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Côte d’Ivoire: le FPI lance une campagne contre le référendum constitutionnel

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L’opposition ivoirienne a lancé, le samedi 17 septembre 2016, sa campagne contre le référendum constitutionnel. L’Alliance des forces démocratiques (AFD) – dont est membre le Front populaire ivoirien (FPI), a débuté sa série de meetings dans la capitale économique à Port-Bouët.
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Devant un millier de sympathisants, Pascal Affi N’Guessan, le président du FPI, a sonné l’heure de la mobilisation contre une nouvelle constitution. « Il faut que demain nous puissions dire à Ouattara que trop c’est trop, que nous en avons marre de sa politique et la réforme constitutionnelle est l’occasion pour le peuple ivoirien de se mettre debout. Il faut que l’on contraigne Ouattara à mettre fin à sa procédure et le temps est arrivé ! »

D’autres leaders ont pourfendu l’idée même d’une nouvelle Constitution. A les entendre, il faut d’abord des écoles, des logements… La Constitution, ce n’est pas la priorité du moment, selon eux. Ils demandent en outre un long débat avec toutes les forces vives de la nation, et cela ça prend du temps arguent-ils.

A la tête d’un parti divisé qu’il ne parvient pas à réunifier, Pascal Affi N’Guessan espère à l’occasion des prochaines consultations peser plus lourd que lors de la présidentielle. Il avait alors recueilli 9% des voix. Pour l’instant son opposition à une nouvelle constitution n’est que de principe et reste formelle. Le projet de nouveau texte, dont la rédaction a été confiée avant l’été à un comité d’experts, n’a toujours pas été dévoilé. Le référendum est prévu pour dans un mois et demi, en octobre prochain.

Mathias Lompo
Burkina Demain

Roch Marc Christian Kaboré participera à la 71e Assemblée générale de l’ONU

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Le président du Faso, Roch Marc Christian Kabore, déclinera la position de notre pays sur les préoccupations internationales de l'heure

Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, participera du 18 au 23 septembre 2016 à New York aux Etats-Unis d’Amérique, à la 71e Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies (ONU). C’est l’objet du présent communiqué de la Direction de la communication de la présidence du Faso.

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kabore, déclinera la position de notre pays sur les préoccupations internationales de l'heure
Le président du Faso, Roch Marc Christian Kabore, déclinera la position de notre pays sur les préoccupations internationales de l’heure

« Le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, se rendra à New York aux Etats-Unis d’Amérique, du 18 au 23 septembre 2016 pour prendre part à la 71e Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies (ONU) qui se tient sous le thème : « Les objectifs du développement durable, une impulsion universelle pour transformer notre monde ». A cette occasion, le Président Roch Marc Christian KABORE déclinera au cours du débat général, la position du Burkina Faso sur l’ensemble des préoccupations de l’heure.
Il participera à plusieurs rencontres de haut niveaux dont entre autres celle portant sur la gestion des déplacements massifs de réfugiés et de migrants, et présidera celle portant sur « l’autonomisation des femmes et dividende démographique au Sahel ».
Le Président Roch Marc Christian KABORE prendra également part au 2e Forum des affaires USA-Afrique présidé par le Président Barack OBAMA et à celui relatif au leadership africain au cours duquel il lui sera décerné le Prix « Médaille d’honneur du leadership africain pour la paix et le développement ».
En marge des travaux de la 71e Assemblée générale de l’ONU, le Président Roch Marc Christian KABORE aura des entretiens avec le Secrétaire Général des Nations unies et de hautes personnalités du monde, des rencontres avec des partenaires bilatéraux et multilatéraux du Burkina Faso ainsi qu’une causerie avec les fonctionnaires internationaux burkinabè résidant aux Etats-Unis. »

La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Arrondissement 11 de Ouaga : Le maire Ibrahim Maré s’engage avec les conseillers à relever les défis

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A la cérémonie d'installation du maire et du conseil municipal de l'arrondissement 11 ce 17 septembre 2016

Devant les officiels et les populations mobilisées en grand nombre, le maire de l’arrondissement 11 de Ouagadougou, Ibrahim Maré, et les 26 autres membres du conseil municipal dudit arrondissement se sont engagés à donner le meilleur d’eux-mêmes pour répondre aux aspirations populaires. C’était ce samedi 17 septembre 2016 au cours de la cérémonie de leur installation officielle patronnée par le haut-commissaire du Kadiogo et parrainée par le Poé Naba.

A la cérémonie d'installation du maire et du conseil municipal de l'arrondissement 11 ce 17 septembre 2016
A la cérémonie d’installation du maire et du conseil municipal de l’arrondissement 11 ce 17 septembre 2016

«Le maire de terrain que je veux être sera également et avant tout un maire pragmatique. Nous n’avons pas la prétention d’être les meilleurs, mais nous nous engageons à donner le meilleur de nous-mêmes pour relever les défis et répondre aux aspirations de nos populations». Ce sont là des propos tenus par le maire de l’arrondissement 11 de Ouagadougou, Ibrahim Maré, à son installation ce samedi 17 septembre 2016.
Et d’ajouter : «Du haut de cette tribune, et prenant à témoin cette auguste assemblée, j’ouvre mon cœur et je tends la main à toutes les sensibilités politiques, associatives, sociales, religieuses et coutumières soucieuses du développement de notre arrondissement pour que nous nous engageons ensemble pour le progrès et le bonheur de nos concitoyens. (…) Nous avons le devoir de prouver à nos populations qu’elles ont fait le choix d’une équipe compétente et dévouée au service de l’intérêt général».

Les conseils du parrain au maire et au conseil

Le parrain, le Poé Naba a également exhorté Ibrahim Maré à être un maire de tous les citoyens de l’arrondissement 11. «Je souhaite non seulement que les actions du conseil municipal soient de nature à renforcer la cohésion sociale, à cultiver la paix et la solidarité entre les différents acteurs mais aussi que le maire soit disponible et disposé à écouter tout le monde, quel que soit leur bord politique, car il n’est pas le maire d’un parti politique mais celui de tout l’arrondissement. Cela permettrait à tout citoyen d’exercer son droit à la participation de la gestion locale de la chose publique qui est un principe cardinal de la décentralisation», a indiqué le ministre du Mogho Naba.

De nombreuses préoccupations pressantes

Un peu plus tôt les représentants des anciens, des femmes et des jeunes se sont succédé à la tribune pour exprimer leur soutien au conseil municipal, et lui souhaiter plein succès.
Naturellement, ces représentants ont également exprimé des préoccupations qu’ils souhaitent voir prendre en charge par le nouvel exécutif municipal. Les préoccupations soulevées sont relatives à l’éducation, à la santé, à l’accès à l’électricité et à l’eau potable, à l’enclavement, au chômage, à l’absence d’infrastructures marchandes et sportives.
A en croire le maire Maré, toutes ces préoccupations pressantes seront prises en compte dans le plan communal de développement de l’arrondissement 11 en cours d’élaboration.

Arrondissement 11 et son conseil municipal

La création de l’arrondissement 11 date du 22 décembre 2009. Il est limité au nord par l’arrondissement 10, à l’est par les communes rurales de Saaba et Koubri, au sud par l’arrondissement 12 et à l’ouest par l’arrondissement 5. L’arrondissement compte 300 000 habitants et s’étend sur une superficie de 40 471 km2.
Le conseil municipal qui vient d’être installé est fort de 27 membres, comprenant des conseillers UPC, MPP et CDP.

Martin Philippe
Burkina Demain

An I putsch manqué: un conseiller de Salif Diallo retrace de grands moments de la résistance populaire

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Antoine Zong-Naba, conseiller du président de l'Assemblée nationale, Salif Diallo

« Pour moi rien ne peut contrer la volonté, la détermination et la soif de liberté d’un peuple .Aucune arme, aucun canon ne peut stopper un peuple qui a soif de liberté, et aucune quête de liberté ne se fait sans sacrifice ». Voici planté le décor de cet entretien que nous avons eu avec un des héros de l’appel à la résistance contre le putsch du 16 septembre 2015, le jeune juriste Antoine Zong-Naba, conseiller du président de l’Assemblée nationale, Salif Diallo.

Antoine Zong-Naba, conseiller du président de l'Assemblée nationale, Salif Diallo
Antoine Zong-Naba, conseiller du président de l’Assemblée nationale, Salif Diallo

Joachim Batao ( J B) Présentez-vous à nos lecteurs ?

Antoine ZONG-NABA (A Z ): Brièvement, je m’appelle Antoine ZONG-NABA, je suis juriste en droit international et j’exerce en tant que consultant en conseil et stratégie d’entreprise. Je suis co-fondateur avec une amie d’un cabinet en communication et conseils en stratégie d’entreprise.

J B: Qu’est ce qui a motivé votre retour au pays après vos études en Suisse ?

A Z: Bah, il est tout à fait indiqué qu’après mes études, je rentre chez moi, me battre pour me frayer aussi un chemin. On part tous à l’extérieur pour étudier ou travailler mais le but final, c’est le retour au pays natal, seulement on n’a pas tous les mêmes agendas. Après mes études, j’ai cherché à avoir quelques expériences sur place. Par exemple, j’ai travaillé avec l’un des plus grands écrivains suisses, Alexandre Jollien. Avec lui, on a beaucoup voyagé, passé dans des émissions télés ou rencontrer de célèbres personnalités. Ensuite j’ai travaillé comme consultant junior dans un grand cabinet de consulting, Promind Consulting à Lausane. Puis, j’ai fait une immersion professionnelle de 8 mois à Washington. Pour ma part, ces petites expériences me permettaient de capitaliser ces acquis en valeur ajoutée dans mon pays.

J B : Comment vous êtes-vous retrouvé dans la lutte contre le coup d’Etat orchestré par Gilbert Diendiére ?

A Z: (Soupire). Disons, comme tout Burkinabè, on a tous été stupéfait quand dans l’après-midi du 15 septembre, on a appris que le RSP a séquestré les membres du gouvernement de la transition en plein conseil de ministres. Nous étions loin de penser que la situation était plus grave que les autres fois. Personnellement, je me suis dis comme c’était probablement ce conseil de ministres qui devait décider du sort du RSP, il s’agissait juste d’une revendication corporatiste. Au fil des heures, on s’est rendu compte qu’il s’agissait bel et bien d’un coup de force. J’étais abattu, complètement anéanti…
Avant de rentrer, mes patrons m’avaient déjà déconseillé de rentrer définitivement au regard des crises précaires en Afrique vu que nous étions entrain de sortir d’une transition politique qui n’a pas été facile sur le plan politico, socio-économique. Je répondais avec fierté que ce qui se passait dans les autres pays ne pouvaient jamais arriver à notre pays parce que je connaissais les valeurs patriotiques des Burkinabè. Cette situation est venue comme pour assassiner un espoir. J’avoue que je n’ai pas fermé l’œil une seule minute toute la nuit du 15 septembre.

Le matin du 16 Septembre, avec mon grand frère, nous appelions quelques amis pour répondre à l’appel de se rendre à la place de la révolution pour résister. La place de la révolution était imprenable, barricadée par les chars et pick up du RSP. Face à cette situation, mon cœur s’est déchiré encore plus. Que faire ? Certains disaient qu’il fallait retourner dans nos domiciles avec l’espoir que la communauté internationale condamne fermement le coup de force. C’est à cet instant que j’ai disparu cherchant voies de trouver un groupe pour monter notre mouvement de résistance.
Il y’avait des tentatives de rassemblement devant la cour du Moogho-Naaba mais qui était dispersé par le RSP… Toute la journée, nous avons mené des affrontements avec le RSP dans les quartiers environnants.

La nuit, je suis rentré à la maison pour me reposer à cause du couvre feu. Dès que je suis rentré, je n’ai même pas eu le temps de prendre une douche que mon téléphone a sonné. C’est un sms d’un membre de ma famille qui avait quelques entrées dans le milieu. Le sms me disait de disparaître immédiatement de la maison et trouver un autre lieu, car j’étais recherché. Il me dit débrouille-toi mais sauf la maison.

J B: Quel a été ton premier sentiment en recevant de tel message ?

A Z: Je ne pouvais jamais imaginer qu’un jour je me retrouverais dans une telle situation. J’étais devenu comme un fugitif, tenaillé par une angoisse extrême. J’avais l’impression que mes jours étaient comptés. Avec l’aide de mon grand frère, je me suis déguisé légèrement en empruntant quelques sentiers pour rejoindre le domicile d’un ami. J’ai passé la nuit chez cet ami et à 5h du matin je suis sorti rejoindre les camarades sur le pont menant à Larlé.

J B: Tu n’avais pas peur de tomber ?

A Z: Hum…(avec une gorge presque nouée) vous savez, je ne savais plus ce que je faisais en réalité… Je n’avais même pas réalisé que j’avais même mis tous mes proches en danger. Je n’avais peur de rien. Vous savez face à l’adversité extrême vous opposez une résistance naturelle qui va au delà de la peur… Je ne pensais plus ni passé, ni futur, je vivais l’instant présent. Vous avez certainement vu dans une de mes vidéos, je disais que ma vie n’est pas plus précieuse que celles qui sont dehors. Pourquoi ces jeunes sont dans la rue entrain de se battre et moi je vais me refugier à la maison attendant la fin pour sortir crier victoire. Je salue le courage de la population, car chacun dans son lieu respectif a joué un rôle capital pour faire échec à cette forfaiture.

Pour moi rien ne peut contrer la volonté, la détermination et la soif de liberté d’un peuple .Aucune arme, aucun canon ne peut stopper un peuple qui a soif de sa liberté, et aucune quête de liberté ne se fait sans sacrifice. Je me disais que c’est au prix du sang de certains d’entre nous que nous serons libres .Sankara a toujours été et restera un modèle pour les Africains, il a versé son sang parce qu’il croyait en un idéal, son peuple est devenu un peuple modèle pour l’Afrique. Que les idéaux de Sankara nous portent plus que jamais vers la victoire de la liberté sur l’oppression et la tyrannie. Dans mon cœur, je répétais que notre victoire dans ce qui se passe actuellement sera une leçon aux dictateurs et militaires putschistes. Ils comprendront qu’on n’opprime pas un peuple sous prétexte qu’on a l’armée. Je me disais aussi si on abandonnait, beaucoup d’autres feront pareil, le sang de nos martyrs ne doit pas être versé pour rien.
Pendant l’insurrections des 30 et 31 octobre 2014, je n’étais pas au pays, je regrettais tellement de n’avoir pas vécu sur place cette page historique. Je ne pensais pas que j’allais vivre une autre beaucoup plus rocambolesque.

Au pont Kadiogo donc, avec une dizaine de jeunes, nous nous sommes répartis les positions. Notre position était celle du pont juste après la messe des officiers menant à Larlé jusqu’à la cité an3… C’était des positions hautement stratégiques. En tenant les différents ponts dans ces quartiers, nous empêchions ainsi les déplacements du RSP dans les quartiers Nord de la ville. La situation n’a pas été du tout facile dans cette zone. Pour preuve, deux enfants sont tombés sous nos yeux. Un en face du mur du quartier des officiers collé au lycée Marien N’Gouabi et un autre vers le Rond point du 2 Octobre. J’ai fais une semaine dehors sans pouvoir rentrer chez moi.

J B: Quel souvenir vous anime aujourd’hui ?

A Z: Je le revis comme si c’était hier… C’est une période triste et sombre de l’histoire de notre pays… Mais cette épreuve a donné naissance aux plus beaux actes d’héroïsme de la vaillante jeunesse de notre peuple et qui a permis la libération totale et définitive du pays de l’ordre ancien chassé du pouvoir les 30 et 31 octobre 2014. Ce coup a donné l’occasion de terminer le processus de l’insurrection en coupant la tête de l’organe névralgique du pouvoir Compaoré qui était le RSP.

J B : Votre particularité dans cette résistance était le fait que vous postiez des vidéos régulièrement, on vous a même vu et entendu sur des medias internationaux, pourquoi cela ?

A Z: Avez vous remarqué qu’à chaque coup d’Etat, le premier reflexe des putschistes, c’est contrôler les médias publics ou souvent même privés ? Les spécialistes en guerre disent que l’art de la guerre à toujours été tributaire de la capacité des armées à communiquer. Elle requiert la maitrise des réseaux de communication. Il se trouve que nous avons de nos jours un canal extrêmement puissant, plus puissant même que la télé et la radio. Il s’agit des réseaux sociaux particulièrement Facebook qui est très utilisé au Burkina et aussi dans le monde.
Justement, grâce à facebook les vidéos que j’ai publiées ont été vues par des milliers de personnes en quelques minutes et partout dans le monde. C’est ainsi que j’ai été contacté par France24, TV5, CNN et même une radio-télé chinoise… (rire)

J B : Vous pouvez-donc être considéré comme un héros de cette résistance ?

A Z: Non pas du tout. Je vous ai dit que les vrais héros sont nos martyrs. Ce sont les veuves, les orphelins, les familles qui continuent aujourd’hui de pleurer la mort de leurs proches. Les héros, c’est toute la jeunesse burkinabè de l’intérieur comme de l’extérieur, c’est toute la population du Burkina. Chacun a payé un prix pendant ces épreuves. Nous, on l’a fait vraiment parce qu’on aime notre pays et qu’on ne voulait pas voir l’avenir de notre cher patrie sombrer. Car un coup d’Etat dans un pays c’est mettre en retard le pays de 50 à 100 ans. Et cela allait être vraiment dramatique pour l’avenir de la jeunesse de notre nation.

J B: Parlant justement des martyrs, pensez- vous que justice sera faite un jour pour vos camarades tombés sur le champ de bataille ?

A Z: J’ose croire aux hommes et aux femmes qui animent la justice de notre pays. On parle de l’indépendance de la justice, il me semble bien que les autorités ne peuvent s’immiscer dans les procédures judiciaires comme au temps du régime Compaoré. Quand on parle de justice aujourd’hui, on ne peut accuser ni le Président Roch Marc Christian Kabore, ni le ministre de la justice, la balle est dans le camp des juges. Il leur revient de travailler sérieusement pour rétablir la confiance du peuple en cette institution. De toute façon le procureur du Faso l’a signifié avant-hier. Ce dossier sera jugé avant la fin de l’année. Je suis confiant.

J B : Que pensez-vous des libérations provisoires constatées ces derniers temps ?

A Z: Vous savez la justice à ses paramètres et il n’est pas donné à tout le monde de comprendre. Libération provisoire ne veut pas dire que la personne est acquittée et qu’elle ne sera pas jugée. Loin de là.

J B: Certains disent que vous avez été récompensé ou achetez par Salif Diallo qui est aujourd’hui votre mentor.

A Z: Hoo vous savez, on ne peut pas empêcher les gens de dire ce qu’ils pensent. Mon engagement en faveur de ce parti date du moment de la démission de Salif et de Roch du CDP. Leur rupture avec ce parti était pour moi le début d’un changement. Et qu’enfin tous ceux qui ont lutté pendant des années pour qu’il y ait un vrai changement au Burkina Faso, l’heure venait de sonner. C’était le moment de se retrouver et de constituer une chaine pour faire bouger les choses. Avant le coup d’Etat , j’étais militant actif du MPP et par ailleurs, membre du bureau de la section de Suisse. Je suis entré en politique pour un idéal. Mon militantisme ne date pas d’aujourd’hui pour ceux qui me connaissent. Je suis social démocrate dans l’âme.
J’affirme que je suis membre fondateur du syndicat des élèves appelé AESO (association des élèves scolaires de Ouagadougou). Les gens de ma génération savent que durant les évènements de l’assassinat de Norbert Zongo, combien certains camarades et moi, avons mené la lutte pour que justice soit faite sur ce crime. Ce fut des moments difficiles et âpres en lutte. Certains promotionnaires de mon lycée m’avaient même surnommé AESO. Si aujourd’hui, je suis conseiller du président de l’assemblée nationale, ce n’est pas parce que nous avons mené le combat contre la bande de Diendéré et que Salif Diallo a voulu me corrompre ou me faire taire vu mon engagement politique par ce poste comme le disent certaines personnes sur les réseaux sociaux.

J B: Mais on dit que vous êtes très proche de lui ?

Ca veut dire quoi être très proche de lui ? Contrairement à ce que vous pouvez imaginer, c’est un homme extrêmement simple, qui aime les relations humaines. Il sait motiver, et n’hésite pas à mettre les gens à l’épreuve. Je crois que de par sa longue expérience il arrive facilement à détecter assez rapidement le vrai du faux. Il faut juste être sérieux et il n’y a aucun problème à s’entendre avec lui. Je suis fier effectivement de mériter sa confiance, pas seulement lui mais aussi celle de la famille politique MPP.

Propos recueilli par
Joachim Batao
Mathias Lompo

Me Alexandre Varaut, avocat de Djibrill Bassolé : ‘«La justice du Burkina ne fait pas ce qui devrait être fait»

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Me Alexandre Varaut n'est pas du tout satisfait du traitement du dossier de son client Djibrill Bassolé

Dans une interview accordée le 15 septembre à France 24, Me Varaut indique que le Burkina a signé des conventions qui l’obligent à respecter les règles de droit relatives au respect des droits de l’Homme.

Me Alexandre Varaut n'est pas du tout satisfait du traitement du dossier de son client Djibrill Bassolé
Me Alexandre Varaut n’est pas du tout satisfait du traitement du dossier de son client Djibrill Bassolé

Il y a des problèmes sans arrêt, aucune règle n’est respectée en ce qui concerne notre client, a précisé Me Varaut lors de son interview accordée à France 24. Pour exemple il parle d’une demande de liberté provisoire que les avocats de Bassolé ont déposée depuis le 1er aout mais qui n’a toujours pas reçu de réponse. Le délai normale de réponse d’une telle demande ne doit pas dépasser plus d’un mois et demi ajout -il. Le défenseur de Bassole cite également de vices de procédures qu’ils ont constatées lors dans la détention de leur client. «Nous respectons la justice mais la justice du Burkina actuellement ne se respecte pas», regrette-t-il.

Résumé de Moussa Sareba
OMEGABF.NET du 16 septembre 2016

Putsch manqué: le colonel Sidi Paré en liberté provisoire

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L’ancien ministre en charge de la Sécurité sous la transition, le Colonel Sidi Paré, a été mis en liberté provisoire, le 16 septembre 2016 à Ouagadougou, jour de la commémoration du premier anniversaire du coup d’état manqué.
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Arrêté le 7 octobre 2015 par la gendarmerie nationale dans l’affaire du putsch manqué du 16 septembre de l’ex-régiment de sécurité présidentielle (RSP), Sidi Paré avait été soupçonné de complicité dans le putsch manqué. Et ses avoirs avaient été gelés.

Le Colonel Sidi Paré, ancien chef de corps de l’ex-régiment de sécurité présidentielle (RSP) avait été démis du gouvernement et remplacé par Alain Jean-Claude Zagré, alors qu’il avait lui-même remplacé le colonel Auguste Denise Barry.

A noter que Luc Adolphe Tiao, ancien premier ministre du dernier gouvernement Compaoré, a été mis sous mandat de dépôt le même jour. Il a été emprisonné à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou.

Anderson Koné
Burkina Demain

GUIDEB : les responsables satisfaits du bilan des activités annuelles

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L’association guide universel d’initiatives pour le développement des élèves du Burkina (GUIDEB) a procédé à la clôture de ses activités de l’année scolaire écoulée, ce vendredi 16 septembre 2016 à Ouagadougou. Durant cette cérémonie, les responsables de l’association ont déroulé le bilan financier et des activités entreprises pendant l’année scolaire 2015/2016.
presidium

Selon Sinibasba Kiendrébéogo, président du GUIDEB, l’association a pu mener plusieurs activités pendant l’année scolaire écoulée. Ces activités portent essentiellement sur la sensibilisation : la sensibilisation des élèves sur le civisme en milieu scolaire ; le respect des couleurs nationales, la sensibilisation sur les méfaits de la consommation des stupéfiants en milieu scolaire ; le respect du personnel enseignant, sur la salubrité, la sensibilisation contre la violence faite aux filles et l’ accompagnement les élèves pour une réussite à l’école.

Le bilan des activités jugé positif

Le président a laissé entendre que les activités ont été exécutées à près de 75% et leur impact est vraiment sensible sur le terrain. Donc, « le bilan est très positif ».
participants
Edouard Sawadogo, proviseur du lycée Marien N’ gouabi, a dit que le GUIDEB a eu un impact positif au sein de son établissement. Ce qui a valu son soutien sans faille à l’association. Car, l’association accompagne les élèves surtout ceux qui sont en classe d’examens à réussir leurs examens. Et d’ajouter que ce sont surtout ceux encadrés par le GUIDEB qui réussissent le plus.

Un bilan financier négatif

Les caisses sont vides.Il n’y a pas vraiment un accompagnent. Seules les cotisations spontanées permettent d’exécuter les activités, a signalé S. Kiendrébéogo qui a lancé un appel à tous pour les accompagner financièrement et techniquement.

Quelles perspectives pour le GUIDEB ?

Continuer les mêmes luttes tout en mettant l’accent sur le respect des enseignants. L’élève devrait considérer l’enseignant comme quelqu’un qui est ‘‘tout pour lui’’, a insisté le président. Il a poursuivi en disant que l’association procédera à l’installation de ses membres dans les autres établissements scolaires. Cela va contribuer grandement au civisme dans le monde scolaire.

Mathias Lompo
Joachim Batao

Vente de carburants toxiques en Afrique : « Les autorités burkinabè doivent prendre leurs responsabilités »

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La pollution de l'air, source de nombreuses maladies respiratoires, est l'une des conséquences de la vente des carburants toxiques sur le continent

Ceci est une réaction de l’association des Journalistes et Communicateurs pour les Energies et le Développement Durable (JED) à l’accablant rapport de l’ONG suisse Public Eye sur les carburants toxiques vendus en Afrique avec des conséquences sanitaires dramatiques. Lisez plutôt !

La JED réaffirme son engagement pour l'accès des populations aux énergies propres, porteuses de progrès et de bien-être humain
La JED réaffirme son engagement pour l’accès des populations aux énergies propres, porteuses de progrès et de bien-être humain

«Communiqué de presse sur la vente des carburants toxiques en Afrique
Vente de carburants toxiques en Afrique : Les autorités burkinabè doivent prendre leurs responsabilités
C’est avec consternation que notre association, Journalistes et communicateurs pour les Energies et le Développement durable (JED), a appris, le jeudi 15 septembre 2016, les résultats du rapport d’enquête de l’ONG suisse Public Eye sur les carburants toxiques vendus dans les pays africains, notamment dans huit pays : Angola, Bénin, Congo, Ghana, Côte d’Ivoire, Mali, Sénégal et Zambie.
Intitulé « Dirty Diesel », ce rapport révèle que des sociétés suisses dont Vitol, Trafigura et Addax & Oryx ou Vivo Energy « profitent » de la faiblesse des normes africaines pour y vendre des carburants de mauvaise qualité et « réaliser des profits au détriment de la santé de la population africaine ».
Il ressort notamment que sur les 40 échantillons de carburants prélevés par les auteurs du rapport dans les huit pays d’Afrique étudiés, aucun ne pourrait être commercialisé en Europe car ces carburants ont des teneurs en soufre entre 200 et 1000 fois supérieurs aux normes sanitaires européennes. Avec évidemment des conséquences désastreuses sur la santé publique car, si rien n’est fait, plus de 30 000 personnes pourraient mourir prématurément de pollution atmosphérique sur le continent africain d’ici 2030. Si l’on s’en tient à la conclusion d’une autre étude menée par l’ICCT, une ONG spécialisée dans la promotion des véhicules propres.

Faits suffisamment graves

Les faits sont suffisamment graves. Depuis sa création le 23 novembre 2013, la JED s’est résolument engagée dans le plaidoyer pour l’accès des populations burkinabè et africaines aux énergies propres et facteurs de santé, de productivité, de progrès socioéconomique, de bien-être humain. C’est pourquoi, elle condamne avec la dernière énergie ces pratiques assassines qui entraînent des tueries de masse au sein des populations innocentes. La JED appelle les gouvernements africains, à commencer par le nôtre, à prendre leurs responsabilités à travers la prise de mesures énergiques et idoines pour mettre un terme à ces drames humains sur notre continent.

Aucun effort ne devrait être menagé

Il est vrai que le Burkina Faso n’a pas été touché par la présente enquête mais il reste concerné au plus haut point ce d’autant plus qu’il est voisin des quatre pays étudiés, à savoir la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Bénin et le Mali. Si la Côte d’ivoire d’où le Burkina importe l’essentiel de ses carburants est fortement touchée, la situation pourrait bien être pire au Faso.
C’est pourquoi, nous pensons qu’aucun effort ne devrait donc être ménagé par les autorités compétentes du Burkina, en l’occurrence pour les ministères du commerce et de l’énergie, pour tirer les choses au clair et assainir l’environnement énergétique du pays à travers de mesures contraignantes en matière de carburants vendus sur le territoire national.

Relever ensemble le défi !

Du reste, nous exhortons les populations, les associations de consommateurs à la vigilance pour en finir avec ce phénomène criminel dans un contexte de porosité des frontières.
Ensemble, relevons le défi !
Par sa part, la JED réaffirme ici son engagement à toujours œuvrer via l’information et la communication à l’accès de tous aux services énergétiques propres et durables.
Notre cheval de bataille reste donc l’information, la sensibilisation, la formation et le plaidoyer sur les questions énergétiques et environnementales».

Ouagadougou, le 16 septembre 2016

Grégoire B. Bazié,
Président des Journalistes et Communicateurs pour les Energies et le Développement Durable (JED)

Insurrection populaire: Luc Adolphe Tiao placé sous mandat dépôt

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L’ancien premier ministre du dernier gouvernement du régime Compaoré, Luc Adolphe Tiao, a été placé sous mandat dépôt à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO), a annoncé le procureur près la Haute Cour de Justice, Armand Ouédraogo, ce 16 septembre 2016. tiao

Il lui est reproché d’avoir signé une réquisition autorisant les forces de défense et de sécurité l’usage de la force en cas de troubles à l’ordre public lors de cette période tendue.

A noter que l’ancien chef du gouvernement s’était exilé en Côte d’Ivoire au lendemain de l’insurrection populaire d’octobre 2014 d’où il est rentré récemment pour répondre des accusations qui pèsent sur lui.

Comme certains membres de son gouvernement, il a été entendu le mardi 13 septembre par les enquêteurs à qui il a donné sa version des faits sur le déroulement du dernier Conseil des ministres de l’ère Compaoré.

Anderson Koné
Burkina Demain

Accident de circulation: une femme enceinte et sa fillette tuées à Mogtédo

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Une femme en grossesse et sa fillette, âge de 3 à 4 ans, ont été percutées mortellement par un automobiliste, le 15 septembre 2015 à Mogtédo, localité située à 85 km de Ouagadougou, nous a appris l’Agence de l’information du Burkina (AIB).
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L’accident a eu lieu sur le pont à la sortie Ouest de Mogtédo, aux environs de 16 h. Le corps projeté dans l’eau a été emporté par le fort courant. Et c’est finalement ce vendredi, en milieu de journée, que son corps a été retrouvé, a rapporté l’AIB, sur la foi de sources sécuritaires.

Mathias Lompo
Burkina Demain