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Houndé: présentation des vœux des chefs de villages au député-maire

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Les chefs de villages et de terres des 15 villages et les chefs des cinq 5 secteurs de la commune urbaine de Houndé se sont rendus, ce matin 2 Janvier 2017 à la résidence de Dissan B. Gnoumou, député-maire de Houndé pour lui souhaiter les vœux de nouvel an. mlaire

C’est une première à Houndé, malgré la fatigue de la fête du nouvel an, ils n’ont pas manqué le rend-vous. Une concertation qui a duré plus de 2 heures.

Le maire a profité pour présenter le bilan des activités de ses six 6 mois à la tête de la commune de Houndé. Sur proposition du maire, une décision est adoptée à l’unanimité pour la mise en place d’un Conseil Communal des Chefs Coutumiers (le C4). Son rôle, se concerter régulièrement sur les problèmes sociaux de la commune. maire

Le Député-maire a souhaité pour cette année 2017, une santé de fer, la paix , l’amour et le bonheur à tous les fils et filles de Houndé et au Burkina en général. Il a souhaité que les conditions de la santé soient améliorées pour la population et que l’éducation soit améliorée aussi pour les enfants.

Gafoura Guiro
Hounde/ Burkina Demain

RD Congo: une rencontre pour définir les modalités d’application de l’accord du 31 décembre

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En République démocratique du Congo, une rencontre est prévue, ce mardi 3 janvier 2017, entre le pouvoir et l’opposition, afin de définir les modalités d’application de l’accord signé le 31 décembre. Celui-ci doit poser les jalons de la cogestion du pays après la fin du mandat du président Joseph Kabila le 20 décembre dernier. etienne

“L’accord étant déjà en vigueur depuis sa signature, nous avons convenu de discuter d’un arrangement particulier sur la composition du Conseil national de suivi de l’accord et du processus électoral (CNSAP), le mode de désignation des 28 membres de cet organe, de la composition du gouvernement de transition”, a confirmé Christophe Lutundula, signataire de l’accord pour le compte du Rassemblement, la coalition de l’opposition menée par Étienne Tshisekedi.

À cela s’ajoute la question de la représentativité de cet accord, dix délégués de l’opposition n’ont pas apposé leur signature sur ce document. Il s’agit des représentants du Mouvement de libération du Congo (MLC), de l’ancien vice-président de la République Jean-Pierre Bemba, actuellement détenu à La Haye pour crimes contre l’humanité, et de certains négociateurs appartenant à la frange minoritaire de l’opposition.

Lors des discussions, le MLC avait réclamé la présidence du CNSAP, en dénonçant le fait que l’opposant Étienne Tshisekedi soit président de cet organe et que le Premier ministre de transition soit également issu du Rassemblement.

Négocié grâce à la médiation des évêques du pays, cet accord autorise le président Joseph Kabila à demeurer au pouvoir jusqu’à l’élection de son successeur, au plus tard fin décembre 2017.

Joachim Batao
Burkina Demain

Côte d’Ivoire: Incendie à la Société ivoirienne de raffinage (SIR)

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Un incendie s’est déclaré, lundi 2 janvier 2017 à Abidjan dans « l’unité principale de transformation » des produits pétroliers de la Société ivoirienne de raffinage (SIR). sir

Ce « grand feu » s’est déclenché dans l’unité 87 de distillation hydrocraqueur, « toute une installation de plusieurs équipements de transformation de produits pétroliers », a précisé une source qui a ajouté que « c’est presque le cœur de la SIR qui a été touché ».

L’intervention des pompiers sur place, aidés par ceux du Port autonome d’Abidjan et du Groupement des sapeurs-pompiers militaires (GSPM), a permis de circonscrire les flammes, a-t-elle poursuivi.

Selon le Gspm, le feu a été provoqué par une « fuite d’hydrogène enflammée sur un réacteur », précisant que la situation était « sous contrôle », aux environs de 19h30 GMT.

En 1999, un incendie similaire s’était déclaré dans un bac à essence de la Société de gestion des stocks pétroliers de Côte d’Ivoire (GESTOCI), au sein de la SIR. Ce feu avait nécessité l’intervention des pompiers venus de la France.

Burkina Faso: de nouveau des violences terroristes à Djibo

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Photo d'illustration

Dans la nuit du Nouvel An, le 1er janvier 2016, deux commandos liés à un prédicateur radical ont mené des opérations de représailles contre des déserteurs, dans la province du Soum (Djibo). Le bilan fait état d’un mort et un blessé grave.

Photo d'illustration
Photo d’illustration

Les deux incidents se sont déroulés à la même heure, autour de 21h. Ils portent la griffe de deux commandos, composés des membres d’une organisation religieuse dirigée par Malam Ibrahim Dicko, qui avait revendiqué l’attaque contre les militaires burkinabè à Nassoumbou au mois de décembre.

Le premier commando a tué un imam de la commune rurale de Tongomayel, dans le village de Sibé. La victime, Amidou Tamboura, est un ex-membre du groupe de Malam Ibrahim Dicko. L’imam aurait essayé de convaincre certains jeunes d’abandonner le groupe de ce prédicateur radical, en vain. Craignant qu’il ne livre des informations aux services de sécurité, ils ont alors décidé de l’éliminer.

Le deuxième commando était chargé d’éliminer un autre ex-membre du même groupe. La victime, du nom de Mamadou Dicko, a reçu plusieurs balles et a été abandonnée au bord du barrage de la ville de Djibo. Admis à l’hôpital en soins intensifs, il n’est pas encore hors de danger, selon une source sécuritaire.

L’enquête en cours éclaircira peut-être les raisons de cette tentative d’assassinat car le blessé avait de l’argent en sa possession. Des ratissages sont en cours dans la province afin de retrouver des membres des commandos.

Anderson Koné
Burkina Demain

Réduction du réchauffement climatique : l’un des défis majeurs du nouveau SG de l’ONU

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Antonio Guterres a pris officiellement fonctions

Le nouveau secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU), Antonio Guterres, a officiellement pris ce 1er janvier 2017. Dans son discours d’investiture, Guterres a affiché ses ambitions, appelant à une «réforme globale» de l’organisation mondiale.

Antonio Guterres a pris officiellement fonctions
Antonio Guterres a pris officiellement fonctions

Au secrétariat général de l’Organisation des Nations Unies (ONU), la page du sud-coréen Ban-ki moon est tournée. Désormais c’est Antonio Guterres qui pleinement investi des lourdes charges de secrétaire général  de l’organisation mondiale. Ces lourdes charges du nouveau secrétaire général de l’ONU, c’est d’être notamment le porte-parole des peuples du monde, en particulier ceux qui sont pauvres et vulnérables.

Il s’agira surtout pour lui, d’user de son indépendance, de son impartialité et de son intégrité pour faire, publiquement et en privé, des démarches propres à empêcher l’apparition, l’aggravation ou l’extension des conflits internationaux.

Dans son discours d’investiture,  Antonio Guterres a appelé à une réforme globale de l’organisation. «l’ONU doit se préparer à changer», a-t-il indiqué.

Immenses défis à relever

Antonio Guterres  hérite d’une institution onusienne  en pleine crise, qui a été incapable de juguler un certain nombre de conflits, notamment en Syrie, au Yémen, au Soudan du Sud. L’ONU sous Ban-ki moon s’est impuissante face à la question nucléaire nord-coréenne. Au-delà de la réforme de l’ONU et des conflits, l’autre grand défi que Guterres aura probablement du mal à relever ce sera la question de la mise en œuvre de l’Accord de Paris de 2015 destinée à la limitation du réchauffement climatique. Le nouveau président américain, Donald Trump n’a pas fait un mystère de son désintérêt pour cet accord qui reste un des acquis majeurs de Ban-ki-moon. Et si les Etats Unis se désengagent, le processus de Paris pourrait connaître le même sort que Kyoto. Faut-il le rappeler, les USA sont le deuxième pays  gros pollueurs mondial, derrière la Chine. Si Washington se rétractait effectivement, il n’est pas exclu que d’autres gros pollueurs comme Pékin ou Brasilia fassent également machine arrière.

Martin Philippe

Burkina Demain

April Oil Burkina : le personnel présente ses vœux au directeur général

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Alain Pascal Kaboré, le directeur commercial de la société a parlé de célébration par anticipation

Le personnel de la compagnie pétrolière ‘‘April Oil Burkina’’ a présenté ses vœux de fin d’année à son supérieur hiérarchique, Yassia Sawadogo, le directeur général, ce vendredi 30 décembre 2016. A l’occasion, le DG a offert un cocktail en honneur de leur bonne collaboration.

Le directeur général de April Oil, Yassia Sawadogo: "Je les encourage à mieux faire et à garder le sens de responsabilité".
Le directeur général de April Oil, Yassia Sawadogo: « Je les encourage à mieux faire et à garder le sens de responsabilité ».

Boureima Sawadogo, chargé des affaires de la société pétrolière April Oil Burkina a laissé entendre que c’est l’occasion de remercier le directeur général pour tous les efforts qu’il a consentis ainsi que la clairvoyance qu’il a eue au cours de cette année. De même, il s’est agi de lui signifier leur soutien pour l’atteinte des objectifs de développement de la société.

Les agents de April Oil, visiblement  heureux   ont esquissé des pas de danse au rythme des sonorités en vogue
Les agents de April Oil, visiblement heureux ont esquissé des pas de danse au rythme des sonorités en vogue

Alain Pascal Kaboré, le directeur commercial de la société, a expliqué que le choix du 30 décembre est motivé par le fait que c’est le dernier jour ouvrable de l’année. « Sinon, en général, les présentations se font le 31 décembre. Mais cette année, le 31 est un jour non ouvrable, c’est pour cela que nous avons préféré ce jour 30 décembre. C’est donc par anticipation ».

Le directeur général Yassia Sawadogo a accueilli ce geste avec honneur. « Pour moi, c’est un honneur aujourd’hui de pouvoir dire merci à tous mes collaborateurs. Déjà pour le temps que nous avons passé ensemble pendant tous ces moments ».

Alain Pascal Kaboré, le directeur commercial de la société a parlé de célébration  par anticipation
Alain Pascal Kaboré, le directeur commercial de la société a parlé de célébration par anticipation

Le DG a également expliqué c’est un moment de renforcement des liens d’amitié entre collaborateurs pour de plus de confiance et aussi pour dresser un bilan, afin de se projeter dans l’avenir. « C’est vraiment le moment où on s’assoit et on regarde ce qui a été fait et aussi ce qui sera fait les jours à venir (…). On dresse un bilan pour pouvoir mieux faire demain. Voilà, donc, c’est surtout dans ce sens que nous sommes là ce soir.

D’abord, dans la joie, décontracter un peu tout le monde. Surtout que c’est une année où c’est plein de défis. Donc, ça galvanise encore les différentes les troupes et puis on avance. Ce que je puisse souhaiter aux collaborateurs, c’est vraiment le courage. Le travail en équipe, ce n’est pas facile. Donc, ces évènements sont des occasions de renforcement de liens et de confiance. Pour ça, vraiment je les encourage à mieux faire et à garder le sens de responsabilité ».

Mathias Lompo
Burkina Demain

RD Congo : l’accord politique global adopté et signé

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Sous l’égide des évêques catholiques, les pourparlers directs entre les signataires de l’accord du 18 octobre et le Rassemblement, principale plateforme de l’opposition congolaise, ont débouché, le samedi 31 décembre 2016, à la signature d’un « accord politique global et inclusif », au cours d’une cérémonie solennelle, par les représentants de différentes parties.cenco

Certaines divergences dont le sort de l’opposant Moïse Katumbi ont renvoyés à plus tard.
« Pour l’intérêt de la nation, j’ai demandé au Rassemblement de faire en sorte que mon cas ne bloque pas l’issue du dialogue », a confié, samedi 31 décembre à Jeune Afrique, Moïse Katumbi. Le sort de l’ex-gouverneur du Katanga était l’un des derniers blocages des pourparlers directs entre la principale plateforme de l’opposition et les signataires de l’accord du 18 octobre (Majorité présidentielle et une frange de l’opposition congolaise).
Toutefois, tout n’est pas réglé: certaines questions doivent faire l’objet d’un « arrangement particulier » qui devra être discuté à partir du début de la semaine prochaine. Ces questions portent entre autres sur le calendrier de l’application de l’accord, la composition du gouvernement d’union nationale et celle des gouvernements provinciaux.

Autre disposition de l’accord mis en doute : l’organisation des trois scrutins (présidentiel, législatif et provincial) d’ici la fin 2017. « Nous avons laissé dans l’accord cette possibilité parce que c’était une ligne rouge à ne pas franchir pour la majorité présidentielle. Mais techniquement, la Céni, qui est sous leur contrôle jusqu’à présent, a démontré qu’on n’aurait beaucoup de problèmes », a expliqué Christopher Ngoyi, fer de lance de la lutte contre le troisième mandat. « Si ce n’est pas faisable, nous allons tous nous en rendre compte et s’il faut les décaler, nous allons les décaler de trois mois. Notre ligne rouge est qu’en 2017, les présidentielles et législatives nationales doivent être tenues, c’est en respect de toutes les dispositions au niveau international avec les bailleurs de fonds et tout le reste », a ajouté le membre du Rassemblement.

« C’est le peuple qui gagne. On est satisfait à 80%, on ne peut jamais l’être à 100% mais je crois qu’on a l’essentiel », a lancé Félix Tshisekedi, chef de la délégation du Rassemblement aux négociations directes. « On a l’engagement du président Kabila à ne pas se représenter, on a l’engagement du camp Kabila à ne pas toucher à la Constitution, ni à la révision ni aller à un référendum. Nous avons un chronogramme pour aller à des élections en 2017 », a ajouté le secrétaire général de l’UDPS.

Anderson Koné
Burkina Demain

Guinée: le pays demande au Sénégal l’extradition du commandant Toumba Diakité

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La procédure d’extradition du commandant Aboubacar Toumba Diakité avance. En atteste cette dernière carte joué hier, par la Conakry qui a formalisé sa demande d’extradition du commandant Diakité. Saisie de cette requête, Dakar a instruit le procureur général de diligenter la procédure de saisine de la chambre d’accusation.diak

La guinée Conakry affiche clairement sa volonté de réceptionner dans les meilleurs délais le commandant Diakité. Ce que Dakar s’évertue à diligenter pour se défaire de cet affaire encombrant. D’après « l’Observateur », des sources proches de cette affaire, soufflent que, Mankeur Ndiaye, le ministre des Affaires étrangères du Sénégal« a officiellement réceptionné, hier, la demande d’extradition du commandant Aboubacar Toumba Diakité ».

Ainsi, Mankeur Ndiaye a, conformément à la procédure en vigueur, transmis le dossier a Sidiki Kaba, ministre de la justice. Apres examen du dossier par ce dernier, le garde des sceaux a instruit le Procureur général de diligenter la procédure de saisine de la chambre d’accusation, afin que celle-ci statue dans les meilleurs délais.
Un schéma qui convient aux familles des victimes. Cependant, leurs avocats entendent au rebond cette opportunité pour, a leur tour, saisir dans ce même ordre de temps, le Procureur général afin de formaliser leur demande d’intervenir lors de l’audience de la chambre d’accusation.

Nouvel an: Le président Roch Kaboré invite ses compatriotes au travail, à la démocratie et à la prospérité partagée

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Le président Kaboré lors de son adresse de nouvel an

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré s’est adressé ce samedi à ses compatriotes à l’occasion du passage au nouvel an. Voici l’intégralité  du message du chef de l’Etat :

Le président Kaboré lors de son adresse de nouvel an
Le président Kaboré lors de son adresse de nouvel an

 

« Peuple du Burkina Faso,

Chers compatriotes,

L’année 2016 qui s’achève charrie avec elle nos joies et nos peines. Elle aura été une année éprouvante pour nous au plan sécuritaire, politique, économique et social. En effet, des défis sécuritaires auront mobilisé nos attentions tout au long de l’année écoulée.

La liste des attaques terroristes perpétrées à Ouagadougou  et à l’intérieur de nos frontières avec son corollaire de victimes et de blessés ont marqué profondément les familles des victimes, l’armée nationale, nos forces de sécurité, nos compatriotes, ainsi que nos amis à travers le monde.

Aujourd’hui plus que jamais nous devons faire corps avec notre vaillante armée nationale et nos forces de sécurité, les soutenir du mieux que nous pouvons dans l’intérêt supérieur de la nation burkinabè que nous aimons tous et pour l’honneur de laquelle nos soldats se battent au prix du sacrifice suprême.

Pour assurer convenablement nos tâches de développement du pays, il nous faut impérativement consolider la paix et la sécurité pour tous. C’est le lieu de rappeler aux populations l’impérieuse nécessité de coopérer avec l’armée et nos forces de sécurité et d’être beaucoup plus vigilantes que par le passé pour dénoncer nos ennemis et nous permettre de  mieux les traquer.

Peuple du Burkina Faso,

Au plan politique la bonne tenue des élections municipales, la mise en place de la Commission constitutionnelle, l’installation du Haut conseil pour la réconciliation et l’unité nationale, l’esprit de dialogue constructif entretenu permanemment avec les partenaires sociaux et les acteurs de la scène politique constituent des acquis indéniables qui laissent espérer l’approfondissement continu de la démocratie, de la consolidation de la paix et de la tolérance pour un Burkina prospère.

Au plan économique, l’acquis majeur  est sans conteste l’élaboration du Plan national de développement économique et social  (PNDES) 2016-2020 qui vient de recevoir le soutien franc et enthousiaste de nos partenaires au développement réunis à Paris les 7 et 8 décembre courants pour son financement.  Le succès de la mise en œuvre du PNDES est la réponse appropriée aux préoccupations des composantes de notre peuple.

C’est pourquoi, nous devons à avoir présent à l’esprit qu’autant nous devons œuvrer à l’amélioration des conditions de vie et de travail des agents de l’Etat, autant il nous faut nous rendre à l’évidence que nous devons aussi trouver des solutions appropriées aux besoins de l’écrasante majorité de nos populations en matière d’accès à l’eau potable, à une éducation de qualité, à l’amélioration des productions, aux soins de santé, au logement et à la sécurité. Tout cela devant être financé en partie sur nos ressources propres.

C’est pourquoi, je voudrais particulièrement faire appel à l’esprit de solidarité des uns et des autres  pour assurer une répartition équitable des fruits de la croissance dans l’objectif majeur de lutter efficacement contre la vie chère, la pauvreté et l’exclusion.

Peuple du Burkina Faso,

Chers compatriotes,

L’année 2017 nous ouvre ses portes avec des perspectives heureuses pour la relance de l’économie nationale. Toutefois, au regard des défis qui se dressent devant nous, je voudrais rappeler que le combat en 2017 s’appelle ardeur au travail, probité, justice et sécurité pour tous, engagement en faveur du renforcement de la culture démocratique et de la prospérité partagée.

En ce moment précis, nos pensées vont aux familles endeuillées durant l’année 2016, aux blessés et aux malades de même qu’à toutes les personnes éprouvées par l’âge ou les maladies.

A toutes et à tous, j’exprime ma proximité, ma solidarité et mes vœux de prompt rétablissement. Je salue toutes celles et tous ceux qui; depuis quelques jours et pendant que nous accueillons la nouvelle année, ont abandonné domicile et famille pour rester mobilisés et prodiguer les soins dans les formations sanitaires, règlementer la circulation et apporter plus de sécurité sur nos routes et dans nos domiciles, sans oublier tous les travailleurs, qui, pour des raisons de continuité du service public, sont sous astreinte. Je pense en particulier aux militaires, gendarmes, policiers nationaux et municipaux, sapeurs-pompiers, personnel de la santé et volontaires adjoints de sécurité. Je leur adresse mes encouragements et mes félicitations tout en recommandant la modération et la prudence à tous nos compatriotes.

A tous les Burkinabè de l’intérieur et à ceux qui sont partout ailleurs dans le monde, ainsi qu’à toutes les communautés étrangères établies sur le sol national, j’adresse mes vœux de paix, de santé, de bonheur et prospérité pour 2017.

Aux autorités coutumières et religieuses, je renouvelle la gratitude de la nation pour toutes leurs initiatives en faveur de la paix et de la cohésion sociale  et les exhorte à continuer à porter le Burkina Faso dans leurs prières.

A quelques jours de l’ouverture de la Coupe d’Afrique des Nations au Gabon, tous mes vœux de plein succès accompagnent les Etalons. Je sais pouvoir compter sur le sens de l’honneur et du bien commun des Burkinabè pour offrir à la Nation toutes ses chances de réussite.

Puisse l’année nouvelle voir se concrétiser nos attentes pour notre plein épanouissement individuel et collectif et pour la prospérité et la grandeur de notre Nation.

Bonne et heureuse année 2017 !

Que Dieu bénisse le Burkina Faso ! »

Roch Marc Christian KABORE

Président du Faso

Leurs propos ont fait le buzz en 2016 au Burkina Faso

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Ils sont tous des personnages bien connus des Burkinabè

Ce sont tous des personnages publics burkinabè bien connus que l’on ne présente plus. Au cours de cette année 2016 qui s’achève ils auront été plus ou moins actifs. Tant en actions qu’en paroles. Mais, ce que l’on pourrait justement retenir d’eux en termes de paroles au cours des douze derniers mois, c’est certains de leurs propos qui ont fait jaser et fait le buzz sur les réseaux sociaux, tant ces propos ont choqué dans certains milieux, compte tenu du contexte de renouveau démocratique auxquels gouvernants et gouvernés burkinabè semblent aspirer sous l’ère Roch Marc Christian Kaboré. Mais, qui sont-ils et qu’ont-ils dit au juste ? 

Ils sont tous des personnages bien connus des Burkinabè
Ils sont tous des personnages bien connus des Burkinabè

BoukaryKaboré dit le ‘’Le Lion’’ : «Si l’État est contre la population, alors nous n’avons plus besoin de cet État”

Boukary Kaboré, dit le Lion
Boukary Kaboré, dit le Lion

Alors que le débat sur les Koglweogo faisait rage, avec à la clef un bras-de-fer qui se dessinait entre le ministre de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité intérieure et eux ; le groupe d’auto-défense sonna le rassemblement de ses troupes à Kombissiri dans le Centre-sud du pays. Fait marquant de cette grande assemblée, l’apparition à leurs côtés du bouillant BoukaryKaboré dit «Le Lion». Surnommé sur-le-champ Wibga (épervier en mooré), le président du Parti de l’unité nationale et du développement (PUND) apporte sans réserve son soutien aux Koglweogo qui voient en lui une sorte d’officier supérieur sur lequel ils pouvaient compter en cas de missions difficiles. Dans son soutien sans borne au groupe d’auto-défense parce qu’il contribuerait à la sécurité des Burkinabè, chose que les forces régulières avaient du mal, à son sens, à assurer ; le Lion lâche : «Si l’État est contre la population, alors nous n’avons plus besoin de cet État». En d’autres temps, cette sortie quelque peu musclée  de l’ex-capitaine et commandant du Bataillon d’Intervention Aéroporté (BIA) sous la révolution lui aurait valu au moins une audition. Le Lion lui-même est bien placé pour le savoir. En effet, c’est une phrase du genre au lendemain de l’avènement du Front populairequi serait à l’origine de l’attaque menée par l’armée en octobre 1987 contre son ex-Bataillon, ce qui a entraîné des massacres dans la cité du Cavalier rouge. Heureusement qu’une telle réaction excessive n’a pas été enregistrée du côté du nouveau pouvoir. Mais, toujours est-il que cette apparition surprise du Lion aux côtés des Koglweogo a amené les autorités sécuritaires à prendre plus au sérieux la question du groupe d’auto-défense.

Safiatou Lopez/Zongo : «Le palais de justice pourrait connaître le même sort que l’Assemblée nationale le 30 octobre 2014 si…»

Safiatou Lopez Zongo
Safiatou Lopez Zongo

Le 2 juin 2016, la présidente d’honneur du Cadre de concertation nationale des organisations de la société civile (CNCOSC), Safiatou Lopez/Zongo qui n’a rien perdu de son activisme, laisse entendre au cours d’un meeting au Palais de Justice de Ouagadougou, que l’institution pourrait connaître le même sort que l’Assemblée nationale le 30 octobre 2014 si elle ne se montre pas à la hauteur des attentes du peuple. En clair, Lopez menace de mettre le feu au Palais de justice si la justice n’est pas rendue conformément aux attentes du peuple. Dans les rangs du monde judiciaire, c’est l’émoi. Safiatou est d’abord convoquée le 28 juillet 2016 au Service régional de la Police judiciaire à Wemtenga pour s’expliquer sur ses propos incendiaires. Si la police judiciaire avait par cette première audition intimider la jeune dame, c’était peine perdu puisqu’elle martèlera au cours de cette au cours de cette audition : ««Si nous n’avons pas reculé devant les balles du RSP, ce ne sont pas les robes noires des magistrats qui vont nous faire reculer». Avec la même détermination, forte du soutien de ses partisans, Lopez  fera par la suite  l’objet d’un procès en bonne et due forme au Palais de justice qu’il menaçait d’incendier. A ce jour, le verdict n’est pas encore connu.

Roch Marc Christian Kaboré : «Si vous avez un Etat où la magistrature est son propre patron, cela peut créer beaucoup de problèmes»

Roch Marc Christian Kaboré
Roch Marc Christian Kaboré

Lors de son investiture le 29 décembre 2015, le nouveau président élu du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, promet entre autre la réconciliation nationale à son peuple. Une réconciliation nationale qui doit en son sens passer par la justice. Mais, trois-quatre mois après, les choses ne bougent pas du côté de la justice comme l’aurait voulu le président. Pire, contrairement à sa promesse de mettre fin à l’impunité dans le pays, il assiste  comme son peuple à des libérations provisoires de personnes inculpées. Et le comble, c’est que le président du Faso et son ministre de la justice qui ne sont plus membres du conseil supérieur de la magistrature depuis les états généraux de 2015, n’ont aucun pouvoir légal d’imprimer un rythme politique à la justice. Or, les conséquences politiques des décisions judiciaires à l’heure actuelle, c’est le pouvoir Kaboré qui doit, à l’entendre, supporter. Et le chef de l’Etat semblait vivre une sorte d’injustice qu’il voudrait bien voir corriger dans le cadre du projet de Constitution de la 5e République. Il était comme victime d’une situation dont il n’est pas comptable. Et cela devenait de plus en plus difficile à supporter pour Roch Marc Christian Kaboré.

Visiblement excédé par les lenteurs de la justice héritée de la Transition de 2015, le président  fait le 3 juin 2016 cette déclaration aux Burkinabè du Sénégal : «je voudrais simplement vous dire que lors de la transition, il a été décidé de réformer la justice pour la rendre indépendante, en retirant du Conseil supérieur de la magistrature le président de Faso et le ministre de la justice, parce qu’on considère que la présence de ces deux- là empêche l’indépendance de la justice. Aujourd’hui, au plan de la justice, les décisions qui se prennent là-bas, nous n’y sommes pas impliquées.

Malheureusement, lorsqu’on a des gens en liberté provisoire, la tendance c’est de dire que c’est le gouvernement qui a dit de les libérer, or, nous-mêmes, on apprend les décisions comme tout le monde. C’est dire que sur le plan de l’application de ce que nous avons appelé l’indépendance de la justice, je crois qu’aujourd’hui, chaque burkinabè comprend pourquoi il est nécessaire que le Président du Faso et le ministre de la justice soient au Conseil supérieur de la magistrature. Parce que si vous avez un Etat où la magistrature est son propre patron, cela peut créer beaucoup de problèmes. Et je crois que lors des discussions constitutionnelles pour le passage à la 5ème République, ce seront des questions qui seront revues, au regard de la réalité et l’applicabilité sur le terrain».

Mais, cette sortie du président ne tarda pas à susciter l’inquiétude des juges qui n’entendent pas perdre leur indépendance nouvellement acquise. Dès leur lors, ils se mobilisent à travers leurs syndicats et crient à une cabale présidentielle. A ce jour, l’on semble s’acheminer vers le maintien du principe de l’indépendance de la magistrature. Si le chef de l’Etat se dit favorable à l’indépendance de la justice, il ne manque pas l’occasion pour rappeler aux juges leurs obligations vis-à-vis du peuple, c’est-à-dire celles de rendre justice conformément aux attentes des populations.

 

Salif Diallo : «On s’en fou, on n’a même pas regardé la marque des tablettes»

Salifou Diallo
Salifou Diallo

On est en debut décembre2016. L’affaire des 130 tablettes de la société Huawei offertes  aux députés bat son plein. Au cours d’une conférence de presse de son parti, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), le président intérimaire Salif Diallo, par ailleurs président de l’Assemblée nationale, aborde la question. Il sous-estime alors le problème et perçoit dans cette affaire une manœuvre d’officines politiques adverses qui tenteraient de l’instrumentaliser pour décrédibiliser les parlementaires. Excédé, il lâche au cours de la conférence de presse : «On s’en fou, on n’a même pas regardé la marque des tablettes». Pour ces soutiens, ces propos étaient surtout adressés à ces officines politiques. Mais, mal lui en a pris. Les réseaux sociaux s’enflamment. Le président de l’Assemblée nationale est considéré comme un irresponsable. C’est désormais la crédibilité de son institution et celle du régime qui est menacée. Salif Diallo finit par réaliser la menace et annonce lui-même le 5 décembre  au cours d’une session plénière du Parlement la restitution des tablettes incriminées au ministère de l’économie numérique.

 

Simon Compaoré :«Nous avions pour la plupart des kalachnikovs. La puissance de feu était supérieure à la nôtre».

Simon Compaoré
Simon Compaoré

Suite à l’attaque terroriste  du 16 décembre 2016 à Nassoumbou ayant fait au total 12 morts et 4 blessés dans les rangs de l’armée nationale ; Simon Compaoré est sur le plateau du JT de 20 h de la Télévision nationale du Burkina. Le ministre de la Sécurité intérieure y était invité pour parler de l’attaque, des circonstances dans lesquelles elle s’est produite. Les assaillants «étaient suffisamment équipés. Ce sont des armes lourdes, des 12,7 mm. (…) Ce sont des armes qui font mal et qui tirent à distance. Nous, nous avions pour la plupart des kalachnikovs. La puissance de feu était supérieure à la nôtre».

Cette explication du ministre Compaoré a déplu dans plusieurs milieux. Ses détracteurs y voient un aveu d’impuissance et de culpabilité du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. Du coup, l’idée,long temps rejetée, d’un éclatement de son super ministère, avec un département entièrement dédié à la sécurité, a progressé. Le président kaboré a annoncé sa prise en compte dans le cadre du prochain gouvernement.

 

Alpha Mamadou Barry : «Un appel téléphonique Blaise Compaoré –Roch Kaboré, c’est complètement faux»

Alpha Mamadou Barry
Alpha Mamadou Barry

Au sortir,en fin juillet 2016,des travaux de la session du cinquième Traité d’amitié et de coopération (TAC) Côte d’Ivoire – Burkina Faso, tout le monde se félicite des résultats enregistrés avec des protocoles d’accord de coopération signés dans plusieurs domaines. Cette satisfaction exprimée de part et d’autre se justifiait à plus d’un titre, cela d’autant que le TAC V intervient après une période de brouille politico-judiciaire. Et c’est dans cette euphorie légitime que naît une banale affaire d’appel téléphonique entre le président Roch Kaboré et son prédécesseur Blaise Compaoré. L’appel aurait eu lieu à Yamoussoukro en marge des travaux du TAC V. Alors que les uns et les autres s’interrogeaient sur la véracité de l’information ; c’est le ministre des Affaires étrangères et des Burkinabè de l’étranger, Alpha Mamadou Barry, qui s’est chargé de démentir le fait à la télévision nationale. «Il n’y a eu aucun appel entre Blaise Compaoréet Roch Kaboré. C’est complètement faux», soutient-il. Mais, ce démenti ne convainc pas. Les réseaux sociaux et les politiques s’en mêlent. L’affaire va alimenter la chronique pendant plusieurs jours, voire semaine. Cette affaire a quelque peu terni les résultats du TAC V et l’action de ses artisans, notamment celle du ministre Barry qui s’est beaucoup défoncé dans ce rapprochement ivoiro-burkinabè.

Philippe Martin

Burkina Demain