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Présidentielle au Gabon : la mission de l’UE dénonce un « manque de transparence »

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À la veille de l’annonce des résultats de l’élection présidentielle gabonaise, les observateurs de l’Union européenne ont rapporté, le lundi 29 août 2016, qu’ils avaient relevé des irrégularités durant la campagne et le jour du scrutin.
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« Je félicite les électeurs gabonais qui ont exprimé leur volonté démocratique dans un processus dont la gestion a manqué de transparence », a déclaré devant la presse à Libreville la chef de la mission de l’UE, l’euro-députée bulgare Mariya Gabriel.

« Les insuffisances les plus importantes observées sont : l’absence de listes électorales affichées devant les bureaux de vote, des défaillances au niveau du contrôle de l’encre indélébile [sur le doigt des électeurs pour prouver qu’ils ont voté, NDLR], l’authentification des bulletins de vote et l’usage de scellés des urnes dépourvus de numéros d’identification », a-t-elle poursuivi.

« La mission déplore le manque de transparence des organes de gestion des élections omettant de mettre à la disposition des parties prenantes des informations essentielles telles que la liste électorale et la liste des centres de vote », critiquent les observateurs européens.

La mission de l’UE a également pointé un déséquilibre de la couverture par les médias nationaux en faveur du président sortant Ali Bongo. « Avant le début officiel de la campagne, la mission a observé une confusion entre les activités de campagne et les fonctions officielles du candidat du pouvoir qui a profité d’une très large couverture médiatique », selon la chef de la mission.

Les deux camps clament victoire

Réagissant à ces déclarations, le ministère gabonais de l’Intérieur « a pris acte du rapport globalement positif des observateurs », « malgré quelques irrégularités ». Il a également rappelé que « le processus électoral (…) ne permet pas aux candidats de produire des résultats chiffrés » avant leur proclamation. Un avertissement qui vise le camp de l’opposant Jean Ping qui a appelé le peuple « à défendre par tous les moyens » sa « victoire » auto-proclamée.

Après s’être dit « élu » dimanche, Jean Ping, plusieurs fois ministre d’Omar Bongo et ancien président de la Commission de l’Union africaine (UA), a affirmé lundi que le peuple « défendra par tous les moyens » sa « victoire ». Selon lui, « le peuple gabonais qui s’est massivement mobilisé (…) et qui vient de me porter à la tête du pays ne pourra jamais accepter que cette victoire, sa victoire, lui soit volée ».

Face à l’empressement de Jean Ping, le président sortant a joué la carte de la sérénité et de la légalité : « Nous sommes légalistes et nous sommes républicains donc nous attendons sereinement que la Cénap (commission électorale) annonce les résultats de l’élection ». Même si son porte-parole, Alain-Claude Bilie-By-Nze, a réaffirmé qu’il était « en tête avec une avance qui ne peut plus être inversée ».

Journée fatidique

Cette tension entre les deux camps contribue à alimenter chez la population la crainte de violences après l’annonce des résultats, même si la capitale a retrouvé lundi une activité à peu près normale.

Burkina Demain
Source: AFP

Stupéfiant: voilà pourquoi je prends la drogue

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Tramadol, 120 Mg

Ce témoignage est celui d’un jeune de 17ans vivant à Karpala qui est devenu est un accroc des comprimés dopants Tramadol. Il nous explique, sous le couvert de l’anonymat, comment il en est arrivé là.

Tramadol, 120 Mg
Tramadol, 120 Mg

Moi personnellement j’ai 17 ans mais je prends ces comprimés afin d’avoir de l’énergie pour travailler. J’ai commencé à prendre ça il y a un bout de temps. Mais cela fait cinq fois que j’ai pris cette drogue (tramadol). Ce qui m’a poussé à le faire, n’est rien d’autre que l’argent. Puisque pour moi, pour avoir de l’argent, il faut travailler dur. Moi, j’ai opté pour la fabrication des pavés, pourtant il me faut suffisamment d’énergie pour travailler.

Je suis obligé de prendre ça pour mieux travailler. Une fois que je prends le tramadol, je peux marcher comme je veux, sans être fatigué et surtout, je n’ai la crainte de personne. C’est une drogue qui peut conduire une personne à commettre un crime. Je connais bien des gens comme moi qui le font aussi. La prise excessive de cette drogue peut affaiblir le sexe. La preuve est que j’ai un ami qui est devenu impuissant à force de prendre le tramadol. Il a même fini par trépasser. On peut surtout le trouver dans les kiosques. Il ne coûte pas cher, 25 francs l’unité.

Burkina Demain

Parkings à Ouaga: des jeunes en font leur gagne pain

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Amza Tiemtoré, 16 ans, élève en classe de 4e

Les parkings motos fourmillent dans la ville de Ouagadougou. Et les « parkeurs » sont de plus en plus jeunes. Ils travaillent pour le compte de patrons qui les paient en retour. Ce 26 août 2016, nous avons rencontré deux jeunes à la gare routière de Ouaga inter et au 15 Yaar.

J. Kaboré, 26 ans, gérant de parking
J. Kaboré, 26 ans, gérant de parking

Joachin Kaboré, 26 ans, a avancé qu’il peut obtenir 5 mille francs CFA par jour.  » Mon patron et moi partageons à part égale. Il prend 2 5 00 francs CFA et me donne la même chose « , a-t-il ajouté.

A l’entendre, il gagne bien sa vie, car il a construit une maison de seize tôles dans la cour de son papa, à Cissin. Puis, il a acheté un terrain non loti à Bonsa, sur la route de Pissy. « Je gère le parking depuis 5 ans. Je souhaite travailler à mon propre compte un jour, mais ça dépend », a soutenu M. Kaboré.

Amza Tiemtoré, 16 ans,  élève en classe de 4e
Amza Tiemtoré, 16 ans, élève en classe de 4e

Amza Tiemtoré, 16 ans, élève en classe de 4e au Lycée Nabonswendé, a dit qu’il est payé à hauteur de 30 mille francs CFA le mois par son employeur qui, du reste, lui donne 500 francs CFA pour la nourriture, tous les midis. Arguant qu’il compte arrêter le travail après deux mois, il a dit qu’il va prendre ses avoirs pour gérer ses petites angoisses, pour payer des habits.

Anderson Koné
Burkina Demain

Médias publics: le Synatic qui tire rien de concret de la rencontre avec le ministre Dandjinou

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Rencontre entre le ministre en charge de la communication et le SYNATIC à son cabinet

Le ministre de la communication, chargé des relations avec le parlement, en compagnie de son staff, a eu une rencontre, le 29 août 2016 à Ouagadougou, avec les responsables du Syndicat national autonome des travailleurs de l’information et de la culture ( SYNATIC), Remis Fulgence Dandjinou.

Rencontre entre le ministre en charge de la communication et le SYNATIC à son cabinet
Rencontre entre le ministre en charge de la communication et le SYNATIC à son cabinet

 » Nous avons entrepris de les rencontrer pour nous accorder sur un certain nombre de points, car en réalité il n’y a pas de divergences. Nous avons fait des propositions que nous leur avons demandé de prendre en compte », a décalé le ministre Dandjinou qui a souhaité que le syndicat lève le mot d’ordre des mouvements de grève, « afin que nous puissions discuter de façon sereine ».

« Nous avons déjà enregistré des avancées. En ce qui concerne les conditions de travail, nous avons travaillé sur des projets de décret des frais de production, de décret sur le Service d’information du gouvernement (SIG) où la question des DCPM est également posée. En ce qui concerne l’avancement des travailleurs bloquées en A2 , A3 et B, nous avons écrit au ministère en charge de la Fonction publique pour qu’une commission tripartite se réunisse pour traiter la question », a annoncé Remis Dandjinou qui a dit que les frais de production sont en train d’être rétablis. Et d’ajouter que les EPE Sidwaya et la RTB se sont engagés à verser des sommes compensatrices aux employés des EPE, admis à la retraite, qui n’avaient pas suffisamment cotisé.

A l’entendre, il reste essentiellement « la question délicate du passage à la société d’Etat qui nécessite un minimum d’études et de préparations » et la question de ceux qui sont bloqués en A 2, A3 et en B. « Ce sont des questions qui sont difficiles et qui demandent un délai de mise en œuvre ». Parlant de délai, le ministre a révélé qu’il n’aimerait pas anticiper la réaction des syndicats. Cela étant, il a noté que des décrets seront traités courant le mois de septembre en conseil des ministres. Puis de dire qu’il revient au syndicat de revenir avec ses contre-propositions.

En réaction, le secrétaire général du SYNATIC, Sidiki Dramé, arguant prendre acte des propositions du ministre, a soufflé qu’il n’a rien observé de concret.  » Je reste sur ma fin; nous allons consulter la base qui décidera de la conduite à tenir », foi de M. Dramé.

Quel qu’en soit l’issue de l’assemblée générale, a avancé le ministre, son département est disposé à poursuivre les négociations avec le syndicat, car ce sont les conditions de vie et de travail de ses collaborateurs qui sont en question.

Anderson Koné
Burkina Demain

Poste de commissaire politique de l’UA : La candidature de Minata Samaté sera présentée à la presse ce 30 août

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Minata Samaté Cessouma ci-devant est la candidate de la CEDEAO au poste de commissaire aux affaires politiques de l'Union africaine

Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Burkinabè de l’Extérieur, Alpha Barry va présenter à la presse ce mardi 30 août 2016 à Ouagadougou, la candidature de Minata Samaté/Cessouma au poste de commissaire aux affaires politiques de l’Union africaine.

Minata Samaté Cessouma ci-devant est la candidate de la CEDEAO au poste de commissaire aux affaires politiques de l'Union africaine
Minata Samaté Cessouma ci-devant est la candidate de la CEDEAO au poste de commissaire aux affaires politiques de l’Union africaine

Pour présenter la candidature de Minata Samaté/Cessouma au poste de commissaire aux affaires politiques de l’Union africaine, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Burkinabè de l’Extérieur, Alpha Barry a convié ce mardi 30 août 2016, à 9 h, dans la salle de conférence de son ministère.
Cette candidature de Mme Samaté a déjà été endossée par les Etats membres de la CEDEAO, en marge de la sixième TICAD tenue les 27 et 28 août dernier à Nairobi au Kenya.
Avant de regagner le département des affaires étrangères, Minata Samaté/Cessouma, a exercé ces dernières années les fonctions d’ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Burkina Faso auprès de la République Fédérale Démocratique d’Ethiopie et celles de directrice du Mécanisme conjoint ONU/UA de coordination de l’appui à la MINUAD (connu sous le sigle de JSCM/UNAMID).

Elle qui a été auparavant ministre déléguée chargée de la Coopération régionale dans le gouvernement de Tertius Zongo.
Née le 14 juillet 1961 à Ndorola, dans le Kénédougou, Minata Samaté est diplomate de carrière formée à l’Ecole nationale d’administration et magistrature et à l’Institut international d’administration publique de Paris. Elle est par ailleurs titulaire d’une maîtrise en sciences juridiques (option droit public) et d’un DESS en administration internationale de l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne.

Burkina Demain

Energie-Eau-Agriculture : Les mettre en relief pour une planification viable du développement local

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Zone de Bagré, un exemple d'interconnexions eau-énergie-alimentation

A l’initiative de l’Initiative Smart Villages et de Energy4Impact une cinquantaine d’acteurs de l’Afrique de l’Ouest ont participé, les 24 et 25 août 2016 à Saly au Sénégal, à une rencontre sur la problématique des interconnexions entre l’eau, l’énergie et l’alimentation dans la région.

Louis Seck (micro), directeur pays d'Energy4Impact, a présidé l'ouverture de l'atelier de Saly
Louis Seck (micro), directeur pays d’Energy4Impact, a présidé l’ouverture des échanges

«Les interconnexions entre l’eau, l’énergie et l’alimentation : expériences en Afrique de l’Ouest». C’est autour de ce thème qu’universitaires et chercheurs, décideurs politiques, bailleurs de fonds, ONG, journalistes, fournisseurs de services ruraux, représentants communautaires et autorités de contrôle ont planché deux jours durant, les 24 et 25 août 2016 à Saly au Sénégal. Au total, c’est une cinquantaine d’acteurs venus des différents pays d’Afrique de l’Ouest et du Cameroun qui ont répondu à l’invitation à réflexion de l’Initiative Smart Villages et de Energy4Impact.

Dr John Holmes de l'Initiative Smart Villages lors de sa communication
Dr John Holmes de l’Initiative Smart Villages lors de sa communication

Plusieurs communications ont été livrées au cours de la présente rencontre. Ces communications été assurées entre autres par Dr. John Holmes, co-leader de l’Initiative Smart Villages ; Louis Seck, directeur d’Energy4Impact Sénégal et ancien ministre des énergies renouvelables ; Matar Sylla, coordonnateur du Programme national de biogaz domestique du Sénégal ; Nathalie Rami, directrice de programmes d’Energy4Impact ; Richard Hayhurst, directeur de communication de l’Initiative Smart Villages ; SeCou Sarr, directeur d’Enda Energie ; Neil Bianchi de Fullwell Mill et Segun Adaju de Consistent Energy.

La directrice des programmes de Energy4Impact Nathalie Rami expliquant la démarche de sa structure
La directrice des programmes de Energy4Impact Nathalie Rami expliquant la démarche de sa structure

Pour la plupart de ces communicateurs, il est primordial de comprendre que les questions de l’eau, de l’énergie et de l’alimentation sont inextricablement liées et qu’une approche intégrée est indispensable pour une stratégie de développement viable en milieu rural.
L’eau est un apport pour la production agricole et peut être aussi utilisée pour générer de l’électricité.
L’énergie à son tour, peut être utilisée pour distribuer l’eau par les systèmes d’irrigation et peut aussi être utilisée pour le traitement agroalimentaire après les récoltes, ce qui peut améliorer la fourniture alimentaire, réduire les pertes alimentaires après récoltes, et augmenter les revenus.

Aller vers plus d’initiatives intégrées pour un développement durable

Zone de Bagré, un exemple d'interconnexions eau-énergie-alimentation
Zone de Bagré au Burkina Faso, un exemple d’interconnexions eau-énergie-alimentation

Si les interconnexions eau-énergie-alimentation ne sont pas méconnues des Etats, en revanche il existe peu d’initiatives intégrées.
Ce constat de l’Organisation des Nations-Unies est illustrateur de cet état de fait : «La communauté mondiale reconnaît tout à fait les problèmes liés à l’alimentation, l’énergie et l’eau mais jusqu’ici, les a traités de manière isolée (…) A l’échelle nationale, la fragmentation des responsabilités sectorielles, le manque de coordination et les incohérences entre les lois et les cadres règlementaires peuvent entraîner des incitations mal alignées».

La planification des actions de développement en milieu rural doit emprunter une démarche holistique pour plus de résultats
La planification des actions de développement en milieu rural doit emprunter une démarche holistique pour plus de résultats

C’est pourquoi, pour le directeur d’Energy4Impact, Louis Seck, il faut des programmes intégrés des différents secteurs car chaque secteur ne peut pas se développer seul. «Si en mettant un programme agricole en place, on prend en compte la dimension énergétique, hydraulique etc., on obtiendra des bons programmes et les résultats seront au bout de l’effort», plaide-t-il.

L’énergie n’est pas une fin en soi mais un catalyseur de développement

Dans l’approche prônée par l’Initiative Smart Villages et Energy4Impact, l’énergie est un élément essentiel. Dans cette perspective, l’énergie ne doit plus être perçue comme une fin en soi mais un catalyseur de développement.
A partir de là, il devient par exemple absurde de concevoir un projet agricole en occultant le volet énergie.

Photo de famille des participants de l'atelier de Saly
Les participants de l’atelier de Saly sont venus des pays de l’Afrique de l’Ouest et du Cameroun

Bref, c’est à un changement de paradigme que sont invités les décideurs et autres acteurs du développement sur cette cruciale de l’énergie qui figure en bonne place dans les Objectifs de développement durable des Nations-Unies. Les uns et les autres sont invités à sortir de la logique sociale de la fourniture de l’énergie pour aller vers une logique productive de la fourniture de l’énergie.

Dans cette démarche novatrice, l’on doit prendre en compte les besoins énergétiques des populations rurales qui ont aussi droit au bien-être et aux bienfaits de l’accès à l’énergie propre. Avoir accès à l’énergie propre pour les femmes et filles rurales, qui paient le plus lourd tribut aux maladies liées à l’inhalation de la fumée de bois de chauffe, signifie la santé.
En outre, pour la population active des zones rurales, avoir accès à l’énergie signifie plus d’instruction, de productivité, de connectivité et d’ouverture au monde. En réunissant ces conditions d’une vie meilleure en campagne, comparable de celle citadine, l’on entre de plein pied dans le concept de Smart Villages, (villages intelligents), tels que prôné par l’Initiative Smart Villages et ses partenaires Energy4Impact et les autres.

Grégoire B. Bazié, de Retour de Saly
Burkina Demain

Présidentielle gabonaise: Ali Bongo légèrement devant Jean Ping en attendant …

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Alors que la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cenap) procède à la centralisation des résultats du vote de la présidentielle du 27 août dernier, des chiffres circulent sur les réseaux sociaux. C’est dans ce contexte que les deux candidats en tête de course ont fait des déclarations assurant leur élection à la présidence de la République.
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Les scores seraient serrés, notamment dans la province de l’Estuaire, la plus peuplée du pays. Alors que près de 600 bureaux de vote (sur 2580) manquaient encore au décompte en cette fin d’après-midi, les chiffres que nous avons consultés donnent une avance provisoire au président sortant, Ali Bongo Ondimba, crédité de 37,06% des votes tandis que son principal concurrent, Jean Ping suivrait en deuxième position avec 23,22% des suffrages, nous apprend Jeune Afrique qui note que les deux candidats finiront au coude à coude dans l’Estuaire, la province de Libreville.

En revanche, Jean Ping aurait d’ores et déjà remporté trois provinces : le Woleu Ntem, le Moyen Ogooué, l’Ogooué maritime, tandis qu’Ali Bongo Ondimba s’est imposé de manière écrasante dans le Haut Ogooué, l’Ogooué Ivindo, l’Ogooué Lolo, la Nyanga et la Ngounié.

Restent les bureaux manquant, localisés dans les zones enclavées ou encore les bureaux litigieux, notamment du 3è arrondissement de Libreville, traditionnellement acquis au parti au pouvoir, qui ont été le théâtre de violences.

Manquent aussi des bureaux de la Nyanga, susceptibles de faire progresser Jean Ping et des bureaux du haut Ogooué, l’un des fiefs du pouvoir.
La Commission électorale a promis que le ministre de l’Intérieur, Pacôme Moubelet, lira les résultats définitifs de cette élection, ce lundi avant midi, sous haute tension.

Anderson Koné
Burkina Demain

Institut musulman: la 4e promotion baptisée « Ibâdou-rahmane » effectue sa sortie

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Le délégué de la 4 e promotion

La 4e promotion des apprenants de la lecture du Coran en arabe de l’Institut musulman d’enseignement et d’éducation (IM2E), forte de 28 hommes et 26 femmes, a effectué sa sortie, ce dimanche 28 août 2016 à Ouagadougou.
Présidium

Ladite promotion a pour nom de baptême, « Ibâdou-rahmane », autrement dit « les serviteurs du miséricordieux ».
« Vous devez être de meilleurs pères et maris, de meilleures mères et épouses, car vous êtes désormais porteurs du Coran », a déclaré le parrain Marboulaye Nombre qui a indiqué que ce nom revêt toute une symbolique dans le Coran. De ses explications, les gens qui le portent doivent incarner la piété.

Pour le représentant de la promotion, Ousmane Kaboré, c’est la détermination individuelle, le climat fraternel et la qualité de l’enseignement qui leur ont permis d’en arriver là.

Le délégué de la 4 e promotion
Le délégué de la 4 e promotion

Le président du Cercle d’études, de recherches et de formation islamiques (CERFI), El Hadj Souleymane Koné a salué le dévouement « à l’exaltation de la lecture du Saint Coran ». Puis, il a félicité les encadreurs pour leur esprit de sacrifices.

La formation, étalée sur plus de trois ans, a consisté, entre autres, à l’apprentissage des actes de purifications, de l’alphabet arabe puis des séances de lecture du Coran, reparties en neuf modules.

Burkina Demain

Zorgho: des « Koglweogo » rendent des armes saisies à Simon Compaoré

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Des membres du groupe d’auto-défense « Koglweogo » des 45 provinces du Burkina ont remis, le samedi 27 août 2016 à Zorgho, 84 pistolets, 44 fusils de chasse, 11 motos, 11 couteaux et plusieurs autres matériels saisis des mains de délinquants, au ministre d’Etat, en charge de la Sécurité intérieure, Simon Compaoré.

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Une vue du butin des Koglweogo remis au ministre Simon Compaoré ce 27 août 2016 à Zorgho

« Nous sommes heureux aujourd’hui de remettre au Ministre la preuve de ce que nous avons pu retirer aux délinquants. C’est aussi la preuve du travail que nous abattons sur le terrain », a indiqué Saïdou Bikienga, porte-parole des Koglweogo. Puis, il a demandé un appui pour leur travail le terrain.

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Photo de famille des officiels, on reconnaît le ministre d’Etat en charge de la sécurité, Simon Compaoré (au milieu au premier rang)

« Aujourd’hui est un grand jour. Nous sommes venus traduire notre reconnaissance aux Koglweogo. … Nous avons également reconnu que la police et la Gendarmerie ont besoin d’un appui de la population sous plusieurs formes.

Aujourd’hui c’est du concret. Les Koglweogo ont décidé de respecter les structures de la République. C’est la raison pour laquelle ils sont venus avec ce qu’ils ont retiré aux voleurs et bandits de grand chemin pour les remettre officiellement aux Forces de défense et de sécurité », a déclaré Simon Compaoré qui les a invités à collaborer davantage avec les forces de défense et de sécurité.

Créés en milieu rural pour lutter contre les vols de bétail et de petits commerces, ces milices sont souvent accusées par les défenseurs des droits de l’Homme, d’utiliser des méthodes extrajudiciaires, notamment des sévices corporels et des amendes infligés aux présumés voleurs.

Joachim Batao
Burkina Demain

Gabon: Jean Ping appelle le président Ali Bongo à reconnaître sa défaite

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L'opposant Jean Ping, après son vote le 27 août 2016

Le principal opposant, Jean Ping, a organisé une brève conférence de presse au quartier général de son parti, ce 28 août 2016 à Libreville. Il a proclamé son élection devant Ali B ondimba, le président sortant.

L'opposant Jean Ping, après son vote le 27 août 2016
L’opposant Jean Ping, après son vote le 27 août 2016

M. Ping s’est exprimé en ces termes: « Comme vous le savez, ce jour est historique pour notre pays. En dépit des nombreuses irrégularités, enregistrées ici et là, vous avez su déjouer les pièges de la fraude congénitale de ce régime que nous accompagnons enfin dignement vers la sortie […] Je serai le président de toutes les Gabonaises et de tous les Gabonais. Dans quelques heures, dans quelques jours, nous serons enfin libres  » Et de dire : » Je suis l’élu …Au moment où je m’exprime devant vous, les tendances générales nous donnent vainqueurs »,
Il a remercié ceux qui avaient porté leurs suffrages en faveur de l’alternance et du changement, et a parlé d’une « victoire annoncée ».

Jean Ping se base en fait sur les chiffres de l’opposition. Depuis le début des dépouillements en effet, ses militants, ayant accès aux procès-verbaux, compilent les résultats. Chaque représentant de l’opposition obtient une copie des procès-verbaux et ces documents sont rassemblés dans vingt postes de saisie, connectés à un système central, via un réseau satellite, et cela afin de transmettre les chiffres au quartier général (QG) de Libreville.

Déjà ce matin, son camp avait annoncé une avance, « claire et évidente », après avoir recueilli les chiffres d’environ la moitié des bureaux. Jean Ping a cité notamment, dans sa réunion avec la presse, le cas de la province de l’Estuaire, l’une des neuf provinces du pays, où il aurait gagné dans tous les bureaux de vote. L’opposant parle également d’un raz-de-marée dans le nord du pays.

Jean Ping estime qu’un quadrillage de la ville serait prévu. En tout cas, il a ajouté que ses militants pouvaient maintenant célébrer la victoire, et que les résultats compilés par l’opposition étaient « crédibles », puisque l’opposition a accès aux procès-verbaux. Il a demandé au président Bongo de se montrer « fair-play », d’accepter les résultats.

Côté pouvoir enfin, le porte-parole d’Ali Bongo, Alain-Claude Billie By Nze, avait auparavant parlé d’une tendance inverse, avec de l’avance pour le président. Il a ajouté que rien ne pourra inverser cette courbe. Il accuse, en tout cas, l’opposition de jouer un jeu dangereux, de manipuler les résultats et de préparer la contestation électorale.

Quoi qu’il en soit, la centralisation des chiffres est toujours en cours, et seule la Commission électorale est habilitée à annoncer les résultats finaux. Enfin, le ministère de l’Intérieur, qui doit proclamer les résultats officiels, a envoyé un communiqué indiquant que ce sera chose faite ce mardi à 17h.

Anderson Koné
Burkina Demain
Source: Rfi