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Dividende démographique : Le Burkina forme ses cadres du budget

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Officiels et participants de la formation posant pour la postérité à l'issue de l'ouverture

Le directeur général de l’économie et de la planification Dr Larba Issa Kobyagda a présidé ce mardi 19 mars 2024 à Ouagadougou, en présence de la directrice du Bureau sous régionale pour l’Afrique de l’ouest de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA) Ngone Diop et d’un représentant du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) Ali Koné, l’ouverture d’une formation sur la Budgétisation sensible au dividende démographique (BSDD).

Les membres du Présidium à l’ouverture de la formation, de droite à gauche, Ngone Diop, Directrice BSR/AO CEA ; Dr Larba Issa Kobyagda, DGEP ; Ali Koné, UNFPA

Cette rencontre de 72 heures de partage d’expériences, est destinée au renforcement des capacités des acteurs de l’exécution budgétaire sur la BSDD afin d’appuyer l’efficacité de la dépense publique dans le cadre de l’exécution du budget 2024 et de la prise en compte de la BSDD dans le processus budgétaire 2025.

C’est le DG Bobyagda qui a prononcé l’allocution d’ouverture

« La budgétisation sensible au dividende démographique revêt une importance capitale dans l’évaluation de la structure budgétaire et l’orientation des dépenses publiques. Elle est un outil d’analyses et de plaidoyers en faveur d’une politique budgétaire susceptible d’orienter plus efficacement les allocations sectorielles de crédits, au regard des étroites interrelations entre la structure du budget et les effets des politiques publiques sur le bien-être des populations », a indiqué le DG Kobyagda.

«Atteindre le seuil de 50% pour exploiter le potentiel de DD»

La directrice régionale Afrique de l’Ouest de la CEA Ngone Diop a relevé les chiffres du Burkina en matière de dividendes démographiques

« La CEA a mis en place un programme régional de budgétisation sensible au dividende démographique en collaboration avec les autres partenaires de développement, notamment l’UNFPA et CREG-Consortium régional pour la recherche en économie générationnelle- afin d’intégrer les dimensions du dividende démographique dans les politiques, programmes et budgets nationaux » a relevé pour sa part Mme Ngone.

Et de préciser : « La valeur de l’indice de dividende démographique au Burkina Faso s’est améliorée sur la période 2000-2020, passant de 32% en 2003 à 42% en 2020, soit une augmentation de 10 à 17 ans sans toutefois permettre au pays d’atteindre le seuil de 50% pour commencer à exploiter le potentiel de dividende démographique « . Et à écouter, le représentant de l’UNFPA Ali Koné, le Burkina Faso est sur la bonne voie.

Résultats attendus et participants

La présente formation devrait donc permettre au pays de tendre davantage vers l’objectif de 50%. Conformément à son enregistrement de faire sienne la capture du dividende démographique en adoptant la feuille de route continentale décidée par le Sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine du 16 janvier 2016 sur le thème « tirer profit du dividende démographique en investissant massivement dans la jeunesse ».

Sont attendus de l’atelier les résultats suivants. D’abord, les capacités des acteurs responsables de l’exécution budgétaire sont renforcées sur la Budgétisation sensible au dividende démographique. Ensuite, les ministères et institutions responsables de l’exécution budgétaire ainsi que les parlementaires sont outillés à la prise en compte de la BSDD dans le processus d’élaboration du budget de l’exercice 2025.

Faut-il le préciser, les participants à la présente formation sont des cadres de la Direction générale du budget (DGB) ; la Direction générale de l’économie et de la planification (DGEP) ; de l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD) ; de la Direction générale du genre (DGG) ; de la Direction de la santé et de la famille (DSF) ; de l’Institut supérieur des sciences de la population (ISSP) ; du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) ; des Directions de la gestion foncière (DGF) du Ministère en charge de l’emploi et de la jeunesse.

Grégoire Bazié

Burkina Demain

L’AFAB & le 8 mars 2024 : Panel sur le patriotisme et la citoyenneté agissante

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A l’occasion de sa commémoration en différé ce dimanche 17 mars 2024 à Ouagadougou, de la Journée internationale de la femme, 8 mars 2024 ; l’Association des femmes albinos du Burkina (AFAB), sous la houlette de sa présidente, Maimouna Déné, a organisé un panel de réflexion.

« Femme albinos, Patriotisme et Citoyenneté agissante ». C’est le thème de ce panel placé sous le parrainage de Carim Igo et de Adja Amina Sy, avec la modération de MDI Ouédraogo. Plusieurs membres et sympathisants y ont assisté.

Contribution à l’émancipation de la femme burkinabè

Adja Amina Sy, marraine du présent panel de l’AFAB qui aura tenu toutes ses promesses

La marraine Adja Amina Sy s’est félicitée de cette heureuse et patriotique initiative de l’AFAB qui contribution aussi à l’émancipation burkinabè de façon générale.

« Nous avons initié ce panel pour non seulement contribuer en termes de patriotisme et de citoyenneté mais aussi pour montrer ce qu’on peut faire en termes d’engagement et de contribution à notre niveau pour la bonne marche de notre Nation », a confié à la presse la présidente de l’AFAB Maimouna Déné.

Tradition respectée, Satisfaction de la Présidente et membres AFAB

Mai Déné (micro), présidente de l’AFAB, se prêtant aux questions des journalistes à l’issue du panel

C’est devenu une tradition à l’Association des Femmes Albinos (AFAB) d’initier un évènement à chaque célébration de la Journée internationale de la femme pour apporter sa touche à l’évènement.

Et à l’issue du présent panel qui aura contribué sans doute à nourrir davantage la réflexion sur la problématique du patriotisme et de la citoyenneté agissante dans ce contexte de grands défis pour notre Patrie, l’AFAB aura encore fait œuvre utile, à la grande satisfaction non seulement de sa présidente, Maimouna Déné. Mais, aussi de tous les membres et sympathisants qui avaient fait le déplacement de l’Hôtel Zanali où s’est tenu le Panel modéré par MDI Ouédraogo. Sans oublier les officiels dont la marraine Adja Amina Sy, heureuse d’avoir été associée à l’initiative de l’AFAB.

Bernard Bazié

Burkina Demain

Droit de l’environnement : Issa Bado soutient avec brio sa thèse de Doctorat

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Issa Bado, spécialiste des négociations internationales sur le climat, a défendu avec succès sa thèse de Doctorat

C’est désormais chose faite et c’est officiel. Issa Bado, grand habitué des négociations internationales lors des Conférences de Nations-Unies sur le climat (COP) est Docteur en droit de l’Université Laval de Québec, au Canada. Sous la direction du Pr Géraud de Lassus St Géniès, le spécialiste du droit de l’environnement et de la biodiversité, a en effet, soutenu et défendu publiquement, avec brio, ce 15 mars 2024, sa thèse de Doctorat sous le thème : «l’encadrement juridique de la séquestration artificielle de carbone en droit international et national : quelle précaution pour quels risques à l’ère de l’Accord de Paris ?».

Issa Bado, spécialiste des négociations internationales sur le climat, a défendu avec succès sa thèse de Doctorat à l’Université Laval du Québec

A l’issue d’un exposé de 27 minutes, suivi d’échanges, les membres du jury de la soutenance présidé par la Professeure Melanie Samson, Vice-doyenne aux études supérieures de la Faculté de droit de l’Université Laval ; ont, à l’unanimité, jugé recevable son travail de recherche et lui ont adressé leurs vives félicitations.

«Capture, transport et stockage du CO2 »

Docteur Issa Bado dans ses oeuvres ce 15 mars 2024, lors de son grand oral devant les membres du jury de sa soutenance de thèse de Doctorat

De la présentation de l’impétrant, l’on retient que la séquestration artificielle, c’est la capture, le transport et le stockage du CO2. C’est une option, une technologie qui est appelée à prendre de l’ampleur dans les pays du Nord dans le cadre notamment de leurs efforts destinés à l’atténuation des effets des changements climatiques.

Au terme des résultats de la présente recherche, il ressort justement que la séquestration artificielle est au cœur du régime international sur le climat mais qu’il existe des insuffisances d’encadrement sous le Protocole de Kyoto et une absence de texte spécifique sous l’Accord de Paris. De même de nombreuses incertitudes documentées sur le déploiement de la séquestration artificielle de carbone ; l’insuffisance d’autorisations nationales y relatives, par rapport notamment aux critères tirés du principe de précaution.

Principe 15 de la Déclaration de Rio qui prévoit…

Le principe de précaution découle, faut-il le rappeler, de l’énoncé du principe 15 de la Déclaration de Rio qui prévoit qu’«En cas de risque de dommages graves ou irréversibles, l’absence de certitude scientifique absolue ne doit pas servir de prétexte pour remettre à plus tard l’adoption de mesures effectives  visant à prévenir la dégradation de l’environnement ?».

Et l’un des intérêts de la présente recherche, à écouter Dr Issa Bado, c’est de faire en sorte que ce qui est censé être une opportunité, une solution (séquestration artificielle de carbone) pour réduire le réchauffement climatique conformément aux objectifs de l’Accord de Paris, ne se révèle être un problème. D’où toute l’importance d’un encadrement juridique adéquat, aussi bien au niveau international que national.

Ainsi, au-delà des instruments normatifs internationaux comme l’Accord de Paris, l’ex-étudiant de l’Unité de formation en science juridique et politique (UFR/SJP) de l’Université Pr Joseph Ki-Zerbo, s’est intéressé dans ses recherches aux pratiques et cadres nationaux de plusieurs pays occidentaux, notamment l’Allemagne, l’Alberta, la Californie, la France, le Canada (Québec).

Résultats de recherche appréciables malgré la complexité du sujet

Les membres du jury présidé par Pr Melanie Samson, à l’unanimité, ont jugé recevable le travail de l’impétrant Bado et lui ont adressé leurs vives félicitations

Aux dires de plusieurs membres du jury, Issa Bado, dans le cadre du présent projet, s’est attaqué à un sujet complexe impliquant plusieurs domaines (droit, sciences techniques, sciences sociales, diplomatie, politique) et au regard même du caractère progressiste et mouvant de la technologie abordée (séquestration artificielle du carbone) appelée certainement à évoluer au gré des résultats des COP à venir et de la progression de la maîtrise technique. Outre la Présidente du jury, le Directeur de la thèse Pr Géraud De Lasus Saint-Geniès, et Pr Jean-Frédéric Morin, tous de l’Université Laval  du Québec; le jury comprenait également Pr Hélène Trudeau de l’Université de Montréal et Pr Marion Lemoine-Schonne de l’Université de Rennes.

Mais, l’expert de l’Institut du développement durable de l’Organisation internationale de la Francophonie, s’appuyant sur sa grande maîtrise des contenus des rapports du GIEC-Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat-, sa connaissance des négociations internationales sur le climat et la qualité de ses recherches dans les différents domaines connexes de la problématique ; lui ont ainsi permis d’analyser efficacement les données des deux niveaux (International et National) et de parvenir à des résultats de recherche appréciables. Entre autres résultats obtenus à l’issue de la recherche, il ressort une approche fragmentée en droit international sur la séquestration artificielle du carbone, en rapport notamment avec le respect du principe de précaution.

Essor et maîtrise juridique de la S.A pour une mise en œuvre des recommandations du GIEC

Bref, tout compte fait, l’espoir reste permis avec le constat fait par Dr Bado, d’opportunités d’influence positive des niveaux internationaux et nationaux d’encadrement de la séquestration artificielle. Toute chose qui devrait concourir à l’atteinte de l’objectif phare de l’Accord de Paris sur le climat : contenir, par les efforts de l’ensemble des Etats signataire, la hausse des températures bien en-dessous de 2 degrés tout en poursuivant ces efforts pour la maintenir à 1,5 degré Celsius.

Evidemment, cela implique que les Etats signataires de l’Accord de Paris aillent résolument dans le sens de la mise en œuvre des recommandations des rapports du GIEC, notamment le sixième et dernier Rapport publié en mars 2023. Ce rapport des grands experts de la question de la protection de l’environnement préconisait clairement ceci : «Limiter ce réchauffement à 1,5°C et 2 °C ne sera possible qu’en accélérant et en approfondissant dès maintenant la baisse des émissions pour : ramener les émissions mondiales nettes de CO2 à zéro ; réduire fortement les autres émissions de gaz à effet de serre».

Et mettre en œuvre ces recommandations du GIEC passe nécessairement par la prise en compte et l’essor de la séquestration artificielle du carbone, et donc la maîtrise adéquate et efficiente de l’encadrement juridique international et national y afférent.

Philippe Martin

Burkina Demain

Compte rendu du Conseil des Ministres du 13 mars 2024

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 13 mars 2024, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 14 H 16 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président de la Transition, Président du Conseil des ministres. Compte rendu.

Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I DELIBERATIONS

I 1 AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

Le Conseil a adopté trois (03) rapports.

Le premier rapport est relatif à un projet de décret portant modification du décret n°2019-1111/PRES/PM/MFPTPS/MINEFID du 15 novembre 2019 portant Répertoire interministériel des métiers de l’Etat (RIME).

Le Répertoire interministériel des métiers de l’Etat tire son fondement juridique de la loi n°081/CNT du 24 novembre 2015 portant statut général de la fonction publique d’Etat. Le RIME repose sur le métier qui est un ensemble d’emplois types liés entre eux par une même technicité, présentant un noyau d’activités communes et requérant des compétences proches et similaires.

Au regard des préoccupations du moment liées aux questions foncières, la modification du décret de 2019 relatif au RIME, vise à créer les emplois de la famille d’emplois Cadastre dans ledit répertoire. Il s’agit de :

– l’emploi d’agent technique du cadastre ;

– l’emploi de technicien supérieur du cadastre ;

– l’emploi d’inspecteur du cadastre.

L’adoption de ce décret permet de prendre en compte la famille d’emplois Cadastre dans le Répertoire interministériel des métiers de l’Etat.

Le deuxième rapport est relatif à une autorisation spéciale pour le recrutement sur concours directs de Médecins généralistes pour des formations spécialisées en chirurgie générale et en chirurgie pédiatrique, au titre des années 2024 et 2025.

Les spécialistes en chirurgie générale et en chirurgie pédiatrique assurent la prise en charge des patients dans plusieurs domaines, tels que l’orthopédietraumatologie, l’uro génital, la gynécologie et l’obstétrique, la chirurgie maxillo-faciale, vasculaire et thoracique ainsi que la chirurgie viscérale.

Ces recrutements permettront de répondre au déficit de chirurgiens généralistes et de chirurgiens pédiatres dans les différents hôpitaux du Burkina Faso et d’améliorer la qualité des soins chirurgicaux au profit des patients.

Le Conseil a marqué son accord pour les recrutements de 30 chirurgiens généralistes et 20 chirurgiens pédiatres, au titre de l’année 2024, et de 30 chirurgiens généralistes et 20 chirurgiens pédiatres, au titre de l’année 2025.

Le troisième rapport est relatif à une autorisation de recrutements sur concours directs, au titre de l’année 2024.

Ces recrutements sur concours directs visent à combler les besoins essentiels en ressources humaines des ministères et institutions, pour l’accomplissement de leurs missions de service public.

Le Conseil a marqué son accord pour le recrutement de 5 364 agents sur concours directs, au titre de l’année 2024.

I 2  AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.

Le premier décret porte adoption du Référentiel d’évaluation des dispositifs de contrôle interne dans l’Administration publique au Burkina Faso.

L’implémentation du budget programme a conduit à une modulation de base du contrôle a priori qui a été accordé à tous les ordonnateurs pour l’exécution des opérations financières relevant de leurs compétences. Une modulation de second degré doit être faite et est fonction de la qualité du contrôle interne et du contrôle de gestion mis en place au sein des programmes budgétaires et/ou de leurs unités opérationnelles.

Ce référentiel qui s’inspire des standards internationaux et bonnes pratiques en matière d’évaluation des dispositifs de contrôle interne, instaure une méthode d’évaluation cohérente et harmonisée devant contribuer à la mise en œuvre de la modulation de second degré du contrôle a priori.

L’adoption de ce décret permet aux corps de contrôle de l’ordre administratif de disposer d’un référentiel d’évaluation des dispositifs de contrôle interne dans l’Administration publique burkinabè.

Le deuxième décret porte nomination de trois (03) membres indépendants du Conseil de surveillance de la Caisse des dépôts et d’investissements du Burkina Faso (CDI-BF).

Ce décret vise l’application de la loi n°049-2023/ALT du 05 octobre 2023 portant création, organisation, attributions et fonctionnement de la Caisse des dépôts et d’investissements du Burkina Faso.

L’adoption de ce décret permet la nomination de 03 membres indépendants du Conseil de surveillance de la Caisse des dépôts et d’investissements du Burkina Faso, conformément aux dispositions de la loi n°049-2023/ALT du 05 octobre 2023 portant création, organisation, attributions et fonctionnement de la Caisse des dépôts et d’investissements du Burkina Faso.

Le troisième décret porte nomination de huit (08) membres du Conseil de surveillance de la Caisse des dépôts et d’investissements du Burkina Faso.

L’adoption de ce décret permet la nomination de 08 membres du Conseil de surveillance de la Caisse des dépôts et d’investissements du Burkina Faso, conformément aux dispositions de la loi n°049-2023/ALT du 05 octobre 2023 portant création, organisation, attributions et fonctionnement de la Caisse des dépôts et d’investissements du Burkina Faso.

I 3 AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS

Le Conseil a adopté deux (02) rapports.

Le premier rapport est relatif à un projet de loi portant modification de la loi organique n°050-2015/CNT du 25 août 2015 portant statut de la magistrature.

Ce projet de loi vise à prendre en compte les modifications induites par la révision constitutionnelle intervenue le 30 décembre 2023 en ce qui concerne le statut de la magistrature.

Les principales innovations portent entre autres sur :

– l’élargissement du concours de la magistrature à tout fonctionnaire de l’administration publique titulaire au moins du diplôme de maîtrise en Droit ou de Master II en Droit, reconnu par le Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES) ou de tout autre diplôme reconnu équivalent, sous réserve de certaines conditions notamment d’âge et d’ancienneté ;

– l’exclusion des magistrats des pôles judiciaires spécialisés de la limitation de la durée à leur poste ;

– la compétence des chambres disciplinaires pour connaître des manquements à la déontologie et à l’éthique des magistrats ;

– la limitation à cinq (05) ans du mandat des Premiers Présidents des Hautes juridictions, des Cours d’appel et des Cours administratives d’appel ;

– la réduction de la période des vacances judiciaires à 02 mois au lieu de 03 mois et corrélativement la durée du congé annuel qui est désormais de 30 jours calendaires au lieu de 45 jours.

Cette relecture permettra de répondre aux aspirations profondes du peuple burkinabè en matière de justice et d’impulser une nouvelle dynamique dans le secteur de la justice.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.

Le second rapport est relatif à un projet de loi portant relecture de la loi organique n°049-2015/CNT du 25 août 2015 portant composition, attributions, organisation et fonctionnement du Conseil supérieur de la magistrature (CSM).

Cette relecture vise à prendre en compte les modifications induites par la révision constitutionnelle du 30 décembre 2023 concernant le Conseil supérieur de la magistrature qui est l’organe de régulation du corps de la magistrature.

Les principales innovations portent entre autres sur :

– la composition du Conseil supérieur de la magistrature qui compte pour moitié des personnes non magistrats comme le prévoit la Constitution ;

– l’élection du Président du CSM par ses membres ;

– l’exclusion du CSM des personnes siégeant dans l’organe dirigeant d’une organisation syndicale ou associative de magistrats ainsi que de celles qui militent dans l’organe dirigeant d’un parti ou formation politique ;

– la nomination des magistrats du parquet sur proposition du ministre chargé de la Justice.

La relecture de cette loi va permettre de se conformer à la Constitution et d’impulser une nouvelle dynamique pour l’instauration d’une justice indépendante et crédible.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.

I 4 AU TITRE DU MINISTERE DU DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL, DU COMMERCE, DE L’ARTISANAT ET DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES

Le Conseil a adopté un rapport relatif aux projets spécifiques 2024 du ministère du Développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises.

Ces projets, au nombre de treize (13), visent l’application des dispositions du décret n°2023-0966/PRES-TRANS/PM/MEFP du 09 août 2023 portant modalités de passation des marchés publics dans le cadre de la mise en œuvre de projets spécifiques.

Le Conseil a marqué son accord pour la mise en œuvre de ces projets spécifiques, au titre de l’année 2024.

Le coût global de ces projets par source de financement est le suivant :

1 Financement sur fonds propres d’un investisseur : trente-neuf milliards neuf cent soixante-deux millions trois cent vingt-cinq mille trois cent dix-neuf (39 962 325 319) F CFA, pour la sécurisation et la traçabilité des labels burkinabè.

2 Financement sur budget de l’Etat, exercice 2024 : un milliard quatre-vingt-quatorze millions six cent dix mille cinq cent quatorze (1 094 610 514) F CFA TTC, pour la réhabilitation des infrastructures du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) et de l’immeuble de l’ex-UREBA (Union révolutionnaire des banques).

3 Financement de la SONABHY : soixante-dix milliards deux cent quatre-vingt-cinq millions huit cent trente-cinq mille trois cent quarante-six (70 285 835 346) F CFA TTC, pour la construction du nouveau siège (R+10) de la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (SONABHY), du dépôt Ouaga-Est, du dépôt pétrolier de Pô, du centre de transit de Bingo ainsi que pour l’audit complet du système de dépotage de la SONABHY et l’acquisition d’équipements spécifiques. Ce financement est également destiné à la réalisation de travaux de transformation de deux bacs en réservoir de carburant, à la sécurisation des sites de la SONABHY, à la réhabilitation des bâtiments du siège actuel, et à l’acquisition de 06 centres emplisseurs en conteneurs.

4 Financement sur budget de la SOFITEX : quatre milliards sept cent cinquante-six millions quatre cent quatre-vingt-neuf mille six cents (4 756 489 600) F CFA TTC, pour le renouvellement du parc automobile de la Société burkinabè des fibres textiles (SOFITEX).

I 5  AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT

Le Conseil a adopté un décret portant mise en place du système national de Mesure, Rapportage et Vérification pour la transparence climatique «MRV/BF».

Le Burkina Faso, engagé en faveur du développement durable, s’investit dans la lutte contre les effets néfastes des changements climatiques à la suite de la ratification de la Convention-cadre des Nations-unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et de l’Accord de Paris sur le climat.

Cette Convention-cadre et ses textes d’application exigent des Etats membres, la soumission périodique de rapports faisant état de leur mise en œuvre. Ainsi, le système de Mesure, Rapportage et Vérification pour la transparence climatique a été établi pour suivre les progrès des différents pays sur toutes les mesures prises pour la mise en œuvre desdits engagements.

Ce décret vise la mise en place d’un cadre national de transparence climatique pour permettre à notre pays de respecter ses engagements en matière de lutte contre les changements climatiques et d’engranger des financements pour y faire face.

L’adoption de ce décret permet au Burkina Faso de se doter d’un cadre juridique de transparence climatique à travers la mise en place d’un système national de Mesure, Rapportage et Vérification pour la transparence climatique.

II COMMUNICATIONS ORALES

II 1  Le ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale a fait au Conseil une communication relative à la participation du Burkina Faso au Sommet Afrique/Chine de la gouvernance, prévue du 19 au 24 mars 2024 à Beijing, en République populaire de Chine.

Ce sommet est organisé par le Centre africain de formation et de recherche administratives pour le développement (CAFRAD) en partenariat avec le Gouvernement de la République populaire de Chine et la société Africa Mulatako holding.

La rencontre est placée sous le thème : « la transformation de la gouvernance et le relèvement du niveau de vie des populations : comment rendre plus pertinente la gouvernance à travers la valorisation du potentiel économique et humain des pays d’Afrique ? ».

L’objectif de ce sommet est de permettre aux décideurs africains des pays membres de la CAFRAD ou non, de réfléchir sur les moyens et les stratégies innovantes et adaptées en vue d’améliorer la qualité de la gouvernance tout en garantissant aux populations une meilleure qualité de vie.

II 2 Le ministre de l’Economie, des finances et de la prospective a fait au Conseil le compte rendu de l’organisation de la première revue du programme économique et financier 2023-2027 soutenu par la Facilité élargie de crédit du Fonds monétaire international (FMI), tenue du 26 février au 07 mars 2024 à Ouagadougou.

La première revue du programme économique et financier 2023-2027 a permis d’évaluer la performance de l’économie par rapport aux objectifs retenus dans le cadre dudit programme. Il s’est agi d’une part, d’examiner la situation d’exécution des repères structurels et critères quantitatifs, et d’autre part, d’évaluer l’évolution de la situation économique à fin décembre 2023, les perspectives à fin mars 2024 et les estimations pour le reste de l’année 2024 ainsi que les prévisions à court et moyen terme.

Ce programme économique et financier 2023-2027 vise à créer un espace budgétaire pour les dépenses prioritaires et la réduction des vulnérabilités de la dette. Il ambitionne par ailleurs de renforcer la résilience aux chocs tout en réduisant la pauvreté et les inégalités. Il s’agit aussi de renforcer la discipline budgétaire, la gouvernance et la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

Il s’inscrit en droite ligne des engagements communautaires pris par le Burkina Faso notamment celui de ramener le déficit budgétaire à un niveau compatible, tout en préservant les dépenses critiques en services sociaux et en investissements publics prioritaires.

Le programme économique et financier 2023-2027, d’un montant équivalent à 228,76 millions de Droits de tirages spéciaux (DTS), soit environ 187 milliards F CFA (302 millions Dollars US) a fait l’objet de négociations entre le Burkina Faso et le Fonds monétaire international. Il a été approuvé par le Conseil d’administration du FMI le 21 septembre 2023.

II 3 Le ministre de la Santé et de l’hygiène publique a fait au Conseil une communication relative aux nouveaux tarifs harmonisés de facturation des actes de scanners, d’Imagerie par résonnance magnétique (IRM) et de dialyse dans les hôpitaux publics du Burkina Faso.

Les examens de scanners et d’Imagerie par résonnance magnétique sont des examens spécifiques qui entrent dans la prise en charge des patients dans les hôpitaux publics au Burkina Faso. La dialyse quant à elle, fait partie des soins curatifs offerts aux patients atteints d’insuffisance rénale chronique ou aiguë.

Du fait du niveau élevé de tarification des actes de scanner, d’IRM et de dialyse, beaucoup de Burkinabè sont exclus de ces prestations dans les hôpitaux publics par manque de moyens financiers.

La vision du Chef de l’Etat est de garantir l’accès aux soins et services de santé pour tous les Burkinabè quelle que soit leur classe sociale. Conformément à cette vision, le Gouvernement de Transition a décidé d’une baisse substantielle des tarifs d’accès aux examens de scanner, d’IRM et aux séances de dialyse.

Ainsi :

– le nouveau tarif subventionné du scanner est de 25 000 F CFA, soit une réduction de 50% par rapport à l’ancien tarif subventionné qui était de 50 000 F CFA. Ce tarif est applicable quel que soit la localisation, le nombre de coupe ou la technique utilisée ;

– le nouveau tarif subventionné de l’IRM est de 40 000 F CFA, soit une réduction de 60% par rapport à l’ancien tarif subventionné qui était de 100 000 F CFA. Ce tarif est applicable quel que soit la localisation, le nombre de coupe ou la technique utilisée ;

– le nouveau tarif subventionné de la caution de dialyse à vie est de 0 F CFA, soit une réduction de 100% par rapport à l’ancien tarif subventionné qui était de 500 000 F CFA ;

– le tarif subventionné de la séance de dialyse est de 2 500 F CFA soit une réduction de 80% par rapport à l’ancien tarif subventionné qui était de 15 000 F CFA.

Cette nouvelle grille tarifaire applicable dans tous les hôpitaux publics au Burkina Faso entre en vigueur en avril 2024.

III NOMINATIONS

III 1  NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA SECURITE

– Monsieur Boukaré OUEDRAOGO, Mle 23 047 V, Commissaire divisionnaire de police, 3ème classe, 3ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;

– Monsieur Koffi Alexis HIEN, Mle 22 836 G, Commissaire divisionnaire de police, catégorie 1, 3ème classe, 3ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;

– Monsieur Emile KABRE, Mle 24 576 X, Commissaire divisionnaire de police, catégorie 1, 3ème grade, 1er échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;

– Monsieur Bazambouè BADO, Mle 46 686 T, Commissaire principal de police, catégorie 1, 2ème classe, 1er échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;

– Monsieur Boudassida Roger TARBAGDO, Mle 46 752 X, Commissaire principal de police, catégorie 1, 2ème classe, 1er échelon, est nommé Inspecteur technique des services.

B AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE

– Madame Jeanne DJIE/TOE, Mle 29 778 W, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 9ème échelon, est nommée Inspecteur technique des impôts ;

– Madame Fati TAMINY/BAGAYOGO, Mle 37 256 K, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 10ème échelon, est nommée Directrice du Centre des impôts de Ouaga IV ;

– Monsieur Moussa SANOU, Mle 56 730 A, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 11ème échelon, est nommé Directeur du Centre des impôts de Ouaga VI ;

– Monsieur Pierre ZIDA, Mle 35 916 E, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Directeur du Centre des impôts de Ouaga VIII ;

– Monsieur Sanlé Patrice SORI, Mle 216 205 A, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur du Centre des impôts Bobo I ;

– Monsieur Yacouba BADO, Mle 119 325 L, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Directeur du Centre départemental des impôts de Koubri ;

– Monsieur Anastase PACODE, Mle 96 901 Z, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Directeur du Centre des impôts de Tanghin-Dassouri ;

– Monsieur Sana François DEGTOUMDA, Mle 245 161 T, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur du Centre départemental des impôts de Pabré ;

– Monsieur Hamidou MAIGA, Mle 334 245 K, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Comptable principal des matières du ministère de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales.

Les personnes dont les noms suivent sont nommées membres indépendants du Conseil de surveillance de la Caisse des dépôts et d’investissements du Burkina Faso :

– Monsieur Kounbelara Innocent HIEN, Analyste financier ;

– Monsieur Cheik SAWADOGO, Gestionnaire ;

– Monsieur Touswindé Justin OUADEBA, Auditeur interne.

Les personnes dont les noms suivent sont nommées membres du Conseil de surveillance de la Caisse des dépôts et d’investissements du Burkina Faso :

Au titre de la Présidence du Faso :

– Monsieur Jean Abel TRAORE, Mle 333 983 R, Enseignant-chercheur, catégorie P, 3ème classe, 1er échelon.

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective :

– Madame Edwige Marie Eveline YAMEOGO, Mle 56 710 D, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 12ème échelon ;

– Monsieur Philippe ZANE, Mle 96 919 B, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 10ème échelon.

Au titre des membres ès qualité :

– Monsieur Raymond Bruno BAMOUNI, Mle 52 199 S, Directeur général du Trésor et de la comptabilité publique ;

– Monsieur Hyacinthe TAMALGO, Mle 59 896 G, Directeur général de la Caisse autonome de retraite des fonctionnaires (CARFO) ;

– Monsieur Nabonswindé Yacouba Herman NACAMBO, Mle 130 484 P, Directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) ;

– Monsieur Ibrahim SABA, Mle 32 99, Directeur général de La Poste Burkina.

C AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DE L’HYGIENE PUBLIQUE

– Monsieur Kouesyandé Joseph SOUBEIGA, Mle 119 724 M, Médecin épidémiologiste et biostatisticien, catégorie U1, 7ème échelon, est nommé Responsable du Programme budgétaire 056 « Santé publique», cumulativement avec ses fonctions de Directeur général de la Santé et de l’hygiène publique ;

– Madame Alice Marie Nadine OUEDRAOGO, Mle 273 051 T, Pharmacien, spécialiste en pharmacie hospitalière, catégorie U, 1ère classe, 4ème échelon, est nommée Directrice de la pharmacie hospitalière ;

– Monsieur Edouard COMPAORE, Mle 41 834 S, Démographe, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur des statistiques sectorielles et de l’évaluation ;

– Madame Aminata NANA/BOUNDAONE, Mle 58 195 L, Administrateur des services de santé, 1ère classe, 12ème échelon, est nommée Directrice générale du Centre hospitalier régional de Manga.

D AU TITRE DU MINISTERE DES INFRASTRUCTURES ET DU DESENCLAVEMENT

– Monsieur Mamadou OUATTARA, Mle 52 178 U, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 15ème échelon, est nommé Directeur général du Laboratoire national du bâtiment et des travaux publics (LNBTP) ;

– Madame Laure Flavie BOUDA/ZOETGNANDE, Mle 231 815 X, Ingénieur en génie civil, 1ère classe, 6ème échelon, est nommée Directrice des études techniques à la Direction générale de la normalisation et des études techniques.

E AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE, DE L’ALPHABETISATION ET DE LA PROMOTION DES LANGUES NATIONALES

– Monsieur Sidzabda Emmanuel YAMEOGO, Mle 84 859 Z, Professeur certifié des lycées et collèges d’enseignement technique, 1ère classe, 13ème échelon, est nommé Chargé de missions ;

– Monsieur D. Ouédan Jean-Noel TAGNABOU, Mle 32 554 X, Inspecteur de l’enseignement du premier degré, 1ère classe, 14ème échelon, est nommé Directeur de la recherche en éducation non formelle ;

– Monsieur Jean BOUGMA, Mle 111 115 S, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Directeur de la gestion des finances ;

– Madame W. Agnès SARAMBE, Mle 38 375 D, Inspecteur de l’enseignement primaire et de l’éducation non formelle, est nommée Chef de Département de l’éducation non formelle au Secrétariat permanent du Plan stratégique de développement de l’éducation de base et de l’enseignement secondaire (SP/PSDBS) ;

– Monsieur Elie SEIHON, Mle 38 969 F, Inspecteur de l’enseignement primaire et de l’éducation non formelle, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur de l’enseignement privé.

F AU TITRE DU MINISTERE DES TRANSPORTS, DE LA MOBILITE URBAINE ET DE LA SECURITE ROUTIERE

– Monsieur Mwinmalo Conrad SOME, Mle 117 483 P, Sociologue, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Directeur général de la mobilité urbaine.

G AU TITRE DU SECRETARIAT GENERAL DU GOUVERNEMENT ET DU CONSEIL DES MINISTRES

– Monsieur Kouakou Makoua DA, Mle 111 105 F, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Directeur de la gestion des finances.

III 2 NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :

– de l’Institut supérieur de logistique de Ouagadougou (ISLO) au titre du ministère de la Défense et des anciens combattants ;

– de la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (SONABHY) et de la Minoterie du Faso (MINOFA) au titre du ministère du Développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises ;

– de l’Agence de l’eau du Gourma (AEG) et de l’Agence nationale des évaluations environnementales (ANEVE) au titre du ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement.

Le Conseil a également procédé à la nomination de Présidents aux Conseils d’administration de l’Institut supérieur de logistique de Ouagadougou (ISLO), de la Minoterie du Faso (MINOFA) et de l’Agence de l’eau du Gourma (AEG).

A MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration de l’Institut supérieur de logistique de Ouagadougou (ISLO) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère de la Défense et des anciens combattants :

– Monsieur Yamba OUOBA, Officier des Forces armées nationales, en remplacement de Monsieur Antoine Emmanuel KY ;

– Monsieur Bakiéné Aboubacar HEMA, Officier des Forces armées nationales, en remplacement de Monsieur Issa SARRE.

Le second décret nomme Monsieur Yamba OUOBA, Officier des Forces armées nationales, Président du Conseil d’administration de l’Institut supérieur de logistique de Ouagadougou (ISLO) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Antoine Emmanuel KY.

B MINISTERE DU DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL, DU COMMERCE, DE L’ARTISANAT ET DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.

Le premier décret renouvelle le mandat de Madame Aïcha Hafçatou NABARE/TOURE, Mle 216 123 K, Ingénieur de conception en génie civil, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère des Infrastructures et du désenclavement au Conseil d’administration de la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (SONABHY) pour une dernière période de trois (03) ans, pour compter de la fin du premier mandat.

Le deuxième décret nomme Monsieur Habraham SOMDA, Mle 212 611 H, Conseiller des affaires économiques, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère du Développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises au Conseil d’administration de la Minoterie du Faso (MINOFA) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Sogh-Kélo SOME.

Le troisième décret nomme Monsieur Habraham SOMDA, Mle 212 611 H, Conseiller des affaires économiques, Président du Conseil d’administration de la Minoterie du Faso (MINOFA) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Sogh-Kélo SOME.

C MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme Monsieur Ratamogho Evariste ZONGO, Mle 263 792 E, Ingénieur du génie rural, Président du Conseil d’administration de l’Agence de l’eau du Gourma (AEG) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le second décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration de l’Agence nationale des évaluations environnementales (ANEVE) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement :

– Monsieur Windgoudi Jacques BONKOUNGOU, Mle 213 864 M, Inspecteur de l’environnement, en remplacement de Monsieur K. Jean Marie SOURWEMA.

Au titre du ministère de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques :

– Monsieur Oumarou OUEDRAOGO, Mle 245 261 S, Conseiller en études et analyses, en remplacement de Monsieur Adama TOURE.

Le Porte-parole du Gouvernement,

Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO

Banfora : La DS communique sur les services offerts aux populations

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Les membres du Présidium aux JPO de la DS de Banfora, De la droite vers la gauche , Fatoumata Carama (vice-présidente), au milieu , Yakouba Barro (président) et Arsène Somé (Juge)

Le président de la Délégation spéciale de Banfora, Yakouba Barro, a rencontré le 7 mars dernier les acteurs de la société civile. Au cours de ces échanges sans tabou, la plusieurs questions ont été abordés : services d’état civil, santé, mariage, divorce… Ces activités entraient dans le cadre des journées portes ouvertes de la mairie en collaboration avec l’association pyramide style de Banfora et bien d’autres structures.Les membres du Présidium aux JPO de la DS de Banfora, De la droite vers la gauche , Fatoumata Carama (vice-présidente), au milieu , Yakouba Barro (président) et Arsène Somé (Juge)

Tenue dans l’enceinte de la salle des fêtes et des cérémonies de la nouvelle mairie, cette rencontre du 7 mars entre le Président Barro et les acteurs des Organisations de la société civile (OSC) de la Délégation spéciale de Banfora avait pour objectif de communiquer sur l’organisation et le fonctionnement de l’état civil ; le mariage.

Centres principaux et secondaires d’état civil

Le président de la Délégation spéciale de Banfora, Yakouba Barro, donnant des détails sur les services d’état civil

Sur les questions d’état-civil, Yakouba Barro, président de la Délégation Spéciale de Banfora a livré un certain nombre de détails : «Nous avons des centres principaux et des centres secondaires. Les centres principaux se trouvent dans les chefs-lieux de commune. Par exemple, pour le cas de Banfora, la mairie de Banfora est un centre principal. Mais pour rapprocher l’administration des administrés ou bien de la population voilà pourquoi la loi permet qu’on puisse créer des centres secondaires. Et à cet effet, les centres secondaires sont habilités à recevoir les naissances et les décès. Ce qui différencie du centre principal où il n’y a qu’au- delà des naissances, des décès, le mariage qui est célébré. Donc, le registre de mariage est déposé au niveau du centre principal. Les centres secondaires ne sont compétents que pour délivrer la copie intégrale. C’est cette copie intégrale que le citoyen doit amener au niveau de la mairie qui est le centre principal pour avoir des extraits».

Mariage grandeur nature…actes d’état-civil…le divorce

S’appuyant sur le code des Personnes et de la Famille, le PDS Barro a défini le mariage comme «l’union libre entre un homme et une femme célébré par un officier d’état-civil». Et comme pour donner un exemple grandeur nature du mariage, Fatoumata Carama, première vice-présidente de la Délégation Spéciale de Banfora, a célébré séance tenante, le mariage du couple Diaby. Comme de coutume, elle leur a prodigué des conseils aux deux époux pour une vie de couple plus réussie.

Maître Arsène Somé, juge au Tribunal de Grande Instance de Banfora

Par ailleurs, Maître Arsène Somé, juge au Tribunal de Grande Instance de Banfora a aussi exposé sur le divorce. Dans son exposé, le magistrat a levé le voile sur les zones d’ombre concernant le mariage et ses corollaires de droit le régissant dans l’État burkinabè.

En d’autres termes, il a établi une comparaison sur le mariage civil qui est une obligation légale tandis que les mariages coutumier et religieux n’ont pas un effet juridique. A ce jour, seul le mariage civil confère des droits aux conjoints. Encore plus loin dans son exposé, Maître Arsène Somé a insisté sur le fait que le législateur a prévu la possibilité de mettre fin à une union légalement célébrée par un officier d’état-civil. Alors, il affirmera que le divorce met juridiquement fin au mariage civil.

Sanctions pénales aux contrevenants

Avant Me Somé, le PDS Barro a donné des renseignements sur l’établissement des actes d’état-civil. Il a mentionné que ces actes sont énumérés comme suit: la déclaration de naissance, le jugement déclaratif ou supplétif, le décès et divers.

En outre, au cours de son allocation, le Président Yakouba Barro a rappelé à l’ensemble des participants la nécessité de fournir certaines pièces pour l’établissement des actes d’état-civil et leur caractère gratuit. Il a également insisté sur le fait que les éventuels contrevenants s’exposeraient à des sanctions pénales.

5 formations sanitaires à Banfora

Quant aux formations à Banfora, le président Barro explique ce qui a été fait : «Quand nous (Délégation Spéciale) sommes arrivés, nous avons érigé 5 formations sanitaires en centres secondaires. Cependant, la tendance est d’ériger tous les CSPS partout où ils se trouvent en centres secondaires.  Ainsi, celui qui reçoit la femme à l’accouchement, peut délivrer directement la copie intégrale.

Soumaïla Soma, Banfora

Burkina Demain

Conseil constitutionnel : René Bagoro, nouveau membre

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René Bessolé Bagoro, nommé membre du Conseil constitutionnel par le Président du Faso

L’ancien ministre de la justice, garde des sceaux, René Bessolé Bagoro, va remplacer au Conseil constitutionnel le doyen Victor Kafando dont le mandat s’achève en avril prochain. En effet, dans un décret en date de ce mardi 12 mars, le Président de la Transition, le Capitaine Ibrahim Traoré, vient de nommer sur proposition du ministre-garde des sceaux actuel, M. Bagoro en remplacement de Victor Kafando.

René Bessolé Bagoro, nommé membre du Conseil constitutionnel par le Président du Faso

«Monsieur Bessolé René BAGORO, matricule 130 248 K, magistrat de Grade exceptionnel, 4ème échelon, est nommé membre du Cons-eil constitutionnel pour un mandat unique de neuf (09) ans en remplacement de Monsieur Victor KAFANDO, magistrat de grade exceptionnel dont le mandat arrive à terme le 13 avril 2024», précise le décret présidentiel.

Burkina Demain

Etalons : Brama Traoré nouveau sélectionneur national

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Brama Traoré est le nouvel entraîneur des Etalons

L’on a enfin le nom du nouveau sélectionneur national des Etalons. Il s’agit de Brama Traoré. La Fédération burkinabè de football (FBF) a confirmé ce lundi 11 mars son nom.  C’est Brama Traoré qui va succéder à Hubert Velud, son prédécesseur à ce poste.

Brama Traoré est le nouvel entraîneur des Etalons

Le nouveau sélectionneur des Etalons entend beaucoup d’engagement d’eux et entend faire régner la discipline au sein de l’équipe nationale. «Je saurai manier le bâton et la carotte. Tu fais bien, tu seras là. Tu fais mal, tu ne seras pas là», prévient-il.

Burkina Demain

Le jeûne du Ramadan commence au Burkina ce lundi 11 mars

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Le Président du Présidium de la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB) a l’honneur de porter à la connaissance des fidèles musulmans et de l’ensemble de la communauté nationale, que le croissant lunaire a été aperçu ce jour 10 mars dans plusieurs localités du Burkina Faso. Par conséquent, le jeûne du Ramadan commence au Burkina Faso ce lundi 11 mars 2024. Communiqué.

Mentalités & Développement : Bientôt la Conférence internationale à Ouaga

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Bientôt, Ouagadougou va abriter la conférence internationale sur le Mind Education et le Développement qu’organise annuellement Racine Groupe.

« Promotion de l’entrepreneuriat communautaire : quelle contribution des Femmes »

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Le Directeur Général de l’ONEA et son personnel souhaite une bonne célébration du 8 Mars à toutes les femmes. Cette commémoration a pour thème : « Investir en faveur des femmes, accélérer le rythme* » au niveau international. Au niveau national, le thème de l’édition 2024 est « Promotion de l’entrepreneuriat communautaire : quelle contribution des Femmes ». Ensemble boostons le leadership féminin pour un développement durable!