La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a rencontré les forces vives de la Région du Centre ce jeudi 25 février 2016 dans le cadre des élections municipales du 22 mai 2016.
La CENI a mis en place un dispositif pour délivrer des duplicatas à ceux qui ont perdu leur carte. Pour ce faire, il suffit de s’adresser à la CENI ou à l’un de ses démembrements, du 20 au 29 février 2016 .
En ce qui concerne les transferts de lieu de vote, Me Kéré a affirmé que cela est possible pour les fonctionnaires, les travailleurs du privés, mutés ou admis à la retraite ainsi que les membres de leur famille et tous les autres électeurs inscrits sur une liste électorale qui changent de domicile.
En ce qui concerne les déclarations de candidature, elles ont lieu 70 jours avant la date du scrutin, soit au plus tard le 13 mars 2016. La CENI prévoit la réception des dossiers de candidature du vendredi 4 au dimanche 13 mars 2016. Et que la campagne électorale qui « fera l’objet d’un décret du gouvernement », s’étendra « probablement du 7 au 20 mai 2016 ».
Barthelemy kéré a laissé entendre qu’il est mis à la « disposition des mandataires des partis politiques et des regroupements d’indépendants, des formulaires pour la présentation de leurs candidatures ». Ces formulaires sont téléchargeables sur le site de la CENI à l’adresse suivante : www.ceni.bf
Me kéré a invité les acteurs politiques à « travailler main dans la main, en bonne intelligence et en toute responsabilité, pour que les résultats des élections ne souffrent d’aucune contestation dans la région du centre ».
Au total, ce sont 5 544 397 électeurs inscrits et 66 nationalités qui pendront part aux municipales.
Le conseil des ministre leur a offert la nationalité burkinabè
Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 24 février 2016,en séance ordinaire, de 9 H 00 mn à 16 H 45 mn,sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Le conseil des ministre leur a offert la nationalité burkinabè
Le Conseil des ministres a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour,procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.
I . DELIBERATIONS
I.1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA SECURITE INTERIEURE
Le Conseil a adopté deux (02) décrets. Le premier est relatif à la nomination de Commissaires de police. L’adoption de ce décret consacre le passage de quatre-vingt (80) Commissaires de police stagiaires au grade de Commissaire de police, conformément à l’article 78 de la loi n° 045-2010 AN du 14 décembre 2010 portant statut du personnel de la Police nationale. Le second décret porte convocation du corps électoral pour les élections municipales du 22 mai 2016.
L’adoption de ce décret permet la mise en œuvre du processus électoral qui conduira à l’élection des Conseillers municipaux sur toute l’étendue du territoire national.
I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE, DES DROITS HUMAINS ET DE LA PROMOTION CIVIQUE
Le Conseil a adopté un décret portant organisation et fonctionnement du Fichier national du registre du commerce et du crédit mobilier (FN-RCCM).L’adoption de ce décret permet au Burkina Faso de conformer son Fichier national du registre du commerce et du crédit mobilier aux dispositions de l’Acte uniforme OHADA relatif au droit commercial général.
I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT
Le Conseil a adopté deux (02) rapports.
Le premier est relatif aux missions de suivi des activités sur le terrain de cinquante (54) ONG/Associations de développement (ONG/AD) en 2015.
Pour la période de juin à décembre 2015, 21 missions de suivi réalisées sur le terrain ont permis de visiter 164 réalisations physiques et de vérifier la réalisation effective de certaines activités non physiques dans les treize (13) régions du Burkina Faso.
Les constats révèlent une satisfaction globale des bénéficiaires par rapport à l’action des ONG/AD. Toutefois, on note quelques insuffisances relatives à l’absence de comptabilité matière au niveau de certaines ONG/AD et à une gestion inadéquate du matériel acquis sous exonération fiscale et douanière.
Le Conseil a instruit les ministres en charge du dossier de prendre les mesures nécessaires pour un meilleur encadrement des ONG/Associations de développement (ONG/AD) au Burkina Faso.
Le second rapport est relatif à un décret portant création, organisation et fonctionnement du Fonds spécial routier du Burkina (FSR-B).
L’adoption de ce décret permet de répondre aux préoccupations des partenaires techniques et financiers par la mise en place d’un véritable Fonds de 2ème génération, conformément à la directive communautaire N°11 2009/CM/UEMOA et aux exigences des fonds routiers réunis au sein de l’Association des fonds d’entretien routiers de l’Afrique (AFERA) dont notre pays est partie prenante.
I.4. AU TITRE DU MINISTERE DES INFRASTRUCTURES
Le Conseil a adopté trois (03) rapports.
Le premier porte sur la situation du réseau routier du Burkina Faso.
Le réseau des infrastructures de transport est composé de 15 272 Km de routes classées dont 3 461 Km de routes bitumées et 11 811 km de route en terre, 406 095 Km de pistes rurales, 622 km de chemin de fer et 2 aéroports internationaux.
Se fondant sur l’état de délabrement actuel dudit réseau, le Conseil a instruit les ministres en charge de ce dossier de prendre les dispositions idoines pour le démarrage effectif des travaux d’entretien d’urgence et périodique du réseau routier national.
Le deuxième rapport concerne les difficultés rencontrées par le Fonds d’entretien routier du Burkina Faso (FER-B). Des difficultés majeures ont jalonné le fonctionnement du FER-B, contribuant fortement à réduire ses performances, notamment le manque d’autonomie financière et institutionnelle, l’insuffisance des crédits alloués, la lourdeur et la lenteur du processus de passation des marchés, le chevauchement des programmes d’engagement routier et le non-respect de la stratégie d’entretien routier.
Au regard de ces difficultés, le Conseil a marqué son accord pour la mutation du FER-B en Fonds spécial routier du Burkina (FSR-B), Fonds d’entretien routier de 2ème génération.
Le troisième rapport est relatif à des projets d’infrastructures de transport susceptibles d’être financés selon la technique du Partenariat public-privé (PPP).
La réalisation de ces projets vise à développer un réseau d’infrastructures en adéquation avec les besoins de l’économie et à soutenir l’intégration régionale.
Le Conseil a instruit les ministres en charge du dossier de prendre les dispositions idoines pour une mise en œuvre réussie desdits projets.
I.5. AU TITRE DU MINISTERE DU COMMERCE, DE L’INDUSTRIE ET DE L’ARTISANAT
Le Conseil a adopté un décret portant prorogation du mandat de l’Assemblée générale de la Chambre des métiers de l’Artisanat du Burkina Faso (CMA-BF).
Le mandat des élus consulaires de la Chambre des métiers de l’Artisanat prendra fin le 05 avril 2016. Les élections consulaires, prévues pour se tenir le 07 février 2016 ont été reportées suite aux récents événements qu’a connu notre pays.
Le Conseil a marqué son accord pour la tenue des élections consulaires de la Chambre des métiers de l’Artisanat du Burkina Faso (CMA-BF), le 17 avril 2016 et la prorogation du mandat de l’Assemblée générale jusqu’à l’installation des nouvelles instances de la CMA-BF, le 05 mai 2016.
I.6. AU TITRE DU MINISTERE DES SPORTS ET DES LOISIRS
Le Conseil a adopté deux (02) décrets portant respectivement classification du Fonds national pour la promotion du sport et des loisirs dans la catégorie des Fonds d’Etat et approbation de ses nouveaux statuts particuliers.
L’adoption de ces décrets permet de conformer les statuts du Fonds national pour la promotion du sport et des loisirs aux dispositions du décret N° 2014-610/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des Fonds nationaux.
II. NOMINATIONS
II.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES
A. AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO
– Monsieur Soahanla Mathias TANKOANO, Avocat, est nommé Conseiller spécial ;
– Monsieur Paul NYAMEOGO, Mle 19 637, Conseiller des affaires économiques, 3ème classe, 5ème échelon, est nommé Directeur de l’administration des finances ;
– Monsieur Seydou COULIBALY, Mle 59 771 Y, Administrateur civil, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Secrétaire général au Conseil supérieur de la communication (CSC) ;
– Monsieur Jean-Paul KONSEIBO, Mle 17 981 J, Conseiller de presse et techniques de l’information, 3ème classe, 5ème échelon est nommé Chargé de missions au Conseil supérieur de la communication.
B. AU TITRE DU PREMIER MINISTERE
– Monsieur Jules TAPSOBA, Mle 44 071 D, Inspecteur des Impôts, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Conseiller spécial.
C. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA SECURITE INTERIEURE
– Monsieur Mimtiri Tahirou OUEDRAOGO, Mle 247 340 U, Secrétaire administratif, est nommé préfet du Département de Toéni, Province du Sourou ;
– Monsieur Mahdi ZONOU, Mle 212 043 T, Secrétaire administratif, est nommé Préfet du Département de Tiéfora, Province de la Comoé.
Sont nommées commissaires de police les personnes ci-après :
– Monsieur Tihinté KAMBOU, Mle 27 685 ;
– Monsieur Boureima SAWADOGO, Mle 245 866 ;
– Monsieur Salif SINDE, Mle 245 867 ;
– Monsieur Souleymane BIKIEGA, Mle 245 868 ;
– Monsieur Mahama KABORE, Mle 245 869 ;
– Monsieur Ismaël OUATTARA, Mle 245 871 ;
– Monsieur Alain TARNAGDA, Mle 245 872 ;
– Monsieur M. Fidèle BOGORE, Mle 245 873 ;
– Monsieur Salifou ZALLE, Mle 245 874 ;
– Monsieur Thomas OUEDRAOGO, Mle 245 875 ;
– Monsieur Sialé Moussa PALM, Mle 102 422 ;
– Monsieur Soumaila TRAORE, Mle 102 429 ;
– Monsieur Nakoaba TANKOANO, Mle 102 424 ;
– Monsieur S. Jean Rodrigue COMPAORE, Mle 102 428 ;
– Monsieur Lassané ZIDA, Mle 102 427 ;
– Monsieur Dikio Bertrand TONI, Mle 102 425 ;
– Monsieur D. Honoré KIENTEGA, Mle 107 220 ;
– Monsieur Henri Joël SANOU, Mle 31 688 ;
– Monsieur Alexandre KAWASSE, Mle 31 785 ;
– Monsieur Sami René DOLLY, Mle 102 420 ;
– Monsieur Moussa KADIO, Mle 24 281 ;
– Monsieur Zei SINARE, Mle 27 542 ;
– Monsieur Passammanégré ILLY, Mle 111 463 ;
– Monsieur Hassane FAYANA, Mle 111 437 ;
– Madame Yvette Yarohan ZOMBRE/BONI, Mle 46 695 ;
– Monsieur Windlassida S. Richard BELEM, Mle 111 435 ;
– Monsieur Yssoufou BELEMOU, Mle 46 802 ;
– Monsieur Bonaventure DEMBELE, Mle 46 703 ;
– Monsieur Raguidwende Simon GNAMA, Mle 31 725 ;
– Monsieur Oumarou INAMIN, Mle 107 218 ;
– Monsieur Harouna KI, Mle 119 425 ;
– Monsieur Tilado Hermann KIMA, Mle 102 415 ;
– Monsieur Issouf OUATTARA, Mle 107 222 ;
– Monsieur Adama OUEDRAOGO, Mle 107 221 ;
– Monsieur Nomwende Justin OUEDRAOGO, Mle 111 474 ;
– Monsieur Somnobgna OUEDRAOGO, Mle 102 431 ;
– Monsieur Blaise SOME, Mle 111 460 ;
– Monsieur Ollo Bertrand YOUL, Mle 119 414 ;
– Monsieur Souleymane ZOURI, Mle 119 424 ;
– Monsieur Abdoul Kadel CISSE, Mle 262 507 ;
– Monsieur Adama OUATTARA, Mle 262 508 ;
– Monsieur Moussa SAWADOGO, Mle 262 509 ;
– Monsieur Nacanabo Ousmane DIALLO, Mle 262 510 ;
– Monsieur Kiswendsida Gilbert KOROGHO, Mle 262 511 ;
– Monsieur Paul TIENDREBEOGO, Mle 262 512 ;
– Monsieur Saidou KOUGOUIINDIGA, Mle 262 513 ;
– Monsieur Wenddinmi Hilaire Silver SAWADOGO, Mle 262 514 ;
– Monsieur Bantida Samire YONI, Mle 262 515 ;
– Monsieur Issa OUALI, Mle 262 516 ;
– Monsieur Hamidou GNANKENE, Mle 277 308 ;
– Monsieur Pegdwendé Charlemagne Elyse SOUBEIGA, Mle 277 309 ;
– Monsieur Sak-wend-tongo David DAILA, Mle 277 310 ;
– Monsieur Tokeda Abdoul Moctar ZEBA, Mle 277 311 ;
– Monsieur Tahaboué MALO, Mle 211 717 ;
– Monsieur Arnaud Abou Rodrigue GUEL, Mle 119 416 ;
– Monsieur Adama DIANDA, Mle 211 712 ;
– Monsieur David ZONGO, Mle 211 744 ;
– Monsieur Aime LANKPANDE, Mle 111 448 ;
– Monsieur Larba SALAMBANGA, Mle 46 674 ;
– Monsieur Thomas MILLOGO, Mle 29 110 ;
– Monsieur Ousmane OUEDRAOGO, Mle 102 413 ;
– Monsieur Sagnon Adama HELOU, Mle 211 726 ;
– Monsieur Constant RAMDE, Mle 111 441 ;
– Monsieur Donfoui BONKIAN, Mle 31 765 ;
– Monsieur Sory OUATTARA, Mle 111 466 ;
– Monsieur Daouda CISSE, Mle 211 745 ;
– Monsieur Saidou SAM, Mle 111 462 ;
– Monsieur Paul Honoré OUEDRAOGO, Mle 111 436 ;
– Monsieur Amadou lamine OUEDRAOGO, Mle 260 669 ;
– Monsieur Padindsaongo Robert SAM, Mle 260 673 ;
– Monsieur Moussa ZONGO, Mle 260 675 ;
– Monsieur Nanmo Thomas BADO, Mle 260 674 ;
– Monsieur Aboubacar Sidy BAHIKORO, Mle 260 667 ;
– Monsieur Jean Claude COMPAORE, Mle 260 676 ;
– Monsieur Zakaria HEBIE, Mle 260 666 ;
– Monsieur Arouna OUATTARA, Mle 260 670 ;
– Monsieur Félix KABRE, Mle 260 675 ;
– Monsieur Tinga Aboubakar NIKIEMA, Mle 260 671 ;
– Monsieur Abdoulaye SAWADOGO, Mle 260 672 ;
– Monsieur Sibiri NIKIEMA, Mle 260 668.
D. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE ET DE L’ALPHABETISATION
– Monsieur Babou Eric BENON, Mle 22 365 S, Maître assistant, Catégorie P3, classe exceptionnelle, 3ème échelon, est nommé Directeur de Cabinet ;
– Monsieur Sinaré ZERBO, Mle 49 092 B, Inspecteur du Trésor, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur de l’administration des finances ;
– Monsieur Raphaël KAFANDO, Mle 224 693 B, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé, Directeur de la communication et de la presse ministérielle.
E. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JEUNESSE, DE LA FORMATION ET DE L’INSERTION PROFESSIONNELLE
– Monsieur Rasmané OUERDAOGO, Mle 208 069 V, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur administratif et financier de l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE).
F. AU TITRE DU MINISTERE DE LA FEMME, DE LA SOLIDARITE NATIONALE ET DE LA FAMILLE
– Madame Fati OUEDRAOGO/ZIZIEN, Mle 26 614 U, Conseiller en économie sociale, 2ème classe, 6ème échelon, est nommée Secrétaire générale ;
– Madame Saran TAMOU, Mle 74 710 J, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1ère catégorie, 10ème échelon, est nommée Directrice de la communication et de la presse ministérielle ;
– Monsieur Billy Tuwis Mandel Josito ZONGO, Mle 119 339 W, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur de l’Administration des finances ;
– Monsieur Alidou OUEDRAOGO, Mle 104 296 F, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur des marchés publics.
G. AU TITRE DU SECRETARIAT GENERAL DU GOUVERNEMENT ET DU CONSEIL DES MINISTRES
– Monsieur Paul ZONGO, Mle 118 967 S, Administrateur civil, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Chargé de missions ;
– Monsieur Adama BOUNTOULOUGOU, Mle 220 670 G, Administrateur civil, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Personne responsable des marchés.
II.2. NOMINATION DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION
AU TITRE DU MINISTERE DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT
Le Conseil a adopté un (01) décret portant renouvèlement du mandat de Madame Diane Pauline SOME/COMPAORE, Mle 103 677 T, Ingénieur du génie sanitaire, Administrateur au titre du ministère de la Santé au Conseil d’Administration de l’Office de l’eau et de l’assainissement (ONEA), pour un dernier mandat de trois(03) ans.
Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement Porte-parole du gouvernement,
Rémis Fulgance DANDJINOU
BURKINADEMAIN.COM
Le Comité intersyndical des magistrats a dressé le bilan de la première journée de la grève, le 24 février 2016, à travers un communiqué de presse. Lisez plutôt!
Le Comité intersyndical des magistrats, après avoir fait le point dans toutes les juridictions du Burkina Faso et dans les administrations publiques employant des magistrats, note avec satisfaction les taux suivants au titre du respect du mot d’ordre de grève en cours pour la première journée :
I) – Dans les tribunaux :
1) – du ressort de la Cour d’appel de Ouagadougou : 100%
2) – du ressort de la Cour d’appel de Bobo-Dioulasso : 100%
II) – Dans les cours d’appel :
1) – Cour d’appel de Ouagadougou: 98% (une seule personne s’étant présentée au bureau)
2) – Cour d’appel de Bobo-Dioulasso : 100%
III) – Dans les hautes juridictions
1) – Cour de cassation : 98% (une seule personne s’étant présentée au bureau)
2) – Conseil d’Etat : 100%
IV) – Au ministère : 100% (exception faite du Ministre, de la Directrice de cabinet et du Secrétaire Général)
La lecture qu’il faut avoir du bilan de cette première journée, c’est que les magistrats, parlant par leurs responsables syndicaux, n’ont pas entendu faire un simple jeu de mots lorsque dans une de leurs correspondances antérieures, ils ont indiqué que la limite tolérable avait été franchie à leur égard.
Le comité intersyndical voudrait saluer la détermination, l’engagement et la responsabilité des magistrats dans cette lutte pour une indépendance véritable de la magistrature. Il les invite à rester vigilants et à se référer à lui en cas de besoin.
Ouagadougou, le 24 février 2016
Le Secrétaire général du Syndicat des magistrats du Burkina (SMB)
Christophe COMPAORE
Le Secrétaire général du Syndicat burkinabè des magistrats (SBM)
Moriba TRAORE
Le Secrétaire général du Syndicat autonome des magistrats du Burkina (SAMAB)
Les résultats de la présidentielle nigérienne continuent de tomber au compte-gouttes. Seules 82 des 308 communes ont été comptabilisées par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), pour seulement un peu plus d’1,3 million d’électeurs sur les 7,5 millions d’inscrits, soit moins de 15% du corps électoral.
À ce stade, Mahamadou Issoufou arriverait en tête avec 36,65% des voix, devant Hama Amadou, 22,08% et Seini Oumarou (14,17%). Mahamane Ousmane est en quatrième position avec 7,39%, devant Ibrahim Yacouba, ancien directeur de cabinet adjoint de Mahamadou Issoufou (7,16%). Le taux de participation est de 66,43%.
Les résultats globaux doivent être annoncés au plus tard le 25 février, selon le
Après 11 ans d’instruction, la justice française sollicite le renvoi de trois anciens ministres français devant la Cour de justice de la République. Il s’agit de Dominique de Villepin, alors ministre de l’intérieur, Michèle Alliot-Marie, ministre de la défense et Michel Barnier, ministre des affaires étrangères. Ils sont mis en cause pour avoir entravé l’enquête sur ce bombardement qui avait coûté la vie à 9 soldats français et un civil américain.
La juge Sabine Kheris reproche aux trois anciens ministres de l’Intérieur, des Affaires étrangères, et de la Défense) d’avoir tout fait pour empêcher l’arrestation des deux pilotes biélorusses, auteurs du bombardement du lycée Descartes le 6 novembre 2004. Pourtant, ces pilotes avaient été repérés, filmés, identifiés, surveillés dès la descente de l’avion .
Dix jours après le bombardement, ils sont arrêtés au Togo. Le ministre de l’Intérieur togolais François Boko « les retenaient pour permettre leur éventuelle arrestation » par Paris. A ce moment-là, la France a l’occasion de mettre la main sur les auteurs d’assassinats contre ses ressortissants, mais elle ne fait rien. Les pilotes sont remis en liberté et ne sont jamais réapparus depuis, en dépit des mandats d’arrêt dont ils font l’objet. Pour la juge : « la décision ne rien faire […] a été prise à l’identique par le ministère de l’Intérieur, de la Défense, et des Affaires étrangères ce qui permet de penser à l’existence d’une concertation à un haut niveau de l’Etat. »
Les trois ministres risquent « 3 ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende », selon la juge pour avoir « soustrait aux recherches et à l’arrestation » des individus ayant commis un crime.
Dans son ordonnance du 2 février 2016, la juge rejette les arguments avancés par les ministres. Michèle Alliot-Marie, titulaire du portefeuille de la Défense, soutient qu’il n’y avait « pas de base légale puisque pas de mandats d’arrêt internationaux » pour appréhender les pilotes.
Dominique de Villepin, alors ministre de l’Intérieur, assure lui qu’il n’a « pas été mis au courant » de cette affaire, ce que contredisent les déclarations de l’attaché de Défense au Togo. L’ancien ministre des Affaires étrangères, Michel Barnier, est lui mis en cause pour avoir donné l’ordre de remettre aux autorités russes les 15 techniciens de nationalité russe, biélorusse et ukrainienne qui avaient été interpellés à Abidjan dans les heures suivant le bombardement.
Le général français Henri Poncet, commandant de la force Licorne en Côte d’Ivoire, reconnait pourtant qu’il aurait été « intéressant de les interroger ».
Amnesty international a présenté son rapport annuel 2015∕2016 relatif à la situation des droits humains dans le monde, ce 24 février 2016 à Ouagadougou, lors d’une conférence de presse.
Selon Amnesty, les gouvernements sont les premiers responsables de la violation des droits humais. Selon le directeur exécutif d’Amnesty international Burkina, Yves Boukari Traoré, plus de 98 Etats ont pratiqué la torture ou d’autres traitements, et 30 ont forcé illégalement des refugiés à retourner dans un pays où ils étaient en danger. Et 61 pays ont violé les droits et libertés des individus.
A en croire Traoré, 156 défenseurs des droits humains sont morts en détention ou ont été tués au cours de l’année écoulée.
Pour Amnesty international, la Cour pénale internationale, les instances de défense des droits humains des Nations unies et les mécanismes régionaux sont affaiblis par des gouvernements qui cherchent à échapper au suivi de la situation dans leurs pays. Ainsi, de nombreux Etats ont volontairement entravé l’action des Nations unies visant à prévenir les atrocités de masse ou à amener leurs responsables à rendre compte.
«Les droits humains ne sont pas un accessoire. Ils sont indispensables, et jamais les enjeux pour l’humanité n’ont été aussi forts», a déclaré Yves Boukari Traoré.
Le Premier ministre, Paul Kaba Thièba, a reçu le 23 février 2016 à Ouagadougou, des responsables syndicaux pour une prise de contact où il les a invités à continuer dans la lancée du dialogue social.
Le chef du gouvernement a annoncé que son gouvernement veut instituer une gouvernance vertueuse en luttant farouchement contre la corruption, la fraude et l’impunité.
Il a déclaré qu’une institution de pôle judiciaire spécialisé est en cours de création, un code d’éthique et de déontologie va être imposé aux membres du gouvernement. Puis, il a sollicité la contribution des syndicats par la dénonciation de la corruption et la sensibilisation des travailleurs sur la ponctualité et l’assiduité au service.
Paul Kaba Thièba a signalé que le déficit budgétaire de l’Etat ne permet pas de répondre actuellement à toutes les attentes du moment. De ses explications, rien avait été prévu dans le budget 2015, alors que des mesures dont la réalisation s’élève à 90 milliards de francs CFA avaient été prises pour répondre aux attentes des syndicats. Cela étant, il a indiqué que son gouvernement va procéder à une relecture du budget pour dégager des marges et ajuster certains chiffres.
Le président du mois des centrales syndicales, Augustin Blaise Hien, a laissé entendre qu’il souhaite que des préoccupations qui ne sont pas d’ordre financier soient tranchées. Que les syndicats sont favorables au dialogue social, sain et productif.
Par ailleurs, la centrale syndicale a souhaité avoir un rapport sur la politique du gouvernement pour apporter ses critiques.
L’ancien ministre de la Sécurité, Jérôme Bougouma, a obtenu la liberté provisoire pour des raisons de santé, le 23 février 2016 de la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO).
Jérôme Bougouma a quitté la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO), aux environs de 11h. Il a été mis en accusation par le Conseil national de la transition (CNT) devant la Haute Cour de Justice pour malversations.
« M. Compaoré Blaise, né le 3 février 1951 à Ouagadougou (…) est naturalisé ivoirien », établit un décret publié dans le journal officiel ivoirien le 18 janvier 2016.
Ce décret, signé par le président ivoirien Alassane Ouattara, est cependant daté du 17 novembre 2014, soit moins d’un mois après la chute de M. Compaoré, le 31 octobre 2014 par une insurrection populaire, à l’issue de 27 ans de règne.
François Compaoré, le frère cadet de Blaise, a également demandé et obtenu la naturalisation ivoirienne, selon le journal officiel.
M. Ouattara avait qualifié en décembre dernier la présence de son invité de « tout à fait normale », vantant « l’excellente relation de fraternité et de coopération » entre les deux pays voisins.
M. Compaoré, inculpé d’attentat contre la sûreté de l’Etat, complicité d’assassinat et complicité de recel de cadavre, est visé depuis décembre 2015 par un mandat d’arrêt international pour son implication présumée dans la mort de l’ancien chef d’Etat, le capitaine Thomas Sankara.
Le directeur général Serge Bayala, prône un changement de paradigme dans la gestion du CENOU
Malgré les crises qui l’ont secoué ces derniers mois, le Centre national des œuvres universitaires (CENOU) est parvenu, à en croire son directeur général, Serge Bayala, à engager avec succès, un processus de réforme dans sa gouvernance administrative et financière. Le directeur général Serge Bayala, prône un changement de paradigme dans la gestion du CENOU
Plus de 2 milliards de charges maîtrisées, 900 millions de d’économie dans la restauration, une réduction de 20% de l’enveloppe destinée à l’achat du carburant. Ce sont là les résultats de la réforme engagée par les responsables du Centre national des œuvres universitaires (CENOU). Ils ont été égrenés par le directeur général Serge Bayala ce mardi 23 février au cours d’un point de presse.
Pour autant, ces bons résultats ne suffisent pas à éponger la dette du CENOU qui s’élevait à 7,5 milliards de francs CFA en janvier 2015. Les économies réalisées ont surtout permis de soutenir des œuvres sociales au niveau de la santé et de l’hébergement des étudiants.
Et c’est pourquoi, il s’agit désormais, à le DG Bayala, d’instaurer cette culture de bonne gouvernance dans la gestion du CENOU en de renforcer et pérenniser les acquis. Et d’en appeler à un changement de paradigme qui passe également par le maintien, le renforcement du dialogue interne et une bonne communication externe.
«C’est un changement profond qui est en cours », a-t-il conclu.