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Attaque terroriste de Ouaga : 28 morts et 156 otages libérés

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Roch Marc Christian Kabore a condamné les attaques terroristes contre le Burkina

Les chiffres du bilan provisoire de l’attaque terroriste de Ouagadougou du 15 janvier ont évalué. Les derniers chiffres ont été avancés par le président Roch Marc Christian Kaboré, lors de son adresse à la nation dans la soirée de ce samedi 16 janvier 2016.
28 morts dont trois terroristes, une cinquantaine de blessés dont quatre éléments des forces de défense et de sécurité et 156 otages libérés.
C’est le bilan provisoire de l’attaque provisoire de l’attaque terroriste de Ouagadougou dressé par les autorités du Burkina.

Roch Marc Christian Kabore a condamné les attaques terroristes contre le Burkina
Roch Marc Christian Kabore a condamné les attaques terroristes contre le Burkina

En tout cas, c’est ce que l’on retient de l’adresse à la nation sur la télévision nationale du président Roch Marc Christian Kaboré ce 16 janvier 2016.
Très tôt dans la matinée, le président Kaboré et son Premier ministre Paul Kaba Thièba s’étaient rendus sur les lieux de l’attaque où le ministre de l’intérieur et de la sécurité Simon Compaoré avait devancés.
L’exécutif burkinabè a ensuite un tenu un conseil des ministres extraordinaire élargi au président de l’Assemblée nationale, aux chefs militaires.
Photo Hôtel splendid

Le Premier ministre Paul Thiéba annonçant les mesures gouvernementales à l'issue du conseil des ministres de crise
Le Premier ministre Paul Thiéba annonçant les mesures gouvernementales à l’issue du conseil des ministres de crise

Au sortir du conseil des ministres de crise, les mesures suivantes ont été annoncées :
– l’instauration d’un deuil national de 72 heures à compter de ce dimanche 17 janvier ;
-la création d’un comité interministériel pour formuler des propositions transversales en matière de sécurité au plan stratégique à moyen terme ;
– l’opérationnalisation urgente de l’agence nationale de renseignement.
Que ce soit lors de son intervention à la télévision nationale ou sur les lieux de l’attaque, Roch Marc Christian Kaboré a appelé ses compatriotes à rester mobilisés et déterminés à cette nouvelle épreuve.
«Nous devons montrer que le Burkina Faso a une longue histoire. Nous n’avons pas plié l’échine devant quoi que ce soit et ce n’est pas aujourd’hui que cela va commencer», a-t-il laissé entendre.

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Ses hommes ont revendiqué l’attaque terroriste de Ouaga

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Le groupe Al-Mourabitoune, dont Belmokhtar est l'un des responsables, a revendiqué l'attaque de Ouaga

23 morts, 4 djihadistes abattus, 33 blessés et 126 otages libérés. C’est le bilan provisoire de l’attaque terroriste de Ouagadougou ce 15 janvier 2016. Ces chiffres étaient donnés pendant que le front de l’assaut contre les djihadistes s’était déplacé à l’hôtel YIBI où se seraient retranchés des assaillants après la libération du l’hôtel Splendid et du restaurant Cappucino par les forces spéciales burkinabè, américaines et française.

A l’origine de cette attaque terroriste de la capitale burkinabè, des hommes de Mokhtar Belmokhtar. En effet l’attaque a été revendiquée par le groupe Al-Mourabitoune dont il est l’un des responsables emblématique. Mais, au juste, qui est-il ?
Mokhtar Belmokhtar alias Belaouer ou Laouar1 (« le borgne ») ou Khaled Abou al-Abbas est un djihadiste algérien né le 1er juin 19722, nom 1 à Ghardaïa en Algérie.
Après un passage en Afghanistan, il combat pendant la Décennie noire dans le sud de l’Algérie au sein du GIA, puis du GSPC. Il est l’un des principaux artisans du ralliement des djihadistes algériens à Al-Qaïda qui aboutit à la formation d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) en 2007.

Le groupe Al-Mourabitoune, dont Belmokhtar est l'un des responsables, a revendiqué l'attaque de Ouaga
Le groupe Al-Mourabitoune, dont Belmokhtar est l’un des responsables, a revendiqué l’attaque de Ouaga

Belmokhtar est également le premier chef d’AQMI à s’implanter hors d’Algérie dans les pays du Sahara et du Sahel, et principalement au Mali. En décembre 2012, en conflit avec les autres chefs d’AQMI, il crée son propre mouvement ; Les Signataires par le sang, dont la principale action est la prise d’otages d’In Amenas, en Algérie, en janvier 2013. En août, son groupe fusionne avec le MUJAO pour former Al-Mourabitoune dont il est désigné émir en juillet 2015. Il rallie finalement de nouveau Al-Qaïda au Maghreb islamique en décembre 2015.

Depuis le 11 novembre 2003, il fait partie de la liste des organisations et personnes considérées par l’ONU comme proches d’Al-Qaïda ou des talibans3, liste instituée dans le cadre de la résolution 1267 de 1999 visant à lutter contre le terrorisme

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Attaque terroriste à Ouaga: bilan provisoire une vingtaine de morts

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Le Splendid Hôtel, en plein centre-ville de la capitale burkinabè, a été pris d’assaut, ce vendredi 15 janvier 2016, par des hommes armés. Bilan provisoire, une vingtaine de morts et plusieurs blessés, parmi lesquels des forces de l’ordre.

SPLENDIDE

Selon les témoignages, deux vigiles postés devant le café restaurant ont été tués et deux autres hommes blancs baignant dans leur sang sur la terrasse du même restaurant.

Suite à l’assaut des forces de l’ordre, une voiture blindée s’est arrêtée devant l’hôtel et a exfiltré douze personnes dont cinq femmes, âgées de25 à 35 ans.
Le Splendid Hôtel est l’un des principaux hôtels du centre de Ouagadougou, prisé par les Occidentaux et le personnel des agences onusiennes. L’aéroport est tout proche. Des séminaires y ont régulièrement lieu.
Outre le Splendid Hôtel, deux restaurants dont le Cappuccino situé juste en face a été incendié.

Plusieurs hommes cagoulés, arrivés à bord de 4X4, ont fait irruption dans l’hôtel, situé sur l’avenue Kwame Nkruma, après l’explosion de plusieurs véhicules garés devant. L’attaque a débuté ce vendredi soir à 19h30. Jusqu’à 1h 40, les tirs se poursuivaient entre les forces de l’ordre burkinabè appuyées, appuyées par les forces spéciales françaises et les terroristes.
Les autorités burkinabè auraient demandé de tout faire pour les neutraliser , avant l’aube.

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Décès de Essana Bernadette KANZIE : L’enterrement aura lieu le 18 janvier à Bobo

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COMMUNIQUE NECROLOGIQUE
Les grandes familles BADO, BAZIE, BASSOLE, BATIONO et alliés à Réo, Koudougou, Bobo-Dioulasso, Ouagadougou, Abidjan, Paris, Turin et Montréal ;
BADO baya Gustave, BADO Edouard, BADO André, BADO Basile, BADO Georges, KANDO Eboubié Thérèse, Madame BASSOLE née KANDO Rosalie, KANDO Marie, KANDO Hélène Gnamangolo, KANDO Emilienne, Les enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants, les parents, amis et connaissances ;
Le Général Djibrill Yipénè BASSOLE,
Ont la profonde douleur d’annoncer le décès dans la nuit du 15 janvier 2016 à Bobo-Dioulasso de leur épouse, sœur, mère, grand-mère et belle-mère KANZIE ESSANA Bernadette des suites d’une longue maladie.
L’enterrement aura lieu dans l’après-midi du lundi 18 janvier 2016 à Bobo-Dioulasso.
Union de prière !

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Le président du Faso publie la liste de ses biens

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Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré a rendu public la liste de ses biens, conformément à la Constitution. Ils présentent ainsi qu’il suit :
roch

Propriétés foncières
Ferme à Koubri (Pissy) 10 hectares, en 1995

Cheptel
25 Bœufs, Évaluation : 15 000 000 FCFA
08 Chevaux, Évaluation : 4 000 000 FCFA (tous m’ont été offerts)

Maisons
Patte d’oie 750 m2 chiffre illisible, offert par mon père en 1985
Patte d’oie 500 m2 7 000 000FCFA, non bâtie en 2002
Zone du bois 832 m2, attribution 1994
Ouaga 2000 zone A 2239 m2, 27 792 000 FCFA, en début de chantier, 1997
Secteur 25 de Bobo Dioulasso, 1176m2 chiffre illisible, en 2000
06, rue Pasquier Levallois-Perret, appt.4.j.1, (96, 40m2) 200 000 000FCFA, en 1998
Terrain familial à Tuiré, environ 4000m2, maison construite 45 000 000 FCFA, en 1988

Biens Incorporels (Société Burkinabè d’Intermédiation Financière)
Actions pour huit ans
Bank of Africa (16) valeur totale 1 848 000 FCFA
Bank of Africa Cote d’Ivoire (02) valeur totale 234 000 FCFA
BOA Sénégal (50) valeur totale 3 350 000 FCFA
ONATEL BF (2110) valeur totale 25 320 000 FCFA
PALM CI (20) valeur totale 199 800 FCFA
SICAB CI (05) valeur totale 805 000 FCFA
SOGB CI (10) valeur totale 257 000 FCFA
SONATEL-SN (50) valeur totale 1 255 000 FCFA
TOTAL- Sénégal (20) valeur totale 500 000 FCFA
UBA nombre d’actions 2078 sans autres précisions
Obligations
Etat SN (100), valeur totale 1 000 000 FCFA
Palm CI (28), valeur totale : 279 972 FCFA
TFBF (100), valeur totale : 995 000 FCFA
TPBF ((200), valeur totale : 2 000 000 FCFA

Véhicules, valeurs non précisées
Nissan Patrol 2013
Mercédès S 350 2008
Mercédès C 180 1997
Mercedes E 380 2002

Autres biens
1 compte UBA 10064225401 : 2 463 433 FCFA
1 compte BICIA-B 04910000108 : 829 234 FCFA
1 compte Coris Bank 010010206972400186 : 375 590 FCFA
1 compte SGBB 074010011200-3000601-66 : 753 490 FCFA
1 compte BOA 003007240019 : 1 284 176 FCFA
1 compte BNP Paribas 142646 : Compte courant 24 000 euros et le compte d’épargne 36 010 euros (Soit l’équivalent total de plus de 39 000 000 FCFA pour les deux comptes, ndlr)

Après que le chef de l’Etat a donné le ton, il revient aux membres du gouvernement Thiéba d’emboiter le pas.

BURKINADEMAIN.COM

Le Haut conseil pour la réconciliation nationale installé

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Le Haut conseil pour la réconciliation nationale (HCRN) a procédé ce 15 janvier 2016 à la mise en place de son Comité exécutif. Il est présidé par le professeur de droit, Benoit Kambou et il est composé de 21 membres.
haut conseil

Avec un mandat de cinq ans, le Haut conseil pour la réconciliation nationale (HCRN) sera chargé d’assurer le traitement des 5 065 dossiers enregistrés et en cours d’enregistrement. De même qu’il sera chargé de rechercher et de situer les responsabilités de crimes et toutes autres violations graves des droits humains à caractères politiques non encore élucidées de 1960 à 2015, et de proposer des solutions, en vue de soulager les traumatismes subis par les victimes ou ayants droits.
Aucun justiciable ne pourra se prévaloir de son titre, ses privilèges et son immunité ou tout autre motif pour se soustraire de la compétence du HCRN.

Il peut faire appel à toute personne physique ou morale et le refus de comparution constitue une infraction punissable d’une peine d’emprisonnement de trois à six mois ou d’une amande de 300 000 F CFA à 3 millions de F CFA.

Présent à la cérémonie d’installation du HCRN, le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré a fait savoir que le Burkina ne peut pas continuer à traîner des boulets, c’est pourquoi, il doit voir comment réconcilier ses fils avec leur histoire.
Le Haut conseil pour la réconciliation nationale a pour organes l’assemblée plénière, le comité exécutif et deux commissions, en l’occurrence la commission d’étude et d’orientation et la Commission de réhabilitation, d’indemnisation et de réinsertion sociale.

C’est le 6 novembre 2015 que le Conseil national de la Transition (CNT) a adopté la loi n°074-2015/CNT portant attribution, composition, organisation et fonctionnement du Haut conseil pour la réconciliation nationale (HCRN). Il est né des cendres de la Commission de la réconciliation nationale et des réformes (CRNR) présidée par Mgr Paul Ouédraogo.

Mathias Lompo

Mandat d’arrêt contre le président de l’Assemblée ivoirienne Guillaume Soro

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La justice militaire burkinabè a lancé un mandat d’arrêt contre le président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro, ancien chef de la rébellion, dans le cadre du coup d’Etat raté du 17 septembre 2015 au Burkina Faso, a affirmé, ce 15 janvier 2016, une source judiciaire.
SORO-pdt-Assemblee

Selon la source judiciaire burkinabè, Guillaume Soro et Djibrill Bassolé, ancien ministre des Affaires étrangères, envisageaient la possibilité de soutenir le putsch, alors en cours et mené par le général Gilbert Diendéré, ancien bras droit de Compaoré et chef de Régiment de sécurité présidentielle (RSP), l’unité putschiste. Ils parlaient de la possibilité de « frapper » dans le nord du Burkina pour faire « paniquer » l’armée régulière qui se préparait à donner l’assaut contre la base du RSP.
En décembre, le procureur militaire du Burkina, le lieutenant-colonel Norbert Koudougou, avait indiqué que les enregistrements avaient été versés au dossier, soulignant qu’« un expert » serait chargé d’authentifier ou de discréditer ces écoutes.

C’est un véritable coup de froid dans les relations entre les deux Etats. Abidjan fait profil bas et préfère miser sur la voie diplomatique pour la sortie de crise.

Anderson Koné

BURKINADEMAIN.COM

Hommage aux martyrs: 1 232 817 154 F CFA pour la construction de la stèle

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Ce sont ces deux structures drapées aux couleurs nationales devant le monument qui auraient coûté plus du milliard de F CFA

Le 10ème rapport du conseil des ministres du 14/10/2015 annonçait la construction de la stèle des martyrs des 30 et 31 octobre 2014 par la procédure d’appel d’offres restreint et accéléré pour un montant de 1 232 817 154 F CFA TTC.

Ce sont ces deux structures drapées aux couleurs nationales devant le monument qui auraient coûté plus du milliard de F CFA
Ce sont ces deux structures drapées aux couleurs nationales devant le monument qui auraient coûté plus du milliard de F CFA

« Quelqu’un comme moi qui ne comprends rien dans les affaires, peut penser qu’on a utilisé « l’émotion collective du moment » pour faire de « bonnes affaires » », argumente l’ancien contrôleur, Pamoussa kaboré .

Il prend pour exemple une personne qui part à l’hôpital pour assister un ami ou un parent accidenté. Cette dernière, sous le coup de l’émotion, peut oublier de fermer son engin. Et un voleur profite de l’occasion pour subtiliser son engin.
A l’en croire, l’urgent à l’époque c’était de s’occuper des blessés, les évacuer au besoin et peut-être que cent millions (100 000 0000) F CFA auraient suffi.

Pour la stèle, il pense que ça pouvait attendre. Mieux, on pouvait lancer un appel d’offres ouvert, garantissant la meilleure exécution à un prix avantageux pour l’Administration. Comme cela, l’inauguration aurait pu intervenir plus tard (mi-2016 ou fin 2016).

Beaucoup de Burkinabè sont de cet avis. Ils se posent mille et une questions. Le monument construit sous l’ère Compaoré a-t-il été rasé pour ériger un autre? L’ancien avait-il été mal bâti, qu’il fallait le réfectionner entièrement. Ils pensent que si tous ces fonds ont débloqués pour cette modeste infrastructure, à peine visible, construite à côté de l’imposant monument, il y a problème. Et tout prote à croire qu’il y a eu surfacturations. C’est tout comme si les autorités de la transition et le premier ministre en chef ont abusé de leur confiance pour se faire plein les poches sur la vague de l’émotion, alors que le sang des martyrs n’avait pas encore séché. Affaire à suivre!

Anderson Koné

Un réseau de 11 présumés délinquants aux arrêts à Ouagadougou

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Le commissariat de police de Nongr-Massom a présenté, ce jeudi 14 janvier 2016 à Ouagadougou, un réseau de onze présumés braqueurs, opérant dans la ville de Ouagadougou.

bandits
Les membres du réseau, composé en majorité de repris de justice et d’un ex-caporal radié de l’armée en 2011, ont été arrêtés suite aux enquêtes qui ont suivi le braquage de la pharmacie Naaba Koom, au quartier Somgandé, le 16 décembre 2015.

Ils détenaient 3 armes à feu, 7 engins à deux roues, 1 tricycle, 15 cartes SIM, 5 ordinateurs, 1 tablette, 8 téléphones portables et 1 batterie de 120 volts.
Le commissaire de police, Mahama Kaboré a indiqué qu’ils ciblaient les commerces et les domiciles, avant de passer à l’opération. Ils faisaient irruption à deux dans les commerces, puis tenaient en joue leurs victimes et les dépouillaient.

Au nombre des structures visitées, il y a la pharmacie NaabaKoom, le groupe OBOUF, un magasin de montage d’engins à 2 roues à Saaba, la pharmacie Rayim Tiga, des points de vente Airtel money, le groupe ARCI/peinture, l’entreprise BLC, le GEPAL industrie à Kossodo, l’entreprise SOYAF à Paspanga etc…

Joachim Batao

Pamoussa Kaboré démontre les bienfaits de l’audit de la transition

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Suite à la publication de l’interview du Président de la Cour des compte, dans
le journal Sidwaya n°8076 du 12 janvier 2016, l’ancien Contrôleur financier, Pamoussa Kaboré a réagi à travers cette déclaration. Il appelle à un audit de la gestion du régime Compaoré et de la transition.

PAMOUSSA
J’ai été réjoui hier matin en lisant beaucoup de journaux dont notre « sidwaya national », titré entre autres : « gestion des biens publics, le Chef de l’Etat demande un audit de la transition ».
Ma joie est réelle car si l’audit est fait et bien fait, mes doutes sur les recours abusifs des gré-à-gré seront levés. Je pourrai alors m’excuser auprès de ceux que j’aurai peut-être blessés sans le vouloir. Le plus important, ce serait surtout l’occasion de mettre en pratique le slogan « plus rien ne sera comme avant ». Cela constituera assurément à mon humble avis le meilleur départ possible pour une bonne gouvernance de notre pays.

Cela tranchera effectivement avec les situations d’avant où après une mauvaise gouvernance, les auteurs étaient récompensés, promus comme le fût « le beau frère national », Monsieur Lucien Marie Noël BEMBAMBA.

Mon intervention comportera deux parties :
-Les sanctions de la mauvaise gouvernance sous l’ancien régime ;
-La nécessité de l’audit, ses bienfaits pour les audités eux-mêmes et pour le pays.

1°) Les sanctions de la mauvaise gouvernance sous l’ancien régime
Je m’appuierai surtout sur la gestion au Ministère de l’Economie et des Finances par monsieur Lucien Marie Noël BEMBAMBA depuis 1997 jusqu’à son départ précipité.
Monsieur Lucien Marie Noël BEMBAMBA « débarque » au Trésor public avec comme diplôme « avoir épousé la sœur du Président. Il entreprend des réformes « diaboliquement géniales ».

Dans un premier temps, tous les agents publics qui ne pensent pas comme lui, il les « chasse ». Certains cadres se rangent, ils décident de servir Monsieur Lucien Marie Noël BEMBAMBA et non l’Etat qui a pourtant fortement contribué à leur succès. Ils décident consciemment de « réfléchir par le ventre » et non par la tête comme voulu par DIEU. Même étant Directeur Général du Trésor et de la Comptabilité Publique (DGTCP), il semblait fortement influencer toutes les décisions de l’ensemble des secteurs du Ministère des finances. Qui est fou pour être en désaccord avec le « beau national » ? Monsieur Lucien Marie Noël BEMBAMBA, en bon stratège, s’est donné tous les moyens pour réussir sa « mission » et il ne prend aucun risque par rapport à celui qui ose le contredire:
-Il crée une structure appelée Direction de la Législation Financière (DELF). A l’époque, certains cadres du Ministère avaient trouvé cela bizarre ; car il ne revient pas au comptable public (qui est un exécutant) d’initier ou de relire les textes à caractère financier. Cette prérogative revenait de droit au Ministre en charge des finances, qui est l’ordonnateur du budget.

Des errements du ministre BEMBAMBA

Mais ici, il s’agit du beau-frère du Président. Après avoir « chassé » les « empêcheurs de tourner en rond » du Trésor ; il revisite tout le dispositif mis en place par l’illustre Ministre des Finances et du Commerce que fût l’intendant militaire Tiémoko Marc GARANGO. Monsieur Lucien Marie Noël BEMBAMBA revisite toute la règlementation dans son propre intérêt ou de celui de son clan. Il démantèle tout le dispositif juridique initialement mis en place pour une gestion efficace et efficiente des finances publiques. Exemple. Le 1er texte sur les marchés publics, c’est un texte de 1970 et la 1ère relecture est intervenue en 1996, soit 26 ans après. Sous l’ère BEMBAMBA, le texte de 1996 a été relu en 2002, 2003, 2008. Le texte de 2008 a été déjà relu deux (02) fois. J’ajoute que le texte de 2002 n’a jamais connu un début d’application. Monsieur « Réforme » a semé un désordre tel qu’aujourd’hui, tout est confus. Sa dernière réforme est la « mise à mort » du Contrôle Financier par la fusion des deux (2) structures que furent la Direction Générale du Contrôle Financier (DGCF) et la Direction Générale des Marchés Publics (DGMP). Monsieur Lucien Marie Noël BEMBAMBA s’arrange pour placer ou faire placer « ses fidèles serviteurs » à la tête de toutes les structures en charge de toutes les étapes stratégiques de l’exécution et du contrôle, qu’il soit a priori ou a posteriori ; comme ce monsieur n’aime pas du tout ceux qui servent l’Etat, c’est-à-dire le bien public. Il exclut tout agent public qui ose lui faire des remarques.
Pour que vous me compreniez bien, sachez que Monsieur BEMBAMBA, « chassé du Trésor » a été promu Ministre Délégué Chargé du Budget. A sa prise de service, il est venu avec tous ses anciens collaborateurs, de la secrétaire au chauffeur ne gardant aucun agent du précédent cabinet ministériel. Convenez avec moi que l’Administration ne doit pas fonctionner comme cela.
Celui qui sert Lucien Marie Noël BEMBAMBA est aussi bien servi et surtout bien servi en promotion (promotion exponentielle). La décence voudrait que toutes ces personnes ayant bénéficié de telles largesses, gardent un profil teinté de toute humilité pour ne pas s’exposer aux révélations de ceux qui les connaissent bien, et même très bien.

Du reste, la bienveillance du nouveau Président du Faso a conduit les corps de contrôle à s’exprimer sur la corruption. Je me réjoui de la déclaration parue au journal sydwaya du 12 janvier 2015 qui rapporte entre autres que « …ne pas travailler et toucher son salaire est une corruption… ». Je saisis donc l’occasion pour suggérer que soient sanctionnés les responsables qui refusent d’accéder au droit des agents à travailler afin que ceux-ci méritent leurs salaires pour ne plus être inscrits aux nombre de ceux qui pourraient être taxés de corrompus pour le fait de ne pas travailler. Je suis disqualifié pour parler des nombreux enseignants qui serraient 4 ou 5 dans une même classe dans les villes, en train de faire le travail d’une seule personne, alors qu’il en manque dans les villages.

De la nécessité de l’audit

Quant à moi, KABORE Pamoussa Joanny, je touche mon salaire depuis 2010 sans qu’il ne m’ai été jamais confié un quelconque dossier par ma hiérarchie : suis-je pour autant dans la corruption ? Je voudrais par là même interpeller les corps de contrôle sur le fait qu’il y a des agents empêchés de travailler, « mis au garage ». Et c’est mon cas ; je ne suis malheureusement pas le seul. Nous sommes actuellement dix (10) agents affectés à un service appelé « Cellule Economique et Financière » du Ministère de l’Economie et des Finances mis à l’écart pour ne pas gêner les serviteurs de Lucien Marie Noël BEMBAMBA. Vous le savez très bien, nous sommes donc sanctionnés sans raison ; si Lucien Marie Noël BEMBAMBA avait une raison si minime soit-elle de nous licencier, il l’aurait fait.

Par ailleurs, pour ce qui concerne toute autre forme de gestion publique, je serai ravi que les corps de contrôle se prononcent davantage sur le respect des normes et procédures plutôt que de faire l’apologie des résultats soi-disant palpables de certaines autorités. Lisez plutôt cet extrait « …à quoi ça sert de passer un marché proprement comme on le dit et au résultat on construit un bâtiment et qui va s’écrouler ? C’est une réalité dans notre pays. On lance un appel d’offres, même les entrepreneurs qui ne sont pas qualifiés se mentionnent et après au résultat, on n’a même pas une bonne école pour y mettre les enfants. C’est la mieux-disance, c’est-à-dire qu’à compétence égale, c’est le prix qui vous départage » (propos du président de la cours des compte parus dans le journal sidwaya n°8076 du 12 janvier 2016, page n°13. Je laisse le soin aux lecteurs d’apprécier de tels propos qui semble dire que les procédures et normes ne servent à rien, voire sont contraires à la recherche de bons résultats). En réaction à la dénonciation des gré-à-gré sous la transition, j’ose comprendre que c’est une défense en ligne…
Tant qu’il y a des résultats, il faut violer la loi. Les procédures sont là pourtant pour assurer la qualité, la fiabilité des résultats.

Appel au président Roch

Dans mon écrit sur les gré-à-gré, j’avais souhaité un audit international pour être sûr que l’audit sera fait, et bien fait. Aujourd’hui, je suis solidaire avec les choix du Président du Faso de confier cette mission aux corps de contrôle nationaux : C’est le défi qu’ils auront de répondre efficacement à cet appel de lutter farouchement contre la corruption et à traquer fermement les auteurs passés, présents et futurs de telles pratiques. Bon courage à vous et retenez que plus rien ne doit être comme avant !

2°) Les bienfaits de l’audit bien fait
a°) Pour les audités eux-mêmes
Cela permettra assurément de fermer « la gueule aux jaloux, aux aigris » qui passent leur temps à crier que les procédures ont été violées alors que ce n’est pas le cas. Ces autorités seront blanchies, honorées. Ceux qui s’étaient trompés en croyant que les textes ont été violés alors que ce n’est pas le cas vont s’excuser ; on se donnera la main et on construira le Burkina dans la paix.
S’il est avéré que les textes on été violés, toutes les conséquences seront tirées et les fautifs devront être sanctionnés comme il se doit. Il semble évident que l’opinion ne comprendrait « aucun arrangement » en vue de protéger qui que ce soit».
Moi, je voudrais comprendre par exemple le bien fondé de la réalisation des travaux en cours pour la construction de la stèle des martyrs des 30 et 31 octobre 2014 qui ont coûtés 1 232 817 154 F CFA TTC (10ème rapport du conseil des ministres du 14/10/2015) par la procédure d’appel d’offres restreint et accéléré. Quelqu’un comme moi qui ne comprends rien dans les affaires, peut penser qu’on a utilisé « l’émotion collective du moment » pour faire de « bonnes affaires ». Vous savez, si on vous appelle à l’hôpital pour assister votre ami ou parent accidenté, vous serez dans une émotion telle que vous oublierez de fermer votre engin. Le voleur profite de cette émotion là pour vous prendre votre engin.
Les gens comme moi pensent que l’urgent à l’époque c’était de s’occuper des blessés, les évacuer au besoin et peut-être que cent millions (100 000 0000) Fcfa auraient suffi. Pour la stèle, on pouvait lancer un appel d’offres ouvert, on aurait garanti la meilleure exécution à un prix avantageux pour l’Administration ; l’inauguration pourrait intervenir plus tard (mi-2016 ou fin 2016).

b°) Pour l’Etat
On peut citer :
-La restauration de l’autorité de l’Etat
-Le rétablissement de l’équité dans les relations entre l’Etat et ses partenaires, et notamment les opérateurs économiques méritants qui pourraient bénéficier eux-aussi des marchés s’ils ont les meilleurs dossiers.
-Le rétablissement d’une Administration républicaine au bénéfice de l’Etat, c’est-à-dire au service de l’intérêt général, du bien commun
-Le rétablissement de la morale dans l’Administration afin que quand on dira que c’est interdit de brûler le feu, que nul ne le fasse. Sur ce point, je vous rappelle qu’un médecin célèbre, un bonze du CDP a déclaré il y a déjà quelques années, que « la morale agonise au pays des hommes intègres ». Est-elle toujours en agonie ou est-elle maintenant morte ? Quant à moi, je pense que la morale est morte dans la majorité des serviteurs de l’Etat puisque les gouvernants ont toujours donné de mauvais exemples.
-Le bannissement du clientélisme, du copinage, de la promotion de la médiocrité, des béni-oui-oui qui travaille sur ordre.
-Etc.

Pour conclure, je prie DIEU que Son Excellence Monsieur le Président du Faso et Son Excellence Monsieur le Premier Ministre soient bien inspirés et qu’ils prennent des mesures fortes, justes et équitables. Elles seront nécessairement impopulaires à très court termes parce que Blaise est parti, mais son système, comme vous le voyez, « est bien en place », prêt à défendre l’indéfendable, « réfléchissant toujours par le ventre ». La tâche est immense, gargantuesque mais possible.
Vous aurez l’appui des hommes justes (ils ne sont pas nombreux) dont les prières ont permis à ce pays béni par DIEU de ne pas sombrer dans le chaos.

DIEU VOUS BENISSE !!!

Pamoussa Joanny KABORE

Ancien Contrôleur Financier