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RD Congo: une manifestation de l’opposition vire au cauchemar avec 17 morts

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Des heurts sanglants ont opposé, ce lundi 19 septembre 2016 à Ouagadougou, de jeunes manifestants de l’opposition à la police anti-émeute à Kinshasa avant une manifestation hostile au président congolais Joseph Kabila. Le dernier bilan fait état de 17 morts selon le ministère de l’Intérieur congolais – dont 14 civils et 3 policiers –
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Par contre, l’opposition, qui parle de «plus de 50» morts, a déclaré dans un communiqué vouloir «amplifier la mobilisation» contre le président de la RDC, en poste depuis 2001. La manifestation prévue n’a pas eu lieu.

Les policiers dispersaient à coup de grenades lacrymogènes plusieurs centaines de personnes qui leur lançaient des pierres et tentaient d’avancer vers le Palais du Peuple (Parlement), selon des journalistes sur place. Un peu plus tôt, sur une grande artère du centre de la capitale de la République démocratique du Congo, des affrontements similaires avaient mis aux prises les forces de l’ordre et quelques dizaines de manifestants lançant en français ou en lingala des «Kabila akende !» et «Kabila dégage !»

Au milieu des effluves roses des gaz tirés par les forces de l’ordre, émergeaient des drapeaux blanc et bleu de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le parti d’Étienne Tshisekedi, figure historique de l’opposition congolaise. Avant les affrontements, des journalistes ont vu un minibus et une voiture incendiés à Limete, le quartier du siège de l’UDPS, dans le centre-ouest de Kinshasa.

A l’échangeur de Limete, point de départ de la manifestation censée commencer à 13 heures (14 heures à Paris), des manifestants ont mis le feu à une affiche montrant un portrait géant du président appelant au «dialogue» pour surmonter la crise politique que traverse le pays depuis sa réélection contestée en novembre 2011.

Sur le boulevard Lumumba, la grande artère de Limete, plusieurs pneus ont été incendiés sur la chaussée en divers endroits et des jeunes filtraient les rares voitures qui circulaient, ne laissant passer que les journalistes. De source diplomatique, on signalait aussi des échauffourées plus au sud en «divers endroits» sur la route menant à l’aéroport.

Réuni autour de M. Tshisekedi, un «Rassemblement» des principaux partis d’opposition a appelé à manifester lundi dans tout le Congo pour signifier à M. Kabila son «préavis», trois mois avant l’expiration de son mandat, le 20 décembre, et exiger la convocation de la présidentielle censée avoir lieu avant cette date.

Anderson Koné
Burkina Demain

71e AG de l’ONU : Booster le processus de ratification de l’accord de Paris

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Les discussions sur le réchauffement climatique sera également au cœur de la présente Assemblée général

Devenue un enjeu majeur de l’agenda international, la lutte pour la réduction du réchauffement climatique sera au cœur des travaux de la soixante-onzième Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies (ONU) qui se déroulent à New York. Le clou de ces discussions climatiques mondiales interviendra sans doute ce mercredi 21 septembre 2016. En effet, ce séjour, pas moins d’une vingtaine d’Etats devraient annoncer leur ratification de l’accord de Paris.

Les discussions sur le réchauffement climatique sera également au cœur de la présente Assemblée général
Les discussions sur le réchauffement climatique sera également au cœur de la présente Assemblée général

Une fois de plus, New York va jouer un rôle capital dans la réalisation du défi que la communauté internationale, sous la houlette de Ban-ki-moon, s’est lancé de boucler en 2016 le processus de ratification de l’accord de Paris conclu le 12 décembre 2015. Accord destiné à limiter le réchauffement de la planète « bien en-deçà » de 2°C, voire à 1,5°C, par rapport au niveau pré- industriel.
Pour ce faire le secrétaire général de l’ONU bientôt en fin de mission a invité pour ce 21 septembre, en marge de la 71e Assemblée générale de l’Organisation, les parties prenantes dudit accord à une réunion pour le signer ou pour déposer les documents de ratification. Et une vingtaine d’Etat devraient déposer leurs documents de ratification. Parmi ces Etats attendus pour la ratification figure le Maroc qui accueille en novembre prochain à Marrakech la COP22.

Vers une cinquantaine de ratification

Si les Etats annoncés tiennent leurs promesses, l’on s’acheminera vers une cinquantaine de ratification à l’issue de la réunion du 21 septembre 2016. A ce jour il est fait état de 27 pays ayant ratifié l’accord contre 177 parties prenantes l’ayant signé.
Au nombre de ces Etats qui l’ont déjà ratifié, il y a de gros pollueurs comme la Chine et les Etats-Unis d’Amérique qui représentent à eux seuls près de 42% des émissions des gaz à effet de serre. Ces deux gros Etats ont ratifié l’accord le 3 septembre dernier, en marge des travaux du G20.
Une semaine plus tard, c’est un autre Etat pollueur à degré moindre qui le ratifiera le 12 septembre 2016. Il s’agit du Brésil de Michel Temer qui émet entre 10-12% des émissions de CO2. Et  les 27 Etats qui ont ratifié l’accord représentent à peu près 39% des émissions de CO2. Alors que l’accord n’entrera en vigueur qu’une fois ratifié par 55 pays responsables ensemble d’au moins 55 % des émissions de gaz à effet de serre. Autant dire qu’il y a encore des efforts à faire pour atteindre cet objectif.

Grégoire B. Bazié
Burkina Demain

AN I de la résistance contre le putsch : Marche-meeting de la CRPB à Koudougou

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Les marcheurs de la CRPB en partance pour le Haut-Commissariat ce 17 septembre 2016 à Koudougou

Née de la composante de la société civile et des partis politiques, la coordination provinciale de la résistance citoyenne du Boulkiemdé (CPRB) a organisé le samedi 17 septembre à Koudougou une marche-meeting en mémoire des victimes du coup d’Etat du Général Gilbert Diendéré et son Régiment de sécurité présidentielle (RSP). La CPRB a exigé par la même occasion justice pour les martyrs du putsch et de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014.

Les marcheurs de la CRPB  en partance pour le Haut-Commissariat ce 17 septembre 2016 à Koudougou
Les marcheurs de la CRPB en partance pour le Haut-Commissariat ce 17 septembre 2016 à Koudougou

A sa dernière conférence de presse, la Coalition contre la vie chère du Boulkiemdé (CCVC/Boulkiemdé) avait invité la population à une marche-meeting le 17 septembre dans le cadre de la commémoration de l’an 1 de la résistance contre le coup d’Etat perpétré par le Général Gilbert Diendéré et le RSP. Un appel qui a été entendu, en témoigne la tenue effective de ladite marche. Du théâtre populaire, les marcheurs ont emprunté la route menant au monument de feu Maurice Yaméogo avant de regagner le Haut-commissariat par la RN 14, où ils ont remis un message.
Une fois au Haut-commissariat, le président de la coordination provinciale de Résistance du Boulkiemdé, Kisito Dakio a tenu à mentionner le but de ladite marche-meeting. Pour la coordination, cette marche est avant tout un devoir de mémoire pour tous les martyrs tombés sous les balles assassines du RSP lors de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 et de la résistance contre le putsch du 16 septembre 2015.

«le peuple a soif de justice »

Pour le président Dakio, il s’agit là d’un devoir de mémoire pour tous ceux qui ont sacrifié leur temps pour venir à bout de Diendéré et son RSP. Il ajoute que la présente marche est une occasion pour interpeller les autorités afin que justice soit rendue, non seulement à ces martyrs mais aussi à leurs devanciers dont Thomas Sankara, Norbert Zongo et Dabo Boukari, car « le peuple a soif de justice », selon Kisito Dakio.
Par ailleurs, il a souligné que la marche visait à attirer l’attention des autorités sur les préoccupations pressantes des populations de Koudougou notamment les coupures intempestives d’électricité et d’eau, le manque de kits dans les formations sanitaires, la prolifération des établissements privés.

Amandine Sylvia Kankyono
Burkina Demain

Pourquoi encore le privilège d’un aide de camp et d’une sécurité de faction à Yacouba Isaac Zida?

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Voila un déserteur des forces armées qui coûte encore les yeux de la tête au contribuable burkinabè. Le lieutenant-colonel, Yacouba Isaac Zida, exilé volontaire au Canada, depuis la fin de la transition, continue de bénéficier de privilèges qu’on a du mal à comprendre. Alors que le président du Faso lui-même a ordonné des poursuites judiciaires contre sa personne pour désertion en temps de paix.
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En effet, l’on constate des militaires de faction au domicile de l’ancien président, 7 jours/7. Ce dimanche 18 septembre 2016 après midi, une équipe de la rédaction a rencontré un militaire en tenue civile qui s’est refusé à tout commentaire. Aux multiples questions, il a décroché son téléphone pour appeler sa hiérarchie, un certain adjudant-chef, pour savoir la conduite à tenir. Au bout de la communication, le soldat a réaffirmé qu’en tant que militaire, à son grade, il n’avait pas le droit de s’exprimer sur les raisons de sa présence. Mieux vaudrait se rendre à l’état major pour interroger les responsables de l’armée.

Autre chose et le plus intriguant, Yacouba Issac Zida et Michel Kafando, en leur qualité d’anciens chefs, ont baragouiné les textes pour s’octroyer des aides de camp. Ainsi donc, l’officier Pingdwendé Joachim Nana, a été reconduit aide de camp de Michel Kafando et le capitaine Abdel Aziz Boris Nadié celui de Yacouba Isaac Zida, en janvier dernier. Or, leur prédécesseur, Jean Baptiste Ouédraogo, également ancien président du Faso, n’est pas bénéficiaire d’une telle faveur.

Si on peut concéder à l’ancien président Kafando la jouissance d’une telle mesure de faveur, parce qu’il réside au Burkina Faso, il ne peut en être indéfiniment de même pour l’ancien chef d’Etat Zida qui s’est volontairement mis en marge de la République; cela depuis 7 mois. Surtout que cela génère des incidences financières dans un contexte d’austérité.

Le plus inquiétant, certaines langues prêtent à son aide de camp le capitaine Nadié le rôle d’entremetteur avec des organisations de la société civile. Si cela se confirmait, il ne faudrait pas être étonné d’apprendre que ce dernier retire le salaire mensuel du désormais général de division cumulé avec ses émoluments d’ancien chef d’Etat, en violation flagrante des textes en la matière.

A quand donc la fin de cet état d’exception? A quand effectivement « Plus rien ne sera comme avant »? En tout état de cause, tous les regards se tournent vers l’exécutif.

Anderson Koné
Burkina Demain

Niger: sept opposants proches de Hama Amadou libérés après 10 mois de prison

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Le député Sanda en chapeau

Sept opposants nigériens, proches de l’ancien président du Parlement Hama Amadou, ont été libérés de prison après dix mois de détention pour « attroupement armé et non armé », le dimanche 18 septembre 2016.

Le député Sanda en chapeau
Le député Sanda en chapeau

Seïni Moukaila, un membre du Mouvement démocratique nigérien (Moden), le parti de Hama Amadou a annoncé que les prévenus, dont l’ex-ministre de la Santé Soumana Sanda, sont libres.

Les sept opposants étaient écroués à la prison de Say, à une cinquantaine de kilomètre au sud de la capitale. Ils avaient été condamnés le 12 juillet dernier à douze mois de prison, dont dix ferme, par un tribunal de Niamey, pour attroupement armé et non armé.

Tous ont été arrêtés le 14 novembre 2015 à la suite de violents affrontements près de l’aéroport de Niamey entre forces de l’ordre et militants du Moden qui tentaient de s’y rendre pour accueillir Hama Amadou qui rentrait d’exil en France.
Très populaire dans la capitale, Soumana Sanda est le président de la section du Moden de Niamey. Ministre de la Santé de 2011 à 2013, il a été élu député lors des législatives de janvier dernier.

Hama Amadou, ex-président du Parlement, avait quitté le Niger fin août 2014 après l’autorisation par les députés de son audition par la justice dans l’affaire présumée de trafic international de bébés.

A son retour, le 14 novembre, il avait été arrêté dès sa descente d’avion et écroué au nord de Niamey. Quatre jours avant le second tour de la présidentielle du 20 mars, qui devait l’opposer au président Mahamadou Issoufou, l’opposant a été évacué vers la France pour des soins d’urgence.
Il n’est toujours pas rentré au Niger.

L’opposition avait dénoncé « une mascarade électorale » et avait appelé à boycotter le scrutin, remporté par le président Issoufou avec 92,51% des voix.
Le pouvoir a accusé l’opposition d’avoir boycotté le scrutin pour éviter une défaite.

Mathias Lompo
Burkina Demain

Me Hermann Yaméogo revient bientôt avec un livre dénonçant la dépendance de la justice militaire

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Voilà bientôt un an que le président de l’Union nationale pour la démocratie et le développement (UNDD), Me Hermann Yaméogo, est incarcéré à la Maison d’arrêt et de correction de l’armée (MACA), dans le cadre du putsch manqué du 16 septembre 2015. Mais l’homme ne chôme pas; il a mis à profit ce passage à vide pour écrire un ouvrage intitulé:  » La justice militaire: on supprime ou on supprime ». hermann

L’ouvrage, qui va paraitre très bientôt, sera publié ici à Ouagadougou. Il plaide pour l’élimination du tribunal militaire du paysage institutionnel du Burkina Faso pour faire place aux tribunaux de droits communs. De ses explications, le tribunal militaire souffre d’une triple dépendance. Il parle de la dépendance par rapport à l’exécutif, avec le ministre en charge de la Justice; l’armée, avec des juges qui dépendent de la hiérarchie militaire et de la pression de l’opinion, avec des Organisations de la société civile ( OSC) et des intellectuels.

Me Yaméogo dénonce aussi des anomalies structurelles qui font que le tribunal n’est pas apte à juger le dossier du putsch manqué. A l’en croire, il faut saisir le conseil des droits de l’homme et les autres instances de l’Organisation des Nations-Unies impliquées dans la surveillance des traités internationaux pour organiser des missions d’observation au Burkina Faso, comme ce fut le cas au Nigéria, au Tchad, au Gabon et au Cameroun. Son souhait qu’il n’y ait plus de tribunaux d’exception comme en France, en Belgique et en Espagne.

Cela étant, Hermann Yaméogo signale qu’il ne mène pas ce combat pour lui, mais pour les gens qui sont victimes de détention arbitraire. » Tout homme épris de justice, de liberté et de l’idéal de démocratie doit travailler pour que la justice militaire soit absorbée par les juridictions de droits communs », note-t-il.

A noter que Me Hermann Yaméogo n’est pas à son premier essai. Il a déjà publié un ouvrage » Repenser l’Etat africain: ses dimensions et prérogatives », aux éditions Harmattan, en 1994. Et ce nouveau livre, note-t-il, ne sera pas le dernier.

Ancien avocat, Hermann fut aussi ancien ministre d’Etat au Burkina Faso. Il est le fils du premier président de la Haute Volta indépendante, aujourd’hui Burkina Faso.

Anderson KONE
Burkina Demain

C’est lui le probable successeur de Ban-ki-moon à l’ONU

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António Guterres, nouveau secrétaire général de l'ONU

Ce sera sans doute l’un des sujets majeurs de la soixante onzième Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies (ONU) qui s’ouvre mardi à New York. Il s’agit du choix du nouveau secrétaire général de l’ONU, le dernier mandat de Ban-ki-moon arrivant à terme à la fin de cette année. Dans la course à la succession de l’homme le plus puissant du système onusien, un nom a émergé du lot des candidats : celui de Antonio Guterres, ancien Premier ministre portugais, ancien président de l’international socialiste.

Le portugais Antonio Guterres reste favori pour la succession de Ban-ki-moon au secrétariat général de l'ONU
Le portugais Antonio Guterres reste favori pour la succession de Ban-ki-moon au secrétariat général de l’ONU

Les tractations pour la désignation du successeur du sud-coréen Ban-Ki-moon à la tête du secrétariat général de l’Organisation des Nations unies (ONU) feront partie des moments palpitants de la 71e Assemblée générale de l’ONU qui s’ouvre ce mardi à New York, aux Etats Unies d’Amérique. Dans ce processus de succession très disputé un nom a émergé. Il s’agit de celui de l’ancien Premier ministre portugais et ancien président de l’international socialiste, Antonio Guterres. Antonio Guterres !, celui-là même que le Ghanéen Kofi Annan, alors secrétaire général de l’ONU, avait nommé, le 24 mai 2005, haut-commissaire des Nations unies pour les Réfugiés (HCNUR). A cette époque, l’ex-dirigeant socialiste portugais avait déjà fait montre d’un engagement en faveur de la cause des réfugiés et avait derrière lui une riche carrière politique d’une trentaine d’années. Naturellement, il va réussir son premier mandat de cinq ans à la tête du haut-commissariat des Nations unies les Réfugiés. Ban-Ki-moon, successeur de Kofi Annan, le reconduit le 21 avril 2010 pour un second et dernier mandat de cinq ans qui s’est achevé le 31 décembre 2015. C’est alors qu’il s’est mis à rêver de succéder au sud-coréen.

Tentative encourageante pour Guterres

Antonio Guterres échafaude sa candidature pour le poste de secrétaire général de l’ONU, alors que la plupart des faveurs des pronostics allaient aux candidats des pays de l’est de l’Europe. Finalement, il aura été bien inspiré, puisqu’à l’issue du premier scrutin secret organisé au Conseil de sécurité, l’ancien Haut-commissaire aux réfugiés de l’ONU arrive en tête dans une compétition ayant réuni au total 12 candidats. Il devance de peu l’ex-président slovène Danilo Turk. Aujourd’hui, après trois tours de scrutin toujours au Conseil de sécurité de l’ONU, l’ancien Premier ministre portugais Antonio Guterres reste favori. Mais, il doit encore confirmer le 26 septembre prochain à l’occasion du quatrième et dernier tour. Si c’est son nom est retenu par consensus, il sera transmis à l’Assemblée générale de l’ONU qui tranchera en dernier ressort.

Guterres a ses chances, malgré tout

On le voit, la bataille de la succession de Ban-ki-moon est encore loin d’être totalement gagnée par l’ancien Premier ministre portugais. Les puissances onusiennes peuvent à tout moment faire usage de leur droit de véto et faire barrage à son élection. Mais, il reste un probable successeur du sud-coréen à la tête du secrétariat général de l’ONU, tant ses chances sont réelle dans un contexte où sa longue et riche expérience des questions de réfugiés s’avère précieuse pour la communauté internationale, confrontée à de graves crises humanitaires. Notamment en Syrie où l’interminable guerre a fait cinq millions de réfugiés, soit « la plus grande population de réfugiés pour un seul conflit en une génération», selon les termes du Haut-commissariat des Nations unies pour les Réfugiés.

L’ampleur de la catastrophe humanitaire syrienne est telle que Américains et Russes ont dû taire ces derniers jours leurs rivalités géostratégiques pour conclure un accord sur une trêve permettant de sauver des vies humaines. Cette question des réfugiés occupera du reste une place centrale à cette 71e Assemblée générale des Nations-Unies. Mêmes les Américains, qui disent avoir accueilli 10 000 réfugiés, vont tenir en marge de l’AG un sommet sur la question.
Pour toutes ces raisons, Antonio Guterres, âgé de 67 ans, est l’homme de la situation et garde toutes ses chances. En tout cas, ce n’est pas un pays comme l’Allemagne qui accueille jusqu’à un million de réfugiés sur son sol qui verra d’un mauvais œil la désignation de Guterres au poste de secrétaire général des Nations-Unies.
Grégoire B. Bazié
Burkina Demain

Nouna : Des manifestations pour exiger la libération de Djibrill Bassolé

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Les populations de Nouna sont sorties ce samedi 17 septembre 2016 pour exprimer leur soutien au Général Djibrill Bassolé

Selon nos confrères de « Lefaso.net » repris par ceux de Zoodomail, la journée du samedi 17 septembre a été chaude à Nouna, Chef-lieu de la province de la Kossi. La population est descendue dans la rue pour manifester son soutien au Général Djibrill Bassolé, inculpé et incarcéré à la Maison d’arrêt et de correction de l’armée (MACA), dans le cadre du putsch de septembre 2015.

Les populations de Nouna sont sorties ce samedi 17 septembre 2016 pour exprimer leur soutien au Général Djibrill Bassolé
Les populations de Nouna sont sorties ce samedi 17 septembre 2016 pour exprimer leur soutien au Général Djibrill Bassolé

Devant le secrétaire général de la province, les manifestants ont exigé la liberté sans condition de leur « fils » (le Général Djibrill Bassolé y a passé son enfance et y a fait ses études primaires), à défaut, ont demandé qu’il soit jugé « immédiatement ».
Les manifestants sont estimés à près de 10 000 personnes, selon les organisateurs, et, ceux-ci pensent que « toutes les accusations formulées à l’encontre de Djibrill Bassolé sont fausses » et que « le peuple a été trainé dans la désinformation pendant des mois, avec toutes sortes de calomnies mensongères » ? Les manifestants comptent poursuivre avec d’autres actions, si rien n’est fait…

C.L.
Zoodomail

EEID: 33 fidèles reçus au baptême d’eau

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Les 33 "Nouveaux nés" posant pour la postérité avec le révérend pasteur Dr Olivier Kabré

L’Eglise évangélique inter-dénomination (EEID) a célébré le baptême de 33 fidèles, ce samedi 17 septembre 2016 à Ouagadougou.

Les 33  "Nouveaux nés" posant pour la postérité avec le révérend pasteur Dr Olivier Kabré
Les 33 « Nouveaux nés » posant pour la postérité avec le révérend pasteur Dr Olivier Kabré

Dans les rangs des heureux élus, 9 hommes et 24 femmes. Les uns après les autres, les candidats au baptême d’eau ont laissé entendre, entre autres: « Je veux recevoir le baptême d’eau pour ne pas être condamné au jour du jugement dernier »;  » Je veux recevoir le baptême d’eau, parce que Jésus Christ lui-même a été baptisé »; « Je veux être baptisé, parce que la parole de Dieu dit que celui qui est baptisé sera sauvé ».

 » Sur la base de votre témoignage, nous vous baptisons au nom du père, du fils et du Saint-Esprit », ont déclaré les pasteurs Grégoire Nikiéma et Saïdou Gadiaga.

Selon le pasteur Grégoire Nikiéma, il y a eu 49 inscrits au départ. Certains ayant renoncé, 34 ont suivi les 13 enseignements jusqu’à la fin de la formation qui a duré trois mois, a-t-il noté. Parmi eux, un avait déjà été baptisé.

« Je suis comblée et j’entend demeurer en Christ à qui je dévouerai le reste de ma vie », foi de Marina Kabré, nouvelle élue.

Le pasteur Nikiéma a donné rendez-vous aux éventuels candidats au baptême d’eau au mois de janvier 2017.

Cette célébration a donné lieu à un festin. L’assemblée chrétienne et les convives ont savouré de bons mets préparés à l’honneur des « Nouveaux nés ».

Anderson Koné
Burkina Demain

Gabon: tout sur la réponse du camp Bongo à la Cour constitutionnelle

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Suite au recours déposé auprès de la Cour constitutionnelle par le camp de Jean Ping, Ali Bongo Ondimba et ses partisans ont formulé une réponse auprès de l’instance, six jours après.
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Voici le contre-argumentaire repris dans le détail :

• Ali Bongo pointe du doigt des bureaux de vote où Jean Ping réalise des scores très élevés

Dans cette réponse au recours, Ali Bongo et ses avocats insistent sur les scores réalisés par Jean Ping dans les 2ème, 5ème et 6ème arrondissement de Libreville. D’après ces documents, ce dernier a remporté la majorité des suffrages dans tous les bureaux de vote des 2ème et 5ème arrondissement. Mieux, Jean Ping réalise 98% des suffrages dans le 5ème et 97% dans le 6ème.

Le clan Bongo souligne également que le 2ème arrondissement est tenu par Jean Eyeghe Ndong, un soutien fort de Jean Ping. Mieux, à Bitam (Woleu Ntem), fief de l’opposant René Ndémezo Obiang, un bureau de vote en particulier fait l’objet de toutes les attentions de la part des avocats d’Ali Bongo : et pour cause, toujours selon le président sortant, Jean Ping y aurait remporté 103% des votes.

• Comme Jean Ping, Ali Bongo dénonce des procès-verbaux non signés pris en compte par la Cenap

Attaqué sur le terrain des procès-verbaux non signés par Jean Ping, Ali Bongo Ondimba réplique dans sa réponse au recours. Ses juristes dénoncent des PV raturés, parfois signés en l’absence des représentants de la majorité, qui ont pourtant été validés par la Commission électorale nationale autonome et indépendante.
En effet, un PV, pour être valide, doit être signé par l’assesseur et les représentants du pouvoir comme de l’opposition, ce qui n’a donc pas été le cas à en croire Ali Bongo. D’autres sources proches du parti au pouvoir affirment même qu’une partie de ces documents de la Cenap ne correspondent même pas aux originaux issus des bureaux de vote. Ce qui pousse donc le camp Bongo à demander leur annulation à la Cour constitutionnelle.

• Jean Ping visait principalement le Haut-Ogooué

Lorsqu’il a saisi la Cour constitutionnelle le 8 septembre, Jean Ping dénonçait un scrutin « totalement faux ». Il visait particulièrement les résultats mesurés dans la province du Haut-Ogooué et les 174 procès-verbaux provenant des bureaux de vote de cette région acquise à la cause d’Ali Bongo : selon ces documents, ce dernier y aurait remporté 95% des suffrages, avec un taux de participation de 99, 93%.

Anderson Koné
Burkina Demain
Source: Jeune Afrique