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Incendie Studio Abazon: Smockey et ses amis recherchent 20 millions de F CFA pour le remettre sur pied

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Le comité de soutien de l’artiste musicien, Smockey, baptisé  » Opération renaissance du studio Abazon » a animé une conférence de presse, le 29 juillet 2016 à Ouagadougou. Objectif, lancer un Abazonappel à contribution pour remettre sur pied le studio Abazon parti en fumée, le 18 juillet dernier.

Selon le président du comité d’organisation, Abdoulaye Diallo, les dégâts sont estimés à 59 millions de FCFA. Cela étant, il a déclaré que 20 millions de FCFA permettront de redémarrer dans les semaines à venir.

« Vous pouvez témoigner votre soutien, en faisant vos dons dans les lieux suivants: Airtel money à travers les numéros 55065001 et 67952938 ou par Western union au nom de Noro Diasso, avec envoi des codes au 68391827, ou par virement bancaire ou par carte de crédit », a avancé M. Diallo qui a invité la population à cliquer le lien suivant: https://gogetfunding.com/operation-renaissance-studio-du-studio-abazon/ .

En outre, les autres lieux de collecte de fonds sont le Centre de presse Norbert Zongo, le SEMFIMLS, le siège des Recrétrâles,

A en croire Abdoulaye Diallo, les dons déjà enregistrés s’élèvent à plus d’un million et demi de francs CFA.
 » On va apporter notre contribution, jusqu’au bout », a déclaré Sams K le Jah qui a poursuivi « qu’il faut qu’on y arrive et on n’a pas le droit d’échouer ».
Rappelons que ce studio avait été victime d’une attaque à la roquette de l’ex Régiment de sécurité présidentielle (RSP) .

Nicolas Bazié
Josiane Yaméogo
Burkina Demain

5e Forum de l’ARREC : Honoré Bogler attendu à Ouaga le 1er août

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C'est la première visite officielle que le président de l'ARREC, Honoré Bogler, effectue au Burkina, depuis sa prise de fonctions le 15 avril 2016

Le président de l’Autorité de régulation régionale du secteur de l’électricité de la CEDEAO (ARREC), Honoré Bogler, séjournera à Ouagadougou du 1er au 5 août 2016. Ce séjour du Pr. Bogler s’inscrit dans le cadre des préparatifs du prochain forum de l’ARREC prévu pour se tenir dans la capitale burkinabè du 14 au 16 novembre 2016. C’est la teneur du présent communiqué de la direction de communication de ARSE.

C'est la première visite officielle que le président de l'ARREC, Honoré Bogler, effectue au Burkina, depuis sa prise de fonctions le 15 avril 2016
C’est la première visite officielle que le président de l’ARREC, Honoré Bogler, effectue au Burkina, depuis sa prise de fonctions le 15 avril 2016

«Communiqué de presse
Le Président de l’Autorité de Régulation Régionale du Secteur de l’Electricité de la CEDEAO (ARREC), le Pr Honoré BOGLER, séjournera à Ouagadougou du 1er au 05 août 2016 dans le cadre des préparatifs du 5è forum de la régulation régionale de l’électricité de la CEDEAO prévu du 14 au 16 novembre 2016 à Ouagadougou.

En marge des séances de travail avec l’Autorité de Régulation du Sous-secteur de l’Electricité sur les préparatifs du forum, le Président de l’ARREC rendra des visites de courtoisie à Son Excellence Monsieur le Premier Ministre, au Ministre de l’Energie, des Mines et des Carrières et au Président de la Commission de l’UEMOA»

Le Directeur de la Communication et de la Documentation de l’ARSE
Yaya SOURA

Zimbabwe: Robert Mugabe met aux arrêts deux hauts responsables de l’Association des anciens combattants

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Confronté à un mouvement de contestation inédit, le président zimbabwéen, Robert Mugabe, a mis ses menaces de répression à exécution : deux hauts responsables de l’Association des anciens combattants du Zimbabwe, qui avait osé critiqué le président au pouvoir depuis 36 ans, ont été arrêtés. µ
MUGABE

Douglas Mahiya, le porte-parole de l’Association des vétérans de la guerre de libération, a été arrêté mercredi soir à Harare, a annoncé jeudi un collectif d’avocats, les Avocats du Zimbabwe pour les droits de l’homme.
«Selon les informations que nous avons, la police est en train de l’inculper de subversion et d’insultes à la présidence», a indiqué le collectif d’avocats dans un communiqué.

Le secrétaire général de l’association, Victor Matemadanda, a lui aussi été interpellé, à Gokwe, dans le nord-ouest du pays et «son sort est inconnu pour le moment», selon le collectif d’avocats.
Alors que le Zimbabwe est plongé dans une crise économique catastrophique, les vétérans de la guerre d’indépendance, qui étaient des piliers du régime, avaient publié la semaine dernière une déclaration choc, dénonçant l’attitude «dictatoriale» de M. Mugabe et jugeant que son parti, la Zanu-PF, avait «lamentablement échoué à résoudre les problèmes économiques» du pays.

Il avaient prévenu qu’ils ne soutiendraient pas M. Mugabe lors de la présidentielle de 2018, à laquelle il compte se représenter.

Déjà en proie à une contestation vigoureuse de la société civile, le président Mugabe avait menacé mercredi les anciens combattants critiques.

«Quand nous aurons découvert qui ils sont, le parti prendra des mesures disciplinaires à leur encontre. La punition sera sévère», avait-il prévenu lors d’un discours devant des milliers de ses partisans réunis au quartier général de son parti.

Agé de 92 ans, Robert Mugabe dirige d’une main de fer le Zimbabwe depuis l’indépendance du pays en 1980. Son régime réprime régulièrement toute opposition.

Il est cependant fragilisé depuis plusieurs semaines par une série de manifestations, sans précédent depuis des années, pour protester contre la crise économique. Environ 90% de la population active zimbabwéenne travaille dans le secteur informel et le gouvernement manque de liquidités pour payer à temps militaires et fonctionnaires.

Anderson Koné
Burkina Demain
Source: AFP

5 e TAC: le président Kaboré accueilli à Yamoussoukro avec les honneurs

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Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a été accueilli à l’aéroport de Yamoussoukro, le 28 juillet 2016, par son homologue ivoirien, Alassane Ouattara.
ADO

« Je vous remercie, M. le président, d’effectuer cette visite à Yamoussoukro, dans le cadre du Traité d’amitié et de coopération entre le Burkina Faso et la République de Côte d’Ivoire. Les liens entre les deux pays sont bien connus. Ce sont des liens étroits, des liens de tous genres, des peuples, de la géographie, des cultures. » , a déclaré le président ivoirien.

Pour sa première visite en Côte d’Ivoire, Roch Kaboré a été acclamé par la diaspora burkinabè, qui a réclamé lors d’une réunion le droit de voter aux prochains scrutins, présidentiel ou référendaire.

Parlant des questions à l’ordre du jour, le président du Faso a abordé celle relative au terrorisme: « Cette question a déjà été prise en compte par nos deux pays et même élargie au Sénégal et au Mali, puisque nous avons tenu deux réunions de concertation, rappelle le président burkinabè à son arrivée à Yamoussoukro. Même si on était auparavant un peu dubitatif suite aux attentats perpétrés dans nos deux pays, nous sommes convaincus de la nécessité de mutualiser nos renseignements et nos moyens de lutte contre le terrorisme. Et je crois qu’il y a déjà du bon travail engagé dans ce sens entre nos différents ministres de l’Intérieur et de la sous-région, que nous devons continuer à appuyer et à encourager. »

Au nombre des autres sujets à l’ordre du jour, la rénovation du chemin de fer Ouagadougou- Abidjan, la construction d’une autoroute Ferkessédougou-Ouagadougou, la construction d’un pipeline ou encore l’amélioration de la fourniture d’électricité au Burkina par la Côte d’Ivoire.

Anderson Koné
Burkina Demain
Source: Rfi

Media d’Etat: le SYNATIC, déplorant un recul, va observer un sit-in de 24 h

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Le présidium au cours de l'AG

Le Syndicat autonome des travailleurs de l’information et de la culture (SYNATIC) a organisé, le jeudi 28 juillet 2016 à Ouagadougou, une assemblée générale, autour de la satisfaction de sa plateforme revendicative, soumise aux autorités depuis 2013.

Le présidium au cours de l'AG
Le présidium au cours de l’AG

A la fin des débats, le syndicat a décidé d’aller en grève. Il envisage un sit-in de 24 h dans les jours à venir. « On a assez attendu, depuis le régime de Blaise Compaoré, pendant la Transition jusqu’à maintenant, notre situation n’a pas changé », a martelé le secrétaire général du SYNATIC, Sidiki Dramé.

Le secrétaire général adjoint, Aboubacar Sanfo a déploré la réaction du ministre en charge de la communication, Remis Dandjinou: « Les réponses du ministère sont largement en deçà de nos attentes. (…) Elles sont vagues et sans échéance précise. (…) Il n’y a pas de prise de mesures conséquentes pour l’amélioration du pouvoir d’achat des travailleurs ».

M. Sanfo a dit avoir observé un recul sur certains points par rapport aux régimes précédents. En cause, l’érection de la Radiodiffusion télévision du Burkina (RTB) et des Editions Sidwaya en sociétés d’Etat; la mise en application des directives de reconstitution des carrières des agents bloqués en A3, A2 et B1.

Autres revendications du SYNATIC, l’élaboration et l’adoption d’un statut particulier pour les travailleurs de médias, l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail, l’arrêt des intimidations et des pressions de tout genre dans le traitement de l’information.

Parlant de l’immixtion des autorités dans le traitement de l’information, le SYNATIC est revenu sur la « sortie inquiétante et (…) de trop » du ministre Rémis Fulgance Dandjinou.

Au terme de la rencontre, le bureau du SYNATIC a appelé ses militants à rester mobilisés pour répondre aux différents mots d’ordre.

Mathias Lompo
Burkina Demain

Congrès de l’UNEEPL: le président sortant se félicite des acquis enregistrés

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L’Union nationale des établissements privés laïcs (UNEEPL) organise du 28 au 30 juillet 2016 à Ouagadougou, son 13 e Congrès ordinaire, sous le thème:  » Entreprendre dans le secteur privé de l’éducation au Burkina Faso: défis et perspectives ».

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Le président du comité d’organisation, Désiré Nacoulma, a expliqué le choix du thème. A l’en croire, il vise à sensibiliser les fondateurs d’établissement sur les opportunités du secteur, les défis qui les attendent et les outiller pour une gestion plus professionnelle de leurs établissements, au bénéfice des élèves, des étudiants et des travailleurs du domaine.

Le président de l’UNEEPL, Issa Compaoré, a déclaré que l’enseignement privé burkinabè occupe environ 85% des effectifs au préscolaire, 15 % au primaire, 40 % au post-primaire et environ 25 % au supérieur. Selon lui, le privé se soucie de la qualité de l’enseignement, en apportant des innovations chaque année. De son avis, les mesures ont été prises pour l’amélioration de la qualité de l’éducation et cela a entrainé des évolutions.
Pour Issa Compaoré, l’UNEEPL s’est construite dans le pluralisme et reste toujours à la disposition de la population pour aider à résoudre les préoccupations communes.

M. Compaoré a parlé des acquis enregistrés, depuis 2013, en relevant la signature de la convention collective, la signature d’une convention de formation avec l’INFTS, la gestion du continuum et la convention d’affectation des élèves au secondaire. A l’entendre, le bureau de l’UNEEPL sera renouvelé à l’occasion de ce congrès.
Le patron du 13 e congrès, Benoit Ily a salué les actions des chefs et des fondateurs et d’établissement.

Le représentant du ministre de tutelle, Pr Tanga Pierre Zoungrana, a aussi encouragé les responsables d’établissement. Puis, il les a appelés à travailler dans la dignité, l’intégrité et la paix.

Félicité Sawadogo
Burkina Demain

subvention media privés: un nouveau texte ouvre les portes à la presse en ligne

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La cérémonie de clôture de l’atelier sur la relecture des textes réglementant la subvention de l’Etat à la presse privée du Burkina Faso est intervenue, le 27 juillet 2016 à Koudougou, sous la présidence de Adama Coulibaly, directeur de cabinet du ministre en charge de la communication.
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Après 72 heures, les travaux ont abouti à la fusion des différents textes pour sortir un texte unique et harmonisé. Et il a été proposé un projet d’arrêté conjoint unique qui régira la subvention de l’Etat à la presse privée. Ainsi donc, la presse en ligne sera prise en compte. Elle partagera avec les autres organes privés la subvention de l’Etat évaluée à 400 millions de FCFA cette année.

Cette année, c’est la direction générale des médias qui gère la subvention, en attendant de passer la main au Fonds d’appui à la presse privée dont le directeur général vient d’être nommé.

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Instituée depuis 1997, la subvention de l’Etat à la presse privée a pour ambitions d’apporter aux acteurs des métiers de la presse et de l’information un soutien aux fins de leur permettre d’améliorer leurs conditions de travail, pour une presse plurielle et plus crédible.
Ont pris part à l’atelier, les membres de la commission de répartition de la subvention de l’Etat à la presse privée (CRS/PP), les organisations et associations professionnelles de la presse et des cadres du ministère en charge de la Communication.

Synthèse Omar Bako
Burkina Demain

Abidjan – Ouaga : Aller de l’avant dans la coopération énergétique

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Les présidents Ouattara et Kabore doivent œuvrer au renforcement de la coopération énergétique en la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso

Le cinquième sommet du Traité d’amitié et de coopération (TAC) ivoiro- burkinabè se tient ce vendredi 29 juillet 2016 à Yamoussoukro en présence des présidents Alassane Ouattara de Côte d’Ivoire et Roch Marc Christian Kaboré du Burkina Faso. Impossible au cours de cette rencontre de haut niveau, de ne pas aborder le volet énergie qui reste un axe central et névralgique de la coopération ivoiro-burkinabè.

Les présidents Ouattara et Kabore doivent œuvrer au renforcement de la coopération énergétique en la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso
Les présidents Ouattara et Kabore doivent œuvrer au renforcement de la coopération énergétique entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso

L’on avait souvent pensé que l’intégration, la coopération via le partage d’énergie était plus facile à réaliser que celle qui se faisait par les axes routiers, susceptible d’être entravée par des tracasseries policières. Mais, dans bien de cas dont celui entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, l’on s’est rendu compte que l’intégration énergétique était bien plus compliquée à réaliser, surtout quand la question de l’auto- suffisance n’est pas réglée en amont. Ces propos proférés lors des récentes manifestations contre la Société ivoirienne d’électricité (CIE) sont illustrateurs de cet état de fait : «Ce n’est pas normal de payer si cher dans un pays qui exporte de l’électricité à ses voisins ».
Pour rappel, des abonnés de la CIE ont manifesté de manière violente, la semaine dernière, leur colère à cause d’une succession de factures élevées. Et très vite, certains ont commencé à s’attaquer à la question de la distribution de l’électricité produite en Côte d’Ivoire dans les pays voisins, alors que les Ivoiriens ont du mal à se la procurer à moindre coût.

La Côte d’Ivoire n’est pas le seul pays dans la situation

Ils ont peut-être raison d’exprimer leur mécontentement à la CIE, mais de là à voir d’un mauvais œil l’esprit de solidarité inter-Etat en matière d’énergie, il n’y a qu’un pas qu’ils ont vite fait de franchir. La Côte d’Ivoire étant engagée dans des processus d’intégration à divers niveaux (Conseil de l’entente, UEMOA, CEDEAO), elle a cette obligation de partager son électricité avec ses voisins, qui plus est, n’est pas cédée gratuitement.
La Côte d’Ivoire n’est pas le seul pays dans cette situation de devoir être solidaire énergétiquement envers  les pays frères quand bien même il n’est pas autosuffisant. Les autres gros producteurs de la région que sont le Nigeria, le Ghana, la Guinée sont également obligés de vendre du courant aux pays voisins, bien que n’étant pas auto-suffisants.

Renforcer la coopération énergétique malgré les aléas du moment

Avec ce qui se dit, l’on imagine déjà l’embarras que pourraient éprouver les autorités ivoiriennes et burkinabè pour parler de renforcement de la coopération énergétique. La partie burkinabè serait par exemple enchantée d’entendre que la partie ivoirienne décidait de dépasser la barre des 70-80 mégawatts fournis à l’heure actuelle dans le cadre de l’interconnexion. Mais, vu le contexte actuel, difficile d’y rêver.
Mais, quoi qu’il en soit, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire ont cette obligation devant l’histoire d’aller de l’avant dans leur coopération sur le plan énergétique.
Dans cette perspective, l’autre projet qui devrait retenir l’attention soutenue lors de ce 5e TAC, c’est la construction d’un pipeline sur la ligne Bouaké –Bobo. La réalisation de ce projet participera de la réalisation de l’ambition du président Kaboré d’assurer la disponibilité permanente des hydrocarbures sur toute l’étendue du territoire national.

La CIE et la SONABEL, les bras techniques de la coopération électrique ivoiro-burkinabè
La CIE et la SONABEL, les bras techniques de la coopération électrique ivoiro-burkinabè

Une interconnexion électrique vieille de 15 ans

L’interconnexion électrique est un élément central de la coopération énergétique entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso. L’interconnexion électrique entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso est officiellement entrée en service en avril 2001 avec Bobo comme premier centre bénéficiaire. Ouagadougou sera connectée au réseau le 31 décembre 2009.
Dans le contrat initial entre la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL) et la Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE), la Côte d’Ivoire s’était engagée à fournir au Burkina 400 GWH/an sur la base de 8000 h de la disponibilité de la ligne. Ce qui correspondait à une puissance garantie de 50 MW». En pratique, la Côte d’ivoire n’avait pas toujours été en mesure de fournir les 50 MW, surtout en 2011.
Mais, lors de la visite du Premier ministre Daniel Kablan Duncun à Ouagadougou en 2014, celui-ci s’était engagé à augmenter d’au moins 20 MW la puissance fournie au Burkina. Une promesse qui a été par la suite problématique à mettre en œuvre, surtout suite à l’insurrection populaire d’octobre 2014. Les autorités de la Transition n’ayant pas eu de très bonnes relations avec les autorités ivoiriennes, la coopération énergétique s’était aussi détériorée. D’où les délestages que le Burkina a connus en 2015. Et ces présentes retrouvailles dans le cadre du 5e TAC devraient permettre d’en sortir définitivement et d’impulser un nouveau dynamisme à la coopération énergétique, en dépit des aléas conjoncturels.

Grégoire B. Bazié
Burkina Demain

Audition de Safiatou Lopèz:  » Il y a des juges qui sont gonflés. On va les dégonfler »

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Le service régional de police judiciaire a auditionné la présidente d’honneur du Cadre national de concertation des organisations de la société civile (CNOSC), Safiatou Lopèz/ Zongo, le 28 juillet 2016 à Ouagadougou. LOPEZ (2)

A sa sortie d’audition qui a duré près de deux heures, Safiatou Lopèz a déclaré : « J’ai répondu à la plainte.
J’ai maintenu mes propos ». A l’en croire, son organisation n’est pas d’accord avec les décisions de justice, relatives au libertés provisoires accordées aux présumés putschistes et auteurs de malversations foncières et financières. Elle a déploré encore que des gens, accusés de malversations financières soient nommés à des postes de responsabilité. Et de dire: « Si c’est pour ça, ils peuvent m’enfermer… Je suis prête à mourir pour la justice ».

A la question de savoir ce qu’elle compte faire à présent? Elle a répondu:  » On attend pour la suite », avant de poursuivre:  » Si nous n’avons pas reculer devant les crépitements des balles du Régiment de sécurité présidentiel de Blaise Compaoré, ce n’est pas devant les robes noires que nous allons le faire ».

Mme Lopèz a avancé que le combat des OSC n’était pas dressé contre une personne, ni même une institution, mais plutôt un système vérolé par la corruption, depuis deux décennies.

A son arrivée devant les locaux du service régional de police judiciaire, Safiatou Lopèz s’est adressé à ses partisans:
« Aujourd’hui, nous sommes là, parce que nous avons dit que nous sommes contre l’injustice. Nous sommes contre l’injustice. Nous sommes contre les juges pourris. Nous sommes contre la libération des assassins. Moi, ma position reste telle. ça n’a pas changé. Ce qui me fait mal, c’est qu’on m’appelle ici. On aurait m’appelé à la justice et les juges et moi, aurions pu nous expliquer. Il y a des juges qui sont gonflés. On va les dégonfler ».
Au nombre des dirigeants des OSC venus soutenir Mme Lopèz, il y avait Hervé Ouattara, du Citoyen africain pour la renaissance (CAR), Marcel Tankoano, du M21 et Idrissa Nogo, Mouvement/Plus rien ne sera comme avant (M/PRSCA).

Anderson Koné
Burkina Demain

RDC: Koffi Olomide passe une deuxième nuit en prison

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Inculpé pour “coups et blessures volontaires” sur l’une de ses danseuses, Koffi Olomidé a été transféré à la prison centrale de Makala, à Kinshasa, d’où il “sera présenté devant un tribunal dans cinq jours”, selon des sources judiciaires de République démocratique du Congo (RDC).
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Détenu sous un mandat d’arrêt provisoire, le chanteur “est gardé à la cellule 14 du pavillon 8″, réservé aux célébrités, après un rejet de liberté provisoire, a appris une source pénitentiaire.

Le chanteur a été arrêté après qu’un député congolais, Zacharie Bababaswe, a déposé plainte contre lui. “J’ai saisi les autorités puisqu’il est inadmissible qu’après cet acte de barbarie sur une femme, Koffi Olomidé soit reçu à son retour à Kinshasa “comme VIP par la DGM [Direction générale des migrations] alors que l’affaire a provoqué un tel tollé à travers le monde”, a déclaré à l’AFP cet élu de la majorité au pouvoir.
Il s’agit “de réhabiliter cette pauvre danseuse face à Koffi, qui a des contacts dans l’appareil judiciaire et auprès des dirigeants [dans] le gouvernement congolais”, s’est-il emporté.

Au début de cette descente aux enfers

Lorsque le KQ 550 de Kenya Airways, en provenance de Nairobi, atterrit sur l’aéroport international de N’jili à Kinshasa, après une escale de 45 mn à l’aéroport international Maya Maya à Brazzaville, Koffi Olomide, la super star congolaise de la rumba, esquisse un sourire. Le grand Mopao, comme l’appellent ses nombreux fans, prend place, une fois les formalités de police et de douanes expédiées, dans la salle Vip. Où il boit une boisson gazeuse. Ses danseuses et musiciens, assis dans la grande salle d’embarquement, devisent sur les « kinoiseries ». Koffi, reconnaissable par son look de barbe poivre sel, lunettes sombres à la Marvin, se précipite pour occuper son siège en business class. Tandis que le reste de sa délégation s’installe en classe éco. Pendant les 3 heures de vol entre Kinshasa et Nairobi, la star congolaise s’en dort, avant de retrouver ses esprits dès que le Boeing 737 de Kenya Airways amorce sa descente sur l’international Jomo Kenyata airport of Nairobi.

Pendant le vol, une des danseuses de Koffi a eu la vilaine idée de dérober une couverture de Kenya Airways. Ce qui aurait fortement choqué Koffi, surtout lorsqu’il surprend Cindy, sa nouvelle perle, et la danseuse incriminée, en train de s’invectiver. Le grand Mopao pique un soleil. Et use de sa force physique pour tenter de lui administrer une correction à l’africaine. Pardon, à la bantoue. C’est le début de sa descente aux enfers! Zacharie Bababaswe, alias « Le Mollah Omar », député et proche du président Joseph Kabila, saisit la balle au bond pour régler ses comptes à Koffi Olomide. Pour la petite histoire, les deux hommes se détestent comme un ange et un démon.

Même si Koffi Olomide parvenait à se défaire des griffes de la justice de son pays, en bénéficiant d’une grâce présidentielle dans les jours à venir, l’histoire retiendra que c’est un ancien journaliste culturel, spécialiste du show-biz qui a mis le grand Mopao sous clé.

Dimanche, la star de la musique congolaise avait tenu à présenter ses excuses à la télévision nationale. “J’ai sur la conscience le devoir de dire à mes amis que je m’excuse, que je regrette au plus profond de moi-même ce qui est arrivé. Il s’agit d’un moment de folie, d’un moment d’égarement”, avait-il affirmé.

Le leader du groupe Quartier latin, actuellement incarcéré à la prison centrale de Makala, n’en est pas à ses premiers déboires avec la justice. Ces dernières années, deux affaires ont particulièrement attiré l’attention sur le comportement potentiellement violent de l’artiste.

Le 16 août 2012, le chanteur congolais sort libre du tribunal de Gombe, petite commune de Kinshasa. Ce dernier a été condamné à une « servitude pénale de trois mois, assortie d’un sursis de trois mois » pour avoir frappé à coups de poings Diego « Music » Lubaki, un producteur congolais résidant à Paris. Apprenant qu’il était de passage à Kinshasa, Koffi Olomidé s’était rendu son hôtel pour lui réclamer plusieurs milliers d’euros pour un clip qu’il n’avait jamais réalisé. Des agents de sécurité interviendront pour séparer les deux hommes.

Mais quelques mois plus tôt, le 13 février 2012, la juge d’instruction française (Nanterre) Sylvie Daunis, l’avait mis en examen pour viols et séquestrations de trois ex-danseuses de son groupe. Ces graves accusations concernent deux plaintes : une première en 2006 déposée par une ex-danseuse, puis une seconde par deux autres femmes, dont une mineure au moment des faits, en 2008.

Joachim Batao
Burkina Demain