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Crise énergétique au Burkina : Makhtar Diop promet le soutien de la Banque mondiale

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Makhtar Diop, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique subsaharienneMakhtar Diop,

En visite au Burkina Faso, le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique subsaharienne, Makhtar Diop, a été reçu en audience ce mardi 9 février 2016 par le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré.

vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique subsaharienneMakhtar Diop,
Makhtar Diop, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique subsaharienneMakhtar Diop

«L’énergie est un élément essentiel pour la croissance économique d’un pays, pour la réduction de la pauvreté et le bien-être de la population. Pour ce faire, la Banque mondiale soutiendra la construction de centrales thermique et solaire en quantité suffisante afin de régler le déficit énergétique du Burkina Faso. Nous allons définir la taille exacte des centrales et le montant. Nous pensons à des dizaines de mégawatts».

C’est en ces termes que le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique subsaharienne, Makhtar Diop, a lâché ce mardi à la presse, à l’issue de son audience avec le président Roch Marc Christian Kaboré, la bonne nouvelle. A savoir que face à la crise de l’offre énergétique, le nouveau gouvernement pouvoir burkinabè peut compter sur le soutien de la Banque mondiale.

Accroître l’investissement dans le secteur agricole

L’agriculture et l’élevage ont été les autres points abordés par le vice-président Diop lors de son audience avec le chef de l’Etat. Outre le projet Bagrepole, la BM souhaite créer les conditions pour accroître l’investissement dans le secteur agricole et augmenter les surfaces irriguées. L’enseignement a également figuré au menu de l’audience présidentielle de Diop. Le président Roch Marc Christian Kaboré souhaite, a-t-il, un appui pour la réalisation d’infrastructures universitaires, surtout dans les domaines de la science, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques. «Ce sont des fondations sur lesquelles toute économie qui souhaiterait se transformer doit s’appuyer. Il s’agit de former des gens qui puissent produire et transformer les biens qui existent dans nos pays», souligne le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique subsaharienne.

Le tête-à-tête entre Makhtar Diop et le président Roch Kaboré est porteur d'espoir pour le secteur de l'énergie
Le tête-à-tête entre Makhtar Diop et le président Roch Kaboré est porteur d’espoir pour le secteur de l’énergie

Secteur privé et le désenclavement du Burkina

 Il s’est en outre agi de désenclavement du Burkina et de l’appui de la Banque mondiale au secteur privé. Sur ce dernier point, Makhtar Diop s’est voulu très rassurant : «La partie de la Banque mondiale qui s’occupe du secteur privé n’a aucune contrainte particulière de ressources. Il s’agit juste de présenter des projets bancables».

«Le Burkina Faso a connu une situation économique assez difficile ces deux dernières années. Notre visite vise à montrer la volonté de mon institution d’appuyer et d’accompagner le gouvernement dans ses efforts de redressement de l’économie burkinabè», a encore rassuré Makhtar Diop.

 

Martin Philippe

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Esse Art & Design : une maison vestimentaire africaine prisée en Amérique

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Les produits Esse Art & Design suscitent toujours de l'intérêt chez les africains et les occidentaux

Essenam Gankey Setoegninou exerce dans l’art et le design africain. Elle est une fierté du continent en Amérique du Nord où elle fait apprécier à travers les produits de la marque maison «Esse Art & Desig» dont elle promotrice, les valeurs culturelles de l’Afrique.

Les produits Esse Art & Design suscitent toujours de l'intérêt chez les africains et les occidentaux
Les produits Esse Art & Design suscitent toujours de l’intérêt chez les africains et les occidentaux

Esse Art & Design est une maison d’art authentiquement africaine mais exerçant en Amérique du nord. La promotrice n’est rien d’autre que Essenam Gankey Setoegninou ; une africaine expatriée vivant au Canada et qui a choisi de valoriser l’art vestimentaire africain dans cette partie de l’Amérique et même au-delà. Esse Art & Design est née de la volonté de Essenam Gankey Setoegninou de déconstruire le mythe qui faire croire que tout ce qui est bon et beau vient seulement de l’Occident. Elle veut démontrer au reste du monde ce que les Africains ont de magnifique. Cela permet également à tous ceux qui ne peuvent pas toujours aller en Afrique et qui n l’ont jamais visité d’en faire l’expérience sur place.

«Nous voulons apprendre au reste du monde ce que l’Afrique peut faire à travers la fabrication des sacs et chaussures en pagnes africain, la fabrication des colliers avec des pierres précieuses de l’Afrique et la confession des habits de tout genre avec tous les tissus du monde entier. Nous voulons recréer la mode africaine en faisant un mélange de notre culture avec les autres cultures du monde», soutient-elle.

 

Esse Art & Design, une marque africaine authentique
Esse Art & Design, une marque africaine authentique

«La culture, tout ce qu’un peuple peut avoir de puissant»

 

Soutien de la mode africaine, Esse art & Design ambitionne d’aider, à en croire la promotrice, d’aider les citoyens du monde à s’exprimer à travers leur look quotidien.

Des pays occidentaux au Canada en passant par les États-Unis, Essenam Gankey Setoegninou, exporte avec elle la culture de l’Afrique. Pour elle, «la culture, c’est tout ce qu’un peuple peut avoir de puissant » et elle se dit fière d’être ambassadrice de la culture africaine en Amérique du Nord. «J’invite mes sœurs et mes frères africains à montrer là où ils sont tout ce que nous avons de beau, de magnifique dans nos pays: les vêtements, les chaussures, les sacs».

Madame Essenam Gankey Setoegninou a mis en place une jeune entreprise qui fait la promotion de ses produits. Les expatriés et les occidentaux peuvent les commander via Internet.

Des chefs d'œuvre uniques
Des chefs d’œuvre uniques

Et de sources concordantes, les chefs d’œuvres d’Esse et Art Design sont très prisés au Canada et aux USA par les africains, les occidentaux amoureux de la culture africaine. La preuve, sans doute, que Essenam Gankey Setoegninou a été bien inspirée et que si Esse art & Design n’existait pas, il aurait fallu la créer pour répondre aux besoins vestimentaires des africains et des occidentaux.

 

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L’ambassadeur des Etats-Unis soucieux du renforcement de la coopération avec le Burkina Faso

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Le Président du Faso, Roch Marc Christian KABORE, a accordé, le 8 février 2016 au Palais présidentiel de Ouaga 2000, une audience à l’Ambassadeur des Etats Unis d’Amérique, Tulinabo S. Mushingi. Au menu des échanges, la coopération entre les deux pays et la déclaration de politique générale du Premier ministre.
ROCH K

A sa sortie d’audience, Tulinabo S. Mushingi a révélé qu’il a lu le programme du nouveau gouvernement qui comporte trois piliers, la réforme des institutions, le capital humain et la dynamisation des secteurs productifs.

 » Maintenant nous avons les trois piliers du nouveau gouvernement ; mon rôle et mon travail c’est de voir s’il y a des synergies et comment nous allons travailler ensemble. C’est de voir aussi comment nous allons continuer à renforcer la coopération entre le Burkina Faso et les Etats Unis d’Amérique », a avancé l’ambassadeur qui a dit que les Etats-Unis aussi ont trois piliers dans le domaine de la coopération. Il a parlé, entre autres, de l’économie, le développement, la coopération au niveau de la sécurité et la bonne gouvernance.

Selon Mushingi, son pays privilégie l’approche des 3 D : Diplomatie, Développement et Défense. Voilà comment il l’explique: « Si nous avons la Diplomatie c’est-à-dire diplomatie régionale, diplomatie internationale, les pays voisins peuvent s’entraider dans les renseignements. Au niveau du Développement, il s’agit de renforcer le pilier de croissance économique. Si les Burkinabè ont la prospérité et l’économie du Burkina est bien pour eux, ils sont moins susceptibles à être recrutés par des djihadistes ou d’autres malfaiteurs. Pour la Défense, il faut qu’il y ait des forces de sécurité qui puissent répondre, qui puissent réagir. Elles doivent être bien formées et être en mesure de faire le premier pas, en attendant l’apport des autres ».

Mathias Lompo
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L’ex otage australienne, Jocelyne Elliot souhaite la libération de son mari

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L’otage australienne Jocelyne Elliot, libérée samedi au Niger, est arrivée à Ouagadougou à bord de l’avion présidentiel nigérien, ce lundi 8 février 2016.
helliot

Accompagnée de la ministre nigérienne des Affaires étrangères, Mme Achatou Kané Boulam, elle a été accueillie à l’aéroport de Ouagadougou par le chef de la diplomatie burkinabè Alpha Barry avant d’être conduite au palais présidentiel pour une entrevue avec le président Roch marc Christian Kaboré.

« Je suis heureuse de me retrouver ici au milieu de toute la famille au Burkina. Je veux remercier la population du Burkina aussi pour tout son soutien pendant mon absence », a déclaré Jocelyn ELLIOTT qui a émis le vœux « de retrouver son mari très bientôt pour pouvoir retourner à Djibo pour y travailler », a-t-elle espéré.
Le Président du Faso a noté qu’il a bon espoir que sa libération se fera dans les prochains jours.
Roch Marc Christian KABORE a salué l’action du Docteur ELLIOT et son épouse au profit des plus démunis dans les zones les plus difficiles.

Madame Jocelyn ELLIOTT avait été enlevée avec son mari, Monsieur Kenneth ELLIOTT, le 15 janvier 2016 à Djibo dans la Région du Sahel par Al Qu’Aïda au Maghreb Islamique (AQMI).

Mathias Lompo
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Sénégal : Reprise du procès Hissène Habré

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Comme depuis le début du procès, Hissène Habré est resté impassible face aux différentes charges des avocats des parties civiles

Le procès de l’ex-président tchadien, d’Hissène Habré, a repris ce lundi 8 février à Dakar, au Sénégal. Cette phase du procès Habré est consacrée aux plaidoiries des avocats des parties civiles et de la défense.

Comme depuis le début du procès, Hissène Habré est resté impassible face aux différentes charges des avocats des parties civiles
Comme depuis le début du procès, Hissène Habré est resté impassible face aux différentes charges des avocats des parties civiles

Accusé crimes de guerre, crimes contre l’humanité et d’actes de tortures, l’ancien président tchadien Hissène Habré est de nouveau face aux juges des chambres africaines extraordinaires. Son procès a en effet repris ce lundi à Dakar, au Sénégal. Cette phase du procès, en particulier ce premier jour a été consacré aux plaidoiries des avocats des parties civiles qui ont, comme il fallait s’y attendre, chargé l’illustre accusé.«C’est lui qui libérait, c’est lui qui faisait exécuter», charge Me Yaré Fall.

Un autre avocat, Maître Michel d’insister sur les méthodes de tortures de l’ancien président tchadien. Il a parlé de l’électricité, de la technique de l’arbatatcha lorsque le corps est serré avec des bâtons, des brûlures, de l’utilisation des gaz d’échappement de voiture ou de bastonnades.

Mais, comme à son habitude, Habré est resté impassible face aux différents éléments d’accusation, lui qui ne reconnaît pas depuis le début la légitimité du tribunal, traité d’être un instrument de l’impérialisme.

Hissène Habré a été inculpé pour crime contre l’humanité pour les exactions commises sous son règne de 1982 à sa chute en 1990.

 

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Energie- climat : Le Maroc prend les devant

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Mohammed VI inaugurant ce 4 février la centrale solaire Noor I dotée d'une puissance de 160 mégawatts

Le roi Mohammed VI a inauguré, jeudi 4 février 2016, dans la ville de Ouarzazate, le projet Noor I, premier volet de ce qui sera la plus grande centrale solaire thermodynamique du monde. Les travaux de la centrale avaient été lancés le 10 mai 2013.

Mohammed VI inaugurant ce 4 février la centrale solaire Noor I dotée d'une puissance de 160 mégawatts
Sa Majesté Mohammed VI inaugurant ce 4 février la centrale solaire Noor I dotée d’une puissance de 160 mégawatts

C’est assurément un grand coup que vient de marquer le 4 février dernier le royaume chérifien avec l’inauguration du premier volet de la plus grande centrale solaire thermodynamique au monde. Et ce n’est pas un hasard si sa Majesté Mohammed VI a tenu à inaugurer personnellement l’infrastructure en présence d’invités de marque dont la ministre française de l’écologie, Ségolène Royal.

Bons préparatifs de la COP22

Le Maroc, qui se prépare à accueillir la vingt deuxième Conférence des parties (COP22) à la Convention-cadre des Nations unies sur le climat, prend ainsi les devant sur la question des énergies renouvelables qui a été au cœur de la COP21 à Paris. En effet, il est impossible de parler de la réduction du réchauffement climatique sans recourir aux énergies renouvelables. Et la ministre déléguée marocaine à l’Environnement Hakima El Haite d’exulter sur son compte twitter : »Aujourd’hui le roi du Maroc écrit une nouvelle page dans l’histoire du climat: La centrale solaire d’Ouarzazate est inaugurée ».

La centrale Noor I est constituée d’un champ de 480 hectares de miroirs courbes (cylindro-paraboliques) avec une capacité de 160 MW. Son coût est estimé à plus de 600 millions d’euros. Le projet est géré par l’Agence marocaine de l’énergie solaire et mais c’est un consortium majoritairement saoudien qui construit la centrale. La centrale est dotée d’une capacité de stockage de 3 heures de production, grâce à des sels fondus. La Banque africaine de développement et la Banque européenne d’investissement participent au financement du projet.La construction de la seconde étape de la centrale (Noor II et III) portant à 500 MW la puissance de l’ensemble a débuté en 2015.

Une vue aérienne de la gigantesque centrale solaire de Ouarzazate
Une vue aérienne de la gigantesque centrale solaire de Ouarzazate

Plan national des énergies renouvelables du Maroc

 

L’accord tarifaire signé le 19 novembre 2012 avec l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) garantit un prix de vente de 1,62 Dirhams par kWh pour la production de la centrale.

Cette première centrale solaire marocaine s’inscrit dans le cadre du plan national des énergies renouvelables du Maroc qui s’est fixé l’objectif de fournir 42 % du courant électrique à partir de sources renouvelables (dont 2 GW de sources solaires) en 2020. Au complexe Noor en construction à Ouarzazate s’ajouteront quatre autres centrales solaires actuellement en projet dans le pays : Ain Bni Mathar, Foum Al Oued, Boujdour et Sebkhat Tah.

Martin Philippe

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Déclaration de politique générale de Paul Kaba Thièba : Ce qu’en pensent des Ouagalais

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Moussa Barry, enseignant : ‘’Je suis resté sur ma faim par rapport au financement du programme présidentiel’’

Ils étaient nombreux, à travers le pays, à suivre ce vendredi 5 février 2016, la déclaration de politique générale du Premier ministre Paul Kaba Thièba. Des Ouagalais se prononcent dans le micro-trottoir suivant sur cette déclaration de politique générale de Thièba.

Moussa Barry, enseignant : ‘’Je suis resté sur ma faim par rapport au financement du programme présidentiel’’
Moussa Barry, enseignant : ‘’Je suis resté sur ma faim par rapport au financement du programme présidentiel’’

Moussa Barry, enseignant : ‘’Je suis resté sur ma faim par rapport au financement du programme présidentiel’’

Concernant les moyens de mobilisation des ressources financières pour la mise en œuvre du programme du président Roch Kaboré, je suis resté sur ma faim. Il n’est pas allé au bout de ses idées. C’est le cas également des solutions sur les infrastructures routières où il m’a semblé qu’il n’avait pas assez de connaissances sur ce dossier. Par contre j’ai apprécié son intention de vouloir faire baisser la dette et de faire appel qu’aux investisseurs qui peuvent nous aider à développer notre pays.

 Aboubacar Ouédraogo, étudiant : ‘’Il a été assez réaliste sur les problèmes du pays’’

Aboubacar Ouédraogo, étudiant : ‘’Il a été assez réaliste sur les problèmes du pays’’

Aboubacar Ouédraogo, étudiant : ‘’Il a été assez réaliste sur les problèmes du pays’’

j’ai suivi la partie concernant l’économie. Il a essayé de convaincre le parlement et la population par rapport aux efforts et stratégies mis en place par le gouvernement pour parvenir à résoudre les difficultés économiques du Burkina. Il a prévu faire appel à des investisseurs étrangers pour financer le secteur agricole. Sur l’aspect de la masse budgétaire de 49% qu’il dit vouloir réduire c’est une bonne chose. Je pense qu’il a été assez réaliste sur les problèmes du pays. Maintenant nous attendons de voir le maçon au pied du mur.

Sayouba Tarnagda, économiste : ‘’Les revendications vont bientôt s’installer’’
Sayouba Tarnagda, économiste : ‘’Les revendications vont bientôt s’installer’’

Sayouba Tarnagda, économiste : ‘’Les revendications vont bientôt s’installer’’

Son discours est politicien et moi je n’ai pas beaucoup d’admiration pour ces genres de discours. Et je vous assure que les revendications vont bientôt s’installer. Le recrutement massif des étudiants en fin de cycle, où ils iront enseigner ? Les insuffisances en matière d’infrastructures éducatifs sont criardes. Ce n’est pas un problème dont la solution est pour demain ? Qu’on ne nous parle pas comme si avec un bâton magique ils résoudront tous les problèmes des chômeurs. Allez voir comment les enseignants recrutés sur mesures nouvelles de 2015 souffrent sur le terrain. On recrute des enseignants qu’on ne paye pas. Regardez le cas des enseignants de l’université de Koudougou, il y a crise parce que les salaires ne sont pas payés.

Diarra Zié, communicateur : ‘’Notre pays a besoin de solutions concrètes’’
Diarra Zié, communicateur : ‘’Notre pays a besoin de solutions concrètes’’

Diarra Zié, communicateur : ‘’Notre pays a besoin de solutions concrètes’’
Le Premier ministre a fait l’état des lieux et sur la question de la pauvreté j’estime qu’il prendra les mesures nécessaires pour faire avancer les choses. En tout état de cause je pense qu’un discours d’orientation c’est bien mais notre pays a besoin de solutions concrètes. Et là il doit se mettre à la patte et je pense que c’est en cela qu’on pourra construire notre pays qui souffre tant. L’insurrection populaire est la conséquence de la mauvaise gestion et du délaissement de l’Etat vis-à-vis de l’éducation, de la santé. Ce sont des secteurs clefs du développement donc il faut prendre des mesures sérieuses. Il a soulevé l’insuffisance d’investissement privé qui devrait accroitre l’offre d’emploi et de réduire la question du chômage et ça c’est une réalité.

Stanislas Naré : ‘’Ce n’est pas juste ce qu’a dit le Premier ministre sur le financement agricole’’
Stanislas Naré : ‘’Ce n’est pas juste ce qu’a dit le Premier ministre sur le financement agricole’’

Stanislas Naré : ‘’Ce n’est pas juste ce qu’a dit le Premier ministre sur le financement agricole’’
je pense que sur la question de financement du secteur agricole par les banques, ce n’est pas tout à fait juste ce qu’a dit le premier ministre. Il y a des agriculteurs qui bénéficient de prêts auprès des banques. C’est tout simplement qu’il y a des conditions bancaires qui ne sont pas accessibles à tous les producteurs. D’ailleurs c’est logique puisqu’on prête à celui qui peut rembourser.

Romain Belemkoabga, technicien en bâtiment : ‘’Tout semble focalisé sur les diplômés’’
Romain Belemkoabga, technicien en bâtiment : ‘’Tout semble focalisé sur les diplômés’’

Romain Belemkoabga, technicien en bâtiment : ‘’Tout semble focalisé sur les diplômés’’
: j’ai apprécié d’une part la déclaration, du Premier ministre. Mais il y a un point sur lequel je ne l’ai pas senti. C’est la valorisation des secteurs d’activités. Pour moi il faut faire en sorte que le vigile ou la fille de ménage puisse vivre de son emploi. Tout semble être focalisé sur les diplômés. Aussi ça ne sert à rien s’il faut former, créer des centres de formations et à la fin y a rien au bout du tunnel. Amenons les jeunes à se spécialiser afin de faire en sorte qu’une personne n’occupe qu’un seul poste et cela permettra de donner de travail à un grand nombre de jeunes.

Propos recueillis par Jaochim Batao
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Mandat d’arrêt contre Guillaume Soro : Le Balai Citoyen dit Non aux pressions sur les juges d’instruction

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Le Balai Citoyen en mouvement

Dans le cadre de l’enquête sur le coup d’Etat de Gilbert Diendéré et de l’ex-Régiment de Sécurité présidentielle (RSP), le juge d’instruction du Tribunal militaire de Ouagadougou a lancé un mandat d’arrêt international le 8 janvier dernier contre monsieur Guillaume Soro. Ce mandat d’arrêt s’inscrit donc dans une procédure judiciaire en cours. Il concerne une affaire d’atteinte à la sûreté de l’Etat, de crime contre l’humanité, d’assassinats de Burkinabè et de destructions aggravées de biens publics et privés. Le Juge souhaite entendre Guillaume Soro sur son implication présumée dans cette entreprise funeste de déstabilisation du Burkina Faso. Depuis lors, c’est un incompréhensible branle-bas au sommet de l’Etat ivoirien avec le président Alassane Ouattara en personne à la manœuvre.

Le Balai Citoyen en mouvement
Le Balai Citoyen en mouvement

Le Balai Citoyen constate, que le président ivoirien a décidé de prendre personnellement en charge le dossier qu’il veut régler à la place de la justice burkinabè. Il a choisi le règlement d’un dossier judiciaire par la voie diplomatique. L’exécutif ivoirien a donc fait de cette affaire qui engage la responsabilité individuelle de Guillaume Soro, une affaire d’Etat. Pire, il veut inciter les autorités burkinabè, en l’occurrence le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, non seulement à en faire autant, mais aussi et surtout, à s’immiscer dans une affaire judiciaire.

Une telle option traduit un mépris inacceptable pour la justice burkinabè dont l’indépendance est ici en jeu. Pire, elle avalise les positions arrogantes de Guillaume Soro, ses courtisans et autres communicants qui confondent volontairement l’individu à l’institution parlementaire et à l’Etat de Côte d’Ivoire. Sur le site web de celui-ci, ses partisans diffusent des déclarations insultantes et provocatrices envers le Burkina Faso et ses autorités, sûrs sans doute de leur victoire diplomatique. Après s’être embourbée dans ses vaines tentatives de nier son implication et son soutien aux putschistes, Guillaume Soro tente de se soustraire facilement par la voie diplomatique.

Le Balai Citoyen tient à rappeler que le mandat d’arrêt émis contre Guillame Soro l’a été en raison de sa présumée implication personnelle et individuelle dans le coup d’Etat du 16 septembre 2015. Il ne devrait donc poser aucun problème dans les relations entre les deux pays qui sont au-dessus des hommes, même des chefs d’Etat. Si dans la Côte d’Ivoire de Alassane Ouattara, la position de 2ème personnage de l’Etat donne tous les droits à Guillaume Soro au niveau national, le Balai Citoyen ne saurait tolérer qu’il y trouve un quelconque appui pour déstabiliser le Burkina Faso en toute impunité.

En tout état de cause, le Balai Citoyen voudrait rappeler au Président Kaboré qu’il a prêté serment le 29 décembre dernier de défendre la constitution du Burkina Faso. Cette constitution garantit la séparation des pouvoirs et l’indépendance de la Justice. Céder à l’indécente démarche des autorités ivoiriennes ne sera ni plus ni moins qu’un parjure. En outre, si Gilbert Diendéré et ses soutiens dont Guillaume Soro avaient réussi leur plan, le président Kaboré, à commencer par lui, et bien d’autres personnes ne seraient pas là où ils sont aujourd’hui. Mieux, le président du Faso a promis de ne pas oublier que des compatriotes ont donné leur vie dans la résistance contre ce putsch pour que le peuple recouvre sa liberté et sa dignité.

Il appartient donc au président Kaboré de faire comprendre à son homologue ivoirien que les affaires judiciaires relèvent des institutions judiciaires et de s’abstenir de sacrifier les acquis de l’insurrection populaire des 30 et 31 Octobre et de la résistance au putsch sur l’autel des arrangements sous le couvert de la diplomatie. Le peuple résistant est en veille.

Le Balai citoyen appelle à la vigilance et à la mobilisation de tous afin que tous les dossiers judiciaires pendants dont celui du coup d’Etat puissent aboutir à des procès justes, impartiaux et transparents.

Ensemble, on n’est jamais seul !

Notre nombre est notre force !

Pour le Balai Citoyen

 La Coordination nationale

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Togo : Quel avenir pour Pascal Bodjona ?

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Pascal Bodjona a toujours clamé son innocence dans l'affaire d'escroquerie pour laquelle il a été incarcéré

Pascal Bodjona, ancien directeur de cabinet de Faure Gnassingbé, a été libéré samedi 6 février 2016. L’ex-baron du régime Faure Gnassingbé était incarcéré depuis le 21 août 2014 à la prison civile de Tsévié pour une affaire d’escroquerie internationale portant sur un montant faramineux de 28 milliards de francs CFA.

C’est sous les ovations de ses fans que Pascal Bodjona, ancien ministre togolais de l’administration territoriale et porte-parole du gouvernement, a regagné ce samedi 6 février son domicile au quartier Agbalépedo de Lomé. L’ex-bras droit Faure Gnassingbé a été élargi après 533 jours de détention pour sa présumée implication dans l’affaire d’escroquerie de l’Emirati Abass Al Youssef.

Pascal Bodjona a toujours clamé son innocence dans l'affaire d'escroquerie pour laquelle il a été incarcéré
Pascal Bodjona a toujours clamé son innocence dans l’affaire d’escroquerie pour laquelle il était  incarcéré depuis le 21 août 2014

Avec Loïk Le Floch Prigent, ex-président-directeur général d’ELF et l’homme d’affaires togolais, Bertin Agba, Bodjona est accusé d’avoir extorqué à l’Emirati la faramineuse somme de 28 milliards CFA.

Dès lors, c’est le début de la déchéance de l’ex- tout puissant ministre d’Etat togolais qui commence. Rapidement limogé du gouvernement, il est doit faire face à la justice. Il répond devant la Cour d’appel et la Cour suprême de Lomé, puis devant la Cour de justice de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest.

Malgré l’avis de la Cour de justice de la CEDEAO qualifiant d’arbitraire sa détention et les appels des organisations internationales de défense des droits de l’Homme comme Amnesty International pour sa libération, Bodjona restera en prison jusqu’à cette libération du 6 février 2016. Le 24 avril, la Cour régionale avait ordonné à l’Etat togolais la tenue d’un procès ou la libération de l’ancien ministre s’il manquait de preuves.

La fidélité de Pascal à Faure pourrait bien prendre un coup après cette longue incarcération
La fidélité de Pascal à Faure pourrait bien prendre un coup après cette longue incarcération

La Cour de justice de la CEDEAO devrait même se prononcer une deuxième fois sur l’affaire ce 10 février 2016. Notons dans cette affaire, que Pascal Bodjona a toujours clamé son innocence. Reste à savoir si cette libération est provisoire ou définitive.

Autant dire qu’il est encore très tôt de se prononcer sur l’avenir politique de Bodjona ou de ses futurs rapports avec Faure. Au début de ses démêlés judiciaires, Pascal Bodjona avait réaffirmé sa fidélité au président togolais dont il a été le premier directeur de cabinet. Hier encore à sa libération, il parlait de la philosophie avec laquelle il a passé ces longs mois de détention. Cela signifie-t-il qu’il restera dans le camp de Faure ou qu’il rejoindra les rangs de l’opposition togolaise qui a par moment exigé sans succès sa libération ? Wait and see.

 

Martin Philippe

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Commission de l’UA : Nkosazana Dlamini Zuma se donne encore du temps

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Nkosazana Dlamini Zuma quittera ses fonctions de présidente de la Commission de l'Union africaine en juillet 2016

De persistants bruits de couloirs de l’Union africaine, lors de son 26e sommet d’Addis Abeba, disaient Nkosazana Dlamini Zuma partante de la présidence de la commission de l’UA, pour, dit-on, des ambitions présidentielles dans son pays, l’Afrique du Sud. Finalement jusqu’à la fin du sommet, rien n’est venu officiellement confirmer ces rumeurs.

Nkosazana Dlamini Zuma, présidente de la Commission de l'Union africaine, n'a pas confirmé les rumeurs sur son départ
Nkosazana Dlamini Zuma, présidente de la Commission de l’Union africaine, n’a pas confirmé les rumeurs sur son départ

Partira, ne partira pas ? ; le mystère reste entier sur l’avenir de Nkosazana Dlamini Zuma à la tête de la commission de l’Union africaine, elle qui arrive cette année au terme de son mandat. Va-t-elle se représenter pour un second mandat à la présidence de la commission de l’organisation continentale ? Certes, son supposé départ de la présidence de la commission de l’UA dans la perspective d’une candidature à la future présidentielle sud-africaine de 2019 a alimenté bien des causettes lors du 26e sommet de l’Union africaine tenu du 21 au 31 janvier 2016 à Addis Abeba en Ethiopie. Mais aucune confirmation officielle ne viendra étayée ces rumeurs. Mais, pour autant l’idée d’une candidature de Mme Zuma à la future présidentielle en Afrique du Sud n’est pas fantaisiste.

 

Femme la plus puissante de l’Afrique à l’heure actuelle, Nkosazana Dlamini (67 ans) a de réelles chances de se faire élire présidente à ce scrutin s’elle se décide à se présenter. En effet, Médecin de formation, elle préside depuis 2012 la commission de l’Union africaine. On l’a dit encore plus populaire dans son pays, où elle a été, successivement, ministre de la santé, des affaires étrangères et de l’intérieur. Quand l’on ajoute à ces atouts le soutien qu’elle jouirait de son ex-mari et actuel président de l’Afrique du Sud, Jacob Zuma, par ailleurs père de ses enfants ; les ambitions présidentielles de Nkosazana Dlamini deviennent réalisables. Mais, elle semble visiblement se donner encore du temps pour annoncer ses réelles intentions, son mandat arrivant à terme le mois de juillet prochain. Il faudra certainement attendre le 27e sommet de l’UA prévu en juin 2016 à Kigali pour en savoir davantage sur l’avenir de Mme Zuma à la tête de la commission de l’Union africaine.

En attendant Kigali, force est de reconnaître que Nkosazana Dlamini Zuma est restée égale à elle-même tout au long du 26e sommet, prônant une Afrique unie, riche de son potentiel économique, culturel et portée vers le développement par ses différentes forces vives dont les femmes et les jeunes. Sous sa houlette, il s’est tenu lors de ce 26e sommet un forum intergénérationnel qui a permis aux jeunes du continent d’apprendre des aînés, d’exprimer leurs attentes vis- à- vis d’eux et de s’engager véritablement pour le développement de l’Afrique. Plaidant la cause des femmes, elle a indiqué qu’elles faisaient partie de l’Afrique et qu’à ce titre elles avaient toute leur place dans tous les processus de développement du continent. Se prononçant sur la même question de la femme noire, le secrétaire général des Nations-Unies, Ban-Ki-moon, dira que Nkosazana Dlamini constituait en elle-même la preuve du progrès de l’autre moitié du ciel africain.

 

Bazomboué Grégoire Bazié

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