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Procès Gbagbo: Blé Goudé charge Blaise Compaoré

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La première phase du procès Gbagbo s’est achevée ce mardi 2 février 2016 à la Haye, avec le propos liminaire de la défense de Charles Blé Goudé, menée par Me Geert Alexander Knoops.
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La défense de Blé Goudé a également repris plusieurs points de l’argumentaire choisi par l’équipe de Laurent Gbagbo. La défense est ainsi revenu sur le caractère « ethnicisé » et « partial » de la vision de la procureure, ou l’absence dans son dossier des crimes commis par le camp d’Alassane Ouattara.

Charles Blé Goudé n’a rien perdu de ses qualités de tribun. C’est lui qui a conclu le propos de son équipe de défense. Il a dénoncé la posture de l’accusation. Il a pointé le rôle « déstabilisateur » de Blaise Compaoré, avant de préciser ses liens avec Laurent Gbagbo.

Pour lui, le Cojep n’est pas une milice, ni un club de soutien à Laurent Gbagbo.

A l’en croire, il n’existera jamais une Côte d’Ivoire où ne vivront que des pro-Gbagbo ou des pro-Ouattara.
La veille, ce sont les avocats de Laurent Gabgbo qui avançaient qu’il avait été victime de la Françafrique, en regrettant le rôle des acteurs extérieurs à la crise ivoirienne, en l’occurrence la France et le Burkina Faso.

Anderson Koné
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Droits de l’Homme en Afrique : «Le Parlement panafricain jouera sa partition», dixit Roger Nkodo Dang

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En tant qu’organe législatif de l’Union africaine, le Parlement panafricain était du 26e sommet de l’organisation continentale tenu du 21 au 31 janvier 2016 à Addis Abeba en Ethiopie sur le thème : «2016 : Année des droits de l’Homme en Afrique, en particulier les droits des femmes».

Au 26e sommet de l’Union africaine, le Parlement panafricain a pris une part active. Son président, Roger Nkodo Dang, a été de la plupart des grandes rencontres du sommet. Face à la presse le 30 janvier dernier, le Camerounais a affiché les ambitions de l’institution législative du continent qu’il dirige depuis mai 2015. Sur les sujets des droits de l’Homme et de la lutte contre le terrorisme qui ont été au centre du présent sommet, Nkodo Dang assure que «le Parlement panafricain jouera sa partition».

Roger Nkodo Dang, président du Parlement panafricain
Roger Nkodo Dang, président du Parlement panafricain

Sur la question de la lutte contre le terrorisme, le président du Parlement panafricain pense qu’il est illusoire de vouloir la traiter uniquement au niveau national. Pour plus d’efficacité, il est indispensable, dit-il, d’envisager les mesures à l’échelle continentale ou régionale. Ce qui passe aussi par des mesures législatives au niveau continental.

«Parlement panafricain efficace»

Le Parlement panafricain, à entendre Roger Nkodo Dang, est une institution très importante dans le dispositif de l’Union africaine. Le Parlement, explique-t-il, joue un rôle énorme dans en matière de ratification des instruments juridiques de l’Union. Nkodo Dang est très formel sur l’efficacité de l’institution. «Le Parlement panafricain est très efficace (…) nous sommes d’abord des élus nationaux et à ce titre, nous influençons les décisions des Etats membres à l’intérieur de nos parlements nationaux, mais également nous amenons les décisions de l’Union africaine pour les expérimenter et faire le lobbying dans nos différents Etats». Et de mentionner la campagne menée en 2011 par le Parlement panafricain en faveur de la ratification par les Etats de la charte africaine de la démocratie.

Le président du Parlement panafricain (micro) a été de la plupart des grandes rencontres du 26e sommet de l'UA tenu à Addis Abeba
Le président du Parlement panafricain (micro) a été de la plupart des grandes rencontres du 26e sommet de l’UA tenu à Addis Abeba

Le défi de la ratification du protocole de Malabo

Si le rôle du Parlement panafricain dans l’action de l’Union africaine est indéniable, ce rôle a encore besoin d’être consolidé, renforcé. En effet, le Parlement panafricain n’a pas encore les pleins pouvoirs pour agir véritablement en tant qu’organe législatif de l’Union africaine. L’architecture de l’UA devrait comporter l’exécutif et le législatif. Mais, en l’absence de gouvernement de l’Union, le Parlement avait été simplement rattaché à la conférence des chefs d’Etats. Une anomalie institutionnelle qui sera corrigée par le protocole à l’acte constitutif de l’Union africaine relatif au Parlement panafricain adopté le 27 juin 2014 à Malabo lors du 23e sommet de l’Union africaine. Mais, le protocole de Malabo a encore besoin d’être ratifié. «Il faut que le protocole soit ratifié par les différents Etats pour que nous puissions commencer à faire de lois-types. Nous n’allons pas légiférer en lieu et place des Etats mais nous allons proposer aux différents Etats des lois-types, qui une fois acceptées par la conférence des chefs d’Etats, pourraient être internalisées dans l’architecture interne des différentes législations nationales», plaide le président Nkodo Dang. En cela, cette année 2016 est aussi cruciale pour le Parlement panafricain. Le défi de la ratification du protocole de Malabo doit être relevé pour permettre au Parlement de l’Union africaine de jouir des pleins pouvoirs.

Attributions et pouvoirs du Parlement panafricain

Au terme de l’article 8 du protocole de Malabo, le Parlement panafricain jouit entre autres des attributions et pouvoirs suivants :
-La conférence des chefs d’Etat détermine les sujets et domaines sur lesquels le Parlement panafricain peut proposer des projets de lois-types ;
-Le Parlement panafricain peut, à sa propre initiative, faire des propositions sur les domaines et sujets sur lesquels il peut soumettre ou recommander des projets de lois types à la conférence des chefs d’Etat de l’Union africaine pour examen et approbation ;
-Le Parlement panafricain débat et discute de son propre budget et du budget de l’Union africaine et fait des recommandations y afférentes aux organes délibérants compétents ;
-Le Parlement panafricain établit tout comité et détermine son mode de fonctionnement, ses attributions, sa composition et sa durée de mandat ;
-Le Parlement panafricain discute de toutes les questions pertinentes par rapport à l’Union africaine, et fait des recommandations au conseil exécutif des ministres ou à la conférence des chefs d’Etat de l’UA ;
-Le Parlement panafricain promeut les programmes et les objectifs de l’Union africaine dans les Etats membres.

Bazomboué Grégoire Bazié, De retour d’Addis Abeba
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CSM 2016: des textes pour lutter contre le terrorisme

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Le Conseil supérieur de la Magistrature (CSM) a tenu sa première session extraordinaire de l’année, ce lundi 1er février 2016 à Ouagadougou, à la demande de l’intersyndicale des magistrats. Il s’est agi de renforcer le dispositif sécuritaire du Burkina Faso.
bagoro

A la cérémonie d’ouverture, le ministre de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique, Garde des sceaux, René Bagoro, a indiqué que les attentats ont montré les limites du droit burkinabè en matière de terrorisme. «Notre pays doit s’engager sur la voie d’un certain nombre de réformes, notamment au plan de la répression», a-t-il avancé.

Selon la présidente du Conseil supérieur de la Magistrature, Thérèse Traoré/Sanou, le dispositif actuel doit être renforcé suffisamment pour permettre de faire face au terrorisme.

A l’entendre, il faut créer une structure, basée dans la capitale comme c’est le cas en France pour coordonner tout ce qui peut se passer à travers le territoire et pour les enquêtes.

Toutefois, la présidente du CSM a invité les membres du CSM à préserver la crédibilité de l’institution, dans l’intérêt du corps.
Pour Thérèse Traoré/Sanou, la multiplication du nombre de sessions fait courir sur elle le risque de la banalisation de ses décisions et, à terme, son affaiblissement.

Mathias Lompo

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Laure Zongo/Hien, ministre burkinabè de la femme : «Nous comptons vulgariser l’agenda 2063 de l’Union africaine»

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Laure Zongo/Hien, ministre de la femme, de la solidarité nationale et de la famille

Laure Zongo /Hien fait partie de la short list des membres du gouvernement Thièba qui ont pris part au 26e sommet de l’Union africaine, tenu du 21 au 31 janvier 2016 à Addis Abeba, en Ethiopie. En sa qualité de ministre de la femme, de la solidarité nationale et de la famille, elle est venue apprendre des autres et partager l’expérience du Burkina Faso en matière de promotion de la femme. Laure Zongo fait dans cet entretien exclusif le point de sa participation à ce 26e sommet de l’UA.

 

Laure Zongo/Hien, ministre de la femme, de la solidarité nationale et de la famille
Laure Zongo/Hien, ministre de la femme, de la solidarité nationale et de la famille

Burkinademain.com : Vous venez de prendre part au 26e sommet de l’Union africaine à Addis Abéba en Ethiopie. Quel est votre sentiment ?

Laure Zongo/Hien : J’ai un sentiment de satisfaction car c’est une opportunité donnée à tous les pays de l’Union Africaine (UA) de se rencontrer et d’échanger sur les problèmes, préoccupations de leurs pays et de dégager ou envisager des solutions.

 

Burkinademain.com : Le thème du sommet porte sur les droits de l’homme avec une attention particulière sur les droits des femmes. Comment appréciez cela ?

Laure Zongo/Hien : En tant que ministre de la femme, de la solidarité nationale et de la famille ; nous avons accueilli le thème de ce sommet avec grande satisfaction. C’est un thème d’actualité car en matière d’inégalité, la femme constitue la couche la plus défavorisée. Nous avons constaté une volonté commune à tous les pays car tous les discours ont fait mention de l’impérieuse nécessité de corriger les inégalités liées au genre mais surtout de promouvoir les droits et l’autonomisation des femmes. C’est d’ailleurs ce qui est visé par l’Agenda 2063. Toutefois, nous pensons que les objectifs de l’Agenda 2063 sont un peu ambitieux mais nous espérons que la volonté politique des dirigeants va leur permettre de réunir les moyens et les ressources qu’il faut pour la réalisation de ces objectifs.

 

Burkinademain.com : En quoi a consisté votre participation à ce sommet ?

Laure Zongo/Hien : Pour nous, ce sommet était un cadre d’échange et de partage d’expériences. De ce point de vue, notre participation a donc consisté à partager avec les autres pays, l’expérience du Burkina Faso en matière de droits, d’autonomisation de la femme et de prise en compte du genre dans nos politiques et programmes.

En marge de ce sommet, nous avons pu échanger avec plusieurs personnes ressources dont la Directrice du département femme, genre et développement du bureau de la Présidente de l’Union Africaine (UA). Nous avons également échangé avec une équipe du Centre international de l’éducation des filles et des femmes en Afrique de l’UA (CIEFFA/UA).

 

Laure Zongo est satisfaite de sa participation au 26e sommet de l'Union africaine
Laure Zongo est satisfaite de sa participation au 26e sommet de l’Union africaine

Burkinademain.com : Quel bilan pouvez-vous déjà en faire ?

Laure Zongo/Hien : Nous apprécions déjà favorablement la tenue de ce sommet du fait de la prise de conscience des inégalités de genre (qui sont source d’exclusion, lesquelles exclusions sont causes de nombreux conflits) et de la volonté à les corriger.

 

Burkinademain.com : C’est votre première fois de participer à un sommet de l’UA en tant que ministre. Avez-vous rencontré des difficultés ?

Laure Zongo/Hien : Oui. Car il y a eu des réunions préparatoires auxquelles nous n’avons pas été associée de telle sorte qu’en tant que Ministre nouvellement arrivée au gouvernement, il nous a fallu un peu de temps pour rentrer dans le bain des travaux du sommet. De notre point de vue, l’organisation a connu de petites défaillances. Le programme des travaux était également très changeant, ce qui a constitué aussi une difficulté.

 

Burkinademain.com : Qu’envisagez-vous faire au niveau du Burkina après ce sommet ?

N Laure Zongo/Hien : Nous comptons, de retour au pays (Burkina Faso), exploiter les expériences acquises lors de ce sommet, mais surtout informer et vulgariser l’Agenda 2063. Nous avions aussi été satisfaite de savoir que le Burkina Faso constituait un exemple en matière de promotion des droits et d’autonomisation des femmes.

 

Propos recueillis à Addis Abeba par Bazomboué Grégoire Bazié

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Procès Gbagbo: l’implication du Burkina et de la France dans la crise postélectorale avancée par ses avocats

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L’équipe de la défense de Laurent Gbagbo, dirigée par Me Emmanuel Altit, a eu au moins trois heures, ce 1er février 2016, pour résumer les grandes lignes de leur stratégie de défense.
PROCES

L’équipe de Me Emmanuel Altit a regretté que le rôle des acteurs extérieurs à la crise ivoirienne, particulièrement la France et le Burkina Faso, ne soit pas abordé. Elle a également critiqué l’approche de la procureure, Fatou Bensouda qui, selon elle, est « ethnicisée ». Partant de là, elle a dressé un portrait sans concession des rebelles qui ont occupé le nord de la Côte d’Ivoire à partir de 2002. Rebelles accusés de nombreuses exactions et qui ont permis la prise de pouvoir d’Alassane Ouattara.

Pour finir, les avocats de Gbagbo ont tenté de démonter les modes de responsabilité, c’est-à-dire les niveaux de responsabilité, retenus contre lui.

Demain, ce sera au tour des conseils de Charles Blé Goudé, menée par Me Geert Alexander Knoops, qui auront droit à la parole.

Anderson Koné

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Le SYNATIC dénonce la descente de la police dans les locaux de la RTB

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Déclaration du Bureau National du Syndicat Autonome des Travailleurs de l’Information et de la Culture (SYNATIC) sur des arrestations dans les locaux de la Radiodiffusion télévision du Burkina (RTB). Lisez !
RTB
Le Bureau National du Syndicat Autonome des Travailleurs de l’Information et de la Culture (SYNATIC) en ce début d’année, voudrait présenter aux militants et sympathisants, à l’ensemble des travailleuses et travailleurs des médias et de la culture ses vœux de bonne et heureuse année 2016 ; des vœux de santé, de courage et de succès dans nos luttes. Il saisit cette occasion pour porter à leur connaissance certains faits importants survenus au sein de la Télévision du Burkina en fin d’année 2015.

Le 7 décembre 2015, les travailleurs de la Télévision du Burkina ont été surpris par une descente musclée des forces de Police. Des agents de certains services (machinistes, monteurs, chef décorateur…) ont été embarqués manu militari pour un interrogatoire suivi de garde à vue dans les locaux du commissariat de police de Wemtenga. S’en sont suivies des perquisitions dans les domiciles de certains des interpelés.

Cette intervention brutale et humiliante faisait suite à une plainte déposée par la Direction générale de la Radiodiffusion Télévision du Burkina (RTB), pour des actes de vols répétés de matériels au sein de la télévision nationale.

Tout en condamnant ces actes crapuleux de vols et de disparition d’équipements – inadmissibles dans une entreprise comme la RTB – le SYNATIC s’insurge contre cette méthode barbare en matière de procédure judiciaire pour faire la lumière sur cette affaire. En effet, on ne saurait tolérer des exactions de ce genre sur des citoyens, après l’insurrection populaire à laquelle les travailleurs patriotes des médias ont participé pour réclamer plus de droits et de justice.

Les interpellations doivent suivre les procédures normales et non pas par des interventions intempestives sur les lieux de services sans aucune forme de procès. C’est pourquoi les délégués du personnel et délégués syndicaux du SYNATIC, réunis en atelier de formation le 23 décembre 2015 à Ouagadougou, ont condamné fermement l’humiliation subie par les travailleurs, suite à cette situation. Les travailleurs de la RTB sont des justiciables comme tous les citoyens burkinabè certes, mais il n’y a pas de raisons de violer leurs droits par un traitement dégradant fussent-ils suspectés dans une affaire.

Le Bureau National interpelle les responsables de la RTB à :

• prendre les dispositions nécessaires pour garantir la sécurité des travailleurs et des équipements ;

• à ne plus jamais faire intervenir les forces de l’ordre de façon intempestive dans les locaux de la RTB !

Non à la violation des lieux de travail !

Pain et liberté pour le peuple !

Ouagadougou, le 27 janvier 2016

Pour le Bureau National
Le Secrétaire Général,

Siriki DRAME
Chevalier de l’Ordre National

Banque mondiale Burkina : Cheick Fantamady Kanté a pris fonctions

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Cheick Fantamady Kanté, nouveau représentant-résident de la Banque mondiale au Burkina

Le communiqué ci-après du service de la communication de la représentation nationale de la Banque mondiale est relatif à la prise de fonctions, ce lundi 1er février 2016, du nouveau représentant résident de la Banque au Burkina Faso, Fantamady Kanté.

« Prise de fonction du nouveau Représentant Résident de la Banque mondiale au Burkina Faso

Ouagadougou, le 1er février 2016 — Le nouveau Représentant Résident de la Banque mondiale au Burkina Faso, Monsieur Cheick Fantamady Kanté a officiellement pris fonction, ce Lundi 1er février 2016. Avant le Burkina Faso, M. Kanté était en poste en Guinée Conakry où il occupait la même fonction.

Cheick Fantamady Kanté, nouveau représentant-résident de la Banque mondiale au Burkina
Cheick Fantamady Kanté, nouveau représentant-résident de la Banque mondiale au Burkina

Dans le cadre de sa mission au pays des hommes intègres, M. Kanté aura pour priorités : (i) de poursuivre le renforcement des relations entre l’Institution et les autorités Burkinabé, (ii) de superviser l’élaboration et l’exécution du Cadre de Partenariat-Pays (CPP), en conformité avec les priorités de développement identifiées par le pays et, (iii) de superviser l’intervention des équipes du Bureau de Ouagadougou dans l’exécution de la stratégie de développement de la Banque mondiale pour la région Afrique.

De nationalité malienne, Monsieur Kanté possède une longue expérience du développement à travers le monde, dont plus de quinze années passées au sein du Groupe de la Banque mondiale. De juin 2012 à janvier 2016, il a assumé la fonction de Représentant Résident de la Banque mondiale en Guinée, où il a conduit la formulation d’un nouveau cadre de partenariat stratégique, et la reconstitution du portefeuille de la Banque mondiale après une longue période de suspension. Dans ses fonctions antérieures, M. Kanté a dirigé un programme régional de la Société Financière Internationale (IFC), filiale du Groupe de la Banque mondiale, qui finance et encadre les institutions financières africaines en vue d’accroitre l’accès des petites et moyennes entreprises du continent aux services financiers nécessaires à leur développement. Monsieur Kanté est gestionnaire de formation et titulaire d’un Master en Business Administration de l’Université d’Arizona aux Etats-Unis, et d’un Diplôme de l’Ecole Normale Supérieure de Bamako au Mali.

Contact: Lionel Yaro +226 25 49 63 00   lyaro@worldbank.org;

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Union africaine : Le 27e sommet se tiendra en juin au Rwanda

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Les chefs d'Etat et de gouvernement africains à la clôture du 26e sommet de l'UA

Les rideaux sont tombés ce dimanche 31 janvier 2016 à Addis Abeba sur le 26e sommet de l’Union africaine qui se tenait depuis le 21 janvier sur le thème : «2016 : Année des droits de l’Homme avec un accent sur les droits des femmes».

Lutte contre le terrorisme ; recherche de la paix pour des pays membres (Burundi, Soudan du Sud) ; promotion des droits de l’Homme, en particulier ceux de femmes ; opérationnalisation du premier plan décennal de l’agenda 2063 ; adoption de nouveau barème de contribution.

Entre autres, ce sont là les sujets sur lesquels ont porté les travaux du 26e sommet de l’Union africaine tenu du 21 au 31 janvier 2016 à Addis Abeba sur le thème : «2016 : Année des droits de l’Homme avec un accent sur les droits des femmes».

Sur les différentes questions abordées au cours du sommet, le nouveau président de l’UA, Idriss Déby Itno, a appelé les Etats leurs à responsabilités.

Faire preuve de fermeté

Les chefs d’Etat et de gouvernement africains à la clôture du 26e sommet de l’UA

« Nous devons faire preuve de fermeté contre le terrorisme, autant pour les crises internes aux Etats, le dialogue doit être le maître mot. C’est le cas pour le Burundi, le Soudan du Sud où l’Union africaine doit poursuivre ses efforts pour que ces pays retrouvent rapidement le chemin de la paix », a indiqué le président tchadien.

Cela passe, Idriss Déby, par l’arrêt immédiat des violences dans ces zones de conflits.

«Nous ne pouvons plus tolérer que des milliers d’Africains meurent pour des luttes politiques. Nous allons suivre avec beaucoup de vigilance et d’attention le développement de la situation dans ces pays tout comme dans les autres se trouvant en difficulté.

Nous allons, pour tout dire, être à l’écoute du continent et de son peuple pour tenter d’éteindre les foyers de tensions (…) Il y a une nécessité absolue de mener à son terme et dans les meilleurs délais, les réformes de nos structures et de notre méthodologie de travail. C’est de cette façon que nous rendrons l’UA efficace et proche des préoccupations des peuples africains», a soutenu le successeur du président Robert Mugabé à la présidence de l’Union africaine.

Pour autant, l’organisation n’a pas été jusqu’au bout de sa décision de déployer une force au Burundi pour parer à d’éventuel génocide. Confrontée à des dissensions internes sur la question et au refus des autorités burundaises, l’UA a fini par surseoir à cette idée de déploiement de troupes au Burundi sans le consentement de Bujumbura. Finalement, c’est le principe de l’envoi d’une mission de haut niveau auprès du pouvoir burundais pour tenter de ramener la paix qui a été préconisée.

Quant au prochain sommet de l’UA, le 27e sommet, il est prévu pour juin 2016 au Rwanda.

Le président rwandais, Paul Kagabé, a été désigné deuxième vice-président du nouveau bureau de l’Organisation présidé par Idriss Déby Itno. Le nouveau bureau de l’UA a comme premier vice-président, Yayi Boni du Bénin et comme rapporteur le président Robert Mugabé.

Bazomboué Grégoire Bazié, Envoyé spécial à Addis Abeba

Burkina Demain

Foire régionale de Réo: pour le bonheur des jardiniers du Centre-Ouest

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La cérémonie officielle d’ouverture de la 1ère édition de la foire régionale du maraichage de la région du Centre-Ouest a eu lieu, ce samedi 30 janvier 2016 à la place de la nation de Réo. Placée sous le parrainage du Directeur général de l’ONG Eau-Vive Internationale, Jean-Bosco Bazié, la cérémonie a connu la participation de la population, venue des 4 provinces de la région.

Une forte mobilisation à l'ouverture de la foire
Forte mobilisation lors de l’ouverture de la foire à Réo

le parrain procédant à la coupure du ruban

Les officiels lors de la coupure de ruban symbolique marquant l’ouverture de la foire

Ambroise Kaboré, président de la délégation spéciale de la commune de Réo, s’est réjoui du choix porté sur sa commune pour cette 1ère édition de la semaine régionale du maraichage du Centre-Ouest. Pour lui, ce choix se justifie par le fait que Réo est une « commune qui fait du maraichage une activité de choix, un pilier important de son développement socio-économique. Puis, il a rendu hommage aux producteurs, tout en les invitant à améliorer leurs productions, tant en qualité qu’en quantité.

Le parrain de la cérémonie, Jean-Bosco Bazié, Directeur général de l’ONG Eau-Vive International, s’est dit honoré du choix de sa personne. Il a fait savoir : « ce serait chaque fois avec plaisir que j’associerai volontiers et au tant que faire se peut ma modeste contribution à toute action de promotion et de développement engagé au profit du Centre-Ouest, notre région ». Le parrain, Jean-Bosco

Des matériels aux jardiniers

Bazié a lancé un appel à l’implication effective des populations et les partenaires du monde rural afin que « nous puissions faire de cette foire l’une des plus prisées du pays ». Il a invité les producteurs à mieux s’organiser et à se mettre en groupement pour le rayonnement du secteur de la culture maraichère.
Du moins qu’on puisse dire, c’est un message bien attendu. La représentante des producteurs, Elie-marie Bayala a affirmé leur engagement à faire de ce secteur un pourvoyeur d’emploi et de devises car relève t-elle, « c’est en cela que nous contribuerons à la lutte contre la pauvreté ».

La cérémonie a été marqué également par la remise des prix au concours « meilleurs producteurs maraichers ». 40 producteurs des 4 provinces de la région ont pris part à ce concours, mais seuls 33 ont été évalués dont 26 en catégorie individuelle et 7 en catégorie collective. Les prix sont repartis selon les deux catégories et par produits (oignon, chou, tomate, carotte et aubergine) et sont constitués de matériels tels que charrette, arrosoir, pioche, fourche, pelle, kit d’irrigation, brouette etc.

Selon Adama Jean Louis Bayala, producteur d’oignon à Kordié, classé 2ème en catégorie individuelle, en plus de la joie qui l’anime, cette récompense va lui permettre de renforcer son matériel de travail en vue d’accroitre sa production et être 1er à l’édition prochaine.

La cérémonie a pris fin avec la coupure du ruban et la visite des stands. A noter que le ministre de la Justice Réné Bagoro, fils de la région était de la fête.

Joachim Batao
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Refus de déploiement de militaires au Burundi : Bujumbura gagne son bras-de-fer avec Addis Abeba

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Poignet de main glacial, voire gênant entre la présidente de la Commission de l'Union africaine (à droite) et le ministre burundais des affaires étrangères

Comme nous l’annoncions, le consensus pour l’envoi d’une force d’interposition au Burundi n’avait pas eu lieu lors de la session, ce vendredi 29 janvier du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, obligeant à une prolongation de ladite session, et surtout à la déchirante épreuve de vote ce samedi pour départager les pro et les anti Maprobu.

 

10 voix contre et 5 voix pour. C’est le bilan de la consultation ce samedi des membres du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine sur l’envoi d’une force d’interposition de 5 000 hommes au Burundi pour prévenir un éventuel génocide dans le pays. Résultat catastrophique pour les partisans de cette Mission africaine de prévention et de protection au Burundi, la Maprobu.

Poignet de main glacial, voire gênant entre la présidente de la Commission de l'Union africaine (à droite) et le ministre burundais des affaires étrangères
Le ministre burundais des affaires étrangères Alain Aimé Nyamitwe (à gauche) a représenté valablement son président à Addis Abeba

Alain Aimé Nyamitwe

C’est totalement le contraire qui s’est produit. Dix voix favorables étaient indispensables pour autoriser le déploiement de troupes dans le pays de Pierre N’Kurunziza. Malgré le soutien de New York, Addis Abeba a perdu son bras-de-fer avec Bujumbura.

Alors que depuis le 18 décembre dernier, l’Union africaine se disait déterminée à déployer la Maprobu. Avec ou sans le consentement du pouvoir burundais. Désormais, c’est la machine arrière qui est enclenchée. «Rien ne se fera sans le consentement du président NKurunziza», a laissé entendre le représentant spécial de l’UA pour les Grands Lacs, Ibrahima Fall.

Cet échec de l'envoi de troupes de l'UA au Burundi est une victoire pour Pierre NKurunziza
Cet échec de l’envoi de troupes de l’UA au Burundi est une victoire pour Pierre NKurunziza

Une situation  manifestement d’échec qui fait penser à cette déclaration du nouveau président de l’Union africaine Idriss Deby Itno à l’ouverture du 26e sommet de l’organisation : «Nous nous réunissons trop souvent, nous parlons toujours trop, mais nous n’agissons pas assez et parfois pas du tout».

 

Bazomboué Grégoire Bazié, Envoyé spécial à Addis Abeba

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