Accueil Blog Page 533

Diplomatie burkinabè: décès de l’Ambassadeur du Burkina en Ethiopie

0
La dépouille de l'ambassadeur Hamidou Touré sera inhumée le samedi 10 septembre au cimetière de Gounghin

L’Ambassadeur du Burkina Faso en Ethiopie, Amidou Touré, 56 ans, est décédé ce jeudi 1er septembre 2016 aux environs de 2h45 , selon un communiqué du ministère en charge des Affaires étrangères.
TOU

C’est en juillet 2015 que Amidou Touré avait été nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Burkina Faso auprès de la République Fédérale démocratique d’Ethiopie et représentant permanent auprès de l’Union Africaine et de la Commission économique pour l’Afrique.

Il avait été porté en 2013, à la tête de la Direction des Organisations africaines du ministère burkinabè des Affaires étrangères.

A noter qu’il avait été nommé deuxième conseiller à l’Ambassade du Burkina Faso auprès de la République de Chine-Taïwan, en 2001.

Né le 6 décembre 1960 à Bobo-Dioulasso, le défunt Touré est lui-même fils d’un ancien diplomate.

Burkina Demain

Médias publics: mobilisation exceptionnelle des militants et sympathisants du Synatic

0

Le Syndicat national autonome des travailleurs de l’information et de la culture (SYNATIC) a organisé, le 1 er septembre 2016 à Ouagadougou, un sit-in devant le ministère en charge de la Communication, en vue de revendiquer l’amélioration « conséquente « des conditions de vie et de travail des agents des médias publics, du SIG et des DCPM.
SYNATIC (2)SYNATIC (2)

Pour la secrétaire en charge de l’information du SYNATIC, Nadège Yé, il s’agit de l’application des textes votés sous la transition; l’harmonisation et le relèvement de l’indemnité de code vestimentaire; l’élaboration de plans de carrière pour tous les agents; le règlement de la situation des agents bloqués en A2, A3 et en B.
Si les lignes ne bougent pas, le syndicat va aller en grève le 7 septembre prochain, a-t-elle avancé. Et s’il venait encore à ne rien constater, il va alors engager toutes formes d’actions, en concertation avec les militants lors d’une assemblée générale. A l’en croire, le syndicat est prêt à aller jusqu’au bout de ses actions.

Une surprise de taille; les responsables de l’Union d’action syndicale (UAS) sont venus apporter leur soutien aux manifestants. Voila ce qu’a dit le président du mois de la centrale syndicale, Inoussa Nana,:  » Nous sommes là, car nous sommes sûrs que la victoire sera au rendez-vous. Nous vous sommes reconnaissants du travail abattu bazieau quotidien ».

« Notre présence n’exprime pas seulement notre soutien, mais nous voulons vous dire que votre cause est la notre », a déclaré Bassolma Bazié qui a dit que si on musèle la presse, en la clochardisant, c’est tout le pays qui en souffre.

« J’ai toujours dit aux autorités de se réveiller. Elles sont arrivées après l’insurrection populaire. Si on nous oblige, elles n’auront pas le choix ». Pour lui, les autorités n’ont plus besoin de rencontrer le Synatic pour trouver des solutions à sa plateforme revendicative. Une éventuelle rencontre relève du dilatoire, note-t-il.
De ses explications, l’UAS va adresser une lettre ouverte aux autorités portant sur les préoccupations du peuple dans son ensemble, y compris, celles des hommes des médias.

Nadège Yé, secrétaire à l'information du SYNATIC
Nadège Yé, secrétaire à l’information du SYNATIC

Selon Bassolma Bazié, quand les hommes de médias se mettent débout et crient à l’injustice, quelque chose se passe. Ainsi a-t-il fait allusion à l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 et au putsch manqué du septembre 2015.

Anderson KONE
Burkina Demain

Panne sur le réseau électrique national : L’origine est ivoirienne, selon la SONABEL

0
La panne sur le réseau interconnecté est d'origine ivoirienne

Plusieurs quartiers de Ouagadougou sont plongés dans le noir depuis le début de la soirée de ce jeudi 1er septembre 2016 à cause des perturbations de la fourniture du courant. Selon une source émanant de la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL), la panne électrique à l’origine de ces perturbations de fourniture de courant s’est produite sur le réseau ivoirien ; d’où ces coupures dans la capitale. Le dépannage était en cours, à en croire notre source.

Burkina Demain

Compte rendu du conseil des ministres du 1er septembre 2016

0

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 1er septembre 2016, en séance ordinaire, de 10 H 00 mn à 13 H 00 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.
Le conseil a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales procédé à des nominations, et autorisé des missions à l’étranger.
DELIBERATIONS
I.1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT
Le Conseil a adopté trois (03) rapports.
Le premier est relatif aux résultats de l’appel d’offres international pour les travaux de construction d’une aire de repos à Zorgho et d’un Centre de transfusion sanguine équipé à Tenkodogo.
Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution des marchés aux entreprises suivantes :
Lot 1 : Groupement SOROUBAT/TSR-GTI pour l’aménagement des voiries, la construction des infrastructures, la réalisation des travaux d’Adduction d’Eau Potable (AEP), la construction d’un réseau d’assainissement et l’électrification de l’aire de repos, pour un montant de deux milliards cinq cent soixante-neuf millions quatre cent quatre-vingt-cinq mille cinq cent quatre-vingt-dix-sept (2 569 485 597) francs CFA TTC avec un délai d’exécution de dix (10) mois y compris la saison pluvieuse.

Lot 2 :EKS pour l’exécution des travaux de terrassement, la construction des infrastructures et des superstructures, la mise en œuvre de la charpente et de la couverture, la mise en œuvre de la menuiserie métallique et du bois, la réalisation des travaux d’électrification ainsi que la mise en œuvre de peintures et des travaux d’étanchéité, pour un montant de deux cent quatre-vingt-deux millions deux cent quatre-vingt-treize mille huit cent cinquante-quatre (282 293 854) francs CFA TTC avec un délai d’exécution de cinq (05) mois y compris la saison pluvieuse.
Le deuxième concerne les résultats de recrutement de prestataires d’appui à la maîtrise d’ouvrage (PAMO) pour le compte du Projet NEER-TAMBA.
Le Conseil a marqué son accord pour l’attribution des marchés aux entreprises suivantes avec un délai d’exécution de trente-six (36) mois :
Lot 1 : Groupement ARC/Faso Ingénierie/CINTECH, pour un montant de cinq cent deux millions trois cent soixante-dix-neuf mille cent (502 379 100) francs CFA TTC ;
Lot 2 : Groupement BEM Ingénieur Conseil/ERA international, pour un montant de six cent soixante-dix-huit millions sept cent trente-six-mille (678 736 000) francs CFA TTC ;
Lot 3 : Bureau d’étude CAFI-B SARL, pour un montant de six cent vingt millions trente et un mille (620 031 000) francs CFA TTC.

Le financement est assuré par le Fonds international de développement agricole (FIDA) et le Budget de l’Etat gestion 2016, 2017 et 2018.

Le troisième rapport est relatif à l’utilisation des outils logiciels Oracle dans l’Administration publique.
Cette utilisation nécessite une actualisation des versions en service.
Le Conseil a instruit les ministres en charge du dossier de prendre les dispositions idoines pour la régularisation des licences en vue de la mise à jour des différents outils.
I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE
Le Conseil a adopté un rapport relatif au plan de préparation et de riposte à une éventuelle épidémie de choléra, en 2016, au Burkina Faso.
Ce plan vise à réduire la morbidité et la mortalité dues à une éventuelle épidémie de choléra.
L’adoption de ce rapport permet à notre pays de se doter d’un plan de riposte précoce et efficace à toute éventuelle épidémie de choléra en 2016.

COMMUNICATIONS ORALES
II.1. Le ministre des Affaires étrangères, de la coopération et des burkinabè de l’extérieur a fait au Conseil le bilan de la participation de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, à la 6ème Conférence internationale de Tokyo pour le développement de l’Afrique (TICAD), tenue du 27 au 28 août 2016, à Nairobi, au Kenya.
Au cours de son séjour, le Président du Faso a rencontré les investisseurs japonais ainsi que les ressortissants burkinabè résidents au Kenya.
Le ministre des Affaires étrangères, de la coopération et des burkinabè de l’extérieur a par ailleurs informé le Conseil du décès subit de Son Excellence Monsieur Amidou TOURE, Ministre plénipotentiaire, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Burkina Faso en République Fédérale démocratique d’Ethiopie et Représentant permanent auprès de l’Union africaine et de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique.
Le Conseil présente ses condoléances les plus attristées à la famille de l’illustre disparu.
Le programme des obsèques sera communiqué ultérieurement.

III. NOMINATIONS
II.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

AU TITRE DU MINISTERE DU DEVELOPPEMENT DE L’ECONOMIE NUMERIQUE ET DES POSTES
-Madame Wendlamita Honorine NIKIEMA, Mle 117 408 Y, Attachée de direction, est nommée Chargée de mission ;
-Monsieur Michaël Guibougna Lawakiléa FOLANE, Mle 113 245 F, Ingénieur réseaux informatiques et télécoms, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur général de l’Agence nationale de promotion des TIC (ANPTIC);
-Monsieur Izaï TOE, Mle 87 534 R, Ingénieur informaticien, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur général des technologies de l’information et de la communication ;
-Monsieur Abdoul Malick TRAORE, Mle 037 12 N, Informaticien, est nommé Directeur général des infrastructures de communications électroniques ;

AU TITRE DU MINISTERE DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME
-Monsieur Sidi TRAORE, Mle 49 847 L, Professeur certifié de Collège d’enseignement général, 1er grade, 9ème échelon, est nommé Chargé de missions ;
-Monsieur Alphonse TOUGMA, Mle 51 174 N, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur général du Fonds de développement culturel et touristique ;
-Monsieur Golo BARRO, Mle 26 223 F, Conseiller des affaires culturelles, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Directeur général de la Semaine nationale de la culture (SNC) ;
-Monsieur Boukaré DIALLO, Mle 26 786 Y, Conservateur des bibliothèques, 2ème grade, 9ème échelon, est nommé Directeur général du Livre et de la lecture publique ;
-Monsieur Ablassé SEGDA, Mle 000 0492 C, Ingénieur de recherche, 2ème catégorie, 8ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Culture, des arts et du tourisme du Bazèga ;
-Monsieur Zakaria YIOGO, Mle 216 687 F, Conservateur restaurateur de musée, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Culture, des arts et du tourisme du Boulgou ;
-Monsieur Blagnima OUATTARA, Mle 43 316 U, Professeur, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Culture, des arts et du tourisme de la Comoé ;
-Madame Talata Marcelline KABORE, Mle 200 483 Z, Administrateur des services touristiques, 1ère classe, 3ème échelon, est nommée Directrice provinciale de la Culture, des arts et du tourisme du Gourma ;
-Monsieur Jean LOMPO, Mle 37 831 M, Instituteur certifié, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Culture, des arts et du tourisme de la Komandjari ;
-Monsieur Hamidou OUEDRAOGO Mle 216 703 W, Technicien supérieur des services touristiques, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Culture, des arts et du tourisme du Koulpélgo ;
-Monsieur Yacouba OUEDRAOGO, Mle 246 687 Y, Technicien supérieur de cinéma, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Culture, des arts et du tourisme du Kourwéogo;
-Monsieur Gombila KOALA, Mle 74 486 V, Technicien supérieur du cinéma et de l’audiovisuel, 2ème catégorie, 3ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Culture, des arts et du tourisme du Lorum ;
-Monsieur Noé BADO, Mle 94 895 H, Instituteur certifié, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Culture, des arts et du tourisme du Nahouri ;
-Monsieur Bassié Joseph BADOLO, Mle 52 698 J, Instituteur certifié, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Culture, des arts et du tourisme du Sanguié ;
-Monsieur Fousséni MIEN, Mle 225 826 A, Ingénieur du cinéma et de l’audiovisuel, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Culture, des arts et du tourisme du Séno;
-Monsieur Rémi BAGRE, Mle 246 678 B, Assistant culturel, est nommé Directeur provincial de la Culture, des arts et du tourisme du Sourou ;
-Monsieur Valentin LILI, Mle 200 475 L, Conservateur restaurateur de musée, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Culture, des arts et du tourisme du Yatenga ;
-Monsieur Jean Jacques DIMA, Mle 116 898 G, Assistant des affaires culturelles, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Directeur provincial de la Culture, des arts et du tourisme du Zondoma ;
-Monsieur Yssau DABOUE, Mle 119 522 T, Professeur certifié des lycées et collèges, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur provincial de la Culture, des arts et du tourisme du Zoundwéogo.

III.2. NOMINATION DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION
MINISTERE DE LA JEUNESSE, DE LA FORMATION ET DE L’INSERTION PROFESSIONNELLE
Le Conseil a adopté trois (03) décrets.
Le premier porte nomination d’Administrateurs au Conseil d’administration du Centre d’évaluation et de formation professionnelle de Ouagadougou (CEFPO) pour un premier mandat de trois (03) ans.
Au titre du ministère de la Jeunesse, de la formation et de l’insertion professionnelle :
-Monsieur Eric Roland Sidnoma YAMEOGO, Mle ANPE-233, Ingénieur du génie industriel ;
-Monsieur Jean Baptiste Sidbeouindin ZOUNGRANA, Mle 23 491 H, Conseiller pédagogique de l’enseignement secondaire.

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement :
-Monsieur Sanitéon Julien SOMDA, Mle 118 989 K, Conseiller en gestion des ressources humaines.
Au titre du ministère de la Fonction publique et de la sécurité sociale :
-Monsieur Daniel TRAORE, Mle 212 386 L, Inspecteur du travail.
Au titre du ministère de l’Education nationale et de l’alphabétisation :
-Monsieur Constant SAWADOGO, Mle 22 757 T, Inspecteur de l’enseignement secondaire.
Au titre de la Chambre des métiers et de l’artisanat du Burkina Faso :
-Monsieur Sibiri Hermann OUBDA, Président de la section territoriale de l’Est.
Au titre du Conseil National du Patronat :
-Madame F. Philomène Sidonie YAMEOGO/TOU, Secrétaire générale.
Au titre des travailleurs du CEFPO :
-Monsieur Wendzoodo Mathieu Roger LOADA, Mle 248 038 X, Professeur certifié.
Au titre des apprenants du CEFPO :
-Monsieur Salfo KABORE.
Le deuxième décret nomme Monsieur Eric Roland Sidnoma YAMEOGO, Mle ANPE-233, Ingénieur du génie industriel, Président du Conseil d’administration du Centre d’ Evaluation et de Formation Professionnelle de Ouagadougou pour un mandat de trois (03) ans.
Le troisième décret nomme Monsieur Saidou SAVADOGO, Mle 52 168 H, Inspecteur des impôts, Administrateur représentant l’Etat au titre du ministère de l’Economie, des finances et du développement au Conseil d’administration de l’Observatoire national de l’emploi et de la formation (ONEF) en remplacement de Monsieur Sidiki Robert TOE.

Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement,
Porte-parole du gouvernement,
Rémis Fulgance DANDJINOU

 

Burkina Demain

Gabon: le parlement en feu, le QG de Ping occupé par la garde républicaine

0

Quelques heures après l’annonce de la réélection d’Ali Bongo à la tête du Gabon, des violences ont éclaté. Le parlement a été incendié; puis le quartier général de Jean Ping a été pris d’assaut par les éléments de la garde républicaine, dans la nuit du mercredi 31 août au jeudi 1er septembre.
GABON

Bilan des heurts, deux morts et plusieurs blessés selon Jean Ping qui n’est pas sur les lieux.

L’attaque contre le QG de Jean Ping, situé près de l’échangeur Charbonnages s’est déroulée à la fois dans les airs par hélicoptère et au sol avec des bérets verts, la garde républicaine.

« Aux environs d’une heure du matin le QG a été bombardé par hélicoptère et cerné au sol par des troupes de la Garde présidentielle, de la police et des mercenaires. Nous enregistrons deux morts et plusieurs blessés. Nous avons eu des gens qui ont pénétré dans les locaux, qui ont tué, qui ont cassé, tout cassé, et qui ont lancé des bombes lacrymogènes à l’intérieur du bâtiment. Ce scénario se répète depuis cinquante ans. La même chose. L’opposition gagne toujours les élections, mais n’accède jamais au pouvoir par les mêmes procédés, les mêmes procédés qui sont utilisés par un clan depuis cinquante ans et qui confisque le pouvoir. Vous savez que le pouvoir au Gabon, depuis cinquante ans, est entre les mains d’une famille et d’un clan. Et c’est un remake permanent » parole de Jean Ping, joint au téléphone par RFI cette nuit.

Informé de cet assaut, le candidat de l’opposition, qui assurait se cacher quelque part en lieu sûr, déclarait un peu plus tôt cette nuit : « C’est de la folie. Une folie meurtrière venue de quelqu’un qui veut s’accrocher au pouvoir par tous les moyens ». Il parlait bien sûr du président Ali Bongo réélu à la tête du pays.

De son côté, le porte-parole du gouvernement gabonais assurait cette nuit que l’assaut du QG de Jean Ping visait « des criminels » qui ont incendié l’Assemblée nationale. « Des personnes armées qui ont incendié le siège de l’Assemblée nationale se sont repliées au QG de Jean Ping en même temps que des centaines de pilleurs et de casseurs (…) Il ne s’agit pas de manifestants politiques mais de criminels », a déclaré Alain-Claude Bilie-By-Nze, porte-parole du gouvernement.

Selon Jean Ping, l’assaut contre son QG cette nuit aurait fait deux morts et il y aurait plusieurs blessés. C’est un premier bilan établi de «source sûre» selon le candidat malheureux à l’élection présidentielle.
Lors de l’assaut, plusieurs militants et des ténors de l’opposition se terraient dans le bâtiment. Un cadre de la campagne de Jean Ping expliquait cette nuit que l’attaque aurait commencé aux alentours de minuit (temps universel) et déplorait des victimes.

Un membre de la Commission électorale (Cenap) qui se cache à l’intérieur décrit les assaillants : des militaires tirant à l’arme lourde. Il parle de M-16, de Famas. Jointe par téléphone, une militante cachée quelque part dans le QG murmurait que les soldats étaient entrés à l’intérieur du bâtiment et disait avoir vu des victimes avant que la ligne ne coupe.

Anderson Koné
Burkina Demain
Source: Rfi

CAMEG: le personnel met en garde le gouvernement contre une liquidation

0

Ceci est une lettre ouverte du personnel de la Centrale d’achat de médicaments et de consommables génériques (CAMEG) adressée au Premier ministre sur la crise que vit actuellement la structure.

CAMEG

Excellence Monsieur le Premier ministre,

Depuis mai 2016, une crise sans précédent secoue la gouvernance de la CAMEG entraînant des perturbations dans ses activités.

De l’historique des textes de la CAMEG

Créée par décret n° 92-127/SAN-ASF du 21 mai 1992, la CAMEG a débuté effectivement ses activités en 1994 sous la forme d’un projet avec le statut d’Etablissement Public à caractère Industriel et Commercial (EPIC). Selon les termes de ce décret, la CAMEG a pour objet de :
– contribuer à la mise en œuvre de l’Initiative de Bamako au Burkina Faso;
– mettre en circulation, les médicaments essentiels génériques, à des prix sociaux sur toute l’étendue du territoire ;
– garantir la disponibilité des médicaments essentiels génériques de qualité conformément à la règlementation nationale et internationale en vigueur.
Après une première phase de mise en œuvre de ses activités pendant 5 ans, les évaluations ont révélé des lenteurs et des lourdeurs qui empêchaient la bonne exécution de sa mission. En effet, un audit mené par un cabinet international avait fait ressortir entre autres :
– une crise de confiance entre les partenaires et l’Etat ;
– une mainmise de l’Etat sur la CAMEG ;
– des créances importantes du ministère de la Santé ;
– des problèmes liés aux procédures de décaissements ;
– la commercialisation à perte de certains produits du fait de l’interventionnisme du ministère de la Santé.
Au-delà des insuffisances relevées par le cabinet, la critique majeure formulée à l’encontre de la CAMEG en tant qu’EPIC, était le risque d’une tutelle forte de l’Etat qui se comporterait en juge et partie. En effet, l’interventionnisme de l’Etat était perceptible de la façon suivante :
– risque de détournement des missions de la CAMEG pour résoudre d’autres types de problèmes ;
– risque d’appropriation des biens matériels et financiers ;
– risque d’appropriation des organes de direction pour en faire un instrument d’autorité ;
– manque de flexibilité dans les prises de décisions de gestion pouvant paralyser les performances de l’activité.

Ces réalités avaient fait échouer des structures qui avaient des statuts similaires à ceux de la CAMEG à l’époque. Et face à ces réalités, il a été établi la nécessité de doter la CAMEG d’un statut particulier pouvant lui conférer une possibilité d’exercer pleinement ses activités. C’est ainsi qu’en 1998, elle a été transformée en Association sans but lucratif (ASBL), dotée de la personnalité juridique et de l’autonomie financière suivant les dispositions de la loi 10-92/ADP du 15 décembre 1992 sous le récépissé n°98/053/MATS/SG/DGAT/DLPAJ du 05 février 1998.
Depuis lors, la CAMEG a connu une extension de ses activités et une croissance continue de ses performances d’année en année, avec une baisse continue des prix des médicaments essentiels au profit des populations et une meilleure disponibilité de ces produits. Ainsi :
– de 1998 à 2016, le nombre des agences commerciales est passé de 02 à 10, réparties dans huit régions du Burkina Faso ;
– le nombre d’agents permanents est passé de 40 en 1998 à 265 en 2016 ;
– le chiffre d’affaires est passé de 3 245 393 756 FCFA en 1998 à
35 805 274 285 FCFA en 2015 ;
– les efforts consentis en termes de baisse de prix entre 2001 et 2015 se sont levés à 7 177 403 073 FCFA ;
– du fait de sa mission de service public, la CAMEG rend disponible des produits indispensables à la prise en charge de certaines pathologies malgré leur rentabilité nulle ou négative tels que le sérum anti venimeux, les médicaments anti diabétiques, les antihypertenseurs, les anticoagulants, et les vaccins. A titre d’exemple le sérum anti venimeux qui coûtait plus de 60 000 FCFA est cédé aux populations à un prix subventionné de 2000 FCFA par la CAMEG depuis 2015.

De la crise en cours

Suite à la crise que la CAMEG a connue en décembre 2014, le Conseil d’administration (CA) a décidé d’une période d’intérim de la Direction générale de trois mois assuré par le Dr Jean Chrysostôme KADEBA. Cette période devrait être mise à profit pour la relecture des textes statutaires de la CAMEG et le recrutement d’un Directeur général. Commença alors le processus qui devrait doter la CAMEG des nouveaux textes. Ainsi, un atelier de relecture a été organisé les 22, 23 et 24 janvier 2015 à Loumbila par le CA. Cet atelier a regroupé tous les acteurs du domaine de la santé et du médicament au Burkina Faso. Il avait pour objectif de déterminer la forme juridique la mieux appropriée pour une CAMEG viable et pérenne au service des populations. A l’issue de cet atelier, il a été retenu le maintien de la forme juridique actuelle de la Centrale (ASBL), tout en renforçant les organes de gouvernance, et en l’érigeant en Association reconnue d’utilité publique (ARUP). Les motivations qui avaient prévalu à ce choix étaient que, parmi les formes d’organisation existantes, l’association répondait mieux aux exigences d’efficacité et d’autonomie de la CAMEG, et partant à la réalisation de sa mission de service public. Du reste, plusieurs centrales sœurs, membres de l’Association africaine des centrales d’achats de médicaments essentiels (ACAME) sont venues s’inspirer du modèle burkinabè. Les cas de la Côte d’Ivoire et du Bénin en sont des exemples parlants.

Pour la suite des travaux, les participants à l’atelier ont mis en place un groupe restreint de travail composé de deux représentants de la CAMEG, d’un représentant du ministère de la Santé, d’un représentant du ministère en charge du commerce et d’un représentant des partenaires techniques et financiers pour proposer des statuts et un règlement intérieur adaptés aux orientations données par l’atelier. Le groupe a déposé les résultats de ses travaux le 15 février 2015 pour une autre étape de validation par un atelier plus élargi.

Cet atelier de validation s’est tenu le 11 mai 2015 à l’Hôtel Pacific de Ouagadougou, avec la participation de :
– l’Etat (Ministère de la Santé, Ministère de l’Economie et des Finances, Ministère du commerce de l’industrie et de l’artisanat, Ministère de la fonction publique du travail et de la sécurité sociale) ;
– les partenaires techniques et financiers (l’Union Européenne, l’OMS, l’USAID, l’Ambassade de France etc.) ;
– les ordres professionnels de santé (Ordre des pharmaciens, Ordre des médecins, Ordre des chirurgiens-dentistes…) ;

– les organisations syndicales de la Santé (Syndicat des pharmaciens, SYNTSHA, SYMED, SAIB) ;
– les associations et organisations de la société civile travaillant dans le secteur de la santé (la Ligue des consommateurs du Burkina, le RAME, l’ACB, la FAITIERE…), et les représentants du personnel de la CAMEG.
Une des recommandations issues de cet atelier était de requérir l’avis du Conseil d’Etat sur la possibilité pour l’Etat d’être membre de l’association CAMEG. Par correspondance N° 002/2014-2015 du 12 Octobre 2015, le Conseil d’Etat n’a trouvé aucun inconvénient à la présence de l’Etat dans l’Association. Il concluait en ces termes «l’Etat peut participer à la constitution ou y adhérer sans aucune restriction. Il est un membre comme un autre.

Il peut également déléguer à celle-ci une mission de service public. A cet égard, il a des droits et des obligations comme tous les autres associés ; ceux-ci sont fixés par les statuts». Ainsi, le projet de textes relus de la CAMEG, après l’accord de toutes les parties a été soumis au ministère de la Santé aux fins de convoquer une Assemblée générale, pour l’adoption des nouveaux textes de la Centrale. Cette Assemblée générale ne verra pas le jour jusqu’à la fin du gouvernement de la Transition.
Après l’installation des nouvelles autorités en janvier 2016, le personnel de la CAMEG nourrissait l’espoir de voir les nouveaux textes adoptés rapidement, suivis de la mise en place des nouvelles instances dirigeantes (Assemblée générale, Conseil d’administration) et du recrutement d’un Directeur général.
Contre toute attente, un conflit est né entre le Ministre de la Santé et le Conseil d’administration suite à un nouveau contrat que ce dernier a accordé au Directeur général (Dr Jean Chrysostôme KADEBA). Le 24 juin 2016 par décision N°2016-01993/MS/CAB, le Ministre de la Santé prenait des décisions d’une part, pour changer les deux administrateurs représentant le ministère de la Santé, et d’autre part, pour désigner Dr Jean Chrysostôme KADEBA, Directeur général intérimaire pour une durée de trois mois pour compter du 1er juillet 2016. Par la même correspondance, le membre représentant le ministère de la Santé dans le Comité de supervision était remplacé.
Le Président du Conseil d’administration (PCA) et le Directeur général ont alors fait un recours au tribunal administratif pour être rétablis dans leurs droits. Le 25 août 2016, le tribunal administratif saisi, prononcera un sursis à exécution de la décision portant remplacement des administrateurs.

Par la suite, le personnel apprenait par voie de presse, l’installation d’un nouveau Conseil d’administration le 03 août 2016. Et le Conseil des ministres, en sa séance du 11 août 2016, nommait les quatre nouveaux administrateurs représentant l’Etat dans le Conseil d’administration.

Ensuite, par correspondance en date du 22 août 2016 adressée audit nouveau Conseil d’administration, le Ministre de la Santé rapportait sa décision désignant Dr Jean Chrysostome KADEBA intérimaire du Directeur général de la CAMEG, tout en précisant que « celle-ci est censée n’avoir pas existé ».

Le climat, devenu délétère au sein de la centrale, a rendu nécessaire la mise en place d’un Comité de crise lors d’une Assemblée générale du personnel tenue le 23 août 2016 au siège de la CAMEG. L’objectif de ce comité est de maintenir la cohésion au sein du personnel et de préserver l’intérêt général de la CAMEG et des populations.
Le 24 août 2016, au soir, le personnel apprenait la délivrance d’un récépissé de déclaration d’existence d’une association dénommée « Centrale d’Achat des Médicaments Essentiels Génériques et des Consommables Médicaux (CAMEG)» signé le même jour sous le numéro : N00000000901.

Ce dernier événement a suscité encore plus d’inquiétude au sein du personnel. Cette situation appelle aux constats et interrogations suivantes :
– s’agit-il d’une nouvelle association autre que celle déjà existante ?
– quel est le devenir de la CAMEG actuelle et de son personnel ?
– quel climat de travail peut-on entretenir dans un tel contexte pour continuer à assurer notre mission d’utilité publique ?
– quels textes constitutifs ont servi à obtenir le nouveau récépissé ? Le personnel n’ayant pas été associé à la validation d’aucun texte. Pour nous, toute révision des textes de la CAMEG doit intégrer un processus participatif incluant le personnel.

Un consensus avait été établi sur les textes de la CAMEG et il ne restait que leur adoption par une Assemblée générale que devait convoquer le Ministre de la Santé. Pourquoi n’a-t-il pas achevé le processus d’adoption des nouveaux textes qui devrait conduire de facto à la mise en place de nouvelles instances ?
En tout état de cause, le personnel ne se reconnait pas en une nouvelle CAMEG dont il ne connaît ni les tenants, ni les aboutissants. Il met en garde quiconque contre une liquidation de cet outil précieux de la politique nationale sanitaire et demande la reprise immédiate du processus d’adoption des nouveaux textes suivie de la mise en place des nouvelles instances de la CAMEG.

Au regard de la situation qui prévaut, le personnel de la CAMEG voudrait tenir informés le gouvernement et l’opinion publique des risques majeurs que cette crise fait courir au système de santé à savoir :
– les ruptures de stocks de produits essentiels dans les formations sanitaires du pays. La CAMEG s’approvisionnant auprès de ses fournisseurs étrangers à crédit, le déficit de confiance, la met déjà sous prépaiement ;

– La perte de crédibilité auprès des partenaires. En effet, les évaluations récentes des performances de la CAMEG lui ont permis d’être retenue comme structure d’approvisionnement et/ou de distribution pour les projets et programmes de santé nationaux et sous régionaux financés par les partenaires au développement.
A cet effet, elle a signé des conventions avec le ministère de la Santé sur les financements de la Banque Mondiale, du Fonds Mondial, de l’UNICEF, de Malaria Consortium et de l’OOAS. L’instabilité récurrente dans la gouvernance ne peut qu’affecter la confiance de ces partenaires.
– La démotivation du personnel. Le climat actuel ne rassure guère le personnel sur l’avenir de la Centrale et ne permet pas non plus un environnement serein de travail.

– La compromission de la mise en œuvre de la gratuité des soins. La mesure de gratuité des soins lancée récemment par le gouvernement repose essentiellement sur un système d’approvisionnement performant. Le dysfonctionnement de l’outil principal d’approvisionnent des MEG au Burkina Faso aura de toute évidence une conséquence grave sur ce programme ambitieux du Président du Faso.

Le personnel de la CAMEG réaffirme sa disponibilité et son engagement à travailler pour l’ensemble des populations en accomplissant de façon professionnelle et en toute conscience les devoirs qui sont les siens. Toutefois, cela ne pourra se faire que dans un cadre garantissant aux travailleurs la sérénité et la quiétude.
Le personnel lance un appel pressant à S.E.M le Premier ministre et à son gouvernement pour la résolution définitive de cette crise, avant qu’elle ne prenne d’autres tournures qui ne seront que dommageables au système de santé et par conséquent, à toute la population.

Souhaitant votre engagement personnel pour la résolution de cette crise, nous vous prions d’agréer, Excellence Monsieur le Premier ministre, l’expression de notre très haute considération.

Ouagadougou, le 30 août 2016

Pour le comité de crise

SOME Paulin

Gabon : Ali Bongo finalement déclaré réélu avec 49,80%

0
Ali Bongo peut arborer un sourire, la CENAP vient de le déclarer réélu pour un second mandat de 7 ans

Après plusieurs heures de tergiversations, la Commission électorale nationale autonome permanente (CENAP) vient de déclarer, par l’entremise du ministre gabonais de l’intérieur, la victoire d’Ali Bongo Ondimba à la présidentielle du 27 août dernier. Le président sortant est ainsi déclaré vainqueur avec 49,80 % devant son challenger Jean Ping, crédité de 48,23% des votes.

Ali Bongo peut arborer un sourire, la CENAP vient de le déclarer réélu pour un second mandat de 7 ans
Ali Bongo peut arborer un sourire, la CENAP vient de le déclarer réélu pour un second mandat de 7 ans

C’est à présent fait. Les Gabonais connaissent le vainqueur de leur présidentielle du 27 août 2016. Il s’agit du président sortant, Ali Bongo Ondimba, dont la victoire vient d’être proclamée par le ministre de l’intérieur sur proposition de la Commission électorale nationale autonome permanente (CENAP). Le président sortant est ainsi réélu avec 49,80% des voix. Jean Ping, principal challenger arrive en deuxième position avec 48,23% des voix.

Une victoire qui divise les membres de la CENAP

L’annonce de cette victoire d’Ali Bongo à la présidentielle du 27 août n’a pas fait l’unanimité au sein des membres de la CENAP. Le vote initié à l’interne de la Commission pour approuver ces résultats aurait enregistré 4 voix pour, 1 voix contre et 3 abstentions. Mécontents, certains membres de la CENAP ont cru bon donner de la voix pour faire savoir leur désapprobation. Et c’est dans ce contexte, que les résultats ont été finalement proclamés.
Restent maintenant à savoir quelle sera la réaction des partisans de Jean Ping, qui n’a cessé de répéter depuis quelques jours qu’il était le vainqueur du scrutin.

Burkina Demain

CAN Gabon 2017: Paulo Duarte en colère

0

L’entraîneur des Etalons, Paulo Duarte a dénoncé vigoureusement, le 30 août 2016 à Ouagadougou, la programmation du match opposant le Burkina Faso au Botswana, à 14h TU, sous la canicule. DUARTE

«Les joueurs ne sont pas des animaux, les joueurs sont des hommes et à 14h il fait très chaud et nous sommes dans un pays sec», a réagi Paulo Duarte, à propos de l’heure fixée par la CAF pour la 6e journée des éliminatoires de la CAN Gabon 2017.

A l’entendre, le match a été programmé à cause de la retransmission de la télévision et de la plus mauvaise décision est tombée sur le Burkina Faso.

«J’ai envie de demander pourquoi les pays dont le climat est beaucoup plus frais ne jouent pas à 14h? Ce n’est pas une bonne décision et nous allons obliger les joueurs à faire plus de sacrifice. Il faut qu’on joue et qu’on gagne», s’est motivé le technicien de l’équipe burkinabè.

C’est le 4 septembre prochain à 14h TU, au stade du 4 août que le Burkina Faso accueille le Botswana. Les Etalons occupent la première place du groupe D devant l’Ouganda, le Botswana et les Iles Comores.

Burkina Demain
Source: Aib

Diplomatie burkinabè: le Burkina porte la candidature de Minata Samaté au poste de commissaire de l’UA

0

Le Ministre des affaires étrangères, de la coopération et des Burkinabè de l’extérieur, Alpha Barry, a animé une conférence de presse, ce 30 août 2016 à Ouagadougou. Objectif, présenter officiellement la candidature de Minata Samaté au poste de commissaire aux affaires politiques de l’Union Africaine (UA).
barry

Selon Alpha Barry, le Burkina a présenté deux candidats pour les postes de la commission aux affaires politiques et la commission économie rurale et agriculture. Et la Cédéao a décidé d’endosser la candidature au poste de la commission aux affaires politiques, à l’issue d’une réunion ministérielle extraordinaire et du sommet des chefs d’Etat à Nairobi au Kenya, en marge de la TICAD.

A ce poste, le pays des hommes intègres a proposé l’ancienne ministre déléguée Minata Samaté.
Des explications du ministre Barry, il est recommandé d’avoir deux candidats de sexes différents par région. Le but étant de « favoriser le genre », mais Minata Samaté a « un curriculum vitae assez intéressant, cela a beaucoup pesé dans le choix de la CEDEAO » , a argué le ministre Barry.

La candidate burkinabè au poste de commissaire de l'UA, Minata Samaté
La candidate burkinabè au poste de commissaire de l’UA, Minata Samaté

« Pour l’instant, nous nous organisons au niveau national pour la promotion de cette candidature sous le leadership des plus hautes autorités de l’Etat, particulièrement, du ministère des affaires étrangères. La campagne commencera après le choix définitif des candidats », laissé entendre la candidate Mme Samaté .

Par ailleurs, le ministre des affaires étrangères, a indiqué que la CEDEAO va soutenir la candidature du sénégalais Abdoulaye Bathily au poste de la présidence de la Commission de l’Union africaine, celle d’un ghanéen pour la vice-présidence, puis d’une nigériane pour la commission paix et sécurité.

Juriste et diplomate de carrière, Minata Samaté, a été ministre déléguée de la coopération régionale; ambassadrice du Burkina en Ethiopie, représentante permanente auprès de l’UA et de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique; directrice du mécanisme conjoint de coordination et de soutien à la mission hybride de l’UA et des Nations unies pour le Darfour. Et depuis le 22 juin dernier, elle travaille comme chargée de mission auprès du ministère des affaires étrangères.

Mathias Lompo
Burkina Demain

Gendarmerie nationale : un agent en poste à la primature meurt accidentellement

0

Un gendarme de l’Escadron de sécurité et d’intervention de la Gendarmerie nationale, en service à la Primature, a trouvé la mort à son domicile, ce mardi 30 août 2016 à Ouagadougou.
burkina

Les circonstances de son décès ne sont pas encore clairement établies; il porte à croire qu’il se serait donné la mort en manipulant son arme, foi d’une source proche de la gendarmerie nationale.

«Une enquête a été ouverte pour élucider les circonstances de ce drame» , a noté la direction de la communication de la gendarmerie nationale.

Burkina Demain