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Congo Brazzaville: le président promulgue la nouvelle Constitution

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Le président congolais, Sassou-Nguesso, a promulgué, le 6 novembre 2015, la nouvelle Constitution, adoptée par référendum le 25 octobre denier par 94 % des électeurs.
SASSOU

Cette promulgation rapide, quelques heures après l’arrêté de la Cour constitutionnelle consacrant la large victoire du président, survient au moment où est arrivé à Brazzaville l’envoyé spécial de l’ONU pour l’Afrique centrale, Abdoulaye Bathily, venu tenter de relancer le dialogue entre l’opposition et le pouvoir congolais.

Dans la journée, il a rencontré des membres du Frocad et de l’IDC, les deux plateformes de l’opposition, qui ont à nouveau réclamé l’annulation du référendum ou, à tout le moins, le gel de la nouvelle Constitution.

L’opposition devait aussi dévoiler en cette fin de semaine le programme d’action de désobéissance civile qu’elle souhaite mener. La mobilisation populaire restant, de fait, sa dernière cartouche dans le bras de fer qui l’oppose au président Sassou-Nguesso.

Anderson Koné

BURKINADEMAIN.COM

Tour du Faso 2015: l’Érythrée confirme sa domination avec une 5ème victoire

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La huitième étape du tour cycliste du Burkina Faso, courue ce vendredi – novembre 2015 entre Bobo Dioulasso et Dedougou, a été remportée par l’Erythréen Mekseb Debesay.
ETHIOPIE

Il s’agit de la 5ème victoire d’étape pour l’équipe d’Erythrée. Le premier Burkinabè, Rasmané Ouédraogo, est arrivé en 5e position.

L’étape de ce vendredi, sur 174 kilomètres, était la plus longue de cette 28 ème édition du Tour du Faso.
Au classement général, le Marocain Mouhssine Lahsaini est en tête avec 1’23” d’avance sur son compatriote Mohamed Amine Rafal.
Ce samedi, la 9ème et avant-dernière étape conduira la caravane du Tour de Dedougou à Koudougou sur 131 kilomètres.

Philippe Traoré

Présidentielle 2015: 9 partis politiques décident de soutenir l’UPC

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Neuf formations politiques ont organisé une conférence de presse, ce 6 novembre 2015 à Ouagadougou, en vue de faire savoir qu’elles apportent leur soutien à l’Union pour le changement (UPC).
Diabré-Zeph.

Il s’agit de la Convergence de l’espoir de Jean Hubert Bazié, du parti national des démocrates sociaux de Lompo Youmali, de l’Union pour la démocratie populaire de Tapsoba Boureima, du parti Fasocrate de Bouda Gilbert, de l’Union pour la renaissance démocratique du Burkina de Darga Idrissa, du parti Patriotique pour le développement de Felix T. Compaoré et du PRIT/Lannaya de Mamadou Kabré.

Ces partis ont décidé de faire front avec le parti de Zéphirin Diabré pour les échéances électorales du 29 novembre prochain.
A noter que 17 autres partis ont décidé de soutenir le Mouvement du peuple pour progrès (MPP).

Joackim BATAO

Elections couplées 2015: la CENI renforce les capacités opérationnelles de ses formateurs

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Dans le cadre des élections couplées du 29 novembre prochain, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a procédé au lancement de la formation des formateurs du personnel électoral, ce 6 novembre 2015 à Ouagadougou.

CENI
Selon le président de la commission électorale nationale indépendante (CENI), Me Barthélemy Kéré, cette formation est d’une importance capitale dans le succès du processus électoral.

De ses explications, c’est le maillon essentiel du succès du processus, car a-t-il fait savoir, ce sont ces derniers qui établissent le nombre de votants, les suffrages exprimés, les bulletins nuls et la répartition des voix aux différents candidats.

Cette session de formation a été financée par le Programme des nations unies pour le développement (PNUD). Le représentant résident au Burkina Faso, Pascal Karorero, a révélé qu’elle a coûté près de 1,44 milliards de francs CFA.

Mathias Lompo

Elections 2015: la CCVC va engager une campagne dans la campagne

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La Coalition nationale de lutte contre la vie chère, la corruption, la fraude, l’impunité et pour les libertés (CCVC) a organisé, le 5 novembre 2015 à Ouagadougou, une conférence de presse pour interpeller les candidats aux élections sur les attentes de la population.
CCVC

La CCVC a décidé de mener une campagne d’interpellation à quelques jours du début officiel de la campagne électorale. Le premier vice-président de la coalition, Chrysogone Zougmoré a avancé qu’il sera mené sur toute l’étendue du territoire une série de conférences publiques, des animations dans les quartiers du 14 au 29 novembre, des vidéos-débats et un meeting national d’interpellation prévu pour le 21 novembre à la place de la Nation.

A l’en croire, l’objectif est d’inviter les candidats à se prononcer et à prendre des engagements fermes pour apporter des solutions adéquates aux préoccupations des populations. « Les questions sociales comme les produits de première nécessité (huile, riz, sucre, maïs, lait, hydrocarbures…) demeurent inaccessibles à la grande majorité des populations. La crise de l’énergie et de l’eau s’est davantage aggravée avec des coupures drastiques et anarchiques », a expliqué Chrysogone Zougmoré qui a laissé entendre que de nombreux dossiers sont en souffrance.

Il a parlé de ceux de Norbert Zongo, Dabo Boukary, Guillaume Sessouma, Salifou Nébié et aussi celui des victimes du putsch manqué.

C’est pour cela, a-t-il dit, que la CCVC se donnera les moyens pour poser avec acuité les préoccupations légitimes et pressantes du peuple burkinabè.

Selon la CCVC, les autorités de la transition n’ont pas honoré tous leurs engagements, relatifs aux crimes de sang, aux crimes économiques et aux problèmes sociaux.

Evelyne Ouédraogo

BURKINADEMAIN.COM

Crash en Égypte: le président Obama pense à une bombe

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Le président américain, Barack Obama, a évoqué la possibilité qu’il y ait eu une bombe à bord de l’avion russe qui s’est écrasé en Égypte. Il a reconnu cependant qu’il n’y avait à ce stade aucune certitude.
CRASH AVION

Avant que le président américain n’évoque la possibilité d’une bombe dans l’avion qui s’est écrasé, le porte-parole du Kremlin avait qualifié de « spéculation » la thèse d’un attentat, commis avec une bombe placée à bord de l’Airbus 321 russe.
Moscou souligne qu’aucune annonce n’a été faite pour l’instant par les enquêteurs, il serait difficile de reconnaître la vraisemblance d’un tel scénario le jour même où les premières victimes du crash ont été enterrées.

A noter que l’organisation État islamique a réclamé par deux fois être à l’origine du crash de l’avion pour se venger de l’action militaire russe en Syrie.

Pour l’instant, même parmi les proches de victimes, on se refuse de faire le lien entre le crash de l’avion et l’intervention russe en Syrie, mais l’attitude de la population pourrait bien changer s’il s’avérait qu’un attentat a bien eu lieu.

Anderson Koné

BURKINADEMAIN.COM
Source: RFI

Le CNT vote la prolongation de la transition

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Le Conseil national de la transition (CNT) a adopté, le 5 novembre 2015, un projet de loi portant prorogation de la durée de la transition pour éviter un vide juridique qui porterait un coup à la légalité de la transition.
CNT 2

C’est à l’unanimité que les 89 députés ont voté, au bulletin secret, le projet de modification de l’article 20 de la Charte de la transition.

Désormais,  » la transition prend fin à l’investiture du président du Faso. L’investiture du Président du Faso intervient dans les 15 jours suivant la proclamation des résultats définitifs de l’élection présidentielle. La nouvelle assemblée nationale est installée dans les sept jours suivant l’investiture du président du Faso ».

L’article 20 de la Charte de transition prévoyait une durée de douze mois, à compter de l’investiture du Président de la transition, le 21 novembre 2014. A cet effet, elle était censée prendre fin le 21 novembre prochain.

Mathias LOMPO

Le CNT verrouille l’article 37 de la Constitution

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Le Conseil national de la transition (CNT), a procédé, le 5 novembre 2015, à une révision de la Constitution. L’article 37, limitant à deux le nombre de mandats présidentiels, a été verrouillé et le Sénat a été supprimé.

CNT 2
Avec 88 voix sur un total de 89 votants, les députés de la transition ont voté pour le verrouillage de l’article 37 de la Constitution. Désormais, « Le Président du Faso est élu au suffrage universel direct, égal et secret, pour un mandat de cinq ans. Il est rééligible une seule fois. En aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats de Président du Faso consécutivement ou par intermittence ».

L’article 165 de la Constitution dispose: « aucun projet ou proposition de révision de la Constitution n’est recevable lorsqu’il remet en cause (…) la clause limitative du nombre de mandat présidentiel » et « la durée du mandat présidentiel ».
Le deuxième alinéa de l’article 165 stipule:  » aucune procédure de révision ne peut être engagée ni poursuivie en cas de vacance du pouvoir, pendant la durée de l’Etat de siège ou de l’Etat d’urgence et lorsqu’il est porté atteinte à l’intégrité du territoire national ».

Par ailleurs, les députés ont révisé l’article 52 pour supprimer le Sénat. Dans la foulée, une autre modification significative a été opérée. Le Président du Faso n’est plus le Président du Conseil supérieur de la magistrature. Un poste qui échoit entre les mains du Premier Président de la Cour de cassation.

Après le vote, le président du CNT, Chérif Sy, a avancé que son institution a accompli la mission à elle confiée par le peuple. Puis, il a salué et remercié les députés pour le travail abattu.

Mathias LOMPO

Tour du Faso 2015: l’Érythrée s’empare de la septième étape

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L’Erythréen Michael Habtom a enlevé, le jeudi 5 novembre 2015, la 7è étape du Tour du Faso 2015, disputée entre Bobo et Banfora.
TOUR DU FASO

C’est la plus courte étape de cette 28è édition, distante seulement de 84 km. L’Erythréen, qui a battu au sprint le Suisse Michael Kyburtz, a mis 1h 53 min. Un autre Erythréen Amanuel Million est arrivé en troisième position. Le meilleur des Burkinabè Rasmané Ouédraogo est arrivé en 4ème position. Le vainqueur de l’étape de la veille Abdoul Aziz Nikièma, maillot rose des sprints intermédiaires, a occupé la 6è place derrière l’Erythréen Mekseb Debesay.

Il s’agit de sa troisième victoire d’étape après la troisième à Kaya et la cinquième à Boromo. Et c’est la quatrième victoire de l’Erythrée sur une course prévue en dix étapes.

Au classement général, le marocain Mouhssine tient toujours le maillot jaune, devant son compatriote Er Rafai et le Burkinabè Sorgo.

Philippe TRAORE

Côte d’Ivoire: Qu’adviendra t-il des détenus politiques après l’investiture du président Ouattara?

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Le ministre Assoa Adou, désigné directeur de la campagne du candidat Gbagbo en 2015

Comme il fallait s’y attendre, le président ivoirien, Alassane Ouattara, a été solennellement investi, le 3 novembre 2015 au Palais présidentiel d’Abidjan en Côte d’Ivoire.
AssoaAdou

Devant le peuple souverain de Côte d’Ivoire, il a juré sur l’honneur de respecter et de défendre fidèlement la Constitution, de protéger les droits et les libertés des citoyens. Partant de là, il a appelé le peuple à lui retirer sa confiance, en lui faisant subir toute la rigueur de la loi, au cas où il venait à le trahir.

En tous les cas, le président s’est engagé à être « le dirigeant sans exclusive « . C’est à dire qu’il entend se mettre au service de tous les ivoiriens, sans discrimination aucune, sans considération aucune. Et le chantier sur lequel il est le plus attendu est celui de la réconciliation nationale.

Les résultats de la présidentielle d’octobre viennent renforcer la conviction selon laquelle des Ivoiriens ne se reconnaissent pas entièrement dans sa politique. La preuve, ils ont royalement boycotté le scrutin. On ne se voilera pas la face, ce sont eux qui ont contribué à gonfler le taux des abstentionnistes, en le portant à 47%.

Que veulent ces derniers? Ils revendiquent la libération de leur champion Laurent Gbagbo, incarcéré dans les geôles métalliques de Scheveningen à la Haye. Pas seulement lui, ils demandent aussi l’élargissement d’autres détenus politiques. Au nombre d’entre eux, les anciens ministres Assoa Adou, Lida Kouassi Moise, Alphonse Doauty et des jeunes militants dynamiques. On n’oubliera pas la première dame, Simone E. Gbagbo, contrainte à ronger son frein en résidence surveillée au Nord-Ouest du pays, en l’occurrence à Odienné.

Aux dernières nouvelles, Assoa Adou et Lida Kouassi Moise auraient été transférés de la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan au camp pénal de Bouaké, une prison de fer, réputée austère et dépravante. Les autres, quant à eux, ont été expédiés à l’intérieur du pays pour être enferrés dans des prisons encore inconnues.

Cela aura trop duré. On estime que bon nombre d’entre eux, auteurs de fautes bénignes, ont suffisamment payé. Surtout que c’est le chef d’Etat lui-même qui les avait appelés à rentrer au pays, on ne comprend pas ce qui se passe. On n’a surtout pas compris qu’il ait donné l’impression de ne pas savoir que des anciens ministres sont enferrés, à la veille de la campagne présidentielle.

Maintenant qu’il a su qu’ils sont au trou, surtout qu’il a été réélu et n’a plus rien à craindre, il doit se hâter pour leur donner une seconde chance. Pas pour eux seulement, mais aussi et surtout pour la Côte d’Ivoire. Le pays qu’il est en train de construire avec entrain.

En politique, les attitudes revanchardes ne paient pas. Elles n’ont d’autres effets que de nourrir et entretenir la flamme de la haine qui, à son tour, débouche sur la violence. Et ça Alassane Ouattara le sait très bien. Lui, qui, entre temps, fut victime d’une politique d’ostracisme de la part de son allié d’aujourd’hui, Henri Konan Bédié.
Voilà pourquoi, le président Ouattara ne devrait pas faire montre d’amnésie. Il devrait jeter un regard dans le rétroviseur de l’histoire pour mieux aborder son deuxième et dernier quinquennat.

Héritier politique du vieux Houphouët Boigny, il devrait penser à sortir par la grande porte. Pour ce faire, il doit impérativement gracier et favoriser du coup le retour à la vie politique ou socioprofessionnelle de ses opposants. C’est à ce prix qu’on reconnait les grands hommes. Et puis, cela devrait pouvoir l’aider à réaliser son idéal d’une Côte d’Ivoire rassemblée, comme il le clamait déjà en 2010, au lendemain de crise postélectorale.

Ainsi espère-t-on qu’il libérera tous les détenus politiques, avant les fêtes de fin d’année. Espère-t-on qu’il ne se laissera pas ankyloser par les discours sirupeux de ses sbires, qui n’ont de cesse de lui répéter qu’ils ont le contrôle de la situation. Espère-t-on qu’il comprendra que lorsque la situation leur échappera, il sera seul face à ses responsabilités. Le temps est donc venu d’écouter son cœur, la voix qui vient du plus profond de son être.

Anderson KONE