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Burkina Faso : «Là où les routes des insurgés se sont séparées»

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Hermann Bado parmi les insurgés à la Télévision nationale du Burkina le 30 octobre 2014 : il est assis avec le chapeau aux couleurs nationales

Le 30 mai 1967, le Gouverneur militaire de la région de l’Est du Nigéria, le lieutenant-colonel Chukwuemeka Odumegwu Emeka Ojukwu, déclare « solennellement que le territoire et la région connus sous le nom d’ « Est du Nigeria », avec son plateau continental et ses eaux territoriales, sont à compter de ce jour, un État souverain indépendant du nom de ‘‘République du Biafra’’ ». Pour Le général Yakubu Gowon, président lui-même putschiste de l’Etat Fédéral, ceci est une déclaration de guerre.

Hermann Bado parmi les insurgés à la Télévision nationale du Burkina le 30 octobre 2014 : il est assis avec le chapeau aux couleurs nationales
Hermann Bado parmi les insurgés à la Télévision nationale du Burkina le 30 octobre 2014 : il est assis avec le chapeau aux couleurs nationales

Des intérêts financiers sont en jeu dans cette région riche en pétrole, sous tentions tribales exacerbées dans le pays. Il va s’ensuivre une guerre meurtrière qui va faire 01 million de morts, dont de très nombreuses victimes de la famine. L’émotion va frapper le cœur de l’opinion publique internationale.
Le 15 janvier 1970, l’armée loyaliste parvient à reprendre le Biafra. Le Premier Ministre auto-proclamé du Biafra, signe la reddition. Quelques jours plus tôt, Emeka Ojukwu avait fui en Côte d’Ivoire.
AUCUN PROCES n’a jamais été organisé au Nigéria dans cette affaire, par le Président vainqueur Yakubu Gowon. Pourquoi ? C’est le président Yakubu Gowon qui va nous répondre : (avec en gros, des phrases comme) : Je tiens à ce que les soldats vaincus, ne soient pas inquiétés. Je refuse qu’ils soient vus ou traités comme des ennemis. Les soldats Biafrais qui le désirent sont invités à rejoindre l’armée régulière. La seule priorité, c’est de réconcilier l’ensemble des Nigérians. AUCUN PROCES ne sera organisé.
Et Yakubu Gowon tiendra Bon, malgré les blessures que nul n’ignore. AUCUN PROCES N’A JAMAIS ETE ORGANISE dans cette affaire. Et le pari de la vraie réconciliation Nationale a été gagné au Nigéria.
CHEZ NOUS, …
Après le désaveu populaire de la tentative de modification de la constitution, suivi de la démission, et l’exile du Président Compaoré, il restait sur la scène politique, des acteurs, qui ne sont autres, que d’anciens collaborateurs de l’ex-Président Compaoré, à pouvoir prétendre lui succéder. Les règlements de comptes, doublés de manœuvres politiciennes vont alors prendre place dans le pays.
« La charte Africaine de la démocratie est supérieure aux autres textes … » !…
Ceux qui ont collaboré 24 ans durant avec Compaoré (parce que ayant quitté le navire les premiers), trouvent qu’ils sont les plus légitimes, à diriger à présent le pays. Ils soutiennent que ceux qui ont collaborés prêt de 26 ans et Demi durant avec Compaoré, et qui sont par ailleurs les initiateurs du projet de révision de la constitution, ne peuvent plus incarner le changement voulu par la population.
Ceux qui ont collaboré 26 ans et demi durant avec Compaoré et qui sont par ailleurs les initiateurs du projet de révision de la constitution, (parce qu’ils ont quitté le navire quelques mois avant), trouvent que ceux qui ont collaboré tous les 27 ans (jusqu’au 30 Oct. 2014) n’ont plus droit à rien (politiquement), parce qu’ils ont consommé cette même idée de la modification de la constitution !
Ceux qui ont consommé l’idée de modification de la constitution jusqu’au 30 Oct. 2014 (parce qu’ils ont été désavoué par un mouvement populaire), trouvent qu’il appartient au même peuple Burkinabé, de juger le restant des acteurs politiques (après le départ de Compaoré). Ce serait donc aux Burkinabé eux même de juger directement chaque acteur politique, eu égard à son passé récent ou plus ou moins lointain.
C’est à qui aura alors les faveurs du pouvoir de la transition !
Alors brutalement, plus de 03 mois après l’installation de la transition, on commence à expliquer au Burkinabè, la nécessité morale de sanctionner les acteurs désavoués le 30 Oct. Quand bien même, des patrons de la transition sont dès le début pointés du doigt, quant à leur rôle lors des opérations de tueries des manifestants le même 30 Oct.
La transition explique donc qu’il faut les exclure des prochaines élections et qu’au nom de la charte africaine de la démocratie, que le Burkina Faso a ratifié, de son plein gré, il était possible, d’adopter une loi avec un effet rétroactif, applicable immédiatement ! Un des arguments était que : « La charte Africaine est supérieure aux autres textes de lois du Burkina » !
Les décisions de la Justice Internationale, auquel le Burkina a adhéré, s’imposent à toutes les juridiction…» !
Soit ! Après avoir réussi ainsi à exclure ceux qui pouvaient perturber ce forcing, la transition, avec d’autres, commençaient à crier victoire. Conscient que s’il n’y a pas d’exclusion, il y aura un second tour de scrutin.
Mais voilà ! Le Régiment de Sécurité Présidentielle, décide de mettre un terme au processus. D’après les communiqués lus à la télévision, le Régiment expliquait, que la loi d’exclusion, a été invalidée par la justice internationale. Un des arguments était que: « Le Burkina a adhéré de plein gré, à la cour de justice de la CEDEAO, et les décisions de cette cour s’impose à toutes les juridictions du Burkina » !
Soit ! Et la suite est connue. Le coup échoua au bout quelques jours.
Prêt de 48 Burkinabè ont perdu la vie dans tous ces événements (environ 33 autour du 30 oct 2014, et environ 15 autour du 16 sept 2015).
« C’est ZIDA qui donnait les ordres opérationnels au RSP, le 30 oct. 2014 » …
Selon le Procureur du Faso, le 30 oct. 2014, « C’est ZIDA qui menait les opérations, c’est lui qui était le chef de corps adjoint et qui donnait les instructions au RSP ». C’est donc lui qui donnait les instructions opérationnelles au niveau du RSP ce 30 oct. 2014 (ou il y a eu environ 33 morts).
A quoi ressemble ce que certains insurgés ont permis à ZIDA de faire ? Imaginez un instant, une finale de coupe du monde de foot, BURKINA-BRESIL : 1-1 pendant le temps règlementaire, 2-2 après prolongations, tirs au but, BURKINA 4- BRESIL 3 ! Et dès le coup de sifflet de l’arbitre, les joueurs et supporters Burkinabè ruent et cris sur le terrain, ALORS VOICI : Le Gardien Brésilien, cour à vive allure, se saisit de la coupe avec la complicité de quelque joueurs Burkinabè, et explique aux autres Burkinabè tous ahuris, que lui il sait comment organiser la suite de la fête ! …
Le bilan de cette Insurrection est, en ce qui me concerne (au centre de la photo avec le chapeau), très consternant. Les choses étaient simples, mais hélas ! Et même que certains de ceux qui étaient dans la rue ce 30 oct., et qui ont rejeté l’option ZIDA, à la tête de la Transition/Gouvernement, ont tout de suite été réduit au silence et indexés comme des Pro-Compaoré ! Rien de moins. Alors disons ici pour l’Histoire : Non ZIDA n’a jamais été un insurgé ! C’est le Gardien de but Brésilien !
Un autre paradoxe (et la liste est longue) : Est-ce qu’un Burkinabè, qui a coordonné et aurait donné des instructions opérationnelles au RSP le 30 oct. 2014 (avec 33 morts à la clé), était moralement apte à exclure d’autres Burkinabè du scrutin, pour avoir ceux-là participé à un conseil des ministres avant le 30 oct.? Puisqu’il fallait les exclure pour des raisons morales !
Non, Le Burkina Faso « Nouveau de 2014 » à fleureté avec le mensonge dès sa naissance, jusqu’à une profondeur sans précédent ! C’est là que les routes des insurgés se sont séparées. Rawlings a dit : « on ne peut pas développer un pays dans le mensonge ». Et nous, on l’a bu jusqu’à la lie.
Le Burkina Faso de 2016, a besoin du Leadership suffisant, pour imposer la réconciliation de tous ces fils…
Le mal ici semble bien être en chacun de nous. Tous autant que nous sommes. Et le Président KABORE a aujourd’hui, l’appel de l’histoire pour imposer la réconciliation de tous les Burkinabè. Lui seul peut le faire.
Pour ma part, m’inspirant du cas Nigérian, je pense qu’il ne faut organiser AUCUN PROCES, en lien avec les événements d’octobre 2014 à septembre 2015. Ni pour les anciens membres du RSP, ni pour ZIDA et alliés, Ni pour les membres du dernier Gouvernement du Président Compaoré, … Je pense qu’il ne faut organiser AUCUN PROCES et qu’il faut élargir l’ensemble des acteurs, qui ont été cité à un moment ou à un autre dans des affaires.
Tous les observateurs sérieux vous le diront, Le Burkina Faso est un pays Faible aujourd’hui. Trop faible pour rester debout. Le rétroviseur est cassé, et chacun regard le passé avec le morceau de miroir qu’il a en main.
Now, I also have a dream: Que le 04 Août Prochain, à l’occasion de la finale de la coupe du Faso, et bien que les Présidents Jean-Baptiste Ouédraogo, Blaise Compaoré, Yacouba Isaac ZIDA, Michel KAFANDO, et Rock Marc Christian KABORE, soient vus assis côte à côte au stade du 04 Août, en train de suivre cette finale !
Un homme politique Américain, disait dans les années 1970 : « Le Problème après la guerre, C’EST LE VAINQUEUR. Parce qu’il croit désormais que la guerre est payante ! Qui pourrait l’en dissuader ? Car c’est une erreur qui pourrait causer sa perte ».
Il faut savoir finir une guerre, pour enfin gagner un beau pays apaisé et debout.
Autant le CDP de 2014, a manqué du Leadership suffisant, pour éviter que le pays ne connaisse le 30 oct. 2014, autant le Burkina Faso de 2016, à besoins du Leadership suffisant, pour imposer la réconciliation définitive des fils de ce pays.
Dieu vous Bénisse ! Dieu Bénisse le Burkina Faso !
Hermann BADO 

hermannbado1@gmail.com

 

Les inspecteurs et contrôleurs de travail en appellent au premier ministre

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Dans cette lettre ouverte, le Syndicat autonome des contrôleurs et des inspecteurs du travail (Synacit) du Burkina Faso demande au premier ministre Paul Kaba Thiéba de s’impliquer davantage pour une exécution simplifiée de ces prestations afin d’éviter les mouvements à répétition sur la plateforme revendicative du syndicat.

paul

Excellence Monsieur le Premier Ministre,

Par la présente, j’ai l’honneur de vous faire part de la situation des revendications des Inspecteurs et Contrôleurs du Travail. Depuis plusieurs années, des luttes ont été menées pour la satisfaction des préoccupations de ce corps. Mais avant tout, il sied de vous présenter les missions des Inspecteurs et Contrôleurs du travail.

En effet, il faut rappeler que les Inspecteurs et Contrôleurs du travail sont un corps de contrôle créé et régi par des Conventions internationales de l’Organisation Internationale du Travail. Ce corps est l’un des rares au Burkina Faso qui est régi par des conventions internationales. Il s’agit de :

La convention N°81sur l’inspection du travail de 1947 ratifiée par le Burkina Faso le 21mai 1974;
La convention N°129 sur l’inspection du travail dans l’agriculture de 1969, ratifiée par le Burkina Faso le 21mai 1974;
La convention N°150 sur l’administration du travail de 1978 ratifiée par le Burkina Faso le 03 avril 1980.

Selon ces conventions, reprises dans notre législation interne, le corps des inspecteurs du travail est chargé de veiller à l’application effective de la législation du travail relative à la protection des travailleurs et à l’amélioration des conditions de travail. A ce titre, les Inspecteurs et Contrôleurs du travail ont pour missions principales :

le contrôle de l’application de la législation du travail à travers lequel ils assainissent les relations professionnelles, préviennent la survenance des accidents de travail et des conflits de travail ;
l’information et les conseils techniques aux employeurs et aux travailleurs afin de permettre une relation professionnelle sur des bases s’inscrivant dans la légalité;
l’information à l’autorité compétente des violations et abus qui ne sont pas spécifiquement couverts par les dispositions légales existantes.

A ces missions, s’ajoute celle de la tentative de conciliation en cas de conflit individuel ou collectif de travail que le code du travail du Burkina Faso confie aux Inspecteurs et Contrôleurs du travail.

Cette nouvelle mission des Inspecteurs et Contrôleurs du travail n’est pas prévue dans les conventions internationales régissant le corps. Par cette mission, les agents résolvent de millier de conflits, soulageant ainsi les partenaires sociaux (employeurs et travailleurs), et désengorgeant nos juridictions.

Excellence Monsieur le Premier Ministre,

Comme vous le constater, l’inspection du travail est une structure qui est chargée de veiller à un bon fonctionnement de l’économie burkinabè.

C’est conformément à cette situation que les Inspecteurs et Contrôleurs du travail, à travers leur syndicat, le SYNACIT, a fait certaines revendications afin d’exercer de façon « efficace… leurs fonctions ».

I/ ETAT DES LIEUX DES REVENDICATIONS

Au regard de la situation nationale marquée par des contraintes socio-économiques et budgétaires, le SYNACIT a mis en veille un certain nombre de ses préoccupations pour accompagner l’Etat dans la résolution des grandes questions. Cependant, certaines préoccupations ne sauraient être reléguées au second rang car faisant partie des droits fondamentaux des Inspecteurs et Contrôleurs du travail en tant que travailleurs.

Ces préoccupations sont les suivantes :

L’application entière de l’arrêté conjoint N°2015-048/MFPTSS/MEF fixant les prestations en nature des Inspecteurs du travail;
L’adoption d’un statut pour le corps des Inspecteurs et Contrôleurs du travail conformément aux conventions internationales de l’Organisation Internationale du Travail;
L’organisation de la Conférence Nationale des Inspecteurs et Contrôleurs du travail conformément à l’arrêté N°2015-001/MFPTSS/SG du 23 janvier 2015 ;
Le jugement des dossiers pendants des collègues agressés.

DE L’APPLICATION ENTIERE DE L’ARRETE CONJOINT N°2015-048/MFPTSS/MEF FIXANT LES PRESTATIONS EN NATURE DES INSPECTEURS DU TRAVAIL

Il est à rappeler qu’en 2015, le SYNACIT s’est battu pour l’application de l’article 392 du code du travail qui prévoit des prestations en nature pour les Inspecteurs et Contrôleurs du travail. Ces prestations en nature ont pour objet de permettre aux Inspecteurs et Contrôleurs du travail d’être à la hauteur des attentes des partenaires sociaux.

Le 19 mai 2015, l’arrêté conjoint N°2015-048/MFPTSS/MEF a été signé en application de l’article ci-dessus cité du code du travail, par le ministère en charge du travail et celui en charge des finances. A l’époque, une ligne budgétaire destinée à supporter l’incidence financière de cet arrêté conjoint a été créée. Malgré cela, l’arrêté n’a pu être exécuté entièrement l’an passé pour diverses raisons dont les principales sont imputables à l’administration. Ces raisons sont entre autres la lourdeur des procédures de passation des marchés publics, la négligence de l’administration qui a conduit à un gel de la ligne budgétaire…

En 2016, la même ligne budgétaire est reconduite pour prendre en charge l’arrêté conjoint quand bien même le Ministère de la Fonction Publique, du Travail et de la Protection Sociale est convaincu que son montant est largement insuffisant. Malgré les interpellations du SYNACIT, une rallonge budgétaire n’a pas été accordée dans la loi des finances rectificative. La conséquence est que cette année encore, à l’instar de l’année passée, les prestations en nature servies aux Inspecteurs et Contrôleurs du travail ne seront pas entièrement exécutées. C’est d’ailleurs l’une des raisons qui a poussé les bénéficiaires à observer des sit-in et des grèves contre cette injustice.

Au regard des difficultés rencontrées, rien n’indique qu’en 2017 ces prestations en nature seront assurées convenablement et conformément à l’arrêté conjoint N°2015-048/MFPTSS/MEF.

Excellence Monsieur le Premier Ministre,

Considérant ce qui précède, le SYNACIT vous demande de vous impliquer davantage pour une exécution simplifiée de ces prestations afin d’éviter les mouvements à répétition sur ce sujet.

DU STATUT DU CORPS DES INSPECTEURS ET CONTROLEURS DU TRAVAIL

Au regard de certaines Conventions de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) ratifiées par le Burkina et de la spécificité du corps, l’adoption d’un statut est une exigence.

En effet, la convention N° 81 sur l’inspection du travail de 1947, la Convention N° 129 sur l’inspection du travail dans l’agriculture de 1969 et la ConventionN° 150 sur l’administration du travail de 1978 (toutes trois ratifiées par le Burkina) montrent clairement cette exigence en ces termes :

« Le personnel de l’inspection sera composé de fonctionnaires publics dont le statut et les conditions de service leur assurent la stabilité dans leur emploi et les rendent indépendants de tout changement de gouvernement et de toute influence extérieure indue », article 6 Convention N° 81.

« Le personnel de l’inspection du travail dans l’agriculture doit être composé de fonctionnaires publics dont le statut et les conditions de service leur assurent la stabilité dans leur emploi et les rendent indépendants de tout changement de gouvernement et de toute influence extérieure indue » article 8 Convention N° 129.

« Le personnel affecté au système d’administration du travail devra être composé de personnes convenablement qualifiées pour exercer les fonctions qui leur sont assignées, ayant accès à la formation nécessaire à l’exercice de ces fonctions et indépendantes de toute influence extérieure indue.

Ce personnel bénéficiera du statut, des moyens matériels et des ressources financières nécessaires à l’exercice efficace de ses fonctions », article 10 Convention 150.

La traduction des dispositions de ces conventions dans la législation nationale de devrait pas souffrir de débats. En effet, l’article 155 de la Constitution burkinabè dispose que : « les traités et accords régulièrement ratifiés ou approuvés ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois ».

Etant donné que le Burkina a ratifié les Conventions 81, 129 et 150, il lui revient de les mettre en œuvre pour une question de crédibilité au niveau international.

Il faut rappeler que les codes du travail antérieurs avaient traduit clairement cette exigence d’un statut en le signifiant dans le chapitre portant sur l’administration du travail. Ainsi, le code du travail de 1992 disposait à son article 223 que :« Un statut particulier fixe les conditions de recrutement des inspecteurs du travail et organise leur carrière ».

Aussi, il faut souligner que dans la sous-région, presque tous les pays voisins ont adopté un statut pour leurs Inspecteurs du travail (Sénégal, Mali, etc.). Les pays qui ne l’ont pas encore fait ont enclenché ce processus et ils sont très bien avancés (Côte d’Ivoire, Bénin, Togo, etc.).

En outre, les Inspecteurs et Contrôleurs du travail sont les seuls agents publics régis à la fois par les dispositions du code du travail(articles 391 à l’article 402 et de nombreux autres articles) et les dispositions de la loi 081-2015/CNT portant statut général de la fonction publique d’Etat. Or, l’article 3 du même code du travail stipule que les fonctionnaires ne sont pas soumis à ces dispositions.

Depuis l’année passée, un avant-projet de loi portant statut des Inspecteurs et Contrôleurs du travail a même été rédigé et transmis au Comité Technique de Validation des Avant-projet de Lois (COTEVAL). A notre grande surprise, Monsieur le Ministre Clément SAWADOGO nous a informés que le texte a été retourné dans son département ministériel sans être examiné, comme quoi, tous les textes transmis au COTEVAL sous la Transition ont été retournés dans leurs ministères d’origine. Pour nous, c’est un argument qui convainc peu.

Au regard des dispositions des conventions ci-dessus citéeset de la particularité évidente de nos missions, le SYNACIT demande que le statut du corps des Inspecteurs et Contrôleurs du travail soit adopté et invite le gouvernement à se conformer àses engagements internationaux.

DE L’ORGANISATION DE LA CONFERENCE NATIONALE DES INSPECTEURS ET CONTROLEURS DU TRAVAIL

Il faut souligner que conformément à l’arrêté N°2015-001/MFPTSS/SG du 23 janvier 2015, une conférence annuelle des Inspecteurs et Contrôleurs du travail est instituée.Vu que les Inspecteurs et Contrôleurs ont souvent des problèmes d’interprétation des textes, des conférences se tenaient à cet effet mais à des dates irrégulières. C’est ainsi que les autorités l’ont institutionnalisée de façon annuelle faisant d’elle un cadre de concertation et d’harmonisation des points de vue de tous les acteurs de l’administration du travail. En 2015, elle n’a pas pu se tenir au regard des contraintes budgétaires. En 2016, malgré les relances du syndicat, les travaux peinent à démarrer en vue de l’organisation de la conférence.

Compte tenu de la léthargie dont les autorités de notre ministère de tutelle font preuve sur cette question, le SYNACIT les invite à prendre les mesures idoines pour la tenue de la Conférence.

Excellence Monsieur le Premier Ministre,

Est-il admissible que ce soit le syndicat qui demande à chaque fois au gouvernement d’appliquer des textes que lui-même a signé dans un contexte où on parle de civisme ?

DU JUGEMENT DES DOSSIERS PENDANTS EN JUSTICE

Les Inspecteurs et Contrôleurs du travail sont souvent victimes d’agressions verbales et physiques dans l’exécution de leurs missions. En 2013, un agent a été agressé physiquement par la société EDYF WP. En effet, une convocation avait été délivrée contre le premier responsable de EDYF WP car un de ses travailleurs s’est plaint contre lui. Un agent de liaison de l’inspection du travail du Centre devait lui transmettre ladite convocation ; c’est à cette occasion qu’il a été agressé dans les locaux de EDYF WP.

Une plainte avait été déposée par le ministère en charge de travail depuis 2013 et jusqu’à ce jour, le procès n’a pas eu lieu.

Le SYNACIT demande aux autorités de prendre toutes les mesures diligentes pour que ce dossier connaisse enfin un jugement.

Des quatre points inscrits dans cette plate-forme minimale, l’on relève une non application des textes ; les Inspecteurs et Contrôleurs, qui appliquent les textes en matière du droit de travail aux partenaires sociaux, ne demandent à l’Etat que l’application des textes à leur endroit.

Les revendications du SYNACIT se résument à l’application des textes relatifs aux Inspecteurs et Contrôleurs du travail. Nous ne revendiquons pas de droits nouveaux.

II/ PERSPECTIVES

Au regard de cette situation incompréhensible, le SYNACIT ne saurait croiser les bras sans réaction. Après des rencontres avec notre Ministre de tutelle Monsieur Clément SAWADOGO, des réponses satisfaisantes et définitives ne sont pas encore trouvées. Le syndicat, épris de dialogue, s’inscrit toujours dans un cadre de concertation et de négociation pour peu qu’elles soient franches et sincères à même de déboucher sur une issue heureuse et définitive.

Ainsi, le SYNACIT vous demande d’user de votre pouvoir de Chef du gouvernement afin que des solutions adéquates et pérennes soient trouvées.

Pour la satisfaction des préoccupations citées qui sont toutes des non respects des textes, le syndicat,suite à un préavis qu’il avait déposé sans être écouté, aobservé des grèves dont la dernière date du 23 septembre dernier. Nous vous informons, que jusqu’à présent, aucune solution n’a encore été trouvée. Aussi, le syndicat se dit prêt à tout dialogue avec tous les acteurs concernés pour désamorcer la situation qui prévaut au sein du corps ; dans ce même esprit, il vous demande une audience afin de trouver une solution définitive aux préoccupations posées.

Dans tous les cas, nos camarades restent mobilisées pour d’éventuelles actions dans les mois à venir.

Tout en vous souhaitant une bonne réception, je vous prie, Excellence, d’agréer mes salutations les plus distinguées.

Ampliation :

Présidence du Faso

Le Secrétaire Général

BELEM Hamidou

Putsch manqué: Hermann Yaméogo et deux officiers du RSP en liberté provisoire

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Le Président de l’Union nationale pour la démocratie et le développement (UNDD), Hermann Yaméogo et deux officiers de l‘ex Régiment de sécurité présidentielle (RSP), le chef de corps le colonel Boureima kéré et le patron de la transmission le colonel Mahamadi Deka ont bénéficié d’une liberté provisoire, ce mardi 4 octobre 2016. justice

Ces élargissements provisoires font suite à celle du colonel Sidi Paré qui en avait bénéficié le jour anniversaire du putsch manqué. On s’attendait à la libération de Me Hermann Yaméogo, souffrant, qui aurait du bénéficier de cette mesure plus tôt si le commissaire du gouvernement près le tribunal militaire, Alioune Zanré, n’avait pas interjeté appel suite à une demande de mise en liberté provisoire introduite par les avocats de Hermann Yaméogo, en août dernier.

A noter qu’ils sont 23 personnes inculpées et 50 autres entendues en qualité de témoins ou parties civiles.

Les chefs d’inculpation varient en fonction l’implication des présumés. Et ils portent, entre autres, sur attentat, assassinat, recel de cadavre, faux en écriture authentique etc.

Anderson Koné
Burkina Demain

Bobo Dioulasso: de présumés assassins aux arrêts

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Le commissariat central de police de Bobo Dioulasso a animé une conférence de presse, le 3 octobre 2016, pour annoncer l’arrestation des présumés auteurs de l’assassinat de Madeleine Da, le 22 juin dernier au secteur n° 5 de la capitale économique à proximité de l’Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest (UCAO).
assasins

Il s’agit de KM, employé d’Hôtel, arrêté le 22 septembre avec la collaboration du commissaire de Police de District de Niangoloko, puis de son acolyte Z.M, le lendemain. Le premier cité a levé le voile sur leur plan démoniaque.

Il a avancé avoir tué la jeune fille suite à une agression à l’aide d’un couteau détenu par la fille qui tentait de lui retirer une forte somme qu’il avait en sa possession.
Pressé de questions, il a avoué la vérité. A l’entendre, le drame est intervenu suite à un accident de véhicule de Z.M. dont le marabout réclamait du sang humain. Et c’est ce dernier qui l’aurait contacté en lui donnant une somme de 400 000 francs CFA pour ce faire.
C’est alors que K.M. a égorgé la jeune fille le 21 juin , sous le regard de Z.M qui a recueilli le sang de la victime dans un petit bidon coupé , a révélé K M.

« A ce stade de l’enquête, les enquêteurs n’ont pas su la destination du sang puisque Z.M. a décidé de garder le silence sur la question malgré les aveux de K.M. et les découvertes de gants et des couteaux identiques saisis aux domiciles, ainsi que ceux retrouvés sur la scène de crime. » a laissé entendre le commissaire central de la police Emmanuel Ouédraogo.

Les suspects seront conduits devant le Procureur du Faso près le Tribunal de Grande Instance de Bobo-Dioulasso pour qu’ils répondent de leurs actes.

Dominick DA
Burkina Demain

La Banque mondiale prévoit un taux de croissance de 1,6% pour l’Afrique subsaharienne en 2016

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Les animateurs de visio-conférence de la Banque mondiale

La Banque mondiale, à travers sa publication semestrielle, Africa’s Pulse, a rendu public les conclusions de sa dernière édition 2016. Le rapport a été présenté à la presse ce 29 septembre 2016 par visio-conférence, animée depuis Washington par les économistes Albert Zeufack et Punam Chuhan-Pole.

Les animateurs de visio-conférence de la Banque mondiale
Les animateurs de visio-conférence de la Banque mondiale

Le rapport de la dernière édition 2016 de Africa’s Pulse a livré son verdict en ce qui concerne les perspectives économiques de l’Afrique. Pour ce deuxième numéro de l’année, le rapport indique une croissance dans une conjoncture morose dans certains pays. Après avoir ralenti à 3% en 2015, le taux de croissance de l’Afrique subsaharienne devrait continuer de baisser à 1,6% en 2016. Ce ralentissement s’explique par la chute des cours des matières premières des grandes économies telles que le Nigéria et l’Afrique du Sud.
Toutefois, les conclusions du rapport constatent des taux de croissances hétérogènes à travers le continent, avec des disparités entre les pays. Ainsi, si certains pays ont vu leur croissance chuter, d’autres par contre, affichent en moyenne des taux annuels supérieurs à 6%. Les pays comme la Côte d’Ivoire et le Sénégal figurent parmi les économies les plus performantes du continent.

Une croissance réelle de 2,9% en 2017 et 3,6% en 2018

Des membres de l'équipe de la Banque mondiale Ouaga
Des membres de l’équipe de la Banque mondiale Ouaga

Cette situation a fait dire à Albert Zeufack, économiste en chef de la banque mondiale pour l’Afrique que « les pays qui s’en sortent le mieux sont également ceux qui disposent d’un cadre de gestion macroéconomique plus solide et d’une réglementation plus favorable aux activités commerciales. Leurs exportations sont aussi plus diversifiées et leurs institutions plus fortes».
Contrairement à l’année 2016, les deux années à venir affichent un horizon de croissance sur le continent, selon les prévisions de Africa’s Pulse. Cela, parce que les pays exportateurs de matières premières ont commencé à réduire leurs dépenses ; ce qui devrait engendrer une légère hausse de croissance au fur et à mesure. Dans un tel contexte le retour d’une croissance réelle de 2,9% en 2017 et de 3,6% en 2018 sont attendues.

L’agriculture, source d’emplois et de croissance durable

Une vue des participants burkinabè de la visio-conférence
Une vue des participants burkinabè de la visio-conférence

La chute des matières premières et du prix du pétrole a porté un coup dur aux pays qui en sont dotés. Ces pays doivent diversifier leur économie, en améliorant leur productivité agricole, souligne le rapport. L’Afrique doit accroître ses dépenses publiques dans ce secteur qui représente un tiers de son PIB et emploie les deux tiers de sa population active. Cela permettra à davantage de personnes de trouver un emploi.
Le rapport explique qu’augmenter la productivité agricole permettra au continent de capitaliser sur le développement rapide des marchés régionaux africains à près de 3000 milliards de dollars d’ici 2030.
Et à l’économiste principale de la banque mondiale pour l’Afrique, auteur du rapport Punam Chuhan-Pole d’ajouter qu’« il est impératif d’améliorer la productivité des petites exploitations agricoles pour augmenter les revenus des populations rurales et réduire la pauvreté en Afrique subsaharienne ».
Le rapport recommande aux pays africains de prendre rapidement des mesures qui s’imposent afin de s’adapter à la chute des matières premières, de rendre leurs économies moins vulnérables aux chocs et développer de nouvelles sources de croissances durables.

Joachim Batao
Burkina Demain

Côte d’Ivoire: violentes manifestations à Katiola

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La ville de Katiola dans le nord de la Côte d’Ivoire a été en ébullition dans la journée du lundi 3 Octobre 2016.
katiola

À l’origine de cette révolte de la population , le meurtre d’un jeune répondant au nom de Yaya Sokoba. Ce dernier, soupçonné d’être un voleur , a été abattu sur la base de ce soupçon par un policier. Suite au grabuge dont la nouvelle s’est répandue dans la ville comme une trainée de poudre, la population, sous l’effet d’une colère hystérique s’est attaquée au commissariat de police.

Des échauffourées en ont résulté entre les forces de police et les manifestants. On dénombre deux blessés par balles dont une femme qui aurait pris une décharge de chevrotine dans les fesses.

Les éléments du commissariat, face à des manifestants qui tenaient à en découdre avec eux auraient usé de moyens conventionnels de défense pour les repousser. Le commissariat a été incendié, des engins (voitures et motos) sont partis en fumée , de même que le domicile d’un officier de police.

En outre, un policier est porté disparu, quatre gendarmes et un enfant ont été blessés. L’enfant a dû être amputé du doigt. Et un journaliste de l’AFP a pu voir le corps de l’homme, Yaya Sokoba, 25 ans à la morgue de Katiola. Son frère Oumar Sokoba accuse un policier de l’avoir « blessé » puis « achevé (…) sans raison apparente », sans qu’il soit possible de corroborer ces accusations.

Face à la situation , le préfet de région a convoqué une réunion d’urgence avec les différentes unités des forces de défense et de sécurité, les différentes couches de la population pour appeler à l’apaisement ; un détachement de la gendarmerie nationale de la ville de Bouaké est allé en renfort à Katiola.

Dans la soirée, il régnait un calme précaire dans la ville , avec l’activité commerciale pratiquement inexistante du fait de la fermeture des magasins et du marché central situé dans les encablures du commissariat de police.

Anderson Koné
Burkina Demain

Rentrée judiciaire: sous le sceau de la transparence

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La rentrée judiciaire a eu lieu, ce 3 octobre 2016 à Ouagadougou, sous le thème: « Juridictions et démocratie financière : quels dispositifs pour une contribution à la transparence dans la vie publique ? ». La cérémonie solennelle a eu lieu sous le patronage du Président du Faso, Roch Kaboré et la présidence de la présidente du Conseil supérieur de la magistrature.
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Selon le ministre de la Justice, des Droits humains, de la Promotion civique, Garde des sceaux, Réné Bagoro, il s’agit d’offrir une opportunité à l’appareil judiciaire d’examiner le rôle des juridictions dans la promotion de la bonne gouvernance et leur contribution dans la transparence de la gestion des affaires publiques.

A l’en croire, cette rentrée intervient au moment où l’opinion développe des critiques sur les gouvernants et la justice. « Cette nouvelle dynamique en matière de gestion des affaires publiques provient d’une prise de conscience des populations sur la redevabilité déjà perçue en l’article 15 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen », a-t-il relevé.

Pour la présidente du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), Thérèse Traoré, la justice, au cœur des débats, doit d’être au service du justiciable et des acteurs, en rendant ses décisions en toute indépendance sans pression ni influence.
Pour ce faire, Mme Traoré a rappelé les recommandations des états généraux de la justice, tenus en mars 2015. Puis, elle a dit qu’il appartient aux acteurs de la justice de s’engager résolument à la rendre performante, accessible et protectrice des droits et libertés en vue de restaurer la confiance avec les citoyens.

Mathias Lompo
Burkina Demain

Grève des médias publics : des manœuvres de sabotage en cours

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Le Syndicat autonome des travailleurs de l’information et de la culture (SYNATIC) a entamé une grève de 72 h, à compter de ce 3 octobre 2016 sur toute l’étendue du territoire, pour revendiquer de meilleures conditions de travail et de vie.synatic

Au soir de la première journée de manifestation, le responsable du syndicat, Sidiki Dramé, visiblement heureux de la mobilisation de ses camarades, leur a donné rendez-vous au siège des Editions Sidwaya, le lendemain 4 octobre. Interpellé sur les tentatives d’intimidations et de sabotages, il a laissé entendre qu’il le constatait comme tout le monde, mais il se réservait le droit d’y revenir au terme des 72 h de protestation.

En fait, les militants et sympathisants du SYNATIC s’offusquaient des tentatives d’étouffement de la grève dans la mi-journée. A les entendre, le chef du service des programmes de la télévision, Abdoulaye Yago, aurait été appelé par sa hiérarchie pour faire en sorte que le programme de la télévision se déroule normalement. Ce dernier aurait répondu qu’il ne pouvait pas à lui tout seul faire le travail d’une trentaine de personnes. Il aurait prétendu qu’il se sentait en insécurité et qu’il trahirait son syndicat en le faisant. Sur ce, la hiérarchie aurait réagi, en indiquant qu’elle allait envoyer une unité spéciale de la police pour le chercher. Ce que M. Yago aurait décliné, en disant qu’on pouvait le décharger sur le champ.

En plus du chef des services du programme, les gestionnaires du serveur auraient été interpellés pour qu’ils ôtent la bande déroulante annonçant l’incapacité de la télévision à assurer ses programmes habituels, en raison d’un mot d’ordre de grève.

Là aussi, le refus fut catégorique, en dépit du fait que leur contradicteur aurait fondé, entre autres, son argumentation sur le fait que le SYNATIC mène une revendication politique …qu’on aurait du réquisitionné les meneurs et comme ça on allait profiter de leur refus pour les sanctionner. Et d’ajouter qu’on veut sauver les médias d’Etat (la télévision du Burkina, Sidwaya, et la Radio nationale). Sinon, leur aurait-on fait comprendre, le gouvernement peut se servir de la presse privée pour mener sa communication.

Burkina Demain

Crise à l’ONATEL: ABCE appelle à réparer les préjudices subis par les consommateurs

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Siège de l'ONATEL SA

A travers cette déclaration, l’Association burkinabè des services de communication électronique (ABCE) apporte son soutien aux travailleurs de l’ONATEL SA puis appelle les responsables à faire face aux dommages subis par les consommateurs.

Siège de l'ONATEL SA
Siège de l’ONATEL SA

Depuis un certain temps, la qualité des services de communication électronique, qui est habituellement en déca des stipulations contractuelles et des attentes des consommateurs, est perturbée par la grève des agents de l’ONATEL SA.

Tout en manifestant son soutien et sa solidarité aux travailleurs, l’ABCE souhaite vivement que la lutte pour l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail se fasse dans un esprit républicain en assurant la continuité du service au profit des consommateurs.

Elle espère ainsi, à la lumière de la plateforme revendicative et des cahiers de charges de la société que des investissements sérieux seront faits et des moyens matériels conséquents seront mis à la disposition des agents pour leur permettre de nous fournir des services de bonne qualité à des prix acceptables.

Néanmoins, conscient que seul un dialogue franc et sincère au cours duquel chaque partie fait des concessions est la voie royale pour toute sortie de crise, L’ABCE souhaite que les différents protagonistes privilégient l’arme du dialogue afin de préserver les intérêts de toutes les parties que sont les travailleurs, l’employeur et surtout les consommateurs qui paient déjà un lourd tribut du fait de la suspension du service et la baisse de la qualité.

En sus, l’activité économique est sérieusement ébranlée car le fonctionnement de certaines entreprises est largement tributaire de la connexion à internet. Cela engendre bien évidemment des conséquences fâcheuses qui auraient pu être évitées si tous les acteurs étaient disposés pour le dialogue.

Elle invite, par ailleurs, l’ONATEL SA à prendre toutes les mesures idoines en vue de la réparation des préjudices subis par les consommateurs du fait de cette grève. En effet, il n’est de doute que des consommateurs étaient dans l’impossibilité matérielle d’avoir accès à internet, d’émettre et de recevoir des appels et des sms dans certaines localités du pays.

Pourtant, un délai leur est imparti pour utiliser les crédits notamment en ce qui concerne le crédit pour la connexion internet et les bonus de recharge qui sont écrasés après l’expiration de ce délai. Elle demande alors à l’ONATEL SA de prolonger systématiquement les délais de validité des crédits (internet, appels, sms, bonus de recharge) et de rappeler les crédits qui ont ainsi été biffés.

Elle se réserve aussi, dans les jours à venir, le droit d’entreprendre toute action pour rétablir les consommateurs dans leurs droits.

Pour le bureau exécutif
Le président

Médis publics: le SYNATIC en grève de 72 h à compter de ce jour

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L'exécutif du SYNATIC

Le Syndicat national autonome des travailleurs des médias publics a entamé ce jour, 3 octobre 2016 sur toute l’étendue du territoire, une grève de 72 h, en vue d’exiger l’amélioration des conditions de vie et de travail du personnel de l’information et de la communication.

L'exécutif du SYNATIC
L’exécutif du SYNATIC

Au nombre des activités prévues, une marche du ministère de la Communication en direction de la primature. Les femmes en premières lignes, munies de casseroles vides, donneront le ton, à l’aide de spatules.

Au deuxième jour du mouvement, les hommes de médias observeront le piquet de grève dans la cour de la télévision du Burkina et au troisième, dans les locaux des Editions Sidwaya.

Le syndicat revendique, entre autres, l’amélioration des conditions de vie et de travail du personnel des médias publics du SIG et des DCPM, l’application des textes adoptés sous la transition, l’harmonisation et la revue à la hausse du montant de l’indemnité de code vestimentaire, la reconstitution de carrières des agents de la Communication et de la Culture et l’’arrêt des intimidations et des pressions de tout genre sur les journalistes dans le traitement de l’information dans le strict respect des règles d’éthique et de déontologie.

Anderson Koné
Burkina Demain