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An I du putsch manqué: le gouvernement renouvelle sa gratitude au peuple burkinabè

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A la faveur du premier anniversaire du coup d’Etat manqué du 16 septembre dernier, le gouvernement s’est exprimé à travers cette déclaration. Lisez plutôt! kaba

Peuple du Burkina Faso,

Chers compatriotes,

Une année déjà que nous avons tous ensemble, Burkinabè des villes et des campagnes, organisations de la société civile, syndicats, médias, partis politiques, forces de défense et de sécurité , résisté et vaincu la tentative de retour à l’ordre ancien.

En effet, le mercredi 16 septembre 2015, des militaires et des civils animés par des ambitions personnelles, ont mis aux arrêts le président de la Transition et son gouvernement réunis en conseil des ministres au Palais de Kossyam.

Le 17 septembre 2015, ces arrestations se sont traduites par l’annonce d’un coup d’état qui devra remettre en cause la transition que nous avions tous soutenue et mise en œuvre et dont le terme devrait être l’organisation des élections libres et transparentes.

Cette atteinte grave à la République et à ses institutions a été condamnée par le peuple burkinabé et la Communauté internationale. Comme un seul homme et dans le sens de l’honneur et du respect des valeurs démocratiques, tous les patriotes se sont mobilisés pour défendre la patrie.

Jeunes, femmes et anciens, acteurs de la société civile, partis politiques, forces de défense et de sécurité, tous se sont dressés contre l’infamie et la félonie.

Le Peuple burkinabè a montré que rien ne le fera céder dans sa volonté à construire un Burkina démocratique où le respect des lois est le fondement de notre vivre en commun.

En cette date anniversaire, le gouvernement salue la mémoire des dignes fils et filles du Burkina tombés sur le champ d’honneur de la lutte pour la justice et la démocratie. Le Gouvernement renouvèle tout son soutien et son accompagnement aux familles éplorées.

Ces martyrs, ces enfants, ces hommes et ces femmes, sont une interpellation permanente et constante de chacun des Burkinabè pour son engagement dans la construction inclusive et porteuse de bien-être social, d’un Faso réconcilié avec les valeurs de justice et de paix.

Le Burkina Faso a, à l’endroit de ces victimes et de leurs familles, une dette de sang qui oblige notre justice à situer les responsabilités et appliquer la loi dans toute sa rigueur à l’encontre de ceux dont la culpabilité serait avérée.

Peuple du Burkina Faso

Chers compatriotes,

Chaque Burkinabè doit se souvenir de ces martyrs afin que, toutes les générations se rappellent en épelant leurs noms, que l’amour de la patrie doit nous habiter à chaque instant de nos engagements.

Chaque Burkinabè doit se souvenir que cette résistance a permis à notre armée nationale, de réaffirmer son attachement aux valeurs républicaines, fondement de la fraternité et de la cohésion nationale.

Chaque Burkinabè doit se souvenir de notre capacité à surmonter les épreuves, lorsqu’au-delà de nos différences, la défense de la Patrie nous appelle.

Et aujourd’hui, il est important de dire que notre foi dans le Burkina se construit sur cette capacité de ses fils à s’engager dans les luttes pour son développement, dans le respect des valeurs républicaines.

Le gouvernement exprime toute la solidarité du peuple du Burkina Faso à l’endroit des familles endeuillées lors de cette barbare et indigne tentative de coup d’état. Le gouvernement renouvelle ses profondes condoléances aux ayants-droit. Aux blessés, il exprime à nouveau sa compassion et son engagement à faire triompher la vérité et la justice.

Le gouvernement renouvelle la gratitude et la reconnaissance du peuple du Burkina Faso à la communauté internationale, pour son soutien et son engagement qui ont aidé au retour à l’ordre démocratique matérialisé par l’organisation des élections présidentielle et législatives du 29 novembre 2015.

A l’ensemble des acteurs de cette résistance victorieuse, animés par l’impératif du respect de la volonté du peuple, de la démocratie et des valeurs républicaines, le gouvernement réaffirme son attachement à ces idéaux et son engagement à travailler à un encrage définitif et inaltérable de ces valeurs.

Hommage à vous valeureux fils et filles du Faso !

Dieu bénisse le Burkina Faso.

Son Excellence Monsieur Paul Kaba THIEBA,

Premier Ministre, Chef du Gouvernement

Burkina Faso : Djibrill Bassolé saisit l’ONU sur les détentions arbitraires

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Djibrill Bassolé à la tribune de l'ONU, à New-York, le 29 septembre 2014. © Frank Franklin II/AP/SIPA

La défense de Djibrill Bassolé a déposé plainte jeudi devant le groupe de travail de l’ONU sur les détentions arbitraires. Accusé d’avoir soutenu la tentative de coup d’État au Burkina, l’ancien ministre des Affaires étrangères attend depuis un an son procès à la Maison d’arrêt et de correction des armées de Ouagadougou.

Djibrill Bassolé à la tribune de l'ONU, à New-York, le 29 septembre 2014. © Frank Franklin II/AP/SIPA
Djibrill Bassolé à la tribune de l’ONU, à New-York, le 29 septembre 2014. © Frank Franklin II/AP/SIPA

Djibrill Bassolé n’a pas dit adieu à ses espoirs de liberté. Poursuivi par la justice burkinabé pour, entre autres, « attentat contre la sûreté de l’État » et soupçonné d’avoir soutenu le coup d’État manqué du 17 septembre 2015 mené par le général Gilbert Diendéré, l’ancien chef de la diplomatie de Blaise Compaoré a déposé plainte jeudi 15 septembre devant le groupe de travail de l’ONU sur les détentions arbitraires, a-t-on appris auprès de son avocat français, Me Varaut, qui est chargé du dossier avec sa confrère burkinabè Antoinette Ouédraogo.
«Nous considérons que c’est nécessaire car la justice burkinabè ne fonctionne pas normalement », explique Me Varaud. « Pour qu’il ne se présente pas à l’élection présidentielle, on a cherché des preuves d’une infraction pour le mettre en détention. La justice fait les choses à l’envers. C’est un prisonnier politique qui est là pour faire un exemple et pour solidifier un pouvoir politique naissant », ajoute encore l’avocat. Le groupe de travail de l’ONU sur les détentions arbitraires a notamment déjà rendu des avis dans l’affaire de Karim Wade, au Sénégal, ou dans celle de Lydienne Yen Eyoum, au Cameroun.

Détenu depuis le 6 octobre 2015 à la Maison d’arrêt et de correction des armées de Ouagadougou, Djibrill Bassolé attend actuellement son procès, qui pourrait se tenir avant la fin de l’année, selon le vœu émis par le président Roch Marc Christian Kaboré. Le 12 août 2016, la Cour de cassation avait rejeté la requête de mise en liberté provisoire de l’ancien ministre.

«Impatient » de s’expliquer

Djibrill Bassolé se dit « impatient » de pouvoir s’expliquer lors d’un procès. Il nie toujours avoir pris part à la supposée conversation téléphonique avec le président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro, qui a été l’élément déclencheur de son arrestation. La défense se bat d’ailleurs toujours pour obtenir l’expertise de ces écoutes par la justice burkinabè.
« Il est impensable qu’on ne vérifie pas leur authenticité », explique Me Varaut. Djibrill Bassolé dénonce de son côté une « manipulation », un « trucage », et s’appuie sur une expertise privée, menée au début de l’année 2016, indiquant que l’enregistrement n’était « pas authentique au sens technique et acoustique du terme », car comportant une quarantaine de ruptures ou d’altérations sonores artificielles.

La défense de Djibrill Bassolé a également saisi la Cour de justice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), à Abuja, pour contester la validité juridique des écoutes téléphoniques versées au dossier. Devant cette même instance, elle a remporté une première victoire le 1er juillet 2016, lorsque la Cour a estimé que la justice militaire burkinabè avait violé les droits du prévenu en lui interdisant de choisir des avocats étrangers.

Entendu dans une autre affaire ?

Djibrill Bassolé pourrait également être entendu dans une autre affaire. L’ancien-Premier ministre Luc Adolphe Tiao, visé par une commission rogatoire de la Haute cour de justice pour son rôle dans l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014, a en effet été auditionné le 13 septembre, comme de nombreux autres ministres du dernier gouvernement de Blaise Compaoré, dont Bassolé faisait partie.

Ce dernier, qui n’a pour le moment pas été entendu, pourrait ainsi être appelé à donner sa version des faits des derniers moments de l’ère Compaoré, notamment du dernier Conseil des ministres qui avait entériné le projet de modification de l’article 37 de la Constitution (lequel était censé permettre à l’ancien chef de l’État de se représenter à l’élection présidentielle).

Mathieu Olivier
JEUNE AFRIQUE du 15 septembre 2016

AN I du putsh des 16 et 17 septembre 2015 : Le gouvernement salue la mémoire des martyrs

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Le gouvernement Thièba salue la mémoire des dignes fils et filles du Burkina tombés sur le champ d'honneur

Ceci est une déclaration du gouvernement à l’occasion des activités commémoratives de l’AN I du putsch manqué des 16 et 17 septembre 2015.
«Déclaration du gouvernement à l’occasion des activités commémoratives de la résistance populaire contre la tentative du coup d’Etat des 16 et 17 septembre 2015
Peuple du Burkina Faso,
Chers compatriotes,
Une année déjà que nous avons tous ensemble, burkinabè des villes et des campagnes, organisations de la société civile, syndicats, médias, partis politiques, forces de défense et de sécurité , résisté et vaincu la tentative de retour à l’ordre ancien.
En effet, le mercredi 16 septembre 2015, des militaires et des civils animés par des ambitions personnelles, ont mis aux arrêts le président de la Transition et son gouvernement réunis en conseil des ministres au Palais de Kossyam.
Le 17 septembre 2015, ces arrestations se sont traduites par l’annonce d’un coup d’état qui devra remettre en cause la transition que nous avions tous soutenue et mise en œuvre et dont le terme devrait être l’organisation des élections libres et transparentes.
Cette atteinte grave à la République et à ses institutions a été condamnée par le peuple burkinabé et la Communauté internationale. Comme un seul homme et dans le sens de l’honneur et du respect des valeurs démocratiques, tous les patriotes se sont mobilisés pour défendre la patrie.
Jeunes, femmes et anciens, acteurs de la sociétécivile, partis politiques, forces de défense et de sécurité, tous se sont dressés contre l’infamie et la félonie.
Le Peuple Burkinabè a montré que rien ne le fera céder dans sa volonté à construire un Burkina démocratique où le respect des lois est le fondement de notre vivre en commun.
En cette date anniversaire, le gouvernement salue la mémoire des dignes fils et filles du Burkina tombés sur le champ d’honneur de la lutte pour la justice et la démocratie. Le Gouvernement renouvèle tout son soutien et son accompagnement aux familles éplorées.
Ces martyrs, ces enfants, ces hommes et ces femmes, sont une interpellation permanente et constante de chacun des burkinabé pour son engagement dans la construction inclusive et porteuse de bien-être social, d’un Faso réconcilié avec les valeurs de justice et de paix.
Le Burkina Faso a,à l’endroit de ces victimes et de leurs familles,une dette de sang qui oblige notre justice à situer les responsabilités et appliquer la loi dans toute sa rigueur à l’encontre de ceux dont la culpabilité serait avérée.
Peuple du Burkina Faso
Chers compatriotes,
Chaque Burkinabè doit se souvenir de ces martyrs afin que, toutes les générations se rappellent en épelant leurs noms, que l’amour de la patrie doit nous habiter à chaque instant de nos engagements.
Chaque Burkinabè doit se souvenir que cette résistance a permis à notre armée nationale, de réaffirmer son attachement aux valeurs républicaines, fondement de la fraternité et de la cohésion nationale.
Chaque Burkinabé doit se souvenir de notre capacité à surmonter les épreuves, lorsqu’au-delà de nos différences, la défense de la Patrie nous appelle.
Et aujourd’hui, il est important de dire que notre foi dans le Burkina se construit sur cette capacité de ses fils à s’engager dans les luttes pour son développement, dans le respect des valeurs républicaines.
Le gouvernement exprime toute la solidarité du peuple du Burkina Faso à l’endroit des familles endeuillées lors de cette barbare et indigne tentative de coup d’état. Le gouvernement renouvelle ses profondes condoléances aux ayants-droit. Aux blessés, il exprime à nouveau sa compassion et son engagement à faire triompher la vérité et la justice.
Le gouvernement renouvelle la gratitude et la reconnaissance du peuple du Burkina Faso à la communauté internationale, pour son soutien et son engagement qui ont aidé au retour à l’ordre démocratique matérialisé par l’organisation des élections présidentielle et législative du 29 novembre 2015.
A l’ensemble des acteurs de cette résistance victorieuse, animé par l’impératif du respect de la volonté du peuple, de la démocratie et des valeurs républicaines, le gouvernement réaffirme son attachement à ces idéaux et son engagement à travailler à un encrage définitif et inaltérable de ces valeurs.
Hommage à vous valeureux fils et filles du Faso !
Dieu bénisse le Burkina Faso».
Son Excellence Monsieur Paul Kaba THIEBA, Premier Ministre,
Chef du Gouvernement

Crise au CAMEG : le SYNTSHA en sit-in du 19 au 22 septembre prochain

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La section provinciale du Kadiogo du Syndicat des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA) a animé une conférence de presse, ce 15 septembre 2016 à Ouagadougou. Il a prévu d’observer un sit-in de 72 h, du 19 au 22 septembre prochain.
syndic
Le mouvement, devant être observé de 7 à 11 h sur les lieux de travail, vise à protester contre le ministre de la Santé, Dr Smaïla Ouédraogo et le gouvernement par rapport aux décisions portant sur le conseil d’administration (CA) de la CAMEG.

Le Syntsha exige, entre autres, l’annulation immédiate des décisions gouvernementales relatives à la CAMEG, la relecture dans les brefs délais du statut de la CAMEG pour en faire une société d’Etat, la sauvegarde des intérêts des travailleurs et l’arrêt de la gestion politicienne des services de santé.

Selon M. Ouédraogo, la transformation de la CAMEG en société d’Etat permettra « de mettre fin aux tentatives de bradage liées aux convoitises diverses d’où qu’elles viennent ».

Au terme des 72 h, si n’est fait, le Syntsha, se réservant le droit de recourir à d’autres moyens pour obtenir satisfaction, a dit qu’il tiendra le gouvernement pour responsable de ce qui adviendra.

Pour le secrétaire général du SYNTSHA, Pissyamba Ouédraogo, les autorités traduisent ainsi « leur mépris royal à l’égard des organes et de l’intérêt général des travailleurs de la CAMEG ».

Pour lui, les autorités utilisent l’appareil d’Etat  » sans état d’âme » pour leur service .

Mathias Lompo
Burkina Demain

Armée burkinabè: des poursuites judiciaires contre Yacouba Isaac Zida en branle

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Le président du Faso, Roch Kaboré, par ailleurs ministre de la Défense, « a transmis une décision à la hiérarchie militaire lui demandant d’engager la procédure contre le général Yacouba Isaac Zida pour désertion en temps de paix et refus d’obéissance », a indiqué à l’AFP un haut responsable au ministère de la Défense, sous couvert de l’anonymat.zida

Selon lui, il s’agit d’une « procédure disciplinaire tout à fait normale qui concerne tout militaire en situation d’absence irrégulière à son poste »

Selon un autre officier ayant également requis l’anonymat, et qui a confirmé la procédure: « même si l’intéressé venait à rentrer au bercail, cela n’éteindra pas la procédure en cours. En sa présence ou non, un conseil d’enquête (conseil de discipline) sera mis en place pour prononcer la sanction contre tout militaire en absence irrégulière en application du Règlement de discipline générale (RDG) ».

Selon le RDG, le conseil d’enquête est présidé par un général plus gradé ou plus ancien que l’officier comparant et composé de quatre généraux dont deux doivent être plus anciens que lui.

Outre la radiation du tableau d’avancement, M. Zida qui est également passible devant le tribunal militaire pour infraction au code militaire risque « l’admission à la retraite d’office », une « radiation avec versement de ses droits légaux » ou encore une « mise en non-activité par retrait ou suspension d’emploi »

Le général Isaac Zida a rejoint en janvier sa famille au Canada à la fin de la transition (décembre 2015) muni d’une permission délivrée par le président Kaboré. Sa permission a expiré depuis le 15 février et le président Kaboré l’a sommé publiquement à maintes reprises de regagner sa base, sans succès.

Anderson Koné
Burkina Demain
Source: AFP

An I putsch manqué: l’UPC exige des jugements dans les meilleurs délais

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A la faveur de la commémoration du premier anniversaire du putsch manqué, l’Union pour le progrès et le changement (UPC), s’exprime à travers cette déclaration. Il dénonce l’immixtion du régime Kaboré dans le fonctionnement de la justice; puis appelle au jugement des personnes mises en cause dans les meilleurs délais. Lisez plutôt! upc

Peuple du Burkina Faso,

Il y a une année déjà que quatorze(14) de nos compatriotes tombaient sous les balles de l’ex-Régiment de Sécurité présidentielle tandis que quatre cent cinquante-quatre (454) autres victimes étaient enregistrées, suite au coup d’Etat manqué. Comme un seul homme, le peuple s’est levé et a pris en main son destin en mettant en échec la remise en cause de l’insurrection populaire.

Aux côtés des autres forces vives de notre pays, l’Union Pour le Progrès et le Changement(UPC) a joué sa partition. Ce dramatique souvenir demeure en nous une année après : Souvenir de nos compatriotes tombés au champ d’honneur, souvenir des blessés et de toutes les autres victimes connexes. C’est le lieu pour nous, en ce triste anniversaire, de rendre un vibrant hommage aux martyrs et au peuple burkinabè tout entier et de saluer l’action historique des syndicats, des chefs coutumiers et religieux, des médias, des OSC et des partis politiques du Cadre de Concertation de Partispolitiques de l’ex-CFOP. L’UPC salue tout particulièrement le courage, le sens du sacrifice de soi, le sens de l’honneur et du devoir, le loyalisme et le panache dans l’action de nos forces armées nationales.

Chers concitoyens,

Un an après le coup d’Etat manqué, nous réclamons toujours justice pour les martyrs, et le constat est le suivant : Des mandats d’arrêts émis puis annulés, des actes de justice falsifiés, des libérations tous azimuts, des victimes laissés à eux-mêmes, aucun jugement prononcé et une immixtion du pouvoir en place dans le fonctionnement de la justice doublée d’un langage populiste.

Les Burkinabè ont consenti le sacrifice pour vivre dans une vraie démocratie et pour être gouvernés autrement. L’UPC interpelle donc les nouvelles autorités surleurs responsabilités. L’UPC exige notamment que les dossiers du coup d’Etat soient jugés dans les meilleurs délais, et que les procès soient retransmis en direct à la télévision et à la radiodiffusion. Ainsi, le peuple qui s’est sacrifié aura accès à la vérité.

Dans le recueillement, dans la soif d’une vraie justice et d’une meilleure gouvernance, l’UPC commémore ce premier anniversaire de la résistance face au putsch.

Vive le Burkina Faso !
Vive la justice et vive une véritable réconciliation nationale !
Démocratie-Travail-Solidarité
Ouagadougou, le 15 Septembre 2016
Pour le Bureau Politique National de l’UPC
Le Secrétaire national chargé de la défense et de la sécurité
Colonel à la retraite Lona Charles OUATTARA

Sécurité pénitentiaire: le ministre René Bagoro au siège de la direction générale

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Le ministre de la Justice, garde des sceaux, Réné Bagoro, a rendu une visite à ses collaborateurs de la direction générale de sécurité pénitentiaire, le 15 septembre 2016 à Ouagadougou. Objectif, les encourager, les féliciter pour le travail abattu malgré la modicité des moyens à la disposition des gardes carcéraux.
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Cette visite marquant le début d’une série de visites a permis au ministre en charge de la Justice de s’imprégner des conditions de travail de ses agents. Il a relevé que les locaux du siège, commandement de toute la sécurité pénitentiaire du Burkina Faso, sont exigus, que les agents ont besoin de matériels de bureau et d’appuis financiers pour renforcer la production pénitentiaire, en vue d’améliorer les conditions de vie des détenus.
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« Dans tous les cas, nous avons déjà reçu les doléances des agents de sécurité pénitentiaire. Nous sommes en train de travailler, le secrétaire général, mes collaborateurs et moi-même pour trouver des solutions », a avancé le ministre Bagoro.

Christian N. Bado

RD Congo: début du calendrier électoral avec les présidentielles

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En République démocratique du Congo, l’opposition revient au dialogue après un accord trouvé sur les élections, à l’issue d’un conclave entre cinq délégués de la majorité et quatre de l’opposition, ce mercredi 14 septembre 2016.
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Le calendrier électoral va bien commencer par l’élection présidentielle. Puis suivront les législatives et les provinciales couplées. Il revient à la commission électorale d’examiner si techniquement et financièrement, il serait possible d’organiser les élections locales en même temps que les trois autres.

L’opposition retourne donc ce jeudi 15 septembre à la table des négociations. La majorité dit avoir accepté « dans l’intérêt supérieur de la nation ». Mais aucune date n’est fixée pour ce premier cycle électoral. « Il faut attendre que le fichier soit terminé », affirme le ministre de la Justice, co-modérateur pour la majorité.
Alexis Thambwe insiste sur le fait que toutes les composantes étaient d’accord sur le fait qu’il fallait une refonte totale du fichier. Le co-modérateur de l’opposition, Vital Kamerhe, a ajouté que la commission électorale allait faire une proposition, mais que le calendrier était à convenir.

L’après 19 décembre et la fin du deuxième et dernier mandat constitutionnel du président congolais ont également été évoqués à la conférence ce mercredi soir. « La majorité est pour le respect strict de la Constitution. Joseph Kabila restera au pouvoir et il y aura un nouveau gouvernement avec la majorité et l’opposition », a déclaré le ministre Thambwe. Son co-modérateur Vital Kamerhe a confirmé qu’il y aurait un nouveau gouvernement, sans se prononcer sur le sort du président Kabila.

Toujours est-il que dans l’état actuel des choses, les délais constitutionnels seront bel et bien violés et les élections seront au mieux organisées dans plus d’une année, selon la Céni et les experts étrangers. Le mouvement citoyen la Lucha refuse cet état de fait et interpelle tous les délégués du dialogue et la communauté internationale. Le scrutin doit être convoqué au plus tard le 19 septembre, soit 90 jours avant la fin du mandat du président.

Deuxième étape, pour tenir ces délais très serrés dans un pays gigantesque où plus de 8 millions de nouveaux majeurs n’ont pas encore de carte d’électeur, la Lucha rappelle qu’il y a une option écartée par tous les participants, c’est d’enrôler les électeurs juste avant le vote comme cela s’est fait au Nigeria ou en Afrique du Sud. Le jour du scrutin, les électeurs pourraient à la fois s’inscrire et glisser leur bulletin dans l’urne.
Une option qui serait toujours sur la table, selon les experts consultés par la Lucha et les autres organisations de la société civile derrière cette proposition. « Nous avons consulté des experts nationaux et étrangers et c’est possible », a dit l’une des militantes.

D’autres partis sont sur la même ligne. L’UDPS, par exemple, premier parti d’opposition, estime que s’il est possible de vacciner 80% de la population en dix jours, il doit bien être possible d’enrôler et de faire voter tout le corps électoral en très peu de temps.

Dans le cas contraire, la Lucha appelle le peuple à se prendre en charge, sans violence et à ceux qui veulent « rester au côté du peuple à démissionner à la fin du mandat du président Kabila le 19 décembre ».

L’opposant Vital Kamerhe a répondu en disant que cette proposition n’avait pas été retenue, y compris par les experts de l’ONU et et de l’OIF, car elle violait la loi électorale et que le fichier ne serait pas suffisamment bon. Le co-modérateur du dialogue pour l’opposition a toutefois invité la Lucha à venir la proposer ce jeudi lors de la reprise du dialogue.

Anderson Koné
Burkina Demain
Source: Rfi

Insurrection populaire: Luc Adolphe Tiao auditionné par la gendarmerie

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L’ancien premier ministre burkinabè, Luc Adolphe Tiao, a été entendu le mardi 13 septembre dernier à Ouagadougou par la gendarmerie sur son rôle durant l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014.
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Visé par une commission rogatoire de la Haute cour de justice pour son rôle dans l’insurrection populaire, il est rentré de Côte d’Ivoire, où il vivait en exil, pour répondre à la convocation de la gendarmerie burkinabè.

Comme la plupart de ses ministres, auditionnés la semaine précédente par la gendarmerie, Tiao a donné sa version des faits sur le déroulement du dernier Conseil des ministres de l’ère Compaoré, qui avait entériné le projet de modification de l’article 37 de la Constitution.

L’ancien Premier ministre est par ailleurs accusé d’avoir signé une réquisition autorisant aux forces de défense et de sécurité l’usage de la force en cas de troubles à l’ordre public lors de cette période tendue.

Bassolé bientôt entendu à la Maca ?

Une poignée d’ex-ministres de Compaoré sont toujours hors du pays et n’ont donc pas répondu à leur convocation. Parmi eux figurent Assimi Kouanda, ancien ministre chargé de mission auprès de la présidence et ex-patron du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP, le parti de Compaoré), ou encore Salif Kaboré, ancien ministre des Mines et de l’énergie.

D’après une source proche du dossier, Djibrill Bassolé, ex-ministre des Affaires étrangères de Blaise Compaoré, pourrait lui être entendu sur cette affaire dans les jours à venir à la Maison d’arrêt et de correction des armées (Maca), à Ouagadougou, où il est incarcéré en raison de son rôle présumé dans la tentative de coup d’État de la mi-septembre 2015.

Anderson Koné
Burkina Demain
Source: Jeune Afrique

Dossiers judiciaires: report du procès du putsch manqué de septembre 2015

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Le procureur du Faso près le Tribunal de grande instance (TGI) de Ouagadougou, Maïza Sérémé et le commissaire du gouvernement du Tribunal militaire de Ouagadougou, Alioun Zanré, ont animé une conférence presse, ce mercredi 14 septembre 2016 à Ouagadougou, en vue de faire le point du traitement judiciaire des dossiers liés à l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 et du putsch manqué de septembre 2015.
justice

A en croire le procureur du Faso près le Tribunal de Grande instance (TGI), Maïza Sérémé, le TGI a été saisi par six des cabinets d’instruction de sa juridiction pour des poursuites contre X pour « assassinat et meurtre et recherche de cause de la mort».

Cela étant, Mdme Sérémé a révélé qu’aucune aucune inculpation n’a été faite jusqu’à ce jour, même si, a-t-elle avancé, des témoins et certaines victimes ont été auditionnés. Le problème, « ’il n’y avait pas de la collaboration ni de la coopération avec les autorités de la place « . Autres difficultés, l’occupation des différents postes par les forces de maintien de l’ordre, l’identification des responsables de chaque unité, l’identification et l’adresse des victimes blessées, l’obtention des certificats médicaux et des actes de décès, la non-comparution de certaines personnes convoquées.

A propos, l’on a appris que l’ancien premier ministre de la transition, Yacouba Isaac Zida, a refusé d’être auditionné: « La commission est passée par le ministre de la défense, elle n’a pas pu l’entendre. Par sa boite mail, elle n’a pas pu l’entendre. Par convocation par voie d’huissier, le général Zida n’a pas répondu ».
Sa foi, c’est le lieutenant-colonel Zida, alors chef des opérations du Régiment de sécurité présidentielle (RSP, qui menait les opérations. Sans compter qu’ à partir du 2 novembre 2014 où il a pris le pouvoir, il y a eu encore des tueries et des blessés.  » S’il doit répondre, il va répondre devant le juge d’instruction et peut-être devant la Haute cour de justice si sa responsabilité est engagée », a-t-elle martelé.

Toutefois, elle a dit que les juges d’instruction ont glané des informations, grâce à la commission d’enquête, qui ont permis de connaitre la position de chaque unité dans la ville de Ouagadougou et même d’identifier certains auteurs qui ont eu à tirer sur des gens .

Quant au dossier relatif au putsch manqué, le commissaire du gouvernement, Alioun Zanré a dit que le procès ne pourrait pas se tenir en octobre 2016 comme initialement prévu, à cause des conseils d’un inculpé pourvu en cassation sur l’arrêt d’irrecevabilité prononcé par la Chambre de contrôle de l’instruction rejetant sa demande de retrait des écoutes de leurs transactions dans les pièces de la procédure. Il va falloir désormais attendre le délibéré de la Cour de Cassation avant d’en décider, a-t-il poursuivi.

Le bilan de l’instruction du coup d’Etat des 16 et 17 septembre se présente comme suit : 85 inculpés dont 39 en détention préventive, 34 en liberté provisoire, 10 en fuite (ils font l’objet de mandats d’arrêts internationaux), 29 témoins et 275 parties civiles entendus.

Mathias Lompo
Burkina Demain