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Compte rendu du conseil des ministres extraordinaire du 29 février 2016

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Le conseil des ministres s'est focalisé sur l'organisation des départements ministériels

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le lundi 29 février 2016, en séance extraordinaire, de 9 H 30 mn à 14 H 30 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.

Le conseil des ministres s'est focalisé  sur l'organisation des départements ministériels
Le conseil des ministres s’est focalisé sur l’organisation des départements ministériels

Le conseil des ministres a adopté des décrets portant organisation de vingt-deux (22) départements ministériels.

Il s’agit :

– du ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité intérieure ;

– du ministère des Affaires étrangères, de la coopération et des Burkinabé de l’extérieur ;

– du ministère de la Justice, des droits humains et de la promotion civique ;

– du ministère de l’Economie, des finances et du développement ;

– du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale ;

– du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation ;

– du ministère de l’Education nationale et de l’alphabétisation ;

– du ministère de la Santé ;

– du ministère de l’Agriculture et des aménagements hydrauliques ;

– du ministère de l’Eau et de l’assainissement ;

– du ministère des Infrastructures ;

– du ministère de l’Energie, des mines et des carrières ;

– du ministère des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière ;

– du ministère du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat ;

– du ministère des Ressources animales et halieutiques ;

– du ministère de la Jeunesse, de la formation et de l’insertion professionnelle ;

– du ministère de la Femme, de la solidarité nationale et de la famille ;

– du ministère de la Communication et des relations avec le parlement ;

– du ministère de l’Urbanisme et de l’habitat ;

– du ministère de l’Environnement, de l’économie verte et du changement climatique ;

– du ministère de la Culture, des arts et du tourisme ;

– du ministère des Sports et des loisirs.

L’adoption de ces décrets permet de doter ces différents départements ministériels d’un cadre règlementaire en cohérence avec les dispositions du décret N°2016-006/PRES/PM/SGG-CM du 08 février 2016 portant attribution des membres du gouvernement et du décret N°2016-027/PRES/PM/SGG-CM du 23 février 2016 portant organisation type des départements ministériels.

 

Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement

Rémis Fulgance DANDJINOU

Burkina Demain

Zimbabwe : Quand la légende Mugabé fait encore jaser

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Les détracteurs du président Robert Mugabé ont encore, depuis samedi dernier, date de la célébration ‘’en grande pompe’’ de son 92e anniversaire, de quoi mettre sous la dent. Il est reproché au vieux Bob d’avoir opté pour ce show qui aurait coûté près de 800 000 dollars ; alors que ses compatriotes meurent de faim du fait de la sécheresse dans la région.

Malgré l’état de catastrophe naturelle que connaît le Zimbwabwe, du fait de la sécheresse ; le pouvoir à Hararé n’a pas jugé nécessaire de rompre avec la tradition de célébration en grande pompe de l’anniversaire du charismatique leader, Robert Mugabé. Ainsi pour les festivités du 92e anniversaire du vieux, ce 27 février 2016 à Masvingo dans le sud pays, pas moins de 50 000 personnes ont invitées. Le montant de la facture est estimé à près de 800 0000 dollars.

Si pour les partisans de Mugabé, cette célébration en grande pompe de leur champion relève de l’ordre normal des choses, elle pose en revanche problème pour les détracteurs de la légende Mugabé. Ces derniers, invoquant l’état de famine du pays, tirent à boulet rouge sur le chantre de l’indépendance africaine.

Mais cela est loin d’émousser les ardeurs de Mugabé qui ne se lasse jamais de se poser en défenseur de l’indépendance et des valeurs africaines. Ainsi, il a réaffirmé avec véhémence l’opposition des Africains à l’homosexualité que voudraient leur opposer les occidentaux en contrepartie de leur aide.

Le président Robert Mugabe s'est toujours posé en défenseur de l'indépendance et des valeurs africaines
Le président Robert Mugabe s’est toujours posé en défenseur de l’indépendance et des valeurs africaines contre les Occidentaux

Il y a quelques semaines, dans un discours testament au siège de l’Union africaine à Addis Abeba, Robert Mugabé, au terme d’un an de présidence à la tête de l’organisation continentale, s’était montré également très virulent vis-à-vis des occidentaux par rapport au traitement d’inégalité réservé aux Etats africains dans les instances internationales, notamment aux Nations-Unies. Il a, à cette occasion, souligné avec force la nécessité pour l’Afrique d’être aussi représentée au conseil de sécurité de l’ONU par des membres permanents disposant de droit de véto. Dans cette longue diatribe contre les puissances occidentales, Mugabé n’avait ménagé personne. Pas même Banki-moon qui était là pour faire amicalement ses adieux à l’Union africaine en tant que secrétaire général des Nations Unies ; à fortiori Barack Obama. «Vous n’êtes pas un des leurs. Nous savons d’où vous venez… », avait lancé Mugabé au secrétaire général sortant de l’ONU.

Comme quoi, le vieux Bob, on l’aime ou on ne l’aime pas. Il ne changera pas. Et il l’a même dit dans ce discours testament du 30 janvier 2016 à Addis Abeba, lors du 26e sommet de l’Union africaine : «Tant que j’aurai l’énergie nécessaire, je me battrai toujours de cette façon. Ce sera ainsi jusqu’à la fin de mon souffle».

Martin Philippe

Burkina Demain

Pourquoi n’y a-t-il pas eu de passation de charges entre Yacouba Zida et Paul kaba Thiéba?

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Par correspondances, Monsieur et Madame Zida renoncent à leurs terrains

C’est fait, la page Zida est derrière nous . Le nouveau premier ministre, Paul Kaba Thiéba est déjà au four et au moulin. Il accorde des audiences, effectue des visites de terrain, en vue de panser les plaies. C’est bien, c’est encourageant, mais une question demeure. Y aura-t-il de passation de charge avec le premier ministre de la transition, Yacouba Isaac Zida?
zida

Alors que des ministres ont été installés par le secrétaire général du gouvernement, le premier ministre, Paul kaba Thiéba ne l’a pas été du tout. On ne sait pas pourquoi. La seule certitude, le chef du gouvernement entrant est allé saluer le sortant dès son arrivée à Ouagadougou, le 7 janvier dernier. Cela a-t-il suffit?

A ce jour, fusent une foultitude d’interrogations. On se demande, entre autres, s’il y a des points d’achoppement sur certains dossiers. C’est tout le sentiment qu’on a surtout qu’on sait que dès son catapultage à la tête de la primature, le lieutenant-colonel Zida a commencé à violer, avec insouciance, les textes qui régissent le fonctionnement de l’administration publique. On retient surtout qu’il s’est fait bombarder général et procéder à des nominations fantaisistes.

Pas seulement, il a enjambé la règlementation générale des marchés publics qui fixent les conditions de recours par entente directe, portant ainsi un coup dur aux finances publiques. On dénombre près de 40 milliards de F CFA entre le premier et l’avant dernier conseil des ministres du gouvernement de la transition.

A l’époque, Beyon Luc Adolphe TIAO, nommé premier ministre le 18 avril dernier, a effectivement pris fonction le 22 avril, en remplacement du sortant, Tertius ZONGO, sous la direction du secrétaire général du gouvernement sortant, promu ministre de l’habitat et de l’urbanisme, Yacouba Barry.

Vivement des explications et des clarifications sur cette zone d’ombre. Surtout que les nouvelles autorités ont promis une gestion vertueuse.

Anderson Koné
BURKINA Demain

Simon Compaoré parle aux responsables de projets de son ministère

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Le ministre d’Etat en charge de la Sécurité, Simon Compaoré, a rencontré les responsables des projets et programmes de son département ministériel, ce 25 février 2016 à Ouagadougou. Objectif, avoir une idée sur le niveau d’exécution des projets et programmes.
SIMON

« Le secrétaire général et moi venons d’être affectés dans ce ministère. Nous avons besoin de connaître ce qu’il y a et ce qui se passe dans le ministère pour prendre des mesures afin d’aller rapidement vers les objectifs qui nous ont été assignés par nos supérieurs », a-t-il relevé, en affirmant que ces projets permettront de faire de la décentralisation une réalité.

Cela étant, il a parlé des élections municipales, en soutenant que les élus auront les moyens nécessaires pour mettre en œuvre des projets de développement en matière d’assainissement de santé, d’éducation, etc. «Les différentes collectivités doivent être en mesure de mener ces projets dans leurs communes et régions pour que leurs populations se sentent mieux afin qu’il y ait un mieux vivre au Burkina Faso», a-t-il conclu.

Au nombre des projets, il y a le programme d’appui aux collectivités territoriales (PACT), le projet fonds de développement communal (FPDCT/FICOD VI), l’appui à la décentralisation et à la participation citoyenne (DEPAC), le programme d’appui à la réforme et aux élections (PARE).

Mathias Lompo
Burkina Demain

Africallia 2016 : l’énergie au cœur des débats

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Le présidium de la conférence-débat sur l'énergie

La 4e édition du forum ouest africain de développement des entreprises (Africallia 2016) a ouvert ses portes ce jeudi 25 février 2016 dans la salle de conférences de Ouaga 2000. A cette occasion, une conférence-débat sur l’importance de l’énergie pour la réussite des affaires a été animée par des experts et les participants au forum.

Le présidium de la conférence-débat sur l'énergie
Le présidium de la conférence-débat sur l’énergie

Bien avant de parler business, les hommes et femmes d’affaires des 23 pays présents au Forum Africallia 2016, ont parlé énergie. Pour mieux cerner la problématique de l’énergie, trois conférenciers, le professeur Bernard Hessou du Système d’échange d’énergie électrique Ouest africain, Jean De Dieu Yaméogo du Ministère de l’énergie, des mines et des carrières et le professeur Azoumah Yaode l’Association des professionnels des énergies renouvelables de l’Afrique de l’Ouest ont livré chacun une communication sur le sujet crucial de l’énergie. La police des débats a été assurée par Pierre Claver Damiba, consultant international, ancien responsable de la Banque mondiale et de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD).

Situation énergétique dans la sous-région ouest africaine
Selon le professeur Bernard Hessou, l’Afrique de l’ouest dispose d’importantes sources énergétiques. La région regorge de 30% des réserves de pétrole et 2% du gaz naturel du continent. Il ajoute que la puissance installée est de 17.5 Gigawatts mais que seuls 8 Gigawatt étaient disponibles. Cependant le professeur Hessou fait remarquer que la grande déception est que les capacités de productions et de transport sont peu développées. Du coup, il conclu qu’« on observe que le coût de l’énergie dans cette partie de l’Afrique est très élevé».
Ce point de vue est aussi partager par le professeur Arzoumah Yao. Pour lui, il est vraiment regrettable que de 17.5 Gigawatts de puissance installée c’est uniquement 8 Gigawatts qui soient disponibles. Cela voudrait dire que « nous devons revoir nos infrastructures de transport et de production sinon nous travaillons beaucoup pour ne rien faire », dira-t-il.
Mais, des mesures sont prises en vue de réduire significativement le problème. C’est l’exemple du protocole additionnel sur l’énergie adopté en 2003. Il y a aussi le plan d’urgence et de sécurité d’approvisionnement en énergie et le plan directeur de production et de transport de l’électricité en février 2012, qui prévoit la production à l’horizon 2025 de 10 000 MW et 16 000 kilomètres de ligne d’interconnexion, etc.

Pour ce qui est du Burkina Faso, le représentant du ministère des énergies, des mines et des carrières (MEMC) Jean De Dieu Yaméogo a présenté la nouvelle vision dudit ministère. La vision à l’horizon 2025 du MEMC, assure-t-il, c’est de s’appuyer sur les ressources énergétiques endogènes, notamment le solaire, pour combler le déficit énergétique que connait notre pays. Sur le plan régional Jean Yaméogo pense que le Burkina ne peut pas se passer des interconnexions électriques.

Des participants à l'ouverture du forum AFRICALLIA
Des participants à l’ouverture du forum AFRICALLIA

Quelques solutions pour développer le secteur de l’énergie dans la sous-région
Des pistes de solutions ont été proposées par les uns et les autres au cours de cette conférence pour améliorer l’offre et la qualité énergétiques de la zone ouest-africaine. Il s’agit entre autre de promouvoir les investissements privés dans le secteur énergétique. Toutefois le Pr. Yao estime que le système classique de prêt ne permet pas aux petites entreprises intervenant dans le domaine de développer la filière. D’où la nécessité d’une concertation entre les banques locales pour voir quel type de financement pourra aider à développer cette filière. Les zones à fort potentiel énergétique doivent contribuer à alimenter les zones à faibles potentiel énergétique. Développer un système interconnecté régional et accroitre l’accès à l’électricité. Harmoniser les législations dans le secteur électrique et créer un marché ouvert et compétitif de l’énergie. Promouvoir et développer les infrastructures de transport et assurer des échanges d’énergie entre les Etats membres de la CEDEAO.
Joachim Batao
Burkina Demain

Gianni Infantino élu à la tête de la FIFA

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Le Suisse Gianni Infantino, âgé de 45 ans, a été élu au 2e tour à la tête de la Fifa, ce 26 février 2016 à Zurich, pour un mandat censé s’achever en 2019. Infantino a recueilli 115 voix, devant le Cheikh Salman, 88 voix.
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Le Jordanien Ali a obtenu 4 voix et le Français Jérôme Champagne, 0. Le Sud-Africain Tokyo Sexwale s’était retiré juste avant le scrutin. Au 1er tour, Infantino avait légèrement devancé Salman avec 88 voix contre 85.

L’ancien bras droit de Michel Platini à la confédération européenne de foot (Uefa) succède donc au Suisse Joseph Blatter, démissionnaire puis suspendu en 2015.

Gianni Infantino est le neuvième président de la Fédération internationale de football (Fifa). Il y a encore cinq mois, Gianni Infantino apparaissait aux yeux du grand public comme le simple maître de cérémonie des tirages au sort de compétitions organisées par l’Uefa. Mais le destin de ce Suisse âgé de 45 ans a basculé avec les ennuis de son désormais ex-patron, Michel Platini.

L’Uefa, soucieuse de préserver ses intérêts et sa prédominance sur le football mondial, a donc décidé de présenter un candidat de substitution : Infantino, technocrate affable, habile et polyglotte. Un homme consensuel, avec un tropisme africain, capable donc d’arracher quelques précieuses voix au sein du principal réservoir de votes : la Confédération africaine (CAF).

FIFA : LES PRECEDENTS PRESIDENTS

Robert Guérin (France), de 1904 à 1906
Daniel Burley Woolfall (Angleterre), de 1906 à 1918
Jules Rimet (France), de 1921 à 1954
Rodolphe William Seeldrayers (Belgique), de 1954 à 1955
Arthur Drewry (Angleterre), de 1955 à 1961
Stanley Rous (Angleterre), de 1961 à 1974
Joao Havelange (Brésil), de 1974 à 1998
Joseph Blatter (Suisse), de 1998 à 2015.

*Le Néerlandais Carl Anton Hirschman (1918-1920), le Suisse Ernst Thommen (1961) et le Camerounais Issa Hayatou (2015-2016) ont été présidents par intérim.

Anderson Koné
Burkina Demain

Présidentielle nigérienne : Hama Amadou au second tour face au président sortant

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Hama Amadou mènera le duel face au président sortant depuis sa prison

Il y aura bel et bien un second tour dans la présidentielle nigérienne du 21 février 2016. Au vu des résultats du premier tour du scrutin proclamés ce vendredi par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), l’opposant prisonnier Hama Amadou avec ses 17% de voix affrontera au second tour le président sortant, Mahamadou Issoufou, crédité, lui, de près de 48% des suffrages.

Président sortant, Mahamadou Issoufou, entend l'emporter dès le premier tour du scrutin
Président sortant, Mahamadou Issoufou, entendait l’emporter dès le premier tour du scrutin mais les résultats des urnes ont décidé autrement

Le Niger, ce n’est pas la Guinée, encore moins la Côte d’Ivoire où les présidents sortants, Alpha Condé et Alassane Ouattara, sont parvenus à se faire réélire dès le premier tour de présidentielle. Le président nigérien Mahamadou Issoufou qui vient d’être contraint à un second tour dans le cadre de la présidentielle du 21 février, ne dira pas le contraire. Il a perdu ainsi son pari de l’emporter un coup KO, comme on dit. Le chef de l’Etat sortant affrontera donc au second tour son principal adversaire, Hama Amadou.
Hama Amadou mènera le duel face au président sortant depuis sa prison
Hama Amadou mènera le duel face au président sortant depuis sa prison

On peut parler de demie -victoire pour les partisans de Hama Amadou qui déniaient toute capacité à Mahamadou Issoufou de l’emporter au premier tour du scrutin, sauf avec le recours aux fraudes. En revanche, ils doivent encore patienter, voire encore plus longtemps, par rapport à leur ambition affichée de faire élire leur champion président de la République. Et au regard de la configuration des résultats du premier tour, Amadou aura fort à faire pour combler l’écart de 30% avec le président sortant.
Sauf un scénario catastrophe, Mahamadou Issoufou devrait rempiler au second tour pour un second mandat de cinq ans.
Naturellement, Hama Amadou n’a pas dit son dernier mot et aucune prédiction de victoire n’est valide avant les résultats des urnes. C’est aux électeurs nigériens de décider en dernier ressort de celui entre Issoufou et Amadou qui va présider aux destinées du Niger pour les cinq prochaines années.

Martin Philippe
Burkina Demain

Rentrée parlementaire du MPP : Insécurité et élections locales au cœur des échanges

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La rentrée parlementaire du MPP a lieu à Koudougou

Du 25 au 26 février 2016, se tient à Koudougou, la rentrée du groupe parlementaire du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP). Au menu de cette rencontre, la sécurité nationale et les élections municipales à venir.

L'insécurité et les municipales au menu des journées parlementaires du parti au pouvoir
L’insécurité et les municipales au menu des journées parlementaires du parti au pouvoir

« Réussir les élections locales pour optimiser la mise en œuvre du programme quinquennal du président du Faso dans un contexte de besoin sécuritaire : quelle contribution du groupe parlementaire MPP ? », c’est sous ce thème que se tient la rentrée du groupe parlementaire du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP).
La cérémonie d’ouverture desdites journées est intervenue dans la matinée du 25 février dernier, dans la « cité du Cavalier rouge ». Cette rencontre se tient dans un contexte national marqué par des conjonctions d’évènements politiques sociaux économiques et sécuritaires inédits, a relevé le président du groupe parlementaire du MPP, Alassane Sakandé.
Alassane Sakandé, président du groupe parlementaire MPP, lors de son intervention
Alassane Sakandé, président du groupe parlementaire MPP, lors de son intervention

Mobiliser des ressources financières et endiguer l’insécurité
A l’en croire, la rencontre vise à outiller les membres du groupe parlementaire, afin que ceux-ci puissent non seulement défendre de manière conséquente le programme du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, mais aussi soutenir les projets de lois indispensables à sa mise en œuvre. Durant deux jours, les députés de la majorité parlementaire entendent ainsi mener la réflexion sur les pistes de mobilisation des ressources financières nécessaires au financement du programme présidentiel et sur les réponses à apporter pour endiguer le phénomène de l’insécurité sur l’ensemble du territoire national. C’est du moins, la précision qu’a faite M. Sakandé.

En sus, il s’agira pour ces députés, cadres du parti majoritaire, d’affûter leurs armes pour les élections municipales prévues le 22 mai prochain. En effet, dira Alassane Sakandé, « Les élections locales à venir revêtent une importance capitale dans le processus d’application du programme du président Roch Marc Christian Kaboré. Il est impérieux pour nous de les remporter d’où la nécessité de partager nos expériences sur le sujet ».

Relativement à la question sécuritaire, le président du groupe parlementaire du MPP a appelé à la vigilance.  » Nous devons rester vigilants et debout pour mettre en échec toute velléité déstabilisatrice d’où qu’elle vienne », a-t-il lancé à ses camarades.

D’autres groupes parlementaires représentés
Signalons que la cérémonie d’ouverture de ces journées parlementaires a enregistré la présence de représentants d’autres groupes parlementaires de l’Assemblée nationale. Il s’agit des groupes parlementaires Paix, justice et réconciliation nationale, Union pour le progrès et le changement (UPC), Burkindlim. Ces derniers ont, dans leurs discours respectifs, salué l’initiative des députés du MPP qui, selon eux, vise à endiguer le phénomène de l’insécurité au pays des Hommes intègres. Faisant allusion aux élections municipales à venir, le représentant du groupe parlementaire Burkindlim, Aziz Hamadou Diallo, a, dans un air plaisantin, lancé ceci aux députés du MMP : « S’il vous plait, ne prenez pas tout car nous voulons aussi optimiser le programme quinquennal du président ».

Le présidium à l'ouverture des journées parlementaires du MPP
Le présidium à l’ouverture des journées parlementaires du MPP
Paul Kaba Thiéba et Simon Compaoré annoncés
Le Premier ministre Paul Kaba Thiéba et le ministre en charge de la sécurité, Simon Compaoré ont été annoncés pour prendre part aux travaux du groupe parlementaire. Les deux vont échanger avec les députés respectivement sur la mobilisation des ressources financières nécessaires à la mise en œuvre du programme quinquennal du président du Faso, sur les élections locales et la lutte contre l’insécurité.

FP
Pour Burkina demain

AFRICALLIA 2016 : 441 participants de 23 pays au rendez-vous

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Les participants à AFRICALLIA 2016 viennent des quatre coins du monde

C’est parti officiellement ce jeudi 25 février 2016 pour le quatrième Forum Ouest-Africain de Développement des Entreprises (AFRICALLIA 2016). C’est le Premier ministre burkinabè, Paul Kaba Thièba, qui a présidé l’ouverture du forum au nom du président Roch Marc Christian Kaboré.

Le présidium à l'ouverture du forum ce 25 février 2016 à la salle des Banquets de Ouaga 2000
Le présidium à l’ouverture du forum ce 25 février 2016 à la salle des Banquets de Ouaga 2000

441 participants représentant 374 entreprises de 23 pays. Voilà résumés les chiffres clés du quatrième Forum Ouest-Africain de Développement des Entreprises (AFRICALLIA 2016) qui a débuté officiellement ce jeudi 25 février 2016 à Ouagadougou. Alors que l’objectif, à en croire Adama Traoré, président de la délégation spéciale de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso (CCI-BF), organisatrice du Forum AFRICALLIA, c’était de réunir au moins 400 chefs d’entreprises de l’Afrique de l’Ouest et du reste du monde. Un taux de participation satisfaisant, compte tenu du contexte sécuritaire national et sous- régional précaire et encore dominé la crainte du terrorisme.
Une minute de silence a été observée pour les douloureux événements vécus au cours de l'année
Une minute de silence a été observée pour les douloureux événements vécus au cours de l’année

Les attaques du 15 janvier restent encore vivaces dans les esprits. C’est pourquoi, le Premier ministre Paul Kaba Thièba, qui a présidé l’ouverture du Forum au nom du président Roch Marc Christian Kaboré, voit en cette forte participation une confiance en l’avenir du Burkina dans ces circonstances difficiles. Il a d’ailleurs rappelé les périodes difficiles que le pays a traversées au cours des derniers mois.
Comme ceux qui l’ont précédé à la tribune, en l’occurrence le président de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) Cheikhe Hadjibou Soumaré ou la déléguée spéciale de FUTURALLIA, le PM Thièba a salué la contribution d’AFRICALLIA à l’investissement et à la compétitivité de nos Etats.
AFRICALLIA, faut-il le rappeler, est un forum multisectoriel de développement des entreprises ; il se tient tous les deux ans, depuis la première édition en 2010. Plateforme unique de rendez-vous d’affaires individuels et personnalisés entre des entreprises de la CEDEAO et du reste du monde, AFRICALLIA permet aux dirigeants et chefs d’entreprises de faire, dit-on, le tour du monde en 48 heures (25 et 26 février pour cette édition 2016) en un seul lieu pour rechercher des alliances technologiques, commerciales ou financières.
Les intervenants à l’ouverture d’AFRICALLIA 2016 ont en outre relevé la pertinence du choix de la thématique énergie. Le déficit énergétique mine la compétitivité de nos économies, reconnait le président Soumaré.
Pour sa part, Thièba a réaffirmé l’engagement de trouver des solutions aux problèmes énergétiques au Burkina Faso qui est une des conditions de la compétitivité de l’économie nationale qui tient à cœur le président Kaboré et son gouvernement. Il a rappelé le coût élevé du kilowatt heure au Burkina (118 francs CFA le kilowatt heure) contre 74 francs CFA le kilowattheure au Mali. Par ailleurs, sur la question de la compétitivité de l’économie burkinabè, le Premier ministre a indiqué que l’objectif de son gouvernement, c’était de faire figurer dès 2017 le Burkina Faso parmi le top dix des pays africains où il est facile de faire des affaires.
La problématique de l’accès à l’énergie, au cœur du présent Forum, a par la suite fait l’objet de communications, assurées des experts. Nous y reviendrons.

Bazomboué Grégoire Bazié
Bukinademain.com

RDC: de nouvelles dissidences dans le parti au pouvoir

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La Majorité présidentielle (MP), coalition au pouvoir en RD Congo, réclame le « retrait des candidatures des partis politiques et personnalités membres de la MP » qui n’ont pas obtenu « quitus de [leur] famille politique » pour se présenter à l’élection des gouverneurs dans les nouvelles provinces.

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La Majorité présidentielle (MP) semble s’acheminer vers une nouvelle crise en RD Congo. Après le départ de sept partis (G7) et de Moïse Katumbi, le dernier gouverneur de la province minière de l’ex-Katanga, la coalition au pouvoir semble être aux prises avec une nouvelle rébellion interne.

Dans une requête adressée le 23 février au bureau de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), Aubin Minaku, chef de la coalition au pouvoir, a rejeté le dépôt des candidatures pour l’élection des gouverneurs et vice-gouverneurs dans les 21 nouvelles provinces de certains « membres des partis et personnalités politiques de la MP » qui n’ont pas obtenu le « quitus de [leur] famille politique ».

Dans le collimateur du secrétaire général de la MP, « l’on retrouve entre autres 10 des 14 candidats du camp présidentiel qui ont choisi de déposer leur candidature en qualité d’indépendants dans le Tanganyika, le Haut-Lomami, le Lualaba et le Haut-Katanga, quatre nouvelles provinces de l’ex-Katanga », confie une source proche du dossier.

Dans son courrier, la MP rappelle qu’elle « s’est fait l’honneur de déposer les listes de ses candidats gouverneurs et vice-gouverneurs [le 10 février] à travers le provinces concernées » et que toutes les autres candidatures déposées après cette date et celles qui « ne sont pas soutenues par des mandats et procurations politiques de la famille politique (…) tombent caduques ».

La coalition au pouvoir exige enfin que les nouveaux frondeurs, qui « prétextent devenir indépendants » prouvent leur départ de la coalition au pouvoir pour concourir. Et peu importe si le président Joseph Kabila lui-même, autorité morale de la MP, s’est toujours présenté à la présidentielle comme « candidat indépendant ».

Anderson Koné
BURKINADEMAIN.COM