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Fêtes de fin d’année : Le MATS appelle les populations à la vigilance

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Ceci est un -Ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité- à l’endroit des populations relativement au renforcement des mesures de sécurité pendant cette période des fêtes de fin d’année.

«COMMUNIQUE

A l’occasion des fêtes de fin d’année, le Ministre de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité (MATDS) informe les populations des villes et campagnes du renforcement du dispositif sécuritaire qui vise à prévenir et à traiter avec la plus grande fermeté toute éventuelle menace. Par conséquent, il rappelle à tous la nécessité de se conformer aux consignes de sécurité édictées à cet effet.

Le Ministre, saisit l’occasion pour réitérer l’invite aux vaillantes populations du Burkina Faso à la plus grande vigilance et à signaler tout individu ou objet suspect à travers les numéros suivants : 10 10 ; 16 ; 17.

La Ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité félicité et remercie la digne et résiliente population burkinabè pour la bonne collaboration dont elle a toujours fait preuve avec les Forces de Défense et de Sécurité (FDS).

Par ailleurs, il rappelle que tout refus de dénoncer un fait répréhensible sera puni conformément aux dispositions légales y relatives.

Emile ZERBO,

Chevalier de l’Ordre du Mérite Burkinabè»

Décorations au MCCAT : Cécile Sirima reconnaissante à Dieu et aux Hommes !

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Le Ministère de la communication, de la culture, des arts et du tourisme (MCCAT) a encore sacrifié cette année à la tradition en organisant ce jeudi 14 décembre 2023 à Ouagadougou une cérémonie de décoration d’agents à l’occasion du 11 décembre, jour de commémoration de l’indépendance du Burkina Faso.

Chaleureuse poignée de main entre la DP Cécile Sirima et le MCCAT Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo

Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a souhaité que les agents décorés servent de modèles pour les autres travailleurs. Parmi les récipiendaires, Cécile Sirima, Directrice de publication (DP) du média en ligne FasoAmazone et secrétaire générale adjointe de l’Association des éditeurs et des professionnels des médias en ligne (AEPML) que préside le Docteur Cyriaque Paré.

«Que Dieu élève chacun au centuple de sa profession !»

La directrice de publication de FasoAmazone Cécile Sirima été élevée à la Dignité d’Officier de l’Ordre du mérite burkinabé

«Je rends grâce à Dieu le Tout Puissant, pour ce beau jour. Cette médaille dédiée m’invite à ne pas dormir sur mes lauriers, mais à mieux faire.  Que le Seigneur, le Dieu tout puissant élève chacun au centuple dans sa profession !», a indiqué DP Sirima.

Et la SGA de l’AEPML d’exprimer toute sa gratitude aux responsables de son Association, ainsi qu’à ses membres, aux responsables du MCCAT, aux membres de sa famille pour tout.  Au total 172 récipiendaires au MCCAT

Mme Sirima été élevée au rang d’Officier de l’Ordre du mérite burkinabé.

Au total, ce sont 172 médailles qui ont été par le Ministère de la communication, de la culture, des arts et du tourisme : 14 dans l’Ordre du Mérite, 12 dans l’Ordre de l’Etalon et 146 dans des Ordres Spécifiques des Lettres, Arts et Communication.

Bernard Bazié

Burkina Demain

Culture de la paix : Des membres de DANE-BF à l’école de Thérèse Hien/Soma

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Le joie des apprenants et de la formatrice de poser pour la postérité à l'issue de l'exercice enrichissant

A l’initiative du Bureau exécutif de Danida Alumni Network Burkina Faso (DANE-BF), une trentaine de membres de cette association d’anciens stagiaires burkinabè au Danemark ont bénéficié samedi dernier à Ouagadougou d’une formation sur la communication non violente.

«La communication non violente, quels enjeux pour la paix et la cohésion sociale ?». C’est précisément  le thème de la communication délivrée le 9 décembre 2023 à Ouagadougou par l’actrice de paix à l’UNESCO, Thérèse Hien/Soma. Au regard du contexte national, le président Euloge Tapsoba et les autres membres du Bureau exécutif de DANE-BF ont voulu ainsi faire œuvre utile en servant cet intéressant menu d’échanges lors de ces retrouvailles au Centre Cardinal Paul Zougrana. Et ce fut un véritable cadre d’échanges enrichissants pour les participants, tant la communicatrice a été à la hauteur des attentes. En effet, pendant plus d’une heure d’oral, exercices pratiques et exemples à l’appui Thérèse Hien/Soma a édifié les uns et les autres sur la communication non violente, à la grande satisfaction des initiateurs.

Le président de DANE-BF Euloge Tapsoba a exprimé sa satisfaction après la formation

«Très riche et je sais que chacun, chacune d’entre nous a pu en tirer quelque chose qui va le servir, qui va servir la société. Ce n’est qu’une opportunité de renforcement de nos capacités et il y en aura à l’avenir. Tous nos remerciements à notre formatrice ! », s’est félicité en fin de formation le président de DANE-BF Euloge Tapsoba.

4 étapes dans la communication non violente

La formatrice Thérèse Hien/Soma dans ses œuvres…face à des membres DANE-BF conquis

Selon Mme Hien, la communication non violente tire son fondement de l’empathie, de l’écoute active. Elle se fonde sur des principes d’authenticité, de bienveillance et de responsabilisation qui peuvent guider nos comportements, faciliter nos interactions, limiter les risques de conflits et ainsi favoriser la santé psychologique dans nos milieux de vie, de travail.

Sa mise en œuvre se fait en quatre étapes : l’observation des faits sans jugement, l’expression précise des sentiments face aux faits observés, l’expression du besoin et l’expression de la demande. Si ces 4 étapes sont respectées dans la communication, en principe cela favorise la compréhension mutuelle, évite les conflits liés à la communication malveillante qui se fonde généralement sur des préjugés. Et d’exhorter les participants en situation de communication, à toujours privilégier la posture de girafe au lieu de celle improductive du chacal qui ne cherche guère à comprendre autrui.

La paix, l’affaire de tous…«Que chaque Burkinabè devienne girafe !»

«Dans la posture de la girafe, l’on  ratisse large, l’on cherche à comprendre  l’autre, à se mettre à sa place, l’on écoute,  l’on s’exprime,  éduque et l’on  transmet sa grâce. Toute chose qui est de nature à favoriser la paix, le mieux-vivre ensemble, la cohésion sociale ! »

La formatrice a souligné le rôle que chacun peut jouer pour la préservation ou le retour de la paix. La paix, dit-elle, doit être l’affaire de tous.  Chacun doit œuvrer à cela et l’on n’a pas besoin forcement d’être sur le front militaire pour apporter sa pierre.

Elle a pris exemple sur elle-même qui joue ainsi, à sa façon, sa partition dans l’édification de la paix, en allant de conférence en conférence pour prêcher la communication non violente. «Que chaque Burkinabè devienne girafe !»

«Rien ne vaut la vie… œuvrons pour la paix !»

Pour Mme Hien, rien ne vaut la vie. C’est pourquoi, exhorte-t-elle, nous devrions tous œuvrer pour la paix qui permet de sauvegarder cette vie qui est au-dessus de tout parce que le conflit ou la guerre peut conduire à la mort. «Malheureusement, quand beaucoup d’entre nous parlons de la paix, nous ne mettons pas assez de contenu dans le mot ‘’paix ‘’ ? Que signifie réellement la paix pour nous car, la paix doit commencer par nous-mêmes ? Peut-on parler de paix quand quelqu’un meurt de soif à côté de nous ? Est-ce la paix, c’est quand on bafoue les droits des autres ? Tout est lié. Et quand la famille se disloque, le pays prend un coup. Nous devons nous poser les bonnes questions. Quel avenir pour notre pays si le système éducatif ne se porte pas bien ? Quel avenir pour nos milliers d’élèves déplacés internes ? Leur expérience de la peur, de la haine ne présage rien de bon pour la Nation si rien n’est fait pour les guérir de ces sentiments improductifs. Il faut déjà penser à un système éducatif d’après crise terroriste», regrette-t-elle.

Dr Clarisse Dawendé/Compaoré, secrétaire à la communication, donnant des informations aux membres sur la vie de leur Association

Et de préconiser des outils d’éducation empathique, d’éducation aux valeurs endogènes telle l’hospitalité africaine. «Ainsi, on pourrait arriver à des situations où l’on n’aura plus besoin de dire «déposez les armes! » mais, «ne touchez pas aux armes» tellement la culture de la paix serait devenue la valeur la mieux partagée dans notre société,  grâce notamment à  l’ancrage de la communication non violente dans notre langage quotidien.

Mais, déjà, pense-t-elle, au lieu que nous aimions dire «Que Dieu nous donne la paix ! », disons plutôt ‘’Que Dieu fasse que chacun, chacune soit un artisan de la paix !». C’est plus responsabilisant ainsi. Pour paraphraser feu le président Félix Houphouët Boigny, la paix ne doit pas être un vain mot. Plus qu’une parole en l’air, ce sont des comportements et des actes responsables au quotidien qui font perdurer le mieux-vivre ensemble, la cohésion sociale dans nos familles, nos lieux de travail, dans la Nation.

Martin Philippe

Burkina Demain

Décès de Ibrahiman Sakandé : Le Programme des obsèques

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El Hadj Ibrahiman Sakandé, ex-DG de Sidwaya et ex-directeur de la communication de la Présidence du Faso, est décédé dans la nuit du mercredi 13 décembre 2023.

Ceci est un communiqué et un programme des obsèques de El Hadj Ibrahiman Sakandé, ancien directeur général de Sidwaya et ex-directeur de la communication de la Présidence du Faso, décédé dans la nuit du mercredi 13 décembre 2023 à l’âge de 50 ans. Communiqué nécrologique.

El Hadj Ibrahiman Sakandé, ex-DG de Sidwaya et ex-directeur de la communication de la Présidence du Faso, est décédé dans la nuit du mercredi 13 décembre 2023.

«Les familles SAKANDE et TATIETA à Ouagadougou, Kokologho, Tanghin Dassouri et en Côte d’Ivoire ont la profonde douleur de vous informer du rappel à Dieu, dans la nuit du mercredi 13 décembre 2023, à l’hôpital de Tengandogo, de leur fils, frère, oncle, époux et père : El Hadj Ibrahiman SAKANDE, précédemment Chargé de Missions au Ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme (MCCAT), ancien Directeur Général des éditions Sidwaya et ancien Directeur de la Communication de la Présidence du Faso.

Le programme des obsèques se présente comme suit :

            Jeudi 14 décembre 2023

-19H30 : lecture de coran au domicile mortuaire, sis à Ouaga 2000, derrière le Fonds Spécial Routier

Vendredi 15 décembre 2023

-09H00 : levée de corps à la morgue de Tengandogo pour le domicile

-12H00 : départ pour la mosquée, située derrière le marché de Pagalayiri, au secteur 25

-14H00 : inhumation au cimetière de Gounghin».

Accès aux soins pour ‘’albinos’’ : Bon décryptage du nouveau Docteur Tioye Lompo

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Tioye Arsène Lompo a soutenu avec brio sa thèse de doctorat en pharmacie

Tioye Arsène Lompo a soutenu avec brio, ce mercredi 13 décembre à l’Université Joseph Ki-Zerbo, sa thèse de doctorat en pharmacie dont le thème a porté sur la problématique de l’accès aux soins de santé pour les personnes atteintes d’albinisme dans la capitale. Ses résultats de recherche ont été à la hauteur des attentes du jury présidé Pr Fatou Barro qui l’a fait, séance tenante, docteur, avec la mention très honorable et ses vives félicitations.

Le tout nouveau Docteur en pharmacie Tioye Arsène Lompo posant avec les membres du jury à l’issue de sa soutenance

«Etudes de l’accessibilité aux soins des personnes atteintes d’albinisme de la ville de Ouagadougou, Burkina Faso». C’est l’intitulé exact du thème de la thèse de Doctorat en pharmacie de Tioye Arsène Lompo. Thèse soutenue publiquement ce mercredi 13 décembre 2023 à l’Université Joseph Ki-Zerbo devant un jury présidé par Pr Fatou Barro, dermatologue et vénérologue ; et comprenant Pr Rasmané Semdé, son directeur de thèse.

A l’issue d’une dizaine de minutes de présentation, les résultats du travail de recherche du doctorant Lompo ont été jugés très satisfaisants par les membres du jury qui ont apprécié à sa juste valeur ses efforts.

Résultats satisfaisants…prestation de serment

Tioye Arsène Lompo a soutenu avec brio sa thèse de doctorat en pharmacie. Après quoi il a prêté serment de servir

Ainsi, de ces résultats de recherche jugés satisfaisants par le jury, il ressort par exemple que le manque de moyens financiers, la stigmatisation et le manque d’information sur les complications des maladies liées à l’albinisme sont les principales contraintes qui limitent l’accès aux soins de santé des personnes atteintes d’albinisme à Ouagadougou.

Les résultats de sa recherche révèlent également que parmi les utilisateurs des services de santé, 82,7% parvenaient à le faire grâce aux consultations organisées par les associations et organisations non gouvernementales. Et de suggérer la mise en œuvre d’un plan stratégique d’amélioration de l’accessibilité aux soins des personnes atteintes d’albinisme au ministère de la santé.

Au regard de la qualité des résultats obtenus, le jury a jugé son travail recevable et a déclaré Tioye Arsène Lompo Docteur en pharmacie, avec la mention très honorable et ses vives félicitations. Et le tout nouveau Docteur en Pharmacie Lompo pouvait alors faire sa prestation de serment : «Je jure d’exercer dans l’intérêt de la Santé publique ma profession avec conscience. Et de respecter non seulement la législation en vigueur, mais aussi les règles de l’honneur, de la probité et du désintéressement».

Des résultats qui vont renforcer les initiatives en cours

La présidente de l’AFAB Maimouna Déné a salué la pertinence du thème traité par le Docteur Lompo

Pour le directeur de thèse Pr Rasmané Semdé, a souligné l’originalité du travail de Docteur Lompo car, jusque-là, peu d’études avait abordé cette question alors que c’était important de savoir «les différentes catégories de populations concernées, leurs préoccupations spécifiques et comment contribuer à la santé et le bien-être». En cela, les résultats de la présente étude vont servir au renforcement de la mise en œuvre des initiatives en cours ou à venir en matière d’accès aux soins pour personnes atteintes d’albinisme dans le pays.

La présidente de l’Association des femmes albinos du Burkina (AFAB)  Maimouna Déné qui a suivi avec intérêt la soutenance du Dr Lompo, se félicite du choix du thème qui aborde là l’une des préoccupations majeures de personnes atteintes d’albinisme. «La thématique pour une personne qui est lui-même albinos est salutaire. Et c’est encore plus intéressant de savoir qui a encore mis en lumière les difficultés que nous rencontrons au quotidien car, de nombreuses personnes atteintes d’albinisme n’arrivent pas à affronter le regard des gens pour aller se faire diagnostiquer et avoir des soins précoces», relève-t-elle. «Et je voudrais donc saisir l’occasion pour déjà remercier l’autorité qui entreprend des démarches pour accompagner la prise en charge sanitaire des personnes albinos à travers le ministère de la santé,  aussi et  surtout encourager les personnes à se battre et à se protéger, c’est vraiment important. Nous gardons espoir d’un meilleur accès aux soins de santé pour les personnes atteintes d’albinisme dans notre pays», a conclu la présidente de la AFAB.

Bernard Bazié

Burkina Demain

Mariages précoces au Zoundwéogo : Plaidoyer auprès des autorités à Béré

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Les membres du présidium à l'atelier de plaidoyer et de sensibilisation à Béré ce 13 décembre 2023

 La salle des fêtes de Béré, province du Zoundwéogo, a abrité ce mercredi 13 décembre 2023, un atelier d’information et de plaidoyer des autorités sur le mariage et unions précoces des jeunes filles et adolescents en milieu rural. C’est le représentant du haut-commissaire Innocent Wattara qui a présidé l’atelier.

 La problématique de l’union impliquant des enfants et des adolescents est une réalité dans notre pays. Elle constitue l’un des facteurs d’abandon scolaire des filles en milieu rural. Le mariage précoce constitue une violation des droits humains et engendre de nombreuses discriminations et violences pour les jeunes filles.

Subir un mariage précoce, c’est être marié très jeune, contre son gré et avec une personne que l’on ne choisit pas. Chaque année, des milliers d’enfants à travers le monde -et plus particulièrement de jeunes filles- sont mariés avant l’âge de 18 ans, et même souvent avant l’âge de 11 ans.C’est pourquoi il a été mis en place un projet pour contribuer à la prévention des mariages précoces chez les jeunes filles et adolescents.

Mis en œuvre dans 12 villages du Kourweogo et 9 villages du Zoundweogo

  Le projet est mis en œuvre dans les provinces du Zoundweogo et du Kourwego. Il intervient au total dans 21 villages, soit 12 villages du Kourweogo (Boussé, Kikilma, Gasma et Silmiougou, Niou, Raongo, Gouabga, Napalgué, Sourgoubila, Diguila, Nakamtenga et Barouli) et 9 du Zoundweogo (Béré –Centre, Koakin, Yorgho, Guéré, Kaleinga,  Imassogho, Ganwoko, Leongo, Sakuilga).

Les rencontres comme celle de ce 13 décembre à Béré, ont pour objectif d’informer les autorités administratives, les leaders communautaires et les populations sur la mise en œuvre du projet et plaider pour sa réussite. A Béré, ce fut l’occasion de présenter le projet aux autorités administratives et les leaders communautaires de la province du Zoundwéogo, de susciter leur adhésion et recueillir des propositions concrètes en vue de la réussite de la mise en œuvre du projet. Le projet sera exécuté sur la période du 1er novembre 2023 au 31 octobre 2024. Coût global du projet : 31 008 000 Francs CFA.

Résultats attendus du projet

 En termes retombées, plusieurs résultats sont attendus du présent projet :

-les mécanismes communautaires de protection des droits humains en général, ceux de la fille et des femmes en particulier sont renforcés ;

-21 cellules d’alertes, de dénonciation et de référencement des victimes ou affectés de mariages d’enfants sont mises en places ;

-54 moniteurs d’alertes sont formés sur les systèmes de dénonciation et de référencement des cas de mariages et d’unions précoces et forcés ;

-La capacité des jeunes et des femmes à travers des appuis psychosociaux et des formations est renforcée ;

-30 filles vulnérables ou exposées au mariage d’enfants/forcés issues des établissements primaires et secondaires sont prises en charge sur le plan scolaire   ;

-20 filles et jeunes femmes vulnérables en coupe couture, teinture et tissage ont bénéficié d’une insertion socio-professionnelle dont 16 bénéficiaires d’une formation professionnelle et 04 bénéficiaires de kits d’installation;

-20 familles vulnérables exposées aux mariages d’enfants sont accompagnées en AGR (appui financier);

-02 foras des jeunes sur la sexualité responsable des jeunes sont organisés ;

-200 jeunes sont sensibilisés sur la sexualité responsable ;

-06 ateliers de réseautage entre filles mères en union précoce et des jeunes sur les difficultés rencontrées et les conséquences des unions précoces au profit des jeunes filles sont organisés ;

-06 réseaux de filles –mères et de jeunes sont mis en place ;

-02 ateliers de renforcement de capacité des filles et des jeunes femmes sur l’éducation financière et le leadership ;

-100 filles et jeunes femmes sont formées sur l’éducation financière et le leadership;

-20 survivants/victimes ou affectés de mariage d’enfant ou autres violences pouvant nuire à leur épanouissement sont pris en charge sur le plan médical, financier.

W  Martial Gouba 

Burkina Demain

Compte rendu du Conseil des ministres du 13 décembre 2023

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 13 décembre 2023, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 11 H 55 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président de la Transition, Président du Conseil des ministres.

Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations, mis fin à des fonctions et autorisé des missions à l’étranger.

I DELIBERATIONS

I 1 AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

Le Conseil a adopté un décret portant normes d’élaboration des programmes et rapports d’activités dans les structures de l’Administration publique.

Ce décret est une relecture du décret n°2003-266/PRES/PM/MFPRE du 27 mai 2003 portant normes d’élaboration des programmes et rapports d’activités.

Les innovations majeures de ce décret sont relatives à :

– un démarrage du processus d’élaboration des contrats d’objectifs à partir de l’adoption du projet de loi de finances ;

– la révision des délais en vue de permettre aux départements ministériels de disposer des programmes et rapports d’activités adoptés par les Conseils d’administration des secteurs ministériels (CASEM) respectivement au 31 décembre de l’année N et au 31 mars de l’année N+1 ;

– la proposition de la date limite du 30 juillet pour le réaménagement/révision des programmes d’activités.

L’adoption de ce décret permettra d’améliorer l’élaboration des programmes et rapports d’activités ainsi que la performance des structures de l’Administration publique.

I 2 AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

Le Conseil a adopté deux (02) rapports.

Le premier rapport est relatif à une demande d’agrément portant nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Congo auprès du Burkina Faso.

Le Conseil a marqué son accord pour la nomination de Monsieur Gaston GAKOSSO, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Congo auprès du Burkina Faso, avec résidence à Abidjan, en République de Côte d’Ivoire.

Le second rapport est relatif à un projet de décret portant fin de fonction du Consul honoraire du Burkina Faso à Munich, République Fédérale d’Allemagne.

Monsieur Gisbert DREYER a été nommé en 2010 Consul honoraire du Burkina Faso à Munich avec pour circonscription la Bavière et Saxe mais depuis décembre 2022, l’intéressé a changé de domicile et réside à Berlin.

L’adoption de ce décret consacre la fin de fonction de Monsieur Gisbert DREYER en qualité de Consul honoraire du Burkina Faso à Munich, conformément à l’article 11 du décret n°2003-283/PRES/PM/MAECR du 09 juin 2003, portant règlementation de la fonction de Consul honoraire du Burkina Faso à l’étranger qui fait obligation au Consul de résider dans sa circonscription consulaire.

I 3 AU TITRE DU MINISTERE DE LA SOLIDARITE, DE L’ACTION HUMANITAIRE, DE LA RECONCILIATION NATIONALE, DU GENRE ET DE LA FAMILLE

Le Conseil a adopté un décret portant approbation des statuts particuliers de l’Institut national de formation en travail social (INFTS).

L’adoption de ce décret permet à l’Institut national de formation en travail social de se doter de textes règlementaires en vue d’accomplir efficacement ses missions, conformément aux dispositions du décret n°2014-613/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des Etablissements publics de l’Etat à caractère administratif.

I 4 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

Le Conseil a adopté un décret portant nomination d’un Membre de la Brigade nationale anti-fraude de l’or (BNAF).

L’adoption de ce décret permet la nomination de Monsieur Cyprien TRAORE, Mle 51 929 L, Inspecteur des douanes, Membre représentant le ministère de l’Economie, des finances et de la prospective, à la Brigade nationale anti-fraude de l’or pour un premier mandat de trois (03) ans.

I 5 AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME

Le Conseil a adopté un rapport relatif à une demande d’autorisation pour la mobilisation de ressources en vue de l’acquisition, l’installation et l’exploitation de nouveaux multiplex Télévision numérique terrestre (TNT) ainsi que l’opérationnalisation du nouveau modèle économique pour la Société burkinabè de télédiffusion (SBT).

Cette demande d’autorisation fait suite aux conclusions des travaux du comité national de suivi et d’orientation du projet multiplex de la TNT mis en place dans le cadre de la feuille de route adoptée en Conseil des ministres, le 03 novembre 2021.

L’ouverture d’autres multiplex permettra à terme à notre pays d’avoir une plus grande souveraineté en matière de canaux de diffusion. Elle offre également l’opportunité de recentrer le modèle économique de la SBT pour lui permettre d’assurer son équilibre financier et de participer à la mobilisation des ressources financières pour le Trésor public.

Il s’agira aussi de permettre à la SBT d’être un opérateur national de diffusion avec des contenus en clair pour les chaînes nationales et des bouquets payants.

L’adoption de ce rapport permettra à la Société burkinabè de télédiffusion d’entreprendre les actions nécessaires en vue d’acquérir, d’installer et d’exploiter les nouveaux multiplex TNT et d’opérationnaliser le nouveau modèle économique.

II COMMUNICATIONS ORALES

II 1 Le ministre des Affaires étrangères, de la coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur a fait au Conseil le compte rendu de la participation du Burkina Faso aux Sommets Saoudo-Afrique et Arabe-Afrique à Riyad, tenus les 10 et 11 novembre 2023 à Riyad, au Royaume d’Arabie Saoudite.

Placé sous le thème « Développement et prospérité : agriculture, éducation, santé et aide humanitaire », le sommet Saoudo-Afrique a permis aux Etats africains et au Royaume d’Arabie Saoudite de revisiter leur coopération et de réfléchir à des actions de renforcement. Le sommet Arabe-Afrique a permis de discuter de la crise sécuritaire et politique en Palestine.

Une cinquantaine de pays africains dont une quinzaine de Chefs d’Etat ont pris part à ces sommets autour de Son Altesse Royale, Mohammed Ben Salmane Ben Abdelaziz Al SAOUD, Prince héritier, Premier ministre du Royaume d’Arabie Saoudite.

En marge des travaux de ces sommets, des accords bilatéraux de financement ont été signés entre le Burkina Faso et le Royaume d’Arabie Saoudite. Il s’agit de l’accord de prêt pour le financement de la deuxième phase du Projet de développement de l’élevage laitier de la zone périurbaine de Ouagadougou (PDEL-ZPO II) et de l’accord de prêt pour le financement de la deuxième phase du Projet de construction et d’équipement du Centre hospitalier régional (CHR) de Manga.

II 2  Le ministre des Sports, de la jeunesse et de l’emploi a fait au Conseil le compte rendu de la participation du Burkina Faso à la 1ère table-ronde des ministres africains chargés de l’Enseignement, de la formation technique et professionnelle (EFTP) tenue du 10 au 14 novembre 2023 à Kinshasa en République démocratique du Congo (RDC).

Cette 1ère table-ronde est née de la volonté d’apporter des réponses concertées aux problématiques du chômage et du sous-emploi au regard des défis liés à l’insertion professionnelle des jeunes.

A l’issue des travaux, il a été mis en place un bureau exécutif du Réseau des cadres de qualification et de certification regroupant toutes les communautés régionales africaines. Le Burkina Faso a été désigné à l’unanimité comme membre représentant la Communauté des Etats sahélo sahariens (CEN-SAD) pour siéger au sein dudit bureau pour un mandat de trois (03) ans.

III NOMINATIONS ET FIN DE FONCTIONS

III 1 NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS

– Madame Yéri Mathilde Ida SIB, Mle 112 441 G, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 5ème échelon, est nommée Directrice des finances et de la comptabilité du Fonds d’assistance judiciaire.

B AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

– Monsieur Moustapha Alassane TASSEMBEDO, Mle 207 965 L, Ingénieur halieute, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur général des ressources halieutiques ;

– Monsieur Inoc POODA, Mle 91 480 R, Ingénieur d’agriculture, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Chef de département de la résilience et de la nutrition au Secrétariat exécutif du Conseil national de sécurité alimentaire (SE-CNSA);

– Monsieur Serge Bonaventure BANCE, Mle 288 588 H, Ingénieur d’élevage, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Chef de département de la gestion des crises et vulnérabilités en élevage ;

– Monsieur Irissa ILBOUDO, Mle 57 453 X, Ingénieur agronome, 1ère classe, 11ème échelon, est nommé Chef de département de la gouvernance, de la planification et du suivi-évaluation au Secrétariat exécutif du Conseil national de sécurité alimentaire.

C AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME, DES AFFAIRES FONCIERES ET DE L’HABITAT

– Monsieur Franck Ismaël Télesphore KABORE, Mle 343 577 Y, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Chef de département des projets et programmes de logements au Secrétariat permanent de la promotion du logement ;

– Monsieur Moussa ZONGO, Mle 59 924 V, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Chef de département des études, de la planification et du suivi-évaluation au Secrétariat permanent de la promotion du logement.

III 2 FIN DE FONCTIONS

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA SECURITE

Le Conseil a mis fin aux fonctions de Haut-commissaire de province de :

– Monsieur Jean Marie KIENTEGA, Mle 105 186 K, Administrateur civil, Province du Noumbiel.

Le Conseil a également mis fin aux fonctions de Préfets de département de :

– Monsieur Abdoulaye ILBOUDO, Mle 247 228 L, Secrétaire administratif, département de Korsimoro, Province du Sanmatenga ;

– Monsieur Fousséni KONATE, Mle 304 118 W, Administrateur civil, département de Batié, Province du Noumbiel ;

– Monsieur Yaya FARAMA, Mle 260 520 A, Secrétaire administratif, département de Loropéni, Province du Poni.

III 3 NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :

– du Centre hospitalier régional de Tenkodogo (CHR-TKD) au titre du ministère de la Santé et de l’hygiène publique ;

– de l’Ecole polytechnique de Ouagadougou (EPO) au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.

A  MINISTERE DE LA SANTE ET DE L’HYGIENE PUBLIQUE

Le Conseil a adopté un décret portant nomination des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Centre hospitalier régional de Tenkodogo (CHR-TKD) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de la Santé et de l’hygiène publique :

– Madame Aminata NANA/BOUNDAONE, Mle 58 195 L, Administrateur des hôpitaux et des services de santé.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LA COMMISSION MEDICALE D’ETABLISSEMENT

– Monsieur Gaël Ulrich Yissan ZIO, Mle 231 471 K, Médecin interniste.

B MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Daouda OUEDRAOGO, Mle 111 139 M, Administrateur des services financiers, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective au Conseil d’administration de l’Ecole polytechnique de Ouagadougou (EPO) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Madame Léa, 2ème Jumelle ZAGRE/RIMTOUMDA.

 

Le porte-parole du Gouvernement

Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO

Assassinat Norbert Zongo : Tout sur le dossier 25 ans après le drame !

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25 ans après l’assassinat du journaliste Norbert Zongo et de ses compagnons d’infortune dont l’on commémore ce mercredi 13 décembre la 25ème année de leur disparition, le dossier judiciaire n’est pas encore prêt de livrer son verdict.

Comme ici le 13 décembre 2022, les porteurs et défenseurs du dossier Zongo ont déposé ce mercredi encore des gerbes de fleurs sur la tombe de l’illustre défunt

13 décembre 1998- 13 décembre 2023. Cela fait exactement un quart de siècle que les commémorations se succèdent avec leur traditionnelle rituelle de dépôt de gerbes sur la tombe de Norbert Zongo et de ses compagnons. Mais sur le front judiciaire, les choses n’avancent pas comme on l’aurait souhaité. C’est toujours, comme diraient certains, le ‘’tango-tango’’, tantôt des avancées, tantôt des blocages ou des reculs. Pour autant, les porteurs et défenseurs du dossier, la famille et le peuple, sont loin d’avoir abdiqué.

Les assurances du ministre de la justice, garde des sceaux Bayala

Me Edasso Rodrigue Bayala, ministre de la justice, des humains, garde des sceaux

«Tout sera mis en œuvre afin que le dossier judiciaire relatif à l’assassinat du journaliste Norbert ZONGO et de ses trois  compagnons puissent connaître une issue dans le strict respect des règles de la procédure pénale en vigueur au Burkina Faso qui imposent le respect des droits fondamentaux des parties» , rassurait en septembre dernier dans un communiqué  le ministre de la justice, des droits humains, des relations avec les institutions, garde des sceaux, Edasso Rodrigue Bayala. Me Bayala a fait cette assurance à l’opinion nationale et internationale suite l’arrêt le 7 septembre 2023 de la Cour européenne des droits de l’homme du 7 septembre 2023 de ne pas extrader François Compaoré, soupçonné d’avoir joué un rôle dans le meurtre de l’auteur de Parachutage.

La détermination affichée des porteurs et défenseurs du dossier

Les responsables du CODMPP et de la CCVC ont réaffirmé le 7 décembre leur détermination à maintenir le cap dans la lutte pour la justice pour Norbert Zongo et ses 3 compagnons

De leurs côtés, pour affirmer leur détermination à aller jusque bout dans ce dossier, les responsables du Collectif des organisations démocratiques de masse et de partis politiques (CODMPP) et de la Coalition nationale de lutte contre la vie chère, la corruption, la fraude, l’impunité et pour les libertés (CCVC) ont opté de commémorer ce 25ème anniversaire de l’assassinat de Norbert Zongo et de ses compagnons sous ce thème : «Pour le sacrifice suprême consenti pour les libertés, la défense des droits humains et la bonne gouvernance, poursuivons la lutte pour la vérité et la justice pour Norbert Zongo et ses compagnons». Ces porteurs et défenseurs inlassables de l’affaire Norbert Zongo l’ont annoncé le 7 dernier lors d’un point de presse à Ouagadougou. Et comme lors des précédentes commémorations, ils devraient faire un tour du côté du Gounghin pour déposer des gerbes de fleurs sur la tombe du fondateur de l’Indépendant.

Vers un procès par contumace des accusés ?

François Compaoré et son avocat Me Olivier Sur

A écouter Me Prosper Farama, l’un des avocats de la partie civile, avec le refus d’extradition de François Compaoré par le CEDH, il ne reste que la perspective d’un procès par contumace, c’est-à-dire en l’absence des accusés. Comme ce fut le cas pour certains accusés dans le procès historique de l’assassinat de Thomas Sankara et de ses compagnons tenu d’octobre 2021 à avril 2022. Est-ce aussi ce que le garde des sceaux a-t-il voulu dire assurant : «Tout sera mis en œuvre afin que le dossier judiciaire relatif à l’assassinat du journaliste Norbert ZONGO et de ses trois  compagnons puissent connaître une issue dans le strict respect des règles de la procédure pénale en vigueur au Burkina Faso qui imposent le respect des droits fondamentaux des parties».

Portes et fenêtres closes dans plusieurs établissements scolaires

En attendant d’en savoir davantage sur les intentions des autorités judiciaires sur le dossier, cette journée du 13 décembre, comme les précédentes, ne passera pas inaperçue dans le pays, ne serait-ce que le milieu scolaire, où beaucoup d’établissements comme dans la capitale, ont choisi purement et simplement de fermer leurs portes pour éviter d’éventuelles violentes manifestations.

Christian Tas

Burkina Demain

Ouvertures anarchiques des auto-écoles : La DGTTM siffle la fin de la recréation

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Le DG de la DGTTM Colonel Kanou Coulibaly (au milieu) et des plus proches collaborateurs face...

La Direction générale des transports terrestres et maritimes (DGTTM) entend désormais être stricte sur le respect de la règlementation en matière d’ouverture des auto-écoles au Burkina Faso. Les responsables de la DGTTM l’ont affirmé ce mardi à Ouagadougou au cours d’un point de presse animé principalement par le directeur général Kanou Coulibaly et le directeur de la circulation routière et de la normalisation, Baowendmanegré Zoungrana.

Le DG de la DGTTM Colonel Kanou Coulibaly (au milieu) et des plus proches collaborateurs face à la presse

Selon les conférenciers de la DGTTM, les promoteurs des établissements usaient de subterfuges pour échapper à la règlementation en matière d’ouverture des auto-écoles, notamment les annexes. Beaucoup ne soumettaient guère des dossiers aux services compétents en vue de l’obtention de licences qui leur permettent d’ouvrir en toute légalité. Et pour permettre aux candidats au permis dans leurs établissements de passer les examens, ils faisaient passer leurs dossiers sous le couvert de l’auto-école mère qui est généralement en règle.

«Malheureusement, comme certains Burkinabè aiment la facilité, ils ne prennent pas le temps de se renseigner sur la régularité de l’auto-école dans laquelle ils veulent s’inscrire ; ce qui fait que le phénomène est difficile à cerner et a perduré», a regretté le directeur général de la DGTTM Kanou Coulibaly, insistant la nécessité de respecter la règlementation en la matière.

Respect désormais de la règlementation

«Mais, désormais, cela ne sera plus possible  (…) nous avons eu le feu vert du ministre des transports et de la mobilité urbaine pour mettre fin à ces pratiques…la recréation est terminée», a martelé le Colonel Coulibaly, brandissant un document contenant les règles à respecter en matière d’ouverture des auto-écoles dans le pays.

«L’exploitation d’une annexe ou d’une succursale d’auto-école non autorisée par l’administration des transports sont strictement interdites sous peine de poursuite judiciaires et de retrait temporaire ou définitif de la licence d’exploitation. En outre, le matériel ayant servi à la pratique illégale de l’enseignement peut être confisqué par l’autorité compétente», a rappelé le DG de la DGTTM. Les promoteurs des établissements d’auto-écoles sont donc prévenus. Plus rien ne sera comme avant.  Et à l’écouter, les efforts contrôles commenceront d’abord à Ouagadougou, puis Bobo et les autres centres urbains.

Bernard Bazié

Burkina Demain

Rapport CEA 2023 : Renforcer la résilience de l’Afrique face aux chocs économiques mondiaux

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Les événements catastrophiques induits par le climat ont entraîné de graves crises humanitaires en Afrique. Entre 2000 et 2022, un total de 407,5 millions de personnes en Afrique ont été touchées par des catastrophes naturelles. Au cours de cette période, 4,2 millions de personnes se sont retrouvées sans abri, 53 610 personnes sont mortes et 52 205 ont été blessées.

«Rapport économique de la CEA sur l’Afrique/ERA 2023 : Renforcer la résilience de l’Afrique face aux chocs économiques mondiaux

Abuja, Nigeria, 11 Décembre 2023 (CEA) – Les événements catastrophiques induits par le climat ont entraîné de graves crises humanitaires en Afrique. Entre 2000 et 2022, un total de 407,5 millions de personnes en Afrique ont été touchées par des catastrophes naturelles. Au cours de cette période, 4,2 millions de personnes se sont retrouvées sans abri, 53 610 personnes sont mortes et 52 205 ont été blessées.

C’est ce qui ressort du Rapport Economique sur l’Afrique 2023 (ERA 2023) qui sera rendu publique le 18 Decembre 2023 à Abuja, au Nigeria.

Intitulé :   » Renforcer la résilience de l’Afrique aux chocs économiques mondiaux « , le rapport montre que les chocs climatiques sont généralement fortement corrélés avec la composante cyclique de la croissance du PIB et non avec la tendance à long terme en Afrique, ce qui suggère qu’une partie de la volatilité observée dans la croissance émane de chocs induits par le climat. Une augmentation de la température au-delà d’un seuil de 0,7 degré centigrade entraîne une réduction de la croissance du PIB réel. Avec un changement de température de 1,8 degré centigrade, ce qui devrait être le cas d’ici 2030, si les tendances actuelles persistent, nous pourrions nous attendre à une baisse de 2 points de pourcentage de la croissance du PIB réel, ce qui éroderait les bénéfices des chocs positifs, tels que l’envolée des prix des matières premières, et amplifierait l’impact des chocs négatifs. En outre, les résultats préliminaires du rapport montrent que la fréquence des catastrophes naturelles augmente directement les niveaux de la dette publique. Une augmentation d’une unité des catastrophes naturelles pourrait conduire à une augmentation de 0,25 point de pourcentage du ratio de la dette publique nette par rapport au PIB.

De manière plus significative, le changement climatique en Afrique tend à faire dérailler la réduction de la pauvreté et, dans certains cas, à détruire les moyens de subsistance de millions de personnes qui dépendent principalement de l’agriculture et des petites entreprises. Les sécheresses, les inondations, les gelées et autres événements naturels qui entraînent de mauvaises récoltes affectent le bien-être des ménages qui vivent dans les zones rurales et les petites villes. Selon le rapport, une augmentation d’une unité de la fréquence des catastrophes naturelles entraînerait une hausse de 4,4 % du pourcentage de ménages vivant dans l’extrême pauvreté.

Le rapport contient des enseignements importants sur la manière dont les pays africains doivent intégrer le changement climatique dans la conception et la mise en œuvre de leurs stratégies de croissance à long terme. Le rapport préconise notamment une stratégie de développement pour les pays qui « tirent parti de leurs ressources naturelles de manière à stimuler la croissance économique tout en réduisant progressivement l’intensité de la carbonisation associée à l’activité économique, en particulier à la production, au transport et à la consommation ». Pour ce faire, il est nécessaire d’adopter une politique industrielle verte au cœur de la conception et de la mise en œuvre de la stratégie nationale de développement.

Pour financer cette transition vers la durabilité, le rapport recommande l’émission d’obligations vertes et bleues qui peuvent exclusivement orienter le financement vers des projets ayant des résultats climatiques et environnementaux alignés sur les objectifs de développement durable (ODD). Les échanges dette-nature envisagent des transactions sur le climat et la nature avec des impacts environnementaux positifs et peuvent également contribuer à la viabilité de la dette de l’Afrique et fournir aux pays un espace fiscal supplémentaire pour investir dans des actions de résilience et d’adaptation au climat. Le développement d’un mécanisme qui faciliterait le rachat de la dette et sa réémission à des taux moins élevés serait un facteur clé pour permettre aux pays de restructurer durablement les dettes existantes coûteuses et d’investir les économies réalisées dans la résilience climatique.

Actuellement, la CEA soutient l’opérationnalisation de l’initiative de la Coalition pour une dette durable, qui soutient ces mécanismes de financement pour aider à relever les défis de la gestion de la dette en Afrique».