Appelée à s’expliquer devant le Procureur du Faso pour incitation à l’incendie du palais de justice, l’activiste Safiatou Lopez a comparu le 30 septembre 2016 à Ouagadougou.
Derrière elle ses partisans fortement mobilisés, scandaient des slogans en son honneur. Lorsqu’elle s’avançait à la barre, ceux-ci ont entonné l’hymne national. Puis, elle a emboité leur pas, en se tournant à son tour vers eux pour entonner le chant de « la victoire ».
Réaction des juges: ils se retirent de la salle d’audience et demandent à la sécurité d’évacuer la salle. Finalement, c’est dans une salle vide que Mme a été entendue.
A un moment, l’avocat de la défense a demandé le renvoi du procès pour mieux préparer sa défense. Les juges acceptent et décident de renvoyer le dossier au 7 novembre prochain.
Safiatou Lopez a réitéré ses accusations car, selon elle, tous les syndicats de magistrats ont porté plainte contre elle, au prétexte qu’elle a proféré des menaces contre l’appareil judiciaire, alors qu’elle considère qu’il n’en est rien. Son incompréhension, on ne peut pas libérer un homme impliqué dans le putsch manqué à l’occasion de la célébration de son premier anniversaire. Sa foi, il y a une justice à deux vitesses.
Alexandre Varaut, avocat du Général Djibrill Bassolé
Alexandre Varaut, membre du barreau de Paris, est sans doute l’un des tenaces défenseurs du Général Djibrill Bassolé, détenu il y a maintenant un an pour sa présumée implication dans le putsch du 16 septembre 2015. Me Varaut vient de séjourner au Burkina les 28, 29 et 30 septembre 2016 dans le cadre du premier anniversaire de l’arrestation du Général Bassolé. L’avocat parisien n’a pas varié d’un iota sur sa ligne de défense de Bassolé dont il juge la détention politique et arbitraire. «On s’est servi du putsch pour éliminer Djibrill Bassolé de la scène politique (…) il n’avait ni de lien avec le RSP, ni avec le putsch», soutient-il dans cet entretien exclusif qu’il nous a accordé dans la soirée du 30 septembre 2016 à Ouagadougou, juste avant son vol-retour sur Paris.
Alexandre Varaut, avocat du Général Djibrill Bassolé
Burkina Demain : Vous avez animé une conférence de presse ce 29 septembre dernier. Quelle a été la teneur du message que vous avez voulu livrer aux journalistes ?
Me Alexandre Varaut : LA conférence de presse était symbolique puisque c’était le premier anniversaire de la détention de Djibrill Bassolé qui est en prison depuis un an. Un an, c’est très long quand on a rien à se reprocher et en plus quand on est privé de sa famille. Un an, c’est très long, quand les explications que l’on donne au fur et à mesure, pour le moment, ne sont pas encore entendues. C’était donc important pour moi d’être à Ouagadougou afin de rencontrer Djibrill, la presse ainsi que le juge d’instruction pour qu’on ne l’oublie pas. L’objectif, c’est qu’il soit libéré car cela n’a que trop duré.
Vous avez eu une rencontre avec le juge d’instruction. Qu’est-ce qu’il en ressort ?
J’ai rencontré le juge d’instruction et je suis persuadé qu’il veut bien faire. Je vois qu’il y a la partie judiciaire et la partie politique. Dans la partie d’instruction je sais que le juge va bien faire son travail mais on ne peut pas ne pas reconnaître que Djibrill Bassolé est en prison uniquement parce que c’est un homme politique. On a commencé à l’écarter de l’élection présidentielle par la loi constitutionnelle. Après il y a eu le putsch auquel il n’a pas participé. D’ailleurs, il n’était même pas à Ouagadougou et on a réussi à faire comme s’il était un des acteurs ou un bénéficiaire. Donc, il s’est retrouvé en prison parce que d’autres que lui auxquels il n’avait rien demandé, ni ordonné, dont il n’attendait rien d’eux, ont voulu protéger leurs intérêts personnels et ceux du régiment de sécurité présidentiel qui n’intéressait pas particulièrement Bassolé. Il n’avait ni de lien avec le RSP ni avec le putsch. Par conséquent, on s’est servi de ce putsch pour l’éliminer de la scène politique du Burkina Faso.
Vous êtes sur le point de prendre votre vol retour sur Paris. Quelle appréciation ou bilan faites-vous de votre présent séjour au Burkina ?
Je suis content d’être venu puisque j’ai pu voir Djibrill et bien d’autres journalistes qui s’intéressent à sa situation, qui sont prêts à entendre, à être le relai auprès des Burkinabè, de notre inquiétude. Je pense qu’au début le peuple Burkinabè avait des inquiétudes, peut être pour certains mêmes des soupçons mais petit à petit l’opinion s’est retournée, trouvant qu’un an, c’est long pour que quelqu’un soit emprisonné pour des soupçons. Si seulement il y avait des preuves ou s’il avait vraiment participé à un putsch ou encore s’il en avait été un des organisateurs, au bout d’un an d’enquête on l’aurait su. Mais au bout d’un an d’enquête, il n’y a toujours rien. Alors il est temps d’en tirer les conséquences et de le remettre en liberté.
Vous avez pu voir Djibrill Bassolé. Comment l’avez-vous trouvé ?
Cela fait la deuxième fois que j’ai vu Bassolé. Je trouve que son moral est bon. Même s’il trouve le temps long, il a de l’espoir, il aime bien son pays, c’est un vrai patriote. Il voudrait se voir libre pour pouvoir être utile à son pays parce que nous avons tous besoin de liberté. Mais, surtout il a rage de voir que le Burkina Faso ne va pas bien et lui, il est en prison, il ne peut rien faire pour l’aider. Mais, il y a une chose qu’on peut constater…
Laquelle ?
C’est que tous les ennuis de Djibrill datent de l’époque de la transition et de celle de l’ex- premier Isaac Zida. Il semble qu’on a compris maintenant qui était Zida. Donc c’est assez curieux que Zida qui est à l’origine de la détention de Djibrill pour l’éliminer, soit caché aujourd’hui à l’étranger avec, dit-on, beaucoup d’argent et Bassolé qui n’a rien fait, soit en prison. Je sais que le Burkina est en train de rentrer dans une nouvelle ère et phase politique.
Comment une nouvelle ère ?
Parce que hier (ndlr : c’était le 29 septembre 2016) en même temps que le premier anniversaire de la détention de Djibrill Bassolé, il y avait l’installation de la commission constitutionnelle pour la cinquième république. Et le principe même d’une constitution comme celle que veut se donner le Burkina, c’est la liberté, la démocratie et la séparation des pouvoirs. Séparer les pouvoirs c’est-à dire que les politiques ne s’occupent plus de la justice, le président de la république n’a plus d’autorité sur le tribunal et le ministre de la justice n’est pas partie civile dans les procès comme celui qui est là actuellement.
Que voulez-vous dire par-là ?
Je veux dire qu’aujourd’hui je regrette que le ministre de la défense ait autorité sur le tribunal, qu’il puisse révoquer des juges, que le ministre de la justice soit partie civile dans les procès. C’est bien un procès politique qui se prépare. Et mon vœu, c’est que Djibrill Bassolé cesse d’être un prisonnier politique ou un prisonnier de la politique. Car, si l’on ne s’occupe que de la justice dans cette affaire, il est certain que Djibrill Bassolé sera libéré dans 15 jours. Vous avez saisi également la commission de l’ONU sur les détentions arbitraires. Qu’attendez-vous exactement de cette commission de l’ONU ?
Effectivement, nous avons saisi il y a une dizaine de jours maintenant la commission de l’Organisation des nations unies qui s’occupe particulièrement des détentions arbitraires, généralement dans les cas où il y a une confusion entre la justice et la politique, où l’on se sert de la justice à des fins politiques et où on peut trouver des gens qui sont en prison non pas parce qu’ils ont commis un délit, un crime mais parce qu’on veut les éliminer de la scène politique. C’est exactement le cas de Djibrill Bassolé. C’est pourquoi, nous nous sommes approchés de l’ONU pour qu’elle examine sa situation particulière. Est-ce qu’il est normal qu’il soit en prison depuis si longtemps? Est-ce qu’il est normal que ce soit une justice militaire sous l’autorité du président de la république? Est-ce qu’il est normal que quand on veut remettre un document important au juge que celui-ci refuse de le prendre? Bref, nous avons beaucoup de griefs que nous avons exposés à l’ONU pour qu’elle enquête. Il est bien vrai que l’ONU ne peut pas donner des ordres au Burkina, mais il est néanmoins membre de l’Organisation.
Mais, qu’en attendez-vous au juste, si l’ONU ne peut pas donner des ordres au Burkina ?
Il est clair que si l’ONU juge la détention de Djibrill Bassolé anormale, arbitraire et non respectueuse des règles de droit ; le Burkina Faso va se trouver embarrassé. Mais le plus simple pour le Burkina, serait que Djibril Bassolé soit remis en liberté avant que l’ONU ne se prononce sur son cas. Sa longue détention qui ne se justifie pas du point de vue du droit, n’a que trop duré.
Entretien réalisé par Grégoire B. Bazié Burkina Demain
Le nouveau gouvernement formé par le Premier ministre, Franck Emmanuel Issoze Ngondet compte 40 membres comme le précédent cabinet dirigé par l’ancien Premier ministre Daniel Ona Ondo.
La tête de proue qui symbolise l’ouverture est Bruno Ben Moubamba. Président d’une branche de l’Union du peuple gabonais (UPG, opposition), ce jeune opposant est arrivé en 3ème position lors du scrutin présidentiel du 27 août dernier. Il a été promu Vice-Premier ministre, ministre de l’Urbanisme, de l’habitat social et du logement. Il est par ordre protocolaire N°2 du gouvernement. Il est suivi de Paul Biyoghe Mba qui perd son titre de Vice-Premier ministre et devient Ministre d’Etat, ministre du développement social et familial et de la solidarité nationale.
En revanche, aucun poids lourd ayant soutenu Jean Ping arrivé en 2ème position, selon les résultats officiels (47,24%) lors de la dernière élection présidentielle, n’a intégré l’équipe. Celui qui se considère toujours comme le président élu peut se frotter les mains, son entourage politique reste soudé. La rumeur donnait René Ndemezo’o Obiang, directeur de campagne de Jean Ping comme l’un des cadres séduits par un poste au gouvernement.
Le gouvernement compte 30% de femmes. Il a été remanié à 50%. Les proches d’Ali Bongo tiennent les postes clefs. Le secrétaire général de la présidence de la République, Etienne Massard Makaga cumulera ses fonctions avec celles de ministre de la Défense. L’ex ministre de l’Intérieur, Pacôme Moubele Boubeya prend du galon, il est promu ministre d’Etat, chargé des Affaires étrangères.
Alain Claude Bilie By Nze grimpe aussi d’un cran. Il est ministre d’Etat chargé de l’économie numérique, de la Communication, de la culture et porte parole du gouvernement.
Le pétrole reste entre les mains d’Étienne Ngoubou. Mathias Otounga Ossibadjouo quitte la défense pour le budget.
Lambert Noël Mata, ancien « éternel » secrétaire général du ministère de l’Intérieur devient ministre de ce département qu’il convoitait depuis des années. Un fils de Pierre Claver Maganga Moussavou fait son entrée au gouvernement. Son père est maire de Mouila et candidat malheureux à la dernière élection présidentielle.
Les principaux sortants sont l’opposant Mathieu Mboumba Nziengui, ministre d’Etat chargé de l’Agriculture. Le général des corps d’armés Flavien Nzengui Nzoundou, vice-premier ministre aussi quitte le gouvernement avec Christian Magnanga du Budget, Désiré Guedon et Gabriel Tchango.
A l’occasion du concert en hommage à l’ancien président Thomas Sankara, l’artiste musicien ivoirien, Tiken Jah Fakoly, a annoncé, ce 2 octobre 2016 à Ouagadougou, la sortie sur le marché du disc d’un maxi single.
Cela dit, il a offert en exclusivité un titre baptisé « Tu m’as tué » au chaleureux public burkinabè. Une fois de plus, il a rendu hommage à Thomas Sankara et les autres martyrs africains, avant d’appeler métaphoriquement les dirigeants africains au respect de leur constitution et de l’alternance.
Puis, il a terminé en donnant rendez-vous au public pour un méga concert au Stade municipal de Ouagadougou.
Issiaka Kaboré, directeur d'études au lycée Wend Manegda, place la présente rentrée sous le signe du professionalisme
Issiaka Kaboré est le directeur des études du lycée Wend Manegda, sis à Ouaga 2000. M. Ouédraogo est également coach en administration scolaire et académique. Il aborde dans la présente interview la rentrée scolaire 2016-2017 et se prononce sur des questions brûlantes du monde de l’éducation au Burkina dont l’incivisme.
Issiaka Kaboré, directeur d’études au lycée Wend Manegda, place la présente rentrée sous le signe du professionalisme
Burkina Demain : Comment se passe la préparation de la rentrée scolaire à votre niveau? Issiaka Kaboré : Tout se déroule bien. Nous nous préparons minutieusement et avec professionnalisme. Dans un mouvement d’ensemble, tout se passe dans les règles de l’art. Mieux, d’une manière orchestrale et harmonieuse. Sous quel signe placez- vous cette année scolaire?
L’année année scolaire est placée sous le signe du management de la qualité: Discipline, rigueur, innovation ; mais aussi sous le signe de l’anticipation, du professionnalisme.
Concernant l’éducation, l’on a beaucoup jasé l’année dernière sur la question de l’incivisme avec par exemple des élèves de l’Est qui ont osé brûler le drapeau national et s’attaquer à leurs enseignants. Quelles sont, selon vous, les causes de ce phénomène ?
La problématique de l’incivisme est inhérente à plusieurs facteurs. C’est un fait social qui gangrène notre système éducatif. Il y existe aujourd’hui une culture anti-école avec son cortège de violence, de consommation d’alcool, de drogue, de sexualité précoce, de l’usage d’un langage pervers, de revendications insensées, de bras-de-fer permanent. Avouons aussi que l’Etat est en partie responsable de cette odieuse réalité. L’Etat a perdu son autorité. Et, comme le dit l’adage, le poisson pourrit par la tête. Il faut noter aussi la démission parentale, l’instrumentalisation des élèves, l’irresponsabilité de certains acteurs du système scolaire, l’amateurisme professionnel.
Avez- vous personnellement rencontré dans votre carrière des cas d’incivisme?
Oui. Comment avez-vous réagi lorsque vous avez fait face à ces situations pour la première fois ?
J’ai gardé mon sang froid en favorisant un cadre de dialogue avec les élèves, notamment le bureau des élèves. Après des échanges, nous avons trouvé une solution idoine.
Pour Issiaka Kaboré, l’on devrait éviter de jeter l’anathème sur les enseignants qui abattent un énorme travail avec des ressources limitées
D’aucuns voient aussi dans l’incivisme scolaire une responsabilité des enseignants. Comprenez-vous cela ?
L’incivisme a une dimension multiforme et multidimensionnelle. Tous les acteurs sont coupables. Evitons de faire le procès des enseignants. Avouons que les enseignants abattent un grand travail avec des ressources limitées. En substance, les responsabilités sont partagées.
Quelles peuvent être les solutions à ce phénomène d’incivisme ?
Imposer la matière éducation civique et morale du primaire à la terminale; sensibiliser et conscientiser tous les acteurs du système scolaire; motiver le personnel administratif; renforcer les capacités des acteurs sur le civisme; imposer la rigueur ; créer des prix d’excellence; Bref, il faut un management de qualité avec son cortège d’innovation, d’anticipation, de formation, de professionnalisme, de rigueur, de motivation, de communication professionnelle, d’union sacrée, de cohésion sociale…. En milieu scolaire, il y a aussi la question des grossesses non désirées qui est devenue une préoccupation majeure?
C’est une odieuse réalité qui freine brutalement le parcours scolaire des jeunes filles. A qui la faute? C’est la société. Les jeunes filles sont laissées à elles-mêmes. Elles prennent des risques énormes. La conscientisation et la sensibilisation s’imposent.
En avez-vous été témoin dans votre carrière d’enseignant ?
Oui. Nous rencontrons malheureusement quelques cas.
Là aussi, certains n’hésitent souvent pas à pointer le doigt sur la responsabilité des enseignants dans la survenue des grossesses non désirées dans les établissements…
Ce n’est pas normal. Ce comportement est proscrit par les textes légaux du système scolaire et même puni par la loi.
Des pistes de solutions pour y remédier ?
Les solutions sont multiples. Nous pouvons citer entre autres: l’éducation de base, la sensibilisation et la conscientisation des jeunes filles et tous les acteurs du système scolaire. Cela peut se faire à travers des projections de films, de débats, de conférences mais aussi à travers l’imposition de l’éducation civique et morale dans les établissements.
Entretien réalisé par Martin Philippe Burkina Demain
Le président Ali Bongo Ondimba, dont la réélection est toujours contestée, a nommé Emmanuel Issoze-Ngondet au poste de premier ministre, ce mercredi 28 septembre 2016. Éléments de portrait d’un diplomate réputé discret.
Emmanuel Issoze-Ngondet est en effet originaire de cette province du Nord-Est, Ogooué-Ivindo, l’une des plus déshéritées du pays, où Ali Bongo Ondimba a remporté plus de 70% des suffrages selon les résultats officiels toujours très contestés par l’opposition. Une province dont est également issu le porte-parole du gouvernement, Alain-Claude Bilie By Nzé, qui n’a pas tardé à féliciter « la brillante nomination de son frère ogivin ».
Emmanuel Issoze-Ngondet a fait ses classes dans la diplomatie. Diplômé de l’École nationale d’administration (ENA) selon sa biographie officielle, l’homme a progressivement gravi les échelons. Le diplomate a commencé sa carrière au ministère des Affaires étrangères, où il fut amené à travailler sous la tutelle de Jean Ping, ancien chef de la diplomatie gabonaise sous Omar Bongo.
À 55 ans, Emmanuel Issoze-Ngondet a donc cumulé les postes à l’étranger. Il fut d’abord nommé ambassadeur en Corée du Sud de 2000 à 2006 avant de partir pour Addis-Abeba, un poste stratégique puisque la capitale éthiopienne abrite aussi le siège de l’Union africaine. En 2008, Libreville l’envoie à New York, où il devient le représentant du Gabon auprès des Nations unies.
C’est d’ailleurs depuis la tribune de l’ONU qu’Emmanuel Issoze-Ngondet a défendu la réélection d’Ali Bongo face aux nombreux doutes émis par la communauté internationale, montrant une fois de plus son investissement en faveur du président sortant.
« C’est un homme réputé discret. Il a un profil de technocrate mais c’est un véritable homme politique : il s’est beaucoup investi dans sa province natale pendant la campagne », explique Germain Ngoyo Moussavou, ambassadeur du Gabon en France. « Nous avons travaillé ensemble et nous pensons tous les deux que les canaux diplomatiques doivent être privilégiés à l’escalade », poursuit le diplomate.
Après l’interpellation à Paris de Maixent Accrombessi et la sortie de Manuel Valls, qui avait affirmé que le chef de l’État gabonais n’avait pas été élu « comme on l’entend », les deux hommes avaient travaillé ensemble pour déminer plusieurs crises entre Paris et Libreville.
L’ascension d’Emmanuel Issoze-Ngondet semblait toute tracée. Un an avant l’élection, l’ancien chef de la diplomatie gabonaise, qui avait auparavant enchaîné les portefeuilles de l’Énergie, des Relations avec le Parlement et du Budget, avait été promu en septembre 2015 au rang de ministre d’État.
Une nomination qui semble confirmer la rupture d’Ali Bongo avec la « loi non écrite » promue par Omar Bongo, selon laquelle la primature devait revenir à un Fang originaire de l’Estuaire. Emmanuel Issoze-Ngondet, d’ethnie Kota, est en effet né à Makokou où il a remporté un siège de député en 2011.
Dans les jours à venir, le nouveau Premier ministre devra mettre en pratique sa carrière de diplomate pour remplir sa mission : constituer d’ici dimanche un « gouvernement d’ouverture« .
« Les consultations sont en cours, en particulier avec toutes les forces politiques du pays, ainsi qu’avec la société civile », a-t-il déclaré après sa prise de fonction, affirmant que son gouvernement serait dévoilé dimanche 2 octobre prochain.
Anderson Koné
Burkina Demain
Source: Jeune Afrique
Rasmata Nadembega née Compaoré, maire de l'arrondissement 12
Une partie du conseil municipal de l’arrondissement 12 de Ouagadougou a boycotté la session budgétaire devant se tenir ce 29 septembre 2016. Rasmata Nadembega née Compaoré, maire de l’arrondissement 12
Ils sont dix sur un total de 15 de conseillers à dénoncer, entre autres, un monopole du maire, Nadembega Rasmata dans la signature de certains actes administratifs, la mise à l’écart des conseillers municipaux dans les prises de décisions et une sélection subjective dans la dotation de carburant et de flotte téléphonique.
La maire de l’arrondissement Rasmata Nadembega, se dit surprise de la réaction des frondeurs. Toutefois, elle les invité au dialogue.
A noter que Rasmata Nadembega née Compaoré, arrivée en politique en 2014, a été élue maire de l’arrondissement n°12 aux dernières élections municipales. Militante du MPP, elle doit surtout son élection, dit-on, à son dévouement et sa combativité sur le terrain, depuis la période des insurrections.
Burkina Demain
Le commissariat de police de l’arrondissement de Nongr-Masom a animé un point de presse, ce jeudi 29 septembre 2016 à Ouagadougou. Objectif, présenter deux groupes de présumés délinquants, opérant dans la ville de Ouagadougou.
Selon le commissaire de la police de Nongr-Masom, Mahama Kaboré, les arrestations ont été rendues possible, grâce à la collaboration de la population.
Et il est apparu qu’à la tête du premier groupe de 9 membres, un certain M. N. C., récidiviste, s’attaquait à ses victimes, de préférence féminine sur la voie publique.
Selon le commissaire de police de Nongr-Masom, Mahama Kaboré, les recherches les ont conduit au domicile d’un des receleurs de la bande, T. S., où ont été découverts des produits chimiques d’une valeur de 26 000 000 francs CFA. A cela s’ajoutent la coquette somme de 6 200 000 francs CFA, 3 motocyclettes, 1 pistolet automatique, 2 postes téléviseurs, 125 sacs de soude caustique, 4 bidons d’huile, 14 chaises plastiques, 11 futs de chlorure de sodium, 4 têtes de machine à coudre, 1 sac de 5kg de pâte alimentaire et 4 bidons de savon liquide.
Quant au deuxième groupe, composé de 5 membres, nous apprend le commissaire Mahama Kaboré, il excellait dans le cambriolage dont le dernier acte en date est la société IRSAT le 16 septembre dernier. A l’occasion, ils ont mis la main sur un montant de 29 000 000 francs CFA.
La police a pu récupérer entre leurs mains, deux motocyclettes et un ordinateur portable.
Le DCPM Ali Traoré a reçu les congratulations de la secrétaire générale du ministère de la communication
La secrétaire générale du Ministère de la Communication et des relations avec le Parlement (MCRP), Hortense Zida, a installé officiellement dans ses fonctions le nouveau Directeur de communication et de la presse ministérielle (DCPM), Ali Traoré, ce jeudi 29 septembre 2016 à Ouagadougou. Le DCPM Ali Traoré a reçu les congratulations de la secrétaire générale du ministère de la communication
Ali Traoré, nommé en Conseil des ministres du 19 août 2016 a traduit sa reconnaissance aux premiers responsables du ministère de la Communication. Et il a dit qu’il va travailler à mériter leur confiance, en travaillant avec « bonne foi et loyauté ».
Cela dit, il s’est engagé à œuvrer de concert avec l’ensemble de ses collaborateurs, pour la réussite de la mission qui lui a été confiée. Son objectif, apporter sa touche à la consolidation des acquis afin d’assurer, à l’interne, une bonne coordination de l’information et à l’externe, la visibilité des actions du département.
Aussi, il a souhaité compter sur l’accompagnement et la compréhension de tous les schèmes de la hiérarchie, du Service de l’information du gouvernement (SIG) et de la détermination de ses collaborateurs de la DCPM.
Puis, M. Traoré a salué le travail abattu par son prédécesseur, Yacouba Bonkoungou, promu peu de temps avant, directeur de la télévision nationale. « Nous n’hésiterons à vous consulter pour solliciter vos conseils et vos orientations », lui a-t-il dit
Au cours de la cérémonie, Ibrahim Traoré, directeur des services informatiques, et Babou Batoro, directeur des archives et de la documentation, ont bété installés dans leurs fonctions.
Durant son présent séjour à Ouaga, Alpha Blondy entend prôner la paix, rien que la paix entre Burkinabè
Alpha Blondy est arrivé à Ouagadougou pour son concert prévu ce 30 septembre 2016 à Ouagadougou. En prélude à l’événement attendu avec impatience par les mélomanes depuis plusieurs mois, le célèbre reggae man ivoirien a animé ce jeudi même dans la capitale une conférence de presse qui donne déjà le ton du message qu’il entend livrer aux Burkinabè : celui de la paix et de l’entente.
La paix, rien que la paix entre Burkinabè, c’est ce que Alpha Blondy a prôné durant sa conférence de presse de ce jeudi 29 septembre 2016
Arrivé à Ouagadougou pour son concert du vendredi 30 septembre 2016, Alpha Blondy entend se comporter en apôtre de la paix. Pendant la conférence de presse qu’il a animée ce jeudi 29 septembre 2016 à Ouagadougou, il n’avait que le mot ‘’Paix’’ à la bouche.
Aux confrères qui lui demandaient de revenir sur certaines de ses chansons qui divisent, le célèbre reggae man ivoirien a été on ne peut plus clair. «Je ne chanterai pas ‘’Au clair de la lune, Norbert Zongo’’ ; ‘’Je ne chanterai pas Sankara’’, «Je ne vais pas remuer le couteau dans les plaies» ; ‘’Je suis venu avec des fleurs’’ ; ‘’Que les Burkinabè soient unis’’.
Alpha Blondy clame sa ‘’Houphouëtude’’
Plus que jamais, Alpha Blondy se réclame du père de la nation ivoirienne, Félix Houphouët Boigny que beaucoup n’hésitent pas à citer comme un apôtre de la paix. ‘’Houphouët était un Rasta’’, a-t-il répété. On se rappelle cette citation attribuée au Houphouët Boigny : «La paix, ce n’est pas un mot, c’est un comportement».
Pour sa part, Alpha l’a aussi abondamment cité. «La Révolution, la vraie, ce fera avec le cerveau, pas avec les armes».