dans les régions de la Tapoa, du Goulmou, du Nakambé, du Nazinon et les parties sud des régions de la Sirba, de Oubri et de Nando.
II 2 Le ministre de l’Enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique a fait au Conseil une communication relative à l’organisation de la deuxième édition de la Semaine de reconnaissance de l’Elève/Etudiant envers l’Enseignant (SRE), qui se tient du 04 au 10 mai 2026.
Cette 2e édition du SRE est placée sous le thème « Mon enseignant, pilier de ma formation et de mes valeurs ».
La Semaine de reconnaissance de l’Elève/Etudiant envers l’Enseignant vise à permettre à chaque apprenant régulièrement inscrit dans une institution d’éducation, d’enseignement ou de formation publique ou privée, de trouver un cadre d’expression de sa gratitude envers l’enseignant. Elle est également un cadre par lequel tout ancien élève ou étudiant pourra par des gestes simples concrets et symboliques traduire sa gratitude et ses hommages envers au moins un enseignant qui a marqué sa vie d’apprenant.
III NOMINATIONS
III 1 NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES
A AU TITRE DE LA PRIMATURE
– Monsieur Salifou GANAME, Mle 212 350 T, Conseiller en économie et en développement, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Chargé d’études.
B AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
– Monsieur Hermand ZANGRE, Mle 303 063 V, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 2e échelon, est nommé Trésorier auprès du Centre hospitalier régional de Kaya ;
– Monsieur Ferdinand BAMOUNI, Mle 111 109 E, Inspecteur du trésor, 2e classe, 3e échelon, est nommé Trésorier auprès de l’Agence nationale de gestion des soins de santé primaires ;
– Monsieur Mamoudou SAYBOUN, Sous-officier supérieur, est nommé Comptable principal des matières de l’Institut supérieur d’études de protection civile.
C AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE
– Monsieur Tèlè Georges Camille SANON, Mle 346 241 R, Commissaire principal de police, 2e classe, 1er échelon, est nommé Conseiller en sécurité à l’Académie de police ;
– Monsieur Sidwagna Sié Silvère ZONGO, Mle 211 749 S, Commissaire principal de police, 2e classe, 2e échelon, est nommé Directeur de la prospective, de la planification et du suivi-évaluation de la Direction générale des études et des statistiques sectorielles.
D AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES
– Monsieur Brahima OUEDRAOGO, Mle 104 654 C, Administrateur des services financiers, 2e classe, 5e échelon, est nommé Chargé de mission.
E AU TITRE DU MINISTERE DE LA FAMILLE ET DE LA SOLIDARITE
– Monsieur Hamadé GUIRO, Mle 51 683 D, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Directeur de la promotion de la solidarité et de la protection sociale ;
– Monsieur Foldioa Eric YONLI, Mle 57 236 S, Administrateur des affaires Sociales, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Directeur de l’action humanitaire et de la résilience ;
– Monsieur Inoussa GONDE, Mle 108 588 D, Administrateur des affaires sociales, 2e classe, 3e échelon, est nommé Directeur de la protection et de la promotion des personnes âgées et de la lutte contre l’exclusion sociale ;
– Monsieur Issaka BANGRE, Mle 55 789 E, Inspecteur d’éducation de jeunes enfants, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Directeur régional de la Famille et de la solidarité de Nando ;
– Monsieur Ousmane OUEDRAOGO, Mle 116 702 S, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur provincial de la Famille et de la solidarité de la Comoé.
F AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE
– Monsieur Salifou SAWADOGO, Mle 130 400 L, Magistrat, catégorie P5, grade exceptionnel, 2e échelon, est nommé Chargé de mission ;
– Monsieur Tarwendpanga Eric YOUGBARE, Mle 59 971 Y, Inspecteur de sécurité pénitentiaire principal, catégorie I, 2e grade, 3e échelon, est nommé Directeur de la détention, de la sécurité et des opérations ;
– Monsieur Evariste ZOUGMORE, Mle 240 058 S, Inspecteur de sécurité pénitentiaire principal, catégorie I, 2e échelon, est nommé Directeur du matériel et du budget ;
– Monsieur Guingraogo Fidèle SANDWIDI, Mle 203 379 Y, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, catégorie I, 5e échelon, est nommé Directeur de la Maison d’arrêt et de correction de Pô ;
– Monsieur Adama KABORE, Mle 113 355 A, Inspecteur de sécurité pénitentiaire principal, catégorie I, 2e échelon, est nommé Directeur de la planification et de la coopération pénitentiaire ;
– Monsieur Gueswinde Mohamed OUEDRAOGO, Mle 240 038 N, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, catégorie I, 4e échelon, est nommé Directeur de la Maison d’arrêt et de correction de Diapaga.
G AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE
– Monsieur Kouami Christophe KAMBIRE, Officier, est nommé Conseiller technique chargé des questions sécuritaires.
H AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT
– Monsieur Nicomède KAFANDO, Expert en stratégie industrielle, est nommé Secrétaire général adjoint ;
– Monsieur Oumarou SONGNE, Mle 111 500 R, Contrôleur général de police, 4e classe, 2e échelon, est nommé Conseiller technique chargé des questions sécuritaires.
I AU TITRE DU MINISTERE DE LA CONSTRUCTION DE LA PATRIE
– Monsieur Elie TARPAGA, Officier, est nommé Conseiller technique en charge des questions sécuritaires ;
– Monsieur Célestin Santéré SANON, Mle 47 667 T, Inspecteur du trésor, 2e classe, 11e échelon, est nommé Conseiller technique ;
– Monsieur Oumarou ZONO, Mle 130 408 J, Magistrat, catégorie P, grade exceptionnel, 1er échelon, est nommé Conseiller technique ;
– Monsieur Kélguingalé ILLY, Mle 254 888 W, Conseiller en études et analyses, 2e classe, 1er échelon, est nommé Conseiller technique ;
– Madame Aïcha Hafçatou NABARE/TOURE, Mle 216 123 K, Ingénieur de conception en génie civil, 2e classe, 4e échelon, est nommée Conseiller technique ;
– Monsieur Romains KYELEM, Mle 117 046 V, Administrateur civil, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Conseiller technique ;
– Monsieur Eric BOUDA, Officier, est nommé Secrétaire technique des travaux à Haute intensité de main d’œuvre ;
– Monsieur Pingdwendé Basile François NIKIEMA, Mle 85 128 D, Inspecteur principal des eaux et forêts, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Secrétaire permanent du Programme sectoriel des transports (SP-PST) ;
– Monsieur Adama TOU, Mle 119 405 Y, Commissaire divisionnaire de police, catégorie I, 3e grade, 3e échelon, est nommé Chargé de mission ;
– Monsieur Néhoun NIGNAN, Mle 372 815 U, Attaché en études et analyses, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Chargé de mission ;
– Monsieur Elie ZOURE, Mle 56 715 D, Inspecteur du trésor, 2e classe, 8e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;
– Madame Thérèse Kiswendsida SOULAMA/NANA, Mle 104 680 U, Attachée de direction, 2e classe, 2e échelon, est nommée Inspecteur technique des services ;
– Monsieur Moussa ZONGO, Mle 59 924 V, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;
– Monsieur Fidèle SANKARA, Mle 39 721 R, Conseiller d’administration scolaire et universitaire, 2e classe, 6e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;
– Monsieur Saïdou Madi OUEDRAOGO, Mle 38 340 W, Conseiller d’administration scolaire et universitaire, 2e classe, 6e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;
– Monsieur Seydou TRAORE, Mle 92 736 X, Ingénieur en génie civil, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;
– Monsieur Alexis ZOUNGRANA, Mle 108 904 V, Administrateur civil, 2e classe, 4e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;
– Madame Hélène Kipsa LEMA, Mle 96 682 S, Conseiller d’administration scolaire et universitaire, 1ère classe, 6e échelon, est nommée Inspecteur technique des services ;
– Monsieur Sidiki SANOU, Mle 59 691 L, Conseiller en gestion des ressources humaines, 2e classe, 7e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;
– Monsieur Emmanuel Rél-wendé KAGUEMBEGA, Mle 117 462 E, Ingénieur en génie civil, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;
– Monsieur Monhouo KAMBIRE, Mle 52 857 U, Conseiller d’intendance scolaire et universitaire, 2e classe, 5e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;
– Monsieur Ali ZINA, Mle 32 350 N, Conseiller d’intendance scolaire et universitaire, 2e classe, 8e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;
– Monsieur Jean Raphaël ZONGO, Mle 212 428 S, Conseiller en gestion des ressources humaines, 2e classe, 4e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;
– Monsieur Emmanuel BEMBAMBA, Mle 101 777 D, Ingénieur de conception en génie civil, 2e classe, 4e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;
– Monsieur Boureima Jacob OUANRE, Mle 76 784 Z, Conseiller d’administration scolaire et universitaire, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;
– Monsieur Borgia SOMDA, Mle 45 324 H, Professeur certifié des lycéeset collèges, 1ère classe, 11e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;
– Monsieur Gaoussou TOU, Mle 208 039 C, Inspecteur du trésor, 2e classe, 4e échelon, est nommé Inspecteur technique des services;
– Monsieur Oumarou SONGRE, Mle 508 199 E, Ingénieur statisticien, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Directeur des statistiques sectorielles et de l’évaluation ;
– Monsieur Frédéric OUEDRAOGO, Mle 260 021 L, Administrateur civil, 2e classe, 1er échelon, est nommé Directeur de la coordination des projets et programmes et du partenariat ;
– Monsieur Logossina OUATTARA, Mle 117 047 H, Administrateur civil, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Directeur de la prospective, de la planification et du suivi-évaluation.
J AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT DE BASE, DE L’ALPHABETISATION ET DE LA PROMOTION DES LANGUES NATIONALES
– Monsieur Noufou SAVADOGO, Mle 278 899 G, Conseiller en gestion des ressources humaines, 2e classe, 1er échelon, est nommé Directeur des ressources humaines ;
– Madame Odette ZOUNGRANA/KISBEDO, Mle 36 879 Y, Inspecteurde l’enseignement primaire et de l’éducation non formelle, 1ère classe,7e échelon, est nommée Chef de département de l’accès à l’éducation formelle au Secrétariat permanent du Plan stratégique de développement de l’éducation de base et de l’enseignement secondaire (SP-PSDEBES) ;
– Monsieur Tibouo-ion Romaric SOME, Mle 82 505 X, Inspecteur de l’enseignement primaire et de l’éducation non formelle, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Directeur provincial de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle du Ioba.
K AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION
– Monsieur Tobdem Gaston DABIRE, Mle 334 004 E, Maître de conférences, catégorie P2, grade initial, 1er échelon, est nommé Vice-Président chargé des Enseignements, des innovations pédagogiques et de la professionnalisation de l’Université Faustin Sié SIB (UF2S) ;
– Monsieur Raogo Noël GANSAONRE, Mle 348 127 X, Enseignant-chercheur, catégorie P, grade initial, 3e échelon est nommé Vice-Président chargé de la Recherche et de la coopération universitaire de l’Université Faustin Sié SIB ;
– Monsieur Anasthase SOMDA, Mle 78 036 B, Conseiller d’intendance scolaire et universitaire, 2e classe, 5e échelon, est nommé Directeur administratif et financiers de l’Université Faustin Sié SIB.
L AU TITRE DU SECRETARIAT GENERAL DU GOUVERNEMENT ET DU CONSEIL DES MINISTRES
– Monsieur Bohitere Benoit KAMBOU, Mle 212 182 D, Administrateur civil, 2e classe, 4e échelon, est nommé Conseiller technique.
III 2 NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION
Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :
– de la société d’économie mixte « Textile des Forces du Burkina Faso» (TEXFORCES-BF) et de l’Agence pour la promotion de l’entrepreneuriat communautaire (APEC) au titre de la Présidence du Faso ;
– de l’Institut DEEN KANU (IDK) au titre du ministère de la Famille et de la solidarité ;
– du Centre hospitalier universitaire Yalgado OUEDRAOGO (CHU-YO) au titre du ministère de la Santé ;
– de la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (SONABHY) et de la Filature du Sahel (FILSAH) au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat ;
– de l’Ecole normale supérieure (ENS), de l’Université Nazi BONI (UNB) et de l’Université Yembila Abdoulaye TOGUYENI (UYAT) au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.
Le Conseil a également procédé à la nomination de Présidents aux Conseils d’administration de l’Institut DEEN KANU (IDK) et de la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (SONABHY).
A PRESIDENCE DU FASO
Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret porte nomination d’Administrateurs au Conseil d’administration de la société d’économie mixte « Textile des Forces du Burkina Faso » (TEXFORCES-BF) pour un premier mandat de trois (03) ans.
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT
Au titre du ministère de la Guerre et de la défense patriotique :
– Monsieur Jean YAMEOGO, Officier.
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LA SOCIETE NATIONALE BURKINABE D’HYDROCARBURES (SONABHY)
Le second décret porte renouvellement du mandat de Monsieur Samuel KALKOUMDO, Mle 51 181 S, Inspecteur des impôts, Administrateur représentant l’Etat, au titre de la Présidence du Faso au Conseil d’administration de l’Agence pour la promotion de l’entrepreneuriat communautaire (APEC) pour une dernière période de trois (03) ans.
B MINISTERE DE LA FAMILLE ET DE LA SOLIDARITE
Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret porte nomination des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Institut DEEN KANU (IDK) pour un premier mandat de trois (03) ans.Page 29 sur
ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT
Au titre du ministère de la Famille et de la solidarité :
Le second décret nomme Monsieur Emile ZABSONRE, Mle 41 063 R, Administrateur des affaires sociales, Président du Conseil d’administration de l’Institut DEEN KANU (IDK) pour un premier mandat de trois (03) ans.
C MINISTERE DE LA SANTE
Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret porte renouvellement du mandat de Monsieur Alexandre SANFO, Mle 51 324 B, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de la Santé au Conseil d’administration du Centre hospitalier universitaire Yalgado OUEDRAOGO (CHU-YO) pour une dernière période de trois (03) ans.
Le second décret renouvelle le mandat de Monsieur Alexandre SANFO, Mle 51 324 B, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, Président du Conseil d’administration du Centre hospitalier universitaire Yalgado OUEDRAOGO (CHU-YO) pour une dernière période de trois (03) ans.
D MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT
Le Conseil a adopté trois (03) décrets.
Le premier décret porte nomination de Monsieur Fidèle YOUGBARE, Mle 91 279 L, Inspecteur du trésor, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat au Conseil d’administration de la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (SONABHY) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Hadi Honoré YONLI.
Le deuxième décret nomme Monsieur Fidèle YOUGBARE, Mle 91 279 L, Inspecteur du trésor, Président du Conseil d’administration de la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (SONABHY) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Hadi Honoré YONLI.
Le troisième décret porte renouvellement du mandat de Monsieur Levin Médard SIB, Mle 200 578 T, Conseiller des affaires économiques, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Industrie du commerce et de l’artisanat au Conseil d’administration de la Filature du Sahel (FILSAH) pour une dernière période de trois (03) ans.
E MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION
Le Conseil a adopté trois (03) décrets.
Le premier décret nomme Monsieur Aimé Sosthène OUEDRAOGO, Officier, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de la Guerre et de la défense patriotique au Conseil d’administration de l’Ecole normale supérieure (ENS) pour un premier mandat de trois (03) ans.
Le deuxième décret nomme Monsieur Aboubakar GUITI, Etudiant en 2e année licence à l’Unité de formation et de recherche en Sciences exactes et appliquées, Administrateur représentant les étudiants au Conseil d’administration de l’Université Nazi BONI (UNB) pour la durée de son mandat de délégué général, en remplacement de Monsieur Jules OUEDRAOGO.
Le troisième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseild’administration de l’Université Yembila Abdoulaye TOGUYENI (UYAT) pour un premier mandat de trois (03) ans.
ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT
Au titre du ministère des Serviteurs du Peuple :
– Monsieur Sayouba OUEDRAOGO, Mle 216 827 H, Inspecteur du travail, en remplacement de Monsieur Suanyaba Rodrigue OBOULBIGA.
Au titre du ministère de l’Economie et des finances :
– Monsieur Ambroise SANKARA, Mle 91 268 Z, Inspecteur du trésor, en remplacement de Monsieur Adolphe OUOBA.
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES DELEGUES ELUS DES ETUDIANTS
– Monsieur Inoussa DIONI, Etudiant à l’Unité de formation et de recherche en Sciences humaines, Lettres, arts et communication (UFR/SH-LAC) pour la durée de son mandat.
Le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, a reçu en audience ce mercredi, le ministre de la Sécurité intérieure de la République fédérale de Somalie, le Général Abdullahi Sheikh Ismail
Le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, a reçu en audience ce mercredi, le ministre de la Sécurité intérieure de la République fédérale de Somalie, le Général Abdullahi Sheikh Ismail. Communiqué.
Le Général Abdullahi Sheikh Ismail se prêtant à la presse à sa sortie d’audience
«AUDIENCE DU PRÉSIDENT DU FASO
Le Capitaine Ibrahim TRAORÉ reçoit le Ministre somalien de la Sécurité
(Ouagadougou, 6 mai 2026). Le Président du Faso, Chef de l’État, Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a reçu en audience ce mercredi, le Ministre de la Sécurité intérieure de la République fédérale de Somalie, le Général Abdullahi Sheikh ISMAIL.
Le Général Abdullahi Sheikh ISMAIL indique être porteur d’un message du Président de la République fédérale de Somalie, Son Excellence Hassan Sheikh MOHAMUD à son homologue burkinabè, Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Chef de l’État.
Accompagné de son homologue burkinabè, le Ministre de la Sécurité intérieure de la Somalie explique que sa visite au Burkina Faso s’inscrit dans la volonté de son pays de renforcer les partenariats internationaux, notamment la coopération en matière de sécurité et de lutte contre le terrorisme.
Pour lui, le Burkina Faso et la République fédérale de Somalie font face au même défi, le phénomène du terrorisme. Il s’agit de mettre un accent particulier sur les efforts de lutte contre le terrorisme, la formation, le partage de renseignements et le renforcement de la collaboration entre les agences de sécurité.
Direction de la communication de la Présidence du Faso »
La Déclaration a été adoptée à l’issue de la douzième session du Forum régional africain pour le développement durable, qui s’est tenue à Addis-Abeba, du 28 au 30 avril 2026 sur le thème : « Inverser la tendance : actions transformatrices et coordonnées en faveur du Programme 2030 et de l’Agenda 2063
Addis-Abeba, le 30 avril 2026 (CEA) – Les acteurs africains, notamment des ministres, de hauts fonctionnaires, des experts et des représentants de la société civile, ont adopté la Déclaration d’Addis-Abeba intitulée « Inverser la tendance », appelant à une action urgente, coordonnée et transformatrice pour accélérer la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030 et de l’Agenda 2063.
La Déclaration a été adoptée à l’issue de la douzième session du Forum régional africain pour le développement durable, qui s’est tenue à Addis-Abeba, du 28 au 30 avril 2026 sur le thème : « Inverser la tendance : actions transformatrices et coordonnées en faveur du Programme 2030 et de l’Agenda 2063.
Le Forum a réuni des ministres, de hauts fonctionnaires, des parlementaires, des experts, des représentants des Nations Unies, la Commission de l’Union africaine, la Banque africaine de développement, des organisations régionales, la société civile, le monde universitaire, le secteur privé, des jeunes, des institutions culturelles et des communautés religieuses.
Les participants ont constaté avec une profonde inquiétude que l’Afrique est encore loin d’atteindre les objectifs de développement durable (ODD), les progrès étant lents pour douze (12) d’entre eux et en recul pour cinq (5). La Déclaration met en lumière d’importantes lacunes, notamment l’accès limité à l’eau propre et à l’assainissement, la précarité énergétique qui touche environ 600 millions d’Africains, une industrialisation insuffisante, une urbanisation rapide, un endettement croissant et un déficit de financement annuel pour les ODD estimé entre 670 et 848 milliards de dollars des États-Unis.
Par le biais de cette Déclaration, les pays africains ont exhorté à intensifier leurs efforts dans cinq (5) domaines des ODD, actuellement examinés en 2026 : eau propre et assainissement ; énergie propre et abordable ; industrie, innovation et infrastructures ; villes et communautés durables ; et partenariats pour la réalisation des objectifs.
Concernant l’eau et l’assainissement, les ministres ont appelé à un leadership politique renforcé, à un financement durable, à une meilleure gouvernance de l’eau, à la protection des écosystèmes, à la réduction de la pollution, à l’expansion du traitement des eaux usées et à une meilleure reconnaissance du rôle stratégique de l’eau comme moteur de l’emploi, de la croissance, de la résilience et de la consolidation de la paix.
Sur le plan de l’énergie, la Déclaration appelle à accélérer les investissements dans les énergies renouvelables décentralisées, les solutions de cuisson propres, les groupements énergétiques régionaux, l’efficacité énergétique, la numérisation et les modèles de financement susceptibles d’élargir l’accès à une énergie abordable et fiable pour les ménages, l’industrie et les services sociaux essentiels.
S’agissant de l’industrie, de l’innovation et des infrastructures, les ministres ont exhorté les pays à adopter des stratégies industrielles prospectives qui répondent aux mégatendances telles que l’Intelligence artificielle, la transition écologique, la connectivité numérique, l’évolution des chaînes d’approvisionnement et les changements démographiques. Ils ont également plaidé pour un investissement accru dans les infrastructures résilientes face au changement climatique, les compétences numériques, la science et la technologie, ainsi que les chaînes de valeur régionales dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
La Déclaration appelle également à considérer les villes comme des moteurs de croissance inclusive et de transformation structurelle. Elle préconise un accroissement des investissements dans le logement abordable, l’amélioration des bidonvilles, les infrastructures urbaines résilientes, la planification de l’utilisation des sols, la génération de revenus propres, les infrastructures publiques numériques et des environnements urbains plus sûrs pour les communautés vulnérables, notamment les enfants.
Concernant le financement et les partenariats, les ministres ont appelé à des réformes de l’Architecture financière mondiale, à une mobilisation accrue des ressources nationales, à des marchés de capitaux en monnaie locale, au développement de financements mixtes, à des solutions d’endettement, à la constitution de portefeuilles de projets prêts à l’investissement et à l’opérationnalisation de l’Agence de notation de crédit africaine afin de contribuer à la réduction des coûts d’emprunt et d’améliorer la confiance des investisseurs.
La Déclaration d’Addis-Abeba constituera la contribution régionale de l’Afrique au Forum politique de haut niveau de 2026 sur le développement durable, à la Conférence des Nations Unies sur l’eau de 2026, au Forum mondial de l’eau et à d’autres processus mondiaux majeurs. Elle définit également les priorités de l’Afrique pour le suivi de la quatrième Conférence internationale sur le financement du développement, du deuxième Sommet mondial pour le développement social et de la trentième session de la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques.
La Déclaration salue également l’organisation prochaine de la COP32 par l’Éthiopie, y voyant une occasion pour l’Afrique de concrétiser ses engagements, de promouvoir des solutions africaines en matière d’adaptation et de résilience, et de garantir des résultats climatiques répondant aux priorités de développement du continent.
En perspective de l’après-2030, les ministres ont exhorté les pays africains à s’engager activement et collectivement dans l’élaboration du prochain cadre mondial de développement durable, en veillant à ce que les priorités, les expériences et les enseignements de l’Afrique soient pleinement pris en compte. Ils ont appelé à ce que tout cadre post-2030 soit aligné sur l’Agenda 2063, renforce la responsabilité, dépasse le seul Produit intérieur brut comme indicateur de progrès et privilégie le financement, le transfert de technologies, le commerce, le renforcement des capacités et l’inclusion.
La Déclaration met l’accent sur les jeunes, les femmes et les communautés vulnérables, les reconnaissant non seulement comme bénéficiaires, mais aussi comme cocréateurs, leaders et moteurs du développement durable. Elle appelle à une participation accrue, à des investissements ciblés, à un meilleur accès au financement et aux technologies, ainsi qu’à l’acquisition de compétences d’avenir pour les jeunes femmes et les jeunes hommes.
Le Forum a été organisé par la Commission économique pour l’Afrique, en collaboration avec la Commission de l’Union africaine, la Banque africaine de développement et les entités du système des Nations Unies.
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À propos de la CEA
Créée en 1958 par le Conseil économique et social (ECOSOC) des Nations Unies, la CEA est l’une des cinq commissions régionales de l’Institution et a pour mandat d’appuyer le développement économique et social de ses États membres, d’encourager l’intégration régionale et de promouvoir la coopération internationale pour le développement de l’Afrique.
Composée de 54 États membres, la Commission économique pour l’Afrique (CEA) joue un double rôle en tant qu’organisme régional de l’Organisation des Nations Unies (ONU) et en tant que partie intégrante du paysage institutionnel régional en Afrique.
Pour plus d’informations, rendez-vous sur : www.uneca.org