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Compte rendu du Conseil des ministres du mercredi 5 juillet 2017

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou,   le mercredi 5 juillet 2017, en séance ordinaire, de  09 H 00 mn à 11 H 00 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Paul Kaba THIEBA,  Premier ministre, Chef du gouvernement.

Le Conseil a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I.DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA FEMME, DE LA SOLIDARITE NATIONALE ET DE LA FAMILLE

Le Conseil a adopté un décret portant création des crèches au Burkina Faso.

Ce décret vise à définir et à orienter les conditions de création et d’ouverture des crèches au Burkina Faso.

L’adoption de ce décret permet de disposer de textes règlementaires relatifs à la création des crèches privées au Burkina Faso et de renforcer les mécanismes de garde, d’encadrement et de protection des enfants             en bas-âge.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DES SPORTS ET DES LOISIRS

Le Conseil a adopté un rapport relatif à la participation du Burkina Faso aux 8ème jeux de la Francophonie prévus du 21 au 30 juillet 2017 à Abidjan, en République de Côte d’Ivoire.

Cette rencontre regroupera environ 4 000 jeunes en compétition dans les domaines du sport, de l’art, de la culture et de l’innovation technologique.

Notre pays sera en compétition dans des disciplines sportives, culturelles et de création numérique.

Le Conseil a instruit les ministres concernés de prendre des dispositions nécessaires pour assurer une bonne participation de notre pays à ces jeux.

II.NOMINATIONS

II.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DECENTRALISATION

Sont nommées Hauts commissaires de province les personnes dont les noms suivent :

  • Monsieur Sahabani ZEBA, Mle 28 517 A, Administrateur civil, Province des Banwa ;
  • Monsieur Patrice SORGHO, Mle 28 126 D, Administrateur civil, Province du Sanmatenga ;
  • Monsieur Yiyé Abraham SONDO, Mle 115 205 W, Administrateur Civil, Province de la Sissili ;
  • Monsieur Siaka BARRO, Mle 212 398 J, Administrateur civil, Province du Soum.

Sont nommées Secrétaires généraux de province les personnes dont les noms suivent :

  • Monsieur Valentin MARE, Mle 229 881 H, Administrateur civil, Province du Bazèga ;
  • Monsieur Ali OUEDRAOGO, Mle 98 011 W, Administrateur civil, Province du Boulgou ;
  • Monsieur Raphaël ZOUNGRANA, Mle 200 391 G, Administrateur civil, Province du Kouritenga ;
  • Monsieur Emmanuel OUEDRAOGO, Mle 105 200 W, Administrateur civil, Province de la Léraba ;
  • Monsieur Firmin BASSOLET, Mle 117 043 P, Administrateur civil, Province du Séno.

Sont nommées Préfets de départements les personnes dont les noms suivent :

REGION DE LA BOUCLE DU MOUHOUN

Province des Balé

  • Monsieur Moumouni KONSEIBO, Mle 280 583 W, Secrétaire administratif, Département de Bana ;
  • Monsieur Lamine DAO, Mle 116 977 E, Secrétaire administratif, Département de Fara ;
  • Madame Alimata OUEDRAOGO, Mle 280 489 J, Secrétaire administratif, Département de Pompoï.

Province des Banwa

  • Madame Habibou KONATE, Mle 260 489 F, Secrétaire administratif, Département de Balavé ;
  • Monsieur Ilassa Hervé ROMBA, Mle 279 925 P, Administrateur civil, Département de Kouka ;
  • Monsieur Ilassa DIANDA, Mle 279 183 N, Administrateur civil, Département de Solenzo.

Province du Mouhoun

  • Monsieur Emile HIEN, Mle 200 306 M, Administrateur civil, Département de Dédougou.

Province du Sourou

  • Monsieur Obissa TIEMOUNOU, Mle 34 295 W, Secrétaire administratif, Département de Di ;
  • Monsieur Sienbekpir Aubin MEDA, Mle 85 049 T, Secrétaire administratif, Département de Gomboro ;
  • Monsieur K. Marcelin NEBIE, Mle 280 584 K, Secrétaire administratif, Département de Kassoum ;
  • Madame Micheline SAWADOGO, Mle 279 338 W, Administrateur civil, Département de           Kiembara ;
  • Monsieur Grégoire KOLOGO, Mle 279 151 R, Secrétaire administratif, Département de Lanfiera ;
  • Monsieur Mohamed Ba SANON, Mle 236 087 U, Secrétaire administratif, Département de Lankoue ;
  • Monsieur Mahdi ZONOU, Mle 212 043 T, Secrétaire administratif, Département de Toéni ;
  • Madame Adissa GOUMBRI/ZOUNGRANA, Mle 279 188 H Administrateur civil, Département de Tougan.

REGION DU CENTRE                            

Province du Kadiogo

  • Madame Haliel BALIMA/DIALLO, Mle 73 099 K, Secrétaire administratif, Département de Komki-Ipala.

REGION DU CENTRE-EST

Province du Boulgou

  • Monsieur Oussou ZAMPOU, Mle 220 649 Y, Administrateur civil, Département de Zabré.

Province du Koulpélogo        

  • Monsieur Fidel BEDA, Mle 280 354 K, Secrétaire administratif, Département de

Province du Kouritenga

  • Monsieur Hamadou OUEDRAOGO, Mle 200 339 H, Administrateur civil, Département de Koupéla ;
  • Monsieur Laurent Zinissida OUEDRAOGO, Mle 260 525 A, Secrétaire administratif, Département de Andemtenga ;
  • Monsieur Alou GORO, Mle 280 357 C, Secrétaire administratif, Département de Dialgaye ;
  • Monsieur Patrice OUEDRAOGO, Mle 116 925 G, Secrétaire administratif, Département de Yargo ;
  • Madame Abzéta Wendérata Angèle OUEDRAOGO, Mle 95 802 Y, Secrétaire administratif, Département de Gounghin ;
  • Monsieur Rodrigue KANGUEMBEGA, Mle 247 524 F, Administrateur civil, Département de

REGION DU CENTRE-NORD

Province du Bam

  • Monsieur Herbert KABORE, Mle 280 359 T, Secrétaire administratif, Département de                Bourzanga ;
  • Monsieur Dominique KONTOGOM, Mle 283 275 D, Secrétaire administratif, Département de Guibaré ;
  • Monsieur Jean Yves Hamed SANOU, Mle 98 056 B, Secrétaire administratif, Département de Nasseré ;
  • Madame Korotimy SERE/DIALLO, Mle 72 308 N Secrétaire administratif, Département de Rollo.

Province du Namentenga

  • Monsieur Harouna SANGA, Mle 280 356 E, Secrétaire administratif, Département de Bouroum.

REGION DU CENTRE-SUD

Province du Bazèga

  • Monsieur Kouka OUEDRAOGO, Mle 28 395 L, Secrétaire administratif, Département de Doulougou.

Province du Zoundwéogo

  • Madame Marceline SANFO, Mle 279 926 N, Administrateur civil, Département de Gom-Boussougou.

REGION DE L’EST

Province de la Gnagna

  • Monsieur Amadou TRAORE, Mle 23 554 G, Secrétaire administratif, Département de Thion.

Province du Gourma

  • Monsieur Boukari SANA, Mle 212 111 L, Administrateur civil, Département de Fada N’gourma ;
  • Monsieur Etienne SANGLAN, Mle 279 919 C, Administrateur civil, Département de Pama.

REGION DES HAUTS-BASSINS

Province du Kénédougou

  • Monsieur Issa SAGNON, Mle 247 376 M, Secrétaire administratif, Département de Djigouera ;
  • Monsieur Yitorounon Jules NOUMA, Mle 111 867 R, Agent public, Département de Kayan.

REGION DU NORD

Province du Lorum

  • Monsieur Ouigou TIENDREBEOGO, Mle 200 373 E, Administrateur civil, Département de Titao ;
  • Monsieur Alpha Yaya TRAORE, Mle 279 144 T, Secrétaire administratif, Département de Banh ;
  • Monsieur Narcisse NACOULMA, Mle 279 153 W, Secrétaire administratif, Département de Ouindigui ;
  • Monsieur Issouf OUATTARA, Mle 101 213 N, Agent public, Département de Sollé.

Province du Passoré

  • Madame Karidiata KABORE, Mle 304 122 U, Administrateur civil, Département de Yako.

Province du Yatenga

  • Monsieur Aristide Ignace SORGHO, Mle 260 685 Z, Agent public, Département de Kain ;
  • Monsieur Salam SAWADOGO, Mle 72 651 D, Secrétaire administratif, Département de Kalsaka ;
  • Monsieur Lassini YOROBA, Mle 70 054 M, Secrétaire administratif, Département de Namissiguima ;
  • Monsieur Issa COULIBALY, Mle 212 006 C, Secrétaire administratif, Département de Oula ;
  • Monsieur Der SOME, Mle 279 344 A, Administrateur civil, Département de       Séguénéga ;
  • Monsieur Assimi BORO, Mle 98 003 M, Secrétaire administratif, Département de Tangaye ;
  • Monsieur Adama OUEDRAOGO, Mle 74 432 U, Secrétaire administratif, Département de Zogoré.

Province du Zondoma

  • Monsieur Inoussa DIANDA, Mle 260 182 F, Administrateur civil, Département de Gourcy ;
  • Monsieur Ousmane ZO, Mle 247 329 W, Secrétaire administratif, Département de Bassi ;
  • Monsieur Moussa SANOGO, Mle 280 492 K, Secrétaire administratif, Département de Boussou.

REGION DU PLATEAU-CENTRAL

Province du Ganzourgou

  • Monsieur Ibrahim SORE, Mle 72 796 J, Administrateur civil, Département de Boudry ;
  • Monsieur M. Aimé YAMEOGO, Mle 23 672 K, Secrétaire administratif, Département de Meguet ;
  • Monsieur Adolphe Athanase THIOMBIANO, Mle 304 135 X, Administrateur civil, Département de Mogtedo ;
  • Monsieur Issa DABONE, Mle 212 034 P, Administrateur civil, Département de Zorgho ;
  • Monsieur Ibrahiman Victor NOMBRE, Mle 73 828 C, Secrétaire administratif, Département de Zoungou.

REGION DU SAHEL

Province de l’Oudalan

  • Monsieur K. André OUEDRAOGO, Mle 227 591 V, Agent public, Département de Déou ;
  • Monsieur Anatole Pengwendé KABORE, Mle 260 181 M, Administrateur civil, Département de Gorom-Gorom.

Province du Séno

  • Monsieur Siaka OUATTARA, Mle 279 331 F, Administrateur civil, Département de Dori ;
  • Monsieur Mathurin DEMBELE, Mle 105 265 L, Secrétaire administratif, Département de Bani ;
  • Monsieur Tougbina SENI, Mle 212 468 K, Secrétaire administratif, Département de Falagountou ;
  • Monsieur Boniface KABORE, Mle 31 639 T, Agent public, Département de Gorgadji ;
  • Monsieur Bakary TRAORE, Mle 119 412 Y, Agent public, Département de Sampelga.

Province du Soum

  • Monsieur Abdoulaye TIALA, Mle 212 094 Z, Secrétaire administratif, Département de Arbinda ;
  • Monsieur Saidou OUEDRAOGO, Mle 27 709 Y, Agent public, Département de Koutougou ;
  • Monsieur Sylvestre SILGA, Mle 23 048 J, Agent public, Département de Nassoumbou ;
  • Monsieur Lassina COMBIA, Mle 98 778 J, Agent public, Département de Tongomayel.

REGION DU SUD-OUEST     

Province de la Bougouriba

  • Monsieur Isai Wenonga BAMOGO, Mle 212 064 G, Administrateur civil, Département de Diébougou ;
  • Monsieur Do Honoré SANOU, Mle 212 112 S, Secrétaire administratif, Département de Bondigui ;
  • Monsieur Jean Gabriel TONE, Mle             247 329 W, Secrétaire administratif, Département de Iolonioro ;
  • Monsieur Brahima SANOGO, Mle 57 372 X, Secrétaire administratif, Département de Tiankoura.

Province du Ioba

  • Monsieur Assié Abou Dramane OUATTARA, Mle 212 094 Z, Administrateur civil, Département de Dano ;
  • Monsieur Mamadou TRAORE, Mle 212 034 P, Secrétaire administratif, Département de Guéguéré ;
  • Monsieur Bachirou OUEDRAOGO, Mle 229 339 K, Secrétaire administratif, Département de Niégo ;
  • Monsieur Saidou KABORE, Mle 260 026 H, Administrateur civil, Département de Ouessa ;
  • Monsieur Urbain OUEDRAOGO, Mle 260 543 Z, Secrétaire administratif, Département de Zambo.

II.2. NOMINATION DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à des nominations et à des renouvellements de mandat d’administrateurs aux Conseils d’administration :

  • du Fonds d’appui aux activités rémunératrices des femmes (FAARF) au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement ;
  • de la Société minière NORD GOLD ZINIGMA SA au titre du  ministère des Mines et des carrières ;
  • de la Société minière NORD GOLD YEOU SA au titre du ministère des Mines et des carrières ;
  • de la Société minière NORD GOLD ROUNGUEN SA au titre du  ministère des Mines et des carrières.

La liste de ces nominations sera publiée dans le Journal Officiel du Faso.

 

Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement,

 Rémis Fulgance DANDJINOU,

 Officier de l’ordre national

Crise du dossier nucléaire nord-coréen : quel ‘’fou’’ va l’emporter ?

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L'on semble assister à une escalade sur le dossier nucléaire nord coréen

L’on semble entré depuis mardi dans une phase d’escalade dans la crise du dossier nucléaire nord-coréen. Alors que les Américains s’affairaient pour leur fête nationale ce 4 juillet, c’est le moment que choisit le leader nord-coréen pour procéder à un nouveau lancement de missile balistique, apparemment plus puissant que les précédents, à en croire les voisins japonais. De quoi paniquer sérieusement à Tokyo, Séoul et Washington qui ont tenu à répondre à cette provocation de Pyongyang par des tirs de  missiles balistiques.

L’on semble assister à une escalade sur le dossier nucléaire nord coréen

L’administration de Donald Trump, que certains qualifient de fou,  aura tout essayé pour dissuader la Corée du Nord de Kim Jong-un, traité aussi de fou, des essais nucléaires qui menaceraient la sécurité des Etats de la péninsule comme la Corée du Sud ou le Japon. Pour mettre la pression sur la Corée du Nord, il avait été question entre-temps d’un porte-avion américain qui avait quitté les larges du Pacifique et qui se rapprocherait de la péninsule coréenne. L’information avait été par la suite démentie. Ensuite, il y a eu  fin mai cette affaire de test d’interception d’un missile balistique intercontinental que l’armée américaine assurait avoir réussi et qui permettait normalement de faire face à toute éventualité du côté nord-coréen.

Kim Jong-un n’a pas peur des Etats-unis

le leader nord-coréen, Kim Jong-un

Tout cela n’a apparemment pas eu aucun effet sur le leader nord-coréen qui tient à montrer qu’il n’a pas peur de l’Amérique de Donald Trump. En témoigne ce puissant tir balistique de ce mardi qui a obligé le conseil de sécurité des Nations à se réunir et à le condamner, ce mercredi à la demande de Washington.

La question, qui a été abordée à Moscou ce mardi lors de la visite du président chinois Xi Jinping à son homologue russe Vladimir Poutine,  figurera évidemment au menu des échanges des dirigeants mondiaux,  lors  du prochain sommet du G20 7 et 8 juillet 2017 à Hambourg en Allemagne.

Comment l’administration Trump  va s’y prendre ?

le président américain Donald Trump

A entendre les Américains, il n’est pas question de laisser la Corée du Nord se doter de l’arme nucléaire. Et l’on se demande bien  comment l’administration Trump va s’y prendre pour réussir là où ses prédécesseurs ont échoué et mettre définitivement hors d’état de nuire le programme nucléaire nord-coréen. Si  l’arme de communication favorite du locataire de la Maison Blanche, Twitter, suffisait, il y a longtemps ce programme d’arme de destruction massive aurait été détruit d’un puissant tweet. Apparemment, il faut bien plus que les traditionnelles offensives communicationnelles du président via twitter.

Et finalement, on en est toujours à se demander qui du ‘’fou’’ américain ou coréen l’emportera dans cette crise  interminable du nucléaire nord-coréen. Wait and See.

Christian Tas

Burkina Demain

Assemblée nationale : l’annonce électrique de Salif Diallo

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Dans leur conférence de presse du 2 juillet 2017, destinée à exprimer toute leur détermination à voter, face aux récriminations de l’opposition,  le projet de loi portant allègement des procédures de contractualisation du programme de projets Partenariat public-privé (PPP) ; les responsables du parti au pouvoir ont dit bien des choses. Certains propos ont déplu. D’autres ont retenu positivement l’attention.

Au sortir de la conférence de presse du 2 juillet du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), parmi les annonces positives qui méritent d’être retenues et suivies de près figure celle du président Salif Diallo relative à l’électrification de tous les établissements d’enseignements du pays.

On le sait, les infrastructures ont occupé une place centrale au cours de cette conférence  de presse sur la nécessité pour le pouvoir de pouvoir recourir à des procédures allégées pour accélérer le rythme de réalisation des infrastructures prévues dans le programme présidentiel, vu que le temps est limité. Après le vote dudit projet de loi le lendemain 3 juillet, le pouvoir a désormais le champ libre pour passer à l’action et en toute légalité.

Infrastructures, c’est bien  mais avec l’électricité, c’est encore mieux !

Très combatif, le président de l’Assemblée nationale  a annoncé toute une série de réalisations d’infrastructures. Salif Diallo  laissera même entendre que tous les établissements du pays seront électrifiés. Il touche là un point cardinal du développement : l’électricité.

Les infrastructures sont importantes pour le développement d’un pays. Mais, elles ne sont pas toujours suffisantes pour impulser un développement durable aux effets multiplicateurs. Et c’est là qu’intervient l’électricité. Elle permet de viabiliser les infrastructures réalisées. Electrifier une école ou un collège, c’est améliorer sensiblement les conditions de vie des enseignants et des élèves. C’est les mettre dans les conditions de produire de meilleurs résultats avec cette possibilité de pouvoir travailler de jour comme de nuit.

Cela est aussi valable pour les autres infrastructures, y comprises les routes. Une route électrifiée peut être fréquentée la nuit par les usagers sans grands risques d’accidents ou d’attaques de terroristes. Pour résumer, l’on dira tout simplement, construire des infrastructures, c’est bien ; mais les construire et avec l’électricité qui permet de les viabiliser, c’est encore mieux.

«le mppisme = pouvoir militants + électricité» ?

En cela, Salif Diallo a été particulièrement inspiré sur ce coup. Lui qu’on avait rarement entendu sur des questions d’énergie. Et l’on ne demande qu’à voir tous les établissements électrifiés d’ici la fin du quinquennat. Ce sera non seulement un grand progrès pour les Burkinabè, les bénéficiaires. Mais, aussi pour le parti au pouvoir, le MPP, qui aura impulsé ces progrès aux effets multiplicateurs.

Avec l’électricité dans les établissements, l’on pourra par exemple initier très tôt les enfants à l’informatique et ils pourront ainsi profiter de toutes les opportunités d’apprentissage via l’Internet.

Lénine, théoricien et père de la Révolution russe, pour souligner la place centrale de l’électrification dans la politique communiste de transformation de la Russie d’alors, avait dit : «le communisme = le pouvoir des soviets + l’électricité».

Pour paraphraser, Salif Diallo,  pourra lui aussi, si les choses se passent comme annoncer, dire : «le mppisme, c’est le pouvoir des militants + l’électricité».

Grégoire B. Bazié

Burkina Demain

Burkina : le Parlement lève les obstacles à la poursuite du procès gouvernement Tiao

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Les parlementaires burkinabè ont voté ce 4 juillet 2017 le projet de loi portant modification de la loi organique relative à la composition et au fonctionnement de la Haute cour de justice. 99 voix pour et 11 abstentions, c’est le résultat du vote qui permet ainsi d’envisager la reprise du procès du dernier gouvernement de l’ex-président Blaise Compaoré, suspendu il y a un peu plus d’un mois.

C’est fait depuis ce mardi 4 juillet 2017. La loi organique  2015 CNT portant composition et fonctionnement de la Haute cour de justice est réformée, conformément à l’avis rendu le 9 juin dernier par le Constitutionnel qui a jugé les articles 21 et 33 de ladite loi non conformes parce qu’ils ne prévoyaient pas le double degré de juridiction, c’est-à-dire la possibilité de recours après une décision de la Haute cour. C’est à présent un acquis. Un autre acquis : les victimes de l’insurrection populaire  ou leurs parents peuvent maintenant se constituer  en partie civile à ce procès du gouvernement Luc Adolphe Tiao. Mais, la loi ne satisfait pas tous les acteurs politiques.

Les parlementaires de l’ex-parti au pouvoir, le CDP, estiment par exemple que la nouvelle loi ne permet à une personne accusée de se faire représenter au procès par un avocat, comme l’avait voulu, sans succès, de le faire l’ancien ministre de la défense, Blaise Compaoré au début du procès. Pour eux, comme diraient nos commerçants, «c’est bon mais c’est pas arrivé ». Aussi se sont-ils abstenus au cours du vote, d’où les 11 abstentions enregistrées.

Cela dit, la loi ainsi reformée et donc conforme à la Constitution, il ne reste plus qu’à envisager la reprise du procès dans les semaines, voire jour à venir, en tout en tirant toutes les leçons de ce qui s’est passé pour que l’on ne se retrouve pas encore dans  d’autres  travers. Autrement, on aurait mieux fait de supprimer purement et simplement cette Haute de cour de justice qui après plusieurs décennies d’existence, ne sert finalement à rien.

Burkina Demain

 

Contrôle des produits de grande consommation : le ministre du commerce fait le ménage à Bobo

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les produits saisis ont été incinérés

Le ministre en charge du commerce, de l’industrie et de l’artisanat (MCIA) Stéphane Sanou en compagnie de son staff a effectué une visite de routine qui s’est traduit par un contrôle du poids et de la qualité des produits de grande consommation dans la ville de Sya. Cette tournée a permis d’en savoir davantage sur ces contrôles inopinés et le non- respect de la réglementation par les commerçants. C’était ce lundi 3 juillet 2017 à Bobo-Dioulasso.

le ministre du commerce Stéphane Sanou en pleine opération e contrôle du poids d’une baguette de pain

Bingo market, la boulangerie wend-konta et l’alimentation le bon samaritain, ce sont les trois lieux de commerce qui ont reçu ce lundi 3 juillet la visite du ministre du commerce, de l’industrie et de l’artisanat, Stéphane Sanou.

La visite a commencé à bingo market, une grande alimentation de la place disposant ainsi de grande quantité de produits consommables. Sur ces lieux, dès les premiers instants, les responsables de la boîte ont été pris de panique car ils pensaient que le ministre était venu pour les sanctionner sévèrement.

Mais le ministre n’a pas manqué de les rassurer que c’était juste une sortie de routine afin de pouvoir contrôler le poids et la qualité des produits de grande consommation qu’ils vendent à la population. Après ces mots d’assurance, la collaboration fut facile par la suite. Des produits tels les boîtes de conserve, le lait, la viande, les cubes magies, le sucre, le lait, les jus,  ont été minutieusement  pesés et vérifiés par les acteurs du commerce.

Tout paraissait en règle au début

Au début tout paraissait en règle, mais par la suite, des découvertes inattendues ont été faites. Il s’agit des grands produits tels que le sel de table de 1kg et les boîtes de conserve d’huile de palme de 800g qui ne se trouvaient pas en norme par absence de date sur les produits en question. Alors ils ont été purement et simplement saisis, Soit au total de 05 sachets de sels et 23 boîtes de l’huile de palme.

Après  Bingo market, ce fut le tour de la boulangerie wend-konta. Dès l’arrivé du ministre pour les différents contrôles, ces pâtissiers ont semblé avoir  être alertés par cette visite. Ce qui s’est fait sentir dans la collecte des données sur place. Il s’agit entre autre de l’absence réelle de documents sur la provenance de leurs produits, de l’absence de vraies statistiques sur les produits, des données incohérentes entre les papiers et les marchandises sur place….. Un autre aspect très important aussi, il s’agit du poids de la baguette de pain qu’ils produisent. Le pain de 180g est produit en dessous du poids normal. En plus de la tolérance normale (5%) fixée par l’Etat qui n’a pas été respectée, ils ont fixé leur tolérance à 10%. Le ministre  a exigé la rectification.

Surprise du ministre du commerce

Le dernier endroit visité, a été l’alimentation le bon  samaritain. Là-bas, il semblerait que le propriétaire ait compris le vrai sens du respect de la règlementation. Le ministre fut surpris de constater que presque tous les produits soient en norme. Concernant le poids aussi,  il y avait même des produits qui avaient un poids supérieur à celui même indiqué sur le produit. Cependant au terme de cette visite, le ministre s’est retrouvé  perplexe car il y a eu des boutiques où presque tout était en norme, dans d’autres, non.

«L’appréciation est variée car dans certains coins, il y a le respect de tout ce qui est comme principe de base et dicté et d’autres qui ne respectaient effectivement  pas les consignes et les principes qui sont données », note  Stéphane Sanou. Quant aux propriétaires des produits saisis, ils ont été donc convoqués et ils seront punis à la hauteur de leur faute, assure le ministre du commerce.

Les contrôles se feront de façon récurrente

Des opérations de contrôles avaient été effectuées dans les mois antérieurs dans les régions du Houet et des Cascades. Ces opérations avaient permis de saisir près de 80 variétés de produits frauduleux et périmés constitués de pneus, de laits en poudre, des savons, des macaronis, des concentrés de tomate.

Tous ces produits illégaux saisis ont été incinérés au centre d’enfouissement technique de Bobo sous la houlette du ministre du commerce Stéphane Sanou. Il a par ailleurs rappelé que cette activité de contrôle du poids et d la qualité des produits de grande consommation allait se faire de façon récurrente, afin de toujours  sensibiliser les commerçants sur l’importance du respect de la règlementation et son impact sur la population et  l’économie du Burkina Faso.

Agatha Boni

Burkina Demain/Bobo

Force G5 Sahel : Et le Nigéria dans tout ça ?

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La force G5 Sahel comptera au final 5 000 hommes

Au sortir du sommet extraordinaire du G5 Sahel tenu dimanche dernier à Bamako, on a une vision un peu plus claire sur la force en gestation de 5 000 hommes. Le déploiement débutera entre septembre-octobre 2017 et les différentes parties réunies dans la capitale malienne (Mali, Niger, Mauritanie, Tchad, Burkina Faso  + France) ont pris des engagements financiers de l’ordre de 58 millions d’euros. Mais, il semble manquer une pièce maîtresse dans ce puzzle qui se met progressivement en place : le Nigéria de Muhammadu Buhari.

L’absence prolongée du président Muhammadu Buhari pour raison de santé, se fait sentir au plus haut niveau de la coordination de la lutte anti-terroriste

Le président tchadien Idriss Déby Itno l’a abordé  dans sa récente grande interview à nos confrères du Monde, RFI et de TV5 lorsqu’il évoquait les problèmes auxquels son armée est confrontée depuis quelque temps dans la lutte contre le terrorisme dans la bande sahélo-saharienne. Il l’a même dit de façon crue en parlant «d’absence d’interlocuteur sérieux» du côté nigérian avec l’hospitalisation prolongée du président Muhammadu Buhari à Londres. Et le cas nigérian, devenu le ventre-mou du dispositif anti-terroriste, pourrait également se poser dans le cadre du déploiement de la force G5 Sahel contre le terrorisme dont le début est prévu dans quelques mois.

Il est vrai que le Nigéria ne fait pas partie du G5 Sahel mais il fait frontière avec deux pays  de la Coalition, en l’occurrence le Niger (plus de 1 000 km de frontière avec le géant voisin anglophone) et le Tchad. Et forcement, il faudra une certaine coordination avec le Nigéria.  Mais, comment le faire s’il n’y a pas comme dit Idriss Déby «un interlocuteur sérieux» en face. Peut-être que si Buhari était bien portant, il aurait été du sommet de Bamako, au même titre qu’Emmanuel Macron de la France. Les deux pays (France et Nigéria) ont d’ailleurs renforcé ces dernières années leur coopération dans la lutte contre le terrorisme, ce qui aurait permis à un moment donné d’enregistrer des succès. Mais, la guerre est encore loin d’être gagnée. D’où la nécessité de mobiliser toutes les synergies et forces de la région  pour se donner plus de chances de l’emporter sur les groupes terroristes.

Mathias Lompo

Burkina Demain

Assemblée nationale : le projet de loi PPP voté sans l’opposition

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En l’absence des députés de l’opposition qui ont quitté l’Hémicycle, les parlementaires de la majorité ont voté ce 3 juillet 2017 le controversé projet de loi relatif à l’allègement des procédures de contractualisation du programme de projets Partenariat public-privé (PPP).

76 voix pour, aucune abstention et aucun vote contre. C’est le résultat du vote, ce 3 juillet à l’Assemblée nationale, du projet de loi portant allègement des procédures de passation des marchés des projets Partenariat public-privé.

Les députés de l’opposition qui avaient quitté l’Hémicycle, n’ont pas participé au vote. Lors de sa dernière de presse le 30 juin dernier, le Chef de file de l’opposition (CFOP) avait appelé les parlementaires de l’opposition à la résistance face qu’il a qualifié de «mauvaise gestion » du Burkina par le pouvoir.

Burkina Demain

Finale coupe des Confédérations : l’Allemagne victorieuse devant le Chili

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L'Allemagne remporte sa première coupe de la confédération

L’Allemagne tient son premier trophée en coupe des confédérations. En finale ce dimanche 2 juillet à Saint-Pétersbourg, en Russie, la formation allemande s’est imposée par un but à zéro devant le Chili.

L’Allemagne remporte sa première coupe des  confédérations

Les Chiliens ont dominé cette finale  de la coupe des confédérations jouée à Saint-Pétersbourg mais ce sont les Allemands, comme toujours, qui l’ont emporté par le score étriqué d’un but à zéro, marqué après  20e mn de jeu par Lars Stindl. Malgré, les nombreuses occasions de but, les Chiliens ne réussiront pas à rétablir la parité au score, encore moins l’emporter.

Ainsi, après le Cameroun et le Mexique, c’est le Chili qui apprend une fois de plus le réalisme de la Manshaft  dans les compétitions internationales.

 

Burkina Demain

Force G5 Sahel : les pays s’engagent pour 50 millions d’euros

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Les chefs d'Etat ont pris des engagements allant dans le sens de la concrétisation de la force G5 Sahel

On peut parler d’avancées dans le projet de la force G5 Sahel à l’issue du sommet extraordinaire tenu ce dimanche 2 juillet à Bamako, avec la présence du président français, Emmanuel Macron. Les chefs d’Etat se sont accordés au cours de ce sommet de Bamako sur le budget (423 millions d’euros) avec des engagements financiers et sur l’agenda de mise en place  de la force de 5 000 hommes.

Les chefs d’Etat ont pris des engagements allant dans le sens de la concrétisation de la force G5 Sahel

Le temps presse sur l’ambitieux projet  de la force G5 Sahel, destinée à combattre le terrorisme et les trafics dans la bande sahélo- saharienne. Plus les  acteurs vont traîner dans sa mise en place, plus les groupes terroristes qui pullulent dans la zone en profiteront pour renforcer leurs positions.

Conscients de la situation, les chefs d’Etat des pays concernés (Mali, Niger, Mauritanie, Tchad et Burkina Faso) viennent de  prendre d’importantes résolutions. En effet, Ibrahim Boubacar Kéita du Mali, Mahamadou Issoufou du Niger, Idriss Déby Itno du Tchad, Roch Marc Christian Kaboré du Burkina Faso, et Mohamed Ould Abdel Aziz ont acté ce dimanche 2 juillet 2017 la constitution de la force G5 Sahel destinée à combattre le terrorisme et les trafics dans la région. C’était au cours du sommet extraordinaire de Bamako qui a enregistré la présence du président français, François Hollande. Cette force sera dotée de 5 000 hommes.

Engagements financiers

L’on sait désormais à l’issue de ce sommet que la force sera mise en place dans la période de septembre –octobre 2017. Autre précision importante : la force coûtera au total 423 millions d’euros. C’est le nerf de la guerre, comme l’a indiqué le président IBK, mais on n’a pas besoin de tout réunir avec de démarrer compte tenu de l’urgence. Ainsi, Chacun de ses 5  Etats s’est engagé  à contribuer à hauteur à 10 millions d’euros au budget de la force pour permettre son démarrage effectif. Ce qui fait au total 50 millions d’euros. C’est le même montant de 50 millions d’euros  promis par l’Union européenne.

La France, en plus de ce qu’elle fait déjà dans la zone dans le cadre des opérations Barkhane ou Minisma, s’est engagée par la voix de son président Emmanuel Macron, s’est engagée à hauteur de 8 millions d’euros d’ici fin 2017. Ce soutien de la France servira à l’achat de matériels logistiques et de communication.

Tous ces engagements mis ensemble permettent de démarrer en attendant une éventuelle conférence des bailleurs pour réunir le restant du financement requis pour déployer pleinement la force G5 Sahel.

Mathias Lompo

Burkina Demain

Burkina : Quels remèdes à la corruption au sein des forces de défense et de sécurité ?

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Les FDS doivent se ressaisir

S’il y avait un corps au sein de la société burkinabè qui incarnait mieux la probité et l’intégrité reconnues au Burkinabè, au temps fort de la Révolution ; c’était bien celui des militaires et des para- militaires. Et même après la rectification, quand l’on voulait mettre de l’ordre dans un secteur donné, on nommait des militaires. Mais, aujourd’hui la corruption semble être devenue le sport favori de nos forces de défense et de sécurité. En témoigne le dernier rapport du REN-LAC.

Les FDS doivent se ressaisir

 Alors qu’avec l’insécurité et le terrorisme grandissants, le peuple était en droit d’attendre de ses forces de défense et de sécurité l’engagement de «servir et toujours servir», comme dirait l’ex et défunt Maréchal Mobutu du Congo ; l’on assiste à une corruption de plus en plus affirmée en leur sein. Comme cela ressort encore dans le dernier rapport du REN-LAC, celui de 2016, sur l’état de la corruption dans le pays.

Ainsi la police municipale, censée être la force de proximité et de protection des citoyens par excellence, se retrouve au hit-parade des pratiques corruptives dans le pays. La police municipale est suivie de près par la douane, classée troisième. Et le fait le plus inquiétant, c’est la progression fulgurante, dans le classement des corps les plus corrompus, de notre gendarmerie nationale (quatrième) qui était jusque récemment encore respectée des populations pour sa probité et son bon sens du service  public. Et ce n’est certainement pas par hasard que les éléments clés de la garde rapprochée du président en soient issus.  Leur désormais proximité avec le pouvoir est-elle en train de les pervertir ?

La promotion des FDS exemplaires

Il faut donc trouver des remèdes  à ce problème grandissant de corruption au sein de nos FDS. Mais quels remèdes ? Plusieurs solutions peuvent être envisagées, à commencer par la formation pour assurer un certain réarmement moral suffisant au sein de ces FDS. Le capitaine Thomas Sankara, l’a dit à juste titre, un soldat sans  formation, est un danger pour la société.

L’on pourra songer ensuite à améliorer les conditions de travail des policiers municipaux qui apparemment sont les parents pauvres de nos FDS. L’autre possibilité, sera de faire la promotion des FDS exemplaires.  Ce qui, évidemment, est impossible dans un système gangréné par la corruption.

Les choses ne sont pas aussi aisées pour le PF

Le président du Faso qui est rentré récemment du Caire où il a pu certainement prendre le pouls de la plus puissante armée du continent, devrait lui aussi avoir sa petite idée sur la question. Mais,  n’étant pas militaire, les choses ne s’annoncent pas aussi aisées pour lui. Comment faire la promotion d’une armée d’élites sans craindre de se faire renverser par elle.

Au sortir du régime ‘’militarisé’’ du président Compaoré, c’était tout sauf les militaires aux affaires. Le démantèlement de l’ex-RSP sous l’action populaire, était venu accélérer le mouvement. Mais, vite les attentats et actes terroristes se sont multipliés dans le pays, obligeant le pouvoir à reconsidérer la question  militaire. Certes, il n’y a pas encore de militaires nommés aux ministères de la défense ou de la sécurité, mais les visites du chef de l’Etat à des régimes militarisés, comme au Caire ou Karthoum, montrent bien que le vent est en train de tourner.

Elles ont intérêt à revoir leur copie

Et si nos FDS veulent que ce vent tourne véritablement en leur faveur, elles ont intérêt à maîtriser la corruption en leur sein. A nos indépendances, ce sont des civils qui avaient pris le commandement de nos Nations. Mais, des années après, les militaires, prétextant du manque de discipline ou de la mauvaise gouvernance des élites civiles, ont peu à peu pris les rênes  de nos Etats parce qu’ils pensaient mieux  incarner les aspirations populaires. On l’a vu au Congo avec Désiré Mobutu, au Togo avec Gnassingbé Eyadema et même ici au Faso avec les Thomas Sankara et Blaise Compaoré.

Nos politiques civils, qu’ils soient du pouvoir ou de l’opposition, sont également prévenus. La seule et meilleure manière  d’exclure pour longtemps la grande muette des affaires politiques dans des Etats en voie de démocratisation, c’est la bonne gouvernance, la bonne conduite des affaires publiques. Sinon les militaires finiront un jour, prétextant de la colère populaire et de la mal gouvernance, par revenir au-devant de la scène politique. Surtout qu’il devient de plus en en plus compliqué pour les dirigeants africains de jouir de la protection ad vitam æternam des  ex-puissances coloniales. Mais, évidemment, nous touchons du bois, car la pleine expression de la liberté de presse et de la démocratie fait difficilement bon ménage avec les militaires aux affaires.

Philippe Martin

Burkina Demain