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Crise à l’UPC : Bruno Kafando persiste et signe

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Pour Bruno Kafando, c'est au Président de l'UPC qu'il faut demander des comptes et non à eux

Visé depuis le 16 avril dernier par une procédure disciplinaire engagée par le Secrétariat exécutif national de son parti, l’Union pour le progrès et le changement (UPC), Bruno Kafando, secrétaire général de la section Kadiogo de l’UPC, revient dans cet écrit sur les faits à l’origine de cette procédure disciplinaire à son encontre et aborde la gestion de l’affaire au sein du parti. Pour les faits, Bruno Kafando persiste et signe : si rien n’est fait pour revoir la gouvernance au sein de l’UPC, l’échéance présidentielle de 2020 risque d’être un autre Waterloo pour le parti de Zéphirin Diabré. Lisez plutôt !

Pour Bruno Kafando, c'est au Président de l'UPC qu'il faut demander des comptes et non à eux
Pour Bruno Kafando, c’est au Président de l’UPC qu’il faut demander des comptes et non à eux

«En ce qui me concerne, Bruno Kafando, j’ai eu à prendre connaissance comme tout le monde du contenu de cette décision par voie de presse. Cela se passait le week-end du samedi 16 au dimanche 17 avril 2016. Mais, pendant que je m’attendais à recevoir une lettre ou une note des instances du Parti allant dans ce sens, qu’elle ne fut pas ma surprise ce lundi 18 avril 2016 aux alentours de 13h 30-14h, de recevoir la visite d’un huissier de justice, venu me remettre le courrier, estimant qu’il ne revenait pas à une structure externe au Parti, fusse-t-elle auxiliaire de justice, de me faire parvenir un courrier interne à l’UPC, surtout si cela concerne cette procédure disciplinaire annoncée en grande pompe dans la presse. S’engage alors entre le commissionnaire et moi de vives discussions avec au bout du fil, le responsable lui-même du Cabinet commis à cet effet. Tous deux, voulaient coûte que coûte m’obliger à prendre ce courrier. Si je m’obstinais dans mon refus, me disaient-ils, ils ont le droit, d’un ton plus ou moins menaçant, de laisser ce courrier chez moi contre mon gré. Vous imaginez un peu le climat dans lequel ont eu lieu ces échanges. Finalement l’huissier a accepté de retourner avec le courrier, car pour moi ce n’est pas la voie indiquée pour me faire parvenir un courrier administratif venant de mon Parti(…).

J’estime en effet pour ma part qu’à l’UPC, nous avons un Secrétariat Général, un siège où des jeunes dévoués au Parti acceptent distribuer sans problème. C’est d’ailleurs de cette manière que nous avons toujours travaillé au sein du Parti. Pourquoi utiliser alors un cabinet d’huissier pour mettre en branle cette procédure disciplinaire à mon encontre si ce n’est que pour faire encore du show politique dont est coutumier le Président du Parti. Peut-être pense-t-il m’impressionner, en décidant de convoyer ledit huissier chez moi à 14 h, avec sa voiture personnelle. Son chauffeur et l’agent chargé de sa sécurité (tous les deux que je connais parfaitement bien) attendaient dehors, la voiture en état de marche. Pourquoi tout ce show alors qu’il fallait tout simplement m’envoyer ce courrier comme d’habitude. Mais comme c’est de cette manière que fonctionne à présent notre Parti, cela ne m’a pas étonné outre mesure. En dehors même de cette voie purement administrative dont je parle, combien de fois je suis allé moi-même porter du courrier ou autre document au Président du Parti qui habite non loin de chez moi et combien de fois lui-même s’est déplacé chez moi quand il avait besoin de moi ?

Ceci pour dire que s’il s’agissait vraiment de cette procédure disciplinaire contre moi, il n’y avait vraiment pas besoin de quoi ‘’fouetter un chat’’ et de sortir de notre cadre administratif habituel pour me faire parvenir du courrier. C’est tout simplement un abus excessif d’autorité que d’amener un huissier à venir me ‘’violenter’’ à domicile. Ce n’est certainement pas l’efficacité qu’on recherchait à travers cette manière de procéder. La preuve, je n’ai jamais reçu ce courrier. Je n’en ai pris connaissance que ce mercredi 20 avril 2016, en ouvrant ma boîte mail. Peut-être que la messagerie aurait été la meilleure voie, pourquoi pas ? Ce sont justement ces types de pratiques que nous dénonçons dans ce rapport qui fait tant jaser. Nous sommes visiblement ici en présence d’une tentative d’intimidation qui vous donne déjà un aperçu de ce qui pourrait advenir demain, si d’aventure…
On vous obligera peut-être à ce moment à prendre ce type de courrier, non plus à 14h mais à minuit, avec certainement des kalachnikovs pointées sur votre tempe. Ce serait malheureusement des moments où on s’écriera partout en disant : «Mais où sommes-nous là et dans quel pays sommes-nous ?». Mais, ce serait déjà bien trop tard. Ce cas de figure que nous venons de vivre n’est, ni plus ni moins, qu’un exemple parmi tant d’autres. Ils prouvent si besoin en était encore, que notre Parti est en train de basculer, de glisser doucement mais surement, vers des lendemains incertains si on continue avec de telles manières de faire. Celles-ci s’apparentent incontestablement à ce que nous avons déjà identifiées tout au long de ce rapport, comme étant des dérives de type autoritaire, autocratique, despotique, totalitaire, voire dictatorial. Elles sont tellement pernicieuses et insidieuses qu’elles sont en train de s’installer sans qu’on y prête vraiment attention. Ce n’est pas de l’imaginaire, les faits sont-là, bien réels et bien palpables pour ceux qui veulent vraiment ouvrir les yeux.

Nous voudrions donc saisir cette occasion, pour inviter tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté au sein de l’UPC à se ressaisir et oser regarder la réalité en face. Il ne faut pas continuer à se voiler la face. Il faut essayer de voir vraiment ce qui se passe dans notre Parti. On essaye subtilement de détourner l’attention de tous les honnêtes citoyens, en leur faisant croire que nous sommes instrumentalisés, achetés et que sais-je encore, pour écrire et déstabiliser le Parti. C’est pourtant tout le contraire. Il faut que certaines personnes aux côtés du Président prennent leur courage à deux mains, pour faire comprendre au Président de l’UPC qu’il est de l’intérêt du Parti de s’arrêter pour s’attaquer aux véritables problèmes que nous soulevons, au lieu de chercher comme d’habitude à botter en touche et à chercher de faux-fuyants pour détourner subtilement l’attention des uns et des autres, des vrais problèmes qui se posent à notre Parti. Il faut qu’il apprenne à se dompter, à devenir un tout petit peu sage, pour pouvoir diriger ce pays. Qu’il sache raison garde. Qu’il garde son calme, son sang froid et qu’il ait la tête froide pour s’attaquer aux véritables problèmes que nous soulevons, au lieu de chercher à diaboliser ceux qui ont le courage de lui apporter la contradiction. Personnellement, ceux qui me connaissent un tant soit peu dans le cadre de ce Parti, savent et lui-même Zéphirin DIABRE le sait, que je ne suis pas de cette race d’hommes qu’on peut corrompre ou manipuler. Jamais, au grand jamais, rien dans ce monde ne peut m’enlever cette intégrité et cette dignité dont je jouis autour de moi et que je porte fièrement en moi, dans ma chair, dans mon corps, dans mon âme, dans mon esprit et de tout mon être de Burkindi. Je voudrais dire à ceux qui me connaissent vraiment que «Bruno Kafando restera toujours Bruno Kafando». Qu’ils se rassurent, il n’y aura jamais de Bruno Kafando travesti et dénaturé, surtout, surtout pas par cette politique politicienne de bas niveau qui avilit l’Homme. Je refuse de patauger dans la boue et de nager dans le goudron comme aimait à le dire quelqu’un de Grand (Lui au moins !). Inutile donc de répondre aux propos de chiffonniers du Porte-parole du Parle qui parle comme quelqu’un qui sort de sa cuite matinale du cabaret d’à côté. Ce n’est certainement pas à mon âge qu’on apprend à se prostituer, parce qu’on veut ‘’manger et boire’’, mais ‘’manger et boire quoi, que je n’ai pas pu boire et manger sur cette terre !’’.

Allez-y chercher vos arguties politiques contre moi ailleurs. Personne au monde, je dis bien personne au monde ne peut m’amener à contribuer à écrire ce que nous avons écrit dans ce rapport. C’est un rapport qui sort du tréfonds de nous-mêmes, de nos tripes, des tripes de ceux qui ont tout donné pour construire ce Parti. C’est parce que nous sentons que l’idéal pour lequel nous nous sommes battus est aujourd’hui trahi et bafoué que nous nous redressons pour dire non, non à l’imposture, non à la félonie. Nous ne saurions cautionner la forfaiture. Mais comme la vérité finit toujours par se savoir, nous osons espérer que la LUMIERE DU DIEU TOUT PUISSANT illuminera une fois de plus le Burkina Faso et nous éclairera tous à ce sujet. Qu’il en soit ainsi et il en sera ainsi ! ‘’Excommunier’’ aujourd’hui du Parti un certain Armand Ouali ou un certain Bruno Kafando ou encore ‘’Pierre ou Paul’’, ne changera rien à la situation réelle du Parti. Il faut tout simplement avoir le courage de s’asseoir pour examiner froidement les problèmes que nous posons. Ce n’est pas compliqué. Il s’agit d’examiner tout simplement la question de cette gestion solitaire et scabreuse introduite dans notre Parti et qui nous a malheureusement conduits à ce désastre de 2015.

C’est au Président de notre Parti à qui il faut demander des comptes. C’est à lui qu’il faut adresser une lettre de demande d’explication et non à nous autres. Que tous ceux qui s’érigent aujourd’hui en défenseur zélés pour défendre bec et ongles l’indéfendable, sachent qu’ils seront tôt ou tard les victimes de cette politiques de management fondée sur l’égoïsme et l’égocentrisme où l’égo surdimensionné de certains ne laisse place à personne, sauf à ceux qui savent ramer et ‘’s’aplaventrir’’. Quant à nous, nous nous tiendrons toujours debout et nous nous redresserons chaque fois, pour faire face à la félonie, à la roublardise, à la supercherie et à l’imposture. C’est de notre devoir et de notre rôle et nous l’assumons entièrement, en tant que ‘’Gardiens du Temple’’. La VERITE tôt ou tard finira toujours par triompher. En tout état de cause et nous le répétons ici, si rien n’est fait pour revoir cette manière de nous gouverner et nous conduire, l’année 2020 risque d’être pour nous un autre Waterloo ou simplement un Bolibana. A bon entendeur salut !

QUE LA PAIX ET LA LUMIERE DU DIEU TOUT-PUISSANT ABONDENT TOUJOURS SUR LE BURKINA FASO ! »

Pour Les ‘’GARDIENS DU TEMPLE UPC’’
Bruno KAFANDO, Membre Concepteurs/Fondateurs de l’UPC

Burkina Demain

Affaires Kolglwéogo et GIGN : Simon Compaoré réaffirme les positions de l’exécutif

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Le ministre d'Etat Simon Compaoré lors de son grand oral ce 22 avril à l'Assemblée nationale

Face aux députés ce 22 avril, le ministre d’Etat Simon Compaoré en charge de la sécurité s’est évertué à apporter des éléments de réponse à des questions relevant de son département ministériel. Il s’agit notamment des affaires des Kolgwéogo et du GIGN qui ont défrayé un moment la chronique.

Le ministre d'Etat Simon Compaoré lors de son grand oral ce 22 avril à l'Assemblée nationale
Le ministre d’Etat Simon Compaoré lors de son grand oral ce 22 avril à l’Assemblée nationale

Pendant ce face-à-face de ce 22 avril avec les députés, Simon n’a fait en réalité que réaffirmer les positions du gouvernement déjà connues sur les affaires Kolgwéogo et GIGN.
Sur la question du déploiement du Groupement d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (GIGN) français, le ministre d’Etat n’a pas varié d’un iota sur ce qu’a indiqué le président Roch Marc Christian lors de sa visite de travail à Paris en début avril ; à savoir qu’il n’y aura pas un déploiement d’éléments de cette unité d’élite de la gendarmerie française. «Il ne sera jamais question d’une unité de la gendarmerie française qui débarque ici au Burkina», a assuré Simon Compaoré aux Députés.
Le ministre d’Etat Compaoré est resté aussi sur position pour Ce qui est de la question des Kolgwéogo, à savoir qu’ils sont indispensables pour sécuriser le pays, là où les forces de sécurité n’arrivent pas à assurer. «Quel que soit notre bonne volonté, on ne peut pas avoir en nombre suffisant des gendarmes, des policiers pour assurer la sécurité des paysans », a laissé entendre Simon Compaoré. Et le président de l’Assemblée nationale, Salif Diallo, de se féliciter sur la façon dont cette question a été gérée par l’exécutif, toute chose qui a permis, selon lui, d’éviter le piège de la récupération politique de ces groupes d’auto-défense.

Mathias Lompo
Burkina Demain

Accord de Paris sur le climat : Des ratifications à New York sans les gros pollueurs

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La ratification à New York, une étape importante de l'Accord de Paris sur le Climat

C’est une étape importante de la lutte internationale pour la réduction du réchauffement climatique qui se joue ce vendredi 22 avril à New York où s’est ouvert le processus de ratifications de l’Accord de Paris par les Etats. Pour ce faire, une soixantaine de chefs d’Etat et de gouvernement ont fait le déplacement du siège des Nations-Unis.

La ratification à New York, une étape importante de l'Accord de Paris sur le Climat
La ratification à New York, une étape importante de l’Accord de Paris sur le Climat

Tous les chefs d’Etat de la planète étaient invités ce vendredi à New York pour la ratification de l’Accord international sur le climat adopté en décembre 2015 à Paris. Finalement, c’est une soixantaine d’entre eux qui devraient faire le déplacement du siège des Nations-Unies pour ces ratifications. On peut citer le français François Hollande, le canadien Justin Pierre Trudeau ou la Brésilienne Dilma Rousseff.

Cette rencontre de New York est très importante car elle est censée conduire à la mise en œuvre des engagements pris par les dirigeants du monde lors de la COP21 à Paris de réduire de moins deux degrés le réchauffement climatique. Et c’est une cérémonie solennelle présidée conjointement par le secrétaire général des Nations-Unies Ban-Ki-moon, le président Hollande et la secrétaire exécutive de la Convention cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques, Christiana Figueres, qui a marqué le processus de ratification de l’Accord de Paris. Le président français François Hollande a été le premier a ratifié l’Accord. La plupart des chefs d’Etat et de gouvernement présents devraient suivre son exemple. Le Maroc qui abritera la COP22 est représenté à New York par son ministre des Affaires étrangères, Salaheddine Mezouar. Pressenti pour occuper le prestigieux poste de la présidence de la COP22, Mezouar devrait prendre une part active à la cérémonie de clôture de la présente de ratification de l’Accord de Paris. Les trois quarts des pays africains devraient parapher l’Accord de Paris.
L’entrée en vigueur prendra du temps

Pour cette cérémonie de ratification de l’Accord de Paris à New York, l’on note l’absence des présidents des Etats les plus pollueurs de la planète. Il s’agit du président américain Barack Obama, présentement en visite en Angleterre et le président chinois, Xi Jinping. A New York, Obama s’est fait représenter par le secrétaire d’Etat, John Kerry et Xi Jinping par le vice-Premier ministre, Zhang Gaoli.
Les deux Etats pollueurs ont promis de parapher le registre de signature, ouvert pour un an à compter du 22 avril, dès ce vendredi. Ils se sont également engagés par ailleurs à ratifier l’accord dans de meilleurs délais.
Il faut se le dire, New York est une étape importante certes, mais l’entrée en vigueur de l’accord prendra du temps, compte tenu de la lenteur des procédures de ratification et de la volatilité des environnements politiques des Etats. Au meilleur des cas, il entrera en vigueur en 2017, voire 2018.

Grégoire B. Bazié
Burkina Demain

Tchad : Idriss Déby réélu avec 61,56% des voix

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Idriss Déby, président sortant et président en exercice de l'Union africaine, tient son coup KO au 1er tour de la présidentielle

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a finalement proclamé dans la soirée de ce jeudi 21 avril 2016 les résultats provisoires de la présidentielle du 10 avril dernier. Sans surprise, c’est le président sortant, Idriss Déby Itno, au pouvoir depuis 1990, qui a été proclamé vainqueur au premier tour avec 61,56% des voix. Le chef de file de l’opposition, Saleh Kebzabo, se classe deuxième avec un score de 12,80% des voix.

Idriss Déby, président sortant et président en exercice de l'Union africaine, tient son coup KO au 1er tour de la présidentielle
Idriss Déby, président sortant et président en exercice de l’Union africaine, tient son coup KO au 1er tour de la présidentielle

Le président Idriss Déby Itno est le grand vainqueur de la présidentielle tchadienne du 10 avril dernier dont les résultats ont été proclamé ce jeudi même à Ndjamena par la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Selon ces résultats provisoires de la CENI, Idriss Déby recueille plus de 2 600 000 voix soit 61,56% des suffrages. Il est donc réélu dès le premier tour du scrutin. Idriss Déby gagne ainsi un cinquième mandat à la tête de l’Etat, lui qui dirige le pays depuis 26 ans.
Le président réélu est suivi par le chef de l’opposition, Saleh Kebzabo qui n’obtient, toujours les selon les résultats de la CENI, que 12,80% des voix. Le taux de participation est de 76%, à en croire la Commission électorale nationale indépendante.
L’annonce de ces résultats attendus depuis plusieurs jours a été saluée par une explosion de joie chez les partisans du président Déby qui ont fêté l’événement malgré la tension ambiante.
En effet, dans la journée, huit des treize candidats à cette présidentielle s’étaient retirés du processus électoral, dénonçant un hold-up électoral en cours en faveur du président sortant. Autre fait marquant de la journée : la démission du vice-président de la CENI.
Autant d’éléments qui font craindre un lendemain électoral difficile à N’Djamena, surtout que l’opposition ne s’attendait pas à cette victoire au premier tour de Idriss Déby Itno.

Martin Philippe
Burkina Demain

Crise à l’UPC: le parti dénonce la politique du tube digestif de Ouali et Kafando

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L’Union pour le progrès et le changement (UPC) a organisé un point de presse, le 21 avril 2016 à Ouagadougou, en vue de donner sa version de la crise qui secoue le parti du lion.
UPC

La Direction du parti a unanimement condamné les actes d’indiscipline dont se seraient rendus coupables les deux membres du Bureau politique national (BPN), Louis-Armand Ouali, deuxième-vice-président et de Bruno Kafando, secrétaire général du parti au Kadiogo.

Selon les responsables de l’UPC, ces deux leaders ont violé le règlement intérieur et les principes du parti. Le troisième vice-président, Amadou Sanon, a dit que la suspension de Bruno Kafando s’est faite en respect des dispositions qui régissent la vie du parti, en attendant son exclusion prochaine, conformément à l’article 63 du règlement intérieur.
«La dernière participation du camarade Ouali à une activité statutaire de l’UPC remonte au congrès du parti tenu les 27 et 28 juin 2015. Depuis lors, il a brillé par ses absences chroniques aux sessions du SEN malgré son titre de deuxième vice-président», a ajouté M. Sanon qui a relevé sa surprise de constater que ce «grand absent invite le parti à faire une coalition avec le MPP à travers la presse alors qu’il ne n’avait jamais exprimé cette position».

Plus amer, le porte -parole de l’UPC, Rabi Yaméogo, a trouvé des explications à leurs agissements. Il les met sur le compte d’un complot sous-tendu par l’égoïsme. Il juge irresponsable l’attitude de M. Kafando qui a présidé aux destinées du parti dans la province du Kadiogo. «Durant son passage à ce poste de secrétariat général provincial, il a étalé son incompétence notoire à fédérer les militants, à prendre des initiatives et à faire fonctionner le parti dans la province, chose qui a eu pour conséquence la dissolution du bureau qu’il dirigeait en Assemblée générale et la nomination d’un autre», a t-il laissé entendre.

«Nous sommes au regret de dire que nos deux ex-camarades sont guidés par leur tube digestif. Ils sont dans une situation peu enviable au plan financier. Ils espéraient donc qu’au sortir des scrutins couplés, l’UPC irait à la soupe afin qu’ils puissent profiter. Nous disons non, car à l’UPC, il n’y a pas de place pour la compromission. Ils peuvent démissionner du parti au lieu de raconter des ragots», a-t-il poursuivi.

Par ailleurs, les animateurs de presse ont parlé des prochaines municipales. A les en croire, le parti n’a attaqué aucune liste étant donné que cette prérogative est laissée aux citoyens. Et une vingtaine de recours en attente d’être examinés ont été déposés dans les arrondissements 3, 8 et 12 de Ouagadougou et les communes rurales de Saaba et Tanghin Dassouri.

Mathias Lompo
Burkina Demain

Côte d’Ivoire : Simone Gbagbo en passe d’être jugée pour crimes contre l’humanité

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La Cour suprême de Côte d’Ivoire a rejeté, ce 21 avril 2016 à Abidjan, le pourvoi en cassation introduit par Simone Gbagbo. Elle devra revenir devant la Cour d’Assises d’Abidjan pour être jugée cette fois pour « crimes contre l’humanité ».
SIMON

« La Cour a délibéré conformément à la loi et a décidé le rejet de la rétractation formulée par Mme Simone Gbagbo contre la décision du 17 mars 2016 », a déclaré le juge, lors d’une audience publique le 21 avril.

En mars la Cour avait déjà rejeté ce pourvoi au motif que le mémoire avait été déposé tardivement. Affirmant l’avoir déposé dans les temps, la défense de Simone Gbagbo avait saisie la Cour suprême une seconde fois. « Je suis fortement déçu », a déclaré Me Rodrigue Dadjé, l’un de ses avocats à l’issue du verdict, dénonçant « une décision politique ». D’après l’avocat, le procès devant la Cour d’Assises d’Abidjan commencera « probablement début mai ».

La Cour d’Assises d’Abidjan l’avait déjà condamné à 20 ans de prison au mois de mars 2015 pour « attentat à l’autorité de l’État, participation à un mouvement insurrectionnel et trouble à l’ordre public ». Face à ce nouveau chef d’accusation, l’ancienne dame de fer encourt l’emprisonnement à vie.

Considérée comme une protagoniste majeure de la crise, Simone Gbagno est également poursuivie pour « crimes contre l’humanité » par la Cour pénale internationale (CPI). Malgré plusieurs requêtes de la Cour, Abidjan refuse son transfèrement à la Haye, affirmant être en mesure d’assurer à l’ex-Première dame une justice exemplaire sur le sol ivoirien.

Anderson Koné
Burkina Demain.com

Présidentielle tchadienne : L’opposition accuse et s’attend à un second tour

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Le principal leader de l'opposition tchadienne, Saleh Kebzabo, appelle à une enquête indépendante sur l'affaire de la disparition des militaires

Cela fait déjà plus d’une dizaine de jours que s’est tenue la dernière présidentielle tchadienne qui a mis aux prises le président sortant Idriss Déby Itno et douze autres présidentiables. Alors que la Commission électorale a jusqu’au 23 avril pour annoncer les résultats provisoires du scrutin ; l’opposition trouve ce long temps d’attente suspect et annonce des graves accusations contre le pouvoir qui aurait fait disparaître des militaires opposants.

Le principal leader de l'opposition tchadienne, Saleh Kebzabo, appelle à une enquête indépendante sur l'affaire de la disparition des militaires
Le principal leader de l’opposition tchadienne, Saleh Kebzabo, appelle à une enquête indépendante sur l’affaire de la disparition des militaires

Il ne reste plus que quelques heures pour que l’on sache les résultats du premier tour de la présidentielle tchadienne du 10 avril 2016. La Commission électorale en charge du processus est en train de mettre les bouchées doubles pour proclamer les résultats dans le délai de deux semaines, comme requis par le Code électoral. Mais, pour l’opposition tchadienne qui croit en ses chances dans ce scrutin, les choses ne devraient pas trainer autant.
A entendre ses responsables, si les résultats tardent à être publiés, cela pourrait signifier tout simplement que le pouvoir en complicité avec la commission électorale, est en train de perpétrer un hold-up électoral. Pour son principal leader Saleh Kebzabo, le président sortant, Idriss Déby Itno, «n’a plus rien à proposer aux Tchadiens» et de ce fait est mal placé, selon lui, pour remporter la présidentielle. Pour l’opposition tchadienne, un second tour est inévitable à cette présidentielle.

L'attente des résultats du premier tour de la présidentielle ne se fait pas dans un climat serein
L’attente des résultats du premier tour de la présidentielle ne se fait pas dans un climat serein

Le pouvoir accusé de disparition de militaires opposants

Autre grief de l’opposition tchadienne contre le pouvoir de N’Djamena : la disparition de militaires. En effet, les leaders de l’opposition ont dénoncé le 18 avril dernier, la disparition de militaires n’ayant pas voté pour le président sortant.
Le chef de file de l’opposition et candidat de l’Union nationale pour le développement et le renouveau (UNDR), Saleh Kebzabo sera même précis dans ses accusations. Il a évoqué le chiffre de soixante militaires disparus. Et l’autre opposant et ancien Premier ministre de Déby, Joseph Djmirangar Danadji, d’appeler à une enquête indépendante sur cette affaire des votes des militaires. De son côté, le pouvoir de N’Djamena a rejeté en bloc ces accusations. Bref, autant dire que l’attente des résultats de la présidentielle du 10 avril ne se fait pas dans un climat serein et cela pourrait conduire à des contestations post-électorales.

Martin Philippe
Burkina Demain

Compte rendu du Conseil des ministres du 20 avril 2016

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Le Conseil des ministres, tenu le 20 avril 2016 à Ouagadougou, en séance ordinaire, sous la présidence de Roch Marc Christian KABORE, a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations, et autorisé des missions à l’étranger.
conseil

I. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA SECURITE INTERIEURE

Le Conseil a adopté un décret portant ouverture de la campagne pour l’élection des conseillers municipaux du 22 mai 2016.

Ce décret fixe la période légale de déroulement de la campagne électorale pour les élections municipales, du samedi 07 mai 2016 à zéro heure au vendredi 20 mai 2016 à 24 heures, conformément aux dispositions des articles 68 et 250 du Code électoral.

L’adoption de ce décret consacre la période légale du déroulement de la campagne électorale pour les élections municipales du 22 mai 2016.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT

Le Conseil a adopté un rapport relatif à une demande d’autorisation en vue de la conclusion d’un marché par la procédure d’entente directe pour la réalisation d’un diagnostic socio-forestier et d’une planification participative REDD+ (Reducing Emissions from Deforestation and forest Degradation) dans trente-deux (32) communes du Burkina Faso.

Le Conseil a marqué son accord pour la conclusion du marché avec le bureau d’étude INSUCO Burkina Faso pour un montant de deux cent quarante-cinq millions cinq cent soixante-sept mille neuf cent soixante-dix (245 567 970) francs CFA.

Le financement est assuré par le Programme d’investissement forestier (PIF).

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

Le Conseil a adopté deux (02) décrets portant respectivement approbation des statuts particuliers de la Caisse nationale de retraite des fonctionnaires (CARFO) et de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).

L’adoption de ces décrets permet de conformer les statuts particuliers de la CARFO et de la CNSS aux dispositions du décret N°2014-679/PRES/PM/MEF/MFPTSS du 1er août 2014 portant statut général des Etablissements publics de prévoyance sociale (EPPS).

­I.4. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

Le Conseil a adopté un rapport relatif à une demande de permis d’exploitation industrielle de grande mine d’or de la société KIAKA SA dans la commune de Gogo, Province du Zoundwéogo, Région du Centre-Sud.

Les réserves minières sont estimées à 85,845 tonnes d’or brut et couvrent une superficie de 54,02 km² pour une durée d’exploitation de 14 ans.

L’exploitation du gisement permettra de créer entre autres 1 000 emplois temporaires, 540 emplois permanents et de générer des recettes au profit du budget de l’Etat.

Le Conseil a marqué son accord pour l’octroi du permis d’exploitation industrielle de la mine d’or à la société KIAKA SA.

II. COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre des Affaires étrangères, de la coopération et des burkinabè de l’extérieur a fait au Conseil le bilan de la participation de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, au 13ème Sommet de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), placé sous le thème : « l’unité et la solidarité pour la paix et la justice », tenu à Istanbul en Turquie du 13 au 15 avril 2016.

Au cours de ce Sommet, le Président et ses pairs ont adopté le Plan décennal de l’OCI.

Le Président du Faso a en outre rencontré l’Emir du Qatar, le Secrétaire général de l’OCI, le président de la BID et le vice-président du Turkménistan.

Il a par ailleurs échangé avec les hommes d’affaires turcs et rencontré nos compatriotes vivant en Turquie.

II.2. Le ministre de la Santé a fait au Conseil le bilan de la mise en œuvre des mesures de gratuité des soins au profit de la femme et des enfants de moins de cinq (05) ans au cours des deux (02) premières semaines.

Il ressort que la mesure est effective dans les trois (03) régions pilotes avec 118 587 enfants de moins de cinq (05) ans, 8 945 femmes enceintes, 8061 accouchements et 162 césariennes pris en charge dans les formations sanitaires.

Le Conseil se félicite du bon déroulement de la stratégie de mise en œuvre de ces mesures et encourage les différents acteurs à redoubler d’efforts en vue de respecter le calendrier d’extension progressive de la gratuité des soins à l’ensemble du territoire, prévue pour le 1er juin 2016.

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE, DES DROITS HUMAINS ET DE LA PROMOTION CIVIQUE

– Monsieur Sékou KABA, Mle 130 170 L, Magistrat, catégorie P5, grade exceptionnel, 2ème échelon, est nommé Chargé de missions ;

– Monsieur Dabissi David LANKOANDE, Mle 28 515 S, Inspecteur de la garde de sécurité pénitentiaire, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Chargé de missions ;

– Madame Maïmouna DERME/TRAORE, Mle 130 183 Z, Magistrat, 1er grade, 3ème échelon, est nommée Conseiller technique ;

– Monsieur Dieudonné Marie Désiré MANLY, Mle 130 240 M, Magistrat, grade terminal, 3ème échelon, est nommé Conseiller technique en remplacement de Monsieur Kalilou SEREME ;

– Madame Jeanne Marie SANKARA, Mle 21 673 A, Greffier en chef, 1ère classe, 9ème échelon, est nommée Inspecteur technique des services ;

– Monsieur Zakaria DABONE, Mle 245 815 G, Enseignant-chercheur, est nommé Secrétaire permanent du Comité interministériel des droits humains et du droit international humanitaire ;

– Monsieur Adama SAWADOGO, Mle 92 218 U, Economiste, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur général des études et des statistiques sectorielles ;

– Monsieur Léger KINDA, Mle 130 211 M, Magistrat, 1er grade, 4ème échelon, est nommé Directeur général des affaires juridiques et judiciaires ;

– Monsieur Bachirou NANA, Mle 102 946 Z, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur de la communication et de la presse ministérielle ;

– Madame Hawa KAFANDO/KANAZUE, Mle 220 682 G, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 2ème échelon, est nommée Directrice de la formulation des politiques ;

– Monsieur Salif Wend-Yaohda OUEDRAOGO, Mle 37 37 121 S, Ingénieur statisticien démographe, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur des statistiques sectorielles ;

– Monsieur Jean-Pierre ROUAMBA, Mle 225 923 A, Greffier en chef, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur du suivi, de l’évaluation et de la capitalisation ;

– Monsieur Abdoulaye GOUMBANE, Mle 220 683 V, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur de la prospective et de la planification opérationnelle ;

– Monsieur Souleymane KERE, Mle 220 681 A, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur de la Coordination des projets et programmes ;

– Madame Mariatou Léa TAMBOURA/DOFINI, Mle 225 906 M, Conseiller en droits humains, 1er grade, 2ème échelon, est nommée Chargé d’études ;

– Monsieur Hatté SIMPORE, Mle 53 668 A, Greffier en chef, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Chargé d’études ;

– Monsieur Nerwaya Anthelme TARPAGA, Mle 130 282 V, Magistrat, 1er grade, 2ème échelon, est nommé Chargé d’études ;

– Madame Windlasida Pulchérie BAMBA/SAWADOGO, Mle 130 257 G, Magistrat, 1er grade, 2ème échelon, est nommée Chargé d’études.

B. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE L’INNOVATION

– Monsieur Alli OUEDRAOGO, Mle 00 23 494 S, Enseignant, 3ème classe, 4ème échelon, est nommé Chargé de missions ;

– Monsieur Alain Joseph SISSAO, Mle 52 132 C, Directeur de recherche, catégorie P, 3ème échelon, est nommé Conseiller technique ;

– Monsieur Saïdou BARRY, Mle 23 484 F, Inspecteur de l’enseignement secondaire, catégorie P4, grade terminale, classe exceptionnelle, 1er échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;

– Monsieur Bila Harouna TATIETA, Mle 10 866 C, Intendant universitaire, 1ère classe, 14ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;

– Monsieur Bonaventure DIARRA, Mle 105 216 T, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services.

C. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

– Monsieur Zossi Kévin SANOU, Mle 72 328 K, Administrateur civil, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Chargé de missions.

D. MINISTERE DES TRANSPORTS, DE LA MOBILITE URBAINE ET DE LA SECURITE ROUTIERE

– Monsieur Paul SONDO, Mle 120 285 S, Commissaire de Police, 3ème classe, 10ème échelon, est nommé Chargé de missions ;

– Monsieur Jean Victorien TOE, Mle 130 331 T, Magistrat, catégorie P5, 2ème grade, 3ème échelon, est nommé Conseiller technique ;

– Monsieur Goama NIKIEMA, Mle 28 984, Ingénieur de l’aviation civile, 2ème classe, 7ème échelon, est nommé Conseiller technique ;

– Monsieur Meng-Néré Fidèle KIENTEGA, Mle 19 645 T, Administrateur Civil, est nommé Conseiller technique.

E. AU TITRE DU MINISTERE DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

– Monsieur Charles Luanga OUEDRAOGO, Mle 52 111 N, Ingénieur d’élevage spécialisé en nutrition, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Directeur de Cabinet ;

– Monsieur Yamvénéguéré Alexandre SAWADOGO, Mle 22 398 R, Ingénieur d’élevage, 3ème classe, 5ème échelon, est nommé Secrétaire général ;

– Madame Mwinyel Jocelyne Rolande BOUNTOULOUGOU/SOME, Mle 74 818 R, Vétérinaire, 1ère classe, 11ème échelon, est nommée Chargé de missions ;

– Monsieur Marcel NAGALO, Mle 23 061 R, Docteur vétérinaire, 3ème classe, 5ème échelon, est nommé Inspecteur général des services ;

– Monsieur Noaga Thomas SAWADOGO, Mle 23 792 R, Ingénieur d’élevage, 3ème classe, 4ème échelon, est nommé Conseiller technique ;

– Monsieur Ansanèkoun Désiré SOME, Mle 27 398 K, Ingénieur d’élevage, 2ème classe, 7ème échelon, est nommé Secrétaire permanent en charge de la gestion des crises et vulnérabilités en élevage (SP/CVEL) ;

– Monsieur Souleymane PINDE, Mle 84 774 E, Ingénieur d’élevage, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur général des productions animales ;

– Monsieur Henri ZERBO, Mle 26 866 K, Inspecteur des eaux et forêts, 1ère classe, 14ème échelon, est nommé Directeur général des ressources halieutiques ;

– Madame Baïlaou Aïssa GANOU/HOUNTONDJI, Mle 46 213 Y, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 5ème échelon, est nommée Directrice de l’administration des finances ;

– Monsieur Abdoulaye DIANDA, Mle 50 865 Y, Conseiller pédagogique itinérant, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur de la communication et de la presse ministérielle ;

– Monsieur Tégawendé Alfred SIMPORE, Mle 52 964 T, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 1er échelon, est nommé Directeur des ressources humaines.

F. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JEUNESSE, DE LA FORMATION ET DE L’INSERTION PROFESSIONNELLE

– Madame Karidiatou DAO/OUEDRAOGO, Mle 111 090 V, Inspecteur du Trésor, 1ère classe, 4ème échelon, est nommée Directrice générale du Fonds d’appui à la promotion de l’emploi (FAPE) ;

– Monsieur Amadou SORY, Mle 119 334 N, Administrateur des services financiers, 1ère catégorie, 4ème échelon, est nommé Directeur financier et comptable du Fonds d’appui à la promotion de l’emploi (FAPE) ;

– Monsieur Laopan Barthélemy PARE, Mle 208 072 U, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur des finances et de la comptabilité du Fonds d’appui du secteur informel (FASI) ;

– Monsieur Issaka ILBOUDO, Mle 235 913 D, Inspecteur du Trésor, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Directeur des finances et de la comptabilité du Fonds d’appui aux initiatives des jeunes (FAIJ) ;

– Monsieur Delwendé Davy NANEMA, Mle 96 910 L, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur de l’administration financière du Centre d’évaluation et de formation professionnelle de Ouagadougou (CEFPO) ;

– Monsieur Hervé YAOGO, Mle 216 159 V, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances du Centre de formation professionnelle et industrielle de Bobo-Dioulasso.

G. AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION ET DES RELATIONS AVEC LE PARLEMENT

– Monsieur René OUEDRAOGO, Mle 25 507 T, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 3ème classe, 4ème échelon, est nommé Chargé de missions ;

– Monsieur Ralaki ZABRE, Mle 25 125 W, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 2ème classe, 6ème échelon, est nommé Chargé de missions ;

– Monsieur Sansan KAMBOU, Mle 25 506 V, Journaliste, 2ème classe, 3ème échelon, est nommé Chargé de missions ;

– Monsieur Songré Etienne SAWADOGO, Mle 29 498 S, Conseiller de presse et techniques de l’information et de la communication, 2ème classe, 9ème échelon, est nommé Chargé de missions ;

– Monsieur Bakari DIENI, Mle 43 352 R, Professeur certifié, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;

– Monsieur Allassane TRAORE, Mle 23 504 C, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 2ème classe, 9ème échelon, est nommé Chargé d’études ;

– Monsieur Brahima OUEDRAOGO, Mle 32 466 U, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 2ème classe, 7ème échelon, est nommé Chargé d’études.

H. AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME ET DE L’HABITAT

– Madame Carine Gisèle BELEM, Mle 212 185 H, Conseiller en gestion de ressources humaines, 1ère classe, 3ème échelon, est nommée Directrice des ressources humaines ;

– Monsieur T. Joanny OUEDRAOGO, Mle 32 420 P, Ingénieur géomètre, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur de la Topographie et des travaux fonciers ;

– Monsieur Daouda SOUABO, Mle 205 961 W, Conservateur d’archives, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur des archives et de la documentation ;

– Monsieur Claude KOANDA, Mle 118 959 T, Administrateur civil, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur de la règlementation et du contentieux à la Direction générale du contrôle des opérations d’aménagement et de construction (DGC-OAC) ;

– Monsieur Seydou TRAORE, Mle 32 436 L, Ingénieur bâtiment et génie civil, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Directeur du contrôle à la Direction générale du contrôle des opérations d’aménagement et de construction (DGC-OAC) ;

– Monsieur Clément Mohamed SOUOBOU, Gestionnaire urbain, est nommé Directeur régional de l’Urbanisme et de l’habitat de l’Est ;

– Monsieur Kouka Benjamin KONKOBO, Mle 92 929 S, Ingénieur du génie civil, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur régional de l’Urbanisme et de l’habitat des Cascades ;

– Monsieur Sylvain Appolinaire COMPAORE, Technicien supérieur Géomètre-Topographe, est nommé Directeur régional de l’Urbanisme et de l’habitat du Centre.

I. AU TITRE DU MINISTERE DES SPORTS ET DES LOISIRS

– Monsieur Lassina GNANOU, Mle 019 094 L, Professeur certifié d’Education physique et sportive, 2ème classe, 9ème échelon, est nommé Inspecteur général des services ;

– Monsieur Marc Steve SANON, Mle 31 966 A, Inspecteur du Trésor, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Directeur général du Fonds national pour la promotion du sport et des loisirs ;

– Monsieur Abdou-Rasmané SAVADOGO, Mle 210 830 S, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 1er échelon est nommé Directeur des marchés publics.

III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

A. MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA SECURITE INTERIEURE

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier nomme Monsieur Mabourlaye NOMBRE, Mle 28 063 E, Assistant des affaires économiques, Administrateur représentant l’Etat au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières, au Conseil d’administration de l’Office national de sécurisation des sites miniers (ONASIM), en remplacement de Monsieur Emmanuel NONYARMA.

Le second décret nomme Monsieur Mabourlaye NOMBRE, Mle 28 063 E, Assistant des affaires économiques, Président du Conseil d’administration de l’Office national de sécurisation des sites miniers (ONASIM), en remplacement de Monsieur Emmanuel NONYARMA.

B. MINISTERE DU COMMERCE, DE L’INDUSTRIE ET DE L’ARTISANAT

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier nomme Madame Sétou COMPAORE, Mle 130 357 R, Magistrat, Administrateur représentant l’Etat au titre du ministère du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat au Conseil d’administration du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le second décret nomme Madame Sétou COMPAORE, Mle 130 357 R, Magistrat, Présidente du Conseil d’administration du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement,

Porte-parole du gouvernement

Rémis Fulgance DANDJINOU

Concours professionnels : le SYNAPAGER s’érige contre la candidature des instituteurs

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Le syndicat national des personnels d’administration et de gestion de l’éducation et de la recherche (SYNAPAGER) a organisé un sit-in, le 20 avril 2016 à Ouagadougou, pour manifester contre l’ouverture des concours professionnels aux instituteurs.
ENS

Les premiers manifestants ont pris d’assaut la devanture du ministère en charge de la fonction publique dès 6 h du matin pour une pause de 5 h de temps. Ils étaient munis de Vuvuzélas, de sifflets et de pancartes. Pouvait-on lire: « Respectez notre corps de métier », « Plus rien ne devait être comme avant mais malheureusement c’est toujours comme avant »,« l’application de la loi ne faiblit pas votre pouvoir, mais au contraire l’affermit ».

Le Secrétaire général du SYNAPAGER, Wendyam Zongo, a indiqué que le syndicat a envoyé des lettres aux ministres de la fonction publique et de l’éducation nationale pour manifester son mécontentement. De ses explications, les autorités ont reconnu que la requête était légale et légitime. Et elles ont demandé que les instituteurs participent au concours cette année, pour la dernière fois. A l’en croire, le SYNAPAGER avait rejeté catégoriquement la demande.

Fort de cela, Wendyam Zongo a dit que son syndicat a déposé un recours en annulation de la décision auprès du Conseil d’Etat. C’est pourquoi, il a dit ne pas comprendre que le ministère en charge de la fonction publique a décidé, le 18 avril dernier, d’ouvrir les concours aux instituteurs, malgré le contentieux administratif en cours. « Nous sommes un syndicat responsable et nous pensons que dans ce pays-là, on doit privilégier le dialogue et fortifier les institutions. La justice est indépendante et il n’y a pas de raison que le gouvernement outrepasse l’instance habilitée à nous départager », a avancé Wendyam Zongo.

Pour l’heure, le syndicat a menacé de boycotter toutes les étapes du processus du concours et appellera ses adhérents à ne pas déposer de dossiers, s’il n’était pas attendu.

De fait, les attachés d’administration scolaire et universitaire (AASU) et les attachés d’intendance scolaire et universitaire sont près de 400 à postuler pour 49 postes de conseillers à pourvoir (26 CASU et 23 CISU). Et SYNAPAGER craint que le nombre soit porté à 7000 avec les instituteurs.

Mathias Lompo
Burkina Demain

Liberté de la presse dans le monde : Le Burkina progresse de 4 places

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Selon le Rapport RSF 2016, la liberté de la presse a globalement reculé dans le monde

Le dernier rapport annuel de Reporter sans frontière (RSF) sur l’état de la liberté de la presse dans le monde en 2015 a été publié ce mercredi 20 avril. Selon le rapport, la liberté de la presse s’est dégradée dans toutes les régions du monde. Toutefois, toutes les régions et tous les pays ne sont pas logés à la même enseigne.

Selon le Rapport RSF 2016, la liberté de la presse a globalement reculé dans le monde
Selon le Rapport RSF 2015, la liberté de la presse a globalement reculé dans le monde

La liberté de la presse a enregistré un recul dans le monde en 2015. C’est le dernier rapport annuel de Reporter sans frontière (RSF) publié ce mercredi qui le dit.
«De nombreuses autorités publiques essaient de reprendre le contrôle de leurs pays, craignant de trop grandes ouvertures du débat public (…)« On entre dans une nouvelle ère de la propagande où les nouvelles technologies permettent à bas coûts de diffuser sa propre communication, son information, sous la dictée. Face à eux, les journalistes sont des empêcheurs de tourner en rond », a indiqué Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters Sans Frontières (RSF), à l’occasion de la publication du rapport.
Par exemple, en Amérique latine, « la violence institutionnelle (au Venezuela, 139e ou en Equateur, 109e), celle du crime organisé ( Honduras, 137e), l’impunité (Colombie, 134e), la corruption (Brésil, 104e), la concentration des médias (comme en Argentine, 54e) constituent les principaux obstacles à la liberté de la presse », souligne RSF dans son rapport intitulé La paranoïa des dirigeants contre les journalistes.

Les bons et les mauvais élèves

Toutefois, tous les continents, tous les pays ne sont pas logés à la même enseigne. Il y a toujours les bons et les mauvais élèves.
Ainsi, en termes de continent, l’Europe est le continent où il y a plus de liberté de presse. Le vieux continent compte jusqu’à sept pays dans les dix premiers pays au classement : Filande (1er) , Pays Bas (2e ), Norvège (3e) Danemark (4e ), Suisse (7e) , Suède (8e ) et Irlande (9e ).
En Afrique aussi on note des progrès bien que ce soit toujours un pays africain, en l’occurrence l’Erythrée (180e) qui ferme le classement. Pour la première fois l’Afrique devance l’Amérique au classement. Les pays africains les mieux lotis dans le classement RSF 2016 sont la Namibie (17e et 1er pays africain) ; le Ghana (26e et 2e pays africain) ; le Cap vert (32e et 3e pays africain). Le Burkina Faso est le Cinquième africain le mieux placé dans le classement puisqu’il y a l’Afrique du Sud qui se classe 39e. Le pays des Hommes intègres pointe en effet au 42e rang, juste derrière les Etats-Unis d’Amérique, classé 41e. Le Burkina a progressé de 4 places puisqu’il était classé 46e dans le précédent rapport RSF.

Martin Philippe
Burkina Demain