Accueil Blog Page 60

Animisme et cohésion sociale : Valeurs & principes décryptés au cours d’un master class

0

C’est le Palais de Wogodogo Naaba Bulga à Ouagadougou qui a servi de cadre à ce master class inédit animé principalement par deux experts chevronnés, en l’occurrence Sa Majesté lui-même et Lamourdia Thiombiano, Docteur en écologie et en science du sol.

«Valeurs endogènes et Cohésion sociale». C’est le thème de ce master class organisé par le Conseil régional de la jeunesse du Centre et qui a eu lieu ce samedi 16 décembre 2023 au Palais de Sa Majesté Wogodogo Naaba Bulga à Ouagadougou. L’évènement a connu l’intervention de Sa Majesté Wogodogo Naaba Bulga   et de Lamourdia Thiombiano, Docteur en Écologie et en Science du sol.

«Animisme, une religion avec des principes codés»

Le premier intervenant, Dr Lamourdia Thiombiano a axé sa communication sur les valeurs et principes issus de nos religions traditionnelles à savoir l’animisme.

Dr Thiombiano a défini l’animisme comme une religion caractérisée par des principes codés qui prend sa source dans les temps immémoriaux à travers l’histoire de l’humanité. L’animisme, selon lui obéit à 24 principes de bases qui sont constants et communs à tous les adeptes de cette religion. L’un de ces principes, selon le communicateur, considère la terre comme étant sacrée et doit donc être respectée, «parce que ce n’est pas seulement ce que nous voyons, il y a aussi ce que nous ne voyons pas (…)».

Évoquant les différentes caractéristiques de cette religion, le communicateur note que l’une des forces de l’animisme, c’est sa flexibilité, ce qui lui donne aussi son dynamisme spatio-temporaire. C’est aussi sa capacité à respecter les autres religions, une religion qui ne prône pas la destruction des autres religions et n’exerce pas de contrainte sur ces dernières, à en croire le communicateur.

Il la définit aussi comme une religion de tolérance et de pardon qui considère que l’être humain est sacré. A cet effet, Dr Lamourdia invite la jeunesse à se cultiver sur les valeurs primitives essentielles à la protection de la vie.  Le communicateur termine en disant que les valeurs endogènes constituent une bonne base pour la cohésion sociale.

«Parentés à plaisanterie, mécanismes traditionnels de gestion des conflits»

Pour sa part, Sa Majesté Wogodogo Naaba Bulga, il a édifié les participants sur l’histoire d’occupation du territoire, l’histoire des peuplements et les valeurs intrinsèques de l’homme, ses fondements, choses qui contribuent, dit-il, à la cohésion sociale. Lors des différents peuplements qu’a connus le territoire, dans le but d’assurer une meilleure cohésion entre ces peuples, les ancêtres eurent recourt à des mécanismes de gestions des conflits à travers la parenté à plaisanterie et la fusion des peuples.

De  part sa communication sa Majesté Wogodogo Naaba Bulga a montré les liens de cohésion sociale à partir des valeurs endogènes qui régnaient au millénaire quatre mille ans avant notre ère et qui a subi des changements tant positifs que négatifs.

La jeunesse interpellée sur les valeurs à avoir

De plus, Sa Majesté a interpellé la jeunesse sur les principes qu’elle doit avoir pour être un vrai homme, qui sont en premier lieu la réalité ou le réalisme (ce principe se définit, suivant sa patrie, suivant son domicile, suivant sa terre natale, le lieu où on l’exerce, ou on montres sa vie, connaître ses origines, ses valeurs). En deuxième lieu, il y a la raison : «cette valeur définit l’homme selon le verbe, la morale, la parole, le verbe (…) ;  c’est l’expression qui fait de vous qui vous êtes, un homme c’est la parole, un homme c’est la franchise». En troisième lieu, «il y a la justice qui définit l’homme selon ses actes, un homme doit être plus regardant sur ses actions». Enfin, la quatrième valeur, l’unité des 3 précédentes, est l’absolu : «l’intégrité». «L’intégrité, c’est le second nom de l’absolu et un homme intègre doit savoir se comporter».

Martial Gouba

Burkina Demain

Compte rendu du Conseil des Ministres du 20 décembre 2023

0

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 20 décembre 2023, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 10 H 55 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président de la Transition, Président du Conseil des ministres.

Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger. Compte rendu.

I DELIBERATIONS

I 1 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE

Le Conseil a adopté deux (02) rapports.

Le premier rapport est relatif à deux (02) projets de décret.

Il s’agit :

– du décret portant nomination de Membre de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) ;

– du décret portant nomination de Chef du département des analyses de la Cellule nationale de traitement des informations financières.

L’adoption de ces décrets permet la nomination de Monsieur Balandia THIOMBIANO, Mle 49 306 B, Inspecteur central des douanes, Membre de la Cellule nationale de traitement des informations financières pour un premier mandat de trois (03) ans et Chef du département des analyses de ladite Cellule.

I 2  AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS

Le Conseil a adopté deux (02) décrets portant respectivement nomination et renouvellement de Membres à la Commission nationale de contrôle des mandataires judiciaires.

La Commission nationale de contrôle des mandataires judiciaires a pour mission la régulation et la supervision des mandataires judiciaires agissant sur le territoire national.

L’adoption de ces décrets permet la nomination et le renouvellement de neuf (09) Membres à la Commission nationale de contrôle des mandataires judiciaires, conformément à la loi n°035-2016/AN du 15 novembre 2016 portant statut des mandataires judiciaires dans les procédures collectives d’apurement du passif.

II  COMMUNICATIONS ORALES

II 1 Le ministre de l’Economie, des finances et de la prospective a fait au Conseil une communication relative au marché des assurances burkinabè, exercice 2022.

Cette communication fait l’état des lieux du marché des assurances burkinabè, le bilan des activités réalisées au cours de l’année 2022 et les contributions majeures qui soutiennent les objectifs du Plan d’actions pour la stabilisation et le développement (PA-SD).

Au cours de l’année 2022, le chiffre d’affaires réalisé par le marché des assurances s’élève à 143,374 milliards F CFA contre 124,886 milliards F CFA en 2021, soit un taux de progression de 14,80%.

Sur le plan macroéconomique, le taux de pénétration de l’assurance dans l’économie ou le rapport « prime totale sur Produit intérieur brut (PIB) » est de 1,217% en 2022 contre 1,141% en 2021, soit une variation de 0,08 point. Ce ratio, bien qu’ayant connu une hausse demeure faible.

Le secteur des assurances, compte tenu de son rôle économique et social, contribue à l’atteinte des objectifs du Plan d’actions pour la stabilisation et le développement. Cette contribution est perceptible à plusieurs niveaux.

Au cours de l’année 2022, ce secteur a mobilisé de l’épargne d’un montant de 254,268 milliards F CFA contre 218,319 milliards F CFA en 2021, soit une hausse de 16,47%.

Les compagnies d’assurances ont payé 14,547 milliards F CFA de taxes et impôts destinés à alimenter les caisses de l’Etat en 2022 contre 13,939 milliards F CFA en 2021, soit une hausse de 4,36%.

Dans le secteur de l’agriculture, une superficie de 20 012,95 ha a été assurée en 2022 contre 1 305,25 ha en 2021. Le nombre de producteurs assurés est passé de 801 à 12 178 entre 2021 et 2022.

Quant aux primes collectées, elles sont passées de 14 436 065 F CFA en 2021 à 222 110 987 F CFA en 2022.

Le Conseil félicite les acteurs pour les résultats engrangés et instruit les ministres chargés du dossier de prendre les dispositions nécessaires pour un secteur des assurances plus incitatif.

II 2 Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation a fait au Conseil une communication relative à la participation du Burkina Faso à la 44ème session du Conseil exécutif de l’Organisation du monde islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (ICESCO) et à la deuxième réunion consultative des Secrétaires généraux des Commissions nationales, prévues du 16 au 18 janvier 2024 à Djeddah, au Royaume d’Arabie Saoudite.

La participation de la délégation burkinabè permettra de faire le point de la mise en œuvre des engagements de notre pays auprès de l’ICESCO dans les différents secteurs. Elle permettra également de défendre des projets sectoriels tels que la conduite du processus d’inscription des biens élémentaires du patrimoine culturel islamique du Burkina Faso sur la liste du patrimoine mondial islamique, la candidature de notre pays au Comité du patrimoine mondial islamique et de prendre en compte le Burkina Faso dans le programme de prévention de l’extrémisme violent par l’éducation.

La rencontre des Secrétaires généraux des Commissions nationales permettra d’examiner entre autres, les mécanismes de promotion du partenariat entre les Commissions nationales et l’ICESCO et le plan de travail ainsi que le budget pour les années 2024 et 2025.

L’Organisation du monde islamique pour l’éducation, les sciences et la culture compte actuellement 55 Etats membres dont le Burkina Faso qui a été l’un des membres fondateurs en 1982. Elle est une institution internationale spécialisée de l’Organisation de la coopération islamique (OCI).

III NOMINATIONS

III 1 NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

– Monsieur Zakaria SORE, Mle 212 563 Y, Enseignant-chercheur, Maître de Conférence, catégorie P2, grade initial, est nommé Secrétaire général.

B AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA SECURITE

– Monsieur Aguima Abdoulaziz YONLY, Mle 111 488 S, Commissaire divisionnaire, catégorie 1, 3ème classe, 3ème échelon, est nommé Directeur de la règlementation ;

– Monsieur Vincent LANKOANDE, Adjudant-chef Major de gendarmerie, Sous-officier supérieur, est nommé Coordonnateur du Centre national de veille et d’alerte (CNVA).

C AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE

– Monsieur Ousmane Vouhibaré SIGUE, Mle 91 265 B, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Inspecteur technique principal du trésor ;

– Monsieur Bolo BAZIE, Mle 245 207 Y, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Inspecteur technique du trésor ;

– Monsieur Boureima KABORE, Mle 43 077 F, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Inspecteur technique du trésor ;

– Monsieur Ali ILBODO, Mle 51 203 G, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Inspecteur technique du trésor ;

– Monsieur Larba SORGHO, Mle 216 183 F, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Inspecteur technique du trésor ;

– Madame Agnès SOUSSANGO/ZONGO, Mle 46 220 G, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 9ème échelon, est nommée Fondé de pouvoirs du trésorier des Missions diplomatiques et consulaires ;

– Monsieur Inoussa KANTAGBA, Mle 91 965 M, Conseiller en économie et développement, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Contrôleur interne du Projet de gestion durable des paysages communaux pour la REDD+ (PGPC/REDD+) ;

– Madame Windkouni Pélagie ZONGO, Mle 345 338 Z, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 3ème échelon, est nommée Comptable principal des matières de l’Institut supérieur de l’image et du son/Studio Ecole (ISIS/SE) ;

– Monsieur Jean Marie OUEDRAOGO, Mle 219 277 G, Contrôleur des services financiers, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Comptable principal des matières de l’Institut des sciences et techniques de l’information et de la communication (ISTIC) ;

– Monsieur Adama BAMOGO, Mle 334 139 F, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Comptable principal des matières de la Radiodiffusion-Télévision du Burkina (RTB) ;

– Monsieur Talata Urbain Léonce ZOMA, Mle 229 657 J, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Comptable principal des matières de l’Ecole nationale de la garde de sécurité pénitentiaire ;

– Monsieur Abdoulaye SENOU, Mle 96 929 M, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Trésorier régional du Centre-Est ;

– Monsieur Lassané KABORE, Mle 119 421 C, Capitaine de police, catégorie 2, 3ème échelon, est nommé Comptable principal des matières de la Direction générale de l’Académie de police ;

– Monsieur Seydou TRAORE, Mle 119 410 J, Commissaire de police, catégorie 1, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Comptable principal des matières de l’Office national d’identification (ONI).

D AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS

Les personnes dont les noms suivent sont nommées Membres de la Commission nationale de contrôle des mandataires judiciaires pour un premier mandat de trois (03) ans :

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective :

– Monsieur Yaya SOURABIE, Mle 97 961 N, Assistant juridique.

Au titre du ministère du Développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises :

– Madame Managawendé Safiata BOUDA/OUEDRAOGO, Mle 345 075 G, Conseiller des affaires économiques.

Au titre des Cours d’Appel :

– Monsieur Boureima SANGA, Mle 130 350 G, Magistrat ;

– Monsieur Ousmane PARE, Mle 130 364 J, Magistrat.

Au titre des parquets généraux, près les Cours d’Appel :

– Monsieur Damien Aimé MILLOGO, Mle 130 298 P, Magistrat.

Les personnes dont les noms suivent sont nommées Membres de la Commission nationale de contrôle des mandataires judiciaires pour une dernière période de trois (03) ans :

Au titre de la Cour des comptes :

– Madame Haoua BARRO, Mle 47 703 E, Inspecteur des impôts.

Au titre de l’Ordre national des experts comptables et des comptables agréés du Burkina Faso :

– Monsieur Koniba SOMA, Expert-comptable ;

– Monsieur Sompagnimdi Joseph KAFANDO, Expert-comptable.

Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation :

– Monsieur Souleymane TOE, Mle 52 143 R, Maître de conférences, agrégé en droit privé.

E AU TITRE DU MINISTERE DES TRANSPORTS, DE LA MOBILITE URBAINE ET DE LA SECURITE ROUTIERE

– Madame Mariam TANOU, Mle 231 300 T, Attachée en études et analyses, 1ère classe, 4ème échelon, est nommée Directrice générale des études et des statistiques sectorielles.

III 2 NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :

– du Centre régional pour les arts vivants en Afrique (CERAV/Afrique) au titre du ministère de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme ;

– des Centres hospitaliers régionaux (CHR) de Dori, de Dédougou, de Banfora, de Ziniaré, de Koudougou, de Kaya, de Fada N’Gourma, de Gaoua, du Centre hospitalier universitaire régional (CHUR) de Ouahigouya, du Centre national de transfusion sanguine (CNTS), de l’Office de santé des travailleurs (OST) et de l’Agence nationale de gestion des soins de santé primaires (AGSP) au titre du ministère de la Santé et de l’hygiène publique ;

– de la Minoterie du Faso (MINOFA) au titre du ministère du Développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises ;

– de l’Office national de la sécurité routière (ONASER) au titre du ministère des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière.

Le Conseil a également procédé à la nomination de Présidents aux Conseils d’administration des Centres hospitaliers régionaux (CHR) de Dori, de Dédougou, de Banfora, de Ziniaré, de Koudougou, de Fada N’Gourma, de Gaoua, du Centre hospitalier universitaire régional (CHUR) de Ouahigouya, du Centre national de transfusion sanguine (CNTS), de l’Office de santé des travailleurs (OST), de l’Agence nationale de gestion des soins de santé primaires (AGSP) et de la Minoterie du Faso (MINOFA).

A MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Lèbouè COULIBALY, Mle 111 106 S, Inspecteur du trésor, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective au Conseil d’administration du Centre régional pour les Arts vivants en Afrique (CERAV/Afrique) pour un premier mandat de trois (03) ans.

  1. MINISTERE DE LA SANTE ET DE L’HYGIENE PUBLIQUE

Le Conseil a adopté trente-deux (32) décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration du Centre hospitalier régional de Dori (CHR-Dori) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère de la Santé et de l’hygiène publique :

– Monsieur Djibrilla Alou MAIGA, Mle 99 472 K, Médecin spécialiste en santé publique.

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective :

– Monsieur Youssoufou SAWADOGO, Mle 50 055 T, Inspecteur des impôts.

Le deuxième décret renouvelle le mandat de Monsieur Tébayéré Albert KOBIE, Administrateur représentant les Associations des malades au Conseil d’administration du Centre hospitalier régional de Dori (CHR-Dori) pour une dernière période de trois (03) ans.

Le troisième décret nomme Monsieur Djibrilla Alou MAIGA, Mle 99 472 K, Médecin spécialiste en santé publique, Président du Conseil d’administration du Centre hospitalier régional de Dori (CHR-Dori) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le quatrième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Centre hospitalier régional de Dédougou (CHR-DDG) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de la Santé et de l’hygiène publique :

– Monsieur Didier DIPAMA, Mle 231 504 B, Médecin de santé publique.

Au titre du ministère de la Solidarité, de l’action humanitaire, de la réconciliation nationale, du genre et de la famille :

– Monsieur Youssion NAPON, Mle 57 226 F, Administrateur des affaires sociales.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES TRAVAILLEURS DE L’ETABLISSEMENT

– Monsieur Pierre KOAMA, Mle 106 170 M, Attaché de santé en chirurgie.

Le cinquième décret renouvelle le mandat des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Centre hospitalier régional de Dédougou (CHR-DDG) pour une dernière période de trois (03) ans.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :

– Monsieur Alidou OUEDRAOGO, Mle 237 986 C, Conseiller en gestion des ressources humaines.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ASSOCIATION DES MALADES

– Madame Makora Aimée Gertrude KONDE/DAYO, Secrétaire à la retraite.

Le sixième décret nomme Monsieur Didier DIPAMA, Mle 231 504 B, Médecin de santé publique, Président du Conseil d’administration du Centre hospitalier régional de Dédougou (CHR-DDG) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le septième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Centre hospitalier régional de Banfora (CHR-BFR) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de la Santé et de l’hygiène publique :

– Madame Yéri Silvie TRAORE/YOUL, Mle 231 505 K, Médecin de santé publique.

Au titre du ministère de la Solidarité, de l’action humanitaire, de la réconciliation nationale, du genre et de la famille :

– Madame Wend-Kuuni Bernadette Marie Reine YAMEOGO/BELEM, Mle 92 517 F, Administrateur des affaires sociales.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES ASSOCIATIONS DES MALADES

– Madame Adidjatou SOULAMA.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LA COMMISSION MEDICALE D’ETABLISSEMENT

– Monsieur Sékou TRAORE, Mle 118 728 V, Médecin spécialiste en chirurgie générale.

Le huitième décret renouvelle le mandat de Monsieur Mamoudou OUEDRAOGO, Mle 46 042 A, Attaché de santé, Administrateur représentant les travailleurs de l’établissement au Conseil d’administration du Centre hospitalier régional de Banfora (CHR-BFR) pour une dernière période de trois (03) ans.

Le neuvième décret nomme Madame Yéri Silvie TRAORE/YOUL, Mle 231 505 K, Médecin de santé publique, Présidente du Conseil d’administration du Centre hospitalier régional de Banfora (CHR-BFR) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le dixième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration du Centre hospitalier régional de Ziniaré (CHR-ZNR) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère de la Santé et de l’hygiène publique :

– Madame Ouo Mireille COULIBALY, Mle 206 880 A, Médecin de santé publique.

Au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :

– Monsieur Inoussan BOLY, Mle 225 935 J, Inspecteur du travail.

Le onzième décret renouvelle le mandat de Monsieur Lamoussa Lamine TRAORE, Mle 58 055 J, Administrateur des services de santé, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de la Santé et de l’hygiène publique au

Conseil d’administration du Centre hospitalier régional de Ziniaré (CHR-ZNR) pour une dernière période de trois (03) ans.

Le douzième décret nomme Madame Ouo Mireille COULIBALY, Mle 206 880 A, Médecin de santé publique, Présidente du Conseil d’administration du Centre hospitalier régional de Ziniaré (CHR-ZNR) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le treizième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Centre hospitalier régional de Koudougou (CHR-KDG) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de la Santé et de l’hygiène publique :

– Monsieur Stéphane ZAGRE, Mle 85 772 B, Administrateur des services de santé.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES TRAVAILLEURS

– Monsieur Jean Chrysostome SANFO, Mle 56 207 H, Technologiste biomédical.

Le quatorzième décret renouvelle le mandat de Monsieur Moussa SANA, Mle 241 911 C, Médecin, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de la Santé et de l’hygiène publique au Conseil d’administration du Centre hospitalier régional de Koudougou (CHR-KDG) pour une dernière période de trois (03) ans.

Le quinzième décret nomme Monsieur Moussa SANA, Mle 241 911 C, Médecin, Président du Conseil d’administration du Centre hospitalier régional de Koudougou (CHR-KDG) pour une dernière période de trois (03) ans.

Le seizième décret nomme Monsieur Lakinapin Aboubacar DRABO, Mle 244 934 E, Médecin interniste, Administrateur représentant la Commission médicale d’établissement au Conseil d’administration du Centre hospitalier régional de Kaya (CHR-K) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le dix-septième décret renouvelle le mandat de Monsieur Arzouma OUEDRAOGO, Mle 46 932 T, Médecin, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de la Santé et de l’hygiène publique au Conseil d’administration du Centre hospitalier régional de Kaya (CHR-K) pour une dernière période de trois (03) ans.

Le dix-huitième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Centre hospitalier régional de Fada N’Gourma (CHR-FG) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de la Santé et de l’hygiène publique :

– Monsieur Mahamady Pamiki Yaba YARBANGA, Mle 206 891 U, Médecin de santé publique.

Au titre du ministère de la Solidarité, de l’action humanitaire, de la réconciliation nationale, du genre et de la famille :

– Monsieur Jean-Paul OUEDRAOGO, Mle 109 118 S, Administrateur des affaires sociales.

Au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale :

– Monsieur Yiépa Jean-Marie BAZIE, Mle 278 892 X, Conseiller en gestion des ressources humaines.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LA COMMISSION MEDICALE D’ETABLISSEMENT

– Monsieur Zitgnimian Souleymane SANNE, Mle 214 847 G, Médecin spécialiste.

Le dix-neuvième décret renouvelle le mandat de Monsieur Moussa OUEDRAOGO, Mle 58 287 T, Attaché de santé, Administrateur représentant les travailleurs au Conseil d’administration du Centre hospitalier régional de Fada N’Gourma (CHR-FG) pour une dernière période de trois (03) ans.

Le vingtième décret nomme Monsieur Mahamady Pamiki Yaba YARBANGA, Mle 206 891 U, Médecin de santé publique, Président du Conseil d’administration du Centre hospitalier régional de Fada N’Gourma (CHR-FG) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le vingt-unième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Centre hospitalier régional de Gaoua (CHR-Gaoua) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de la Santé et de l’hygiène publique :

– Monsieur Bakary TRAORE, Mle 111 395 W, Médecin de santé publique ;

– Madame Aoua SEMDE, Mle 231 507 U, Assistante hospitalouniversitaire.

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective :

– Monsieur Sié Boniface TIOYE, Mle 40 437 A, Inspecteur des impôts.

Au titre du ministère de la Solidarité, de l’action humanitaire, de la réconciliation nationale, du genre et de la famille :

– Monsieur Ollé KAM, Mle 51 713 L, Inspecteur de l’éducation des jeunes enfants.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LA COMMISSION MEDICALE D’ETABLISSEMENT

– Monsieur Yacouba CISSE, Mle 206 918 H, Médecin pédiatre.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES TRAVAILLEURS DE L’ETABLISSEMENT

– Monsieur Sié Rodrigue KAMBOU, Mle 34 796 A, Attaché de santé en anesthésie-réanimation.

Le vingt-deuxième décret nomme Monsieur Bakary TRAORE, Mle 111 395 W, Médecin de santé publique, Président du Conseil d’administration du Centre hospitalier régional de Gaoua (CHR-Gaoua) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le vingt-troisième décret nomme Monsieur Zakaria Hounténi TOGUYENI, Mle 111 279 P, Médecin de santé publique, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de la Santé et de l’hygiène publique au Conseil d’administration du Centre hospitalier universitaire régional de Ouahigouya (CHUR-OHG) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le vingt-quatrième décret nomme Monsieur Zakaria Hounténi TOGUYENI, Mle 111 279 P, Médecin de santé publique, Président du Conseil d’administration du Centre hospitalier universitaire régional de Ouahigouya (CHUR-OHG) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le vingt-cinquième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Centre national de transfusion sanguine (CNTS) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de la Santé et de l’hygiène publique :

– Monsieur Fla KOUETA, Mle 57 429 L, Professeur titulaire hospitalouniversitaire ;

– Monsieur Sangoun DIOLOMPO, Mle 46 299 G, Attaché de santé.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES ETABLISEMENTS PUBLICS DE SOINS

– Madame Eléonore Mpo KAFANDO, Mle 80 531 P, Professeur titulaire hospitalo-universitaire.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES ASSOCIATIONS DES MALADES

– Monsieur Gauthier Ulrich SANON.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES ASSOCIATIONS DE DONNEURS DE SANG

– Monsieur Koudougou Antoine Jean Bosco ZOUNDI.

Le vingt-sixième décret renouvelle le mandat de Madame Joceline Yéri Inès KONSIMBO/KAMBOU, Mle 224 112 T, Attaché en études et analyses, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation au Conseil d’administration du Centre national de transfusion sanguine (CNTS) pour une dernière période de trois (03) ans.

Le vingt-septième décret nomme Monsieur Fla KOUETA, Mle 57 429 L, Professeur titulaire hospitalo-universitaire, Président du Conseil d’administration du Centre national de transfusion sanguine (CNTS) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le vingt-huitième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration de l’Office de santé des travailleurs (OST) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère de la Santé et de l’hygiène publique :

– Monsieur Wasso Wenceslas KOITA, Mle 212 353 V, Conseiller en économie et développement ;

– Madame Antoinette VALIAN/TOUGOUMA, Mle 49 172 N, Médecin pédiatre.

Le vingt-neuvième décret renouvelle le mandat de Madame Sanata KONE, Mle 91 871 X, Administrateur civil, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective au Conseil d’administration de l’Office de santé des travailleurs (OST) pour une dernière période de trois (03) ans.

Le trentième décret nomme Monsieur Wasso Wenceslas KOITA, Mle 212 353 V, Conseiller en économie et développement, Président du Conseil d’administration de l’Office de santé des travailleurs (OST) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le trente et unième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration de l’Agence nationale de gestion des soins de santé primaires (AGSP) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère de la Santé et de l’hygiène publique :

– Monsieur Noaga Célestin YAMEOGO, Mle 82 413 B, Médecin de santé publique ;

Le trente-deuxième décret nomme Madame Liliane Marie Aline GOUNABOU, Mle 117 184 C, Pharmacien spécialiste, Présidente du Conseil d’administration de l’Agence nationale de gestion des soins de santé primaires (AGSP) pour un premier mandat de trois (03) ans.

C MINISTERE DU DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL, DU COMMERCE, DE L’ARTISANAT ET DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration de la Minoterie du Faso (MINOFA) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre de la Primature :

– Monsieur Zakaria GNAMOU, Mle 332 746 X, Ingénieur d’agriculture, en remplacement de Monsieur Ephraïm SORGHO.

Au titre du ministère de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques :

– Madame Dabou TRAORE, Mle 47 685 F, Administrateur des services financiers, en remplacement de Monsieur Issa SAWADOGO ;

– Monsieur Jean SIMPORE, Mle 33 741 U, Ingénieur d’élevage, en remplacement de Monsieur Aly ROMBA.

Le second décret renouvelle le mandat de Monsieur Mohammadou KABORE, Mécanicien conducteur de moulins, Administrateur représentant le personnel au Conseil d’administration de la Minoterie du Faso (MINOFA) pour une dernière période de trois (03) ans.

D MINISTERE DES TRANSPORTS, DE LA MOBILITE URBAINE ET DE LA SECURITE ROUTIERE

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Christian SANDWIDI, Mle 52 175 W, Inspecteur du trésor, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective au Conseil d’administration de l’Office national de la sécurité routière (ONASER) pour un premier mandat de trois (03) ans.

 

Le Porte-parole du Gouvernement

Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO

Fêtes de fin d’année : Le MATS appelle les populations à la vigilance

0

Ceci est un -Ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité- à l’endroit des populations relativement au renforcement des mesures de sécurité pendant cette période des fêtes de fin d’année.

«COMMUNIQUE

A l’occasion des fêtes de fin d’année, le Ministre de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité (MATDS) informe les populations des villes et campagnes du renforcement du dispositif sécuritaire qui vise à prévenir et à traiter avec la plus grande fermeté toute éventuelle menace. Par conséquent, il rappelle à tous la nécessité de se conformer aux consignes de sécurité édictées à cet effet.

Le Ministre, saisit l’occasion pour réitérer l’invite aux vaillantes populations du Burkina Faso à la plus grande vigilance et à signaler tout individu ou objet suspect à travers les numéros suivants : 10 10 ; 16 ; 17.

La Ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité félicité et remercie la digne et résiliente population burkinabè pour la bonne collaboration dont elle a toujours fait preuve avec les Forces de Défense et de Sécurité (FDS).

Par ailleurs, il rappelle que tout refus de dénoncer un fait répréhensible sera puni conformément aux dispositions légales y relatives.

Emile ZERBO,

Chevalier de l’Ordre du Mérite Burkinabè»

Décorations au MCCAT : Cécile Sirima reconnaissante à Dieu et aux Hommes !

0

Le Ministère de la communication, de la culture, des arts et du tourisme (MCCAT) a encore sacrifié cette année à la tradition en organisant ce jeudi 14 décembre 2023 à Ouagadougou une cérémonie de décoration d’agents à l’occasion du 11 décembre, jour de commémoration de l’indépendance du Burkina Faso.

Chaleureuse poignée de main entre la DP Cécile Sirima et le MCCAT Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo

Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a souhaité que les agents décorés servent de modèles pour les autres travailleurs. Parmi les récipiendaires, Cécile Sirima, Directrice de publication (DP) du média en ligne FasoAmazone et secrétaire générale adjointe de l’Association des éditeurs et des professionnels des médias en ligne (AEPML) que préside le Docteur Cyriaque Paré.

«Que Dieu élève chacun au centuple de sa profession !»

La directrice de publication de FasoAmazone Cécile Sirima été élevée à la Dignité d’Officier de l’Ordre du mérite burkinabé

«Je rends grâce à Dieu le Tout Puissant, pour ce beau jour. Cette médaille dédiée m’invite à ne pas dormir sur mes lauriers, mais à mieux faire.  Que le Seigneur, le Dieu tout puissant élève chacun au centuple dans sa profession !», a indiqué DP Sirima.

Et la SGA de l’AEPML d’exprimer toute sa gratitude aux responsables de son Association, ainsi qu’à ses membres, aux responsables du MCCAT, aux membres de sa famille pour tout.  Au total 172 récipiendaires au MCCAT

Mme Sirima été élevée au rang d’Officier de l’Ordre du mérite burkinabé.

Au total, ce sont 172 médailles qui ont été par le Ministère de la communication, de la culture, des arts et du tourisme : 14 dans l’Ordre du Mérite, 12 dans l’Ordre de l’Etalon et 146 dans des Ordres Spécifiques des Lettres, Arts et Communication.

Bernard Bazié

Burkina Demain

Culture de la paix : Des membres de DANE-BF à l’école de Thérèse Hien/Soma

0
Le joie des apprenants et de la formatrice de poser pour la postérité à l'issue de l'exercice enrichissant

A l’initiative du Bureau exécutif de Danida Alumni Network Burkina Faso (DANE-BF), une trentaine de membres de cette association d’anciens stagiaires burkinabè au Danemark ont bénéficié samedi dernier à Ouagadougou d’une formation sur la communication non violente.

«La communication non violente, quels enjeux pour la paix et la cohésion sociale ?». C’est précisément  le thème de la communication délivrée le 9 décembre 2023 à Ouagadougou par l’actrice de paix à l’UNESCO, Thérèse Hien/Soma. Au regard du contexte national, le président Euloge Tapsoba et les autres membres du Bureau exécutif de DANE-BF ont voulu ainsi faire œuvre utile en servant cet intéressant menu d’échanges lors de ces retrouvailles au Centre Cardinal Paul Zougrana. Et ce fut un véritable cadre d’échanges enrichissants pour les participants, tant la communicatrice a été à la hauteur des attentes. En effet, pendant plus d’une heure d’oral, exercices pratiques et exemples à l’appui Thérèse Hien/Soma a édifié les uns et les autres sur la communication non violente, à la grande satisfaction des initiateurs.

Le président de DANE-BF Euloge Tapsoba a exprimé sa satisfaction après la formation

«Très riche et je sais que chacun, chacune d’entre nous a pu en tirer quelque chose qui va le servir, qui va servir la société. Ce n’est qu’une opportunité de renforcement de nos capacités et il y en aura à l’avenir. Tous nos remerciements à notre formatrice ! », s’est félicité en fin de formation le président de DANE-BF Euloge Tapsoba.

4 étapes dans la communication non violente

La formatrice Thérèse Hien/Soma dans ses œuvres…face à des membres DANE-BF conquis

Selon Mme Hien, la communication non violente tire son fondement de l’empathie, de l’écoute active. Elle se fonde sur des principes d’authenticité, de bienveillance et de responsabilisation qui peuvent guider nos comportements, faciliter nos interactions, limiter les risques de conflits et ainsi favoriser la santé psychologique dans nos milieux de vie, de travail.

Sa mise en œuvre se fait en quatre étapes : l’observation des faits sans jugement, l’expression précise des sentiments face aux faits observés, l’expression du besoin et l’expression de la demande. Si ces 4 étapes sont respectées dans la communication, en principe cela favorise la compréhension mutuelle, évite les conflits liés à la communication malveillante qui se fonde généralement sur des préjugés. Et d’exhorter les participants en situation de communication, à toujours privilégier la posture de girafe au lieu de celle improductive du chacal qui ne cherche guère à comprendre autrui.

La paix, l’affaire de tous…«Que chaque Burkinabè devienne girafe !»

«Dans la posture de la girafe, l’on  ratisse large, l’on cherche à comprendre  l’autre, à se mettre à sa place, l’on écoute,  l’on s’exprime,  éduque et l’on  transmet sa grâce. Toute chose qui est de nature à favoriser la paix, le mieux-vivre ensemble, la cohésion sociale ! »

La formatrice a souligné le rôle que chacun peut jouer pour la préservation ou le retour de la paix. La paix, dit-elle, doit être l’affaire de tous.  Chacun doit œuvrer à cela et l’on n’a pas besoin forcement d’être sur le front militaire pour apporter sa pierre.

Elle a pris exemple sur elle-même qui joue ainsi, à sa façon, sa partition dans l’édification de la paix, en allant de conférence en conférence pour prêcher la communication non violente. «Que chaque Burkinabè devienne girafe !»

«Rien ne vaut la vie… œuvrons pour la paix !»

Pour Mme Hien, rien ne vaut la vie. C’est pourquoi, exhorte-t-elle, nous devrions tous œuvrer pour la paix qui permet de sauvegarder cette vie qui est au-dessus de tout parce que le conflit ou la guerre peut conduire à la mort. «Malheureusement, quand beaucoup d’entre nous parlons de la paix, nous ne mettons pas assez de contenu dans le mot ‘’paix ‘’ ? Que signifie réellement la paix pour nous car, la paix doit commencer par nous-mêmes ? Peut-on parler de paix quand quelqu’un meurt de soif à côté de nous ? Est-ce la paix, c’est quand on bafoue les droits des autres ? Tout est lié. Et quand la famille se disloque, le pays prend un coup. Nous devons nous poser les bonnes questions. Quel avenir pour notre pays si le système éducatif ne se porte pas bien ? Quel avenir pour nos milliers d’élèves déplacés internes ? Leur expérience de la peur, de la haine ne présage rien de bon pour la Nation si rien n’est fait pour les guérir de ces sentiments improductifs. Il faut déjà penser à un système éducatif d’après crise terroriste», regrette-t-elle.

Dr Clarisse Dawendé/Compaoré, secrétaire à la communication, donnant des informations aux membres sur la vie de leur Association

Et de préconiser des outils d’éducation empathique, d’éducation aux valeurs endogènes telle l’hospitalité africaine. «Ainsi, on pourrait arriver à des situations où l’on n’aura plus besoin de dire «déposez les armes! » mais, «ne touchez pas aux armes» tellement la culture de la paix serait devenue la valeur la mieux partagée dans notre société,  grâce notamment à  l’ancrage de la communication non violente dans notre langage quotidien.

Mais, déjà, pense-t-elle, au lieu que nous aimions dire «Que Dieu nous donne la paix ! », disons plutôt ‘’Que Dieu fasse que chacun, chacune soit un artisan de la paix !». C’est plus responsabilisant ainsi. Pour paraphraser feu le président Félix Houphouët Boigny, la paix ne doit pas être un vain mot. Plus qu’une parole en l’air, ce sont des comportements et des actes responsables au quotidien qui font perdurer le mieux-vivre ensemble, la cohésion sociale dans nos familles, nos lieux de travail, dans la Nation.

Martin Philippe

Burkina Demain

Décès de Ibrahiman Sakandé : Le Programme des obsèques

0
El Hadj Ibrahiman Sakandé, ex-DG de Sidwaya et ex-directeur de la communication de la Présidence du Faso, est décédé dans la nuit du mercredi 13 décembre 2023.

Ceci est un communiqué et un programme des obsèques de El Hadj Ibrahiman Sakandé, ancien directeur général de Sidwaya et ex-directeur de la communication de la Présidence du Faso, décédé dans la nuit du mercredi 13 décembre 2023 à l’âge de 50 ans. Communiqué nécrologique.

El Hadj Ibrahiman Sakandé, ex-DG de Sidwaya et ex-directeur de la communication de la Présidence du Faso, est décédé dans la nuit du mercredi 13 décembre 2023.

«Les familles SAKANDE et TATIETA à Ouagadougou, Kokologho, Tanghin Dassouri et en Côte d’Ivoire ont la profonde douleur de vous informer du rappel à Dieu, dans la nuit du mercredi 13 décembre 2023, à l’hôpital de Tengandogo, de leur fils, frère, oncle, époux et père : El Hadj Ibrahiman SAKANDE, précédemment Chargé de Missions au Ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme (MCCAT), ancien Directeur Général des éditions Sidwaya et ancien Directeur de la Communication de la Présidence du Faso.

Le programme des obsèques se présente comme suit :

            Jeudi 14 décembre 2023

-19H30 : lecture de coran au domicile mortuaire, sis à Ouaga 2000, derrière le Fonds Spécial Routier

Vendredi 15 décembre 2023

-09H00 : levée de corps à la morgue de Tengandogo pour le domicile

-12H00 : départ pour la mosquée, située derrière le marché de Pagalayiri, au secteur 25

-14H00 : inhumation au cimetière de Gounghin».

Accès aux soins pour ‘’albinos’’ : Bon décryptage du nouveau Docteur Tioye Lompo

0
Tioye Arsène Lompo a soutenu avec brio sa thèse de doctorat en pharmacie

Tioye Arsène Lompo a soutenu avec brio, ce mercredi 13 décembre à l’Université Joseph Ki-Zerbo, sa thèse de doctorat en pharmacie dont le thème a porté sur la problématique de l’accès aux soins de santé pour les personnes atteintes d’albinisme dans la capitale. Ses résultats de recherche ont été à la hauteur des attentes du jury présidé Pr Fatou Barro qui l’a fait, séance tenante, docteur, avec la mention très honorable et ses vives félicitations.

Le tout nouveau Docteur en pharmacie Tioye Arsène Lompo posant avec les membres du jury à l’issue de sa soutenance

«Etudes de l’accessibilité aux soins des personnes atteintes d’albinisme de la ville de Ouagadougou, Burkina Faso». C’est l’intitulé exact du thème de la thèse de Doctorat en pharmacie de Tioye Arsène Lompo. Thèse soutenue publiquement ce mercredi 13 décembre 2023 à l’Université Joseph Ki-Zerbo devant un jury présidé par Pr Fatou Barro, dermatologue et vénérologue ; et comprenant Pr Rasmané Semdé, son directeur de thèse.

A l’issue d’une dizaine de minutes de présentation, les résultats du travail de recherche du doctorant Lompo ont été jugés très satisfaisants par les membres du jury qui ont apprécié à sa juste valeur ses efforts.

Résultats satisfaisants…prestation de serment

Tioye Arsène Lompo a soutenu avec brio sa thèse de doctorat en pharmacie. Après quoi il a prêté serment de servir

Ainsi, de ces résultats de recherche jugés satisfaisants par le jury, il ressort par exemple que le manque de moyens financiers, la stigmatisation et le manque d’information sur les complications des maladies liées à l’albinisme sont les principales contraintes qui limitent l’accès aux soins de santé des personnes atteintes d’albinisme à Ouagadougou.

Les résultats de sa recherche révèlent également que parmi les utilisateurs des services de santé, 82,7% parvenaient à le faire grâce aux consultations organisées par les associations et organisations non gouvernementales. Et de suggérer la mise en œuvre d’un plan stratégique d’amélioration de l’accessibilité aux soins des personnes atteintes d’albinisme au ministère de la santé.

Au regard de la qualité des résultats obtenus, le jury a jugé son travail recevable et a déclaré Tioye Arsène Lompo Docteur en pharmacie, avec la mention très honorable et ses vives félicitations. Et le tout nouveau Docteur en Pharmacie Lompo pouvait alors faire sa prestation de serment : «Je jure d’exercer dans l’intérêt de la Santé publique ma profession avec conscience. Et de respecter non seulement la législation en vigueur, mais aussi les règles de l’honneur, de la probité et du désintéressement».

Des résultats qui vont renforcer les initiatives en cours

La présidente de l’AFAB Maimouna Déné a salué la pertinence du thème traité par le Docteur Lompo

Pour le directeur de thèse Pr Rasmané Semdé, a souligné l’originalité du travail de Docteur Lompo car, jusque-là, peu d’études avait abordé cette question alors que c’était important de savoir «les différentes catégories de populations concernées, leurs préoccupations spécifiques et comment contribuer à la santé et le bien-être». En cela, les résultats de la présente étude vont servir au renforcement de la mise en œuvre des initiatives en cours ou à venir en matière d’accès aux soins pour personnes atteintes d’albinisme dans le pays.

La présidente de l’Association des femmes albinos du Burkina (AFAB)  Maimouna Déné qui a suivi avec intérêt la soutenance du Dr Lompo, se félicite du choix du thème qui aborde là l’une des préoccupations majeures de personnes atteintes d’albinisme. «La thématique pour une personne qui est lui-même albinos est salutaire. Et c’est encore plus intéressant de savoir qui a encore mis en lumière les difficultés que nous rencontrons au quotidien car, de nombreuses personnes atteintes d’albinisme n’arrivent pas à affronter le regard des gens pour aller se faire diagnostiquer et avoir des soins précoces», relève-t-elle. «Et je voudrais donc saisir l’occasion pour déjà remercier l’autorité qui entreprend des démarches pour accompagner la prise en charge sanitaire des personnes albinos à travers le ministère de la santé,  aussi et  surtout encourager les personnes à se battre et à se protéger, c’est vraiment important. Nous gardons espoir d’un meilleur accès aux soins de santé pour les personnes atteintes d’albinisme dans notre pays», a conclu la présidente de la AFAB.

Bernard Bazié

Burkina Demain

Mariages précoces au Zoundwéogo : Plaidoyer auprès des autorités à Béré

0
Les membres du présidium à l'atelier de plaidoyer et de sensibilisation à Béré ce 13 décembre 2023

 La salle des fêtes de Béré, province du Zoundwéogo, a abrité ce mercredi 13 décembre 2023, un atelier d’information et de plaidoyer des autorités sur le mariage et unions précoces des jeunes filles et adolescents en milieu rural. C’est le représentant du haut-commissaire Innocent Wattara qui a présidé l’atelier.

 La problématique de l’union impliquant des enfants et des adolescents est une réalité dans notre pays. Elle constitue l’un des facteurs d’abandon scolaire des filles en milieu rural. Le mariage précoce constitue une violation des droits humains et engendre de nombreuses discriminations et violences pour les jeunes filles.

Subir un mariage précoce, c’est être marié très jeune, contre son gré et avec une personne que l’on ne choisit pas. Chaque année, des milliers d’enfants à travers le monde -et plus particulièrement de jeunes filles- sont mariés avant l’âge de 18 ans, et même souvent avant l’âge de 11 ans.C’est pourquoi il a été mis en place un projet pour contribuer à la prévention des mariages précoces chez les jeunes filles et adolescents.

Mis en œuvre dans 12 villages du Kourweogo et 9 villages du Zoundweogo

  Le projet est mis en œuvre dans les provinces du Zoundweogo et du Kourwego. Il intervient au total dans 21 villages, soit 12 villages du Kourweogo (Boussé, Kikilma, Gasma et Silmiougou, Niou, Raongo, Gouabga, Napalgué, Sourgoubila, Diguila, Nakamtenga et Barouli) et 9 du Zoundweogo (Béré –Centre, Koakin, Yorgho, Guéré, Kaleinga,  Imassogho, Ganwoko, Leongo, Sakuilga).

Les rencontres comme celle de ce 13 décembre à Béré, ont pour objectif d’informer les autorités administratives, les leaders communautaires et les populations sur la mise en œuvre du projet et plaider pour sa réussite. A Béré, ce fut l’occasion de présenter le projet aux autorités administratives et les leaders communautaires de la province du Zoundwéogo, de susciter leur adhésion et recueillir des propositions concrètes en vue de la réussite de la mise en œuvre du projet. Le projet sera exécuté sur la période du 1er novembre 2023 au 31 octobre 2024. Coût global du projet : 31 008 000 Francs CFA.

Résultats attendus du projet

 En termes retombées, plusieurs résultats sont attendus du présent projet :

-les mécanismes communautaires de protection des droits humains en général, ceux de la fille et des femmes en particulier sont renforcés ;

-21 cellules d’alertes, de dénonciation et de référencement des victimes ou affectés de mariages d’enfants sont mises en places ;

-54 moniteurs d’alertes sont formés sur les systèmes de dénonciation et de référencement des cas de mariages et d’unions précoces et forcés ;

-La capacité des jeunes et des femmes à travers des appuis psychosociaux et des formations est renforcée ;

-30 filles vulnérables ou exposées au mariage d’enfants/forcés issues des établissements primaires et secondaires sont prises en charge sur le plan scolaire   ;

-20 filles et jeunes femmes vulnérables en coupe couture, teinture et tissage ont bénéficié d’une insertion socio-professionnelle dont 16 bénéficiaires d’une formation professionnelle et 04 bénéficiaires de kits d’installation;

-20 familles vulnérables exposées aux mariages d’enfants sont accompagnées en AGR (appui financier);

-02 foras des jeunes sur la sexualité responsable des jeunes sont organisés ;

-200 jeunes sont sensibilisés sur la sexualité responsable ;

-06 ateliers de réseautage entre filles mères en union précoce et des jeunes sur les difficultés rencontrées et les conséquences des unions précoces au profit des jeunes filles sont organisés ;

-06 réseaux de filles –mères et de jeunes sont mis en place ;

-02 ateliers de renforcement de capacité des filles et des jeunes femmes sur l’éducation financière et le leadership ;

-100 filles et jeunes femmes sont formées sur l’éducation financière et le leadership;

-20 survivants/victimes ou affectés de mariage d’enfant ou autres violences pouvant nuire à leur épanouissement sont pris en charge sur le plan médical, financier.

W  Martial Gouba 

Burkina Demain

Compte rendu du Conseil des ministres du 13 décembre 2023

0

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 13 décembre 2023, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 11 H 55 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président de la Transition, Président du Conseil des ministres.

Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations, mis fin à des fonctions et autorisé des missions à l’étranger.

I DELIBERATIONS

I 1 AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

Le Conseil a adopté un décret portant normes d’élaboration des programmes et rapports d’activités dans les structures de l’Administration publique.

Ce décret est une relecture du décret n°2003-266/PRES/PM/MFPRE du 27 mai 2003 portant normes d’élaboration des programmes et rapports d’activités.

Les innovations majeures de ce décret sont relatives à :

– un démarrage du processus d’élaboration des contrats d’objectifs à partir de l’adoption du projet de loi de finances ;

– la révision des délais en vue de permettre aux départements ministériels de disposer des programmes et rapports d’activités adoptés par les Conseils d’administration des secteurs ministériels (CASEM) respectivement au 31 décembre de l’année N et au 31 mars de l’année N+1 ;

– la proposition de la date limite du 30 juillet pour le réaménagement/révision des programmes d’activités.

L’adoption de ce décret permettra d’améliorer l’élaboration des programmes et rapports d’activités ainsi que la performance des structures de l’Administration publique.

I 2 AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

Le Conseil a adopté deux (02) rapports.

Le premier rapport est relatif à une demande d’agrément portant nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Congo auprès du Burkina Faso.

Le Conseil a marqué son accord pour la nomination de Monsieur Gaston GAKOSSO, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Congo auprès du Burkina Faso, avec résidence à Abidjan, en République de Côte d’Ivoire.

Le second rapport est relatif à un projet de décret portant fin de fonction du Consul honoraire du Burkina Faso à Munich, République Fédérale d’Allemagne.

Monsieur Gisbert DREYER a été nommé en 2010 Consul honoraire du Burkina Faso à Munich avec pour circonscription la Bavière et Saxe mais depuis décembre 2022, l’intéressé a changé de domicile et réside à Berlin.

L’adoption de ce décret consacre la fin de fonction de Monsieur Gisbert DREYER en qualité de Consul honoraire du Burkina Faso à Munich, conformément à l’article 11 du décret n°2003-283/PRES/PM/MAECR du 09 juin 2003, portant règlementation de la fonction de Consul honoraire du Burkina Faso à l’étranger qui fait obligation au Consul de résider dans sa circonscription consulaire.

I 3 AU TITRE DU MINISTERE DE LA SOLIDARITE, DE L’ACTION HUMANITAIRE, DE LA RECONCILIATION NATIONALE, DU GENRE ET DE LA FAMILLE

Le Conseil a adopté un décret portant approbation des statuts particuliers de l’Institut national de formation en travail social (INFTS).

L’adoption de ce décret permet à l’Institut national de formation en travail social de se doter de textes règlementaires en vue d’accomplir efficacement ses missions, conformément aux dispositions du décret n°2014-613/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des Etablissements publics de l’Etat à caractère administratif.

I 4 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

Le Conseil a adopté un décret portant nomination d’un Membre de la Brigade nationale anti-fraude de l’or (BNAF).

L’adoption de ce décret permet la nomination de Monsieur Cyprien TRAORE, Mle 51 929 L, Inspecteur des douanes, Membre représentant le ministère de l’Economie, des finances et de la prospective, à la Brigade nationale anti-fraude de l’or pour un premier mandat de trois (03) ans.

I 5 AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME

Le Conseil a adopté un rapport relatif à une demande d’autorisation pour la mobilisation de ressources en vue de l’acquisition, l’installation et l’exploitation de nouveaux multiplex Télévision numérique terrestre (TNT) ainsi que l’opérationnalisation du nouveau modèle économique pour la Société burkinabè de télédiffusion (SBT).

Cette demande d’autorisation fait suite aux conclusions des travaux du comité national de suivi et d’orientation du projet multiplex de la TNT mis en place dans le cadre de la feuille de route adoptée en Conseil des ministres, le 03 novembre 2021.

L’ouverture d’autres multiplex permettra à terme à notre pays d’avoir une plus grande souveraineté en matière de canaux de diffusion. Elle offre également l’opportunité de recentrer le modèle économique de la SBT pour lui permettre d’assurer son équilibre financier et de participer à la mobilisation des ressources financières pour le Trésor public.

Il s’agira aussi de permettre à la SBT d’être un opérateur national de diffusion avec des contenus en clair pour les chaînes nationales et des bouquets payants.

L’adoption de ce rapport permettra à la Société burkinabè de télédiffusion d’entreprendre les actions nécessaires en vue d’acquérir, d’installer et d’exploiter les nouveaux multiplex TNT et d’opérationnaliser le nouveau modèle économique.

II COMMUNICATIONS ORALES

II 1 Le ministre des Affaires étrangères, de la coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur a fait au Conseil le compte rendu de la participation du Burkina Faso aux Sommets Saoudo-Afrique et Arabe-Afrique à Riyad, tenus les 10 et 11 novembre 2023 à Riyad, au Royaume d’Arabie Saoudite.

Placé sous le thème « Développement et prospérité : agriculture, éducation, santé et aide humanitaire », le sommet Saoudo-Afrique a permis aux Etats africains et au Royaume d’Arabie Saoudite de revisiter leur coopération et de réfléchir à des actions de renforcement. Le sommet Arabe-Afrique a permis de discuter de la crise sécuritaire et politique en Palestine.

Une cinquantaine de pays africains dont une quinzaine de Chefs d’Etat ont pris part à ces sommets autour de Son Altesse Royale, Mohammed Ben Salmane Ben Abdelaziz Al SAOUD, Prince héritier, Premier ministre du Royaume d’Arabie Saoudite.

En marge des travaux de ces sommets, des accords bilatéraux de financement ont été signés entre le Burkina Faso et le Royaume d’Arabie Saoudite. Il s’agit de l’accord de prêt pour le financement de la deuxième phase du Projet de développement de l’élevage laitier de la zone périurbaine de Ouagadougou (PDEL-ZPO II) et de l’accord de prêt pour le financement de la deuxième phase du Projet de construction et d’équipement du Centre hospitalier régional (CHR) de Manga.

II 2  Le ministre des Sports, de la jeunesse et de l’emploi a fait au Conseil le compte rendu de la participation du Burkina Faso à la 1ère table-ronde des ministres africains chargés de l’Enseignement, de la formation technique et professionnelle (EFTP) tenue du 10 au 14 novembre 2023 à Kinshasa en République démocratique du Congo (RDC).

Cette 1ère table-ronde est née de la volonté d’apporter des réponses concertées aux problématiques du chômage et du sous-emploi au regard des défis liés à l’insertion professionnelle des jeunes.

A l’issue des travaux, il a été mis en place un bureau exécutif du Réseau des cadres de qualification et de certification regroupant toutes les communautés régionales africaines. Le Burkina Faso a été désigné à l’unanimité comme membre représentant la Communauté des Etats sahélo sahariens (CEN-SAD) pour siéger au sein dudit bureau pour un mandat de trois (03) ans.

III NOMINATIONS ET FIN DE FONCTIONS

III 1 NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS

– Madame Yéri Mathilde Ida SIB, Mle 112 441 G, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 5ème échelon, est nommée Directrice des finances et de la comptabilité du Fonds d’assistance judiciaire.

B AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

– Monsieur Moustapha Alassane TASSEMBEDO, Mle 207 965 L, Ingénieur halieute, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur général des ressources halieutiques ;

– Monsieur Inoc POODA, Mle 91 480 R, Ingénieur d’agriculture, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Chef de département de la résilience et de la nutrition au Secrétariat exécutif du Conseil national de sécurité alimentaire (SE-CNSA);

– Monsieur Serge Bonaventure BANCE, Mle 288 588 H, Ingénieur d’élevage, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Chef de département de la gestion des crises et vulnérabilités en élevage ;

– Monsieur Irissa ILBOUDO, Mle 57 453 X, Ingénieur agronome, 1ère classe, 11ème échelon, est nommé Chef de département de la gouvernance, de la planification et du suivi-évaluation au Secrétariat exécutif du Conseil national de sécurité alimentaire.

C AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME, DES AFFAIRES FONCIERES ET DE L’HABITAT

– Monsieur Franck Ismaël Télesphore KABORE, Mle 343 577 Y, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Chef de département des projets et programmes de logements au Secrétariat permanent de la promotion du logement ;

– Monsieur Moussa ZONGO, Mle 59 924 V, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Chef de département des études, de la planification et du suivi-évaluation au Secrétariat permanent de la promotion du logement.

III 2 FIN DE FONCTIONS

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA SECURITE

Le Conseil a mis fin aux fonctions de Haut-commissaire de province de :

– Monsieur Jean Marie KIENTEGA, Mle 105 186 K, Administrateur civil, Province du Noumbiel.

Le Conseil a également mis fin aux fonctions de Préfets de département de :

– Monsieur Abdoulaye ILBOUDO, Mle 247 228 L, Secrétaire administratif, département de Korsimoro, Province du Sanmatenga ;

– Monsieur Fousséni KONATE, Mle 304 118 W, Administrateur civil, département de Batié, Province du Noumbiel ;

– Monsieur Yaya FARAMA, Mle 260 520 A, Secrétaire administratif, département de Loropéni, Province du Poni.

III 3 NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :

– du Centre hospitalier régional de Tenkodogo (CHR-TKD) au titre du ministère de la Santé et de l’hygiène publique ;

– de l’Ecole polytechnique de Ouagadougou (EPO) au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.

A  MINISTERE DE LA SANTE ET DE L’HYGIENE PUBLIQUE

Le Conseil a adopté un décret portant nomination des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Centre hospitalier régional de Tenkodogo (CHR-TKD) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de la Santé et de l’hygiène publique :

– Madame Aminata NANA/BOUNDAONE, Mle 58 195 L, Administrateur des hôpitaux et des services de santé.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LA COMMISSION MEDICALE D’ETABLISSEMENT

– Monsieur Gaël Ulrich Yissan ZIO, Mle 231 471 K, Médecin interniste.

B MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Daouda OUEDRAOGO, Mle 111 139 M, Administrateur des services financiers, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective au Conseil d’administration de l’Ecole polytechnique de Ouagadougou (EPO) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Madame Léa, 2ème Jumelle ZAGRE/RIMTOUMDA.

 

Le porte-parole du Gouvernement

Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO

Assassinat Norbert Zongo : Tout sur le dossier 25 ans après le drame !

0

25 ans après l’assassinat du journaliste Norbert Zongo et de ses compagnons d’infortune dont l’on commémore ce mercredi 13 décembre la 25ème année de leur disparition, le dossier judiciaire n’est pas encore prêt de livrer son verdict.

Comme ici le 13 décembre 2022, les porteurs et défenseurs du dossier Zongo ont déposé ce mercredi encore des gerbes de fleurs sur la tombe de l’illustre défunt

13 décembre 1998- 13 décembre 2023. Cela fait exactement un quart de siècle que les commémorations se succèdent avec leur traditionnelle rituelle de dépôt de gerbes sur la tombe de Norbert Zongo et de ses compagnons. Mais sur le front judiciaire, les choses n’avancent pas comme on l’aurait souhaité. C’est toujours, comme diraient certains, le ‘’tango-tango’’, tantôt des avancées, tantôt des blocages ou des reculs. Pour autant, les porteurs et défenseurs du dossier, la famille et le peuple, sont loin d’avoir abdiqué.

Les assurances du ministre de la justice, garde des sceaux Bayala

Me Edasso Rodrigue Bayala, ministre de la justice, des humains, garde des sceaux

«Tout sera mis en œuvre afin que le dossier judiciaire relatif à l’assassinat du journaliste Norbert ZONGO et de ses trois  compagnons puissent connaître une issue dans le strict respect des règles de la procédure pénale en vigueur au Burkina Faso qui imposent le respect des droits fondamentaux des parties» , rassurait en septembre dernier dans un communiqué  le ministre de la justice, des droits humains, des relations avec les institutions, garde des sceaux, Edasso Rodrigue Bayala. Me Bayala a fait cette assurance à l’opinion nationale et internationale suite l’arrêt le 7 septembre 2023 de la Cour européenne des droits de l’homme du 7 septembre 2023 de ne pas extrader François Compaoré, soupçonné d’avoir joué un rôle dans le meurtre de l’auteur de Parachutage.

La détermination affichée des porteurs et défenseurs du dossier

Les responsables du CODMPP et de la CCVC ont réaffirmé le 7 décembre leur détermination à maintenir le cap dans la lutte pour la justice pour Norbert Zongo et ses 3 compagnons

De leurs côtés, pour affirmer leur détermination à aller jusque bout dans ce dossier, les responsables du Collectif des organisations démocratiques de masse et de partis politiques (CODMPP) et de la Coalition nationale de lutte contre la vie chère, la corruption, la fraude, l’impunité et pour les libertés (CCVC) ont opté de commémorer ce 25ème anniversaire de l’assassinat de Norbert Zongo et de ses compagnons sous ce thème : «Pour le sacrifice suprême consenti pour les libertés, la défense des droits humains et la bonne gouvernance, poursuivons la lutte pour la vérité et la justice pour Norbert Zongo et ses compagnons». Ces porteurs et défenseurs inlassables de l’affaire Norbert Zongo l’ont annoncé le 7 dernier lors d’un point de presse à Ouagadougou. Et comme lors des précédentes commémorations, ils devraient faire un tour du côté du Gounghin pour déposer des gerbes de fleurs sur la tombe du fondateur de l’Indépendant.

Vers un procès par contumace des accusés ?

François Compaoré et son avocat Me Olivier Sur

A écouter Me Prosper Farama, l’un des avocats de la partie civile, avec le refus d’extradition de François Compaoré par le CEDH, il ne reste que la perspective d’un procès par contumace, c’est-à-dire en l’absence des accusés. Comme ce fut le cas pour certains accusés dans le procès historique de l’assassinat de Thomas Sankara et de ses compagnons tenu d’octobre 2021 à avril 2022. Est-ce aussi ce que le garde des sceaux a-t-il voulu dire assurant : «Tout sera mis en œuvre afin que le dossier judiciaire relatif à l’assassinat du journaliste Norbert ZONGO et de ses trois  compagnons puissent connaître une issue dans le strict respect des règles de la procédure pénale en vigueur au Burkina Faso qui imposent le respect des droits fondamentaux des parties».

Portes et fenêtres closes dans plusieurs établissements scolaires

En attendant d’en savoir davantage sur les intentions des autorités judiciaires sur le dossier, cette journée du 13 décembre, comme les précédentes, ne passera pas inaperçue dans le pays, ne serait-ce que le milieu scolaire, où beaucoup d’établissements comme dans la capitale, ont choisi purement et simplement de fermer leurs portes pour éviter d’éventuelles violentes manifestations.

Christian Tas

Burkina Demain