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Pouvoir Kaboré: l’UAS dénonce le renforcement du règne de l’impunité

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L’Unité d’action syndicale (UAS) a tenu une assemblée générale le 30 juillet 2016 à Bobo-Dioulasso. A l’occasion, le secrétaire général de la Confédération générale du travail du Burkina (CGT-B) a fait un exposé sur la contribution du mouvement syndical à la défense des acquis des travailleurs et de l’insurrection populaire de fin octobre 2014. En voici l’intégralité.
UAS

I.CONTEXTE

La rencontre de l’UAS se tient dans un contexte international marquée par la crise généralisée du système capitaliste-impérialiste mondial se traduisant par l’aggravation des conditions toujours plus difficiles pour les travailleurs et les peuples, le développement des fléaux sociaux, du terrorisme, etc. Heureusement, partout dans le monde, les travailleurs et les peuples développent des luttes pour refuser de payer les frais de la crise.

Dans ce contexte, l’Afrique subit de plein fouet les conséquences néfastes de la crise du système capitaliste- impérialiste mondial. En effet, on y assiste à une exacerbation des guerres de rapine et à l’installation de bases militaires françaises et américaines, de centres d’écoute, d’espionnage et de drones sous prétexte de lutte contre le terrorisme djihadiste au Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad, etc.

Dans notre pays, la situation reste marquée par :
• l’organisation des élections couplées présidentielle et législatives du 29 novembre 2015 et des municipales du 22 mai 2016 qui ont été marquées par un fort taux d’abstention et des violences électorales et postélectorales inédites (cf. les violences pendant les élections municipales et l’élection des maires dans de nombreuses communes) ;

• l’accession au pouvoir du MPP dont la feuille de route a pour contenu essentiel de faire l’unité de la bourgeoisie en vue de mettre en place un pouvoir fort à même de faire face aux luttes populaires ;
• des tentatives de remise en cause des acquis de l’insurrection Populaire des 30 et 31 octobre 2014 et de la résistance historique et héroïque contre le putsch du 16 septembre 2015, avec en point de mire les efforts pour consacrer l’impunité des crimes. Cela est illustré par des libérations massives d’auteurs de crimes de sang et de crimes économiques, par des atteintes aux libertés syndicales, d’expression, etc.

• la mise au jour des crimes économiques scandaleux mettant en cause de nombreux animateurs de la transition y compris le premier ministre Isaac ZIDA sans qu’aucune procédure ne soit déclenchée contre eux ;
• l’esprit de l’insurrection des 30 et 31 octobre 2014 caractérisé par la prise de conscience de la capacité du peuple à influer sur son destin ;
• l’esprit de la résistance héroïque et victorieuse de notre peuple contre le putsch fascisant et défensif du Général Gilbert DIENDÉRÉ du 16 septembre 2015 marqué par le refus du putschisme, pour la défense des libertés ;
• l’élévation du niveau de conscience politique des masses et de la jeunesse populaire qui s’organisent et développent des luttes pour leurs droits sociaux, démocratiques et pour le contrôle populaire de la gestion de la chose publique ;
• l’entrée en scène des couches populaires fondamentales comme celles des ouvriers et des paysans ;
• l’exigence de la fin des crimes économiques et des crimes de sang de même le rejet de la trêve sociale demandée par les dirigeants de notre pays ;
• l’aggravation des conditions d’existence, de la misère des masses, des travailleurs et de la jeunesse ;
• l’extension et l’approfondissement des luttes pour l’amélioration des conditions de vie pour une existence plus digne ;
• la question sécuritaire et la création de groupes d’autodéfense ;

II. Contribution du mouvement syndical au processus d’ancrage démocratique

Le mouvement syndical burkinabè, qui se caractérise par le pluralisme, depuis sa naissance, a toujours su transcender ses différences pour assumer son rôle aux différents tournants décisifs de l’histoire de notre pays dans sa quête du bien-être et de la démocratie.

Il a mené un important travail de conscientisation, mais aussi des actions multiples et multiformes qui ont contribué à conscientiser, former, à mobiliser les travailleurs et au-delà les populations, contribuant ainsi à la conquête, à la protection et à la sauvegarde d’importants acquis sociaux et démocratiques.

Parmi ces actions, il convient de citer :

– le soulèvement populaire du 3 janvier 1966, consécutif aux mesures prises par le pouvoir de Maurice YAMEOGO contre les droits des travailleurs et à la remise en cause de la liberté politique, des libertés démocratiques et syndicales. La lutte qui a reposé essentiellement sur les syndicats, aboutit à la chute de la Ière République ;

– la grève générale des 17 et 18 décembre 1975 contre la tentative de feu le Président LAMIZANA de mettre en place un parti unique, le Mouvement National pour le Renouveau (MNR);
– la lutte contre les Programmes d’Ajustement Structurel (P.A.S.) dont les privatisations et la Réforme Globale de l’Administration Publique;
– la lutte contre l’impunité des crimes de sang et des crimes économiques qui a pris une envergure particulière suite à l’assassinat du journaliste Norbert ZONGO ;

– l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 qui a contraint le Capitaine Blaise COMPAORE et ses compagnons à fuir hors du pays, eux qui avaient l’ambition de se créer les conditions d’un pouvoir à vie en procédant à une Nième modification de l’article 37 de la Constitution du 2 juin 1991. A travers l’insurrection, le peuple burkinabè, notamment sa frange jeune, sensibilisé par le travail d’éducation, de conscientisation, de mobilisation, d’organisation, abattu par le mouvement démocratique dont le mouvement syndical a rejeté la forfaiture. C’est dire que cette insurrection, contrairement à ce que tentent de faire croire certains, n’est pas l’effet ou l’action de générations spontanées ;

– enfin, la résistance populaire héroïque et victorieuse contre le putsch du général DIENDERE, auquel le mouvement syndical a apporté une contribution décisive : ainsi, les syndicats, malgré leur mise à l’écart par les autorités de la transition, malgré les accusations de « rucratie » par les dirigeants de la transition et leurs OSC, a poursuivi courageusement et inlassablement son travail de veille, de contrôle, d’interpellation, de dénonciation et de résistance ; c’est donc grâce à la même « rucratie » que les autorités de la Transition, prises en otage par le coup d’Etat du 16 septembre 2015 ont été libérées, malgré les appuis de la CEDAO, de l’impérialisme et des divers soutiens dont bénéficiaient les putschistes. En effet, c’est la grève générale observée dès le mercredi 16 septembre 2015 à l’appel de l’UAS d’une part et les diverses manifestations menées dans toutes les régions du pays qui ont mis au pilori les putschistes et leurs appuis internes et externes.

III. Les acquis de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 et de la résistance populaire héroïque et victorieuse contre le putsch du 16 septembre 2015.

Ces deux évènements historiques ont été des preuves de la maturité de notre peuple, de son refus de l’arbitraire, de son rejet du putschisme, de son attachement aux valeurs démocratiques. Ces évènements ont également montré que le peuple peut renverser ses oppresseurs, la bourgeoisie réactionnaire et les puissances impérialistes ; ces actions majeures de notre peuple ont mis en exergue l’énergie révolutionnaire, la combativité et l’héroïsme dont peuvent faire preuve le peuple et la jeunesse populaire.

Contrairement aux idéologues les plus farouches du système capitaliste qui prétendent que le système capitaliste serait un univers ″indépassable » pour l’humanité et « la fin de l’histoire » l’expérience de notre peuple et celle d’autres peuples du monde, nous indiquent, que ce sont les peuples qui font l’histoire.

En consentant d’énormes sacrifices, notre peuple a arraché d’importants acquis que nous avons le devoir de valoriser et de défendre:

III.1 Acquis d’ordre général

La prise de conscience par notre peuple de ses forces, de ses capacités ; il a montré que l’insurrection n’est pas une vue de l’esprit en contraignant un président qui avait mis en place un système de domination et qui se considérait comme un homme fort à fuir le pays ;

Le maintien et l’élargissement des espaces de liberté (suppression des zones rouges à travers l’abrogation de l’arrêté N°2010/011/CO/DAJC du 1er février 2010, maintien et développement des émissions interactives et plus généralement le renforcement de la liberté de presse, etc.;
L’entrée en lutte des différentes couches populaires, y compris les masses rurales qui revendiquent le droit de s’organiser de façon autonome pour imposer la prise en compte de leurs préoccupations. La mise en place des koglweogo entre dans ce cadre ;

La réouverture des dossiers de crimes de sang et de crimes économiques et la poursuite de leur instruction (cas de Norbert ZONGO, Thomas SANKARA, DABO Boukary, Dossier Guiro, etc.) ;
La mise aux arrêts des acteurs du putsch de septembre 2015 et des personnes impliquées dans des malversations foncières ;
la dissolution du RSP le 26/9/2016 ;
la relecture de la loi portant amendes et délits de presse ;
La prise de mesures contre la vie chère (baisse des prix des hydrocarbures, du ciment, vote de la loi 081) ;
Les engagements du gouvernement concernant la relecture des lois 027, 028 et 033, la baisse des loyers des marchés et yaars, la mise en place d’un fichier informatique du foncier, etc;
dénonciation de la présence des bases militaires des puissances impérialistes notamment de la France et des USA ;
Etc.

III. 2 Quelques acquis spécifiques au monde syndical.

maintien et renforcement du cadre de l’Unité d’Action Syndicale en dépit des tentatives de sa liquidation par des attaques du président et du premier ministre de la transition, de certains partis politiques bourgeois, de certains organes de presse, de certaines Organisations de la Société Civile (OSC), etc. ;

lancement et réussite d’une grève politique historique sous la forme d’une grève générale ayant paralysé tous les secteurs d’activité de la vie nationale, en tant que contribution du mouvement syndical à la lutte du peuple pour faire échec au coup d’Etat de type fasciste du RSP et du Général Gilbert DIENDERE ;

élargissement des libertés démocratiques et syndicales par la création de syndicats dans certains secteurs d’activités qui n’en avaient jamais connus ou qui les avaient vu disparaître totalement (Garde de sécurité pénitentiaire, Péage, Police nationale, etc.) ;

satisfaction de certaines revendications historiques comme l’abrogation de la loi 013remplacée par la loi 081 portant statut général de la fonction publique ;
Etc.

IV. Perspectives pour la défense des acquis de l’insurrection

Comme on l’a vu, la situation nationale reste complexe et présente de sérieuses velléités de remise en cause des acquis de l’insurrection populaire. A cela s’ajoutent les nombreuses préoccupations du monde syndical en attente de traitement. Entre autres, on peut citer les nombreuses préoccupations sectorielles ayant fait l’objet de luttes infructueuses jusque-là, la lenteur dans la relecture des lois 027, 028 et 033, de même que dans l’application de la loi 081 dont certaines dispositions et les décrets d’application présentent des insuffisances à corriger impérativement, la vie chère, les atteintes à la liberté syndicale, les dénis de justice, etc.

Cette situation exige des perspectives fortes fondées sur des positions justes concernant des questions intéressant le monde du travail au nombre desquelles :
– La poursuite des Programmes d’Ajustement Structurel (PAS) : le PAS reste le référentiel du pouvoir du MPP dont les principaux animateurs ont été des architectes du pouvoir de Blaise COMPAORE qui a mis en œuvre les PAS, conduisant l’économie, les secteurs sociaux et l’ensemble de notre peuple dans la situation catastrophique actuelle. Cela exige des travailleurs de se départir des illusions sur les politiques économiques et sociales présentées comme des alternatives aux PAS. Car les programmes qui sont avancés dans ce sens ne marquent aucune rupture par rapport au passé.

– Le maintien et le renforcement du règne de l’impunité : non seulement le nouveau pouvoir n’a rien entrepris comme mesure contre les criminels économiques et de sang, mais il a engagé des actions ouvertes de libération des criminels mis aux arrêts par la transition. L’UAS s’élève contre ces primes ouvertes à l’impunité et exige du pouvoir la poursuite des actions judiciaires contre tous les auteurs de crimes économiques et sang.

– Les débats sur les Kogleweogo : sur cette question, la position de l’UAS, déjà affirmée lors de la conférence de presse du 8 juillet 2016 est la suivante : les citoyens ont le droit à la sécurité à la protection de leur intégrité physique et de leurs biens. Les groupes d’autodéfense sont nés de l’incapacité de l’Etat à assurer aux citoyens leur sécurité mais aussi à lutter contre l’impunité. En effet, durant 27 ans, les tenants du pouvoir ont cultivé l’affairisme, le clientélisme, le mercenariat et la division au sein de nos forces de Défense et de Sécurité (FDS), toute chose qui les a éloignées de leur mission de défense du territoire et de sécurisation des populations : traitement discriminatoire et inhumain, manque de matériel de protection et de défense, manque de formation adéquate ; surarmement du RSP pour la sécurité du clan COMPAORE et pour des interventions mercenaires, transformation de certaines entités militaires en milices familiales, etc. ;

– Les débats sur l’incivisme : l’UAS note que bien souvent, les censeurs qui évoquent l’incivisme se limitent au non-respect du code de la route et autres petites manifestations. Ils oublient bien souvent les graves manquements au civisme dont sont auteurs les dirigeants et leurs amis et qui ont cultivé l’incivisme des petites gens. Car il n’y a pas plus inciviques que les crimes de sang et les crimes économiques, et l’impunité qui couvre les grands délinquants, la corruption dans les passations de marché et autres fraudes fiscales et douanières, les marchés mal exécutés, etc. C’est pourquoi l’UAS, tout en convenant de la nécessité de lutter contre l’incivisme, estime que cela doit prendre en compte l’exigence d’une instruction sérieuse et du jugement des dossiers de crimes de sang et de crimes économiques en vue d’un châtiment exemplaire aussi bien des exécutants que des commanditaires et complices. Bien entendu, ces dossiers intègrent ceux des martyrs de l’insurrection et du putsch manqué.

– les conflits liés aux élections et la mise en place des maires : l’UAS note que ces conflits, plus exactement ces bagarres qui opposent les élus et militants des partis, parfois même à l’intérieur d’un même parti, illustrent à souhait que, ce qui guide les intéressés, ce sont leurs intérêts particuliers. Les élections municipales ont été émaillées de violences, d’incendie par les hommes politiques membres des partis au pouvoir et non au pouvoir. Et dire que ces antagonistes qui en arrivent à saccager ou à brûler des édifices publics prétendent à gouverner leurs cités. Ces conflits traduisent la faillite des partis bourgeois et du système électoraliste qui méprise les préoccupations du peuple et des travailleurs. En tout état de cause, l’UAS rend responsables tous ces partis des risques de guerre civile, dénonce ces comportements et invite ses militants et les travailleurs à les dénoncer et à s’en démarquer ;

– Les questions de réforme de la justice, nous sommes toujours en attentes des effets escomptés des réformes de la justice conformément aux aspirations du peuple en particulier la justice pour les victimes de l’insurrection et de la résistance populaire héroïque ;

– Les engagements contenu dans le communiqué final de la rencontre annuelle Gouvernement/syndicats de septembre 2015 : l’UAS suit de près et exige l’application entière et intégrale de tus les engagements pris. Dans ce sens toutes les couches socio-professionnelles sont invitées à se mobilisées et rester à l’écoute pour toute action que recommanderait l’évolution de la situation ;

– Les luttes sectorielles : conformément à son engagement renouvelé lors de la rencontre du 23 octobre 2015 en soutien aux luttes sectorielles lors de sa rencontre avec le Ministre de la Fonction Publique, du Travail et de la Sécurité Sociale, Augustin LOADA, l’UAS réaffirme son soutien ferme à toutes ces luttes syndicales, car elles sont justes et justifiées. En effet, ces luttes sont dues essentiellement à la non mise en œuvre des engagements pris dans des protocoles d’accords signés par le gouvernement ;

– La construction de cimenterie sur des sites d’eau souterraine à Bobo-Dioulasso : considérant que l’emplacement visé pour la construction de ces industries de production de ciment expose la nappe phréatique à une pollution évidente, donc posera des problèmes de santé publique graves, l’UAS exige la délocalisation pure et simple de ces sites en dehors de la zone de la nappe phréatique. sur d’autres lieux

– A propos des bases militaires étrangères dans notre pays, l’UAS exige leur démantèlement car celles-ci constituent une menace pour la liberté et l’indépendance du pays. Du reste les mêmes puissances qui utilisent le prétexte fallacieux de soutien à la lutte contre le terrorisme n’arrivent pas à juguler le phénomène chez elles.
C’est dire donc combien notre peuple dont le mouvement syndical est une composante, est fortement interpellé sur des questions importantes touchant l’avenir du pays.

Les directions syndicales, pour leur part, sont décidées à assumer leur rôle. C’est dans ce sens que l’UAS a décidé d’une série d’activités qui doivent être mises en œuvre en relation étroite avec les structures. C’est dans cette perspective que se justifie cette première sortie dans la région des Hauts-Bassins, berceau du syndicalisme dans notre pays. Dans la mesure des moyens dont l’UAS pourra disposer, des sorties seront organisées dans les autres régions selon un planning que nous avons élaboré et qui est annoncé dans la lettre circulaire N°2. Ces sorties sont destinées à féliciter les camarades pour la mise en œuvre réussie des mots d’ordre lancés par le niveau central, les encourager pour la poursuite de la lutte et échanger avec eux sur les grandes questions de l’heure en vue d’harmoniser nos vues et envisager ensemble la suite à donner.
Il revient aux structures à tous les niveaux de poursuivre et d’intensifier le travail d’information, de sensibilisation et de mobilisation des militants et des travailleurs afin de les préparer aux actions que nous serons amenés à lancer en fonction des réponses du gouvernement à nos préoccupations, en fonction aussi de l’évolution de la situation nationale. Concrètement, les structures devraient:
– Poursuivre les Assembles sectorielles d’échanges d’informations sur les différentes préoccupations des travailleurs afin de les prendre en compte dans des plates-formes revendicatives ;
– Renforcer les structures de l’UAS à tous les niveaux (comités, sous-sections, sections, syndicats de base, coordinations régionales) afin de faire de l’UAS une force incontournable aux côtés des autres forces démocratiques, pour la résolution des graves questions qui pèsent sur la vie des travailleurs et du peuple ;
– Travailler à élever le niveau de conscience politique des travailleurs ;
– Poursuivre et intensifier les luttes dans les différents secteurs d’activités ;
– .Faire le bilan des réformes économiques ayant conduit le pays dans la situation catastrophique actuelle.

CONCLUSION.
Dans le contexte politique actuel, on constate des velléités de remise en cause de certains acquis, le mépris des organisations syndicales, des tentatives de soulever les populations contre eux comme on a pu le constater lors de la lutte des boulangers mobilisés au sein de la Fédération Nationale des Boulangers et Pâtissiers (FNBP), dans la région des Cascades pendant la lutte de la F-SYNTER, et dans le Centre-sud lors de la lutte de la section SYNTSHA, etc.

Ces actions antisyndicales du pouvoir du MPP sont appelées à se multiplier, celui-ci n’ayant pas de solution à proposer aux travailleurs face à la dégradation continue de leurs conditions de vie et de travail et aux luttes que de nombreux syndicats mènent autour de leurs préoccupations.

Au regard de ce qui précède il est indispensable que le mouvement syndical s’engage fortement à s’assumer dans la défense des acquis de l’insurrection afin de renforcer la prise de conscience des travailleurs par la défense conséquente des droits démocratiques et sociaux des travailleurs en lien avec la lutte de notre peuple pour son émancipation totale et pour le progrès social véritable.

Vive l’Unité d’Action Syndicale !

Sanguié : Cap sur le 4e forum des leaders

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Les conférenciers lors de leur face-à-face avec la presse ce 30 juillet à Réo

Réo abritera le 20 août 2016 le quatrième forum des leaders du Sanguié. Initié par le Cercle pour la culture du leadership dans le Sanguié (CERCLES), l’événement rassemblera 750 personnes. Pour en parler les responsables du CERCLES ont animé, ce 30 juillet 2016 à Réo, à l’issue d’une Assemblée générale ordinaire, un point de presse.

Jean Bosco Bazié, coordonnateur général, a fait le point des actions menées par le CERCLES
Jean Bosco Bazié, coordonnateur général, a fait le point des actions menées par le CERCLES

Jean Bosco Bazié, coordonnateur général du CERCLES ; Wilfried Martial Bassolé, président du comité d’organisation ; Bahiomé Bationo, chargé de la promotion du genre et de la citoyenneté ; et Bavour Victor Bama, membre actif.
Ce sont là les animateurs de la conférence de presse tenue le 30 juillet dernier à Réo par le Cercle pour la culture du leadership dans le Sanguié (CERCLES), à l’issue de son assemblée générale ordinaire.
La conférence de presse a porté sur le quatrième forum des leaders du Sanguié prévu pour se tenir le 20 août 2016 à Réo et la vie du CERCLES, son apport au développement local.

Wilfried Martial Bassolé, président du comité d'organisation, a évoqué les préparatifs du 4e forum des leaders du Sanguié
Wilfried Martial Bassolé, président du comité d’organisation, a évoqué les préparatifs du 4e forum des leaders du Sanguié

Actions du CERCLES, un retour sur investissements pour les parents

Pour le coordonnateur général du CERCLES, Jean-Bosco Bazié, les actions du CERCLES en termes de promotion du leadership et d’appui aux secteurs de développement de la province (éducation, santé, formation professionnelle) sont une sorte de retour sur investissements pour les parents qui ont investi dans l’éducation et la formation de leurs enfants. Et de ce point de vue, explique-t-il, la question de l’apport au développement local du CERCLES ne se pose pas. Le coordonnateur du CERCLES est soutenu dans son argumentation par le président du comité d’organisation du quatrième forum, Wilfried Martial Bassolé, par ailleurs chargé de la prospective et de la stratégie, et les autres conférenciers que sont Bahiomé Bationo et Bavour Victor Bama.

Les conférenciers lors de leur face-à-face avec la presse ce 30 juillet à Réo
Les conférenciers lors de leur face-à-face avec la presse ce 30 juillet à Réo

750 personnes attendues au forum

Le quatrième forum des leaders du Sanguié se tiendra le 20 août 2016 à Réo sur le thème : «Diaspora et développement local». Le Sanguié, explique Wilfried Bassolé a une tradition d’émigration, d’abord vers Ghana, ensuite vers la Côte d’Ivoire et maintenant de plus en plus loin vers d’autres horizons». A l’écouter, cette situation n’a pas que des avantages parce que ce sont souvent des bras valides qui désertent pour l’étranger. D’où l’opportunité qu’offre ce forum pour réfléchir sur les voies et moyens de tirer pleinement profit de l’émigration. Le forum est placé sous le co-parrainage du ministre des affaires étrangères et des Burkinabè de l’Etranger, Alpha Barry et de l’ancien Premier ministre Tertius Zongo. Au total, 750 personnes sont attendues à ce quatrième forum qui sera rythmé par des communications et un panel.

Les fils et filles du Sanguié ont été invités à s'impliquer pour un succès du 4e forum
Les fils et filles du Sanguié ont été invités à s’impliquer pour un succès du 4e forum

Appel à la mobilisation générale

Le forum du 20 Août 2016 fait suite à trois précédentes éditions. Il s’agit de celle d’août 2010 à Réo, d’août 2012 à Tenado et Kyon et enfin d’août 2014 à Pouni. Au cours de l’édition 2014, il y a eu des problèmes logistiques et d’hébergement. En sera-t-il de même à la présente édition ? Là-dessus, les conférenciers se veulent rassurants, surtout que le forum ne se déroule qu’un seul jour par rapport aux précédents. A entendre le président du comité d’organisation, des leçons été tirées des difficultés des précédentes éditions du forum et qu’il devrait en principe avoir moins de soucis, hormis la question des finances. Pour Bahiomé Bationo, Réo offre bien plus d’opportunités logistiques et d’hébergement que Pouni. Mais, quoi qu’il en soit, chaque participant devrait, selon Bavour Victor Bama, se préparer à se prendre en charge mais aussi à participer financièrement à l’organisation du forum. Dans cette perspective, un appel pour une mobilisation générale a été lancé afin de faire de ce quatrième forum des leaders du Sanguié un succès éclatant.
Ce 4e forum sera également l’occasion pour le CERCLES de reconnaître les mérites en leadership de certain(e)s ressortissant(e)s.

Philippe Martin
Burkina Demain

Lancement de l’initiative bourses scolaires ce mardi 2 août à Ouaga

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Ousmane Somah, l'initiateur de bourses scolaires entend aller plus loin dans son engagement

Parmi les actions à prendre à compte dans le domaine de l’éducation au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire figure l’initiative bourses scolaires dont le lancement de l’édition 2016 est prévu pour ce mardi 2 août 2016 à 15 h à Ouagadougou, plus précisément à Burkina International, à proximité de la Pédiatrie Charles de Gaulle.

Ousmane Somah, l'initiateur de bourses scolaires entend aller plus loin dans son engagement
Ousmane Somah, l’initiateur de bourses scolaires entend aller plus loin dans son engagement

Le lancement de l’initiative bourses scolaires aurait pu se tenir à Yamoussoukro, en marge du cinquième Traité d’amitié et de coopération (TAC) et nul n’aurait crié au scandale tant l’initiative profite au système éducatif des deux pays frères que sont le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire.
«Cette année, il y a deux enfants bénéficiaires de l’Initiative Bourses scolaires qui ont eu le BEPC : une en Côte d’Ivoire et une au Burkina Faso. De nombreux enfants parrainés sont encore sur les bancs», confie l’initiateur, Ousmane Somah.

Plus de contributions à l'initiative bourses scolaires permettra d'accroître le nombre de bénéficiaires
Plus de contributions à l’initiative bourses scolaires permettra d’accroître le nombre de bénéficiaires

«Au départ c’était une action solitaire que je menais, parallèlement à mes activités. Mais, aujourd’hui, je compte aller plus dans mes ambitions. Je compte étendre l’initiative à un grand nombre d’enfants», explique Somah. Lancée en 2007, l’initiative bourses scolaires compte actuellement une dizaine d’enfants burkinabè et ivoiriens dont la scolarité est prise en charge. L’initiateur a aussi besoin du soutien, de la contribution d’autres personnes afin de réaliser son rêve d’accroître le nombre d’élèves bénéficiaires. Pour ce faire, il organise ce mardi 2 août 2016 à 15 h, à Burkina International à proximité de la Pédiatrie Charles de Gaulle à Ouagadougou, l’édition 2016 de l’initiative bourses scolaires. Toutes les personnes de bonne volonté, soucieuses d’une éducation de qualité pour tous, y sont cordialement invitées.

Burkina Demain

Politique nationale: le MPP devient membre de plein droit de l’international socialiste

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L'action de Salifou Diallo est défendue par les jeunes pour l"alternance

Lors du conseil statutaire de l’International Socialiste, tenu à Genève en Suisse, les 1er et 2 Juillet 2016, le Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP), représenté par Mikaïl Baguian, membre du bureau politique National, a été admis de plein droit dans l’international socialiste, nous a appris un communiqué du service d’information et de communication du dudit parti.
salifou

A l’image du MPP, le parti Azerbaïdjanais, l’ASDP a été admis en tant que membre de plein droit au sein de l’International Socialiste à la suite d’un vote à l’unanimité. Tandis que l’UNDR, du Tchad, obtient un statut de membre consultatif.

Le Mouvement du Peuple pour le Progrès(MPP), a justifié son admission comme membre de plein de droit au sein de l’internationale socialiste, en un laps de temps, deux années, du fait de son « engagement patriotique aux côtés du vaillant peuple du Burkina Faso », estime le communiqué.

Le président par intérim du MPP, Salif Diallo, a adressé ses sincères remerciements aux partis politiques membres de l’internationale socialiste pour son nouveau statut.

A noter que les débats à ce conseil statutaire de l’International ont permis de passer en revue le renforcement de la réponse politique et humanitaire aux crises humanitaires internationales actuelles, la défense et la consolidation de la démocratie à travers le soutien à la lutte pour les libertés et les droits en danger, et enfin, la nécessité d’une économie pour tous, tout en éradiquant les inégalités dans l’économie mondiale.

Martin Philipe
Burkina Demain

Diplomatie: les mérites de Jean Baptiste Natama reconnus au Maroc

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Nouvelle vision de l’Afrique (Nov’Afrique) a décerné le prix du « Meilleur promoteur de la diplomatie en Afrique » à Jean-Baptiste Natama, le 29 juillet 2016 à Casablanca au Maroc.
natama II

« Je le dédie, tout spécialement, aux jeunesses Africaines en général et Burkinabè en particulier qui, ont contribué à me révéler au monde, en témoignant à ma modeste personne leur confiance et leur affection », a écrit Jean Baptiste Natama sur sa page facebook.

Les trophées du Grand Prix international PADEL 2016 sont organisés par Nouvelle vision de l’Afrique (Nov’Afrique) qui veut mettre en lumière les Africains qui s’illustrent par la qualité de leur travail pour en faire des modèles et des repères.

Nov’Afrique est une organisation non gouvernementale, composée de jeunes cadres africains, de diverses nationalités, en l’occurrence des journalistes, des professionnels de la communication, des cabinets d’expertise en question de développement et de la société civile. Elle vise à faire la promotion de l’Afrique sur les plans humain, social, économique et culturel sous l’angle du développement.

Jean Baptiste Natama a été ancien directeur de cabinet de la présidente de la Commission de l’Union africaine, après avoir occupé le poste de Secrétaire permanent du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP). Il est par ailleurs poète, essayiste et enseignant pour le compte de l’Union africaine et les Nations Unies.

Anderson Koné
Burkina Demain

RDC: Koffi Olomide libéré sous caution, après quatre jours de détention

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Le chanteur congolais Koffi Olomide, écroué pour avoir donné un violent coup de pied à sa danseuse, a été libéré samedi sous caution par le parquet général de Kinshasa, après quatre jours de détention, selon des sources concordantes.

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« La défense a obtenu du parquet la libération sous caution de Koffi Olomide puisqu’il ne présente aucune crainte de fuite », a déclaré Me Tayeye, l’un de ses avocats. « La défense a démontré que le chanteur dispose d’une résidence connue, est une vedette bien connue et ses principaux intérêts sont ici en RDC », a ajouté l’avocat.

Des sources de la prison centrale de Makala à Kinshasa ont indiqué à l’AFP que « cette libération est intervenue vers 16H00 (15H00 GMT) ». Un haut magistrat du parquet général de Kinshasa-Gombe, sous le couvert de l’anonymat, a aussi confirmé la libération du chanteur, précisant que « des poursuites ne sont pas pour autant abandonnées ».

Me Francis Okito, l’avocat de « Femmes, élections et justice », une des organisations qui avaient saisi le parquet dans ce dossier, a invité le ministère public à audiencer « rapidement » l’affaire, « les faits étant établis contre Koffi Olomide ».

Chanteur de rumba populaire en Afrique, Antoine Agbepa Mumba, alias Koffi Olomide, a été filmé il y a neuf jours, à son arrivée à l’aéroport de Nairobi, en train de donner un violent coup de pied à l’une de ses danseuses.

La vidéo a été largement relayée par les réseaux sociaux et a provoqué une vague d’indignations. Nairobi avait expulsé Koffi Olomide dès le lendemain de la scène, tandis que les autorités zambiennes ont, dans la foulée, annulé un concert du chanteur qui était prévu à Lusaka. Dimanche, Koffi Olomide qui avait regagné Kinshasa, a présenté des excuses à la télévision publique « pour ces secondes d’égarement », mais la police l’a interpellé mardi sur la base d’un mandat du parquet.

Anderson Koné
Burkina Demain

5e TAC: le président du Faso se dit satisfait à tout point de vue

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Au terme des travaux du cinquième Traité d’Amitié et de Coopération (TAC), le Président du Faso, Roch Kaboré, est rentré au Burkina Faso, dans la soirée du vendredi 29 juillet 2016.
KABORE I

Voilà ce qu’il a dit à l’aéroport de Ouagadougou: ‘’Mission satisfaisante à tout point de vue’’. Se félicitant de l’accueil chaleureux qui a été réservé à la délégation burkinabè par les autorités ivoiriennes et la diaspora burkinabè, Roch Kaboré a dit qu’il revient avec le sentiment d’un travail bien fait.

« Je dois dire que nous sommes revenus sur la construction de l’autoroute Abidjan-Ouagadougou. Comme vous le savez, au niveau de la Côte d’Ivoire, une partie de la route était construite et pour le Burkina, les études techniques et l’évaluation théorique montrent qu’elle doit coûter environ 1200 milliards de FCFA », ajouté le président Kaboré qui a indiqué qu’une commission a été mise en place pour réfléchir sur la meilleure formule d’approvisionnement des hydrocarbures, profitable aux parties ivoirienne et burkinabè.

Anderson Koné
Burkina Demain

5e TAC: 13 accords signés à Yamoussoukro

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La clôture du 5e sommet du Traité de l’amitié et de la coopération (TAC) est intervenue avec la signature de 13 accords bilatéraux entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire. Des accords dans l’éducation, les transports, le tourisme, l’industrie et la recherche scientifique.
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Au nombre de ces projets, la construction de l’autoroute Yamoussoukro-Ouagadougou, longue de 1 000 kilomètres. Il devrait coûter 2 000 milliards de francs CFA. La réhabilitation du chemin de fer reliant Abidjan-Ouagadougou coûtera, elle, 130 milliards de francs CFA dans sa première tranche de réhabilitation.

La Côte d’Ivoire a prévu d’augmenter sa fourniture d’électricité à destination du Burkina Faso, passant de 70 à 80 Mégawatts. Une énergie vendue qui devrait en théorie compenser une partie des pertes de l’électricité subventionnée par l’Etat en Côte d’Ivoire.

A en croire le ministre des Affaires étrangères de la Côte d’Ivoire, Albert Mabri Toikeusse, les deux pays vont rechercher les fonds pour financer les gros projets auprès de leurs partenaires étrangers et des mécanismes africains de financement comme la BAD.

Les Présidents Alassane Ouattara et Roch Christian Marc Kaboré se sont engagés à préserver des relations paisibles et cordiales entre leurs différents pays. Le prochain TAC est prévu dans le mois de juillet 2017 à Ouagadougou au Burkina Faso.

Anderson Koné
Burkina Demain

Turquie: 66 000 fonctionnaires renvoyés, 130 médias fermés et 8 651 militaires accusés

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La répression se poursuit en Turquie, depuis la tentative de putsch du 15 juillet. Aucun secteur n’échappe à l’épuration ordonnée par le président Erdogan : militaires, policiers, magistrats, journalistes, enseignants et fonctionnaires sont arrêtés, révoqués ou suspendus.
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D’après des chiffres officiels, 8 651 militaires sont accusés d’être liés aux putschistes. 178 généraux ont été placés en garde à vue, soit la moitié des généraux et amiraux de l’armée, selon des chiffres communiqués par le ministère de l’Intérieur. Parmi eux, 87 hauts gradés de l’armée de terre, 30 de l’armée de l’air et 32 de la marine. En outre, 1 099 officiers ont également été exclus pour cause « d’indignité », auxquels s’ajoutent 1 684 soldats renvoyés « pour conduite déshonorante ».

Le Conseil militaire suprême turc, le YAS, devrait décider de remplacer une large partie de la hiérarchie à l’issue de sa réunion qui durera une journée.

Par ailleurs, près de 300 militaires de la Garde présidentielle, soit 10 % de ce régiment, ont été mis aux arrêts au lendemain de l’instauration de l’état d’urgence. Le Premier ministre Binali Yidirim a laissé entendre que les autorités comptaient carrément démanteler ce corps d’armée.
Au niveau de la justice, des demandes de placement en garde à vue ont aussi été émises contre 2 854 juges et procureurs. Le 21 juillet, le ministère de la Défense avait annoncé la suspension de 262 juges et procureurs militaires.

• Éducation

Un décret signé par le président turc a ordonné la fermeture de 1 043 écoles privées et 15 universités liées à Fethullah Gülen. Le même décret visait 1 229 organisations et fondations caritatives, 19 syndicats, et 35 établissements médicaux.
Le ministre de l’Éducation, Ismet Yilmaz, a affirmé qu’au moins 20 000 enseignants seraient embauchés pour compenser les limogeages et suspensions de professeurs. Et pour cause, les autorités ont exigé la démission de plus de 1 577 doyens d’université, incluant tous les dirigeants des facultés d’État, et suspendu 21 738 employés de ce ministère l’Éducation.

• Fonctionnaires

Plus de 250 employés des services du Premier ministre ont aussi été mis à pied, de même que 100 responsables des services de renseignement, ainsi que près de 500 personnes travaillant au sein de l’agence des affaires religieuses, la plus haute autorité musulmane du pays. Les fonctionnaires démis ont été interdits de sortie du territoire.
En outre, alors que certains ambassadeurs turcs sont en passe d’être relevés de leurs fonctions, selon des déclarations du chef de la diplomatie turque, Mevlut Cavusoglu, dont le ministère a limogé, jeudi 28 juillet, 88 fonctionnaires.

• Presse

Les médias ne sont pas en reste, avec la fermeture de plus de 130 médias dont 16 télévisions, 45 journaux, trois agences de presse et 23 stations de radio, annoncée mercredi 27 juillet. Selon la chaîne de télévision privée CNN-Türk il s’agit essentiellement de médias de province, mais aussi de certains médias à diffusion ou audience nationale. L’agence de presse Cihan fait partie de ceux-ci, aux côtés de la télévision pro-kurde IMC TV et du quotidien d’opposition Taraf.
En outre, 15 magazines et 29 maisons d’édition ont été fermés, selon une annonce du gouvernement publiée dans le Journal officiel.
Ankara a lancé également mercredi des mandats d’arrêt à l’encontre de 47 journalistes. Il s’agit d’ex-employés du quotidien Zaman, mis en cause en raison de leurs liens supposés avec le réseau de l’imam Fethullah Gülen. En début de semaine déjà, 42 journalistes ont fait l’objet de mandats d’arrêt, dont un célèbre commentateur, et ancien parlementaire, Nazli Ilicak.

• Entreprises liées à l’État

La compagnie aérienne nationale turque Turkish Airlines a renvoyé plus de 100 employés, notamment dans le management et le personnel navigant, en raison de leurs liens supposés avec les putschistes du 15 juillet, tandis que l’opérateur Turk Telekom, détenu

Anderson Koné
Burkina Demain
Source: le monde.fr

MINEFID: les agents des finances en grève les 3 et 4 août prochain

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Le Syndicat national des agents des finances (SYNAFI) ont organisé un sit-in, depuis le lundi dernier, pour revendiquer l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. Au terme de cette action, ils ont annoncé une grève de 48 h pour les 2 et 3 août 2016.
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Selon le secrétaire général du SYNAFI, Mohamed Savadogo, des agents du service de la Solde, de la Direction générale du budget, au nombre de 400 squattent dans un bâtiment qui menace de s’écrouler. Il s’inquiète que ce bâtiment ne s’écroule avec à l’intérieur les agents du Ministère en charge de l’Economie, des finances et du développement (MINEFID) et le matériel.

A ses dires, les nombreux travaux de réfections n’ont rien pu faire. Et malgré les nombreuses interpellations du syndicat, le gouvernement a annoncé le déménagement pour la fin du mois d’août.

Autre bâtiment « dangereux », celui du service de vérification, a laissé entendre M. Savadogo qui a rapporté que les travailleurs sont menacés par des serpents Cobra.

A la question de savoir s’il n’y avait pas d’autres points de revendications, Mohamed Savadogo a répondu par l’affirmative. Il a parlé du respect du protocole d’accord signé en 2011. De ses explications, les autorités de la transition avaient donné le signal fort, mais la ministre actuelle montre des velléités de remise en cause du protocole.

Reconnaissant que le fonds commun est décrié, il a avancé que le ministre doit trouver une formule pour motiver ces agents. Il a rappelé que l’ancien ministre Marie Noël Babemba, voulant supprimer le fonds commun, avait fait une comparaison avec les pays de la sous-région. Qu’après quelques missions de vérification sur le terrain, M. Babemba s’est rendu compte que le Burkina Faso était en arrière sur le traitement des agents.
Voilà ce que pense M. Sawadogo: « soit, on supprime le fonds commun, soit on le remplace, car ce sont des avantages acquis ».

Anderson Koné
Burkina Demain